- Speaker #0
Oh ! Bonjour, c'est Olivier et Laureline. Bienvenue sur Tabibito, notre podcast qui vous fait voyager au Japon. Ici, nous vous emmenons à la découverte du pays du soleil levant et de sa culture à travers nos expériences de voyage.
- Speaker #1
Tabibito, c'est aussi un podcast qui va à la rencontre de ceux qui y ont vécu ou qui s'y sont expatriés. Alors, partons maintenant ensemble à la découverte du pays du soleil levant. Salut Laureline !
- Speaker #0
Salut Olivier !
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous !
- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes, oui, vous nous entendez bien, on est de retour. On se disait justement qu'on n'a rien publié depuis août et le dernier enregistrement datait même d'avant. Donc vraiment, ça fait une éternité qu'on n'était plus là pour diverses raisons pro et perso. Franchement, moi personnellement, j'ai redéménagé. En prévision du, je l'espère, le dernier déménagement, parce que je cherche un appart. Donc en fait, je ne suis pas encore totalement sortie des cartons. Mais on espère quand même pouvoir être un peu plus stable cette année. Mais peut-être qu'on ne publiera pas tous les mois, je pense.
- Speaker #1
Ouais, on s'est dit qu'effectivement, là, on a un peu la vie qui nous rattrapait. On n'a pas réussi à tenir le rythme qu'on s'était fixé depuis le départ du podcast d'un épisode. par mois, alors je dis en moyenne parce qu'on a eu 2-3 petites trahisons en cours de route quand même depuis le début du podcast mais c'est vrai que du coup là c'est un petit peu compliqué, ce sera encore un petit peu compliqué cette année donc on préfère plutôt vous proposer un rythme qu'on est quasiment sûr de tenir, en vous proposant un épisode tous les deux mois et si ça le fait, si on a des petits créneaux en plus, on vous fera des petits épisodes bonus qu'on publiera entre temps Je pense que c'est mieux pour vous et pour nous aussi. C'est vrai que maintenant, le podcast a bientôt 6 ans. Ça approche. Ça approche. On est aussi peut-être sur l'année critique. Il faut qu'on conserve nos acquis. Un épisode tous les deux mois, c'est bien.
- Speaker #0
Ça nous fait plaisir de parler du Japon entre nous, de découvrir de nouveaux endroits où aller, de vous perdre. ou faire partager tout ça. On a eu plusieurs messages de personnes qui se demandaient où on est partis parce que oui, ça va faire quand même 6 mois, je crois, qu'on n'a pas publié. C'est énorme. On ne pensait pas devoir s'arrêter autant et voilà, comme on a été tellement pris, on n'a même pas réussi à se faire une visio pour se dire bonjour, tu vois. Donc, pour le coup, enregistrer un podcast sur une séance de 2-3 heures, ça a été très compliqué et ça n'était pas prévu au programme. Donc, vraiment... Ça nous fait toujours plaisir de faire le podcast et on ne compte pas l'abandonner totalement. Donc on veut pouvoir créer un rythme et s'y tenir. D'ailleurs, c'était une des choses qu'on avait dit au tout début et une des raisons pour lesquelles on a été resté à un épisode par mois. Et voilà !
- Speaker #1
Sur ces bonnes paroles, je pense qu'il est temps de reprendre notre sac à dos, de reprendre nos bonnes vieilles habitudes. Et sur cet épisode, c'est toi Laureline qui va reprendre une partie de ton dernier voyage que tu avais fait avec ta mère au Japon. Et donc là, tu vas nous emmener dans un village que beaucoup d'entre vous avaient certainement entendu de nom, mais qu'on connaît très très peu. Et tu nous emmènes à Suwa.
- Speaker #0
Oui, donc direction la préfecture de Nagano, au nord-ouest de Tokyo. C'est assez facile d'accès, on peut y aller en train. Nous, on avait choisi le bus parce que c'était moins cher. Voilà, c'est que 3h30, 3h42 bus. Et franchement, ça valait le coup. Nous, on était partis, on avait eu un super beau temps. Et en plus, on voit le mont Fuji en chemin. Donc franchement, ouais, c'était top. Mais avant de partir, il faut que je vous raconte l'anecdote d'avant le départ. Parce qu'on était sur Tokyo. Et comme il fallait prendre le bus, il fallait repérer où étaient les terminaux de bus. Et c'était quand même épique.
- Speaker #1
Vous l'avez pris à Shinjuku, le bus ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui, alors je pense que ton anecdote va me conforter dans le fait où je me suis dit, jamais de ma vie je prendrai un bus à Shinjuku. La gare routière, ça a l'air d'être un monstre. Et rien que de voir les quais, ça m'a fait peur déjà de base. Merci. J'attends de voir l'histoire, mais à mon avis, ça va me confronter dans l'idée de jamais prendre de bus à Shinjuku.
