- Speaker #0
Mais donc on a fait Kokyo et on a toujours refait le mouvement. Dans toutes les techniques qu'il a montrées, on l'a calé.
- Speaker #1
Bonjour tout le monde et bienvenue dans Tatami Talk, le podcast de l'Union Belge d'Aïkido. Aujourd'hui, nous vous emmenons au centre sportif Mounier, à Bruxelles. Pourquoi ? Parce que les premiers 2 et 3 mai derniers, la Fédération y a organisé un stage où... Des pratiquants, en tout cas venus de tous les horizons et aussi de toutes les nationalités, se sont rassemblés pour cet événement exceptionnel autour de maître Yoshinobu Irie, enseignant et 7e dan, Shian, au niveau du Ombudojo de Tokyo. Donc pour vous raconter un peu cet événement marquant, parce qu'effectivement pour la Fédération ça a été quelque chose d'assez important, on n'avait plus organisé de stage de cette ampleur en tout cas depuis un certain temps maintenant, et donc nous avons un peu croisé les perspectives. Comment ? Eh bien, on a pu prendre des infos près de Christophe, près de Mathéo, qui nous livreront le ressenti de pratiquant, donc au cœur vraiment de l'action, lors de cette période de stage. Et puis, nous passerons aussi en coulisses avec François, qui est secrétaire général de la Fédération et qui a eu la chance, l'honneur, de partager le quotidien de Maître Hérié, pas à pas, au jour le jour. Donc voilà, c'est un peu le menu de cette session de Tatami Talk. Et donc, c'est tout de suite, vendredi 1er mai, fin d'après-midi au centre sportif Mounier, ça grouille d'activités sur place. C'est le moment où le projet de stage se matérialise enfin, les bénévoles s'activent pour installer les lignes de tatamis, organiser la réunion, les tables d'accueil et caler les derniers détails. À ce moment-là, dans le dojo, il faut bien reconnaître qu'une certaine inquiétude est palpable parmi les organisateurs. On se demande si les pratiquants seront au rendez-vous ou pas. Les clubs vont-ils se mobiliser ? Et un petit peu partout, on se rassure comme on peut. Le doute s'est dissipé dès les premières arrivées. Un, deux, puis trois participants. Les discussions dans des langues étrangères. Marlène, qui est bénévole à l'accueil, multiplie les explications pour orienter les visiteurs. Les sacs de sport, quant à eux, s'alignent dans un espace désigné. Le tatami commence à se draper de blanc. Les discussions entre amis se mêlent aux échauffements individuels. L'ambiance est lancée. Maître Hyrie fait son entrée un petit peu. peu plus tard, accompagné de François, le maître est souriant. L'ambiance, elle, elle change. Le silence s'installe, concentré, respectueux, les pratiquants sont alignés, le premier cours est lancé. Le samedi matin, la dynamique s'accélère encore, le bouche à oreille a fonctionné, les visages sont plus nombreux et parmi tous ces visages, une magnifique surprise, une délégation de nos amis luxembourgeois. Ils sont venus... en bus pour une expédition russelloise, le sensei de l'école est bien décidé à lier l'étude de l'aïkido à la découverte de la région après le cours. A nouveau, Maître Rieff fait son entrée, le cours est lancé. Enjoy ! Sur le tapis, la pédagogie de Yoshinobu Irie Shian se déploie. Malgré la barrière de la langue et un dojo surchauffé, le maître veille à se faire comprendre de chacun. Il n'hésite pas à donner de sa personne. saisissant le bras des pratiquants, servant lui-même de hooker pour faire ressentir la justesse et la subtilité d'une extension ou d'un déplacement. C'est un enseignement d'une grande clarté technique qu'il apporte. Et tout ça est porté par une... profonde simplicité humaine. Cette simplicité, on a d'ailleurs pu la remarquer au matin, alors qu'un enfant était en train