- Speaker #0
J'espère que ça te donnera toi aussi le boost qu'il te faut pour tenter le coup, parce que si elles l'ont fait, alors pourquoi pas toi ? Allez, c'est parti, place à mon invité du jour. Aujourd'hui, je reçois Aurélie de MyJoy, la culotte menstruelle 100% détachable. En 2020, le marché de la protection hygiénique ne convenait plus à Aurélie. D'un côté, des protections hygiéniques jetables polluantes, coûteuses et qui mettent la santé en danger, et de l'autre, des protections hygiéniques lavables qui obligent à rester dans l'inconfort et l'humidité toute la journée. Elle souhaitait créer une solution qui rassemble tous les avantages des protections hygiéniques jetables et lavables, mais sans leurs inconvénients. Du coup, chez MyJoy, qu'est-ce que tu peux faire ? Tu peux composer ta culotte menstruelle en fonction de tes besoins, des formes, couleurs, niveaux d'absorption, ainsi que le nombre de fois que tu souhaites te changer dans la journée. Alors Aurélie a été lauréate au prix de l'innovation 92 et MyJoy est vendue en pharmacie. Bonjour et bienvenue Aurélie, je suis contente de te recevoir. aujourd'hui.
- Speaker #1
Salut Leslie.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Bien merci.
- Speaker #0
Alors Aurélie, avant de rentrer dans le vif du sujet, ça serait sympa qu'on en apprenne un peu plus sur toi. Est-ce que tu peux nous donner trois mots pour te décrire ?
- Speaker #1
Voilà, je dirais curieuse, passionnée, bienveillante.
- Speaker #0
Tu as toujours été curieuse depuis l'enfance tu dirais ?
- Speaker #1
Oui, en fait j'adore m'intéresser à pas mal de sujets, même très différents, lire des choses là-dessus, comprendre. J'adore apprendre et du coup, c'est grâce à ma curiosité que j'apprends vraiment régulièrement plein de choses qui me plaisent.
- Speaker #0
Et c'est quoi que t'aimes ? Je sais que forcément, tout ce qui est entrepreneuriat, c'est des choses qui te plaisent. Évidemment, la culotte menstruelle. Mais est-ce qu'il y a d'autres choses qui font qu'Aurélie est Aurélie aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, en fait, j'adore apprendre des choses sur la santé, la maternité, sur l'immobilier, l'entrepreneuriat. Ce sont des sujets que j'adore.
- Speaker #0
Ok. Je sais que tu viens d'une famille d'entrepreneurs quand même, donc est-ce que ce sont des valeurs qui t'ont toujours drivé toi ou alors tu t'étais destinée à une carrière plutôt métro, boulot, dodo à la base ?
- Speaker #1
Je ne me suis jamais posé la question, mais il s'avère que moi j'ai fait un BTS en alternance et du coup je suis rentrée assez vite dans le monde du travail, sachant que déjà en parallèle de mes études, j'ai fait les marchés, mes parents ont un resto, je travaille au resto. Et quand je suis rentrée dans le monde du travail, je me suis rapidement rendue compte. Que j'avais quand même une certaine capacité à travailler, à vraiment tout donner et à me comporter vraiment comme quelqu'un de responsable alors que je ne l'étais pas. Et c'est en échangeant justement avec ma boss de l'époque qu'on se rendait quand même compte que j'avais déjà vraiment une ambition de bien faire et de donner en fait beaucoup à mon entreprise.
- Speaker #0
C'est dans le cadre du coup de l'alternance, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. Dans laquelle je suis restée après 12 ans. C'est pour ça que ça a marqué. Et c'est le seul boulot que j'ai eu avant de me lancer.
- Speaker #0
Trop cool ! Ah oui, ça c'est rare. Parce que généralement, c'est vrai que les personnes, soit elles veulent partir, ou alors ça s'est mal passé, ou alors il n'y a pas de place pour embaucher et tout. Donc là, tu as vraiment trouvé ta place tout de suite. Et qu'est-ce que tu as appris pendant cette alternance-là et puis après en 12 ans dans le même poste ?
- Speaker #1
Je bossais dans la robe de mariée. Donc j'ai commencé, j'étais vendeuse en alternance. Ce qui était assez drôle, c'est que tout de suite, je voulais vraiment bien m'accaparer des sujets, même si je ne les connaissais pas. Donc, j'ai des anecdotes très drôles à ce sujet.
- Speaker #0
Raconte-nous en une, moi je veux.
- Speaker #1
Par exemple, tu vois, tu as des clientes qui connaissent les tissus, qui viennent se marier avec leur maman. Tu es dans un quartier, en tout cas, assez religieux, etc. Donc, ça se passait comme ça. Et notamment, elles te demandent, quelle est la matière de cette robe ? pouvoir l'essayer. Et moi, je dis toujours c'est de la soie. D'accord, c'est de la soie. Plus tard, il s'avère qu'en fait, c'était du taffeta, du satin ou rien à voir. Mais j'étais déjà vraiment... Il fallait que je maîtrise le sujet et même quand je ne le maîtrisais pas complètement. Et ça, c'est intéressant parce que on en parle souvent aujourd'hui de dire il faut se lancer même si on n'est pas prêt. Moi, je n'étais pas prête et je m'étais déjà lancée dans l'arène de la vente en ayant très peu de connaissances. Et puis finalement, c'est en faisant Pas mal de rendez-vous que rapidement j'ai compris.
- Speaker #0
Oui, et puis ça demande aussi une certaine confiance en soi, c'est-à-dire que tu ne voulais pas perdre la face aussi, donc il fallait quand même que tu aies confiance en toi pour réussir à assumer de dire que c'était de la soie, alors que pas forcément.
- Speaker #1
Oui, c'était assez... Je pense que je n'avais pas... Vraiment confiance en moi, je pense qu'on se déifie d'avoir confiance en soi, mais effectivement, c'était plus de l'audace. Et comme je bossais déjà depuis assez jeune dans le restaurant, c'est un peu pareil. Quand un client te demande un conseil sur du vin, soit tu dis que tu ne sais pas, soit tu fais semblant et ça passe.
- Speaker #0
Et ça passe toujours. C'est l'audace. Donc, on peut dire que tu es audacieuse aussi, Olé. C'est clair. Et donc, du coup, pendant ces 12 ans-là, tu ne t'es pas ennuyée, tu t'es pas dit ah bah je vais faire Peut-être qu'il faudrait que je teste autre chose. Non ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
En fait, il faut savoir que du coup, j'ai eu ton alternance deux ans, qu'à l'issue de cette alternance, du coup, ma boss de l'époque me dit « Bah voilà, soit tu fais ta licence, soit tu viens. Dans tous les cas, je te suis. » Et j'aimais tellement bosser que j'ai du coup arrêté. Bon, à refaire, je pense que j'aurais dû continuer parce que finalement, ça marchait très bien, mais bon. Du coup, je suis rentrée rapidement en CDI et puis rapidement, on a ouvert une seconde boutique. Et donc, je suis passée responsable de la boutique. Donc en fait, je ne me suis pas ennuyée parce que mon rôle a évolué de manière assez régulière tout au long de ces années. Et puis, j'avais une équipe de deux filles avec qui je m'entendais super bien et on avait une super ambiance. Et puis, on vend des robes de mariée, quoi. Donc, c'est quand même hyper joyeux. Donc voilà, les années sont passées super vite et c'est vrai que je ne me suis jamais posé la question est-ce que je m'en vais, est-ce que je change ? Non, j'étais hyper bien.
- Speaker #0
Et puis en étant aussi, j'imagine, dans une moyenne ou petite structure, ça aide aussi et tu comprends, en fait, tu es sur plusieurs sujets, en fait, tu n'es pas que en vente, j'imagine, tu fais tellement de choses.
