Speaker #0Bienvenue dans The Empire Within. Ici, tout commence par une histoire. La tienne, la mienne, la nôtre. Je suis Mariamat, issue d'une lignée où la main clé et où la voix se lève. Dans ce podcast, on parle d'identité, de vision, d'héritage, de discipline et de renaissance. Un pas après l'autre. On bâtit notre empire, qui commence en nous et rayonne bien au-delà. Bienvenue chez tout. Récemment, je me suis donné la mission de comprendre le secret du succès. Donc j'ai regardé plein de vidéos, énormément de success stories, de stars, d'acteurs, de chanteurs, de politiciens, et ce qui revenait toujours. En tout cas, le point commun que j'ai trouvé à toutes ces histoires que j'ai vues, c'est l'échec. Ironique, non ? Quand tout un système est construit autour de la dévalorisation de l'échec et que je vois que toutes ces personnalités-là, leur point commun, c'est l'échec. Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas. J'ai grandi avec eux. Cette peur de l'échec. Parce qu'il faut le dire, parce qu'à l'école, quand tu échoues, t'apportes une mauvaise note à la maison. Et ça, pour moi, c'était impensable. Bon élève que j'étais, c'était inconcevable. J'ai toujours eu des facilités à l'école. J'avais des super notes sans aucun effort. J'y allais en mode touriste. Et puis j'avais les notes que j'avais. J'avais des félicitations, etc. Ça, c'était jusqu'à la seconde. Arriver en première scientifique, c'était une autre histoire. Les choses se sont sérieusement corsées pour moi. Celle qui avait l'habitude de réussir sans effort, et bien là, elle se retrouve à avoir tout juste de la moyenne. Et puis, je me suis cassée la gueule encore, encore, encore et encore. Et ça, ça a fini par installer un genre de programme dans ma tête qui disait, finalement, en fait, t'es juste complètement nulle. T'as pas les capacités pour réussir. Et à chaque évaluation, c'était juste une manière pour moi de renforcer ce programme. T'es nulle, t'y arriveras pas, t'es pas faite pour ça, t'aurais dû choisir autre chose, c'est trop ambitieux pour toi. Et mes professeurs, dans tout ça, ils renforçaient ce programme. Parce que le système est fait comme ça, on valorise. la réussite, on valorise les bonnes notes et on dévalorise les notes moyennes ou mauvaises même. Et je suis passée de l'élève à qui on disait tu peux faire tout ce que tu veux, avec les résultats que tu as, tu peux aller où tu veux, etc. à l'élève à qui on disait mais tu n'y arriveras jamais. Tu devrais peut-être songer à faire autre chose. Ça, c'est pas fait pour toi. On était loin, très loin des encouragements que j'avais toujours connus jusque-là. Alors j'ai revu mes ambitions à la baisse, vraiment, vraiment à la baisse. Et juste comme ça, le programme de l'échec était installé. Pour avoir la validation d'autrui, pour être encouragée, pour avoir l'illusion de réussir, il fallait que je fasse quelque chose que j'étais sûre. de réussir parce que j'avais corrélé la réussite à ma valeur. L'échec a une identité remise en question. Donc, je jouais petit. Je ne me confrontais plus à mes limites. Je restais dans l'acceptable. Maintenant, avec le recul, je me dis qu'il y a... que s'il y a quelque chose à rectifier... dans notre système scolaire, c'est bien ça. Trouver un moyen de valoriser l'échec. Parce que pour avoir été des deux côtés, c'est au moment où j'échouais que j'aurais eu le plus besoin de soutien, de valorisation, de revalorisation. Parce que, sérieusement... Soyons honnêtes. Quand tu réussis et que quelqu'un te félicite pour ta réussite, qu'est-ce que ça nourrit en toi ? Ton égo majoritairement. Parce que tu sais que t'as réussi. Parce que you know you slayed it. On n'a pas besoin de te le dire. Toi-même, tu le sais au fond de toi. Maintenant, ça fait toujours plaisir de recevoir ces compliments. Mais à contrario, quand tu échoues et que personne n'est là pour te soutenir, personne n'est là pour te dire, ok, là, t'as raté, mais ça ne veut rien dire de ta valeur, ça ne veut rien dire de qui tu es, ça ne veut rien dire de ta réussite prochaine. Ou que pire, on te sanctionne pour ce que tu as fait, parce