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TUBA

#60 - Formations, outils, délégation… Quand dépenser devient un piège [entrepreneuriat, témoignage d'entrepreneur]

#60 - Formations, outils, délégation… Quand dépenser devient un piège [entrepreneuriat, témoignage d'entrepreneur]

53min |18/02/2025|

28

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#60 - Formations, outils, délégation… Quand dépenser devient un piège [entrepreneuriat, témoignage d'entrepreneur]

#60 - Formations, outils, délégation… Quand dépenser devient un piège [entrepreneuriat, témoignage d'entrepreneur]

53min |18/02/2025|

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Description

Acheter une formation à 1 000€ pour prendre de meilleures photos avec son téléphone ? Pourquoi pas… sauf si ce n’est pas du tout ce dont ton business a besoin !


Quand on démarre en freelance, on veut bien faire. On investit, on délègue, on achète des outils, on suit des formations… et parfois, on fait n’importe quoi (enfin… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée). Camille a vécu tout ça. Et aujourd’hui, elle nous raconte comment elle s’est laissée happer par le syndrome de l’objet brillant et surtout, comment elle a réussi à reprendre le contrôle.


Camille est copilote technique : elle aide les entrepreneurs à organiser, automatiser et simplifier leur business avec des outils comme Notion ou Make. Mais avant de trouver son équilibre, elle a dépensé sans compter… et ça lui a coûté cher.


Dans cet épisode, elle partage son expérience sans filtre et surtout, les solutions qu’elle applique aujourd’hui pour éviter de retomber dans le piège.


Au programme:

✅ L’illusion de la formation magique qui va résoudre tous tes problèmes

✅ Pourquoi trop déléguer trop tôt peut être une erreur (et comment bien s’y prendre)

✅ La liste des mauvais investissements qui plombent un business dès le départ

✅ Comment Camille choisit désormais ses outils et formations sans se ruiner

✅ Les astuces pour optimiser son budget et éviter le syndrome de l’objet brillant


👉 Un épisode essentiel si tu veux éviter de jeter ton argent par les fenêtres et faire des choix stratégiques pour ton business !


Tu t’es déjà laissé(e) embarquer dans des dépenses inutiles en freelance ? Raconte-moi en commentaire ou viens en discuter sur Instagram !


Prêt(e) à écouter l’épisode ? Découvre comment Camille a su rebondir après ses erreurs !

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👉Retrouve Camille David sur Instagram, Linkedin, son podcast.


👉Retrouve moi sur LinkedIn.


Pour avoir des tips et des outils qui t'aident à entreprendre gratuitement chaque semaine dans ta boite mail, c'est ici que ça se passe.


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TUBA, c’est chaque mardi un podcast dédié aux freelances, solopreneurs et entrepreneurs qui veulent avancer avec plus de motivation et d’outils concrets en développement personnel. À travers des témoignages d’entrepreneurs et des retours sur des parcours entrepreneuriaux, découvre des conseils entrepreneurs, des astuces pour gérer un business en pleine croissance, des solutions pour surmonter la charge mentale, et des stratégies d’organisation. On parle aussi d’entrepreneuriat parental et des défis des mamans entrepreneurs, pour mieux concilier parentalité et travail. Que tu sois un entrepreneur solo ou en pleine structuration d’entreprise, ce podcast t’offre de l'inspiration et un vrai accompagnement entrepreneurial.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Tuba, je suis Géraldine Févra, consultante en stratégie et en organisation. Je t'aide à passer de solo à CEO. Que tu sois freelance, solopreneur ou que tu veuilles le devenir, Tuba te fait plonger chaque semaine dans le monde de l'entrepreneuriat. Tous les mardis, retrouve un nouvel épisode où je pars à la rencontre d'entrepreneurs. Ici, tu trouveras des idées, des conseils, des outils pour ton business. pour t'aider à entreprendre de manière libre et pragmatique. En clair, faciliter ton entrepreneuriat. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis avec Camille. Bonjour à toi, comment ça va ?

  • Speaker #1

    Bonjour, ça va bien et toi ?

  • Speaker #0

    Ça va super bien. Merci d'être là avec nous aujourd'hui et de venir parler de FAIL dans TUVA.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup de m'avoir invitée. Et quand j'ai vu, j'ai obligé, j'ai fait le formulaire parce que, comme tout le monde, j'ai beaucoup de FAIL. Pas non plus 15 millions, mais c'est très important, je pense, de parler de ça.

  • Speaker #0

    Carrément, c'est exactement ça. Merci pour la transition parfaite qui n'était absolument pas travaillée, mais c'est nickel. Non, non, c'est très bien, au contraire. En effet, cette saison, on choisit de parler de fail dans Tuba parce qu'on se rend compte quand on parle avec les entrepreneurs qu'il y en a plein de fail et que c'est un peu normal aussi, mais c'est juste que ce n'est pas forcément ce qui est mis en avant sur les réseaux sociaux. Y compris, moi je ne mets pas forcément ça en avant non plus, alors que je fais plein de boulettes aussi. Mais du coup, l'idée c'était d'avoir un temps long, de pouvoir rentrer un peu plus dans le détail de c'est quoi les fails avec chacun des invités, et surtout quel a été ton parcours par rapport à ça. Ce que potentiellement tu en as appris aussi, comment ça t'a aidé ou pas dans ton business. Mais c'est exactement ça en fait, l'idée c'est d'aller voir les boulettes, les oups ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Je pensais que ça allait être hyper simple du premier coup. Et puis, en fait, non, pas du tout. Pour pouvoir un peu désamorcer, arrêter aussi des systèmes de comparaison qu'on voit beaucoup, dans l'entrepreneuriat notamment, de se comparer avec le jour 652 de la personne d'à côté, alors que nous-mêmes, on est au jour 3 ou 4. Donc, c'est exactement le but de cette saison. Et donc, merci d'être là aujourd'hui et de venir nous parler de ta vie de copilote technique. Je ne vais pas rentrer trop dans le détail, parce que je vais te laisser le faire. Justement, pour les auditeurs et auditrices qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter un petit peu plus ?

  • Speaker #1

    Avec plaisir. Alors moi, c'est Camille. Enchantée à ceux et à celles qui nous écoutent. Comme tu l'as dit, du coup, je suis copilote technique. Alors c'est un bien grand mot où on peut mettre beaucoup de choses dedans. En gros, mon kiff et ma vie, en fait, finalement, parce que je fais ça beaucoup partout, je m'occupe des outils, de plein d'outils. Donc ça peut être de la création d'espace Notion, ça peut être de l'automatisation avec Make. De l'intégration de sites sous Elementor, je peux aussi faire ce qu'on pourrait appeler, par exemple, un peu des missions d'assistante virtuelle. Donc, c'est par exemple intégrer une campagne d'email, aider à faire une landing page, par exemple, sur MailerLite, créer un tunnel de vente, créer un freebie, par exemple, un quiz. Bref, copier le technique, en gros, dès qu'il y a un outil, je vais dedans.

  • Speaker #0

    J'adore. C'est très clair. Dès qu'il y a un outil où on se dit « Ah, j'aimerais bien avoir le fameux freebie » , où on se dit, entre l'idée d'avoir le freebie, par exemple, et après la mise en œuvre, typiquement, c'est là que tu interviens, justement, pour pouvoir rendre la chose réalisée, réalisable, au-delà de l'idée que potentiellement on pourrait avoir.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça peut être soit, par exemple, un peu de brainstorming pour créer un freebie. Par exemple, j'ai déjà eu des clients qui sont venus me voir en disant « J'ai une offre, par exemple, une formation, je voudrais créer un freebie. » Et je suis là, « Ok. » On se pose pour un moment et en fonction de ce que tu aimes aussi de ton audience, est-ce qu'on va partir sur des masterclass ? Si oui, ok, voici le plan d'étapes de toutes les étapes. Au moment où je promouvois cette masterclass jusqu'à ce que j'envoie le replay et pour ensuite vendre par des emails pour vendre la formation. Si la personne en face me dit non, je n'aime pas trop le masterclass parce que je n'ai pas le temps, parce que je n'aime pas. Je lui dis, est-ce que tu as pensé à faire un quiz ? Comment ? est-ce que tu veux faire ton quiz ou est-ce que tu veux qu'on fasse par exemple un PDF ou un template ? C'est vraiment, il y a de la délégation vraiment pure et dure, mais il y a aussi un peu le on fait ensemble, on reste ensemble.