- Speaker #1
En fait, ça t'écoute aussi de toute façon. Donc moi, j'étais directrice de boutique. J'avais la partie atelier, la partie vente, j'avais les commandes, j'avais les clientes, j'avais la gestion des stocks, les nouvelles collections. C'est vrai que c'est une TPE à l'époque où tu t'éclates parce que tu as beaucoup de rôle en fait. Et tu es assez valorisé dans ce genre d'entreprise parce que tu as une proximité directe avec ton boss. tu vois je déjeunais avec elle donc ouais c'était non c'est cool,
- Speaker #0
ça me fait rire parce que le podcast d'avant c'est Maison Roulat la marque de Lina et c'est aussi une maison de robe de mariée française-libanaise, je sais pas si tu connais donc ça m'a fait sourire c'est un joli clin d'oeil mais du coup je suis en train de me dire que quelque part t'as été plongée dans le monde de l'entrepreneuriat parce que La femme qui était donc ta boss, c'était aussi sa boîte et puis vous étiez donc très proche. Donc quelque part, tu faisais tes armes, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Tu touches un point qui est très vrai, c'est que du coup, elle avait juste une dizaine d'années de plus que moi. Elle avait une vie de famille, elle avait du coup deux business. Et c'est une femme que j'admirais, que j'admire toujours et que j'adore, qui m'a... beaucoup, beaucoup soutenue dans les moments difficiles, que moi-même, j'ai essayé de soutenir dans ces moments à elle, parce que 12 ans passés avec quelqu'un, à se voir quand même, 6 jours sur 7, parce que pendant un moment, tu ne travailles pas, tu es présente s'il y a besoin, etc. Donc, oui, tu as raison. En fait, je pense que c'est elle qui m'a beaucoup, beaucoup servi de modèle. Moi, j'avais le rôle modèle de mon père avec son business, mais c'était quand même, voilà, c'est différent. Elle, je pouvais vraiment me voir en elle. Elle m'a beaucoup inspirée. Et encore aujourd'hui, j'espère faire des projets avec elle.
- Speaker #0
Oui, qui sait ? Mais du coup, toutes les bonnes choses ont une fin. Il y a un moment où il a fallu partir. Et alors, comment ça s'est passé et pourquoi ?
- Speaker #1
Un peu particulier. En fait, durant ces 12 années, j'ai eu un premier bébé avec un accouchement terrible. où elle m'a soutenue et moi-même je suis revenue travailler très vite parce que je ne voulais pas la quitter je voulais être à ses côtés pour continuer à bosser ensemble elle avait aussi besoin que je revienne à mon poste et moi j'avais besoin de revenir mais malgré tout ça a été difficile et quand j'avais des moments de down elle m'a beaucoup soutenue et il s'avère que j'ai eu une période 3 ans après Merci. Quand j'ai voulu avoir un deuxième qui a été extrêmement compliqué parce que mon corps s'est rappelé de tout. D'accord. Voilà, pour mon premier, j'ai dû réapprendre à parler, à marcher, à manger. Voilà, donc très difficile. Très difficile, d'accord. Et donc, quand j'ai voulu avoir ce deuxième trois ans après, mon corps m'a rappelé qu'en fait, j'étais juste terrorisée et que ce serait impossible. Elle m'a de nouveau beaucoup soutenue. Et quand j'ai eu... Finalement, au bout d'un an, j'arrivais pas à avoir mon deuxième. Psychologiquement, c'était aussi un peu dur. Je commençais à me poser plein de questions. Et donc, voilà, c'est à ce moment-là que j'ai décidé de partir. Et elle l'a compris.
- Speaker #0
Tout de suite. Oui, oui. D'accord. Donc, c'était vraiment aussi un choix plus vraiment personnel pour toi, pour aller mieux. Donc, voilà, il fallait que tu aies de l'espace mental. Donc, il ne fallait plus que tu travailles.
- Speaker #1
D'un point de vue professionnel, il y avait un plafond de verre de toute façon. À un moment donné, il y a un plafond de verre. Tu ne peux pas demander des mille et des cents. On reste sur une TPE, même si ça marchait très bien. Elle n'avait pas besoin de moi à son bord spécialement. C'est des boîtes qui roulaient. Effectivement, il y a eu ce côté-là. Et puis de l'autre côté, personnellement, j'étais tellement chamboulée. Ça devenait vraiment dur. J'avais moins le goût. à mon quotidien, bizarrement. Et donc voilà, il fallait tourner une page, mais il fallait le faire bien. Et je pense que c'est ce qu'on a fait.
- Speaker #0
D'accord, super. Et donc là, on est à quelle période à peu près quand tu décides de quitter la boîte ?
- Speaker #1
Là, du coup, on est en 2019. Je quitte la boîte, je me lance dans l'immobilier. Je passe directrice d'une boutique, enfin d'une agence, alors que j'y connais rien. Je repars vraiment de zéro, mais avec un poste qui est déjà à responsabilité.
- Speaker #0
Alors comment t'as fait pour te faufiler dans l'espace ?
- Speaker #1
Alors difficile, mais en réalité j'ai profité de cette année-là pour avoir un rythme différent. Quand tu travailles dans des boutiques, t'as des horaires fixes. Moi je rentrais jamais avant 20h30 chez moi, je travaillais tous les samedis pendant 12 ans. C'est un peu différent, j'ai jamais fait une sortie d'école, j'avais jamais fait tout ça. Donc là j'en profite pour avoir un rythme différent, honnêtement, tout près de chez moi. Et puis ça me permet de redescendre un peu, de me détendre, de faire le vide, un peu d'espace, tout en continuant à travailler, à faire du business, mais en étant sur un autre rythme.
- Speaker #0
Un peu plus en paix aussi peut-être.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
D'accord. Et là, comment ça se passe avec les équipes, ce nouveau challenge, comment tu le prends ?
- Speaker #1
Ce n'est pas évident parce que je ne suis pas légitime. Les personnes que je dois manager sont beaucoup plus âgées que moi. En fait, je sens que ça va être long. Ça va être long et moi-même, en fait, j'ai besoin de maîtriser, j'ai besoin de me sentir à ma place et je ne me le sentais pas à ma place. Et pourtant, je gagnais déjà bien ma vie, ce que c'était dans la négo. Et puis finalement, au bout de un an, je décide d'arrêter malgré tout. Parce que je sens que ce n'est pas honnête de continuer. Il manquait une étape pour arriver à ce niveau-là.
- Speaker #0
D'accord. Et alors, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu arrêtes avec un plan derrière ou vraiment tu t'arrêtes et puis on verra ?
- Speaker #1
Oui, aucun plan. Je pose ma dème comme la première fois. Et ça aussi, c'est intéressant ce côté. d'assumer son départ. Donc je pose ma démission et deux mois après, même pas un mois et demi après, je crois que je tombe enceinte du coup du deuxième.
- Speaker #0
Oh, que tu attendais tant ! Que tu attendais tant ! C'est une bonne nouvelle ! Et là du coup, je vois, j'imagine énormément de joie et énormément de paix aussi. Je ne sais pas si tu veux en parler, mais c'est vrai que pendant tout ce temps que tu travailles, toi dans ta tête, mentalement, tu penses à être maman pour la deuxième fois en fait.
- Speaker #1
Ouais, je veux ce deuxième et même Je vois carrément des professeurs pour faire des fives, tout ça, parce qu'on me dit que j'ai sûrement une stérilité, mais secondaire. Et en fait, il s'avère que le jour du premier rendez-vous, j'étais déjà enceinte, mais je ne le savais pas.
- Speaker #0
Comme quoi, parfois, le corps...
- Speaker #1
Quand tu lâches et que tu dis, OK, je vais me faire aider, j'arrête, ce n'est pas grave. En fait, on a la chance aujourd'hui de pouvoir se faire aider. J'ai lâché, j'ai pris ce rendez-vous un mois après, et en fait, j'étais déjà enceinte.
- Speaker #0
Tout était bon. Et là, tu rentres dans une nouvelle phase de ta vie. Comment tu te sens ? Qu'est-ce que tu veux faire ? J'imagine que tu es plutôt en mode peut-être profité, peut-être pas travaillé. Je ne sais pas comment tu vois les choses.
- Speaker #1
Écoute, j'apprends que je tombe enceinte le jour de Noël. Chez mes grands-parents, j'avais un doute. Donc, je fais un test le soir de Noël, le 24 au soir, après le dîner, à minuit et tout. Et je sors des chiottes et en fait, waouh ! Et trois jours après, j'ai ma boss de la robe de mariée qui m'appelle et qui me dit « Aurélie, je vais me faire opérer du dos. J'ai six mois minimum. Est-ce que tu peux revenir ? » Et là, je lui dis « Évidemment que je reviens. »
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Alors pardon, c'était avant que j'apprenne que je suis enceinte. Je remets dans le contexte. Elle m'appelle, elle me propose. Une semaine après, à Noël, j'apprends que je suis enceinte. Trois jours après, je l'appelle et je lui dis ok. Par contre, le plan, il change un peu parce que je suis enceinte.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Pardon, j'avais accepté avant.
