Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de l'année. Avant d'entrer dans le sujet du jour, j'avais envie de prendre quelques instants pour vous dire merci. Merci à celles et ceux qui écoutent ce podcast chaque semaine, parfois en silence. Merci à celles qui prennent le temps de mettre 5 étoiles sur les plateformes d'écoute. Merci à celles qui partagent un épisode en story, qui en parlent à une amie, qui laissent un petit like sur Instagram. Merci, merci. Merci. Même si je ne le vois pas toujours, je sais que ce soutien existe et il est immense pour moi. Alors je voulais simplement vous souhaiter une très belle année, une année plus alignée, plus juste pour vous, encore plus respectueuse de votre corps, de vos limites et de votre vérité. Merci pour votre présence. Et pour commencer cette année, j'ai choisi un sujet qui est à la fois intime, à la fois sensible et extrêmement présent dans la vie de beaucoup de femmes que j'accompagne. et bien évidemment qui a été très présent dans ma propre vie. Et c'est pour ça que j'avais envie de démarrer cette année avec cet épisode, à la fois personnel, mais aussi qui résume bien ce que je vois dans ma vie professionnelle. Pourquoi cet épisode maintenant aussi ? Parce que ce n'est pas un hasard. Déjà, on sort tout juste des fêtes de Noël. Vous vous remettez peut-être de la saint sylvestre à l'heure à laquelle vous écoutez cet épisode, ou peut-être pas, parce que vous avez tout le loisir d'écouter cet épisode. à n'importe quel moment de l'année, mais peut-être que si vous écoutez les épisodes au moment de leur sortie, nous sortons tout juste des fêtes de Noël. Et Noël, qu'on le veuille ou non, ce n'est pas seulement une fête où on offre des cadeaux, où on met de la déco partout, c'est la fête de la famille. Et pour certaines personnes, c'est un moment chaleureux, c'est un moment qui va être rassurant, qui va être aimant. Pour d'autres, c'est un calvaire. Et se retrouver avec des personnes qui nous mettent mal à l'aise, qui nous rabaissent, qui ne nous voient pas vraiment, ou parfois où on n'a pas du tout les mêmes opinions, supporter des remarques, des silences, des tensions, des idées parfois un peu étriquées et parfois même de la violence psychologique, ça peut être très très très très compliqué. Et quand on dit aux gens, par exemple, parce que moi j'en connais, c'est le cas, je passe Noël seule ou... j'ai pas envie de voir ma famille ou je n'ai plus de famille, on est souvent regardé avec incompréhension, voire de la pitié. Et ça, je sais à quel point ça peut être douloureux pour l'avoir vécu personnellement. Le 15 octobre 2023, j'ai publié un épisode qui s'intitulait « Doit-on couper les liens avec les personnes toxiques pour nous ? » C'était donc l'épisode 117. Après, j'ai complètement arrêté de les numéroter, j'ai complètement oublié et je m'en excuse profondément. Celui-ci, vous pourrez le retrouver aisément parce qu'il avait un numéro. Dans cet épisode, je posais déjà une base essentielle. C'est qu'avant de prendre une décision aussi lourde émotionnellement, il est fondamental de développer sa sécurité antérieure. Chose que j'aborde énormément au sein de The Good Balance et dans ce podcast. Si vous n'avez pas écouté cet épisode, je vous invite vraiment à l'écouter. Peut-être pas pour... commencez par celui-ci, vu que vous avez démarré celui-là, mais je vous invite vraiment, vraiment, vraiment à l'écouter. Aussi, je tiens à être très claire, je ne suis pas là pour vous dire, en tout cas, je ne suis pas là pour dire à qui que ce soit ce qu'il faut faire. Ça, c'est les gourous qui vont vous dire quoi faire. Moi, ce n'est pas mon rôle. Je ne suis pas là pour vous dire s'il faut couper les ponts avec quelqu'un ou pas. Là, pourquoi je suis là, c'est que je suis ici, chez The Good Balance, pour partager mon vécu. Mes observations personnelles, mais aussi en tant que professionnelle, et ce que je vois chez mes clientes en coaching individuel et dans le programme A Fleur de Peau depuis plus