  • Speaker #0

    J'ai fait de dégrossir avant aussi pour pouvoir affiner l'idée et se dire ok, c'est ça dont tu as besoin et ensuite potentiellement tu exécutes, ok, tu réalises. Trop bien ! Tu fais ça depuis combien de temps ?

  • Speaker #1

    Alors, je fais ça officiellement depuis deux ans, mais je faisais ça bien avant. En fait, je me suis lancée à mon compte en avril 2020 en tant que juste webmaster. Donc, je créais des sites sous Elementor et en fait, j'ai eu des clients pour lesquels, même si je devais faire le site, des fois, ils me posaient beaucoup de questions sur « Ok, je voudrais faire un formulaire sur Miller Lite. Est-ce que tu sais comment on fait pour que les gens récupèrent mon produit gratuit ? » Donc, en fait, j'ai fini par faire un zoom-zoom pour les clientes avec qui je bossais un peu ça. Et il y a deux ans, j'ai eu une de mes clientes qui était aussi un peu ma mentor, qui m'a dit non mais il faut que tu le montres à tout le monde ça, parce que tu peux pas.

  • Speaker #0

    C'est trop bien, parle-en.

  • Speaker #1

    Et du coup, je l'ai lancé le pas et officiellement, ça fait deux ans que je suis dans les outils, l'automatisation, l'Ocean, mais je faisais déjà ça bien avant.

  • Speaker #0

    Ok, c'est juste officiel depuis deux ans. D'où le gros c'est ciel, c'est ça.

  • Speaker #1

    J'ai eu une petite pente de illégitimité, en mode genre, mais qui je suis ? Je ne peux pas dire arriver comme ça, je m'occupe des outils, je fais des espaces Notion, même si je le faisais en soum-soum pour moi ou autre. Du coup, j'ai eu un peu peur de dire vraiment au monde, au monde à l'extérieur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, de l'affirmer en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça a mis un peu de temps et maintenant, ça va.

  • Speaker #0

    Maintenant, ça va. Trop bien. Cette saison, avant de rentrer dans le détail des fails, je demande aux invités leur définition d'un fail, parce que je me suis rendu compte que c'était hyper subjectif et que quelque part, on ne mettait pas tous le curseur au même endroit. Première question pour toi, vraiment sur ce sujet-là, je vais y arriver. C'est quoi un fail pour toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, c'est une erreur qu'on a fait, qu'on n'était pas forcément conscient au moment où on a fait l'action de cette erreur. C'est qu'après, quand il y a eu un peu de l'eau à couper sous les ponts, qu'on se dit... mince j'ai fait ça j'aurais pas dû et si j'avais fait ça autrement est-ce que ça aurait pas été mieux ou j'aurais pu faire ça j'aimerais bien retourner dans le passé pour finir quoi c'est vraiment ce genre d'erreur là les failles pour moi ok c'est pas non plus genre un élan faille en mode genre j'ai cramé toute la baraque mais c'est des erreurs où c'est quand même costaud quoi ok c'est pas juste j'ai oublié de fermer la portière de la voiture

  • Speaker #0

    Ouais, ok. Donc, dans ce que tu dis, il y a un truc de prise de conscience un peu en différé, c'est-à-dire que tu prends conscience après coup qu'en fait, c'était peut-être pas la meilleure action possible ou la meilleure prise de décision.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça, ok. Et potentiellement, quand tu dis, c'est pas juste, tu vois, oublier de fermer la portière de la voiture, c'est les conséquences sont assez importantes.

  • Speaker #1

    Elles sont assez importantes, alors pas forcément importantes dans le sens où... Ça va y avoir quelque chose de physiquement touchable. Ça peut, par exemple, il y a plein de faits que j'ai faits qui m'ont fait perdre beaucoup d'argent. Ça peut être aussi un fait en mode, intérieurement, ça m'a blessée dans mon égo. Ce n'est pas forcément quelque chose de matériel à chercher. Ça peut être aussi des conséquences un peu plus psychiques. On dirait ça comme ça. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. D'où le moins... Enfin, matériel, c'est vrai que dans ce que tu dis, le chiffre d'affaires, c'est factuel. Tu sais, c'est en plus ou en moins. En général, on le voit assez vite. On est assez vite au courant, notamment sur des lancements, etc. On prévoit de faire X ventes, X de chiffre d'affaires, etc. Ou on perd un chiffre d'affaires. Donc, ça se voit directement. Et c'est ce que tu dis, ça, c'est mesurable quelque part. C'est matériel au sens, tu le vois ou tu le vois pas, s'il n'est pas sur ton compte. Et l'autre... Pendant ça, c'est plus sur une logique d'introspection. Ça peut toucher à l'ego, à finalement... Tu parlais tout à l'heure de légitimité, mais ça peut être la confiance de l'estime de soi, qui du coup est moins palpable, mais sur lequel il peut y avoir aussi un impact par rapport au fail.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, je trouve pour moi en tout cas que c'est l'impact le plus dur parce que finalement, l'aspect matériel financé, il y a toujours moyen, on va dire, d'arranger les choses, en tout cas de trouver une solution pour pallier. Je ne dis pas que la solution va être rapide et qu'elle va être simple à mettre en place. Des fois, ça met longtemps et ce n'est pas simple du tout. Mais je trouve que le côté immatériel, il est plus dur à encaisser que le côté matériel. Quand j'ai une cliente qui me dit, alors ça m'est arrivé juste une fois en quatre ans, heureusement, mais quand j'entends ou de mes proches, tu m'as déçu ou je suis déçu de toi, la corde, elle est coupée. Je trouve ça beaucoup plus dur de se remettre dans le fait immatériel que matériel.

  • Speaker #0

    Ouais, parce qu'en fait, c'est ça, ça va toucher à des choses plus affectives. Et c'est vrai que quand c'est notre business, c'est un peu entremêlé tout ça. Oui, c'est mon business, c'est pas vraiment moi, mais un petit peu quand même, parce qu'on entend souvent, il faut que je me vende. Donc, il y a quand même des choses un peu entremêlées autour de ça. C'est un business et c'est des offres et c'est pas tellement moi, mais c'est quand même un peu moi que je vends au travers de ça. Et donc, dans ce que tu dis, c'est quelque part l'impact du fail quand il y a un fail dans ce système-là. Si on dit que l'entreprise en soi, c'est un système avec plein de choses à l'intérieur, l'impact dans ce système est bien plus élevé quand c'est sur la personne. Il va être plus... En fait, il y a un truc de... On prend peut-être plus à cœur quand c'est son business et que c'est soi. Ça démultiplie quelque part l'impact du fail, peut-être.

  • Speaker #1

    C'est ça, parce que d'un côté, c'est au plus profond de nous. C'est notre business. Alors oui, c'est sûr qu'on pourra faire en sorte. que le business se passe un peu tout seul, mais ça reste quand même très, très dur. C'est quand même nous, humains, surtout quand on est en micro, on fait les emails ou c'est nous qui faisons la procédure, on fait la stratégie. Donc, on donne de notre temps, de la personnalité et de la confiance parce que si on monte un business, c'est parce qu'on y croit quand même. Je sais ça,

  • Speaker #0

    sinon c'est compliqué.