- Speaker #0
Ok, ok.
- Speaker #1
Et elle me dit, si c'est pour toi, c'est bon. Pour moi, c'est bon. On fait un CDD jusqu'à ton accouchement. Voilà.
- Speaker #0
Parfait. Parfait.
- Speaker #1
Et donc, je repars.
- Speaker #0
Et donc, tu repars. Mais alors, comment c'est de revenir après un an, un an et demi, dans une boîte que tu as quand même... certes connue depuis 12 ans, mais peut-être que des têtes ont changé, peut-être que c'est un peu différent, peut-être que, je ne sais pas si tu arrives au même poste encore, ou alors est-ce que tu redescends, ou comment ça se passe ?
- Speaker #1
Du coup, quand j'ai quitté la boutique, moi j'étais dans la seconde boutique, qu'on avait lancée ensemble, que j'avais tout de suite managée, et tout ça, pendant 10 ans. Donc j'ai fait 2 ans dans la première, 10 ans dans la seconde. Et quand je reviens, je reviens dans la... première. Parce que la première, c'est vraiment, c'est un peu la tour de contrôle. C'est le poste de ma boss. Donc, je reprends à son poste. Donc, du coup, il n'y a pas tant ce truc un peu bizarre parce que, de toute façon, je reviens à un autre poste. Le poste de mes débuts, enfin, la boutique de mes débuts, plutôt. Non, mais ça se passe bien. Et puis, je n'ai plus le même âge. C'est mon deuxième. Je connais mes capacités. Je sais que moi, je peux bosser jusqu'au bout. S'il n'y a pas quelque chose de particulier, je bosserai jusqu'au bout.
- Speaker #0
Quand tu dis jusqu'au bout, c'est au bout de la grossesse.
- Speaker #1
Oui, exactement. Je prends des rendez-vous, je fais des retouches, je fais tout, comme tout le monde en fait. À la différence près, c'est que sur la fin, je prends beaucoup moins de rendez-vous. Chose que je n'avais pas fait sur la première, mais bon, je n'avais aussi pas le même âge. Et là, je comprends quand même que sur la... En plus, on est en plein été, il y a une canicule. Il fait chaud. Moi, j'ai accouché le fin août et on fermait la boutique fin juillet.
- Speaker #0
donc je sais que j'avais 3 semaines après avant l'accouchement il faisait super chaud j'imagine pas mais bon c'était trop bien ouais t'étais contente c'est cool parce que je crois que c'est important aussi pendant la grossesse d'être dans la joie je crois que bébé il ressent tout donc là c'est cool que tu sois dans une bonne énergie hyper active.
- Speaker #1
Ouais, puis t'as pas le même rythme. C'est ton deuxième, donc t'as ton premier aussi à gérer. Pardon. Ouais, mais c'est ça. Et ce boulot où je rentre pas avant 8h30, donc ouais. C'est pour ça que je crois que mon deuxième, il est aussi speed. C'est que je pense que j'ai eu un rythme un peu dense.
- Speaker #0
Il veut simplement faire comme toi, tu sais.
- Speaker #1
J'ai bercé dans ce rythme, quoi.
- Speaker #0
Trop bien. Et donc, du coup, tu accouches et là, donc, vie Tu quittes à nouveau après. Parce que c'était un CDD, il n'était pas question pour toi de rester encore après.
- Speaker #1
Ce n'était pas encore très... En tout cas, on faisait un CDD par rapport à la société. Tu sais, ce n'est pas évident de gérer des congémates. Donc, on se met d'accord pour ne pas que la société soit pénalisée, entre guillemets. Non,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
On savait que j'étais enceinte, je prends un boulot. C'est logique de se dire... Donc, non, non. Au début, je pensais vraiment que je reprendrais après. et puis finalement j'ai senti que c'était plus ma place, fallait que je passe à autre chose et en fait j'avais juste tous ces bons souvenirs auxquels j'étais attachée c'est pour ça que j'avais accepté finalement de revenir parce que j'avais que du bonheur dans ces boutiques j'étais hyper heureuse Mais profondément, je n'étais plus à ma place et il fallait que je me lance en fait. Comme elle, elle s'était lancée, il fallait que moi aussi je me lance.
- Speaker #0
Il fallait que tu t'accomplisses quand même. On ne peut pas toujours être dans la vision et le rêve de quelqu'un d'autre. Il faut aussi à un moment pouvoir se détacher. Mais alors, quand ça arrive, quand tu sais que c'est le moment quand même ?
- Speaker #1
Du coup, j'accouche et déjà, ça se passe trop bien. C'est quand même un gros sujet pour moi. Je me sens, ok, good. Là, en fait, c'est ça un accouchement. Quand des femmes disent que c'était le plus beau jour de ma vie, j'ai compris ce jour-là ce qu'elles ressentaient. Et en fait, il se passe des semaines un peu compliquées. Je n'arrive pas à dormir. En fait, le moindre sursaut qu'il va faire, je vais paniquer. Sur le premier accouchement, c'est moi qui ai failli mourir. 100 %. Et du coup, comme ce deuxième accouchement, je n'ai pas failli mourir, je me disais que c'était lui en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc j'étais dans un état en fait de stress énorme. Et donc il était pas facile et puis moi j'étais tout le temps un peu sur le kiff, enfin j'étais épuisée quoi.
- Speaker #0
Bien sûr, franchement.
- Speaker #1
Ma fille en plus reprenait l'école dix jours après que j'ai accouché. Le CP, donc je devais être là quoi. Donc il y avait ça aussi. Ton bébé qui dort pas la nuit mais en plus à 7h il faut préparer ta fille pour aller à l'école alors que tu... Il vient de te rendormir à 6h30. Donc ce rythme, il est à son papa évidemment, mais... Moi, je voulais être présente. La nuit, il m'aidait vraiment. Mais comme mon bébé serait toutes les deux heures pendant six mois, tant te dire qu'il faut être deux. Il n'y a pas de sujet. Lui, il bossait, mais moi, de départ, c'était clair que moi aussi, je bossais. Il n'y a pas de sujet. La journée, tu t'occupes de ton bébé, de ton deuxième enfant, de la maison, de la bouffe. Je bosse. Ça, c'était hyper cool. C'est quelques mois après que je me dis que c'est sûr que je reviens Je ne reviendrai pas. J'ai besoin d'être dans le rythme de mon bébé qui est difficile. Mais en même temps, il faut que je travaille parce que j'en ai... J'ai besoin de créer quelque chose. C'est à ce moment-là. Quand mon fils a 6 mois, je me dis OK.
- Speaker #0
Qu'est-ce que je peux faire ?
- Speaker #1
Il faut que je fasse un truc.
- Speaker #0
Comment est-ce que tu en viens au culotte menstruel ? Est-ce que d'abord, tu as testé plusieurs choses avant, avant d'arriver sur ce sujet-là ?
- Speaker #1
Au début, j'ai eu une idée complètement différente. J'en parle évidemment à ma boss, qui était devenue mon amie. On avait pu cette relation de salarié. Les employés et les salariés, ça a changé. Non, non, non. Et elle me dit... Je repense à un autre truc, mais... Je ne vais pas le dire, mais... Et du coup, ouais... Bref.
- Speaker #0
T'es trop mignonne. J'ai moi les pensées qui va sur ton visage.