de 10 ans maintenant. Parce que pour moi, couper les ponts avec une partie de sa famille, c'est un grand changement. Et en ce qui me concerne, couper les ponts avec une partie de ma famille, ça a été vital. Et ce n'est pas forcément la bonne solution pour tout le monde. Et c'est ce que je voudrais expliquer dans cet épisode. aujourd'hui. Pendant longtemps, je me suis demandé, comme beaucoup de personnes qui ont subi des négligences et des maltraitances avec leur famille, c'est est-ce que j'exagère ? Est-ce que j'aurais pu tenir encore dans cette relation ? Est-ce que j'ai vécu ? En tout cas, est-ce que mon vécu était vraiment de la maltraitance ? Oui, parce que j'ai douté de mon vécu. Comme beaucoup de gens, je voyais encore récemment à fleur de peau une... une personne qui me partageait que son papa avait eu des mots blessants et humiliants. Et en fait, elle m'a dit juste après, non mais en fait, il m'aime, je sais qu'il m'aime. Ce n'est pas la question, en fait. Et c'est important ce qu'elle a rajouté après. Je sais qu'il m'aime. Moi-même, j'ai douté de mon vécu. Moi aussi, j'ai culpabilisé. Et c'est le cas de beaucoup de monde qui ont subi des négligences et des maltraitances. Et ce doute-là, il est extrêmement fréquent. Et c'est pour ça que je veux le partager aujourd'hui dans cet épisode, parce que c'est naturel, en fait. Dans mon cas... je ne vais pas vous mentir, parce que vous le savez, je dis toujours la vérité et je suis toujours très transparente dans mes contenus. Il m'a fallu à peu près un an de thérapie, avec évidemment un très bon thérapeute, pour pouvoir poser mes mots sur le fait que oui, il y a eu de la négligence, oui, il y a eu maltraitance physique et psychologique, oui, j'étais légitime à me protéger en coupant les ponts. Et ça, seul dans ma tête, j'aurais jamais pu y arriver si j'avais pas eu ma thérapeute. Quand on est seul avec ses pensées, on tourne en boucle. Et c'est pour ça qu'il est essentiel de pouvoir exposer son vécu à quelqu'un de neutre, sans affect, sans loyauté familiale, sans projection. Quelqu'un qui ne connaît pas votre famille, quelqu'un qui ne connaît que vous. Et c'est ce regard extérieur qui va vous permettre de sortir du doute. Si vous en parlez à un membre de votre famille, vous vous mettez un doigt dans l'œil. Pourquoi ? Parce que tout le monde au sein d'une même famille ne vit pas la même réalité. J'avais lu un livre fantastique que je partage toujours aux personnes qui participent au programme à fleurs de peau. C'est le livre de Boris Cyrulnik, « La nuit, j'écrirai des soleils » . J'adore ce livre, j'adore cet homme déjà. Et j'adore ce livre-là parce qu'il explique bien. Il explique bien que dans une même famille, Des frères et sœurs n'ont pas du tout la même perception de la relation qu'on peut avoir avec un père et une mère. Et c'est intéressant parce qu'on peut avoir reçu exactement la même éducation et pour autant pas du tout avoir le même ressenti. Et donc c'est pour ça que c'est important de ne surtout pas en parler à quelqu'un de votre entourage, parce que lui, il va avoir ses biais, son ressenti qui va être peut-être totalement différent du vôtre, et ça arrive très fréquemment, donc vous devez absolument vous en remettre un regard extérieur, neutre. qui vous permettra de sortir du doute. Parce que si vous essayez d'en parler à vos frères et sœurs, si vous en avez, ou à votre grand-mère, ou vos tantes, ou que sais-je, soit ils chercheront à minimiser votre ressenti, soit ils se compareront du coup à votre ressenti, qui sera complètement différent, parce que vous n'avez pas du tout vécu les choses de la même manière. J'aimerais aussi vous raconter un épisode. D'ailleurs... Quand j'y repense, je me dis que c'est vrai que c'est improbable. Sur le moment, j'avoue, je ne me suis pas trop posé la question. Quand je suis rentrée d'Inde en 2013-2014, je ne sais plus s'il était l'année 2013 ou 2014, je dirais 2013, j'ai été hospitalisée en urgence à Ambroise-Paré, à Boulogne-Biancourt, avec