- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans... Pas la fame du coup, pas la fame puisque comme vous l'avez vu dans le titre, on a dû changer le nom du podcast qui s'appelle désormais Très Très Connu, et on s'est dit qu'on allait faire un petit épisode spécial pour vous parler un peu de tout ça, et donc on est tous les deux avec Pierre-François. Comment ça va Pierre-François ?
- Speaker #1
Bonjour François, c'est vrai que c'est l'occasion de vous expliquer un petit peu les coulisses de ce podcast, de votre podcast préféré depuis maintenant quelques mois, et on sort effectivement de trois mois d'absence. Alors qu'on a sorti les deux premiers numéros avec Jérémy Ferrari puis Elie Semoun, énorme succès ce podcast.
- Speaker #0
Immense succès, les gens n'arrêtent pas de nous demander, mais vous revenez quand, vous revenez quand ? Et on leur dit, mais attendez, on arrive, on arrive, et voilà, et donc désormais, on est de retour.
- Speaker #1
On est de retour, voilà, avant des numéros un petit peu plus classiques que vous attendez, on est de retour pour une vidéo. Alors je ne sais pas encore comment on va la marketer, est-ce qu'on va faire un truc type, il faut qu'on vous parle ou j'ai quelque chose à vous dire ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais en tout cas, ce n'est pas une vidéo, mon vieux, déjà. C'est vrai. C'est du son, en fait. Oui, Bon, je ne sais pas. Tu avais envie de faire une vidéo ? Tu veux qu'on filme ? Je crois que j'ai envie de faire une vidéo. Mais faisons une vidéo ensemble, s'il te plaît. Il n'y a pas de souci. Mais oui, je ne sais pas trop comment on va vous marketer ça sur les réseaux sociaux. Je pense qu'on va juste vous expliquer simplement les choses. Mais effectivement, il nous semblait important de revenir un peu dessus. Pourquoi on a changé de nom ? Comme je vous le disais, ça s'appelle désormais Très Très Connu. On a eu des petits soucis, on ne va pas dire juridiques, mais pas très loin. Il y avait un podcast qui avait un nom. sensiblement proche de celui qu'on avait choisi et qui existait déjà avant nous. On nous a gentiment demandé si on pouvait changer de titre. On a décidé qu'on allait être magnanime et qu'on allait le faire, mais on a discuté quand même.
- Speaker #1
On a un petit peu discuté quand même avant et puis on s'est dit que ça ne valait pas forcément le coup d'insister et qu'on n'avait pas de quoi se payer un énorme avocat. Voilà, donc du coup on a choisi un nouveau nom. On a dû abandonner le nom La Fame pour s'appeler aujourd'hui... Très très connu, c'est un nouveau nom qui est plutôt sympathique. François, qu'est-ce que tu en penses toi ?
- Speaker #0
J'en pense que oui, évidemment, puisqu'on l'a décidé ensemble. Donc évidemment que je le trouve sympathique. Non mais c'est vrai que la femme on aimait bien, c'était simple, ça résumait un peu facilement le concept. Bon voilà, il fallait trouver autre chose, on a trouvé autre chose. On espère que ça vous plaira tout de même. Mais l'émission ne change pas du tout. Le principe reste exactement le même, faire parler de leur célébrité à des gens célèbres. Qui nous expliquent un petit peu ce que ça veut dire au quotidien et comment ils le vivent. Donc voilà, on continue. Comme avant, juste le titre est différent et je ne sais même pas ce qu'on peut se dire de plus, d'ailleurs, là-dessus. Alors,
- Speaker #1
du coup, on a eu aussi un débat qu'on n'a pas complètement tranché sur le générique. Un débat quand même très houleux avec François.
- Speaker #0
Ça a chauffé. Mais oui, on a eu un débat sur le générique. Est-ce qu'il fallait garder l'ancien générique où le mot La Femme est prononcé plusieurs fois ou changer pour une instrumentale ? Et dans ce cas-là...