- Speaker #1
Non, mais parce que c'est une étape énorme de ma vie, en fait, ce qui s'est passé quand mon fils a eu 6 mois, et en même temps, ça n'a pas d'intérêt là d'en parler. Bien sûr. Et donc, du coup, je reviens à quand mon fils a 6 mois, j'ai une idée et je vais Je lui en parle. Elle me dit OK. Et puis finalement, après avoir bossé un mois et demi dessus, elle me dit non mais attends, et ça t'en penses quoi ? Et donc là, elle me parle de la cuillote menstruelle. Elle me dit mais tu ne trouves pas que c'est dégueu ? Je dis bah si, clairement c'est dégueu. Et en fait, on réfléchit. Et moi, je me rappelle à la boutique quand je voulais me changer mais que je ne pouvais pas parce que les toits étaient petites, qu'il fallait que j'enlève mon jean, que je le mette par terre, que ça doit être public. Donc à la sur deux, c'est mouillé. Enfin, tu vois le truc. Et donc, je me remets dans ce contexte d'actu haute menstruelle que j'avais trouvé génial, mais qui avait des limites. Et là, elle me dit, viens, on se pose sur ce sujet. Et donc, c'est comme ça qu'on a l'idée. Et au départ, elle doit le faire avec moi. Et puis finalement, elle me dit qu'avec les deux business qu'elle a, ça va être complexe pour elle. Et donc, je me lance.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
je me lance ok toi comment tu l'as pris c'était pas non non j'aurais voulu le faire avec elle et puis finalement bon voilà puis tu es prêt au moment où tu ne te poses pas de questions en fait moi j'étais préoccupée par l'idée de ok qu'est-ce qu'on peut faire on avait déjà réfléchi ensemble elle avait imaginé des trucs on s'était un peu challengé et j'ai dit ok maintenant je prends une feuille il faut que je dessine il faut qu'on comprenne il faut que je trouve en fait tu vas tout de suite dans l'action bien sûr il faut que je trouve un atelier Merci. Il faut que je mette au point un prototype. Il faut qu'on teste. Déjà, je ne suis pas dans l'idée du business. Je suis dans l'idée de cette solution, est-ce qu'elle peut fonctionner ? Est-ce que ça peut marcher ?
- Speaker #0
Tu utilises déjà les culottes menstruales. C'est quelque chose que toi, tu es utilisatrice et tu avais déjà vu les limites.
- Speaker #1
Oui, parce que... Quand j'ai eu mon deuxième, même ma première, je m'étais... Quand j'ai eu ma première, en 2015, déjà, je n'arrivais plus à mettre de tampon. J'avais un truc. Pour moi, ce n'était plus le chemin. Et les salettes hygiéniques, je trouvais ça très pratique. Mais je savais très bien que la compo n'était pas dingue. Et donc, quand les culottes monstruelles sont arrivées sur le marché, je te dis, je crois que c'était en 2015 qu'elles sont arrivées. J'ai tout de suite...
- Speaker #0
Toi, tu as tout de suite adhéré.
- Speaker #1
Ouais, en tout cas, j'ai tout de suite trouvé que c'était... Le moins pire.
- Speaker #0
Non mais oui, oui. Oui après bon, je sais que certaines ne sont pas encore convaincues, d'autres...
- Speaker #1
C'est pour ça que je te dis le moins pire, parce qu'en fait elles ne sont pas convaincues sûrement pour les bonnes raisons. Tu vois, te dire qu'en fait on te propose une solution que tu gardes toute la journée et que tu ne peux pas changer, enfin en tout cas pas si facilement à part chez toi, et que du coup tu restes dans ton sang toute la journée mais que c'est ok, bah elles ont raison de ne pas être convaincues et de se dire bon bah bizarre quoi. Et moi j'étais comme elle mais... Comme j'avais vraiment ce truc de tampon, je ne peux plus. C'était vraiment même, je crois que... Pour ma santé intime, je ne pouvais plus, parce qu'après, j'ai fait plein de kysthémoragiques, j'ai eu plein de problèmes, en fait, après mon premier accouchement. Je me suis fait opérer trois mois après l'accouchement, enfin, réopérer. J'ai eu trois césariennes. Enfin, tu vois, j'ai vraiment eu un truc au niveau de la santé qui a été complexe. Et tantôt, je ne pouvais plus. Je pense que c'était la raison principale, ouais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc...
- Speaker #0
Et alors, est-ce que la solution du 100%, enfin, l'éclipse, le truc détachable, ça vient tout de suite ou c'est venu après ?
- Speaker #1
Non, tout de suite, c'est évident qu'en fait, il faut qu'on trouve. quelque chose qui réunit tous les avantages du jetable et le vrai avantage du jetable, il n'y en a qu'un, c'est que c'est pratique. C'est que tu mets, tu enlèves, tu mets, tu enlèves facilement. Donc c'était forcément une solution de clips. On avait testé un autre truc, mais non. Donc ça, et tous les avantages du lavable, donc il fallait que ça reste une culotte, une base de culotte qui se lave.
- Speaker #0
Donc là, Ton bébé a 6 mois, et comment tu fais ? Parce que t'as encore ta première à gérer, donc t'as ton bébé, tu travailles le soir, comment tu t'organises pour pouvoir mettre tout ça en place ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai mon bébé en plus qui est super collé, donc en fait je suis en kangourou du matin au soir, mais j'adore, mais n'empêche que, tu vois, ça compte. Le rythme de ma fille, mais elle est à l'école, donc voilà. Et donc en fait je récupère du temps effectivement le soir quand les enfants sont couchés.
- Speaker #0
C'est là que tu mets tout au point.
- Speaker #1
C'est là que je mets tout au point et il va se passer un an entre l'idée et les protos.
- Speaker #0
C'est quand même une aventure exceptionnelle de se dire que cette fois-ci, j'ai quand même mon truc à moi, je suis en train de lancer un truc auquel je crois. Tu te rappelles un petit peu de ces moments-là ?
- Speaker #1
En fait, je crois que je ne suis pas du tout dans l'euphorie de l'entreprenariat que peut-être que j'aurais aujourd'hui si j'ai lancé un nouveau business. tu vois c'est vraiment Mais je n'étais pas du tout là-dedans. J'étais vraiment en me disant, mais en fait, cette solution, elle peut marcher. Et il faut absolument que je la mette au point. En gros, step by step. Je n'avais pas de vision à ce moment-là. J'étais vraiment à ce que ça sorte. Et puis, on a eu plein de problèmes. L'atelier qui nous a plantés. J'ai fait un procès. Ah oui ? Oui.
- Speaker #0
L'atelier ici en France ? En France, oui.
- Speaker #1
En France, en fait. Donc, moi, je suis d'origine portugaise. Dès le départ, je me dis, ok, soit Portugal, soit France, c'est sûr. Je me dis, bah France quand même, tu vois, en plus on sort post-Covid et tout. Je me dis, le Made in France, on est tous un peu en train de se remettre en question là-dessus. Donc j'ai dit, il faut le faire. Je fais plein d'ateliers. Les ateliers ne sont pas du tout prêts parce que mon modèle a besoin de beaucoup de main-d'oeuvre.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Qui me sortent des prix mais abominables. Genre la culotte, j'en rendrais même pas une quoi, tu vois. Non mais... Et donc je trouve cet atelier qui adore l'idée, qui me dit, ok, c'est quoi ton target prix ? Bah vas-y, banco, on y va. Moi, je suis trop contente. Et en fait, il m'a fait galérer neuf mois. Neuf mois sans avoir un produit. C'est rien. Rien. Parfois, il m'appelait. Bon, écoute, j'ai des grosses commandes, j'ai des clients. Donc, je te reprends dans un mois et demi. Tu m'attends. Et jusqu'au jour où il m'appelle, il me dit, en fait, ton modèle, OK. Il m'envoie des protos en plus qu'elle n'est pas du tout. Puis, un dernier proto, pas mal, on va dire. Mais je n'étais pas convaincue. Et puis il me dit, finalement, le prix, c'était plus ce qu'on avait convenu. Ce sera trois fois plus cher parce que tu es quand même hyper exigeante. Tu veux quelque chose de luxe. Le luxe, ça se paye. Et là, je lui dis, mais tu es un malade. Moi, je t'ai payé 50% de la première commande. Tu es en train de me dire que tu changes le prix. Tu ne peux pas, quoi. Et on ne trouve pas d'accord. Ça me pompe une énergie folle. Et en fait, j'avais la chance à ce moment-là, une petite publicité à Willa, un incubateur féminin, et qui tout de suite me met en contact avec une avocate. L'avocate, génial. Et puis je me dis, bon, j'y vais, j'y vais pas, tu vois. Et je tente, ça c'est très féminin, je pense. Je tente quand même la négo à côté, en disant, allez, viens, on se met d'accord.
- Speaker #0
On essaie de trouver un compromis.
- Speaker #1
Tu me rends bourse, on n'en parle plus, tu vois. Tu me rends, je ne sais plus à l'époque, c'était 7000 balles, tu vois. Tu ne me l'es même plus, je crois.
- Speaker #0
Même quand même, c'est une somme.
