Speaker #0Bienvenue sur T'es Vert, le podcast qui vous accompagne dans votre transition vers un mode de vie zéro déchet, éthique et minimaliste. Je suis Laure, créatrice couturière de L'Aiguille Verte. Je vous propose des créations de textiles upcyclées et des produits ménagers consignés et écologiques. Chaque semaine, je vous partage des astuces pratiques. On va rencontrer des personnes inspirantes, acteurs de l'écologie ou pas. On va partager avec des invités leur parcours. Et ensemble, on va mettre en place des petits gestes. indispensables et utiles pour prendre soin de la planète. Faisons de l'écologie une aventure simple, durable et fun. Alors, prêt à passer au verre ? C'est parti ! On fait attention à ce qu'on mange, à comment on se déplace, on trie, on composte, on évite le plastique. Et pourtant, il y a un moment de notre vie sur lequel personne ne se pose jamais vraiment de questions. Notre mort. Alors oui, quand je dis un moment de notre vie, c'est plutôt en fin de vie. Je sais, c'est un sujet qu'on n'a pas franchement l'habitude d'aborder, mais aujourd'hui je vous propose qu'on le fasse, calmement, sans dramatisme et surtout sans culpabilité, parce qu'il y a des choses à savoir. Et une fois qu'on les sait, on peut choisir. Et parfois, choisir autrement ne nous coûte ni plus cher, ni plus d'effort. Alors, aujourd'hui dans le TVR, je vais aborder ce sujet un petit peu tabou, un petit peu... Voilà, qu'on met sous le tapis, un peu... Voilà. Sensible, délicat, l'impact écologique de nos obstacles de la mort. le sujet Donc tout le monde ignore les chiffres, moi j'en ai trouvé. Et bien sûr, comme d'habitude, je vous apporte des alternatives qui existent ou qui vont arriver. J'ai déjà des petites exclusivités, en tout cas des infos à vous donner là-dessus, pour ne pas vous laisser en plan comme d'habitude. Si vous écoutez TVR pour la première fois, rassurez-vous, ce n'est pas toujours des épisodes aussi trash, aussi dramatiques, aussi controversés, d'accord ? Ah ! Allez en écouter d'autres, vous verrez que je suis quelqu'un de sympa, chaleureux et qui aborde des sujets avec toujours positivité, bienveillance et dans la bonne humeur. Bref, revenons à notre épisode du jour. Alors, je vous ai dit, je vous ai prévenu que j'ai trouvé des chiffres et il y en a un qui vraiment m'a surprise. Une inhumation classique avec un cercueil en bois, un caveau en béton, une stèle en granit génère en moyenne 833 kg de CO2. Vous voyez ce que ça représente ? Allez, c'est l'équivalent d'un aller-retour Paris-New York en avion. Si je le compare avec l'avion, vous vous doutez bien que ça veut dire que ça fait beaucoup. Et la plus grosse part de cette empreinte, c'est le béton. Les caveaux représentent à eux seuls près de 40% des émissions. On entend les gens dans des boîtes de béton, dans des boîtes de bois, et la décomposition naturelle peut alors prendre des décennies, des dizaines d'années, parfois même jusqu'à un siècle. si tu as du béton armé, épais, etc., on ralentit le processus naturel. Je ne veux pas faire de religion, mais tu es né poussière, tu redeviendras poussière. Voilà, c'est l'essence même de tout être vivant, autant humain, végétal qu'animal sur cette terre. Et donc, si on est enfermé dans plein de choses comme ça, en bois, en béton ou autre, ça peut être beaucoup plus long que ce que la nature ferait elle-même. Pour ceux qui, eux, voudraient plutôt être incinérés, la crémation, donc, on pourrait penser Merci. Moi, la première, je le pensais que c'était mieux en termes d'empreintes, du coup, carbone. Alors, en émissions directes, oui, environ 160 kg de CO2 contre 39 kg pour inhumation en pleine terre, sachant que ce n'est quand même pas ce qui est le plus répandu. Généralement, c'est quand même mis dans des caveaux, etc. Et justement, si on intègre l'entretien des cimetières sur le long terme, les pesticides, l'eau, les stèles en granit importés d'Asie, les deux