- Speaker #0
Le rôle du bailleur social Lyon Métropole Habitat ne se limite pas au logement. Il consiste aussi à accompagner ses locataires dans tous les aspects de leur vie, budget, vieillissement ou encore isolement. Avec d'abord un large réseau composé de 23 conseillères sociales réparties au plus près des habitants de la Métropole de Lyon, comme la permanence de Givor où nous irons dans un instant. Et puis en créant et soutenant des événements et des projets. parfois en pied d'immeuble, qui visent à recréer du lien social. Dans cet épisode, nous irons visiter un potager cultivé par des habitants. Bienvenue dans Toi et Voix, le podcast de Lyon Métropole Habitat.
- Speaker #1
Je vous laisse assister. Bonjour, Monsieur Zahid. Allez-y. Oui, Madame. Marie, vous venez, je suis concert sociale. Alors, du coup, le but, c'est de reprendre aujourd'hui vos demandes de logement social qui a déjà été déposées pour entraîner une mutation de logement,
- Speaker #2
d'accord ? Pour vous et votre femme, et j'ai trois enfants. Voilà.
- Speaker #3
Là, vous venez de recevoir un locateur. qui justement veut changer de logement puisqu'il a un fils en situation de handicap.
- Speaker #1
Alors cette famille, elle est actuellement locataire chez nous dans un duplex. Cet enfant a un handicap moteur, c'est compliqué pour lui de monter les étages. Donc le but c'est d'arriver à trouver un logement qui puisse permettre à cet enfant et à ses parents d'être bien dans ce logement.
- Speaker #3
Vous faites partie du réseau des conseillères sociales de Lyon Métropole Habitat. Comment vous pourriez présenter votre rôle ici ?
- Speaker #1
Alors, on a un peu le rôle de couteau suisse, pour d'autres, un peu de la baguette magique. C'est assez varié. On intervient en fait sur tout ce qui est lié à la vie quotidienne et plus ou moins de près ou de loin au logement. Souvent, les gens viennent nous voir avec un besoin. Et en fait, au fur et à mesure, on se rend compte que c'est un peu la boule de laine où on tire un endroit et en fait, on va trouver d'autres problématiques qu'on va traiter aussi en même temps. Ça peut aller... De la problématique de nuisibles dans le logement, la problématique de voisinage. Ça peut être aussi de l'ouverture de droits. Il y a beaucoup de gens qui ne demandent pas leurs droits. Ça peut être énormément de choses en fait.
- Speaker #3
Est-ce que vous avez un agenda sous les yeux ?
- Speaker #1
Juste après, je vais en visite à domicile pour une personne qui nous a appelés mais qui est assez confuse et où on a un peu des questionnements sur son isolement. Voir comment on peut aider cette personne dans ses problématiques.
- Speaker #3
Vous accompagnez des locataires de Lyon Métropole Habitat, mais ça représente une petite partie des locataires.
- Speaker #1
Oui, alors par exemple sur Givor, on a accompagné 18% des locataires de janvier à septembre. Ce n'est pas la majorité de nos locataires.
- Speaker #3
Alors au-delà de l'accompagnement individuel, vous encouragez les locataires que vous recevez ici à participer à des activités collectives ?
- Speaker #1
Oui, on essaye. Par exemple à Givor, on a la chance d'avoir la Casa d'en haut. qui est un appartement pédagogique pour faire des ateliers collectifs avec Alia d'Habitat, la Maison de la Métropole et la Ville de Givor. Il y en a eu sur du bricolage dans le logement, il y en a eu sur la fabrication de produits d'entretien maison. Donc en fait on essaye de répondre à toutes les problématiques que pourraient rencontrer nos locataires dans les logements.
- Speaker #3
On part à présent de l'agence de Givor pour faire un saut au siège de Lyon Métropole Habitat. On va comprendre là-bas comment Lyon Métropole Habitat accompagne, au-delà de l'accompagnement individuel, ses locataires dans d'autres formats, via la concertation sur l'aménagement par exemple d'espaces extérieurs, l'organisation d'événements, la conduite de projets créés et menés par les habitants eux-mêmes.
- Speaker #2
Bonjour. Bonjour. Je vous en prie, c'est nous.
- Speaker #4
Je m'appelle Rémi Bullion et je suis responsable du service développement social. à la direction de la qualité de vie des résidences. On fait de l'ingénierie sociale dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville pour soutenir la cohésion sociale et le bien vivre ensemble et travailler avec les habitants à ce qu'on appelle développer leur pouvoir d'agir, c'est-à-dire qu'ils se sentent le mieux possible en dehors de leur logement.
- Speaker #3
Qu'est-ce que ça veut dire le pouvoir d'agir des habitants ?
- Speaker #4
Le pouvoir d'agir, c'est d'être convaincu qu'on a des ressources en soi pour améliorer son quotidien. Et ce pouvoir d'agir peut être impacté quand... On est en précarité financière, qu'on est en précarité alimentaire ou qu'on a d'autres précarités qui arrivent. C'est un vrai cercle vicieux ce système de précarité parce que plus on est en précarité, moins on a confiance en soi, en ses capacités pour améliorer son quotidien. On sait qu'il y a un Français sur cinq qui est en souffrance psychique et les chiffres sont assez alarmants et on le ressent nous sur les territoires. C'est vraiment un isolement, un sentiment de solitude chez nos locataires qui peut avoir un impact après sur leur... La confiance à discuter avec quelqu'un d'autre, à discuter avec une institution. D'où notre intérêt d'intervenir pour essayer de casser ce cercle vicieux et de monter pas à pas des projets avec les locataires pour qu'ils reprennent confiance sur leur capacité à améliorer leur lendemain.