- Speaker #1
Ah non mais justement c'était énorme quoi. Et je lui dis tu me les rends, on n'en parle plus. Il me dit non non vas-y fais-moi des propositions, je verrai. Et en fait t'as ce truc de pas vouloir aller au front tu vois. De se dire non on va trouver une solution à la mienne. Pourquoi aller si loin tu vois, pour si peu entre guillemets tu vois. Ça me semblait tellement une évidence qu'il avait tort. Non mais tu vois j'avais aucun doute. Le mec puis il me dit de toute façon moi j'ai des gros avocats, je passe pour Louis Vuitton. J'étais là, ok, en fait, il y a un vrai enjeu là. Moi là, je dis, en fait, il me prend pour une... Et j'appelle l'avocat, je lui dis, bon, elle me dit, alors, ils ont fait quoi ? Je sais pas, voilà ma dernière conversation avec lui. Elle m'a dit, allez, go, c'est bon, quoi, on y va. Et on gagne.
- Speaker #0
Super, yes. Comme quoi ?
- Speaker #1
Comme quoi, ouais, mais c'était sûr. Honnêtement, j'avais juste peur d'être incomprise, mais dans le fond, je savais que j'avais raison.
- Speaker #0
Et c'est bien que tu aies pensé quand même à être entourée. Donc, du coup, tu avais cet incubateur-là. Tu étais déjà rentrée. Tu avais quand même des contacts. Tu étais quand même accompagnée tout le long de...
- Speaker #1
Six mois.
- Speaker #0
Six mois. Ouais, c'est assez cool. Donc, c'est au moment...
- Speaker #1
C'est trop bien.
- Speaker #0
C'est au début où tu commences. C'est au tout début. Tu te dis, il me faut quand même un entourage.
- Speaker #1
Je n'ai pas de produit. Je n'ai pas de vision. Je suis en train de développer un proto. J'ai une idée. Tu vois ? J'ai une idée. Et donc, c'est le programme Start chez OUENA. Et c'est trop bien parce que tout de suite, tu as un groupe d'entrepreneurs. Je crois que c'est 100% féminin. Ou alors, il faut au moins... co-dirigeante Sam. Et en fait, Tout de suite, tu es dans des groupes. Tu vois plein de business. Chacun donne ses problématiques. Tu as des professionnels aussi qui vont t'aider.
- Speaker #0
Ça t'a permis de ne pas être perdue. Et comme ça, pour cette situation-là, au moins, tout de suite, une solution concrète. Le procès ne dure pas très longtemps, ça va ?
- Speaker #1
Ça reste assez long pour moi. Ça dure 4 mois, je crois. C'est long parce qu'évidemment, il va reculer. Il ne va jamais se présenter. Mais dans le programme Willa, tu vois l'avocate qui s'accompagne, elle te prend moins cher. On était ok que je la payais à l'issue du procès, que si je gagnais, elle aurait 100% de la somme qu'elle prend habituellement et que sinon on resterait sur un budget. Et je me disais, c'est un fil rouge dans ma vie pendant quelques mois, si ça marche, je ne gêne rien. Moi j'avais des frais, je n'ai pas gagné un euro et j'en ai sorti. Mais il m'a 100% remboursé mes dépenses, 100% payé mon avocate. Et donc, je faisais vraiment ça, juste par principe, en fait, de dire, ben non, c'est pas parce que je viens de débarquer que tu vas me patrouiller dans la farine. Ouais,
- Speaker #0
ouais, super. Super. Donc, l'aventure MyJoy démarre avec un peu un petit... Un petit malheur, mais qui est pour le bon, du coup. Et le nom MyJoy, d'où ça vient aussi ?
- Speaker #1
L'idée, c'est de dire qu'en fait, je veux vraiment... Moi, la mission de MyJoy, c'est d'accompagner les femmes à rester libres en toutes circonstances. Parce que je trouve qu'on en perd vachement de sa liberté quand on a ces problématiques-là. On se retrouve dans les toilettes, sans issue, sans solution pour pouvoir se changer. Finalement, on se dit, c'est comme ça, j'ai pas trop le choix. Non, en fait. Sinon, je dois enlever mon jean, mes collants, les foutre par terre. C'est dégueu, dans les bars, dans les... Et donc en fait, l'idée c'est d'accompagner les femmes à... à rester libres, leur apporter cette joie d'être libres, tu vois. Parce que, en fait, on doit être hyper heureuse aujourd'hui d'avoir autant de liberté en France, tu vois, surtout tout ce qu'on sait. Bien sûr. Donc, en fait, je voudrais vraiment que les femmes retrouvent cette joie d'être libres et aussi cette joie d'avoir leurs règles. Parce que moi, j'ai connu, vu que j'ai attendu mon deuxième pendant deux ans, quand j'avais mes règles, j'avais envie de chialer, tu vois. Et en fait, je voudrais quand même rappeler euh... qu'avoir ces règles, ça reste quand même un signe de bonne santé, un signe, tu vois, c'est que ça fonctionne, c'est que ça peut marcher, tu vois. Et garder cet espoir et cette joie de dire, ok, je suis pas enceinte, j'ai mes règles, ok, mais ça fonctionne. ça va marcher, tu vois le corps est en bonne santé et puis même quand t'as 10 règles, moi j'ai mes règles à 9 ans donc super jeune, je trouve qu'on devrait faire une fête à toutes les filles qu'on leur règle, parce que c'est que ça fonctionne tu vois, c'est que tout va bien et pourtant on est là, t'as tes règles à merde tu vois, la première réaction c'est ah bon, si jeune si, oh là, non, non en fait ok, t'as tes règles, c'est à dire que tout fonctionne bien t'es une femme en devenir je vais t'accompagner, je vais te donner les bons outils, on en parle tu vois
- Speaker #0
super, c'est bien de contrebalancer et d'avoir cette vision là parce que comme tu dis, c'est quelque chose de positif quand on voit ce petit âge rouge on se dit que soit la semaine est gâchée ou alors ça va être quelque part c'est synonyme de douleur aussi pour beaucoup donc du coup c'est une semaine ou parfois 4 jours pour certaines 3 jours en tout cas, une période sombre c'est pas du tout un moment de joie donc c'est une contrainte et là d'appeler ça comme ça c'est hyper positif et puis surtout ça a du sens surtout au niveau de la santé,
- Speaker #1
ça c'est clair parce que ça veut dire que le corps est en très très bonne santé et puis ça permet aussi de couper un peu ces tabous qu'on a au sein des familles au sein des écoles, etc parce que la jeune fille qui a ses règles, si déjà sa mère quand elle apprend qu'elle a ses règles, elle est un peu déçue inquiète et qu'en plus on n'en parle pas et qu'en plus on nous dit que le sang est bleu tu vois, tu te sens mais voilà donc euh Je pense que si on y met un peu de joie, qu'on le célèbre presque à la maison, déjà la petite fille, enfin la jeune fille, pardon, parce que moi j'avais 9 ans, je me trouvais petite quand même, mais la jeune fille, la jeune adolescente, déjà elle va se dire, mais en fait c'est quelque chose de positif, tu vois, les filles, j'ai eu mes règles.
- Speaker #0
Mais donc après le procès quand même, là il te faut un nouvel atelier. Comment tu rebondis de tout ça ?
- Speaker #1
Je repars à mon idée de base de Portugal. En fait, la France, j'ai envie, mais ce n'est pas pour maintenant. Il y a un step. On va passer par le Portugal, où la main-d'œuvre, évidemment, c'est moins cher, tout est un peu moins cher. Mais surtout, je trouve un atelier qui a l'habitude, qui comprend tout de suite, c'est fluide, c'est des femmes. Je leur dis la target, elles me disent OK. J'ai une confiance absolue, assez rapidement en fait. D'accord. Et je me dis go, je vais les voir. On déjeune ensemble, je visite l'atelier. Elles sont réactives, tout est simple en fait. C'est bête, mais tu vois, le premier atelier, le moindre proto envoyé, il te facture 50 balles du PS. Et toi, tu renvoies. En deux secondes, ça t'a coûté trois bras. N'empêche que quand j'y repense... Quand les choses sont si complexes, tu vois, en fait, il ne faut pas ça ou autre chose. Et l'atelier du Portugal, c'était très très fluide. Super. C'est très simple.
- Speaker #0
D'accord. Et puis, il n'y avait pas à recommencer tous les protos aussi.
- Speaker #1
On avait plus à avancer, mais ce n'était pas du tout au point.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et je crois qu'en deux protos max, je me demande si c'était le premier, je ne sais plus, mais c'était plié.
- Speaker #0
Donc, tu avais les petits clips. Il y avait déjà le petit modèle.