- Speaker #0
Alors, pour le début de ma petite histoire, sur Tokyo, je m'étais mis en tête de faire un peu les marchés d'antiques. Donc, on était du côté de Yanakaginza. C'était là où était notre hôtel et il y avait un petit marché antique. Donc, j'avais fait repérage, j'avais acheté mon zémerveille de petits jouets en bois traditionnels japonais. Et le lendemain, au réveil, je me rends compte qu'il en manque. de ce que j'ai acheté. J'ai dit mais... Mais... Mais pourquoi ? Et en fait, je me rends compte que j'avais été tellement prise à prendre des photos que j'étais partie. Donc, j'avais payé mes achats et j'étais partie sans. Donc, j'étais le cœur brisé parce que j'avais trouvé un magnifique petit cheval en bois. Et vraiment, j'étais dégoûtée. J'ai failli en pleurer. J'ai dit, c'est pas possible. Ça tombait bien parce que le jour même, le petit marché d'Antilles qui était toujours là parce que ça se passait sur deux jours. Je suis sûre. tourner en espérant que le vendeur était là il n'était pas là et donc je me suis dit bon où est-ce que je pourrais en trouver et là je me suis souvenu que Antoine des ateliers du Japon parlait souvent sur ses stories Instagram d'un marché antique du côté de Shinjuku et donc je me suis dit bah écoute ça tombe bien on va y aller on va voir si je trouve un petit cheval comme celui que je voulais et puis on va en profiter pour faire du repérage pour le départ le lendemain et prendre le bus Merci. Donc direction Shinjuku et donc nous sommes allés au sanctuaire Hanazono et donc effectivement j'ai trouvé mon petit cheval, j'étais trop contente, je me suis dit c'est un signe, vraiment je vous conseille d'aller se faire ce marché parce que c'était top, donc c'est sur le domaine d'un sanctuaire et comme d'hab en fait il est coincé entre deux gratte-ciels en plein coeur de Shinjuku et il est repéré que par un torré rouge à l'entrée et une allée quand même. assez étroite, donc c'était chouette. Anecdote dans l'anecdote, j'étais en train de marcher autour et là, je vois dans un coin, il y a d'autres tories et je me dis, oh, chouette, je vais aller voir, peut-être pouvoir prendre une photo. Et là, je vois une personne en full combi latex et une tête de cochon et je me suis dit, bon, je vais peut-être les laisser. Donc, je ne sais pas ce qu'ils filmaient, mais je me suis dit, bon... Je vais retourner à mon petit cheval de bois. Donc après cette impromptue découverte, il était temps d'aller à la gare de Shinjuku. Et là, on était mais perdus. Parce qu'en fait, effectivement, je dis on si j'étais avec ma mère, mais c'est quand même moi la spécialiste. Donc je nous ai dirigés dans la station JR. Et alors là, c'était la galère. On s'est perdu une fois, deux fois. On tourne en rond, on essaye de suivre les panneaux. On suit un panneau, on arrive quelque part où il n'y a plus de panneau. On fait une mi-tour, on recherche, on retourne. On arrive dans le centre commercial au sous-sol. J'en pouvais plus. Et donc, on est tombé par hasard sur une petite office d'information où j'ai pu demander une carte. Donc le monsieur, il me montre la carte. Il nous dit, en fait, il faut sortir, c'est en face. Donc effectivement, il faut sortir. par je sais plus quelle sortie et le terminal de bus en fait est de l'autre côté de la rue il est pas dans la gare JL et bah une fois que c'était repéré on s'est dit bon bah c'est bon on va faire autre chose dans notre journée et donc on est parti et le lendemain matin donc on est arrivé on s'est dit bon on va prendre une heure et demie deux heures d'avance on sait jamais quand on se reperde et bah on est tombé tout paf direct dessus en moins de 30 minutes quoi easy peasy finger in the nose donc voilà je n'aurais pas eu mon magnifique petit cheval le... du marché aux Antilles de Yanaka. Mais grâce à son sacrifice, je serai arrivée à temps et sans stress pour prendre mon bus. Donc, je pense à lui très régulièrement.
- Speaker #1
Bon, le vendeur n'a pas perdu au change parce qu'il l'a vendu deux fois, du coup, ce petit cheval.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Donc, c'était la petite anecdote. Et effectivement, en fait, ça nous a causé beaucoup de stress sur le jour du repérage. Mais une fois qu'on sait où elle est et qu'effectivement, il ne faut pas rentrer dans la gare JR, Allez ! les terminobus ne sont pas dans la gare JR, c'est super simple d'y aller. Voilà.
- Speaker #1
Et alors du coup, pourquoi cette idée d'aller à Sua ? Qu'est-ce qui t'a donné envie d'aller à Sua ? Est-ce que c'est un petit film, par exemple, qui t'aurait donné envie d'aller à Sua ? Genre Your Name ?
- Speaker #0
Oui, effectivement, parce que tout le monde connaît Sua à cause du lac qui a inspiré le film Your Name, puisqu'il y a plusieurs... endroits à Tokyo mais dans la préfecture de Nagano puisqu'il me semble que le directeur est originaire de cette région là mais ce n'est pas la raison pour laquelle moi j'y suis allée parce que moi je n'ai pas affaire comme tout le monde ce qui m'avait intéressée c'était un sanctuaire que j'avais repéré il y a longtemps sur Instagram C'est un des plus anciens sanctuaires du Japon. Il porte d'ailleurs le nom, pas de Jinja, mais de Ausha. Il est traduit littéralement, c'est un grand sanctuaire. Il est tellement vieux qu'il est même référencé dans le Kojiki. Alors, qu'est-ce que le Kojiki, me direz-vous ? Très bonne question. Le Kojiki est un des premiers écrits... du Japon. Il avait à l'époque un but historique qui était de narrer la création du Japon via les dieux et les mythes et le folklore japonais, mais aussi d'expliquer évidemment la naissance de la famille impériale, puisque à l'heure actuelle la famille impériale est considérée comme descendant direct de la déesse Amaterasu. Et donc le Kojiki était super important pour faire cet arc générationnel. Et donc le sanctuaire Showa est cité dans ses écrits. A l'époque, on y vénérait plutôt un kami de la pluie, du vent et donc en lien avec l'agriculture. Et plus tard, au niveau de la période Kamakura, donc XIIe, XIIIe siècle, on y allait plutôt pour prier comme un dieu de guerre et de protection des soldats.
- Speaker #1
D'accord. Eh bien, en voiture ? Enfin, en bus ?
- Speaker #0
En bus. Donc, comme je le disais avant de faire mon petite anecdote sur Tokyo, alors juste avant que j'oublie, dans la gare, au niveau des terminaux de bus, il y a un coffee shop, parce que, oui, vous me connaissez maintenant. Donc c'est le coffee shop Verve Coffee Roaster que j'avais découvert à Kamakura quelques jours précédents. Donc je vous le recommande, c'est super sympa. Et il y a même une petite terrasse arborée où vous pouvez patienter en attendant votre bus pour voir les trains passer. Même là, il y a Manote. Ça permet de faire une pause avant de partir.
- Speaker #1
Je dis peut-être une connerie, mais je crois que les Verve, ils en ont plusieurs dans Tokyo. Il n'y a pas que là. Je crois qu'ils ont plusieurs...
- Speaker #0
Ah, c'est possible, ouais.
- Speaker #1
Plusieurs adresses.
