Speaker #0Bienvenue dans Blueprint, le podcast où on décrypte l'invisible, ce qui se joue dans nos gestes, nos vêtements, nos silences, et la manière dont tout cela façonne la femme que nous devenons. Ici, on explore les zones d'ombre, de lumière, sans phare, sans rôle, sans façade. Je suis Mariama, et chaque semaine je t'emmène dans une exploration intime, ton style, ton identité, ton histoire, ce qui t'a construit. et ce que tu choisis de reconstruire aujourd'hui. Bienvenue dans un espace où l'on se regarde, vraiment. Aujourd'hui, j'aimerais consacrer une partie de cet épisode à une personne qui occupe une place immense dans ma vie et qui bien souvent m'aide à me révéler à moi-même, mon mari. C'était son anniversaire la semaine dernière. Et je me suis demandé, mais comment je serais, moi, sans son impulsion, sans sa présence qui bouscule, qui dérange, qui illumine, qui déstabilise. Parce qu'on est à la fois tellement similaires dans nos racines, nos familles, nos croyances, notre vision du monde, et en même temps tellement différents. Dans notre façon d'être, on est presque opposés. Lui, c'est l'improvisation, incarné. Il a ses habitudes, oui, mais il n'a aucun mal à me dire du jour au lendemain, « Demain, on part en voyage, juste toi et moi. Tu laisses les filles chez tes parents. » Et ça, ce n'est pas une image. Ça nous est vraiment arrivé. Moi, au contraire, je suis plus l'architecte, les routines, les plans. Je planifie une journée, une semaine, une année, une décennie. J'aime les horizons clairs, les plans abaissés et même dés si nécessaire. Ça me rassure. Ça me donne l'impression d'habiter ma vie avec intention. Et quand il débarque avec ses décisions soudaines, ses projets qui n'étaient pas dans mon calendrier, ça me perturbe. Et il y a quelques semaines, il m'a annoncé quelque chose qui va probablement changer tous mes plans de vie. Une décision radicale, une direction à 180 degrés. Et le plus fou dans tout ça, c'est que c'est exactement ce que j'avais demandé à Dieu, quelques années plus tôt. Mais je n'aurais peut-être jamais osé me lancer seule. C'est ça. Il donne l'impulsion et moi je réajuste tout autour. C'est notre dynamique depuis toujours. Il met le chaos et moi je crée un espace où ce chaos devient vivable, respirable. Un espace où chacun peut être lui-même. C'est un aventurier. Il ne sait jamais vraiment où ça va le mener, mais il avance quand même. Il essaye, il tombe, il se relève. Il recommence encore, encore et encore. Et moi, j'ai la chance énorme d'être sa compagne de route. Il ramène de la folie, des idées inattendues, du mouvement. Il casse mes schémas, il étire mes limites, il me secoue. Comme un tapis qu'on sort à l'air libre pour enlever la poussière. Et je sais que je me plains parfois, intérieurement surtout. Parce que ça me rend folle. Mais si je suis honnête, ça me fait du bien. Je suis admirative de ce trait de caractère. Et même si je ne suis pas comme lui, je marche avec lui. Et grâce à lui, j'apprends. Doucement. À prendre plus de risques. À m'ouvrir. À me dépasser. À comprendre que la vie ne se laisse pas toujours planifier. Et que parfois, la plus belle part de ce qui nous attend, c'est justement là où les plans ne nous auraient jamais emmenés. Alors je lui souhaite une très longue vie et je nous souhaite une très longue route ensemble. Et en te partageant tout ça, je réalise à quel point cette dynamique est liée à ce que je fais dans Blueprint. Parce qu'oser se montrer, oser briller, oser s'exprimer à travers son style, à travers son histoire, à travers sa présence, ce n'est pas donné à tout le monde. Pour certaines femmes, c'est un pas immense. Un pas qui fait trembler, un pas qui réveille toutes les insécurités. Moi, dans ce domaine-là, j'ai longtemps pensé que c'était facile. Mais aujourd'hui, je vois que ce n'est pas une facilité. C'est un terrain que j'ai exploré. C'est un chemin que j'ai