- Speaker #1
Et il y a même eu quelque chose d'intermédiaire puisqu'on a essayé d'adapter Réactez le générique existant en plaçant le mot très très connu dedans. C'est un générique, donc le premier a été composé par moi-même et l'ami Frédéric Maton. Et on a essayé pendant plusieurs sessions de changer le générique en très très connu. Et c'était vraiment comme mettre un carré dans un rond. C'était impossible, ça ne passait pas. On pourra peut-être vous en passer d'ailleurs.
- Speaker #0
Peut-être, mais moi je ne l'ai pas entendu celui-là. Donc tant que je l'ai pas entendu, je suis très curieux.
- Speaker #1
Et bien magnéto ! C'est nul, ça ne passait pas forcément. On va garder pour l'instant la fame. Nous on trouve que c'est une bonne chanson, que ça marche, que c'est toujours dans le thème de l'émission. Mais si à un moment vous trouvez que c'est trop trop bizarre, vous nous le direz. Et puis peut-être qu'on mettra à la place une version instrumentale.
- Speaker #0
On passera à la fin de cette émission d'ailleurs, histoire que vous puissiez vous faire un petit avis et puis nous le dire sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Donc l'avenir de ce podcast, il est maintenant radio puisque ce problème est réglé légalement. Et on a quelques invités prévus, notamment
- Speaker #0
Brad Pitt, Paul McCartney, du très très très lourd là, mais non non évidemment. On n'est pas encore là. Peut-être qu'un jour.
- Speaker #1
S'ils nous écoutent.
- Speaker #0
Qu'ils viennent. Chouette, chouette, connu. Chouette, chouette, connu. J'adore, évidemment.
- Speaker #1
Et donc là, on a un invité qui arrive très, très, très prochainement. Là, on a déjà enregistré. On a déjà fini de monter. Est-ce qu'on l'annonce ?
- Speaker #0
Oui, on peut l'annoncer. Allons-y.
- Speaker #1
Eh bien, c'est l'ami...
- Speaker #0
Marcus. Marcus, l'animateur de Feu Game One. Chaîne qui a disparu, mais chaîne de jeux vidéo. Un animateur et journaliste très, très... connu dans le milieu du jeu vidéo. Donc, soit vous connaissez, soit vous ne connaissez pas du tout. Mais si vous ne connaissez pas, ça va être l'occasion de découvrir ce personnage et son parcours. Et si vous connaissez, je pense que vous connaissez très très bien, puisqu'on voulait notamment l'inviter parce qu'il a une célébrité qui est un petit peu spéciale, un peu, on va dire, à mi-temps ou de niche. Mais ceux qui le connaissent le connaissent très très bien et le considèrent, comme il nous le racontera d'ailleurs dans l'épisode, presque comme un pote. Donc, voilà, ça nous intéressait d'ausculter aussi. Ce côté-là de la célébrité, c'est-à-dire quelqu'un qui n'est pas forcément reconnu constamment dans la rue, mais quand il est reconnu, il est très reconnu.
- Speaker #1
Très bien, et c'est aussi l'occasion, on s'était dit qu'on s'était à peine présenté sur les deux premiers podcasts, et on en profite là comme on est tous les deux, François, peut-être pour dire qui on est, parce que dans les autres émissions ce ne sera pas forcément passionnant, mais c'est là l'occasion d'ausculter notre célébrité, qui est pour l'instant assez confidentielle.
- Speaker #0
Sois pas modeste, sois pas modeste.
- Speaker #1
Qui es-tu François ?
- Speaker #0
Écoute, moi je suis journaliste cinéma, je travaille pour le magazine Première depuis une grosse dizaine d'années désormais, voire une quinzaine d'années. Voilà, j'habite à Nantes comme toi Pierre-François, on est tous les deux résidents nantais. On n'est pas parisiens, ce qui change déjà un petit peu par rapport à pas mal de podcasts.
- Speaker #1
Et oui, on a l'électricité à Nantes.
- Speaker #0
Et on a l'électricité, on n'a pas que des vaches et des bœufs. Et voilà, et toi Pierre-François, raconte-nous ton parcours.