- Speaker #0
Et donc, en route pour Suwa dans le bus, c'était vachement sympa parce qu'en fait, on sort de Tokyo et forcément, en passant, j'allais dire à côté de mon Fuji, mais voilà, bon, assez près et en dehors des gratte-ciels pour pouvoir le voir comme on avait un super beau temps. Et ma mère m'avait reproché de ne pas le lui avoir montré quand on était dans le train depuis Kamakura parce qu'il est passé en flash pendant deux secondes. J'ai sauté sur la fenêtre avec mon téléphone. Elle m'a dit, pourquoi tu ne m'as pas dit ? Et là, on a eu le temps de le voir. Je l'ai secoué à côté de moi. J'ai dit, tiens, il est là, Et en fait, les conducteurs de bus et le tour, ils savent très bien que les gens, ils veulent voir le Mont Fuji. Donc, il y a une aire d'autoroute où le bus s'arrête avec un perchoir. Et là, on ne peut pas le manquer. Il est juste tout notené. C'était vachement sympa.
- Speaker #1
Oui, cool, parce que c'est vrai que quand tu prends le Shinkansen pour faire Tokyo, Kyoto, Nagoya, en fait, tu le vois mais cinq minutes. entre deux tunnels et après c'est fini.
- Speaker #0
Moi j'ai fait la ligne Nagoya-Tokyo sur la fin de notre voyage. On passe juste à côté. Là pour le coup, en direction Nagano, il est quand même assez longtemps, on le reconnaît avec son petit haut plat. Là, comme on passe en plein dans la préfecture de Shizuoka entre Nagoya et Tokyo, il est juste en face de la fenêtre. On le voit de... plein pied, c'est impressionnant. Comme on était partis vers 9h30, on est arrivés environ 3h30 plus tard. Le billet de bus, je crois que c'était 3800 yens par personne. Donc voilà, raisonnable. On compare un prix d'un shinkansen, tout de suite, ça va mieux. Et on s'était dit qu'on allait plutôt faire un après-midi un peu plus tranquille. On a pris un bento au combini et on s'est assises au niveau du lac, qui est magnifique, franchement. on reprend la raison pour laquelle il a inspiré les scènes du film c'est un format lac un peu cratère c'est ça en fait c'est un ancien volcan dans une cuve c'est entouré de montagnes et le lac Sua est connu aussi parce qu'en fait on peut voir le mont Fuji donc en fait du sud par là où on arrive depuis Tokyo ça forme une sorte de cuvette et donc j'étais du côté de Kamisua qui est la station au sud En faisant le tour du lac, on arrive devant une sorte de coulée qui est entre deux arcs de montagne. On est en pleine lignée du mont Fuji, donc on peut le voir depuis le lac. Et puis même dans la station au nord, qui est la station de Shimosewa, dont je vous parlerai un peu plus tard. Il y a même, quand on prend le passage pour arriver au quai, parce que nous on remontait vers Matsumoto. Il y a même une petite photo pour vous redire. Regardez par cette fenêtre-là, vous pourrez peut-être voir le Mufuji. Et donc pour notre après-midi, on est plutôt allé voir ce qui restait du château. Parce qu'il y avait un château. C'est une région qui est quand même assez historique. Puisque déjà il y a le grand Ausha. Mais le château de Takashima, qui était appelé le château flottant. Puisqu'à l'époque où il a été construit. aux alentours des années 1590. Le lac remontait au niveau du château. Il était appelé le château flottant parce qu'on a l'impression qu'il sortait du lac. Il avait été construit par un des vassaux de Hideyoshi Toyotomi. Un des trois grands réunificateurs du Japon.
- Speaker #1
Aujourd'hui, c'est quoi ? C'est un parc avec des ruines ? Il y a deux ou trois tours ou il reste encore beaucoup de choses ?
- Speaker #0
Il ne reste qu'une seule tour. Il y a un petit parc assez sympa à faire. Apparemment, c'est un spot à Hanami.
- Speaker #1
Oui, tu m'étonnes. Il doit y avoir beaucoup de cerisiers le printemps. Puis là, à mon avis, pas grand monde non plus par rapport aux foules que tu peux avoir à Tokyo ou autre.
- Speaker #0
Non, parce qu'effectivement, en fait, Sua... Alors, moi, personnellement, j'ai trouvé beaucoup de choses à faire. Mais ce n'est pas une ville qui est super attractive en elle-même. La partie au sud, donc Kamisua, c'est quand même pas mal active, assez résidentielle. Mais la partie au nord, Shimosua, quand on y était allés... Le surlendemain, on avait l'impression que c'était un peu dead quand même. C'est un peu dans le même genre de bépus, où ça fait plutôt ville industrielle japonaise, pré-moderne. Oui,
- Speaker #1
mais nous, on aime bien les trucs un peu brinque-ballant, vieillots, où il n'y a pas trop de gens, pas trop de touristes, sauf nous, parce qu'il n'y a que nous, en touristes, qui sommes autorisés.
- Speaker #0
Exactement. Et donc, après la petite visite du château, enfin de la tour, puisqu'il ne reste plus qu'une des tours, On s'était dit qu'on allait voir le coucher de soleil sur le lac et en chemin on était tombé, ce qui devait être vers 17h et donc il y avait une école qui, je pense que c'était les vacances donc c'était fermé, on n'a pas entendu d'enfant mais elle continue de sonner donc j'ai enregistré le son et donc ça fait toute une mélodie. Pour un moment je me suis dit mais ça vient d'où ? Et donc j'en profite pour vous passer notre premier extrait sonore. C'est parti ! Donc c'était très chouette. Et le coucher de soleil sur le lac était absolument incroyable. On a eu du rose, du jaune. C'était une super belle expérience. Franchement, toute la rive autour du lac, c'est pour une super balade. Se poser, se relaxer. Je recommande.
- Speaker #1
Donc petite première journée tranquille. Trajet, Montfougy, prise de marque dans la ville. Et puis ça promet bien pour la suite. Parce que du coup, vous étiez resté deux jours pleins après. Et c'est ce qu'on va voir par la suite. Donc le premier jour plein, c'est ce que tu disais. Là, vous avez décidé d'aller au grand sanctuaire au sud.
