Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps. à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Chintonnez-le, aimez-le et faites-le connaître autour de vous. Épisode 27, hors de l'Église, point de salut. Après avoir... étudier l'Église dans son aspect mystique ou spirituel, eh bien, venons-en maintenant à ce qu'on appelle les notes de l'Église. Il y a quatre notes de l'Église, à savoir que l'Église est une, sainte, catholique et apostolique. Alors, on va les étudier une par une, et dans cette première émission, nous continuerons la fois prochaine, eh bien, nous verrons quels sont les gens qui appartiennent à l'Église et comment on fait pour appartenir à l'Église. Et donc, comment répondre ou comment comprendre cet adage des pères de l'Église qui dit « hors de l'Église, point de salut » . Alors, question numéro 161 du catéchisme, de cet abrégé de Benoît XVI. Pourquoi l'Église est-elle une ? L'Église est une parce qu'elle a comme origine et comme modèle l'unité d'un seul Dieu dans la Trinité des personnes. Comme fondateur et comme tête, Jésus-Christ. qui rassemble tous les peuples dans l'unité d'un seul corps, comme âme, l'Esprit Saint, qui unit tous les fidèles dans la communion dans le Christ. Elle a une seule foi, une seule vie sacramentelle, une seule succession apostolique, une espérance commune et la même charité. Nous avons ici un magnifique exposé de l'unité de l'Église, cette unité qui... qui vient de l'unicité de Dieu, de ce modèle d'unité parfaite qu'est Dieu dans la Trinité des personnes. Évidemment, l'Église, nous l'avons largement exposée la dernière fois, l'Église comme corps dont le Christ est la tête, évidemment rassemble tous les peuples, tous les hommes, tous ceux qui sont... tous ceux qui reçoivent le salut du Christ dans un seul corps. Et donc, c'est cette unité qui est évidemment d'abord une unité de la grâce. Une unité de la grâce qui coule dans les membres de ce corps et donc qui fait vivre de la même vie de charité, de la même unité de charité, de la même unité en Jésus-Christ. Chacun des membres qui y sont liés. Donc, cette unité de l'Église, en fait, contrairement à ce que parfois on entend, elle n'est pas à construire, mais elle existe, elle est. Alors, on va voir... ce que ça signifie. Où subsiste l'unique Église du Christ ? Comme société constituée et organisée dans le monde, l'unique Église du Christ subsiste, et c'est ajouté entre parenthèses ici, subsiste in, on va voir pourquoi, subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les évêques en communion avec lui. C'est seulement par elle que l'on peut atteindre la plénitude des moyens du salut. Car le Seigneur a confié tous les biens de la Nouvelle Alliance au seul collège apostolique dont la tête est pierre. Nous avons ici non seulement une vérité de foi, mais aussi quelque chose d'assez complexe qui a été largement mise en cause dans les dernières décennies. Comme vous le savez, peut-être, cette expression « subsistit in » est une expression tirée d'un des textes du Concile Vatican II. Plus précisément, c'est une citation du texte de Lumen Gentium, qui est le texte du Concile Vatican II qui traite de l'Église, numéro 8. C'est un passage qui a causé un certain nombre d'interprétations et même de troubles chez les chrétiens, y compris, ou peut-être aussi, ou peut-être avant tout, chez les théologiens. Parce que le texte du Concile Vatican II dit ceci, je vous le lis. « Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en commun avec lui. Bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l'Église du Christ, portent par eux-mêmes à l'unité catholique. » Alors avant tout, il est clair d'après cette affirmation du catéchisme de Benoît XVI que cette société constituée et organisée dans le monde, l'unique église du Christ subsiste dans l'église catholique. Donc il y a une identité entre l'église du Christ, c'est-à-dire le corps mystique du Christ, et l'église catholique gouvernée par le successeur de Pierre et par les évêques en communion avec lui. Alors pourquoi est-ce que je dis qu'il y a eu un certain nombre d'ambiguïtés et d'incompréhensions ? Parce que certains théologiens ont prétendu que le « subsistit in » signifiait d'une certaine façon que l'Église du Christ et l'Église catholique