options, finalement, se rejoignent. ni l'une ni l'autre n'est plus neutre que l'autre. Et comme j'ai pas fini de vous surprendre, j'ai appris aussi que la cérémonie en elle-même représente entre 43 et 50% de l'empreinte carbone totale des obsèques. Plus que le cercueil, donc. Plus que la sépulture. Les déplacements des proches, les fleurs coupées qui ont fait des milliers de kilomètres, le chauffage des salles, tout ça, ça dissionne silencieusement. Le repas qu'on peut servir, ou en tout cas les petites gourmandises, ça aussi, ça pèse. sur l'empreinte carbone de nos obsèques. Il faut le savoir. Si je vous dis formaldéhyde, un truc, oui, ça fait un peu scientifique, un peu chimique, eh bien oui, c'est un truc dont on ne parle jamais, et c'est une pratique qui concerne la moitié des défunts en France, c'est la thanatopraxie. En fait, c'est de l'embaumement. Moderne, bien sûr. Concrètement, on va injecter ce fameux formaldéhyde dans les veines. du défunt pour ralentir la décomposition. Ça permet à la famille de pouvoir veiller le corps plusieurs jours avec une apparence qui reste présente. réservées. Si les obsèques sont un petit peu plus longs à venir pour des raisons techniques, etc., voilà, ça permet d'attendre un petit peu. Sauf que le formaldehyde, c'est un produit cancérigène classé comme tel par l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé. Les thanatopracteurs, donc ceux qui pratiquent ces soins, sont d'ailleurs les premiers exposés et de manière chronique, puisque c'est leur travail. Tous les jours, ils sont en contact avec ça. Justement, c'est ce qui me frappe, c'est que, pour le coup, nous, on sait que c'est cancérigène, on sait que 50% des défunts sont pratiques, alors en tout cas pratiques, pardon du terme, mais en tout cas ont des soins avec ça, et on est quand même les plus nombreux, en tout cas en France, enfin, disons, dans le monde, à le faire, parce qu'en Allemagne eux c'est 7% des défunts, au Québec, pareil, en tout cas on est vraiment très élevés, nous, en France, avec 50% des défunts qui sont concernés. J'ai pas tous les chiffres mondiaux, si ça vous intéresse d'aller creuser... Je vous laisse aller fouiller davantage. Et donc, ce n'est pas une nécessité médicale, je le rappelle, c'est une habitude culturelle, et on peut le refuser. C'est pour ça que je vous disais que dans cet épisode, vous allez apprendre des choses, parce que moi-même, je ne le savais pas. Pour moi, c'était plutôt quelque chose de normal, finalement. Mais il existe des alternatives. Par exemple, la chambre froide, la conservation par le froid, il n'y a aucun produit chimique. Dans la quasi-totalité, généralement, des établissements funéraires, c'est possible de le faire. Il suffit juste de le demander, d'accord ? Le délai légal en France pour organiser des obsèques, c'est 6 jours. Normalement, c'est suffisant. Il faut s'organiser un petit peu et ça peut éviter de polluer nos sols, empoisonner les professionnels qui font du coup ces injections. Voilà, c'est aussi bon pour les vivants et la vie en général. Donc je vous parlais des alternatives. Je vais élargir un petit peu le sujet parce qu'il en existe plusieurs en France. Qu'est-ce qu'on peut faire en France ? Concernant le cercueil, on trouve maintenant des cercueils en carton recyclé, en bambou, en osier, en papier mâché. C'est tout à fait illégal. Ils vont se décomposer sans polluer, parfois même en quelques mois. Leur prix est même d'ailleurs bien inférieur au cercueil classique. Il y en a des 50 euros. Ça peut être un geste très très simple à faire. accessible, alors que personne ne sait que ça existe. Je comprends qu'on puisse vouloir avoir cet imprestige, respecter la personne, mais parfois respecter le défunt, c'est aussi respecter ses convictions personnelles. Je vous ai dit la semaine dernière dans l'épisode que moi, je voulais être incinérée et ensuite pouvoir être mise dans une petite boîte au pied d'un arbre. Et