  • Speaker #1

    Et le fait que tu aies un fail qui touche à ça, c'est un peu comme si on disait en fait, tu n'es pas fait pour ça, tu es qui pour faire ça ? T'aurais jamais dû faire ça, t'aurais dû écouter tous tes proches qui disaient de ne pas lancer ta boîte finalement, tu vois.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Voilà, il y a un petit passage en fait à vide, mais c'est comme... Enfin, tout le monde a des passages à vide, mais je trouve que c'est plus profond parce que ça te touche vraiment. Et des fois, ça te touche sur des choses que tu ne pensais pas que ça allait te toucher aussi. Ouais. D'un côté, c'est ça la belle leçon, c'est que des fois, il faut mettre aussi un peu de distance, tu vois. Ouais. Et voilà, des fois, c'est très profond et tu te dis, oh ben ça va, je vais m'en sortir. Tant pis. Et en fait, quelques mois après, tu dis...

  • Speaker #0

    C'était ça. C'était donc ça. Il y a un impact direct et des fois, il y a un impact en différé où on le sent après coup. Surtout sur l'immatériel, encore une fois, parce que l'impact direct matériel, si c'est du chiffre d'affaires, etc. ou un client, on va le voir tout de suite. L'immatériel, parfois, on va essayer de le pousser un peu quand ça touche à ses propres valeurs, à ses propres croyances, ses propres peurs. et de se dire, ouais, je vois que le truc arrive, mais j'ai pas trop envie d'aller creuser, donc je vais essayer de le bouler un peu plus loin et puis on verra plus tard. Et la magie de cette partie-là, c'est que ça revient toujours, tant que ça n'est pas traité.

  • Speaker #1

    Et oui, mais parce qu'on a tendance à mettre souvent le côté psychique. Ça fait bizarre de dire psychique, on dirait que c'est un truc de Pokémon, mais ce côté un peu immatériel, tu vois, un peu de côté, un mot de genre, je verrai ça plus tard, c'est pas important, ce qui importe, c'est les clients. Mais c'est super important parce que ça fait partie de nous. Mais c'est quelque chose que la plupart des gens, moi compris, ça c'est sûr, on met un peu sous le tapis en mode genre, on verra plus tard, c'est bon, maintenant je me concentre sur autre chose. Mais ça rattrape vite, quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    clairement. Et c'est une constante, cette saison. Quand on parle de fail, c'est quelque chose qui revient souvent, cette dualité entre le matériel et l'immatériel. Cette notion aussi autour de la santé mentale, de ce que je disais, les croyances, les peurs, etc. Est-ce que ça vient bouger ? Et en fait, assez vite. On a cette notion de fail qui est liée à ça et surtout où il y a presque plus de répercussions sur soi, sur ses croyances, etc. d'un fail que sur le business en tant que tel, c'est-à-dire sur le chiffre d'affaires, sur le nombre de clients, etc. Donc voilà, chacun a sa définition, mais on revient quand même sur des constantes assez souvent. Pour rentrer un peu plus dans le détail, est-ce que tu pourrais, tout à l'heure tu nous disais, je n'ai pas non plus 15 millions de fails, est-ce que tu pourrais rentrer justement dans un peu plus finement ? dans les étapes ou dans un fail que tu as vécu ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai vécu un fail. Alors, ça a été un fail sur les deux premières années, en fait, finalement, de ma micro. Je suis quelqu'un de très têtu, c'est-à-dire que tant que je ne suis pas mangée le mur, je continue, blin. En fait, ça a été de me... Comme tu le disais au début, de me comparer à des gens que je suivais et de vouloir tout de suite avoir un business comme ces gens-là, en fait. Pour te donner un exemple, je les suis toujours, mais tu vois, il y a Julie et Julia de I Don't Think I'm Thick. Je les suivais depuis bien avant de me mettre mis en auto-entreprise parce que je faisais des recherches déjà depuis un moment. Et quand je me suis lancée, j'ai découvert aussi Aline de The Beboost. Je me suis dit, wow, OK, du coup, je vais m'inspirer et faire tout comme elle. Sauf qu'on n'a pas la même maturité, on n'a pas le même parcours. On n'a pas le même business. Et donc, du coup, j'ai fait des dépenses. Très clairement, dans ma première année de freelance, j'ai délégué dans ma création de contenu. Alors que j'avais un compte Instagram qui était tout petit, un podcast que j'avais lancé un petit peu, mais je n'avais pas non plus, on va dire, la maturité et surtout les finances nécessaires pour ça. Donc, j'ai payé quand même une personne. Pour l'époque, ma première année, on va dire chère parce que je n'avais pas les moyens. Et ça m'a mis... Le budget portefeuille, à la fin de l'année, quand j'ai vu les dépenses, ça a fait mal. J'ai investi aussi, par exemple, dans un cabinet de juriste la première année, parce que j'avais mes CGV, parce que j'ai fait quelques études de droit en logiciel. Donc, j'avais fait les CGV. Donc, j'ai payé quand même plus de 1 000 euros pour ça. Et en fait, je me suis aperçue que ce qu'ils m'avaient donné, ce n'était pas du tout raccord avec ce que je faisais. Enfin, bref, il y a eu plein de problèmes comme ça. Et en fait, au bout d'un moment, je me suis dit, mais attends, t'es en train de dépenser à gauche, à droite, acheter des formations, n'en parlons même pas, je dois avoir plus de 800 formations sur mon espace Notion. Dès qu'il y avait un truc qui me chisse, ça j'en ai besoin. Je sais pas encore pourquoi, mais ça j'en ai besoin. Je prends. Et en fait, le fail, c'est de se dire, ok, je commence, je suis telle personne, je vais faire exactement tout ce qu'ils font. Je vais faire un tunnel de vente super compliqué. Je vais faire une offre avec de l'accompagnement et tout, alors que On s'est lancé il y a trois semaines. Ouais. Après, clairement, c'est pas là qu'il faut aller, quoi. Ça, ça a été un fait qui m'a fait un peu de mal après les deux ans quand j'avais un suivi sur Google Sheets, Finance. J'ai tout basculé sur Notion. Et quand j'ai vu les entrées de ces deux premières années avec les dépenses à côté et le voyant rouge,

  • Speaker #0

    ça clignotait. Oui.

  • Speaker #1

    J'ai dit, mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Je pense aussi que c'est le manque de confiance en soi, de se dire, par exemple pour les formations, j'ai absolument besoin de cette formation, parce que sans elle, je ne suis pas légitime. Clairement, j'ai pris des formations pour faire des photos avec mon téléphone. Je ne suis pas sûre que ça valait le coup de payer 800 balles pour ça, tu vois, la première année.