parcouru. Et maintenant, je peux tendre la main. Dans Blueprint, je ne suis pas ton coach, ni ton maître. Je suis ta compagne de route. Celle qui marche avec toi. Qui éclaire un peu le chemin. Juste assez pour que tu trouves ce que tu cherchais. Et que tu fasses briller ta propre lumière. Et ça me rappelle aussi quelque chose qu'on m'a dit un jour et que je veux partager avec toi. Tu n'as pas le droit de priver le monde de ta lumière. Parce que chacun d'entre nous est venu ici pour jouer une partition. Une partition unique, nécessaire. Et si tu brilles, tu montres le chemin à celle qui te cherche, sans même le savoir. Mais si tu t'éteins... Tu prives le monde de quelque chose qui n'existera jamais ailleurs. On confond trop souvent briller et être égocentré. Alors qu'en vérité, s'éteindre, c'est être égoïste. Parce que tu retires ta lumière à celles qui en ont besoin. Et quand je pense à cette idée-là, l'idée d'oser briller, je pense à certaines femmes qui ont changé l'histoire simplement parce qu'elles ont refusé de s'éteindre. Frida Kahlo, qui aurait eu mille raisons de se cacher. La douleur physique, les drames amoureux, les accidents, et pourtant, elle a choisi de transformer chaque cicatrice en œuvre, chaque fracture en couleur, chaque vulnérabilité en force. Son style, c'était sa vérité incarnée, une vérité flamboyante, indomptée, indélébile. Lady Diana, qui a illuminé des pièces entières simplement en étant elle-même. Elle aurait pu se contenter d'être une princesse silencieuse, bien élevée, à sa place. Mais non, elle a choisi l'humanité, la présence, la compassion, la vulnérabilité publique. Elle a choisi de marcher au milieu des gens, de les toucher, littéralement et symboliquement. Et son style, c'était son langage. Chaque tenue était un message, chaque apparition une déclaration. Joséphine Baker, qui a refusé toutes les cages. Les cages sociales, raciales, artistiques. Elle a fait de son corps un manifeste, de son existence un acte politique. Elle a osé être scandaleuse, brillante, dérangeante, inoubliable. Elle a ouvert la route à tant de femmes noires qui, grâce à elle, ont compris que l'on pouvait être libre et lumineuse dans un monde qui nous voulait invisibles. Coco Chanel, qui a pris un système oppressant. La mode corsetée, étouffante, rigide. Il a renversé avec trois lignes et deux idées simples, la liberté et l'allure. Elle a prouvé qu'une femme pouvait être élégante sans être prisonnière, que le style pouvait être une arme, une déclaration, un manifeste silencieux. Toutes ces femmes n'ont pas seulement brillé pour elle, elles ont brillé pour nous, elles ont tenu une torche dans la nuit, elles ont ouvert des portes dans des murs qui semblaient infranchissables. Et aujourd'hui, peut-être que c'est ton tour. Pas pour devenir Frida, Diana, Joséphine, Coco, mais pour devenir la version intégrale, totale, assumée de toi-même. Pour oser te montrer, pour oser t'exprimer, pour oser exister pleinement. Moi, mon rôle ici, dans ce podcast, dans Blueprint, dans mon livre et dans tout ce que je crée, c'est simplement ça, t'offrir ma lumière pour que tu trouves la tienne. Pour que ton style raconte enfin ton histoire. pour que ta présence annonce ton identité, même avant que tu parles, pour que tu te reconnaisses profondément, intimement, puissamment. Parce que la lumière n'est pas un luxe, c'est une responsabilité. Alors si tu es prête, prends ma main, je te donne l'impulsion et on marche ensemble. Vers toi. Si cet épisode a fait écho, si quelque chose a bougé en toi, même légèrement, Je t'invite à t'abonner à ce podcast, à t'inscrire à la newsletter, le lien se trouvera dans la description, et à partager cet épisode à une femme qui, elle aussi, est peut-être à une décision de plus qui la rapprocherait d'elle-même. Un pas après l'autre, un détail à la fois, un choix à la fois. On se retrouve très vite. Continuez de dessiner ton blueprint.