- Speaker #1
Couvert, pas au contact direct de la peau, avec une petite épaisseur pour protéger. Une coupe entre le tanga et la culotte, pas trop large, pas trop... Une hauteur pas trop haute, pas trop basse. Un tissu de qualité doux, une élasticité suffisante, mais tu vois, il ne faut pas non plus que ce soit trop élastique, parce qu'il faut que ça tienne bien. Donc non, j'avais un sacré... Un tableau de critères qu'il fallait respecter, c'est vrai.
- Speaker #0
Ok, parce qu'à ce moment-là, ta vision est un peu plus claire pour MyJoy, où tu es toujours un petit peu dans le tâtonnement et dans cette idée de réussir la mission.
- Speaker #1
Pareil, je continue, process en fait, ok, seconde étape, tester. Donc on trouve des femmes, on fait tester, on prend les retours.
- Speaker #0
Donc ta famille, tes copines ? Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et les premiers protos ne sont pas aussi bons que ce qu'on voulait. Un petit peu trop serrés, un petit peu trop hauts, plein de petits détails. Après, quand je fais tester, je suis hyper pointilleuse. Ce n'est pas juste est-ce que ça a absorbé, est-ce que tu es bien ? Non, c'est est-ce que tu trouves que la hauteur pile est bonne derrière ? Et donc on réajuste comme ça, un tout petit peu. on refait une série d'essayages et là c'est bon. Et là tout le monde valide c'est le jour et la nuit parfait go. Du coup je suis déjà dans l'étape d'après une campagne de crowdfunding qui marche très bien c'est un concours, donc le concours de l'innovation du 92 c'est un premier salon en septembre et là la marque est lancée. La marque est lancée en septembre, j'ai une pharmacie qui me contacte tout de suite, premier chiffre d'affaires, premier retour client.
- Speaker #0
Et la pharmacie c'est aussi une grosse étape, ça te permet tout de suite de développer d'une manière aussi, peut-être à laquelle tu n'avais pas pensé.
- Speaker #1
Je n'avais pas pensé, je ne l'avais pas vu comme ça, pour être tout à fait honnête, mais en même temps je comprends rapidement que si la pharmacie veut mon produit, si déjà je réponds à un besoin, c'est que déjà quand même c'est le projet de santé, donc c'est qu'ils y voient une vraie valeur. Et je me dis que c'est aussi un gage de réassurance pour les femmes.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Donc, je me dis, OK, on y va. Et puis, les salons, voilà.
- Speaker #0
Et comment ça se passe, les salons, le fait de voir les gens que tu ne connais pas cette fois-ci, qui ont ton produit entre les mains et qui font leur retour. Je vois que tu as les yeux pétillants.
- Speaker #1
C'est le moment que je préfère. On revient à mon... Boulot du départ, en fait. Vendre des robes de mariée, les accompagner, trouver la robe, rien lâcher, les rendre plus belles les unes que les autres. C'est vraiment la mission que j'ai mes temps. Et bien là, pareil, en fait. Les filles viennent à toi, ou tu vas les chercher, tu leur expliques, on en discute, elles essayent, et puis tu vends. Mais la finalité, elle n'a pas d'impact. Elle est importante pour le business. Mais ce que j'adore, c'est le process, c'est le chemin. C'est ce que vous connaissez les culottes menstruelles et 80% du temps on va te dire oui oui mais j'en mets que la nuit. Pourquoi ? Parce que j'ai peur que ça fuit. Oui je comprends. Est-ce que je peux pas me changer ? Oui je comprends. Et puis le pourcent du temps, c'est... Oui, oui, j'en mets, mais par contre, je mets une serviette hygiénique en plus ou un tampon en plus. Et là, t'as dit, bah oui, donc voilà, il faut que je vous parle de ma vie. Et ça, c'est trop bien.
- Speaker #0
Du coup, tu vois que t'as la solution.
- Speaker #1
Bah oui, je me dis que je suis pas toute seule. Et en fait, quand je leur dis, mais en fait, les filles, c'est normal de trouver ça complètement aberrant. On vous a toujours dit qu'un tampon, ça change toutes les 6 heures, 4 heures avec une serviette, toutes les 6 heures. Grosso modo, tu vois.
- Speaker #0
La moyenne.
- Speaker #1
La moyenne, voilà, en fonction d'eux. À quelle heure on peut te dire qu'une culotte, ça reste 12 heures ? Vous avez raison de trouver ça absurde.
- Speaker #0
Et c'est aussi beaucoup de, comment on peut appeler ça, de personnalisation aussi avec la cliente. J'imagine, chaque cliente est différente. Et du coup, il faut que tu trouves à chaque fois la bonne formule pour ta cliente à chaque fois. C'est un peu challengeant, j'imagine, parfois. Est-ce qu'il y a une fois, c'était vraiment difficile de convaincre quelqu'un ? Ou en général, quand même, les gens sont assez séduits ? par le produit.
- Speaker #1
Alors, honnêtement, je me rappelle, par exemple, j'avais fait la foire de Paris, j'avais été invitée et on avait été nommé Pépite.
- Speaker #0
C'est un gros événement,
- Speaker #1
ça. Oui, c'est un gros événement. Je l'ai fait quatre jours, j'étais rincée. Mais ça a été genre dingue. J'ai fait un chiffre d'affaires, ce que je fais en six mois. Ça a été incroyable. Et en fait, pour répondre à ta question, un jour, j'ai une dame qui vient avec sa fille, mais sa fille est en fauteuil roulant. Et elle m'explique la galère que ça représente pour elle de changer sa fille quand elle a ses règles.
- Speaker #0
Encore une réalité...
- Speaker #1
Ouais, à quelle j'avais pas du tout pensé. Et tu pourrais te dire, bah elle peut enlever la culotte, elle la lève, elle... Ouais mais cette fille elle a des chaussures spéciales. Des grosses chaussures, tu vois. Et... Et donc, en fait, en plus, je me rappelle, c'était une journée où il n'y avait personne. C'était un jeudi, donc la fin de Paris, tu as des jours creux, tu as des jours canons. Et j'ai fait quatre jours et il n'y avait qu'un jour vraiment vide, c'était le jeudi. On était tous déprimés, tous les stands. Et moi, j'ai cette fille. Et là, je lui explique le concept. Et elle me dit, c'est exactement ce qu'il me faut. Elle me dit, c'est quoi votre taille la plus petite ? Je lui dis, bah, 34. Et donc, on regarde comme ça. Et puis, je lui dis à sa fille, est-ce que tu veux essayer ? Est-ce que tu comptes t'aider à essayer, etc. ? Elle me dit oui, on lui met. Effectivement, c'est trop grand. Parce que du coup, elle est halitée, donc elle est très mince. Et je lui dis, je suis désolée, c'est trop grand. Il y a 4 cm de trop. Et la mère me dit, ce n'est pas un problème, je m'en occupe. Et donc, elle me prend un coffret. Et là, je me dis, je me rappelle, parce que j'étais dans le tram en rentrant. Et j'envoie un message à ma sœur et je lui dis... journée pourrie, mais c'était la plus belle journée du salon incroyable, et donc là tu te dis bah ouais on va plus loin en fait on va plus loin, on va aussi pour toutes ces femmes bah même qui ont des césariennes qui ont des interventions chirurgicales à ce niveau là, tu vois il y en a tellement où en fait c'est hyper dur de se baisser, de se plier d'enlever sa culotte, de se remettre et en fait là tu peux rester debout donc en fait ouais on va plus loin j'y avais pas pensé En plus, ça me replonge à mon premier accouchement, tu vois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Où en fait, moi, j'ai été... Enfin, c'était une catastrophe. Donc en fait, c'est ça dont j'aurais eu besoin, en fait.
- Speaker #0
Tu as des nouvelles de cette petite fille ? Je ne sais pas si tu gardes contact avec, après, certaines clientes ou quoi. Non,
- Speaker #1
ça, c'est des trucs qu'après, tu sais que tu apprends et que tu améliores. C'est que sur des points de vente physiques, je n'ai pas pensé à prendre les adresses mail. Donc ça, c'est des choses que tu apprends, malheureusement.
- Speaker #0
Non, non, mais après... Tu ne peux pas gérer tout. D'ailleurs, est-ce que tu as une équipe aujourd'hui Aurélie pour t'aider ?