  • Speaker #0

    Alors ça, c'est un truc qui est assez courant. Moi, on m'avait mise en garde contre ça, contre ce syndrome de l'objet brillant, puisque ça a un petit nom. Et j'ai fait comme toi, j'ai plongé, pareil. J'ai acheté plein de formations, que j'ai fait à peu près à 10% de la formation, et encore dans le meilleur des cas. Et je pense que c'est un truc déjà très féminin, de se dire, je ne suis pas légitime, il me manque forcément des choses. Et de plonger là-dedans, je pense que ça alimente aussi un certain truc de... Je suis en action, donc je suis en train de faire des trucs pour ma boîte et du coup, forcément, je suis en action, donc ça fait avancer les choses. Et le truc, c'est que si ce n'est pas corrélé avec une vision, avec des objectifs précis avant et qu'on fait avancer, mais que du coup, c'est dans une direction sans savoir exactement si c'est la bonne direction pour nous et pour notre boîte, forcément, à un moment, ce n'est pas ultra, ultra productif. Et tu vois, c'est pour ça que je commençais par moi, j'ai été mise en garde et j'y suis allée quand même. Je l'ai quand même fait. Parce que je pense que quand on est aussi dans cette phase de doute et tu le lisais, tu étais au démarrage, il y a cette histoire de comparaison. En fait, on voit très vite, j'ai l'impression, tout ce qu'on ne sait pas et tout ce qu'on ne sait pas dans notre business. Et en soi, ça, ce n'est pas grave parce qu'il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Il y a plein de choses dont on n'a pas besoin et il y a plein de choses qu'on n'a pas besoin de savoir. Tu vois, typiquement, en effet, peut-être que ta formation de prendre des photos avec ton téléphone, tu ne le savais pas. Est-ce que le fait de ne pas le savoir, ça mettait en péril ta boîte ? Peut-être pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    A priori. Mais pour moi, le point derrière tout ça, c'est déjà de peut-être identifier ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas. Et de se dire, si je ne le sais pas, est-ce que vraiment j'ai besoin de ça tout de suite maintenant ? Ou est-ce que je ne le sais pas, mais qu'en fait, ça ne met pas en péril ma boîte ? Et souvent, quand on creuse et qu'on prend le temps de creuser et pas d'acheter de manière presque compulsive, on se rend compte que le besoin n'est pas forcément là. Et le truc, c'est que... On parle de tunnel de vente, de marketing quand on est entrepreneur, parce qu'on se dit que c'est aussi comme ça qu'on va trouver des clients. Mais les personnes qui vendent ces formations utilisent aussi ces systèmes-là de marketing, de tunnel de vente. Et donc, ça veut dire qu'on se fait aussi happer parfois par des choses dont on n'a pas besoin et où on nous vend très bien les choses en se disant qu'on en a besoin, qu'on est au démarrage d'une activité et que, bien sûr, au démarrage d'une activité, il faut faire telle formation pour avoir tel truc, etc. Et je ne sais pas si toi, tu as eu cette impression, mais moi, j'avais l'impression de me faire beaucoup hacker le cerveau au démarrage, en me disant « Ah oui, bien sûr, j'ai besoin de ça » . C'est vraiment comme le chien dans « Là-haut » , le truc de « Écureuil » . Dès qu'il y a un truc, c'est ça dont j'ai besoin. Et deux mètres après, il y a un autre truc dans l'autre sens, c'est de nouveau ça dont j'ai besoin. Donc, j'avais beaucoup l'impression d'être en surréaction quelque part au démarrage et de tourner et d'avoir besoin de tout. Et après coup, maintenant, beaucoup moins. Est-ce que tu as cette sensation-là aussi ? d'un truc qui s'est un peu détaché où tu vois les choses sous un autre angle, notamment par rapport aux formations et à ce syndrome de l'objet brillant ?

  • Speaker #1

    Alors, disons que j'ai beaucoup plus de recul. Alors, ça ne m'empêche pas d'avoir une base notion où c'est un peu ma wish list, les produits digitaux et formations et voilà. Mais je saute beaucoup moins sur les emails où je retiens une formation pour gagner 5000 euros par mois.

  • Speaker #0

    Et j'ai 48 heures pour signer.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a aussi, ça m'a pris beaucoup de recul sur les ressources gratuites parce que... Les deux premières années, Pinterest, c'est vraiment quand on débute, il faut faire attention à Pinterest parce que genre dès que je voyais un guide gratuit, un template, un ebook, c'était téléchargé mais jamais vraiment ouvert tu vois. Maintenant, surtout que je connais ensuite le découlé de « ok, je veux un truc gratuit, je mets mon email pour ensuite me vendre la formation en rapport avec le truc » . Maintenant, j'ai beaucoup plus de recul là-dessus, je suis beaucoup plus mature. Mais c'est vrai que c'est difficile au début quand on se lance parce que tu disais... En fait, on a peur de ne pas être compétente. Je parle au féminin parce que... Mais c'est surtout qu'il n'y a personne... En fait, tout te parle. Tout te parle parce que finalement, tu es toute seule avec ta micro-entreprise, en tout cas pour ceux qui commencent en micro. Et tu fais tout. Tu fais le compta, tu fais le marketing, tu fais la communication, tu fais le service client. Tu fais aussi tes offres, ton métier. Et en fait, ça te rajoute plein de casquettes. C'est un peu comme si tu te dédoublais. Mais tu es toute seule. Et le fait de se prendre toutes les formations au début d'année, enfin au début de l'année, la première année, deuxième année, etc. Je trouve que c'est aussi parce qu'on recherche aussi un truc en mode genre, je ne suis pas toute seule, je sais que si j'ai des problèmes, je pourrais... Mais des fois, c'est inutile parce qu'on peut trouver l'information ailleurs, parce qu'on peut chercher, parce qu'on peut aussi demander. Et ça, c'est quand même un gros coup de pouce de savoir dire, là, je ne m'y connais pas trop, je vais demander de l'aide à d'autres personnes. Ça ne coûte rien. Au pire, si ça coûte, voilà. Mais maintenant, je suis beaucoup plus distante par rapport à ça. Et j'ai mis en place un budget formation. J'ai un budget de formation ou un nombre de formations à ne pas dépasser dans l'année. Parce que sinon, je ne me sors pas, en fait. En plus, je suis quelqu'un qui adore apprendre. C'est pour ça que les outils, j'adore ça. Parce que quand je découvre un nouvel outil, j'ai un peu cette dose d'adrénaline de « Oh, je ne connais pas, j'ai envie de... » tout tester, tout voir. Donc, moi, techniquement, j'ai des formations en mode, genre, faire des pubs, faire de la photographie, faire de l'espace motion, faire du make. Je pourrais avoir des formations sur comment faire son jardin, comment faire une toiture. Enfin, voilà, quoi. Genre, j'adore apprendre. Ça, c'est très dangereux, tu vois. Donc, voilà. Et un autre point, maintenant, que je fais, c'est que la carte bleue, elle est au rez-de-chaussée. Parce qu'avant, elle était dans le bureau.

  • Speaker #0

    Oui, si elle est disponible, en fait.

  • Speaker #1

    Même Paypal, je ne l'ai même pas sur le téléphone. Ouais.

  • Speaker #0

    C'est un super bon point.

  • Speaker #1

    Je pense. Parce que sinon, ça décoche vite la carte bleue.

  • Speaker #0

    Ouais. Super bon point. Et en fait, là, tu en avais parlé quand tu avais déjà expliqué le fail, mais sur l'aspect finance. En fait, c'est un truc, on voit souvent ça chez les entrepreneurs, de se dire non, mais au départ, j'en ai pas besoin. Parce qu'il y a souvent des réflexes de... Un tableau ou un prévisionnel financier, c'est un truc de grosse boîte. Moi, je suis toute seule, ça va, je n'ai pas besoin, etc. Et en fait, parce qu'on est en réaction et de se dire, oui, mon chiffre d'affaires, je vois à peu près ce que je facture, donc ça me va, ça me va. Et finalement, le fait de poser tout cet aspect-là, toi, ça t'a fait prendre conscience qu'il y avait plus de sorties que d'entrées, et c'est un problème. Mais au-delà de ça, il y a plein de gens aussi chez qui le fait de poser le prévisionnel et après de se dire, j'avais prévu 2 000 le mois prochain, et finalement, c'est que 1 000. Ça permet aussi de prendre conscience et de se dire comment est-ce que je comble le trou entre les deux ? Ou est-ce que c'est un problème s'il y a un décalage sur un mois, mais que le mois d'après, je me rattrape ? En fait, je trouve que c'est un antistress, le fait de poser les chiffres, parce que ça permet de... On parlait tout à l'heure de rendre visibles les choses. Ça permet de rendre visibles le chiffre d'affaires, soit qui a déjà été encaissé, soit qui est à venir ou pas, et les dépenses, en l'occurrence, tu vois, dans le cas que tu citais avec les formations, notamment, ou le fait de déléguer. Et le fait de rendre visible, ça permet aussi de se rendre compte à quel point il y a un problème ou pas, en fait. Et donc, ça permet derrière de prendre des décisions. Et ce que j'aime bien dans ce que tu as dit, c'est aussi l'idée de la wish list. De se dire plutôt que d'être tout de suite en mode « Ah, j'ai envie de faire ça, c'est génial » , de se dire « Je fais une liste, ça me laisse le temps aussi d'y réfléchir » . C'est un peu comme les achats compulsifs de fringues. Ce n'est pas tout prendre tout de suite, mais se dire « Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que vraiment je vais le mettre ? Est-ce que cette couleur, en fait, ça va avec le reste de ma garde-robe ? » etc. C'est un peu la logique de se dire « Je fais une liste » . mais je ne suis pas obligée forcément de décider tout de suite. Et je pense qu'en fait, on a aussi ce truc-là parce que quand on est indépendant, il y a quand même ce truc de liberté totale sur plein de sujets, y compris sur la formation et sur les formations qu'on peut faire. Et tu disais, ça pourrait être sur le jardin, enfin sur n'importe quoi. Et on se dit, mais c'est génial. En fait, il y a un peu ce truc d'excitation de c'est génial, je peux tout apprendre. Et selon d'où on vient, quel a été notre parcours avant, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on a déjà croisé. Donc, il peut y avoir un sentiment un peu d'euphorie de se dire, mais c'est génial. En fait, je peux apprendre plein de trucs. Sauf qu'on a toujours que notre cerveau et 18 casquettes quand on est seul, en effet, sur son business. Et qu'à un moment, il y a une question de rationalisation aussi. Oui, dans l'absolu, tu peux te former à tout. Mais dans le vrai temps que tu as de disponible et l'énergie que tu as pour ça dans la semaine, en vrai, tu ne vas pas pouvoir faire toutes les formations.