de faire son noeud de ceinture, il s'est agenouillé devant cet enfant pour l'aider à faire lui-même le noeud de ceinture. C'était une image qui a été bien immortalisée en photo. Si cette journée du samedi a été intense et a marqué tous les participants, elle a également été marquée par un moment officiel fort, la venue d'un ministre de l'ambassade du Japon en Belgique, une présence institutionnelle prestigieuse inscrit dans le cadre du 160e anniversaire des relations diplomatiques et amicales entre nos deux pays. L'événement dépasse alors le strict cadre du sport pour devenir un véritable pont culturel entre les deux nations. Et puis, une visibilité extérieure renforcée de surcroît par la venue des caméras de BX1, qui procèdent à une interview de plusieurs personnes présentes. La chaîne de télévision bruxelloise est donc venue parfaitement capter l'esprit de notre discipline. En soirée, le traditionnel repas de gala a permis de prolonger un peu l'expérience. Au-delà des discours protocolaires, ce moment a surtout servi à resserrer les liens, unir les fédérations, faire dialoguer les enseignants et plus simplement permettre aux pratiquants d'échanger un sourire autour de la table. C'est peut-être là que réside d'ailleurs le véritable cœur de l'Aïkidu, créer de l'espace pour la rencontre et aussi l'imprévu. Dimanche matin, le dernier cours s'est achevé dans la même intensité et la même fraîcheur d'esprit malgré des corps relativement fatigués. Pour ma part, ayant vécu ce stage à la fois sur le tatami comme pratiquant et en coulisses comme bénévole à la communication, je dois dire que l'expérience a été profondément enrichissante. Elle prouve notre capacité collective à faire vivre des grands moments de partage et c'est une vraie réussite. Mais pour aller encore plus loin dans cette immersion, Je vais vous proposer d'écouter le ressenti de ceux qui ont transpiré sur le tatami. Allons sans plus attendre à la rencontre de Christophe et Mathéo. Qu'est-ce qui t'a frappé le plus dans l'enseignement aujourd'hui, dans la pédagogie de Yoshino Buirie ?
- Speaker #2
J'ai beaucoup aimé son explication visuelle. Je ne comprenais pas, j'étais trop loin, mais visuellement, avec ses gestes et tout ça, je pense qu'on comprenait très bien ce qu'il voulait nous expliquer. Et ça, c'était vraiment intéressant. J'ai trouvé que ses explications avec ses gestes et tout ça, c'était super. Et un truc qui m'a étonné, c'est vraiment sa prise sur le showman. Il va prendre en bas du coude. Et voilà, ça, c'est très différent de ce qu'on a au club. Vraiment très différent de ce qu'on voit au club.
- Speaker #1
Pour toi, c'était important de venir ici, malgré le week-end du 1er mai, qui est quand même un week-end férié pour nous.
- Speaker #2
Le plus important pour moi, c'est que vous organisez plein de chouettes trucs. Et oui, c'est un peu aussi pour vous dire merci d'organiser des choses. Voilà, je pense que c'est la seule chose qu'on puisse faire, c'est de venir. Et en plus, c'est super.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu décrirais l'ambiance pendant ce stage ?
- Speaker #2
Très bonne. J'ai travaillé avec plein de gens que je ne connais pas. Il y a des filles, il y a des enfants, il y a des personnes plutôt jeunes, plutôt très âgées. L'ambiance est vraiment sympa, vraiment conviviale alors que je connais ces presque personnes avec qui j'ai travaillé le matin. Donc vraiment chouette.
- Speaker #1
En termes de sensations techniques, on a appris pas mal de trucs. Qu'est-ce que tu vas ramener ou essayer de ramener en tout cas comme conseil ou comme image ? Dans ta pratique de tous les jours par rapport aux enseignements de ce matin ?
