Speaker #0Bienvenue à toi ! Tu écoutes Ton Experte Conseil, le podcast qui va te faire aimer la comptabilité. Je suis Marion Coste et dans la vie j'aime les défis. J'accompagne aussi les entrepreneuses et particuliers en allégeant leur charge mentale grâce à mon expertise, ma proximité et surtout, surtout mon authenticité. Tu l'as compris, je suis une experte comptable pas comme les autres. Mais ici et pour toi, je serai ton experte conseil pour vulgariser l'entrepreneuriat et enfin le rendre accessible pour tous. Alors installe-toi et profite de ce moment de légèreté. Salut toi ! Aujourd'hui, on va parler d'un sujet sensible. Mais... qui est d'occasion en ce début d'année 2026. Recommencer, lancer un nouveau projet. Oui, mais pas au prix de ta sécurité financière, qui est là, qui peut alourdir considérablement ta charge mentale. Peut-être que tu rêves de changer d'activité, de te repositionner, voire de lancer une nouvelle offre. Et dans ce cas-là, peut-être, tu te dis Et si je me plante ? Et si je m'en sors pas financièrement parce que là ça roule, je suis bien confortablement dans ma zone de confort. Et si ma nouvelle lubie entraînerait un stress financier pour moi et mon entourage ? On se pose souvent ce type de questions. Notamment quand on change un petit peu de choses dans son business. Alors dans cet épisode, on va remettre de la clarté sans te faire peur. et sans te vendre le tout plaqué du jour au lendemain, surtout pas. Alors au programme, on va voir pourquoi le discours du saut dans le vide peut être dangereux, on va sécuriser le tout avec trois piliers financiers minimum pour pouvoir tout recommencer sans te cramer, et si possible sans charge mentale, et on va voir surtout comment poser ce premier acte, ce premier mouvement qui soit un acte de foi pour toi. pour toi, car pour moi le business c'est un acte militant, un acte de foi. Mais qu'il soit avant tout sécurisé pour toi. Face au mythe du "je saute dans le vide et puis on verra bien", les mots me manquent. Sur les réseaux, Instagram, LinkedIn surtout, on te montre souvent le moment où j'ai tout plaqué et tout a changé pour moi. Mais face à ça, on te montre rarement les nuits blanches, les phases de doute, le compte en banque au plus bas. ou en tout cas plus bas que ton seuil minimal de sécurité où là tu te dis c'est bon, j'ai suffisamment de trésorerie dans mon compte bancaire, tout va bien se passer. Et on ne te parle surtout pas de la charge mentale et de la pression qui va avec, qu'elle soit mentale ou familiale. Mais recommencer un projet, se lancer, ce n'est pas forcément donner ta démission du jour au lendemain, couper toutes tes sources de revenus ou te mettre dans une angoisse permanente. En fait, tu peux être courageuse et prudente parce que... plus tu vas te protéger toi et ton quotidien, plus tu pourras te permettre d'être courageuse. C'est un cercle virtueux. Et en se lançant dans ce business ou dans cette nouvelle offre, on ne crée pas un business juste pour créer un business. En général, on crée un business parce qu'on a besoin de mettre sa pierre à l'édifice sur un projet, sur une cause, sur quelque chose qui a de la valeur pour toi. Et le fait de te sécuriser, ça va te permettre de donner toutes ces chances à ce projet tout en regardant lucidement tes chiffres. On va donc poser ensemble trois piliers pour... que ce nouveau lancement soit solide et efficace. La visibilité, le besoin et les scénarios. Ces trois piliers, visibilité, besoin et scénario, pour moi ce sont les trois piliers financiers minimums. Si tu réponds à ces trois piliers, ton projet ne peut que bien se lancer. Le premier pilier, c'est connaître tes besoins réels. Avec cette question, de combien as-tu vraiment besoin chaque mois pour payer tes factures et ne