- Speaker #0
Exactement. Donc pour un peu d'histoire au niveau du sanctuaire, donc je vous en ai parlé un petit peu avant. Il faut savoir que c'est un des plus anciens. Et donc en fait, on recense près de 10 000 branches liées au sanctuaire Suwa dans tout le Japon. Et il est divisé en quatre. Vous avez la partie... supérieure qui est au sud qui est accessible depuis la station de Kamisua et la partie inférieure au nord qui est accessible depuis la gare de Shimosura que j'ai fait le lendemain la partie au sud est supérieure, donc c'est supérieure pas en termes géographiques je pense que c'est en termes hiérarchiques vous avez à chaque fois deux bâtiments donc pour la partie supérieure c'est le Honmiya et le Maemiya Merci. C'était assez difficile de trouver des renseignements sur comment se rendre depuis Kamisua jusqu'à cette première partie du grand sanctuaire de Sua. Donc j'avais demandé des renseignements à la gare, puisqu'il y a un petit office du Touriste, et en fait il n'y avait qu'un seul bus, qui est un bus extrêmement local, et donc qui fait 30 minutes, parce qu'au bout d'un moment je me suis dit « je m'en fous, j'y vais à pied, même si ça me prend une demi-journée » . Mais il y a un bus qui vous y amène quasiment au pied. Je crois que c'est 30 minutes pour 150 yens.
- Speaker #1
Et du coup, par rapport au lac, le sanctuaire, il est dans la montagne ou il reste un peu en bordure ?
- Speaker #0
Il est en bordure. Alors, c'est une des choses. Je vais pouvoir vous mettre le lien. Dans la description, vous retrouverez plusieurs liens. Je vais vous mettre le lien en anglais du Suat Aïcha où vous avez toute l'explication. Je vais vous faire un petit résumé. Et donc les deux parties inférieures et supérieures ne vénèrent pas les mêmes camis. Enfin, il y a le camis principal. qui est une déité de type dragon. Et donc la partie supérieure, Kamisha, dont je vous parlais dans cette première journée, vénère le corps du Kami qui serait la montagne, tandis que la partie inférieure, le Ausha, le corps du dieu serait un arbre sacré. Et les deux Kamis vénérés, je vais trouver les noms dans mes notes, mais je ne sais plus où je les ai notés. Ah ! Donc le kami principal c'est Takemi Nakata no kami, donc le kami de la pluie, du vent, de l'agriculture, et puis plus tard de la guerre et de la protection des guerriers, et sa femme Yasaka Tome no kami. Donc effectivement la partie supérieure est au pied de la montagne.
- Speaker #1
Et du coup au niveau du sanctuaire, c'est quoi ? Tu as les allées de cèdres ? Qu'est-ce que tu as de caractéristiques par rapport au sanctuaire ?
- Speaker #0
Donc le corps du sanctuaire supérieur, le Honmeiya, est niché dans une forêt vierge avec des pins immenses. Moi ça m'a pris le trip. Le bus peut vous amener juste en face et nous je ne sais plus si on n'est pas descendu au bon endroit. Et en fait on est arrivé par le côté. Et tout de suite ce qui m'a capté c'est des sons, une musique rituelle. Parce qu'en fait, il s'est trouvé qu'on est arrivé une journée où il y avait tout un rituel d'offrandes. Donc avec une musique, je vais vous passer un extrait un peu plus tard. On est passé par un couloir tout en bois. Et on est un peu coupé parce que déjà que Suwa, c'est une ville qui n'est pas très active. Il n'y a pas énormément de voitures. On est passé par des gros quartiers résidentiels. On est au pied de la montagne dans la forêt vierge. Et j'ai eu l'impression vraiment d'être remontée dans le temps. Il y a cette bulle temporelle avec des bâtiments en bois brut. Apparemment, dans ses premières constructions, il était plein de couleurs. Mais au final, quand ils les ont reconstruits, après que Oda Nobunaga soit repassé par là, il y a encore un autre. Il n'a pas été repeint comme il était à l'origine. Mais il y a cette ambiance vraiment intimiste. Donc on est passé par ce couloir avant de déboucher sur le rond de Meïa. Avec la cérémonie, tout le monde était super apprêté, la flûte japonaise, un peu de tambour. Je pense qu'il y avait des délégations, peut-être de compagnies, qui étaient apprêtées avec le grand prêtre Shintoïste pour donner des enfreindres au corps principal et au sanctuaire annexe, puisqu'à chaque fois vous avez le dieu. Le camis central et toujours des petits sanctuaires annexes autour. Et donc, à nouveau, imprégné par la musique et la sensation vraiment feutrée parce que les arbres sont immenses, mais ils entourent le sanctuaire. Et ouais, c'était franchement... J'étais contente d'être venue.
- Speaker #1
Ouais, et puis le côté forêt primaire, c'est vrai que... C'est comme aller à Koyasan, comme aller sur le nord de Nagano ou ailleurs. Clairement, on voit qu'on est dans une grosse forêt. On sent des choses. C'est difficile à expliquer comme ça.
- Speaker #0
Du coup, pour vous donner une idée un peu de l'ambiance, on va en profiter pour vous passer notre deuxième extrait sonore avec les musiques du rituel. C'est parti, on écoute.
- Speaker #1
Donc ça, c'était le matin, en fait, c'est ça ? Vous avez fait ça le matin, et donc l'après-midi ?