- Speaker #2
Alors, deux choses. Il a vraiment une stabilité sur le tatami qui est impressionnante. Ça se voit à 20 mètres. C'est une stabilité terrible, alors qu'il est assez petit. Il n'est pas très costaud, je trouve. Mais il a l'air d'être stable. Je crois que personne ne va pouvoir le bouger du tatami. Et alors, ce qui m'a très impressionné, c'est la vitesse de descente sur Ikkyo. Là, je ne sais pas comment les gens arrivent à tenir. Enfin, les hookés, il les met au sol à une vitesse. En plus, ça n'a pas l'air d'être brusque, mais c'est vraiment... Enfin voilà, si je pouvais faire ça, être stable et un Ikkyo aussi efficace qu'à l'air fluide, mais à une vitesse, moi, ça m'a impressionné.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a frappé le plus dans la pédagogie de Yoshino Buirie aujourd'hui ?
- Speaker #3
Dans la pédagogie d'Irie Sensei, ce que j'ai beaucoup aimé, c'est sa posture. Il est toujours très droit, très axé sur le centre. C'est quelque chose où il insistait beaucoup. Il aime bien aussi passer beaucoup chez les pratiquants pour leur montrer. Je trouve que c'est quelque chose qui est quand même très intéressant, de ne pas juste enseigner la technique et de regarder du côté. Donc c'est une deuxième partie de son enseignement que j'ai beaucoup aimé.
- Speaker #1
Pourquoi c'était indispensable pour toi d'être ici pendant tes vacances ? C'est le week-end du 1er mai, il fait beau. Pourquoi c'était important d'être là ?
- Speaker #3
Pour moi c'est important d'être là parce que tout d'abord, quand on annonce un grand nom comme Irie Sensei, c'est toujours très intéressant de venir voir. C'est un prof avec lequel on n'a pas spécialement l'habitude de travailler. Moi personnellement, en tout cas, je n'ai pas l'habitude de travailler. Donc ça permet de venir voir autre chose. de voir une autre manière d'amener le travail, de voir une autre pratique. Et ça enrichit ma pratique personnelle également à ce niveau-là. J'ai ma pratique qui est enseignée par mon prof, mais je vais aller voir aussi d'autres profs, donc ici Irie-sensei, qui vont amener d'autres petits détails, d'autres sensibilités, d'autres manières d'amener des techniques qui vont peut-être plus me parler ou moins me parler justement, donc je pourrais adapter un peu ma pratique avec les éléments que j'aurais reçus de ce prof-là.
- Speaker #1
Comment tu décrirais l'énergie et l'ambiance aujourd'hui à l'intérieur du dojo ?
- Speaker #3
Déjà, il fait très chaud. Donc, c'est un premier élément important. Mais sinon, oui, beaucoup d'énergie. Tout le monde est très motivé. Tout le monde travaille avec tout le monde. Donc, tout le monde essaye d'aller vers les autres aussi. On ne reste pas tous dans le coin. Et franchement, c'est une très chaude énergie qui est là sur le tatami.
- Speaker #1
Par rapport à la sensation ? technique de ce qu'on a pu voir à l'intérieur. Qu'est-ce que toi tu vas ramener en tout cas dans ton dojo, dans ta pratique quotidienne, même si on ne l'a pas beaucoup vu encore, mais ça m'intéresserait d'avoir tes orientations là-dessus.
- Speaker #3
Mais du coup, c'est un peu ce que j'ai dit tout à l'heure aussi, c'est très axé sur le centre, sur bien rester droit, jamais amener son centre trop en avant, trop à gauche, trop à droite, être précis.
