Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Talpif et Lina. Aujourd'hui, il s'agit d'un épisode un peu particulier, parce qu'on est là, en fin de décembre, à quelques jours de l'année 2026. Et je ne sais pas vous, mais moi, ces derniers jours de l'année, j'ai toujours ce réflexe de faire le bilan, de regarder en arrière et de me demander comment j'ai tenu, qu'est-ce qui m'a apporté, qu'est-ce qui m'a cassé aussi, qu'est-ce qui s'est passé positivement, et vous ? Et cette année, plus que jamais... un mot revient sans cesse, la résilience. Mais attention, parce qu'aujourd'hui, je vais vous parler de la vraie résilience, selon moi, pas celle des citations Instagram où on te dit de serrer les dents et de continuer coûte que coûte. Non, la résilience véritable, celle qui transforme, celle qui nous permet non pas de devenir durs comme de la pierre, mais souples et enracinés comme un arbre. On va parler de ce qu'est vraiment la résilience, toujours selon moi. des choses concrètes qui nous aident à la cultiver. Et je vais partager avec vous une image qui m'accompagne et qui, je l'espère, vous inspirera aussi. Moi, c'est Elina Dabour, je crée du contenu autour du développement personnel et de la culture générale. Et j'ai également une agence de consulting en marketing à impact. Et je publie un nouvel épisode tous les mardis. Ici, on parle de développement personnel, mais également de culture générale. Je te donne les clés pour booster ton mindset et avancer sereinement vers tes objectifs. Commençons d'abord par déconstruire ce mythe de la résilience en mode warrior. Vous savez, cette injonction à être fort tout le temps, à ne jamais montrer de faiblesse, à repondir instantanément après chaque coup dur. C'est épuisant et surtout c'est faux. La vraie résilience, celle qu'on retrouve dans les travaux du psychiatre Boris Chirolnik, désolé si j'écorche son nom de famille, ce n'est pas l'absence de blessure, c'est la capacité de se construire après la blessure. C'est accepter qu'on a été touché, abîmé, même quand on ne reviendra pas à l'état d'avant. Mais qu'on peut devenir autre chose, quelque chose de différent, parfois même de plus profond. Pensez à un os qui se casse. Quand il ne se répare, la zone de fracture devient plus solide qu'avant. Mais la cicatrice reste. On ne fait pas comme si rien ne s'était passé. On intègre la blessure dans notre histoire. C'est ça la résilience. Ce n'est pas résister sans plier. C'est plier sans se briser. C'est accepter de se transformer sous la pression, plutôt que de chercher à rester figé dans ce qu'on était. Et quand je dis souple et enracinée, je pense à cette image d'un arbre dans la tempête. Les branches plient, elles dansent avec le vent. Parfois, certaines cassent, mais les racines, elles, tiennent bon. Invisibles, enfoncées profondément dans la terre, elles maintiennent l'arbre debout. Cette année, j'ai compris que la résilience est aussi savoir ce qui nous enracine, nos valeurs profondes. Les personnes qui comptent vraiment, les petits Richel, qui nous ramènent à nous-mêmes quand tout part en vrille. Parce que la souplesse sans racines, c'est juste être balotté par le vent. Et les racines sans souplesse, c'est se briser au premier coup dur. Et on a besoin des deux. Alors concrètement, qu'est-ce qui m'a aidé à cultiver cette résilience cette année et toutes les années d'avant ? Parce que oui, ça se cultive, ce n'est pas un don qu'on a ou qu'on n'a pas. C'est un muscle qu'on entraîne comme quand on va à la salle de sport. en premier lieu. routine. Il y a eu les matins, ces premières heures de la journée où j'ai décidé de ne pas immédiatement plonger dans le chaos. Pas de téléphone pendant la première heure, juste un thé, un livre, un journal, le silence. Certains jours, j'y écrivais trois pages. D'autres jours, juste trois phrases ou un mot. Mais ce rendez-vous avec moi-même est devenu sacré. C'est là que je pose les choses, que je démêle le bruit intérieur. Et puis, il y a eu le mouvement. Marcher, courir. Danser, peu importe, mais bouger. Parce que quand la tête sature, le corps sait. Il garde la mémoire de tout ce qu'on ne dit pas. Alors bouger, c'est aussi libérer ce qui est coincé. Donc aller à la salle, marcher. Et ensuite, les personnes. Cette année, j'ai fait le tri comme chaque année. Et ce n'est pas méchant de le dire. Il y a des gens qui drainent notre énergie. Qui ne nous volent, qui ne nous voient pas