- Speaker #3
Est-ce que vous avez un exemple de projet que vous avez soutenu, accompagné ?
- Speaker #2
Ce qui a été marquant,
- Speaker #4
ça peut être un vide grenier solidaire qui a été organisé ou d'une problématique d'encombrant où les locataires... se plaignaient de la présence d'encombrants, de canapés, d'objets à jeter qui étaient autour des poubelles et qui stigmatisaient l'image de leur quartier. Donc ils ont mis en place des vides greniers solidaires avec des ateliers de réparation de meubles pour réparer justement ces encombrants et qu'ils puissent retrouver une nouvelle vie. Notre intérêt c'est de renforcer le sentiment d'appartenance du locataire et qu'il se sente considéré et qu'on le fasse à l'échelle d'un... collectif de locataires, ça permet de souder les liens entre les locataires, qu'ils se mettent d'accord, qu'ils aient un avis global de la résidence et ça améliore la cohésion sociale.
- Speaker #3
Et il y a un projet en particulier qu'on va aller voir à Gibord dans le quartier des Vernes qui est un quartier prioritaire de la politique de la ville 4 habitants ont décidé de créer une association pour faire un potager et un poulailler au pied de leur immeuble
- Speaker #2
Je m'appelle Wahiba.
- Speaker #5
Et moi, c'est Nabil.
- Speaker #2
Collectif de la Raseray.
- Speaker #6
Je m'appelle Pauline Gauthier, je suis chef de projet de développement social à Lyon Métropole Habitat. Mon rôle, c'est de soutenir les initiatives habitantes, à travers aussi l'intervention de partenaires du territoire, et effectivement d'accompagner ces envies, ces énergies, ces collectifs, pour qu'ils aillent au bout de leurs projets.
- Speaker #2
On va au jardin ?
- Speaker #5
Avant, c'était une jungle ici. Donc on a tout enlevé, tout ce qui était arbre, toute la verdure.
- Speaker #2
Les poules, elles sont là. On a 10 poules que la mairelle nous a données. Il y a des poules rouges.
- Speaker #3
Rouges et noires.
- Speaker #2
Rouges et noires.
- Speaker #3
Qu'est-ce que ça vous fait de venir vous occuper des poules ?
- Speaker #2
C'est ça, on va aller voir nos parents ou nos enfants. C'est familial.
- Speaker #5
On est content de notre projet de poulailler. Franchement, on est bien contents. Au moins, ça lui met une petite activité. On vient au club d'elle, elles sont contentes. Quand elles nous voient, c'est pareil. Dès qu'on prend un petit sac, elles viennent et elles sont bien suives.
- Speaker #2
Ici,
- Speaker #3
vous avez installé un poulailler. Et de l'autre côté de la résidence où on va aller, vous avez installé un potager.
- Speaker #2
C'est grand, c'est bien. On a les herbes, on a tourné la terre aussi pour avoir plus de légumes.
- Speaker #5
On a planté. Pain et juillet. Des courgettes.
- Speaker #2
Des courgettes. On a ramassé plein de fois.
- Speaker #5
Et ça repousse encore là.
- Speaker #2
Une verveine pour le thé. C'est blanc là. Avec le thé, ça sent très frais.
- Speaker #3
Vous aviez l'habitude de jardiner avant ?
- Speaker #2
Non, pas du tout. C'est la première fois à travailler. On a construit. C'est la guerre. Avec la visseuse, les visseuses. construit, on a appris plein de trucs.
- Speaker #3
Qu'est-ce qui vous a donné envie dans le fait de créer un potager ?
- Speaker #5
D'avoir un potager en boîte chez nous, de s'occuper de tout ça.
- Speaker #2
On fait des cafés dans le local, on parle, on discute, on ramasse de... Ça fait plaisir, quoi. Avant, il fallait attendre le marché ou aller acheter. Nous, c'est tout de suite, c'est à côté et gratuit. En bas de la maison.
- Speaker #3
Est-ce que ce projet que vous avez mené, avec l'aide de l'UIM, ça a changé votre rapport à votre bailleur ?
- Speaker #2
Ils nous ont beaucoup aidé. Dès qu'on a demandé quelque chose, ils étaient tous là pour nous soutenir. Et au final, on a tout ce qu'on a voulu.
- Speaker #6
Ce qui me marque beaucoup dans ce projet, c'est la capacité des jardiniers à se mobiliser. On est toujours à vouloir mobiliser les habitants dans les quartiers prioritaires. pas même nous capables de faire au quotidien dans nos vies. Et eux, ils sont toujours là, malgré des fois des déceptions. Ils ont une énergie incroyable. Malgré les difficultés qu'ils rencontrent au quotidien, on sent que ce projet les anime, leur fait du bien. Ce sont eux, moi, qui m'apportent de l'énergie. Ça change vraiment le regard, parfois, de nos collègues et de nous-mêmes envers les locataires, et à l'inverse, les locataires envers le bailleur. Et ce que j'aime beaucoup dans ce projet, c'est qu'on a aussi réussi à créer des rencontres Avec d'autres habitants de la métropole, les jardiniers de Givor, de la Roseraie, sont venus à la rencontre d'un groupe de jardinières de Bron, avec lesquels on travaille aussi au quotidien sur un jardin à Bron-Paris, autour de la résidence de l'UC5. Et cet échange d'expérience a été hyper enrichissant, autant d'un côté que de l'autre. Et je crois que ma plus grande fierté, et ce qui m'anime énormément dans ce projet, c'est ce partage d'expérience. Et maintenant, il y a un lien qui s'est créé et je crois que les jardinières de Brons sont attendues pour l'inauguration du jardin de la Roseraie prochainement.
- Speaker #0
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