  • Speaker #1

    C'est ça. On n'a que 24 heures en fait dans la journée. C'est ça. Je ne l'ai pas fait. Je le fais. deux grosses formations, dont une là que j'ai dû mettre en pause pour soucis perso, mais en fait quand... Quand je voulais m'inscrire, j'ai demandé, OK, d'après toi, le programme, est-ce que tu as un délai ? Est-ce que tu penses que le programme est faisable en six mois, en un an ? Et combien de temps je pourrais mettre par semaine dedans ? Et souvent, pour les deux que j'ai fait, c'était à peu près quatre heures dans la semaine. Et quand j'ai vu mon planning, parce que forcément, j'ai décidé de prendre ça quand j'ai plein de missions clients, sinon c'est un drôle.

  • Speaker #0

    Non,

  • Speaker #1

    moi, genre. Je vais devoir remettre celle samedi et dimanche parce que ça ne passe pas. Donc déjà, ça aussi, c'est un indicatif pour dire si je n'ai plus de place dans mon planning, c'est que ce n'est pas forcément une priorité. Ce n'est pas la priorité absolue. S'il n'y a que du projet client en ce moment, la priorité absolue, c'est les projets clients. Potentiellement, on communique sur des offres après, plus tard, mais ce n'est pas forcément aller dans une formation sur six mois où il faut quatre heures par semaine. Ou alors tu l'as fait sur 12,

  • Speaker #0

    tu vois, et t'as l'aise. Mais dans ce cas-là, c'est comment t'adaptes, en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Après, t'as certaines personnes. Moi, j'aime pas trop les formations. C'est qu'elles durent trop longtemps, parce que c'est un peu comme les séances de sport. C'est-à-dire que j'ai être régulière, puis il suffit que je loupe un truc, et après, on verra plus tard. Puis après, c'est à que 10% de la formation qui est gagnée.

  • Speaker #0

    Moi, je suis pareil. J'ai besoin que ce soit appliqué tout de suite. Donc, j'ai besoin de... Vas-y, j'apprends à balle, et après, je mets en application, quoi. Mais maintenant, pas dans 12 mois.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et tu disais un truc très intéressant tout à l'heure. Tu disais que c'était souvent les femmes, mais je pense que certainement aussi peut-être des hommes, le fait que quand on est en mode, ok, je vais apprendre, je prends une nouvelle formation. Oui, c'est une formation pour nous, pour notre business. Mais du coup, on a l'impression qu'on travaille pour notre business. Alors que oui, on travaille pour notre business, mais ce n'est pas ça, sur le moment, qui va ramener des pépettes dans le chiffre d'affaires. Donc, il faut bien poser ce qu'on veut. Et pour ça, la wishlist, c'est incroyable. Tu as une ordre de priorité, le nom de la formation, et tu peux la lier, par exemple, à l'objectif que tu veux. Enfin bref, ça va être un jeu, donc tout est possible. Et le fait d'avoir un prévisionnel, pour les formations, la délégation, mais également pour les outils, c'est super pratique. Parce que je me suis rendu compte, c'était qu'en 2022, j'ai payé plus de 7000 euros d'outils. Et quand je regarde... dans mon tableau, les outils, on me dit, je pense que j'aurais pu largement faire des économies gardées pour la trésor ou autre, tu vois.

  • Speaker #0

    Ou investir ailleurs, mais c'est vrai que c'est un truc, les outils. Moi, j'ai une formation où je demande aux gens de regarder les outils qu'ils ont, de mettre les prix à côté et de se poser sincèrement la question de est-ce qu'ils utilisent l'outil ou pas. Et moi, je le fais une ou deux fois par an. et comme toi, il y a des trucs où je me dis sérieusement j'ai payé ça mais en fait je m'en suis servie deux fois donc je vais peut-être pas le repayer encore un an parce que là ça arrive à la fin et ça va se relancer pour un an donc j'arrête le cirque avant que ça reparte, ou est-ce que je peux rationaliser des outils, parce qu'il y a plein d'outils c'est comme Ikea, c'est moins de 10 balles donc tu te dis par mois, donc tu te dis c'est pas cher 10 balles c'est quoi, mais 10 balles x 7, 8, 9, 10 outils dont tu ne te sers pas ça fait beaucoup d'argent pour un truc pas utile du tout C'est un super point, en fait, les outils, de se dire, finalement, liste tout ce que tu payes aujourd'hui en outils. Est-ce que vraiment tu t'en sers, tu te sers de tous ? Ou est-ce qu'il y a des trucs que tu peux rationaliser ? Est-ce qu'aujourd'hui, je ne sais pas, tu utilises un CRM ailleurs et que tu pourrais tout à fait avoir dans Notion, par exemple ? Comment est-ce que tu peux peut-être recentrer tes outils ? Aussi parce que des fois, en fait, on passe notre temps à cliquer d'un côté, de l'autre, à ouvrir des sessions et bien sûr, rien n'est interfacé la plupart du temps. Donc, les outils ne se parlent pas entre eux. Alors que si on se pose juste cinq minutes pour se dire... est-ce que cet outil-là, je ne peux pas faire autrement avec un autre outil ou utiliser la fonctionnalité ou quel est mon besoin par rapport à cet outil ? Est-ce que je ne peux pas le faire d'une autre manière ? En vrai, il y a plein de solutions.

  • Speaker #1

    C'est ça. Mais c'est pour ça que souvent, il y a certains outils indispensables pour moi, Notion et Make, ils sont à l'année. Mais en général, je recommande quand surtout on fait le point de prendre mensuel. Alors oui, c'est plus cher forcément. Mais mensuel, l'avantage, c'est que par exemple, on va faire une masterclass au mois de mai. Et on sait qu'on va avoir beaucoup d'inscrits. À Devon, pour partager un lien que les gens mettent dans leur agenda, ça, on n'est pas obligé de l'acheter à l'année. Le mois où on fait la masterclass, une fois que la masterclass, elle est faite, on vire. Zoom, c'est pareil. Oui, c'est clair. J'y pense parce que du coup... Mais peut-être juste le prendre mensuellement. Et puis quand on fait une masterclass, juste prendre le forfait mensuel et basta. Forcément, ça va être un peu plus cher que l'année. Mais... au final pour l'utilisation qu'on en fait.