étaient deux réalités distinctes, et que la réalité de grâce, finalement, elle subsistait dans l'Église catholique, mais qu'elle subsistait aussi, de façon partielle, mais réelle, dans d'autres réalités, dans d'autres Églises. Donc dans ce qu'on appelle les églisseurs. Par exemple, les églises orthodoxes ou les églises protestantes. Alors, cela remet en cause, cette interprétation remet en cause l'unicité de l'église catholique. Comme si, finalement, l'église du Christ, et comme certains le disent, je l'ai encore entendu récemment chez des gens qui se disent catholiques, mais sur ce point-là qui ne sont pas fidèles à l'enseignement de l'église, certains disent, en fait, il y a l'église du Christ. qui est une réalité mystique, mystérieuse, de grâce. Et puis ensuite, il y a plusieurs branches. Il y a les catholiques, les protestants, les orthodoxes, les anglicans, etc. Cette vision est tout à fait opposée à l'enseignement de la foi. On ne peut pas défendre cette thèse. C'est une thèse qui est tout à fait hétérodoxe. Alors, j'en veux pour preuve, si l'on veut, une précision qui a été écrite dans un texte publié par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 10 juillet 2007. C'est une date facile à s'en souvenir, puisque le 7 juillet 2007, c'était la date de publication du Motu Proprio Sumorum Pontificum, qui non seulement libéralisait, si on veut, la messe traditionnelle, et qui demandait aux évêques de défendre la messe traditionnelle, la liturgie traditionnelle. On aura l'occasion de revenir sur cette question à d'autres occasions. Vous savez que pour moi, c'est un combat et quelque chose que je défends de toute mon âme et de toutes mes forces. mais quelques jours plus tard il y a un texte de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui faisait cette précision qui expliquait de façon très claire que le subsistit in ne pouvait être entendu que dans le sens de l'identité entre l'Église du Christ et l'Église catholique. C'est aussi ce que le cardinal Ratzinger, déjà en tant que préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, disait dans Dominus Iesus. Donc il y a une véritable continuité, c'est-à-dire que le subsistitine ne peut pas être interprété dans le sens indifférentialiste, je ne sais pas comment dire, enfin dans le sens que j'ai expliqué. expliqué tout à l'heure, à savoir que l'Église du Christ subsisterait dans l'Église catholique mais pourrait aussi subsister ailleurs. Non. L'Église catholique, le subsistit in, c'est un terme latin qui a prêté à des interprétations erronées mais qui signifie, et ça c'est le magistère de l'Église qui l'a expliqué, comme je viens de vous le dire, l'identité. Donc l'Église du Christ, l'Église fondée par Jésus-Christ, l'Église où se trouve la plénitude de la grâce et de l'enseignement du Christ, c'est l'Église catholique avec le pape à sa tête avec les évêques, etc. Donc, je relis ce que je viens de lire. C'est seulement par elle que l'on peut atteindre la plénitude des moyens de salut. Car le Seigneur a confié tous les biens de la nouvelle alliance au seul collège apostolique dont la tête est pierre. Je pense que c'est une affirmation qui est tout à fait claire, évidente. Et que ceux qui disent qu'on peut se sauver dans des églises protestantes ou même dans des églises orthodoxes, se trompent. Vous me direz, mais oui, ça ne veut pas dire que tous les chrétiens qui ne sont pas catholiques vont en enfer. Tout à fait, exactement. Donc maintenant, une fois que cette vérité de la foi, donc l'identité entre l'Église catholique avec sa structure, avec quelle que soit la valeur des gens d'ailleurs qui composent l'Église, il peut y avoir des mauvais papes et des mauvais évêques, je pourrais vous en citer quelques-uns, quelle que soit la valeur des gens, le Christ a voulu se fonder, fonder son Église sur des hommes, sur le collège apostolique avec... le Saint-Pierre à leur tête. Bien. Question suivante. Comment considérer les chrétiens non catholiques ? Voilà la question qui découle logiquement de cette affirmation de l'identité entre l'Église du Christ et l'Église catholique. L'Église catholique romaine. Réponse. Dans les églises et communautés ecclésiales, qui se sont séparées de la pleine communion de l'Église catholique, se