en fait, en préparant cet épisode de podcast, je me dis que pourquoi pas finalement un simple carton, un cercueil en carton, c'est peut-être mieux. en fait, moins coûteux en impact carbone que de me faire incinérer. Donc je vais revoir ma copie et ma position personnelle. Ce qui existe, je l'ai un peu abordé aussi, ce sont les cimetières naturelles. Il y en a quelques-uns en France. Pas de béton, pas de pesticides, pas de dalles en granit importées de l'autre bout du monde. Uniquement des arbres, des plantes locales, des marqueurs de bois. Et finalement, ce que je disais tout à l'heure, c'est que le corps va rejoindre le cycle naturel de la vie sur Terre, revenir à la poussière, etc. Donc c'est ce que je vous disais, c'est peut-être un choix que moi je ferais, il faut que je me renseigne dans mon entourage et dans mon environnement géographique proche s'il y en a, mais en tout cas c'est quelque chose que moi personnellement je vais creuser. Il y a aussi un angle qu'on oublie un petit peu, c'est que le corps est forcément transmis, déplacé, transporté en voiture, ou en petite fourgonnette. Il faut savoir qu'aux Pays-Bas, il existe des triporteurs à vélo, spécialement conçus pour ça. En France, il n'y en a pas, surtout parce qu'on a aussi beaucoup de petites communes rurales qui pourraient être difficilement desservies par ce type de moyens de transport de défunts. En revanche, sachez-le, ça existe. Pourquoi pas dans certaines grandes villes, ça pourrait se développer. Voilà. Je vous ai dit que je vous parlerais aussi de ce qui n'est pas encore légal en France, mais qui existe à l'étranger. À l'international, ça peut permettre de donner aussi une projection. En même temps, moi, je me dis que j'ai 34 ans. Je n'ai pas forcément l'intention de mourir demain non plus. Donc, de me dire que ce qui pourra arriver plus tard aussi, qui pourrait devenir légal dans notre pays, c'est un sujet qui m'intéresse aussi. Alors, il existe tout d'abord l'humusation. J'articule pour bien prononcer. L'humusation, en fait, c'est le principe de... transformer en compost en quelques semaines le corps dans un environnement contrôlé c'est-à-dire pas dans son jardin, c'est fait dans des endroits spéciaux etc prévu à cet effet, on laisse le corps directement en terre par exemple pour du coup le laisser finir de vivre sa vie, entre guillemets, alors pas vie au sens être humain, mais la vie sur la Terre. Donc c'est autorisé dans plusieurs états américains depuis 2019 et en cours de légalisation en Belgique, donc c'est pas si loin. Et donc l'idée c'est qu'ensuite, notre corps, nos cellules, permettent de nourrir la vie sur Terre, la Terre, les arbres, les fleurs, les jardins, etc. Il existe ensuite l'aquamation, alors c'est un peu la même chose mais... Avec le début de ce mot, vous avez sans doute compris, c'est que le corps va se dissoudre dans l'eau chaude alcaline. C'est une eau qui est un peu particulière, il n'y a pas de combustion, surtout ce n'est pas du tout brûlé. Ce n'est pas une eau qui est chauffée, qui ne se passe pas un bain d'eau bouillante non plus. Mais c'est que la chaleur va permettre la dissolution plus rapide et la fin des cellules plus rapide que si on laisse juste dans l'eau, comme ça, malheureusement dans la mer ou autre chose comme ça, par exemple. Je voulais vous dire combien de temps ça restait, mais je ne sais plus, je vais vérifier. Comme je ne l'avais pas noté sur ma visite anti-sèche suite à mes recherches, j'ai été revérifiée. L'aquamation, le corps est déposé dans un appareil exprès et pendant 12 heures. Ça va rester pendant 12 heures comme ça et on récupère ensuite 100% des os. Alors que la crémation, c'est durant 2-3 heures à 700 degrés. Et qu'on récupère entre 90 et 90% des os. Ensuite, ils sont broyés pour récupérer les cendres, clairement, et ensuite être dissimulés, gardés, conservés par la famille, peu importe. Donc ça, c'était le deuxième moyen, la deuxième