un trou dans le foie et une grosse incertitude médicale. On ne savait pas ce qui se passait. J'étais pas bien en Inde et j'ai absolument voulu finir mon terrain. À l'époque, je travaillais sur un sujet politique et religieux. Et en fait, au bout de sept ans de bons et loyaux services dans ce pays, mon corps a fini par lâcher alors que je n'avais jamais été malade. Et d'ailleurs, j'en riais beaucoup parce que je voyais tout le monde de malade, sauf moi. Sauf que moi, ça s'est terminé en apothéose. Et bref, et tout ça pour dire que ma mère était à 45 minutes de TGV et elle n'est jamais venue. Et en voyant la réaction de ma belle famille, de mon conjoint, leur inquiétude, leur présence, c'est là où j'ai commencé en 2013 à me poser des sérieuses questions parce qu'auparavant, j'étais un peu dans le déni. Même si je voyais bien chez mes copines au lycée, au collège, que les familles étaient ultra saines et que ça ne se passait pas du tout comme chez moi à la maison. C'est vraiment là où j'ai eu un choc, je ne vais pas vous mentir. Déjà, j'étais partie en Inde à 6000 kilomètres. J'avais choisi que mon terrain soit aussi loin, je pense, pour mettre de la distance. Évidemment, même en mettant de la distance, on se trimballe toujours ses chaînes. Mais alors là, quand je suis rentrée et dans l'état que j'étais, et de voir qu'il n'y avait aucune réaction de la part de mes parents, ça a été un peu un autre choc, second choc. Sauf qu'à l'époque, il y a quelque chose que je ne savais pas et que je sais désormais, pour m'avoir formée et être... thérapeute depuis plus de dix ans maintenant, c'est qu'il y a un concept fondamental en psychologie que beaucoup de personnes ne connaissent pas et je le partage généralement quand on aborde le sujet dans le programme à fleur de peau c'est le déficit d'empathie cognitive L'empathie cognitive, c'est la capacité à se mettre finalement en quelque sorte à la place de l'autre, à se représenter son état mental. Ça ne veut pas dire forcément ressentir à sa place, mais plutôt le comprendre. Certaines personnes en fait n'ont plus du tout cette capacité. Elles, elles pensent que si elles ressentent quelque chose, alors tout le monde ressent pareil. Et dans ce cas-là, il n'y a aucun échange, aucun échange est possible. Et comprendre ça... Ça peut être à la fois une immense tristesse, parce que du coup, ça veut dire que là, il va falloir faire le deuil d'une conversation qui n'aura jamais lieu, d'un pardon qui ne sera jamais, en tout cas, qui n'aura jamais eu d'excuse. Mais pour moi, en tout cas, de mon point de vue, ça a été un énorme soulagement. Parce que du coup, je me suis dit, OK, ça ne sert plus à rien de tergiverser pendant trois plombes. Ça ne sert plus à rien d'essayer d'être aimé. Ça ne sert plus à rien d'essayer de parler, d'essayer d'exprimer mon ressenti, puisque de toute manière, il n'est pas entendu et il ne le sera jamais. Donc, ça donne une clé de compréhension. Et moi, j'avais envie de vous le partager, parce que peut-être que ça peut vous aider, vous. Et si ça ne vous aide pas, vous, personnellement, peut-être que ça aidera vos amis, peut-être un membre de votre famille, de votre belle famille. En tout cas, c'est quelque chose d'important à retenir. Autrement dit, ça peut permettre aussi de libérer une émotion de tristesse parce que ça fait prendre conscience finalement qu'on ne sera jamais entendu. Et ça peut amener aussi du soulagement parce que ça veut dire qu'on peut enfin arrêter d'attendre et continuer à vivre sa vie. Et ça, je crois que c'est vraiment fondamental dans un travail quand on doit rompre les liens. C'est qu'à un moment donné, il faut arriver à pardonner la situation. notamment le fait par exemple de se dire bah j'ai peut-être été victime dans cette situation et c'est complètement ok il ya eu des négligences il ya eu des maltraitances cela ne m'appartient pas j'ai pas voulu naître sur terre c'est pas moi qui ai demandé à naître contrairement à ce que certains spirituels au baba