- Speaker #1
Alors, je suis né le 20 juin 1985. Entre temps... Quelques petits problèmes avec la justice et je suis depuis dix ans rédacteur en chef du magazine Grabuge, Grabuge Magazine, qui est un journal culturel gratuit qui sort tous les mois et on parle des meilleurs concerts, des meilleurs films à voir à Nantes et des meilleurs expos, des meilleurs spectacles. Et l'idée c'est de mélanger des propositions artistiques qui sont parfois justement mainstream, de les prendre sous un angle intéressant mais aussi de défendre une culture beaucoup plus alternative et de niche, donc des concerts dans des bars, dans des sous-sols et de mélanger tout ça. En se disant qu'a priori, tout peut être intéressant, en fait, si on le prend sous le bon angle.
- Speaker #0
Et vous pouvez trouver Grabuge, d'ailleurs, sur Internet, si vous n'êtes pas nantais.
- Speaker #1
Vous pouvez aller sur www.grabugemag.com et François, effectivement, retrouve ta prose sur le site de première. Et en parlant d'ailleurs de fame très très connue, tu rentres quand même de Cannes.
- Speaker #0
De Cannes, le festival de Cannes, bien sûr, j'ai croisé des gens extrêmement connus, c'est vrai, c'est vrai. Mais c'est ça aussi, en fait, c'est ça que je voulais dire, c'est que... Cette idée de podcast aussi, elle vient du fait que j'en ai vu beaucoup, des gens très connus dans ma carrière, et que ça m'a toujours un peu intrigué parce que je les vois toujours avec, surtout les Américains, les gros acteurs américains, etc., avec un entourage pas possible, mais ça arrive aussi beaucoup en France. Et donc, c'est des gens qui sont un peu constamment sous le regard des autres, mais en même temps hyper babycités au quotidien, mais même pour aller chercher un café, pour n'importe quoi. Et donc, ça m'intéressait quand même vachement de pouvoir discuter avec eux de ce sujet-là, et je trouve... très peu abordés, alors parfois dans quelques podcasts il y a quelques questions, mais ça ne va jamais très loin. Donc voilà, c'était l'envie d'aller creuser un peu tout ça et de voir concrètement ce que ça peut faire, déjà à l'esprit, à l'ego, d'être pris en charge et d'être ausculté constamment par le regard des autres.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, allez François, je vais t'interviewer un peu, ça va être ton épisode de très très connu. Quelle est la première star que tu vas interviewer ? Alors, star, évidemment, le mot, on va dire une vedette. quelle est la première vedette que tu as interviewée dans ton métier de journaliste ?
- Speaker #0
C'est dur, la toute première, je me demande si ce n'est pas Dave.
- Speaker #1
Ah oui, tu l'as interviewé ?
- Speaker #0
J'ai interviewé Dave, j'ai mangé avec Dave, figurez-vous. Non, et qu'est-ce qu'il mange ? Il ne mangeait pas de gouda, il mangeait une salade, je crois, de mémoire. Je ne sais plus tous les détails, peut-être qu'il y avait des lardons, peut-être qu'il y avait un peu de tomate, je ne sais pas. Dis-moi en plus, François. Il y avait une vinaigrette, évidemment. Voilà, le mot est lâché. Le mot est lâché, le mot vinaigrette est lâché, mais c'est à ce moment-là du podcast que ça part. Je crois que c'était Dave, un des tout premiers. Et puis après, j'ai continué. Après, c'est un peu monté en gamme.
- Speaker #1
Comment ça ?
- Speaker #0
Je suis en train d'en réfléchir à la personne peut-être la plus connue que j'ai pu interviewer. C'est sûrement Margot Robbie ou Daniel Craig, évidemment.
- Speaker #1
Pour quel film ?
- Speaker #0
Pour le dernier James Bond. Ça, c'était pas mal.
- Speaker #1
T'as rencontré James Bond ?
- Speaker #0
Et j'ai rencontré James Bond.
- Speaker #1
Parce que t'es pas un peu James Bond, finalement.
- Speaker #0
Je suis un peu James Bond, voilà, par proxy, du coup, c'est tout. Mais oui, ça, c'est un peu impressionnant. Mais c'est au niveau de ce tarlat, en fait, c'est là où ça devient assez fou, quoi, de voir dans quel univers ils évoluent, de voir quand tu fais des interviews, à quel point tout est bloqué pour eux et qu'en fait, ils ont des pièces dédiées. Personne ne peut rentrer dans cette pièce-là si elle n'est pas autorisée et tout ça. Tout... Tout est hyper construit autour d'eux. C'est toujours un peu efflipant et amusant en même temps. Et toi, Pierre-François, c'est quoi la plus grosse rostère que tu as interviewée ?