vraiment. Qui sont là dans les bons moments, mais disparaissent quand ça se complique. Qui t'envoient leurs ondes négatives. Et puis il y a ceux qui nous enracinent, ceux qui nous rappellent qui on est quand on a l'impression de s'être perdu. Ceux qui ne jugent pas nos zones d'ombre, qui nous laissent de l'espace pour être fragiles, sans nous diminuer. J'ai compris que la résilience est aussi accepter qu'on ne peut pas tout faire seul, qu'avoir besoin de soutien, ce n'est pas une faiblesse, c'est même le contraire, c'est savoir reconnaître qu'on est humain. Et enfin, les croyances. J'ai dû déconstruire toute cette idée toxique que j'avais ancrée en moi. Je dois tout gérer seul, sinon je ne suis pas assez forte. Faux et archi faux. La force n'est pas de tout porter, c'est savoir quoi porter, quoi poser, quoi partager. C'est accepter qu'on a le droit de ne pas... être ok, qu'on a le droit de prendre du temps pour guérir, de se reposer, pour simplement exister sans être productif. Cette année m'a appris que la résilience commence par la douceur envers soi-même, par arrêter de se maltraiter, flageller pour avancer plus vite, par accepter son propre rythme. Et maintenant je vais partager avec vous l'image qui m'accompagne et me guide, celle qui résume tout ce que j'ai essayé de vous dire aujourd'hui. C'est l'image du bambou. Vous savez le bambou, cette plante étrange, Quand on plante une graine de bambou, il ne se passe rien pendant des années. Littéralement pendant 5 ans, vous arrosez, vous prenez soin et en surface, rien. Pas une pousse, pas une tige, rien. Mais sous terre, quelque chose d'extraordinaire se passe. Les racines se développent, elles s'enfoncent profondément, elles créent un réseau solide et étendu. Et puis au bout de 5 ans, le bambou sort de terre. Et là, il pousse de 25 mètres en 6 semaines environ. Cette image me bouleverse. à chaque fois parce qu'elle me rappelle que ce qui ne se voit pas compte autant, sinon plus, que ce qui se voit. Que les périodes où on a l'impression de stagner, de ne pas avancer, où rien ne sent bouger dans notre vie, ce ne sont pas des périodes perdues. C'est là qu'on se racine, c'est là qu'on construit en profondeur. Et quand le moment vient, la croissance peut être très rapide. Alors, si vous traversez en ce moment une de ces périodes où vous avez l'impression de tout donner sans rien voir venir, souvenez-vous du bambou. Vous êtes en train de vous enraciner et ces racines, personne ne peut vous les enlever. On arrive à la fin de cet épisode et presque à la fin de cette année. Il me reste un épisode avant la fin d'année. Et j'ai envie de vous laisser avec une invitation. Parce que la résilience, finalement, c'est quelque chose de profondément personnel. Ma définition ne sera jamais exactement la vôtre. Ce qui m'enracine n'est pas forcément ce qui vous enracine. Alors voici ce que je vous propose. Après cet épisode, prenez votre journal votre carnet, votre téléphone ou peu importe, un bout de papier, et écrivez. Écrivez votre propre définition de la résilience, pas celle des livres ou des citations, la vôtre, celle qui vient de votre parcours, de vos blessures, de vos victoires aussi. Demandez-vous, qu'est-ce qui m'enracine vraiment ? Quelles sont mes routines-refuges ? Qui sont les personnes qui me ramènent à moi ? Quelle image, quelle métaphore m'inspire quand j'ai besoin de me rappeler qui je suis ? Et si vous avez envie de partager, je serai là pour vous lire. Envoyez-moi vos définitions en message, en story, en commentaire. J'aimerais vraiment savoir ce que la résilience signifie pour vous. Parce qu'on est dans ces derniers jours de décembre, il y a quelque chose de symbolique à clore. Une année en prenant le temps de reconnaître tout ce qu'on a traversé, les tempêtes qu'on a affrontées, la souplesse qu'on a développée, les racines qu'on a fait grandir. Si vous êtes encore là, vous êtes arrivé jusqu'ici et ça en soi c'est déjà une forme de résilience. Alors, soyez fiers de vous, soyez doux avec vous-même et rappelez-vous, vous n'avez pas besoin d'être dur, vous avez juste besoin d'être souple et enraciné. Merci de m'avoir écouté aujourd'hui, merci de partager ce moment avec moi. Je vous souhaite une très très belle fin d'année, remplie de douceur et d'introspection. On se retrouve mardi prochain pour un nouvel épisode de Talk with Elina. D'ici là, prenez soin de vos racines, prenez soin de vous et à très vite.