cool vous diront que vous choisissez votre famille machin on s'en fout on n'en est pas là on n'est pas dans les conceptions éthérique là on est sur terre Et en fait, l'idée, c'est de bien comprendre que vous n'avez pas demandé à venir sur Terre, vous n'avez pas demandé à naître, et en fait, il y a un moment donné, ça sera intéressant pour vous d'arrêter d'attendre et de continuer votre vie telle que vous voulez la vivre. Et je le redis d'ailleurs assez clairement, ne coupez jamais les ponts si tout le reste de votre vie est déjà instable. C'est-à-dire, si vous avez une sécurité affective qui est un peu border, c'est-à-dire qu'au niveau de vos relations sociales, ... vous vous sentez un peu seul, etc. Évitez de le faire. Si vous avez une sécurité financière, pareil, un peu border, vous avez besoin d'argent, etc. Ne le faites pas. Parce que ça vous mettra encore plus mal à l'aise, vous aurez peut-être encore plus d'émotions désagréables à gérer. Et donc, moi je vous conseille de ne jamais couper les ponts si vous êtes en insécurité financière, si vous avez des insécurités au niveau affectif, au niveau relationnel. Pourquoi ? Parce qu'il vous faut des points d'ancrage solides. Les figures d'attachement, par exemple, de substitution, moi, elles ont été essentielles dans ma construction. J'ai eu des patrons fantastiques. Je pense notamment à un, quand j'étais en BTS, en alternance, après mon baccalauréat. Un jour, il a surpris une conversation. J'appelais ma mère, justement, du bureau. Et je lui disais que c'était compliqué, parce que j'étais en BTS, donc je n'avais pas un salaire complet. J'avais un demi-salaire et que j'avais besoin d'aide. et en fait, elle m'a raccrochée au nez. Et en fait, j'ai eu de la chance dans mon malheur, mon patron a écouté la conversation. Il a vu que je me suis fait raccrocher à la gueule et en fait, il m'a dit à temps en temps, je ne peux pas te laisser dans cette situation, on va trouver une solution pour t'aider, etc. Il m'avait fait une avance sur salaire, enfin bref. Et j'ai trouvé des personnes comme ça sur qui j'ai pu compter. J'ai eu d'autres patrons aussi qui m'ont vraiment intégrée à leur famille. Des gens fantastiques qui ne m'ont jamais fait... Quand par exemple, je pense notamment que j'étais baby-sitter, fille au père, et en fait, ils ne m'ont jamais fait sentir que j'étais que la baby-sitter. J'ai vraiment ressenti que j'étais partie intégrante de cette famille. Et puis, il y a eu des parents d'amis qui m'ont énormément soutenue, qui m'ont dit des choses extrêmement gentilles, etc., et qui ont compris beaucoup de choses sans même que je parle, et qui ont vu, d'ailleurs, les absences de mes parents, etc., et qui ont toujours été présents, en fait, pour moi, pas forcément dans la présence physique, mais en tout cas, dans leurs mots. dans les nouvelles qu'il prenait de moi, etc. Et donc, ça, ce sont des figures de substitution, d'attachement qui sont très, très importantes dans votre construction parce que ça nourrit votre sécurité affective et relationnelle. Et donc... On peut se construire ailleurs à partir du moment où finalement ces bases-là, elles sont solides. Si elles ne le sont pas, rompre avec la famille, pour moi, c'est très très compliqué. Ça veut dire que vous allez devoir dealer avec beaucoup beaucoup d'émotions désagréables et c'est dur à vivre. Aussi, je parlais tout à l'heure du pardon. J'insiste vraiment et quand j'en parle d'ailleurs dans A Fleur de Peau, le pardon, c'est le pardon de la situation. Ce n'est pas le pardon de la personne. Ça, c'est encore autre chose. Ce n'est pas pardonner les actes de la personne, c'est pardonner la situation. Alors bien sûr, parfois, ça peut aider de savoir que telle ou telle personne vous a fait du mal, elle-même, elle a peut-être été maltraitée, etc. Pour moi, ce n'est pas une excuse. C'est pour ça, en fait, que je n'en parle pas, parce que pour moi, ce n'est pas une excuse. Moi, je n'irai jamais tabasser un enfant parce que moi-même, j'ai été