- Speaker #0
J'ai parti sur la matinée, et donc après, je vous avais dit, le Suat Aïcha est en deux parties, et chaque partie est divisée en deux bâtiments principaux, et pour cette journée-là, en fait, c'est possible de rejoindre le Maémia à pied. Je ne sais plus combien de temps ça durait, je crois que c'était 30-40 minutes à pied. Si vraiment vous voulez tout faire, allez-y, ça se fait. On passe par... c'est un peu des bouts entre routes écartées résidentielles. La deuxième partie est un peu moins impressionnante. Par contre, ça serait l'emplacement où la DIT Le Camis est arrivée en premier. Donc c'est quand même assez emprunt de beaucoup de spiritualité. Et puis en chemin, on était tombé sur ce que vous pouvez repérer sur la carte par le Flying Mud Boat, qui est une sorte de bateau, donc mud c'est la boue, qui est suspendu en l'air autour d'un jardin potager résidentiel qui nous a interpellés. C'était étrange, on s'est dit pourquoi ? pas et en fait en me renseignant c'est un architecte local qui a créé trois ce qu'ils appellent des maisons de thé, vous avez le bateau flottant et vous avez la Takasugi-an donc la maison de thé qui est trop haute et le Hikisugi-an qui est la maison trop basse apparemment vous pouvez les visiter à certaines périodes de l'année mais on était juste passé en... en coup de vent et on s'est pas trop approché non plus parce qu'on est tombé aussi sur des macaques japonais donc ils étaient sympas mais de loin voilà et puis donc ça c'est le matin et on a mangé sur place on je crois qu'on était tombé sur un combini donc effectivement en fait si vous allez sur soi moi j'ai pas de recommandations de restaurant on était parti donc en octobre c'est quand même une période creuse donc nous on s'est nourris au combini
- Speaker #1
pour vous la faire compte. On l'a tous fait. Dans ce genre de ville, des fois, c'est vrai que ça dépanne. C'est vrai que, comme tu dis, il y a des périodes aussi qui ne sont pas touristiques. Il y a plein de petites adresses qui sont ouvertes de façon saisonnière ou sur des horaires complètement à la noix. Pas de bol, tu es là deux jours, puis c'est deux jours où ils sont fermés.
- Speaker #0
Voilà. Prévoyez-vous un bento ou un konbini avant de partir caracoler parce qu'effectivement, Sur la journée du lendemain, je vous en reparlerai, mais j'avais rien repéré, je pensais qu'on trouverait un konbini, même ça, il n'y en avait pas. Oui,
- Speaker #1
c'est la porée, quoi, voilà.
- Speaker #0
C'était la jungle urbaine, pour le coup. Mais donc, sur cette première journée à Sua, moi, j'ai été absolument admirative de cette première partie du Sua Taïcha. On a repris notre petit bus et on est retournés autour de la station Kamisua, où c'est quand même plus animé. Et... et on a fait une série de brasseries à saké ah bah oui forcément Nagano il y a de quoi faire donc vous avez un petit circuit avec 5 brasseries ils sont tous quasiment sur la même rue de brasseries à saké et il suffit de venir et alors moi j'adore parce qu'en fait il faut payer je crois je reprends mes notes Tu sais, c'est les distributeurs à jetons où tu presses et c'est en distributeur comme ça. Moi, j'en veux un comme ça chez moi, tu sais. Donc, c'est des sortes de... Pour ceux qui n'ont jamais vu, en fait, dans les brasseries à saké, vous pouvez faire des dégustations, certaines d'entre elles, pas toutes. Et donc, les bouteilles sont mises dans des frigos distributeurs et il suffit d'aller payer au comptoir pour... recevoir des jetons. Ce n'est pas super cher.
- Speaker #1
Souvent, c'est quoi ? C'est 200, 300 yens max le jeton ?
- Speaker #0
Voilà, quelque chose comme ça,
- Speaker #1
oui. En fait, c'est des machines à café, les trucs, sauf que c'est plus grand, mais globalement, c'est ça, en fait.
- Speaker #0
C'est ça, ça ressemble un peu à ça. Donc là, sur Sua, c'était 300 yens en fonction des brasseries, entre deux et trois verres. Et à chaque fois, nous, on est repartis avec un petit verre aussi offert.
- Speaker #1
Oh, sympa.
- Speaker #0
Donc un petit verre à saquer, soit en céramique, soit en verre. Et voilà, donc j'ai moitié ma mère, on en a fait une, je fais « Oh bah c'est bien sympa, tiens, faisons la suivante ! » Et on en a fait 4 sur 5, voilà. La cinquième était un chouille plus loin.
- Speaker #1
Vous aviez un chouille trop bu et...
- Speaker #0
Voilà, donc je me suis dit « Faisons autre chose aujourd'hui ! » Et bah on a fait un autre sanctuaire parce qu'on n'en avait pas fait assez ! Comme d'hab, on est tombé sur un tori, je me suis dit... Chouette ! Allons voir ce qu'il y a de l'autre côté. Déjà, il y a un escalier avec plein de marches. Là, on commence à grimper au niveau d'une montagne. On arrive sur un plateau. Je vois le deuxième torii un peu plus loin. Celui-là était magnifique. Il était en bois. En plus, il était recouvert par un arbre dont les feuillages commençaient à rougir. Je me suis dit, allez, vas-y, on continue. Donc effectivement, on n'est pas du tout sur la même taille que sur le Sua Ausha, mais ça donne une vue assez sympathique sur la ville et sur le lac, avec le bâtiment en bois un peu sculpté. Voilà, c'était une autre... C'était quelque chose de plus local et un peu moins, on va dire, après l'expérience du matin. où c'était très immersion Shinto. Là, c'était un peu plus...
- Speaker #1
C'était plus le petit sanctuaire du quotidien.
- Speaker #0
Voilà. On avait même des enfants qui étaient en train, je crois, de faire des croquis et dessiner sur le sol du sanctuaire. Donc voilà, c'était notre première journée sur Suwa. On est juste redescendus pour faire la vue sur le lac de nuit avec toutes les lumières de la ville qui se reflètent dedans. Et puis, retour à l'hôtel.
- Speaker #1
Eh bien, sympa. Petit dodo et jour 3. Donc jour 3 cette fois-ci, direction au nord pour la partie inférieure si j'ai bien retenu.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Où là c'est la Pampa dans la montagne.
- Speaker #0
Alors en fait on fait le tour du lac parce qu'on arrive de Tokyo, on remonte vers Nagano. Kamisua est donc au sud, c'est au niveau du lac. Et donc pour rejoindre l'autre partie de la ville, la ligne de train suit et fait le contour par l'est. Et donc là on arrive sur Shimosura. Et là, effectivement, en fait... C'est un peu une ville morte. Mais motivation, motivation. On a laissé nos sacs parce qu'on avait quitté l'hôtel. On allait ensuite directement après la visite sur Matsumoto. Donc on a laissé nos sacs dans des coin lockers. Et puis direction la partie inférieure avec deux autres branches, bâtiments. Je ne sais pas comment expliquer comment s'est fichu leur truc. Mais en tout cas, on est allé voir les deux. Tout se fait à pied à ce niveau-là, il n'y a pas besoin de prendre de bus. C'est accessible super facilement, c'est je crois 20 minutes à pied depuis la gare.