rencontrent de nombreux éléments de sanctification et de vérité. Tous ces éléments de bien proviennent du Christ et tendent vers l'unité catholique. Les membres de ces églises et communautés sont incorporés au Christ par le baptême. Nous les reconnaissons donc comme des frères. Donc voilà la réponse de l'Église, à savoir que, bien sûr, la plénitude de l'enseignement du Christ, la plénitude des moyens de salut se trouve dans l'Église catholique et nulle part ailleurs. Néanmoins, il existe des communautés ecclésiales, qu'on appelle des églises séparées, qui possèdent certains éléments qui viennent de l'Église catholique. Et en ce sens, qui font que leurs membres, parce qu'ils sont baptisés, eh bien... sont unis au corps du Christ, bien sûr, parce que tous les baptisés font partie du corps du Christ, mais de façon imparfaite, dans le sens où leur baptême doit être accompli, doit se réaliser, ou devrait se réaliser dans l'adhésion pleine et entière à l'Église catholique. Je m'explique. Alors parce qu'ici, il faut d'ailleurs ajouter une distinction qui n'est pas faite ici. Il y a une distinction importante entre... les églises protestantes et les églises orthodoxes. Parce que les uns et les autres, sauf quelques exceptions très particulières, mais les uns et les autres ont bien le baptême. Et donc, lorsqu'un protestant, lorsqu'un orthodoxe est baptisé avec de l'eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, eh bien, il reçoit la grâce. Il reçoit la grâce parce qu'il devient membre de ce corps dont on a parlé longuement dans les... dans les émissions précédentes, qui nous unit au Christ, qui les unit, qui unit chacun des chrétiens au Christ. Donc, bien sûr, ils reçoivent la grâce du baptême. Néanmoins, faisons une distinction d'abord très importante, chez les protestants, il n'y a pas de sacerdoce, il n'y a pas d'eucharistie, pas au sens... de la foi catholique. Et donc, il n'y a pas de confession. Ils n'ont pas la plénitude des moyens du salut, puisqu'ils n'ont pas les sacrements. Les autres sacrements, ils ont le baptême, et c'est à peu près tout, parce qu'ils n'ont pas de sacerdoce, en tout cas, au sens catholique, ça c'est sûr. Alors que, dans les églises orthodoxes, donc schismatiques, séparées de l'église catholique, séparées de l'unique église du Christ, demeure le sacerdoce. Donc un orthodoxe en Grèce, en Russie, en Roumanie, qui ordonnait prêtre, eh bien il y a véritablement une succession apostolique, les formules utilisées sont valides, et donc ils sont véritablement prêtres. Donc un prêtre orthodoxe, lorsqu'il célèbre l'Eucharistie, et qu'il dit les paroles de l'Eucharistie selon le rite de son église, eh bien réalise réellement la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin. Donc, alors que chez les protestants il manque, un certain nombre de sacrements, chez les orthodoxes, il y a bien plus des moyens de sanctification et des moyens de salut. Donc il y a une proximité très claire entre l'Église catholique et les catholiques et les Églises orthodoxes, même s'ils sont séparés et même s'ils nient un certain nombre de vérités de la foi, ce qui est tout à fait dommage et il faut travailler pour réunir les Églises. D'ailleurs... Je fais un petit aparté. Nous sommes bientôt en 2054, c'est-à-dire qu'on va bientôt fêter les mille ans du schisme orthodoxe, du schisme oriental, du grand schisme d'Orient. Donc je pense qu'il faut que tout catholique et tout chrétien ait comme objectif qu'il y ait une réunification entre les chrétiens séparés et schismatiques de l'Orient. est l'unique église catholique. Et d'ailleurs, pour travailler à cette réconciliation, à cette réunification, eh bien, il me semble indispensable que les chrétiens d'Occident retrouvent le sens de la liturgie, de la ritualité, du sacré, que les orthodoxes, malgré leur schisme, ont bien plus conservé, souvent, que beaucoup de catholiques, malheureusement. Donc, vous voyez, pour... dire les choses de façon assez simple. Un chrétien orthodoxe... même s'il est baptisé, s'il est confirmé, même s'il va à la messe, même s'il reçoit réellement le corps du Christ, même s'il se confesse, etc. Eh bien, il lui manque l'unité avec l'Église fondée par le Christ. Il lui manque l'unité avec l'Église catholique. Il y est presque, il