frappée. Pour moi, c'est inconcevable. Je pense que j'ai suffisamment développé ma capacité d'empathie pour jamais faire ce genre de choses. Par contre, pardonner la situation, oui. Pardonner ici, ce n'est pas s'excuser. C'est accepter que ce n'est pas de votre faute, que vous n'avez pas demandé à naître, que vous aviez le droit à la sécurité comme tout le monde et que votre ressenti est légitime. Donc oui, couper les ponts, ça demande quand même de passer par diverses étapes. que je viens de vous énumérer en quelque sorte dans cet épisode, parce que ça a un coût. En fait, les ruptures familiales, elles ont un coût invisible. Ça a un coût émotionnel, parce que forcément, on est dans une société où la famille a son importance, et puis on le voit là, on l'a vu avec les fêtes de Noël. Ça a un coût psychologique, bien évidemment, parce que ça va vous demander de prendre finalement beaucoup sur vous et de développer beaucoup de capacités chez vous pour pouvoir... être bien ancré, avoir une sécurité intérieure bien développée. Et aussi, ça a aussi un coût financier. Parce qu'on n'a pas tous le même point de départ. Et moi, par exemple, ça n'a pas été trop un sujet, l'aspect financier. Parce que quand j'ai eu des galères, et je vous expliquais tout à l'heure le cas où je n'avais plus de sous et que j'avais besoin qu'on m'aide financièrement pour... pour payer mon loyer et ma bouffe, personne n'est venu m'aider. Mes parents ne sont pas venus m'aider. Donc ça veut dire que je savais que je ne pouvais rien attendre d'eux. Les fois où je me suis retrouvée un peu dans des situations compliquées, je ne suis jamais allée chez mes parents. J'ai toujours été chez des amis. Et donc, je sais sur qui je peux compter et je sais que si demain je suis en danger, je sais que je peux compter sur ma meilleure amie, je sais que je peux compter sur mon conjoint, je sais que je peux compter sur certaines personnes, mais je sais que je ne pourrai jamais compter. sur ma famille. Et ça, c'est important de le garder en tête parce que l'idée d'avoir un refuge, ça peut être hyper important pour vous parce qu'on a toujours cette peur un peu primitive de se retrouver dehors. Et après, on peut imaginer les personnes sans domicile fixe et de se retrouver dans la même situation. Ça, c'est vraiment l'extrême. On ne sait pas ce qui s'est passé d'ailleurs dans les vies de ces personnes-là, mais souvent, il n'y a pas besoin d'en arriver là. Il n'y a pas besoin de se retrouver dehors. il y a d'autres personnes qui peuvent nous soutenir. Parfois pas. Mais dans ce cas-là, si c'est pas le cas, il va falloir travailler sur aller nourrir un relationnel et des relations qui font que vous pourrez compter sur d'autres gens que votre famille. Et par rapport à l'aspect financier, on peut aller beaucoup plus loin. Il y a aussi les héritages. Les héritages familiaux avec les héritages des grands-parents, des arrière-grands-parents, etc. Et donc, ça veut dire parfois renoncer à cette aide financière, surtout quand on sait dans un pays comme la France, qui est un pays, moi je parle pour la France, que je connais bien la France, mais qui est un pays vraiment de, j'allais dire, un pays de, comment on dit, pas de rentier, mais tout fonctionne beaucoup à l'héritage. Et il y a beaucoup de personnes finalement qui démarrent un peu leur vie à faire ce qu'elles le veulent à partir du moment où elles héritent de quelque chose. Ça, c'est un sujet qu'on ne peut pas nier. Et moi, je sais que là-dessus, j'ai fait le deuil de ça. Et ça m'a beaucoup aidée, finalement, de ne pas pouvoir compter sur ma famille, sur ces aspects où j'ai été dans la galère, pour me dire, en fait, je n'attends rien du tout, même de l'héritage, en fait. Par contre, ça m'a demandé de justement me protéger, moi, pour, au niveau juridique, qu'on ne vienne pas me casser les bonbons, parce que malheureusement, dans le pays dans lequel nous vivons, et ça, je tiens à le dire, c'est que... On nous oblige, parce que l'État ne veut pas avoir