- Speaker #1
Ouais, ça va.
- Speaker #0
Et donc là, on est arrivé sur le Ausha Akiyama, donc Aki de automne. Et la deuxième partie, c'est le Harumiya, qui est donc Haru pour printemps. Et vraiment, ces deux sanctuaires sont assez impressionnants. Il y a eu des grosses cordes Shimenawa au niveau des bâtiments à l'intérieur. Donc sur le premier Akiyama... Là par contre on a un peu grimpé dans la montagne, autant les sanctuaires de la journée précédente, il n'y avait pas de grimpette à faire. Autant là on commence un peu à grimper dans la montagne. Donc il y a une vue depuis le parking, je vous mettrai ça sur la carte, il y a une vue absolument incroyable sur le lac, la ville. Et avec un peu de chance le mont Fuji, nous il était caché derrière un peu le... On le distinguait en nombre derrière. Un cyprès sacré, des ginkgos, des komainus en bronze. Et à nouveau un peu cette sensation de bulle temporelle avec la forêt primaire à nouveau. Et puis pour le coup, la balade entre la partie Akiyama et Harumiya dans le quartier résidentiel était super chouette. Il y a des toriis partout. j'ai passé ça doit faire quoi 20 minutes à nouveau à pied on a dû faire 30 40 juste parce que je voulais m'arrêter par défaut voilà il ya un kilomètre entre les deux si vous voulez en faire qu'une seule partie fait celle du nord la partie inférieure les deux temples en fait les deux bâtiments sont super chouette mais effectivement Moi, j'ai adoré la partie supérieure et le Honmiya. Franchement, ça a été un... En fait, c'était la raison pour laquelle j'étais venue. J'étais venue pour ressentir un peu cette synergie avec le Shinto. Et j'ai eu ça plus spécifiquement au Honmiya. Donc, je vous mettrai tout ça sur la map pour que vous pouvez vous repérer. Et le site, parce que je pense que mes explications se sont un peu embrouillées, mais vous aurez tous les détails. Bon, en anglais, mais ils seront là.
- Speaker #1
Est-ce qu'il veut dire en plus qu'au-delà de ça, pour ceux qui sont fans de l'univers du film, tu dois aussi avoir, comme c'est un film qui est hyper réaliste, des vues qui sont du copier-coller par rapport à ce que toi, tu as vu en allant dans ces lieux-là ?
- Speaker #0
Effectivement, en fait, ils ont monétisé un peu là-dessus. Enfin, monétisé. Quand on va sur les sites de la ville, ils vous donnent des randos. Je crois que vous pouvez faire du vélo. En fait, pour vous... vous amener un peu dans les hauteurs et avoir un peu un plan de vue comme dans le film sur le lac de Soura. Autre chose que je n'ai pas mentionné parce que je n'étais pas dans la période, il y a un énorme festival avec des troncs. Je ne sais plus trop comment ça se passe.
- Speaker #1
Des troncs ? Des bouts de bois ?
- Speaker #0
Oui, les troncs d'arbres qui sont inclus dans le Matsuri avec des cordes. Ils grimpent dessus. Je n'ai pas vu de représentation, mais ça doit être assez impressionnant à voir. Et j'avais repéré aussi une sorte de maison traditionnelle avec un très beau jardin, mais c'était fermé. Donc ça, c'était plutôt sur la partie Ausha. Donc voilà, franchement, en soi, il y a des choses à faire. Faut y aller, voilà.
- Speaker #1
Faut y aller. Et puis après, ce que tu dis, c'est qu'il faut surtout prendre le temps. Ce n'est pas la ville que tu vas faire en une journée, parce qu'en fait, tu vas courir entre les deux sites des sanctuaires. Et en fait, tu vas... pas avoir le temps de t'imprégner.
- Speaker #0
Ah, pour le coup, c'est impossible de faire les deux sur une journée, non ?
- Speaker #1
Ouais, voilà.
- Speaker #0
Et juste avant de conclure sur cet épisode de Sua, je voulais juste vous parler d'un Bouddha qui est juste à côté de ce deuxième sanctuaire dans la partie inférieure du Sua, Taïcha, si vous arrivez toujours à nous suivre. Moi, il m'avait marqué parce qu'il n'était vraiment pas comme les autres Bouddhas. En fait, la légende veut qu'en 1657, Merci. Le troisième damio du domaine autour de Suwa voulait dédier un torii en pierre au Suwa Ausha Shimosa Harumiya. Donc il a commandité un maçon, le maçon commence à travailler un large bloc de pierre, qui s'est dit que ça serait parfait pour faire un torii, sauf que du sang a commencé à couler de la pierre, et donc là ils se sont dit, ah catastrophe, c'est pas bon signe du tout ! Donc à la place, ils ont décidé de tailler un Bouddha, en signe de respect envers les esprits, Donc ce Bouddha est juste à côté, il est à quelques... minutes de marche. La balade est assez sympa parce que vous passez à côté d'une rivière et donc au milieu d'une sorte de clairière vous avez un bouddha qui fait presque 2 mètres 60 sur 3 mètres donc en fait c'est un sort de bloc de pierre quand on regarde de côté ça fait un peu un triangle donc là le bouddha est sur la face plate de devant avec une tête qui est minuscule par rapport au corps. Elle fait quoi ? 65-70 cm. Et au niveau de son apparence, on dirait vraiment qu'il fait primitif avec des arabesques, une sorte de robe et qu'il soit posé là tout seul, juste au milieu d'une clairière, c'était assez... étrange dans le bon sens en fait où effectivement ça relaie vraiment l'idée de la légende où on a fâché quelqu'un on va peut-être lui faire une jolie peinture et le laisser là surtout pas y toucher.