- Speaker #1
Si l'énergie est si fluide sur le tatami, c'est aussi parce que dans l'ombre, la logistique est calée au millimètre. pour offrir aux Ausha un séjour serein et sans accroc. Pour comprendre comment on accompagne un tel expert au quotidien et ce qu'il se passe lorsque nos regards sont moins nombreux, passons à notre troisième intervenant. Nous rejoignons François, le guide attitré du maître durant cette parenthèse belge. Accueillir un expert de l'Aikikai de Tokyo pour une fédération, c'est un immense honneur. Mais c'est aussi un défi logistique hors normes. Bien avant les premiers qui aillent, au centre Mounier, il faut orchestrer les contacts formels avec le Japon, sécuriser les vols, planifier l'hébergement, anticiper les besoins notamment de traduction et organiser les moindres transferts. Voyager seul en Europe pour un maître japonais, ce n'est pas toujours aisé. Et pour que l'enseignement sur le tatami soit optimal, l'invité doit pouvoir se reposer sur une personne de confiance, un véritable relais de l'ombre qui sera là pour l'appuyer dans ses démarches. Pour ce stage exceptionnel, c'est François Biquet. le secrétaire général de notre fédération qui a pris en charge cette responsabilité. J'ai pu lui voler quelques minutes de son temps un dimanche matin pour recueillir son expérience unique au plus près de Maître Herrier. Nous l'avons joint par WhatsApp et malgré les quelques petits aléas réseau inhérents à l'exercice, François nous raconte son rôle dès l'arrivée à l'aéroport de Bruxelles. Bonjour François, un grand merci de prendre un peu de temps pour être sur Tatami Talk ce matin. Voilà, on est dimanche. Merci, on est dimanche. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots et nous expliquer à quel point ton rôle a été précis et important auprès de Yoshinobu Irie-Shihan lorsqu'il est venu début mai en Belgique ?
- Speaker #4
Moi, je m'appelle François, je suis le secrétaire général de la Fédération. Je pratique l'aïkido depuis 32 ans et j'ai eu le plaisir, l'honneur et le privilège d'accueillir... Il y a une jeune fille qui vient de l'aéroport à Bruxelles le jeudi soir avant son stage. Et je l'ai accompagnée tout au long du week-end jusqu'au moment où je l'ai redéposée à l'aéroport le lundi après-midi. C'est vraiment une expérience très enrichissante.
- Speaker #1
Enrichissante à quel point en fait ?
- Speaker #4
Enrichissante pour moi personnellement. Je rencontre parfois des différences culturelles, des différences... En matière de comportement, en matière d'attente. Et c'est quelqu'un qui est vraiment très accessible, très ouvert, très à l'écoute aussi. Aussi, un souhait de me mettre à l'aise. Et vraiment, on a eu un très, très bon contact, je trouve. C'était vraiment très agréable comme week-end. En dehors de la pratique en tant que telle.
- Speaker #1
Votre première rencontre, elle s'est passée comment finalement ? à cet aéroport de Bruxelles ?
- Speaker #4
Je l'attendais dans le hall des arrivées avec Serge, notre président, et Jean-Paul, le secrétaire adjoint. On l'attendait tous les trois, on a fait un petit comité d'accueil. Et puis on attendait, on suivait le tableau de livraison des bagages pour voir quand ces valises étaient disponibles et en se disant, maintenant que les bagages sont arrivés de son vol, il doit arriver d'un instant à l'autre. On l'attendait impatiemment. Quand on l'a vu arriver, on l'a salué. On s'est empressé de prendre sa valise, de le mettre à l'aise, de lui souhaiter la bienvenue en Belgique, pour lui offrir un petit cadeau d'accueil.
- Speaker #1
Et donc ici, tu parles de la Belgique. Est-ce qu'il s'est rapidement adapté à notre accueil à la Belge ?
- Speaker #4
Oui, tout à fait. On a même plaisanté à table, au restaurant. Pas ce soir-là, mais le vendredi, on plaisantait. Parce que, par exemple, au Japon, on ne se sert pas à boire soi-même. On sève les autres, on veille à ce que les autres aient tout ce qu'il leur faut, mais on ne se sève pas. En Belgique, on sève les autres aussi, mais on se sève aussi soi-même quand on a soif, et que si on verre la vide, on prend la bouteille, on se sève, et puis c'est tout. Et donc, on rigolait parce qu'à un moment, je me dis que son verre était vide, je prends la main vers la bouteille, il était plus vite que moi, il a repris la bouteille, il a dit « Ah, Belgian way » . Et hop, il s'est adapté à la manière belge de faire.