- Speaker #1
Est-ce que j'ai une équipe en free ? En tout cas, je suis accompagnée en free aujourd'hui. Mais non, pas encore de vraie équipe en CDI embauchée. Mais le freelance, c'est trop bien parce que tu... Moi, j'adore parce que tu travailles avec des gens sur des périodes ponctuelles et en fait, ils donnent tout pour ta boîte quand ils adorent. Et t'es hyper contente de les rémunérer parce que c'est souvent du bon boulot.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que tu peux aussi compter parfois sur ta sœur. J'ai vu qu'elle s'improvisait mannequin de temps en temps. Parce qu'elle a eu des photos.
- Speaker #1
Ah ouais, j'ai ma sœur. Pour les colis, j'ai ma mère. Enfin, tu vois, on s'aide un peu, quoi.
- Speaker #0
Mais bien sûr, c'est évident. Non, mais vraiment, je suis ravie d'entendre toutes ces anecdotes et cette histoire-là. parce que J'imagine que tu avais vraiment envie de créer quelque chose qui fasse sens, qui ait du poids. C'est le mot qui me revient vraiment, juste avoir du sens, une mission dans la chose. Donc c'est vrai que ce n'est pas forcément facile. J'imagine qu'il y a des mois aussi un peu difficiles. Il y a des mois où tu fais beaucoup de ventre, d'autres peut-être moins. Mais au moins, tu sais que tu réponds à un réel besoin. Et ton business, il n'est pas juste là pour être joli.
- Speaker #1
Mais tu as raison. Et aussi le fait de dire que tu commences avec une mission. Au départ, tu es vraiment dans l'action. Et maintenant, je me dis, OK, il faut que je vois plus grand parce que tout le monde te dira, le marché de la culotte menstruale, il est saturé, on n'en peut plus. Sauf que du coup, moi, je te propose la solution presque de demain. Vraiment, c'est complètement différent. Donc, je sais que j'ai une place, mais il va falloir voir un peu plus grand.
- Speaker #0
C'est clair. Je reviens sur ce que tu as dit. C'est vrai que le marché de la culotte menstruale, il a eu, surtout en 2018, je crois qu'il y avait eu un énorme bond. Ça a commencé en 2015, je crois qu'en 2018, puis après avec le Covid, je crois que c'était un peu l'un des business. qui a été lancé le plus facilement. Et donc, il y a eu aussi pas mal de dérives, d'ailleurs. Donc, voilà. Mais faire ta place avec cette particularité du clip sable, c'est incroyable. Mais alors, comment tu vas faire, du coup, pour voir plus grand ?
- Speaker #1
Et en plus, juste pour compléter, c'est qu'en plus, j'ai une vision qui est assez large. C'est-à-dire que pour moi, il ne faut pas faire rentrer les femmes dans des cases. Il ne faut pas être binaire, tu vois. c'est à dire que aujourd'hui moi je suis la première à dire quand tu vas à la piscine mets un tampon tu vois quand tu pars en week-end prenez ça t'es génique tu vois Donc en fait, je trouve qu'il faut avoir aussi ce modèle-là en tant que marque, en disant, faites ce que vous pouvez, ça sera déjà parfait. Si vous arrivez à intégrer des culottes menstruelles à votre quotidien pour avoir moins d'impact, mais aussi pour avoir quelque chose de plus respectueux de votre santé, ça sera déjà très bien. Sans se mettre une pression incroyable. Oui,
- Speaker #0
tu vas te culpabiliser aussi. Non,
- Speaker #1
mais c'est ça. C'est comme quand tu dis que tu manges bio, tu as plus l'air d'aller au McDo, tu as plus l'air de manger une pizza. Enfin, tu vois, tu as plus l'air d'aller au resto parce que les pâtes ne sont pas bio. En fait, non, tu vois. Et donc, ça, ce message-là, je veux absolument le pousser, en fait. Je veux absolument le pousser. Et pour répondre à ta question, voir plus grand, c'est se faire accompagner de quelqu'un qui voit le business plus grand, qui saura m'aider et pousser ce message parce qu'on pourrait dire qu'il est contre-business et... Et en fait, je crois qu'au pas du tout. Je crois qu'au contraire, il est très réaliste. C'est le monde d'aujourd'hui, mais les femmes sont quand même poussées à devoir être un peu excellentes partout. Et ça crée des burn-out, des dérives un peu comme ça. On est toutes passées par là, je pense qu'on passera toutes par là. Donc à nous, tant qu'on peut, essayer de jouer un peu l'équilibre et de se dire, si là, j'ai la flemme, je mettrai ça, je mettrai un tampon, on s'en fout. Si je peux, je ferai une machine. Et en même temps, à tous. toute la semaine, je suis dehors et franchement, je serais mieux avec ma culotte parce que ça serait parfait pour ma santé intime, pour tout ça.
- Speaker #0
Moi, je crois que c'est cette compréhension-là aussi qui permet d'être attachée à la marque. Avoir une marque, c'est plus qu'avoir un bon produit. Ce sont les valeurs, parfois aussi qui se cachent derrière la marque et le fait d'avoir ce message de compréhension, moi, je crois que ça l'attache encore plus. Ça fait vraiment un... Une authenticité, on comprend que tu es sur le terrain. Est-ce que tu pensais à trouver peut-être un associé ou une associée ou juste peut-être mieux t'entourer, c'est-à-dire être encore avec peut-être un incubateur ou ce genre de choses ?
- Speaker #1
Oui, je suis en discussion pour un incubateur. Non, j'aimerais bien avoir un business angel, mais quelqu'un qui investit parce qu'il est... croient et surtout qui m'accompagnent parce qu'ils y croient. Ça va être un tournant dans tous les cas pour MyJoy, sûr.
- Speaker #0
Super. Super, super. C'est quoi tes meilleures périodes de vente ?
- Speaker #1
L'avantage que je faisais, c'est que je ne suis pas saisonnière. C'est toute l'année qu'on a nos règles.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Donc en fait, je ne vais pas avoir ce truc-là. Tu vois, je n'ai pas le truc de fête des mères. Par contre, je n'ai pas ces pics de marketing, de fête, de trucs. Donc c'est assez constant. Et ça, je trouve que c'est assez rassurant. comme business model mais voilà il y a des jours effectivement plus forts tu vois et puis les filles ont toujours leur élément donc c'est tant mieux c'est ça même si certaines diront ah non je ne les veux plus bah si rappelez-vous que c'est on a toutes déjà vécu le oh non tu sais genre quand tu es mais
- Speaker #0
c'est complètement ça alors qu'il faudrait que ça soit oh oui mais c'est ça bon on a plus non mais ça peut être une campagne de pub tu sais il faut changer t'as pas l'impression que ça soit passé hyper vite t'as vécu plein de choses en si peu de temps.
- Speaker #1
Ouais. En fait, ce qui est génial, quand tu montes ta boîte, et honnêtement, moi, j'encourage vraiment les filles à se lancer, à passer à l'action. à ne pas attendre d'être prête. C'est qu'en fait, tu apprends. Et tu vois, ça nourrit ma curiosité. Tu vois, même là, être avec toi, c'est quelque chose que tu ne fais pas tous les jours. Tu ne connais pas. Si tu ne l'as pas fait, tu ne sais pas comment ça fonctionne. Donc en fait, aller comme ça, à la rencontre des gens. Du coup, avoir un business, tu peux aller à la rencontre des gens, te permettre d'aider ta curiosité, du coup, d'apprendre. Et moi, je vois souvent des femmes parce que du coup, dans l'entreprenariat, tu as souvent un peu des viviers comme ça. rencontres j'ai fait un bootcamp pendant 21 jours avec d'autres femmes, c'était génial et en fait tu te rends compte que T'en as beaucoup qui ont peur en fait, tu vois, de mal faire, peur de... Non mais en fait, vas-y quoi. La peur elle est juste là pour te dire que tu risques de mourir. Donc du coup, comme tu risques pas de mourir, tu peux te dire ok, ça me fait un peu stressée, mais go quoi, tu vois. Donc c'est comme ça qu'on apprend et c'est ok. Et ne cherchons pas, je crois, ne cherchons pas la réussite absolue, cherchons juste à avoir un chemin qui a du sens, qui lui-même de toute façon nous emmènera là où on doit aller naturellement, tu vois.
- Speaker #0
Et est-ce que ce chemin, il t'a appris une chose sur toi, peut-être que tu ne savais pas ?