- Speaker #1
Mais au départ tu disais que c'était un tori c'est ça ?
- Speaker #0
A la base ils voulaient tailler la pierre pour faire un tori.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est encore un bel exemple de gros bordel religieux au Japon c'est qu'au départ tu pars sur un seigneur qui dit bah je vais faire un tori pour un kami et oups il y a un petit souci dans le Merci. Dans l'histoire, changement de veste, on passe sur le bouddhisme.
- Speaker #0
Au cas où, on couvre les deux côtés pour fâcher personne. C'était intéressant de le trouver là. C'est vraiment un Bouddha atypique qui vaut le détour. Surtout qu'il est à quoi ? Il est à 5 minutes de marche. C'était une chouette balade avant de se dire juste qu'on commençait vraiment à avoir faim. Et là, pour le coup, on est tombé sur un American Diner. Le truc auquel on s'inventait pas du tout à se voir mais c'était le seul truc ouvert, il n'y a pas un combini, il n'y a rien, il n'y avait que ça. Donc c'est le Apple House. C'était une sorte de façade bleue, un peu profond, presque bleu roi. Et à l'intérieur on rentre, c'est tout en bois, il y a des plaques de Coca-Cola mais partout. Un jukebox à l'ancienne, à l'américaine, un menu un peu chelou avec des quiches, une sorte de tartiflette. pataterie avec du fromage mais c'était chaud c'était bon et puis voilà c'était dans le coin un peu cabane du Canada quoi voilà donc on continue dans l'inattendu mais au moins on a réussi à se restaurer avant de prendre notre train pour aller du côté de Matsumoto Donc voilà, c'était un peu mon expérience à Suwa. Comme je vous disais, on est allé à Matsumoto, on a fait Narajuku. Et voilà, Narajuku, c'était cool. Toi, Olivier, tu l'avais fait aussi. J'ai préféré Suwa.
- Speaker #1
Bon, il faut que j'y aille alors parce que moi, je n'ai pas fait Suwa encore.
- Speaker #0
Voilà, pour vous donner une idée de comment cette ville m'a quand même... a été un super beau souvenir de ce voyage d'octobre 2024. Aïe, Ça passe trop vite.
- Speaker #1
Bon, pour un épisode de redémarrage, c'est quand même pas mal comme destination.
- Speaker #0
Ah bah ouais, on recommence comme on avait commencé le podcast, sur une destination où personne ne va.
- Speaker #1
C'est très bien.
- Speaker #0
Eh bien voilà, on a donc fait le tour de cet épisode sur soi. On va pouvoir passer à notre section coup de cœur. C'est parti, jingle ! Nous sommes de retour après cette interlude musicale pour faire notre traditionnelle section coup de cœur. Je vais te laisser Olivier commencer puisque, comme d'hab, celui qui parle le plus conclut l'épisode. Olivier, dis-nous tout, qu'est-ce que tu as choisi pour ce mois-ci ?
- Speaker #1
Pour ce mois-ci, j'ai choisi un pulse. Je suis dans ma période dingo des pulses, donc je crois que j'en ai 6 ou 7 d'avance. effectivement dingo ce qu'il m'en a montré qu'un je savais pas qu'il en avait planqué la pile oui il y en aura peut-être dans des futurs coups de coeur mais on va commencer avec celui-ci donc c'est un pulse qui est édité par un petit éditeur français on souligne en série limitée donc l'éditeur c'est la petite épicerie collection de pulse 4 coins que j'ai découvert par hasard dans la vitrine d'un fleuriste dijon qui s'appelle madame miette C'est un fleuriste qui a aussi une petite boutique un peu déco, art de la maison, etc. Et en fait, j'ai flashé sur le visuel parce que toi, je te montre parce qu'on enregistre, mais on filme aussi. En fait, c'est une illustratrice anglaise qui peint. Alors, je crois que c'est à la gouache, si je n'ai pas de bêtises. Oui, à la gouache. Et donc, en fait, c'est une vue un peu idéalisée, on va dire, du Japon. Avec des couleurs très pastelles. Et qui fait un petit rendu un peu timbre poste, je trouve. Du coup, comme j'aime beaucoup collectionner les tampons quand je suis en voyage au Japon, ça m'a vraiment rappelé ça. Pulse de 1000 pièces. En bas, il y a plein de petits bâtiments. Un petit café, une petite boutique de jeux vidéo rétro, un distributeur de boissons, un petit commerce. Et puis, dans le fond, vous avez des pins, une pagode et le Mont Fuji avec un soleil couchant. C'est très chouette, c'est très joli. Le pulse est vraiment de qualité. Il coûte 30 euros. C'est un petit peu plus cher que la moyenne des pulses pour un format 1000 pièces. Mais c'est fait en France. Donc, on n'achète pas des pulses non plus tous les deux jours. Et puis, c'était mon cadeau de Noël de moi à moi-même. Donc, comme ça, j'étais content.
- Speaker #0
Comme ça, pas de déception ?
- Speaker #1
Voilà, complètement.
- Speaker #0
Moi, de la même collection, de la petite épicerie, je me suis trouvé une peinture à numéros avec un izakaya. Je suis tombée dessus quand j'étais allée voir mon frère qui est basé à Pau. Pareil, c'était une boutique art de la maison, tout ça. J'ai craqué dessus. Je me suis dit, le Japon, ça tombait bien. Ça faisait un moment que je repensais aux peintures à numéros. pour les journées où je voudrais éviter de scroller sur Instagram. Je ne double-scrolling. Et donc, ouais, franchement, ils font des belles choses au niveau de cette édition.
- Speaker #1
Ouais, et puis c'est très quali. Et du coup, je vous remettrai dans le descriptif l'adresse, enfin, le site de l'édition. Et puis aussi le site, si vous êtes sur Dijon, autant aller l'acheter à la boutique directement parce que, voilà, ça fera marcher aussi en plus une boutique. Donc, c'est très bien.
- Speaker #0
Chouette !
- Speaker #1
Et toi, Laureline, tu dis que tu veux lâcher les écrans, mais je crois que ton coup de cœur, c'est un coup de cœur écran.