- Speaker #1
Comme on l'a expliqué tout à l'heure, du milieu indépendant, j'ai interviewé des gens qui sont des stars dans le milieu indépendant, mais qui ne le sont pas forcément pour le grand public. Je vais essayer de rester plus sur le grand public. Moi, j'ai fait Éric Judor, Fabrice Eboué, et beaucoup de musique surtout. J'ai fait Catch the Elephant, les Dandy Warhols. Je ne sais plus trop ce que j'ai fait, mais ce n'est pas forcément des noms très, très grand public. En revanche, c'est l'occasion quand même de parler de mon interaction avec Madonna.
- Speaker #0
Ah, mais ça, je ne connais pas cette histoire. Mais alors,
- Speaker #1
ce n'était pas dans mon cadre de métier de journaliste. À l'époque, je n'étais pas journaliste.
- Speaker #0
C'était juste une relation. Une passade.
- Speaker #1
Parfois, la nuit, les bateaux se croisent. sans phare. Et non, j'étais à l'époque, je travaillais à Londres en tant que projectionniste pour un cinéma professionnel et donc notre travail était de projeter les rushs qui avaient été tournés la journée et moi je projetais aux réalisateurs les rushs qu'ils avaient tournés. Et une fois, Madonna, à l'époque, avait fait les voix dans un film de Luc Besson d'animation.
- Speaker #0
Arthur et les Minimoys. Merci,
- Speaker #1
voilà. En français c'était Mylène Farmer je crois. Et donc, du coup, j'ai accueilli Madonna, qui était venue voir avec toute sa famille et ses danseurs le travail qu'elle avait fait sur le film. Et là, j'ai croisé Madonna. Et elle m'a dit bonjour. Je suis un petit peu rentré dans la vie de Madonna. J'ai fait partie de sa vie.
- Speaker #0
Je suis sûr qu'elle s'en souvient encore aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est sûrement fugace, mais voilà. Et j'ai pu voir d'ailleurs la folie qu'il y avait autour de son arrivée. Nous, on savait qu'elle allait venir à peu près une semaine, deux semaines à l'avance. Euh Pendant tout le temps, toute la semaine ou les deux semaines avant qu'elle arrive, on avait des photographes qui venaient devant le cinéma. C'est à Soho, c'est minuscule à Londres. On avait des photographes qui passaient. Moi, j'allais fumer une cigarette dehors, ils me posaient des questions. Qu'est-ce que c'est ici ? Il y a des stars qui viennent. En plus, il y avait Woody Allen. Alors à l'époque, c'était... Woody Allen qui tournait Le rêve de Cassandre. Et donc, il venait tous les jours au cinéma pour regarder Les Roches. Et donc, j'ai aussi côtoyé tous les jours Woody Allen. Tu ne m'as jamais dit bonjour, mais... qui ne regardait même pas dans les yeux, mais je lui ai projeté tous ces rushs. Et donc, les journalistes pensaient que, en plus, comme Madonna allait venir, les journalistes paparazzi pensaient que, du coup, Madonna était potentiellement en train de faire un film avec Woody Allen.
- Speaker #0
Ah, ok. C'est pour ça qu'il campait devant le...
- Speaker #1
Exactement. Et voilà. Et même Madonna, on l'a vu sortir de sa voiture devant le cinéma, mais il y a 10 000 mecs qui débarquent en moto avec leurs énormes appareils photos gigantesques, on dirait, des armes. Et en fait, là, je me suis dit, mais c'est impossible. On peut en vouloir parfois aux stars en se disant « Oui, ils ne vont pas faire leur course, ils se la pètent. » Mais en fait, par exemple, Madonna... Au niveau de Madonna, c'est juste impossible. Non, mais effectivement, elle allait juste au cinéma, dans un cinéma privé, voir un film. Je pense qu'elle n'avait pas fait une newsletter au Sun pour prévenir. Et en fait, tout le monde était au courant, tous les paparazzi étaient au courant. Et donc, c'était hallucinant de voir ce niveau de notoriété, de le voir en vrai.