que t'as pas réussi, et ben... résultat, tu te dévalorises. Tu nourris cette idée que tu n'es pas assez et tu appauvris ton estime de toi. Alors là, quand j'ai pris la décision d'être plus intentionnelle avec mes choix, avec ma vie, pour ma trentaine et que ma vingtaine est passée en un claquement de doigts et que les résultats n'étaient pas à la hauteur de ce que je voulais, je me suis demandé qu'est-ce que j'ai mal fait ? Qu'est-ce qui me sépare de ma vision du succès ? Qu'est-ce qui fait que je me contente de l'acceptable ? Qu'est-ce qui fait que certaines personnes sont successful et d'autres non ? Et à chaque fois, que je cherchais, eh bien, ce mot revenait. L'échec. Ne pas avoir peur de l'échec. Accepter l'échec. Remercier l'échec. Embrasser l'échec. Mais sérieux ? Ok, c'est bon, on a compris. D'accord. Mais vous êtes mignons. Maintenant, comment on fait ? Quand on a appris à fuir l'échec, justement. Comment on fait quand on a minimum 15 ans dans le cursus scolaire, de nos 3 ans à nos 18 ans, on nous a rabâché qu'il fallait avoir des bonnes notes, que quand tu réussissais, eh bien, t'avais... Je ne sais pas si on fait toujours ça, mais les petites gommettes, les étoiles, si tu te comportais bien, tu avais une image, etc. Comment on fait pour ne plus fuir l'échec, pour ne plus en avoir peur, pour ne plus se dire non, parce qu'après, derrière, on va me taper sur les doigts. Et puis là, en fait, je tombe sur une vidéo. Super courte, mais incroyable. C'était un extrait de podcast. J'ai trop du mal à le dire. The Pocket Podcast. Wow. Avec Marshall Cruz. Et en fait, il disait que quand Dieu construit un homme ou une femme, il lui fait traverser des difficultés. Il dit aussi que, par exemple, quand tu as un enfant... et que tu veux que cet enfant soit patient, est-ce que tu lui donnerais directement ce qu'il te demande ? Dès qu'il te le demande, non n'est-ce pas ? Donc, quand un homme ou une femme est destiné à un grand but, il passe par une saison de préparation, de difficulté, d'échec, de refus, d'inconfort, d'incertitude, dans un seul et unique but, construire la personne qui aura les épaules. pour supporter ce destin. Alors aujourd'hui, sachant ça, je m'entraîne à ne plus corréler ma valeur à mon niveau de réussite. À ne plus me dire que si je n'y arrive pas, c'est parce que c'est pas fait pour moi. Mais à remercier toutes ces fois où je tombe. Parce que ça veut dire que je suis en préparation de ce que j'ai demandé. Soit parce que ce que j'avais imaginé dans ma petite tête, ça frôle à peine ce que je pourrais réellement accomplir ou vivre. Soit parce que j'avais minimisé toutes les compétences requises pour accomplir ce que j'ai demandé en fait. Alors, un conseil à moi-même ? Si je ne ressens aucune difficulté ou aucune peur, ça veut dire que je joue trop petit. Si je n'ai aucun doute, aucune incertitude, aucune intervention du petit syndrome de l'imposteur, ça veut dire que je ne grandis pas et que je joue en dessous de mes capacités. Maintenant, je m'imagine un peu comme une adepte. de la musculation. Vous savez, souvent, souvent, ces sportifs-là, ils vous disent d'aller chercher l'échec pour progresser. Soit dans le nombre de répétitions, soit dans le poids que vous allez prendre. Pour progresser, il faut chercher cet échec-là. Parce que sinon, ton muscle... Ne se renforce pas. Tu entretiens ce que tu as construit, mais tu ne construis pas plus. Donc à partir de maintenant, ce sera mon nouveau mojo. Si je tombe, je considérerai que je suis en train de me construire les épaules. Et je ne me dirai plus que ce n'est pas fait pour moi. Je me dirais que c'est exactement fait pour moi, mais juste que je suis en train de me construire. Merci d'avoir pris ce temps avec moi. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si tu veux soutenir ce travail, tu peux t'abonner au podcast et surtout me laisser un message, un commentaire. J'aime lire vos mots parce que les Empire Within, ce n'est pas un monologue. C'est une traversée partagée. On se retrouve dans le prochain épisode. Même endroit, même voix. Un pas de plus vers The Empire Within.