- Speaker #1
Est-ce qu'il a apprécié son séjour en territoire belge ?
- Speaker #4
Il avait l'air en tout cas. Il avait l'air d'apprécier, de passer de très bons moments. Le lundi, on n'était plus que tous les deux puisque le stage s'est terminé le dimanche en début d'après-midi. Et donc je l'ai accompagné la fin de la journée. Le lundi matin, on a allé se promener dans le centre de Bruxelles à pied.
- Speaker #1
C'est ici que les connexions internet nous ont joué un mauvais tour. Mais l'histoire que François me racontait à ce moment-là était trop belle pour ne pas vous la partager. Lundi matin, loin du protocole de ces visites officielles traditionnelles, Yoshinobu Hirie-Shihan a exprimé un souhait très simple. Il a voulu prendre le métro bruxellois. Pourquoi le métro ? Et bien simplement pour humilaires de la ville, se mêler aux bruxellois et prendre le pouls de notre quotidien belge dans la capitale. Ils ont ainsi marché du côté du Sablon, flâné dans ses quartiers historiques, et découvert Bruxelles comme tout un chacun devrait le faire. Et pour moi, Ce moment en dit long, voir un 7ème Dan, un maître de cette envergure, chercher à comprendre la culture non pas depuis une voiture ou un bus touristique, mais au milieu de la foule, dans la simplicité des transports en commun, cela illustre magnifiquement sa curiosité d'esprit et son immense humilité. Mais voilà que le réseau se stabilise, et laissons François continuer la suite.
- Speaker #4
Oui, je prenais du côté des Sables-Londres, dans ces coins-là, c'était vraiment très bien. On a été manger dans un restaurant bruxellois, un restaurant avec, à mon avis, au moins 100 ou 200 boîtes à biscuits aux armes de la famille royale, avec des photos de la famille royale, etc., qui décorent les murs, qui décorent vraiment très belge, très bruxellois. On a mangé des moules excellentes, il était très content.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu retiens comme anecdote, peut-être par rapport plus à la pratique, dans les échanges que tu as pu avoir avec lui sur un point de vue, sur une technique, sur une philosophie ?
- Speaker #4
On a eu des échanges sur le tatami, pas tant que ça, parce qu'on était quand même au total 180 personnes, 180 et 120 à chaque cours, donc c'est quand même pas mal. Par contre, on a eu des échanges aussi en dehors, notamment le dimanche frit-dix, quand on était au restaurant, on était juste à trois, Jean-Paul, lui et moi. Et on a eu des échanges sur Kokyu, qui était le thème du stage, c'était le fil rouge de ces trois jours de cours. Il a réexpliqué le sens du coquilleau, la manière de bien le faire. On a vraiment rediscuté et approfondi ce point encore en petit comité. C'était vraiment un plaisir d'échanger avec lui à ce sujet.
- Speaker #1
Tu peux nous donner un exemple d'enseignement qu'il a pu te donner comme ça ?
- Speaker #4
Sur la manière de bien placer la main, la manière d'étendre, de travailler avec le bas du bras, de ne pas pivoter trop le poignet, de ne pas donner de force au partenaire. C'est vraiment un travail dans l'extension.
- Speaker #1
C'est quelqu'un qui vit, je pense, l'Aïkido de manière très, très interne et très personnelle. Est-ce que tu as pu percevoir cette dimension de la passion qu'il a vraiment pour développer cet Aïkido ?
- Speaker #4
Très interne, très personnelle, mais également très humble. Quand il voyait les photos, il disait, vous savez, on apprend de nos erreurs. Et là, je vois plein d'erreurs sur mes photos. Là, je ne suis pas bien. Là, il faut que je m'améliore. Il faut que je m'améliore. Et c'est en faisant des erreurs qu'on parvient à s'améliorer, à progresser, à condition évidemment de se rendre compte qu'on fait des erreurs, d'accepter qu'on fasse des erreurs et de vouloir aller de l'avant, d'un jour après l'autre.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que toi tu as compris en plus sur l'essence même de l'aïkido en le côtoyant ?