- Speaker #0
Si vous êtes d'ailleurs une star du niveau de Madonna, n'hésitez pas à venir nous raconter votre quotidien. On sera ravis de recueillir votre témoignage, ça nous ferait bien plaisir.
- Speaker #1
Et ta meilleure expérience de rencontre professionnelle ou personnelle ? D'ailleurs, tu as peut-être eu des échanges de fluides avec des vedettes ? Non,
- Speaker #0
pas d'échanges de fluides avec des vedettes. Aucun échange de fluides n'a été effectué avec des vedettes. Ma meilleure expérience, oui, mais ce n'est pas quelqu'un de très connu. C'est le réalisateur Mike Flanagan, le type qui a fait plein de séries pour Netflix, des séries semi-horrifiques. « Sermon de minuit » , « The haunting of Bly Manor » , « The haunting of Hill House » , ce genre de séries.
- Speaker #1
Et il a réalisé aussi énormément d'adaptations de Stephen King.
- Speaker #0
Il continue toujours à le faire par ailleurs. Et notamment, je l'avais interviewé pour la suite de « Shining » , dont j'ai perdu le nom. « Doctor Sleep » . Pour « Doctor Sleep » , je l'avais fait. Enfin, je l'avais fait, je l'avais interviewé. Parce qu'on dit « je l'avais fait » dans le milieu. Des fois, ma compagne me dit « oui, c'est un peu limite » . Oui, effectivement, c'est un peu limite. Donc je l'avais interviewé pour ça. Et ouais, en fait, c'est ces moments un peu géniaux où tout s'emboîte. Sans mauvais jeu de mots. Oui, tu te l'es fait, quoi. Non, non, pas du tout. Mais où le type est sympa et en fait, il est intelligent. Et en fait, on est sur la même longueur d'onde. Donc on peut discuter de façon fluide. Et c'est une vraie discussion. C'est-à-dire que souvent, une interview, enfin souvent, régulièrement, une interview, ça peut être un peu plus compliqué que ce qu'on croit. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'on va discuter. Et en fait, très vite, les gens sont dans un mode de promotion. et donc, bon, bah, en fait, ils ont envie de placer les mots-clés. qu'on leur a dit de placer. Et donc, tout le travail est d'essayer de les faire revenir à un niveau humain et pas juste une machine à débiter du marketing.
- Speaker #1
Une promotion,
- Speaker #0
oui. Donc, ce type-là était vraiment chouette et c'est un type que j'aimerais beaucoup interviewer à l'avenir.
- Speaker #1
Et le pire ?
- Speaker #0
En fait, on me demande régulièrement qui est le gros con. que j'ai pu interviewer. Et en fait, il n'y en a pas vraiment, mais pour une bonne raison, c'est que je ne les côtoie pas dans un cadre privé. Et donc, je ne suis pas un serveur de restaurant. Et donc, en fait, ils font toujours en sorte, évidemment, de montrer leur meilleure image. Et il n'est jamais question de mal me parler. Enfin, quoi que, en fait, je vous dis ça. Et en fait, non, quand j'y pense, mais c'est pareil, c'est connu pour les ciné-films. Mais le réalisateur Abel Ferrara, que j'avais interviewé justement à Nantes, qui est un type très désagréable en interview et qui a tendance à vous envoyer chez, mais en même temps c'est un peu marrant mais donc oui, il était pas très très sympathique mais sinon oui, en fait, tout le monde veut se montrer sur son meilleur jour, en fait, lorsqu'il est ou elle est interviewée, donc personne se permet, sauf si évidemment, j'étais, je rentrais dedans je les insultais, mais personne se permet d'être très désagréable donc en fait, il n'y a pas d'expérience catastrophique peut-être qu'en sortant de l'interview après ils ont dit, mais quel con ce mec c'est tout à fait possible, mais pas en face de moi
- Speaker #1
Moi en tant que jeune journaliste, je m'étais fait... engueulé mais c'était aussi en partie de ma faute je n'avais pas assez bien préparé mon mon interview c'était le regretté chanteur Mano Solo donc j'étais vraiment très très jeune journaliste je devais avoir 20 ans j'étais pas encore journaliste et j'avais fait une interview de lui pour un site et j'avais fait une petite erreur factuelle dans une question donc c'était de ma faute Mais il est parti en vrille, il a commencé à m'engueuler, à vraiment m'engueuler très très fort et après c'était mort et voilà donc je suis aussi rentré dans la vie de Mano Solo mais pas en des très bons termes et je me sentais pas très bien après ça a été une leçon.