est en tendance vers cette unité. Et évidemment, il n'est pas forcément coupable. Attention, ça c'est la thèse, c'est la doctrine de saint Thomas d'Aquin. Les chrétiens ne sont coupables que ceux qui ont causé le schisme ou ceux qui entretiennent le schisme. Mais le brave russe ou le brave grec ou le brave roumain qui va à la messe le dimanche, qui a toujours appris cela, et qui se confesse, qui va à la messe, qui communie pour se sanctifier, évidemment il n'est pas coupable, puisqu'il n'a pas de responsabilité morale dans le schisme. Ceux ensuite qui sont les responsables des églises, ils ont bien plus de responsabilité. Alors que les protestants, je le répète, ils ne connaissent qu'une partie. de l'enseignement du Christ. Donc, pour le dire de façon un peu plus évidente, les catholiques n'ont rien à apprendre des protestants. Les catholiques n'ont rien à aller chercher chez les protestants. Les catholiques doivent aller discuter avec les protestants pour les convertir à la totalité de l'enseignement du Christ. Là encore, ça ne veut pas dire que les catholiques sont meilleurs que les protestants. Il y a des protestants qui, par tradition familiale, dans certains pays où tout le monde est protestant, qui suivent le Christ et qui sont de bonne foi. Donc il ne s'agit pas de juger la bonne foi de la personne, il n'y a que Dieu qui peut juger la bonne foi. Mais objectivement, les protestants ne suivent pas le Christ, ils ne suivent pas la totalité de l'enseignement du Christ. Encore une fois, ils ne sont pas nécessairement coupables, ça peut être tout à fait de bonne volonté de leur part, sans savoir qu'ils n'ont pas accès à la totalité de l'enseignement du Christ. Et le rôle des missionnaires et de tout chrétien, c'est de travailler au retour. à la plénitude de l'enseignement, donc de travailler au retour des chrétiens séparés et des chrétiens non catholiques à l'unité de la foi catholique. Alors justement, c'est la question suivante, numéro 164, comment s'engager en faveur de l'unité des chrétiens ? Le désir de rétablir l'union entre tous les chrétiens est un don du Christ et un appel de l'Esprit-Saint. Je m'arrête sur cette phrase parce qu'il faut bien la comprendre. Le don du Christ et l'appel de l'Esprit-Saint c'est de vouloir rétablir l'union entre les chrétiens dans l'unique Église du Christ. Donc vouloir que les protestants, parce qu'ils aiment Jésus-Christ, se rapprochent de l'unité totale avec le Christ qui est présent dans l'Église catholique, c'est un don du Christ et un appel de l'Esprit-Saint. Et celui qui est indifférent, celui qui dit chacun sa religion, chacun sa façon de vivre, de connaître le Christ, en fait il ne répond pas à l'appel de l'Esprit-Saint et au don du Christ. Je continue la réponse du catéchisme. Il concerne toute l'Église et il s'accomplit par la conversion du cœur, la prière, la connaissance fraternelle réciproque, le dialogue théologique. Voilà, ce qui est sûr, c'est que parfois l'attitude des catholiques est un argument, un prétexte pris par certains non-catholiques pour ne pas se tourner vers la plénitude de l'enseignement du Christ et la plénitude des moyens de salut qui se trouvent seulement dans l'Église catholique. Et donc, notre rôle de catholique, c'est... d'être de bons chrétiens et de montrer la charité, de montrer la vérité, de connaître notre foi, savoir la défendre, de savoir justifier les différents aspects de la foi et surtout de nous convertir. Il y a un double sens du mot se convertir. Chaque homme doit se convertir, chaque chrétien, chaque catholique, quel que soit son rôle dans l'Église, tout prêtre, tout évêque, même le pape lui-même doit se convertir. C'est-à-dire se tourner sans cesse davantage vers le Christ. Ça c'est sûr, c'est l'œuvre de toute une vie, de toute une vie chrétienne. Sans cesse se tourner vers le Christ jusqu'à pouvoir dire comme Saint Paul, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. Mais il y a un autre sens du mot se convertir, et qui est d'adhérer à la plénitude de l'enseignement du Christ qui se trouve dans l'Église catholique. Donc bien sûr, un catholique doit se convertir vers Jésus-Christ. Nous devons tous nous convertir. dans le sens de ce retour vers la plénitude de la foi et de la charité, mais ce