alternative, qui n'est pas encore légale en France, je le rappelle. C'est autorisé, par contre, en Canada, en Australie et déjà en Belgique, également. Troisième alternative que j'ai trouvée, c'est aussi la promession. Donc là, le corps, il est lyophilisé. avec de l'azote liquide, et il est réduit ensuite en poudre, qui va se décomposer en quelques semaines. C'est un procédé qui est développé actuellement en Suède, et pour l'instant c'est le seul pays du monde à le faire, c'est un nouveau procédé de gestion de la fin de vie, entre guillemets. Voilà, donc ça avance, il y a des changements. Je trouve ça beau aussi de me dire qu'on peut choisir la façon dont on peut finir notre vie. Est-ce qu'on peut avoir envie de devenir humus, rejoindre la Terre, ou bien... Ou pas, c'est pas une obligation. Voilà, chacun est libre de ses choix, mais en tout cas, je trouve ça bien qu'il y ait le choix, qu'il y ait ces choix qui existent. Voilà, donc, on a plus de marge de manœuvre qu'avant, et il existe des alternatives plus écologiques. C'est pas réservé aux écolos non plus. C'est aussi, pour une fois, malgré tout, c'est pour une fois moins cher, aussi, d'être plus écolo sur ce coup-là. Et c'est une bonne nouvelle. C'est tout aussi digne, bien sûr, tout aussi respectueux, je trouve. Après, je respecte également toutes les croyances, toutes les envies, tout ce qu'on peut avoir, tout ce qu'on peut souhaiter. Mais voilà, si le sujet vous touche, parlez-en autour de vous, à vos proches, pas de manière dramatique, juste comme une conversation normale, parce que ces choix-là, c'est mieux de les avoir préparés à l'avance plutôt que de les faire dans l'urgence et dans la douleur. Moi, je dis énormément, enfin je disais en tout cas énormément à mes proches, énormément, pour vous entendre, pas toutes les cinq minutes, mais j'ai toujours dit à mes proches que je voulais être incinérée. Après avoir fait des recherches, je pense que je leur donnerai une autre directive pour la fin de mon corps sur cette terre. Donc voilà, je me dis que c'est une façon pour moi d'être cohérente jusqu'au bout. Et puis, je sais ce que je vous disais dans l'épisode précédent, c'est que je préfère laisser plus de place à la vie et surtout ne pas nuire à la vie, la vie en laquelle je crois. Voilà, je vous remercie d'avoir écouté cet épisode. Si vous voulez aller plus loin, les ressources et l'article de blog, comme d'habitude, je vais vous l'écrire et je vais le mettre sur aiguilluverte.fr. Dites-moi si ce sujet vous a parlé, vous a plu, vous a choqué, vous a déçu. Je serais ravie de pouvoir en discuter et je respecte bien sûr tous les points de vue. Voilà, avant de vous quitter, je vais... Avant de vous quitter sur un épisode sur la mort, non, avant d'arrêter la fin de cet épisode. Oui, c'est mon petit côté humour noir parfois, pardon. je voulais vous dire que j'ai un peu de mal à suivre le rythme d'un épisode de podcast par semaine en ce moment, je me suis rendu compte qu'il y a eu un bug sur la publication automatique de l'épisode de la semaine dernière donc là les deux vont sortir cette semaine voilà, je réfléchis à lever le pied, à faire un épisode un mercredi sur deux, ou une semaine sur deux, je ne sais pas encore dites moi si je vous manque, quand je ne suis pas dans vos oreilles toutes les semaines ça me donnera la force, le courage de pouvoir garder le rythme et de vous faire plaisir. Dites-moi encore une fois aussi s'il y a des sujets que vous préférez écouter, aborder, qui vous intéressent, dont vous ne trouvez pas les réponses, sur lesquelles je peux vous accompagner et vous guider. Voilà, et bien écoutez, je vous souhaite une très belle journée, soirée, après-midi, nuit, peu importe quand est-ce que vous écoutez T'es Vert, et je vous dis à très très vite, prenez soin de vous et de la planète. Ciao ciao ! Thé Vert, c'est fini, c'est tout pour aujourd'hui. Alors rendez-vous maintenant la semaine prochaine !