- Speaker #0
Mais ça c'est très bien, c'est bien de l'apprendre assez tôt que tu peux pas débouler à une infa, voilà il y en a qui le font. tous les jours des gens de la liste qui déboulaient l'interview sans absolument savoir même qui est l'interview ou sans avoir vu le film ou écouter la musique de la personne qu'ils ont en face d'eux mais oui c'est une très bonne leçon ça j'imagine et puis quand tu mets nos solos dans ton gueule je pense que tu es dans tes petits souliers bah oui oui en plus j'aimais beaucoup à l'époque en même temps énorme énorme chanteur tout à fait mais ça me fait penser que aussi dans ce podcast ce qui nous intéresse je crois c'est que c'est l'effet aussi que les gens connus font aux gens pas connus. Alors, bon, toi, un peu dans une moindre mesure, mais quand même, t'as quand même vu beaucoup de gens connus, t'as beaucoup interviewé, moi j'en ai vu beaucoup, et en fait, au bout d'un moment, ça ne produit, l'effet produit est moins important, mais il est toujours là quand même, quoi.
- Speaker #1
Il est toujours là.
- Speaker #0
Et c'est étonnant, ça, en fait, parce que, moi, par exemple, ça devrait plus rien me faire, je devrais m'en foutre complètement, et en fait, quand je tombe sur quelqu'un de connu, ou j'interview quelqu'un de connu, et ben, sa célébrité reste un truc, quand même, qui me... qui se déploie, qui me touche un peu quand même.
- Speaker #1
Moi j'ai l'impression que rapidement, ça s'éteint, parce qu'en plus on est dans un cadre professionnel. Je ne sais pas si toi par exemple, tu vas voir des gens que tu admires, ou des gens très très connus, par toi-même sans que ce soit professionnel. Est-ce que si tu voyais par exemple Jérémy Ferrari, Elie Semoun, ou un de nos prochains invités, est-ce que si tu les rencontres comme ça, est-ce que tu vas leur parler ?
- Speaker #0
Non, je n'y vais pas trop, mais en fait ça m'arrive une fois de temps en temps, soit c'est quelqu'un vraiment que j'adore, je discute deux minutes, je ne fais même pas de photos, mais il n'y a pas si longtemps que ça, je me suis arrêté, je marchais dans Paris, Et je suis tombé sur Mister V, le youtubeur et acteur. Et en fait, pour mon fils, j'ai fait une photo avec lui. Mais sinon, je le fais. D'ailleurs, je ne vais plus me la péter pas mal grâce à ça. Mais sinon, je ne le fais pas parce que j'ai l'impression de les faire chier. Et puis, en fait, je me demande toujours ce que je vais leur dire. À part si c'est vraiment quelque chose que j'idolâtre. Mais encore, dire, oh là là, j'adore ce que vous faites. Vous avez vraiment même changé ma vie. Je pense que c'est sympa pour la personne, mais en même temps, c'est à longueur de journée, donc en fait, quel est l'intérêt ? Je sais pas, en fait...
- Speaker #1
Je pense que ça fait plaisir de se dire, j'imagine, qu'on a changé la vie des gens, mais c'est que moi, j'ose pas le faire, mais c'est parce qu'on est habitué aussi à faire ça dans un contexte un peu plus professionnel, ce qui fait qu'on a une bonne excuse pour leur parler, quand on est fan. Et ça s'éteint assez vite une fois que l'interview est passée, mais au tout début, quand on arrive et quand on se rencontre... Il y a quand même un peu la télé ou l'écran qui vient chez toi. Il y a la personne qui sort de l'écran. Oui,
- Speaker #0
il y a toujours un truc un peu surréaliste qui s'éteint très vite. Parce qu'une fois que l'interview est lancée, la personne qu'on a en face, c'est un être humain et tout va bien.