n'est pas dans le même sens que l'on dit qu'un orthodoxe doit se convertir à la foi catholique ou à l'église catholique et qu'un protestant doit se convertir, c'est-à-dire se tourner aussi davantage vers le Christ, mais en acceptant la totalité de son enseignement. Je me permets d'insister un peu parce que bien sûr il y a des protestants qui connaissent très bien l'évangile, qui connaissent très bien Jésus-Christ, qui aiment Jésus-Christ, qui prient, qui sont très édifiants d'ailleurs sous cet aspect. Mais quand un protestant refuse le sacrement de la pénitence, refuse le sacerdoce, refuse l'eucharistie, il n'est pas fidèle à Jésus-Christ, il n'est pas fidèle à ce que le Christ est venu nous enseigner. Il faut avoir le courage de le dire, pour son bien. Il faut avoir le courage de le dire pour le bien des fidèles protestants, de ceux qui sont de bonne volonté et qui attendent qu'on leur dise la vérité, qui attendent qu'on les appelle et qu'on les encourage à trouver cette plénitude de l'enseignement du Christ. Alors, nous parlerons des... Pour l'instant, on n'a parlé que de ce qui s'appelle l'œcuménisme, c'est-à-dire le dialogue entre les différents chrétiens. Il faut faire attention. Il y a une grande distinction entre l'œcuménisme et le dialogue interreligieux. On y viendra après. Le dialogue interreligieux, c'est le dialogue des catholiques avec les religions non chrétiennes. Ici, on parle de ceux qui ont le baptême, de ceux qui bénéficient de la grâce de Jésus-Christ. Alors, précisément, je viens de parler du terme œcuménisme. Je pense que, malheureusement, on a assisté dans les dernières années à un certain nombre de choses. lamentable, sous prétexte d'œcuménisme. Si vous voulez, quand dans une église, on va inviter un pasteur protestant pour parler de l'Évangile, soi-disant parce qu'il connaît mieux l'Évangile que les catholiques, c'est simplement un scandale. C'est simplement un scandale, parce que le protestant, non, ne connaît pas mieux l'Évangile, puisqu'il n'est pas fidèle à la totalité de l'enseignement du Christ. Encore une fois, je ne juge pas la sincérité du cœur et de l'adhésion de tel ou tel protestant, de tel ou tel pasteur. discutent volontiers avec des pasteurs protestants qui parfois sont très édifiants dans leur amour du Christ, mais ils ne connaissent pas la plénitude, ils ne suivent pas Jésus-Christ jusqu'au bout. Donc quand sous prétexte d'œcuménisme on invite des protestants, on refuse de parler, comme dans certaines communautés, on refuse de parler de la Sainte Vierge parce que ça risquerait de blesser nos frères protestants, c'est simplement scandaleux. Un catholique qui met de côté l'enseignement du Christ sous prétexte de ne pas déplaire à ceux qui ne sont pas fidèles au Christ, c'est tout simplement scandaleux. Et ce n'est pas en faisant comme ça qu'on construit l'unité. La seule unité possible, je crois que c'est évident dans le catéchisme, je ne suis pas en train de donner mon avis personnel, je suis en train simplement de lire ces passages du catéchisme. L'unité de la foi catholique se trouve simplement dans l'unité de l'Église. C'est cette Église fondée par Jésus-Christ et qui a une seule foi. une seule vie sacramentale, une seule succession apostolique, une espérance commune et la même charité. Sachant que cette charité, justement, reçue par la grâce et qui est pratiquée par beaucoup de protestants, encore une fois, ils peuvent être exemplaires sur un certain nombre de points, cette charité, elle est appelée à s'accomplir dans l'unité de la foi. Alors, question suivante, en quel sens l'Église est-elle sainte ? J'ai dit qu'il y avait quatre notes. L'Église est une, sainte, catholique et apostolique. L'Église est sainte parce que le Dieu très saint en est l'auteur. Le Christ s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier et de la rendre sanctifiante. L'Esprit Saint la vivifie par la charité. En elle réside la plénitude des moyens du salut, la sainteté et la vocation de chacun de ses membres, et le but de toute son action. L'Église compte en son saint, la Vierge Marie, et d'innombrables saints, qui sont ses modèles et ses intercesseurs. La sainteté de l'Église est la source de la sanctification pour ses fils, qui, sur la terre, se reconnaissent tous