  • Speaker #0

    Voilà.

  • Speaker #1

    Et en effet, il y a plein d'outils où tu peux faire des stop and go. Donc, tu vas arrêter Zoom, mais même si tu le payes en février, en avril et en décembre dans ton année, que ces mois-là, et parce que tu suspends à chaque fois, ça te coûtera de toute façon toujours moins cher que l'abonnement annuel sur 12 mois, même si tu avais l'impression que c'était moins cher sur 12 mois que sur 100 mois. Et en fait, ce n'est pas forcément un truc auquel on pense. Mais encore une fois, sur des montants de 10, 15, 20, 50 euros, ça peut aller hyper vite. Et tu as raison, le prévisionnel permet ça aussi. En fait, de poser, de mettre bout à bout les outils. Et quand on commence à se dire, attends, mais je paye 1000 balles d'outils par mois, mais c'est beaucoup quand même.

  • Speaker #0

    Mais c'est souvent les outils qu'on oublie en plus. On les oublie jusqu'à ce qu'on voit moins 5. Qu'est-ce que c'est ça, moins 5 ? C'est pourquoi ça ? Ah oui, c'est ça, c'est vrai. Voilà, donc...

  • Speaker #1

    Prenez votre relevé de compte, regardez tous les outils, mettez bout à bout et regardez combien... vous payez par mois. En effet, l'exercice peut être une sacrée prise de conscience, mais au moins, ça permet de délaguer un peu.

  • Speaker #0

    Totalement.

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure de comparaison et justement d'entrepreneurs, en l'occurrence, plus avancés que toi. Au-delà de cette prise de conscience de t'avais commencé à déléguer, à investir potentiellement plus que de raison par rapport à ton business à toi, comment t'as géré et comment tu gères aujourd'hui cet aspect de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors, l'effet de comparaison, elle n'est plus... Ce n'est pas la même que celle d'avant. Avant, j'étais plus... Enfin, je me comparais vachement. Genre, waouh, cette personne-là, elle a 10 000 abonnés sur Instagram. Waouh, elle fait 100 000 euros de chiffre d'affaires. Voilà. Maintenant, j'ai moins de comparaison sur ça parce qu'en fait, souvent, les gens disent ben voilà, cette année, j'ai fait... Enfin, ce mois-ci, j'ai fait 10 000 euros de chiffre d'affaires. Mais en fait, ils ne partagent jamais les charges. Donc, on ne sait pas vraiment... Voilà. Ça peut être 10 000 euros de chiffre d'affaires, mais enfin, s'il a 9 500 de charges, c'est pas ouf, tu vois. Maintenant, au niveau de la comparaison, ça serait plus sur des profils très techniques, en tout cas pour ma part, moins sur des profils très entrepreneurial, mais plus par rapport à mon domaine, où je vois des gens qui font du no-code, je vois des gens qui font du notion, du make et tout, et je suis là en mode genre... Mais est-ce qu'ils font ? Est-ce que vraiment je peux faire la même chose ? Est-ce que je peux me permettre de proposer la même chose ? Parce que des fois, je vois des trucs, je me dis, mince, je n'avais pas pensé à faire ça comme ça. Du coup, ça veut dire que si je n'ai pas pensé que je suis débutante, que je n'ai pas les capacités ni les compétences, alors que pour le moment, je touche du bois, je touche mon bureau, je n'ai aucune cliente qui me voit en disant ton espace motion que tu m'as fait, c'est de la merde, ça ne va pas du tout, je veux être remboursée. Oui. Oui. C'est vraiment un doute sur les compétences techniques, plus que sur l'aspect chiffre d'affaires, 10 000 personnes sur Insta. J'ai passé le cap de me dire, cette personne a 10 000 personnes en abonnés sur Insta, c'est ouf. Alors que potentiellement, peut-être qu'elle ne fait que 3 ventes sur les 10 000 personnes qu'elle suit. J'ai passé ce cap-là, des chiffres un peu plus matures. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça. C'est ce que tu disais par rapport aux formations. Tout à l'heure, tu parlais de maturité et de prise de recul. C'est cette impression que ça donne, en fait. C'est-à-dire, au départ, tu te concentres un peu sur la partie visible de l'iceberg, de se dire le nombre d'abonnés, le chiffre d'affaires. Et en effet, le chiffre d'affaires partagé, ce n'est pas suffisant en général comme information.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Ou des fois, on va dire, j'ai fait 500 000 toutes seules. En fait, tu délègues à 12 personnes et c'est 500 000 sur les trois dernières années. Donc, ce n'est pas tout à fait pareil. que si tu venais de le faire sur trois mois, enfin bref, quand on a un peu plus de recul, on arrive à se dire que finalement, le chiffre tout seul, il ne veut pas dire grand-chose et qu'il faudrait creuser un peu combien même il y aurait à se comparer, ce qui est rarement le cas. Et ça, c'est plutôt ce que moi, j'appelle la partie visible de l'iceberg, ce que tu disais, le chiffre d'affaires partagé, le nombre d'abonnés, etc. Tout ça a un but, en fait, d'un point de vue marketing aussi, de partager un chiffre d'affaires, etc. Ça a un but derrière, comme pour les formations, on se rappelle le chien et l'écureuil. Tout ça est fait à dessein, il y a une logique derrière. Ce que tu dis, c'est que maintenant, tu es plus sur la partie non visible de l'iceberg, et donc sur tes compétences quelque part et ton expertise, et où potentiellement tu vas te comparer. Mais est-ce que ça peut aussi alimenter le fait de voir d'autres personnes qui feraient du no-code ou des choses sur des pages Notion ? Est-ce que ça peut alimenter, toi, ta réflexion de se dire, cette année, mon objectif, ça va être de développer telle technicité ou telle compétence, ou est-ce que c'est que bloquant en termes de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors non, ce n'est pas bloquant parce que j'adore apprendre. Quand je vois en photo un espace motion avec dans la propriété formule un truc qui m'interpelle, qui me dit tiens, je ne savais pas qu'on pouvait faire ça, je ne peux pas s'aimer des mois. à chercher comment faire en allant dans des forums, en allant dans des communautés. Et je peux y passer vraiment. Je ne peux même pas, des fois, en dormir. Parce que pour moi, c'est vital de savoir comment la personne a pu faire ça. Et des fois, je me lance des challenges aussi. Tiens, j'aimerais bien faire ça sur One Ocean. OK, papier, crayon, je vais buter. Et c'est en perpétuel un mystère, finalement. J'adore apprendre. Donc, quand je sens... Alors, bien... Je ne me dis pas tout de suite, je vais faire en sorte qu'il y a quand même un petit moment où forcément, enfin pas forcément pessimiste, mais quand je vois que quelqu'un sait faire quelque chose et que moi, je n'y ai pas pensé ou que je ne sais pas le faire, je vais être là en mode genre, au secours, je suis traînée, au secours. Et après, je vais me dire, bon, tu ne sais pas le faire là, mais si tu essayes de comprendre, peut-être qu'après, tu sauras le faire. Et donc, c'est là où je commence à enclencher, j'appuie sur le bouton en mode genre, essayer de comprendre. Et puis voilà, peut-être que je vais y arriver. Mais c'est en fait l'apprentissage perpétuel sur les outils. Et c'est pour ça que j'aime bien travailler avec les outils, parce que ça change vite. Regarde Notion, ils te sortent des fonctionnalités tous les trois mois. Tu viens à peine de comprendre comment marche un truc, ils te sortent un autre truc. Ils sont très réactifs, tu vois. Donc voilà. Oui, il y a un petit passage dans le mode, je m'apitoie un peu sur mon sort, parce que... C'est un peu l'illégitimité, je vais y arriver. Mais après, comme je suis très curieuse et j'adore apprendre, en général, après, ça passe et je me mets dessus.