pas avoir cette pression mentale ? Pas pour rêver et pas non plus pour t'auto-saboter. Juste pour couvrir ton logement, ta nourriture, tes charges essentielles et ce qui est non négociable pour toi et pour ta famille. Ça peut intégrer le psy, les animaux, ce qui n'est pas du luxe en fait pour toi. Et si jamais tu ne t'étais posé cette question, tu peux prendre un temps pour calculer ça en ordre de grandeur. Pas forcément aller tout de suite dans le détail, mais voir ça en centaines d'euros ou en milliers. Et attention, ce chiffre n'est pas là pour te limiter. Il est là pour t'aider à mesurer jusqu'où tu peux aller sans te mettre en danger. C'est ta limite finalement. Le second pilier est de distinguer ce que tu encaisses et de ce qui te reste en poche. Dit autrement... Ne pas confondre ce que tu encaisses et ce qui te reste vraiment pour toi, net en poche. Que tu encaisses 2 000 euros, 3 000 ou 5 000 euros, tu sais bien, tu n'as pas 100 % de la somme pour toi, même en micro-entreprise. Car il y a tes charges professionnelles, tes charges sociales et fiscales, l'URSSAF, TVA, CFE, toutes ces petites joyeusetés, et surtout, ce que tu veux éventuellement réinvestir dans ton activité. Tu sens que ton imprimante est un peu capricieuse en ce moment, peut-être le temps de le changer. Que ce soit, j'ai pris l'exemple de l'imprimante, ça peut être un ordinateur, un téléphone ou un simple stylo. Ici, ce qui t'intéresse, c'est pas tant ton chiffre d'affaires, soyons clairs, mais c'est vraiment ce qui va te rester dans la poche à la fin du mois, à la fin du trimestre ou de l'année. Et à partir de ça, tu peux évaluer si ton projet tient la route. Est-ce que ce montant-là te permet de répondre à tes besoins ? Oui ? Fantastique. fonce. C'est pas le cas ? À ce moment-là, il faut ajuster. Peut-être ajuster cette offre ou peut-être la lancer mais en gardant l'ancienne sous le coude pour financer cela. Le troisième pilier n'est pas des moindres, c'est de jouer avec des scénarios plutôt que de se buter en étant dans le tout ou rien. Clairement, il faut arrêter le tout ou rien, le blanc ou noir. La vie, globalement, c'est plutôt gris, avec des nuances, gris clair parfois, plutôt gris foncé, et Mais c'est rarement blanc ou noir, donc pas de tout ou rien. Inversement, pense plutôt à des scénarios, soit avec un scénario plutôt pessimiste, avec la question « mais qu'est-ce qui se passe si ça démarre lentement ? » Et si je m'étais complètement fourvoyée et il n'y a pas de demande face à mon offre ? Réponds à ces questions, note-les sur un papier, réponds-y. Avec un scénario réaliste, en se posant et en répondant à la question « qu'est-ce qui est probable ? » Si je m'y mets sérieusement, si je me donne les moyens pour que ça fonctionne. Et enfin, un scénario plus ambitieux pour anticiper le « et si ça se passe mieux que prévu » . Parce que quand on lance un nouveau projet, on a tendance à être quand même assez pessimiste. Mais rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir, on est plutôt dans une nuance de gris. Ces scénarios vont te permettre de voir et de te préparer à ça. Et l'idée, encore une fois, ce n'est pas de t'angoisser, mais c'est de savoir qu'est-ce que je suis prête à accepter comme phase de transition et combien de temps cette phase de transition va durer ? Combien ça va me coûter ? Et mettre en place les garde-fous qui vont bien. Tu l'as compris, se lancer à corps perdu dans l'entrepreneuriat, c'est oui, mais de façon sécurisée. Recommencer, lancer une nouvelle offre, il y a quand même une part de foi. Tu crois en toi, en ton appel, en ton offre, en ce que tu veux construire, sinon tu le ferais pas. Mais ça ne doit pas rimer avec l'inconscience. Alors, comme je te le disais un peu plus tôt, tu peux... Te lancer