- Speaker #1
Et puis on est au travail.
- Speaker #0
Et on est au travail, donc finalement on est dans un autre cadre. Mais il y a toujours un petit truc quand même. Il y a une espèce de magie de la célébrité que je n'arrive pas trop à définir. Et quand je réfléchis à moi pourquoi ça me fait cet effet-là, je n'arrive pas vraiment à le comprendre. c'est vrai au-delà de C'est la magie de la télé qui arrive ou le cinéma qui arrive directement et qui est là en face de toi.
- Speaker #1
Ils existent pour de vrai.
- Speaker #0
Alors qu'on le sait, je crois qu'on n'est pas complètement cons. Peut-être qu'on est complètement cons. Mais oui, c'est toujours étonnant. Tout ça fait partie des choses dont on veut parler et qu'on va développer au fur et à mesure des invités qu'on aura dans ce podcast. On espère qu'ils seront nombreux et que ça continuera longtemps.
- Speaker #1
Ben oui, avec grand plaisir. Et puis là, ce qui est bien, c'est que c'est reparti. Donc la pause est terminée. On va essayer de revenir le plus régulièrement possible, même si... On fait évidemment comme on peut. C'est un nouveau podcast. Donc, il faut un petit peu... Il faut convaincre les gens de venir... Parce qu'il faut savoir que quand vous écoutez un podcast de la fame, ça va durer... La fame... Oh, très très connue, pardon.
- Speaker #0
Ah la boulette. Je la refais ? Non, mais non. Non, je ne la refais pas.
- Speaker #1
Quand vous écoutez un podcast de très très connue, ça dure entre 45 minutes et une heure. Nous, on a au moins une heure, à peu près 1h20 d'interview, je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, selon les gens, oui.
- Speaker #1
Ce que je veux dire, c'est qu'on demande à nos invités quand même pas mal de temps, de leur temps. Pour un nouveau podcast comme le nôtre, sachant que nous ne sommes pas, nous, très, très connus, d'essayer de convaincre quelqu'un de te donner une heure de son temps d'interview, ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Et par ailleurs, on ne passe pas rarement directement par la personne puisqu'on n'a pas forcément ni son contact. On passe souvent par ses attachés de presse. Donc, il faut convaincre les attachés de presse. Par ailleurs, s'il y a des attachés de presse qui nous écoutent, soyez sympas, donnez-nous un petit peu de temps de vos talents, comme on dit dans le milieu. Et voilà, pour être totalement transparent, il y a beaucoup de demandes évidemment qui n'ont pas abouti parce qu'on a testé. C'est vrai qu'on en a fait quand même un certain nombre. Je ne sais pas combien, mais quand même un certain nombre.
- Speaker #1
Je pense que c'est à peu près 10 demandes pour un invité.
- Speaker #0
Oui, c'est environ ça. C'est vrai qu'on avait le souci aussi d'être à Nantes. Et donc, quand on n'est pas à Paris, c'est toujours un peu plus compliqué puisque les gens sont moins dispo. Et surtout, il faut les attraper au moment où ils passent dans la ville. Ce qui laisse parfois des créneaux très serrés. Donc là, maintenant qu'on peut enregistrer à distance, puisque vous avez bien vu, vous allez le voir dans l'épisode avec Marcus, on a on On s'est débrouillé pour pouvoir enregistrer à distance.
- Speaker #1
Moi-même, je suis à Los Angeles.
- Speaker #0
Tu es à Los Angeles en ce moment, maintenant. Ça marche plutôt pas mal. Ça peut ouvrir aussi certaines portes. On espère que les choses vont bien avancer comme ça. En tout cas, nous, on est ultra motivés et chauds. On vous remercie d'être aussi nombreux à nous écouter parce que nos audiences ne sont pas dégueulasses, on peut le dire. On est très contents. On est très contents de faire très connu. On vous embrasse et on vous laisse avec le générique instrumental. Dites-nous. ce que vous préférez, l'ancienne version, la nouvelle version pas de version cassez-vous, allez vous faire voir dites-nous tout, allez merci beaucoup, à bientôt