  • Speaker #1

    Dans ce que tu dis, quelque part, la manière dont tu vas gérer, alors là, ce n'est pas forcément un fail, mais c'est quelque chose qui va venir gratter, c'est que ça vient d'une action, d'une prise de conscience, potentiellement d'un moment un peu down, de « est-ce que je vais y arriver ? » « Ça a l'air super compliqué, etc. » Mais surtout, tu repasses assez vite à l'action. de te dire je vais aller creuser, je vais aller chercher sur des forums, je vais me former, etc. Ou je mets dans ma wishlist parce que ça me paraît hyper important et que je vais voir si j'investis dessus pour me former. Mais ce que j'entends, c'est que tu passes assez vite à l'action et que tu ne restes pas dans le système de te morfondre en te disant ah là là, mais je n'y arriverai jamais, etc. En fait, assez vite, tu switches sur quelque chose de OK. Et donc, qu'est-ce qui se passe à partir de là, en fait ?

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors, assez vite, je ne dis pas qu'en trois jours, c'est fait. Il y a des fois, ça dépend. En fait, j'ai... Tout vient du fait que j'adore apprendre, en fait. J'adore comprendre, j'adore apprendre, j'adore découvrir des nouvelles choses. Donc, au bout d'un moment, il y a ma curiosité, tu vois, qui s'éveille en mode genre, bah, je ne sais pas le faire, mais go ! Si la personne, elle l'a fait, elle a forcément appris quelque part. Et voilà, quoi. Et donc, après, alors, pour le no-code, j'évite les formations parce qu'il y a beaucoup de formations sur le no-code. Et puis, si je devais acheter des formations sur tous les outils que... Je gère, c'est compliqué. Et en tant que ça, les formations sur des outils spécifiques, c'est très compliqué. Il faut vraiment que tu sois sûre que la personne, elle fasse des mises à jour très régulièrement. Oui,

  • Speaker #1

    parce que ça bouge tellement vite.

  • Speaker #0

    Mais je fais des recherches, Forum, la communauté de No Code France, il y a plein de... Même des fois, chaque GPT m'aide. Quand je suis sur le champ, je suis là, je n'arrive pas sur cette formule, je lui donne ma formule, j'explique ce que je veux, et des fois, il me dit, essaye ça, et j'essaye de comprendre, et voilà. Mais c'est ma curiosité, en fait, qui fait, et le fait que j'adore apprendre, en fait. Il fait que j'ai ce switch.

  • Speaker #1

    C'est ça qui te fait rebondir, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Heureusement, d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est trop bien. Mais je pense qu'on a tous un truc qui nous fait rebondir, tu vois. C'est juste de l'identifier, de se dire à un moment, c'est ça qui va me faire passer en mode de nouveau action. OK, j'ai suivi tout le processus, tu vois, de il fallait faire ça, je ne l'ai pas fait, ou ça s'est passé comme ça. J'ai la prise de conscience, je m'en rends compte. Et donc, qu'est-ce que je fais à partir de ça ? Mais c'est quelque part des éléments ou des informations. Et après, c'est ce qu'on fait des informations. Tu as des gens qui vont rester en mode, bon, j'ai cette information et j'en fais rien. Et là, toi, tu sais que tu es curieuse et que tu as quand même la soif d'apprendre. Et c'est ça qui, à chaque fois, va te relancer en te disant, OK, tu ne sais pas, apprends à le faire, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais du coup, c'est des montagnes russes perpétuelles, finalement. Voilà. Et en général, si je puis me permettre, le fait que... je me compare et je me sens un peu comme un pédicorne. C'est souvent quand déjà avant, je sens qu'au niveau, pas sentimental, mais dans ma tête, je sens qu'on arrive dans un creux.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    c'est rarement tout seul. Ça m'arrive souvent quand déjà j'ai un petit coup de mou. Et de toute manière, les coups de mou ça arrive, donc je laisse un peu... Je le ressens, je le prends pour moi, mais je sais qu'après la pluie, il y a le beau temps, donc ça va remonter forcément. Je touche du bois, encore une fois. Mais ça va inventer forcément au bout d'un moment.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Ça n'arrive jamais tout seul comme ça.

  • Speaker #1

    C'est peut-être un cumul de choses qui font que des fois, on va avoir tendance à... En fait, une même action ou une même info, si tu es déjà en bas, au bout du bout du rouleau, ça va paraître être un truc énorme. Alors que si c'est dans une période où ça va, des fois, on ne s'en rend même pas compte de cette information et ça va passer tout seul et ça ne va pas nous impacter plus que ça. Mais ce que tu dis, c'est intéressant aussi, je trouve. En fait, c'est un process, tout ça. et quand ça va pas, il y a forcément un moment où ça va aller. Et donc, le fait de se faire traverser par ça, de se rendre compte que ça va pas, des fois, on n'a pas toujours les clés tout de suite. Et moi, je sais que j'étais beaucoup une personne de action-réaction. Il y a un problème, il faut trouver la solution. Et quand j'ai commencé dans l'entrepreneuriat, j'étais comme ça, dès qu'il y avait un truc où c'était un peu coup de mouche, j'étais là, allez, vas-y, c'est quoi la solution, machin. Et en fait, il y a des moments où c'est bien aussi de laisser du temps, pas pour se morfondre et dire, ah là là, je suis au fond du trou, je me taille les veines, ça va pas du tout, tu vois. Mais pour se dire juste, OK, peut-être que ça me donne une indication. Il y a un truc qui ne va pas. Il y a un truc qui froisse un peu. Tu vois, il y a un truc qui peut-être que c'est justement au niveau des croyances, des peurs dont on parlait tout à l'heure. Il y a un truc qui n'est pas fluide comme ça devrait. Alors, ce n'est pas hyper confortable et ce n'est pas le meilleur moment de notre vie. Mais c'est aussi peut-être là pour une raison. Et donc, juste laisser le temps des fois et pas forcément tout de suite dans l'action de, OK, il y a un truc, vas-y, je réagis tout de suite. Parce que des fois, les réactions ou les solutions qu'on va trouver tout de suite ne sont pas forcément les bonnes. Et quand on disait tout à l'heure, le sujet va revenir ou on va se le reprendre dans la tronche, souvent, quand on réagit à chaud et qu'on est en mode action tout de suite, là, maintenant, la solution qui vient, ce n'est pas forcément la meilleure.

  • Speaker #0

    C'est ça, il faut laisser couler, en fait. Des fois, il faut juste se dire, là, je suis en Pantraide, là, dans la montagne russe. On laisse couler et ça ira mieux. Et on l'a dit, c'est toi qui l'as dit au tout début de l'épisode, Même si on se détache un peu de notre business, on ne se détache jamais entièrement. Il y a des fois où on va être un peu dans le coup de mou à cause du perso, soit à cause du perso où on est dedans, ou alors à cause d'un truc en dehors du business qui ne nous concernait pas. Mais voilà, je pense que des fois, quand tu as des sujets un peu politiques, quand tu as des sujets un peu dramatiques à la télé, il y en a certains, ça leur fout un coup de mou, alors qu'ils ne peuvent rien faire, à part peut-être aider. Enfin voilà... Et donc, des fois, il faut juste se laisser aller et attendre que d'en monter. Il n'y a que ça à faire parce qu'on n'a aucune prise sur certaines choses. On ne peut rien faire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Et des fois, c'est juste bien d'identifier en effet ce sur quoi on a appris et puis ce sur quoi on n'a absolument pas. Zéro quel âge peut agir, donc potentiellement, il y a des actions à faire et puis il y a toute une partie où je ne peux pas. Donc, je peux essayer de m'exciter en essayant de trouver des solutions, mais de toute façon, si je ne peux pas agir... Et le cas de la politique était un très bon sujet, un très bon cas d'école, de concrètement, est-ce qu'on peut agir dessus ? Quel impact ça va avoir ? C'est aussi important de se demander si, en effet, on est au fond du saut, mais est-ce qu'il y a des choses qu'on peut faire ou pas, quelque part ?