en posant un premier pas sans brûler tout ce qu'il y a derrière. Que ce soit ton foyer, tes économies, l'offre que tu as déjà lancée et qui fonctionne bien. Donc tu peux choisir de mettre en place des petites actions pour te sécuriser tout en y allant. Tu peux par exemple tester ta nouvelle offre en parallèle de l'ancienne ou réduire progressivement un type de mission qui ne te convient plus au lieu de couper net. Moi typiquement cette phrase là me parle beaucoup. En expertise comptable, quand on crée son cabinet, beaucoup, et moi la première, font de la co-traitance. On travaille pour d'autres cabinets d'expertise comptable. Et clairement, les missions de co-traitance, c'est rémunérateur. En termes de temps, t'as pas de temps mort, donc c'est assez intéressant. Mais on se lance rarement pour continuer à avoir un poste un peu comme être salarié. Donc petit à petit, il faut savoir le couper. C'est plus rassurant de réduire progressivement au lieu de couper net. L'année dernière, typiquement, j'ai essayé de le couper net. Sauf que c'est arrivé au même moment avec la fin de mon chômage et j'ai stressé. J'ai eu peur et à ce moment-là, j'ai repris une mission de cotaisance quand bien même je n'en avais pas besoin mais ça me rassurait. Et comme dernier exemple, tu peux aussi te donner une période de test. Tu donnes une période définie pour explorer ce projet avec surtout, laissez ça le plus important, une date de bilan. Grâce à Datela, tu vois ce qui se passe. Où est-ce que t'en es de ton matelas de sécurité ? Et de ce grand changement en termes de nombre, de chiffres, mais aussi en termes de ressenti. comment tu te sens et c'est ça le plus important finalement l'important c'est que tu te sentes en disant oui ça me demande du courage de l'investissement oui mais en fond je ne mets pas volontairement dans une situation qui m'est néfaste c'est inconfortable pour le moment mais c'est temporaire et en ce début janvier ça me parlait beaucoup de faire un sujet de manière générale un thème pour le mois de janvier sur le recommencement tu comprends à ce moment là recommencer s'est pas forcément réservé à celle peuvent se le permettre financièrement. Ça n'a même rien à voir avec ça. Ça demande de la lucidité et de la responsabilité vis-à-vis de toi-même pour alléger au mieux la charge mentale que ça représente. Je t'invite à te poser après cet épisode et à répondre à ces trois questions : de combien ai-je vraiment besoin chaque mois pour vivre sereinement ? En dealant avec cette charge mentale et cette petite pression du début. Ensuite, sur ce que j'encaisse aujourd'hui, combien il me reste réellement pour moi ? Une fois déduites toutes tes charges, l'Urssaf, la TVA et toute l'imposition, si possible, et c'est mieux évidemment, incluant l'impôt sur le revenu. Et enfin, quel serait ton prochain acte ? Quelle serait la prochaine étape ? Et si tu veux continuer sur cette réflexion, tu peux évidemment réécouter cet épisode en prenant des notes ou en parlant avec une amie, entrepreneur ou non, bref, une personne de confiance. car on n'est pas obligé de réfléchir à tout cela en étant seul dans sa tête. Et n'oublie pas : ton business, tes règles et moi je suis là pour t'aider à les écrire. Un grand merci pour ton écoute ! Tu l'as compris, avec ton expert conseil dans tes oreilles, l'entrepreneuriat devient enfin accessible pour tous. Alors si tu as un projet ou une idée qui dort depuis bien trop longtemps sur ton carnet ou dans ta tête, Contacte-moi sur Facebook, Instagram ou LinkedIn pour enfin le rendre réel. Fais-toi ce cadeau ! Et si tu aimes ma créativité, dis-le-moi en me laissant un bon avis et un gentil commentaire. Nous, on se retrouve mardi prochain pour ensemble libérer ta charge mentale entrepreneurielle. À bientôt !