cette responsabilité-là, on nous oblige à prendre soin finalement des personnes de notre famille. Et quand on a été maltraité, c'est un vrai sujet. D'ailleurs, on commence à en parler à l'Assemblée nationale, etc. Il y a une loi qui n'est pas passée, mais on commence à en parler parce qu'il commence à y avoir l'élan qui se délie, des livres qui sont écrits sur le sujet, etc. Il y a des gens qui se battent pour ça. Si moi, je peux aider, je le ferai avec grand plaisir aussi. Mais l'idée, c'est de se décharger, en fait, dans le sens où pourquoi payer pour les personnes qui nous ont maltraitées et qui n'ont pas été présentes pour nous aussi. Et ça, c'est un vrai sujet, c'est un sujet d'actualité. D'ailleurs, il va y avoir du changement dans les mois et dans les années à venir à propos des ruptures familiales, des prises en charge. Parce que bien évidemment, l'État n'a pas du tout envie de prendre ça en charge. Et pourtant, il va devoir prendre ça en charge. Parce qu'il est de son devoir de prendre soin des citoyens qui payent des impôts pour pouvoir vivre sur le territoire français. Et moi, je crois que c'est un vrai sujet politique. la famille. Et que c'est important que les personnes qui ont été maltraitées ou qui ont eu des négligences, qu'elles puissent être entendues, bien entendues par le biais de leur thérapeute, etc., qu'ils soient là aussi pour intervenir et témoigner. C'est un sujet qui me passionne. C'est pour ça que j'en parle aussi pour cet épisode aujourd'hui. Mais voilà, tout le monde n'a pas le même point de départ, on n'est pas tous nés dans les mêmes niveaux sociaux, etc. Et c'est pour ça que ce choix, il doit être accompagné, c'est un choix qui doit être réfléchi, et c'est un choix qui doit être sécurisé. Et ça, j'insiste là-dessus. Personne n'a à vous dire ce que vous devez faire. Si un jour on vous dit « vous devez couper les ponts » , etc., n'écoutez jamais, parce que ça implique tout ce que je viens de vous expliquer. Aussi, moi je tiens quand même à vous partager, avant de terminer, que... pour moi, ces relations ont eu un coût énorme sur ma santé. Je ne vous ai pas tout partagé sur mes réseaux sociaux, je ne vous ai pas tout partagé sur mon blog. Non pas que j'en ai honte, bien entendu que non, j'ai déjà montré beaucoup de choses de l'état de mon visage avec mon acné, etc. Mais il y a eu d'autres impacts sur ma santé, au niveau inflammatoire, au niveau symptômes physiques, symptômes pour lesquels je me bats encore aujourd'hui pour essayer de retrouver finalement un un équilibre, si je puis dire. Et ça, j'en ferai probablement un autre épisode cette année, en 2026, parce que j'ai l'intention de vous partager encore beaucoup de choses pour cette année 2026. Et voilà, beaucoup de clés de compréhension qui vous aideront pour votre cheminement. Donc, j'espère en tout cas que tout ce que je vous partage là vous est utile. Et si c'est le cas, je suis vraiment heureuse parce que c'est ce qui donne finalement un sens à ma propre vie. Donc, merci beaucoup, beaucoup, beaucoup à vous toutes et tous pour le peu d'hommes qui nous écoutent. Si vous vous reconnaissez, évidemment, dans cet épisode, que si vous ressentez de la culpabilité, si vous ressentez du doute, de la honte aussi, parfois, parce que je sais que c'est le cas pour certaines personnes, sachez que, encore une fois, j'insiste, votre ressenti est valide. Personne n'a le droit de nier votre ressenti. Et ce vouloir du bien n'est jamais une faute. Bien au contraire. Prenez soin de vous, prenez soin de votre corps, prenez soin de votre sécurité intérieure. Merci beaucoup à vous. pour votre soutien, pour certaines depuis de nombreuses années, pour d'autres depuis quelques jours, quelques semaines et quelques mois. Merci mille fois et je vous souhaite encore une très, très belle année. Et si le podcast vous est utile, bien entendu, je ne peux que vous convier à mettre les 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. Merci, à très bientôt pour un prochain épisode.