pécheurs et qui ont toujours besoin de se convertir et de se purifier. Alors, ensuite, on va passer aux notes suivantes, mais ici, évidemment, on pourrait largement en discuter pendant longtemps. Mais regardez la sagesse de l'enseignement de la foi. L'Église est sainte, et ça il faut le dire, il faut le défendre. L'Église est sainte, pourquoi ? Parce que son fondateur est saint, parce qu'elle donne la sainteté, parce qu'elle est le moyen de la sainteté, parce qu'elle a causé la sainteté dans toute l'histoire de l'humanité, chez les saints que nous prenons comme intercesseurs. Bien sûr, tous les membres qui composent l'Église sont pécheurs et reconnaissent que nous avons besoin de nous convertir et de nous purifier. Mais il est indispensable de défendre Contre vents et marées, j'allais dire, contre tous les détracteurs de l'Église, la sainteté de l'Église. Et voyez, avec, disons les choses franchement, avec les scandales des abus sexuels des dernières décennies, qui montrent une corruption du clergé qui est tout à fait lamentable et dramatique, la réaction de certains qui ont voulu dire « l'Église est coupable » , eh bien ces gens-là n'ont pas la foi. Parce que ce n'est pas l'Église qui est coupable, ce sont les hommes d'Église qui sont coupables. Ils doivent être condamnés, ils doivent être punis, ils doivent être dénoncés, clairement, il n'y a aucun doute là-dessus. Et ceux qui, sous prétexte de justifier des actions indignes... Je ne parle pas des criminels, mais je parle de ceux qui parfois ont essayé de couvrir les affaires pour ne pas perdre leur boulot, pour ne pas avoir d'ennuis. Et qui ensuite vont dire, le problème ce sont les structures, il y a une structure de péché, l'église est intrinsèquement corrompue. Non, non, non, ce sont les hommes qui sont corrompus, ce sont ceux qui ont fait du mal qui sont évidemment des coupables, ce sont ceux qui les ont couverts qui ne sont pas autant coupables mais qui sont aussi coupables, et ce sont les hommes. qui ont fait du mal, qui causent du mal et qui doivent être punis et qui doivent se convertir, qui doivent regretter le mal qu'ils ont fait. Jamais l'Église n'est coupable en elle-même. Non, l'Église n'est pas coupable. Et accuser l'Église, c'est comme accuser sa mère. C'est comme dire, c'est pas moi qui ai tué mon voisin, mais c'est pas de ma faute, c'est la faute de ma mère qui m'a fait comme ça. C'est un manque de foi dans l'Église et c'est un manque de... finalement de sens, de la sainteté de ce que le Christ vient instituer dans le monde. Et c'est remettre en cause finalement la sainteté du Christ lui-même comme fondateur de l'Église. Donc je suis un peu sévère, parce qu'on l'a trop entendu ces derniers temps, sous prétexte de dire maintenant tolérance zéro, très bien, tolérance zéro, faites-le, faites tolérance zéro, mais n'accusez pas l'Église. N'osez pas accuser l'Église. Et tous ceux qui, par exemple dans le rapport de la SIAZ, alors ce sont des gens qui ne sont pas du tout catholiques en plus, enfin pas du tout, c'est-à-dire des gens qui ont une vision du catholicisme un peu, disons, ambiguë, et qui se permettent de dire que l'Église est coupable, que l'Église doit être réformée, etc. Mais quel orgueil, quel manque de foi en Jésus-Christ, et quelle insulte envers Jésus-Christ et envers la sainteté de l'Église catholique. Donc oui, les hommes sont coupables. Les hommes coupables doivent être punis, clairement. Il ne faut avoir aucune tolérance là-dessus. Mais la sainteté de l'Église, justement, il n'y a que l'Église qui est sainte. Il n'y a que l'Église qui peut nous donner la sainteté. Il nous restera dans la prochaine émission à examiner les autres notes de l'Église sur la catholicité, l'universalité de l'Église et l'apostolicité de l'Église. Comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement. Venez, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre esprit, Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avais instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations, par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. Merci à tous pour votre fidélité et pour votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique et surtout n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Soursum Corda.