Description
Charlie Le Mindu : « Je suis tricophile »
Dans ce troisième épisode de Trouvaille, le coiffuriste – terme que lui a décerné le chorégraphe Philippe Decouflé – partage en dix trouvailles ses objets de désirs et de honte. Détricotons ensemble ce nouvel épisode de Trouvaille.
Révélé par un parcours atypique d’autodidacte, Charlie Le Mindu s’est imposé comme un créateur brouillant les frontières. Coiffeur de formation, il a touché à la mode et aux costumes avant de revenir sur les podiums, tout en gardant cette même obsession artistique autour de ce qu’il nomme la « fourrure humaine ».
Sur le divan de Jérémy Pradier-Jeauneau, Charlie Le Mindu nous confie qu’à l’origine de son travail il y a la volonté d’explorer la dimension psychologique des cheveux. « Les gens se cachent derrière leurs cheveux », observe-t-il. Le cheveu est son médium de prédilection.
Sa rencontre avec le styliste Nicola Formichetti, puis avec Lady Gaga dont il signe les coiffes du clip Bad Romance, propulse sa carrière. Des nuits de clubbing berlinoises aux tapis rouges de New York, des Grammy Awards aux scènes d’opéra, Charlie Le Mindu coiffe l’époque.
Dans cet épisode, il revient sur ses créations, ses sculptures capillaires et son parcours hors norme. Mais au-delà de l'objet, il partage une réflexion plus profonde sur la quête d'intemporalité qui guide son travail. Une intemporalité qui n'a rien de sage ou de classique : chez lui, elle passe par le spectaculaire, l'excès, la radicalité. « Sur ce que je crée et ce que j'ai envie de faire percevoir aux gens, je suis dans l'extrême », confie-t-il.
Ponctué d'anecdotes aussi festives qu'inattendues, de créations qui défient l'imagination et de rencontres marquantes avec David Lynch ou Martin Margiela, cet épisode dresse le portrait d'un créateur insatiable. Un artiste dont la curiosité et l'audace nourrissent sans cesse de nouvelles idées, et qui a mille histoires à raconter.
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