- Speaker #0
Oui, alors j'aime beaucoup les séries télé, en fait, où les gens y font à manger. Parce que voilà, moi, j'aime manger.
- Speaker #1
On n'avait pas compris depuis le début du podcast. Voilà,
- Speaker #0
j'aime manger et boire. Alors, je suis désolée pour les véganes et les végétariens. Malheureusement, ce n'est pas vegan, végétarien, friendly. S'il y avait une version, je la regarderais aussi et ça me donnerait aussi envie de manger. Mais il se trouve que sur cette émission, c'est K-Foodie. J-Fuddy, donc c'est basé sur le concept d'une autre série télé qui est un peu plus vieille qui s'appelle Solitary Gourmet, lui-même basé sur le manga de Kusumi Masayuki et Taniguchi Jiro.
- Speaker #1
Je crois que c'est quasiment aussi compliqué que la relation des Kami et Asuba quoi.
- Speaker #0
Exactement, bref ! C'est basé sur un manga d'un salarieman qui en fait fait la tournée des petits restos. Il essaie de trouver les meilleurs spots pour manger. Donc il part seul dans les villes à découverte des restaurants. Et donc c'est avec l'acteur Matsushige Yutaka que peut-être si vous regardez des dramas et des films japonais, vous le reconnaîtrez du moins si le nom ne vous dit rien. Alors c'est pas une série Netflix, c'est une collaboration je pense entre des studios japonais et coréens puisque c'est un chanteur-compositeur coréen, Seung-Sik Yang, et excusez-moi pour la prononciation parce qu'autant le japonais ça passe, autant le coréen pas du tout ! Bref, lui aussi est un foodie en Corée, apparemment il a une chaîne YouTube où il parle de manger et il fait lui aussi la tournée des restaurants en Corée. Et donc, il avait toujours admiré Matsushige Yutaka. Et donc, il l'a invité à refaire un peu le même concept que Solitary Gourmet, mais à deux. Et donc, ça se passe à moitié entre le Japon et la Corée. Ça vous fait des restaurants. Alors moi, ça me fait rire parce qu'autant les déjeuners, c'est des restaurants qui sont super accessibles en termes de budget. autant quand Matsushige nous fait découvrir des cafés des desserts, alors là par contre on explose le budget, on tombe sur des trucs non ça ira en fait donc c'est version documentaire en fait,
- Speaker #1
c'est pas version romancée comme le gourmet solitaire ou c'est vraiment c'est télé-réalité,
- Speaker #0
ils nous emmènent toujours dans des endroits absolument incroyables ça fait découvrir un peu la cuisine japonaise et coréenne, les similarités les différences, c'est à chaque fois Le concept, c'est un des deux fait découvrir un type de plat basé sur le poulet frit ou quelque chose comme ça. Et donc l'autre va dire, écoute, moi je t'emmène dans mon pays et on va découvrir la version coréenne ou la version japonaise de ça.
- Speaker #1
Sympa l'approche.
- Speaker #0
Il y a une dynamique entre les deux qui est absolument géniale. Donc Matsushige est un peu plus vieux que Song Sikyung. À nouveau, pardon pour la prononciation sûrement écourchée. Et ils ont toujours un peu beaucoup... Il y a beaucoup d'humour. C'est très... C'est très casual comme interaction. Le chanteur coréen, il n'a pas de titami, donc il se fait souvent charrier là-dessus. Donc à chaque fois, Matsushige se retrouve et me fait « Alors, on n'est pas en date là, tous les deux, on n'est pas bien. » Et puis en plus, ça me fait réviser mon japonais. Enfin voilà, je trouve qu'il y a une très belle interaction entre ces deux personnes. Ça me fait rire, ça me donne envie de manger. Franchement, je salive. J'ai noté quelques-unes des adresses, je passe toujours un super moment. Non, vraiment, je recommande. Je vais en profiter en parlant de manger et boire pour faire une deuxième recommandation. Mais comme c'est sur Edimbourg, je me suis dit hop, je vais accoler ça tout de suite. C'est un izakaya qui a ouvert sur Edimbourg qui s'appelle Kome. Les deux gars qui ont fondé ça sont des super connaisseurs sur le sake. La bouffe est oufissime. C'est par une chef japonaise que j'avais rencontrée précédemment. Les prix sont accessibles. Donc, voilà. Je vous recommande. Et le show sur Netflix. K-Foodie meets J-Foodies. Et l'Izakaya Sake Bar sur Edimbourg appelé Kome. Si vous êtes dans le coin. Parce que je sais que même si c'est proche, c'est pas souvent sur les tours de... pour visiter le Royaume-Uni. Donc voilà, vous en avez deux en un.
- Speaker #1
Cool. Bon, écoute, je crois qu'on est paré pour affronter la fin de l'hiver entre Paul et Céri.
- Speaker #0
Tout à fait. Et puis, comme toujours, vous pouvez retrouver tous nos liens dans la description du podcast. On va s'organiser pour vous sortir cet épisode très bientôt et le suivant dans deux mois pour qu'on puisse enregistrer, monter ça, se trouver des dates et affronter la vie entre les deux. et sans oublier des petits invités qu'on fera venir aussi comme d'habitude donc ne vous inquiétez pas c'est reparti on commence Deville 26 un peu en retard mais on va s'y tenir merci encore à tous et à toutes pour vos messages malgré nos absences pour nous écouter toujours votre enthousiasme pour nous faire des petits signes non vraiment on a une communauté qui est quand même super chouette et nous ça nous fait toujours plaisir de vous faire découvrir Merci. des choses et surtout que vous nous dites moi j'ai préparé mon voyage grâce au podcast donnez nous en plus c'est ce qu'on va faire à très bientôt,
- Speaker #1
laissez nous des étoiles et des avis sur Apple et Spotify en tout cas on lit toujours vos messages on répond toujours pas mais ça c'est on est constant depuis le début on change pas une équipe qui gagne en tout cas ça nous fait à chaque fois super plaisir et de voir à chaque fois que vous partez en vacances un petit peu grâce à nos conseils c'est vraiment on incroyable à chaque fois donc bonne écoute et puis à très bientôt