- Speaker #4
La nécessité d'harmonie, d'attention à l'autre, d'être au bon endroit au bon moment. Vraiment, c'est quelque chose d'important. Et ça, ça se traduit sur le tatami, évidemment, dans la pratique avec un partenaire, mais ça se traduit également en dehors.
- Speaker #1
On sait que c'est une grosse organisation, ce stage. Ça demande quasiment un engagement professionnel, un engagement assez intense de la part de tous les bénévoles. De ton point de vue, en coulisses, qu'est-ce qui a été le plus grand défi à relever pour pouvoir recevoir Maitrier correctement chez nous ?
- Speaker #4
Ça faisait quelques années qu'on avait pu organiser un gros stage international comme ça, qui réunissait plus de 100 personnes sur le tatami. Ça datait encore de la période avant Covid. Ça a été des gros défis également en termes de communication, puisque Maître Livier est quelqu'un qui est un peu moins connu en Belgique. Il n'était plus venu depuis 10 à 15 ans chez nous. C'était la troisième fois qu'il venait en Belgique. Et donc, parvenir à attirer des pratiquants qui étaient intéressés par sa pratique, ça a été aussi un énorme travail.
- Speaker #1
Peut-être une dernière question pour clôturer cette interview. On sait déjà que l'expérience a été positive et que normalement la structure générale de ce stage et ce stage avec Maître Irier va être reproduit l'année prochaine en 2027. Qu'est-ce qui, selon toi, donne envie à Maître Irier de venir retravailler avec nous et nous enseigner ?
- Speaker #4
la volonté de recherche, de travail, l'atmosphère générale. Tout le monde était souriant, tout le monde a passé un excellent moment sur le tatami. Tous les échos que nous avons eus étaient positifs également. Vraiment, cette atmosphère de travail, de recherche, où les gens sont concentrés, mais pratiqués avec le sourire, c'est quelque chose qui, pour un professeur comme ça, est motivant, je pense. Et incite à donner encore et à participer encore plus. Et donc, j'ai un scoop, j'ai le plaisir d'offrir un scoop. qui n'en a peut-être pas un à cette évaluation, peut-être déjà au courant, mais Maître Rivier nous a fait le plaisir d'accepter notre invitation pour l'année prochaine. Il reviendra du 11 au 13 juin 2027. Et nous en réjouissons déjà de l'accueil, évidemment.
- Speaker #1
C'est une excellente nouvelle et donc je ne doute pas un instant que la Fédération va rapidement communiquer dès que les modalités sont convenues. François, je te remercie beaucoup pour cette interview, pour ton engagement, pour ta disponibilité également. Et pour ta disponibilité aussi. pour l'Union belge d'aïkido. Donc voilà, je te souhaite un excellent dimanche et on se croise bientôt sur les tatamis.
- Speaker #4
Merci beaucoup Laurent, excellent dimanche à toi également et à bientôt sur les tatamis.
- Speaker #1
Vous l'avez bien entendu dans les mots de François et c'est donc officiel. Notez déjà la date dans vos agendas. Du 11 au 13 juin 2027, Yoshinobu Iriyashian reviendra normalement en Belgique pour un nouveau stage. Donc évidemment, la fédération communiquera les modalités pratiques dès qu'elles seront certifiées. Mais d'ici là, un immense merci à François pour son témoignage et bravo à l'ensemble des bénévoles, des enseignants, des pratiquants qui ont fait de ce week-end une réussite collective. Quant à nous, on se retrouve... très vite pour un prochain épisode de Tatami Talk. Et d'ici là, bonne pratique à tous et à bientôt sur les tatamis.