- Speaker #1
Ouais. Alors, positif et négatif. Le positif, commençons par le positif, c'est que j'adore le terrain. Donc ça, c'était mon premier job. Et en fait, c'est ce que j'aime le plus, le restaurant, le marché, la robe de mariée. C'est là où je m'éclate.
- Speaker #0
Le contact avec les filles.
- Speaker #1
Et je n'en ai pas assez. Là que je suis en train de tout faire pour rentrer dans les grands magasins.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Il me faut du contact. Et par contre, l'autre chose un peu négative mais sur laquelle je dois bosser, c'est que du coup, comme beaucoup de choses, Je m'intéresse, j'ai tendance un peu à m'éparpiller. Et quand tu es toute seule au bord de ta boîte, parfois c'est difficile de savoir par quoi commencer. Ça c'est un peu dur parce que tu as mis une chose dans ta tête. Et donc c'est la capacité à s'organiser et à se mettre un cadre en disant... Pour ne pas que ton cerveau se demande qu'est-ce que je dois faire. C'est clair. Que ce soit déjà cadré et que toi, tu es juste à suivre ton cadre. Ça, c'est un truc que je dois absolument progresser. Il y a des journées où je le fais. Et à la fin de la journée, je me dis, putain, a été trop bien cette journée. C'était fluide. Tu vois, je n'ai pas perdu de temps. Et quand je ne le fais pas, je sens que la fin de journée, je suis un peu KO. Que j'ai limite un peu des vertiges.
- Speaker #0
Épuisée, ouais.
- Speaker #1
Épuisée, ouais. Donc ça, ça m'a bien aidée à comprendre ce travail. à verre que j'ai et qu'il faut que je bosse.
- Speaker #0
C'est intéressant. C'est encore du challenge qui t'attend, Aurélie.
- Speaker #1
Finalement, tu te dis quand tu as ton produit, tu y crois à fond, que tu l'as testé, que tu as des retours clients réguliers, que tes copines sont les plus grandes fans de ta marque. Parce qu'il y a ça aussi, tu vois. Je trouve que c'est un bon test. Mais c'est un bon test, en fait. C'est un bon test de voir quand tu lances un produit ou un service. Ça, c'est un truc que je conseille. c'est de tester autour de toi parce qu'est-ce qu'elles sont prêtes à acheter ou pas, tu vois si elles sont prêtes à acheter parce que te dire que c'est canon ça c'est facile tes copines elles te diront toujours c'est canon ta mère elle dirait toujours c'est canon ta soeur aussi mais par contre quand elles achètent, qu'elles payent donc déjà elles se posent la question service ou produit et après t'as un retour, c'est magnifique parce qu'en fait les retours ils sont cash, ils sont comme il faut ils font progresser Euh... Donc c'est trop bien.
- Speaker #0
Non, c'est cool. Bon, il faut aussi avoir un entourage sain, parce que parfois tu peux être entourée de personnes qui...
- Speaker #1
Bon, tes copines, tu les as choisies normalement.
- Speaker #0
Normalement.
- Speaker #1
On va dire que... Ça te permet de faire un tri, du coup. C'est pas mal. Oui,
- Speaker #0
j'imagine. Je me dis, bon, peut-être que... Je ne sais pas si tu as le même entourage qu'il y a dix ans. Tu as gardé peut-être les mêmes copines. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Non. Non, ça évolue, mais du coup, chaque copine, tu vois si elle l'achète ou pas.
- Speaker #0
Non, plaisante. Mais c'est important quand même de soutenir les business des personnes qui nous entourent quand même. Il faut être les premiers à mettre un billet. Voilà, c'est comme ça. C'est une bonne manière de soutenir.
- Speaker #1
Mais au-delà de soutenir, parce que soutenir, ça peut être aussi dans le côté un peu peine. Ah, dans ce sens-là ! Non, mais parce qu'il y a beaucoup, tu vois, qui font ça. Moi, je l'ai fait. en fait donc je sais là je dis acheter sincèrement parce que tu trouves que c'est bien et si tu trouves que c'est pas bien l'expliquer tu vois moi j'ai des copines qui ont pas acheté mais qui m'ont dit sincèrement pourquoi et c'est ok en fait de toute façon tu peux pas vendre à tout le monde et c'est pas grave mais
- Speaker #0
c'est intéressant tu vois et ça permet de progresser dans tous les cas ouais j'ai pas pensé au coup de pouce de la peine c'est vrai ça c'est pas j'ai un petit jeu pour toi Aurélie c'est une petite question rapide ça s'appelle coup de vent
- Speaker #1
Yes
- Speaker #0
Si tu pouvais passer un coup de fil business à une femme d'affaires ou un homme, tu appellerais qui ?
- Speaker #1
Barbara De Bache, qui a trouvé le concept incroyable, à qui j'ai offert une culotte pour sa fille. Trop cool ! Et j'attends la suite parce que, voilà, je crois qu'il y a une suite.
- Speaker #0
Super ! Ah ouais, c'est une belle marque. J'ai une copine qui a travaillé là-bas pendant longtemps. Deuxième question Aurélie, un coup de main qu'on t'a fait et que tu n'oublieras jamais ? Ça peut être dans le cadre de ton aventure entrepreneuriale, mais aussi en général.
- Speaker #1
Une copine. À qui je dois encore des sous. Une copine qui m'a tendu la main dès le départ pour m'accompagner sur toute la vision justement. Qui est une nana géniale, qui fait une prestation géniale, qui était largement au-dessus de mon budget. Donc on s'est dit que j'avais une petite dette et que je la paierais quand je pourrais.
- Speaker #0
Dans une autre ambiance, on en a peut-être déjà parlé, mais un coup bas qu'on t'a fait et comment tu as réagi ?
- Speaker #1
L'atelier quoi, le premier atelier, tu fais confiance, tu... Ouais, là ça a été super dur. En plus, je me rappelle parce que j'avais bossé, donc j'avais un bébé comme tu as compris, une fille, et en fait au bout de 7 mois, à fond, parce que par contre il faut un peu être acharné, je m'accorde 2 jours avec mon mec, on part, genre le truc n'est jamais arrivé, tu vois, même avant je ne l'avais jamais fait. On part tous les deux, et c'est donc pas loin, tu vois, 1h30 de Paris, et c'est en voiture, qui m'envoie un mail et qui me dit ça te coûtera trois fois plus cher et là je me dis waouh et par contre le truc incroyable c'est qu'arriver j'arrive à l'hôtel et là je reçois un coup de téléphone de Willa qui me dit t'es incubée donc la tension est incroyable mais bon voilà le coup bas c'est l'atelier il faut être préparé et puis c'est pas grave en fait parce qu'en même temps si tu le sais peut-être que tu vas pas donc il vaut mieux y aller mais Merci.
- Speaker #0
Ça fait partie de l'histoire. Ok. Le dernier profil Insta ou LinkedIn, si ce n'est pas trop indiscret, sur lequel tu as jeté un ? Coup d'œil, est-ce que tu t'en rappelles ?
- Speaker #1
Non mais je suis quelques marques qui m'entourent. J'aime bien voir un peu comment elles font. Bien sûr. Ça inspire, etc. Et puis, ouais, j'aime bien suivre aussi des filles avec qui j'aimerais bosser.
- Speaker #0
J'ai une petite dernière question Aurélie. Pour finir, la phrase ou ta citation coup de cœur qui t'encourage à chaque fois.
- Speaker #1
Wow ! Tant que t'as pas eu de non, c'est que c'est pas non. Tant que t'as pas de non, tu continues.
- Speaker #0
Trop cool ! Ça te caractérise très très bien ! Trop cool ! Je te remercie Aurélie. Est-ce que t'aurais un mot de la fin ? Tu veux dire quelque chose ? Sinon, on s'arrête là. C'était une très belle discussion.
- Speaker #1
C'était trop bien. Merci de m'avoir invitée, de m'avoir fait parler de Mindjoys. C'est hyper intéressant même de revenir sur les débuts, de faire le lien avec ton perso. De penser à la suite. Donc, en fait, c'est un bel exercice en ce samedi matin. Donc, merci, Léthie.
- Speaker #0
Et que tu as réussi haut la main. Merci à toi, Aurélie. Et puis, à la prochaine. Salut.
- Speaker #1
Si cet épisode t'a donné envie de bouger, de créer, d'oser, eh bien, ne le garde pas pour toi.
- Speaker #0
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