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    En termes de retombées, tu disais, ton fail, forcément, il y a eu des retombées financières à ce fail-là de démarrage, et notamment d'aller chercher de la délégation, des formations, etc. Est-ce qu'il y a eu d'autres retombées pour ton business ?

  • Speaker #0

    Peut-être au niveau du temps, mais en fait, tout est légèrement lié finalement quand tu creuses au chiffre d'affaires, parce que si tu n'as plus de temps, tu ne peux plus faire un tri de CA. Donc tout est lié un peu finalement, on va dire en soum-soum avec le chiffre d'affaires. J'irais plus au niveau prise de confiance et confiance en soi, parce que quand tu dépenses, imaginons, 8000 balles dans de la formation, et qu'au final, tu te rends compte que ça ne t'a pas apporté grand-chose. Tu te dis, mais c'est 8 000 balles que j'aurais pu mettre autre part. C'est des heures de formation, parce que ce n'est pas comme une série Netflix, les formations. En tout cas, pour moi, non. C'est-à-dire que je les regarde un peu en série Netflix, mais après, je refais une des deux où je prends des notes. Donc, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Et je me dis, waouh, c'est du temps que j'aurais pu mettre autre part, soit pour des trucs perso, soit pour aller au ciné, ou carrément dans mon business. Enfin voilà, c'est aussi des retombées un petit peu néfastes, mais c'est toujours en rapport avec le chiffre d'affaires. C'est-à-dire que quand j'ai vu que j'avais beaucoup, quand je te dis beaucoup dépensé, plus que ce que j'avais gagné, j'ai commencé à prendre tout ce qu'on me proposait. Le problème de prendre tout ce qu'ils proposent parce qu'il y a la panique du « mince, j'ai peur, je ne fais pas rentrer le chiffre d'affaires, je vais aller vivre sous un pont avec les canards » , c'est qu'on accepte des choses. qui sont cool et beaucoup de choses aussi qui sont moins cool, et notamment des clients très relous, qui te fatiguent. Et au final, tu es là en mode genre, j'en peux plus. Et donc, en fait, tu repasses. Et en fait, c'est un peu le hamster qui se mord la queue finalement. Donc ça, je l'ai eu. C'est au moment de pivot, la création de site et les outils, où j'en pouvais plus, des clients un peu pénibles en création de site, parce que je prenais tout forcément. Fallait bien qu'on renflouille les caisses, donc n'importe quoi qui fassait, je le prenais. Et du coup, c'est à ce moment-là aussi le pivot. Je me suis dit, je ne veux plus faire de création de site, j'en suis écoeurée. Et du coup, j'ai fait le pivot des outils. Alors maintenant, je suis encore de la création de site, mais je choisis vraiment. J'ai la possibilité et le pouvoir de choisir vraiment les projets de création de site. Mais c'est surtout ça, en fait, c'est l'épuisement, de vouloir tout prendre, de vouloir contenter tout le monde. De dire, ben mince, cette semaine, j'ai déjà quatre clients, mais j'en ai un autre qui veut commencer là pour demain. C'est short, mais j'ai besoin d'argent, donc je vais travailler toute l'année. C'est épuisant.

  • Speaker #1

    Oui, clairement. Et après, c'est sûr que ça a des impacts. En fait, c'est la prise de décision. En fait, quand on n'est pas forcément déjà très bien, elle n'est pas forcément très bonne parce qu'elle ne se fait pas forcément sur les bons critères. Et en soi, le chiffre d'affaires, c'est un critère, mais ce n'est pas toujours le bon. Et en effet, on va avoir tendance à plus voir les autres critères. C'est-à-dire de se focusser la queue sur le chiffre d'affaires en disant « c'est ce que tu as dit, j'ai besoin de chiffres » . Mais par contre, les red flags à côté de « oui, mais ce client, il a l'air un peu relou, déjà dès le démarrage, mais ce n'est pas grave, je vais le faire quand même, oui, mais je n'ai pas le temps, ce que tu disais, je n'ai pas le temps, mais ce n'est pas grave, je le ferai la nuit, etc. » Tout ça, on l'ignore un peu parce que ça nous arrange bien à ce moment-là. De se dire « j'ai besoin d'argent, ça tombe bien, l'argent va rentrer » , mais en vrai, il n'y avait peut-être pas que ce critère-là. Il se trouve que c'est comme quand on ne va pas bien ou des gens qui seraient en dépression et tu dis pas de trop grosses décisions dans ta vie à ce moment-là, parce que ce n'est pas forcément là que tu es le plus frais pour décider. C'est exactement pareil dans ce que j'entends dans le business. De dire finalement les décisions que tu prends à ce moment-là et notamment le fait de prendre des clients sur des missions qui ne te plaisent pas forcément ou des typologies de clients qui ne te plaisent pas forcément, ça amplifie l'impact un peu foireux. de non seulement j'ai eu un fail, mais ça me fait prendre des décisions merdiques. Et après,

  • Speaker #0

    je suis pire encore qu'à l'origine. Et du coup, je m'en pose parce que je n'en peux plus. Parce que si je m'en pose, j'ai vraiment plus de ça pour le coup.

  • Speaker #1

    Donc en fait,

  • Speaker #0

    c'est un engrenage et ça n'en finit pas. Et c'est pour ça que tu le disais, je le disais aussi tout à l'heure, des fois, il faut souffler, laisser couler, je ne sais pas, peut-être une semaine. Alors pas quand il y a 10 clients à livrer cette semaine, bien évidemment. Après, les gens font ce qu'ils veulent, mais quand on voit que peut-être la semaine prochaine, c'est un peu plus mousse, adapter le planning, on a la possibilité en temps freelance de pouvoir adapter le planning. Alors je mets entre guillemets parce que vie de famille, les courses, il y a toujours des imprévus. On n'est pas 100% libre de son temps, mais on a quand même beaucoup plus de flexibilité, par exemple, qu'un salarié. Donc quand ça ne va pas, il faut en profiter. On a déjà du mal au niveau santé. retraite, tout ça,

  • Speaker #1

    autant profiter des avantages de pouvoir mettre en pause quand c'est en train de partir en cacahuète, de se dire hop là, stop, on arrête tout. On fait une petite pause et on voit après comment les choses se remettent dans le bon sens. C'est ça,

  • Speaker #0

    voir ailleurs. De temps en temps, voir ailleurs. Et ça, je l'ai fait. Pareil, passage à vide. En gros, passage à vide. Un moment, je n'en pouvais plus. Et donc, j'ai arrêté. Enfin, j'ai arrêté. Je n'ai pas tout stoppé, mais j'ai ralenti le rythme. Et à côté, j'ai fait une chaîne de stream de jeux vidéo avec du montage de vidéos. C'est la même chose que je faisais pour mon business, mais pour ma passion du jeu vidéo. Et en fait, le fait d'avoir autre chose aussi,

  • Speaker #1

    ça déporte aussi l'attention sur autre chose. Et du coup,

  • Speaker #0

    ça enlève déjà un poids de se dire, OK, j'ai d'autres centres d'intérêt. Je ne suis pas obligée de travailler 24 24 sur mon business. Mais ça permet dans le cerveau de penser à... autre chose parce que même si le soir on ferme l'ordi, en tout cas pour ma part, j'ai toujours ce truc derrière, genre alors demain, il y a quoi comme tâche ? Ah oui, il faut que j'aille envoyer un mail à Madame Trucmuche, il faut que je fasse aussi la déclaration, alors que le PC est fermé. On n'est jamais vraiment, on quitte jamais vraiment.

  • Speaker #1

    Non, la déconnexion, elle se fait pas comme ça. Malheureusement, pas comme un PC.

  • Speaker #0

    Ça s'apprend, mais c'est dur au début. Ouais, clairement.

  • Speaker #1

    Du coup, c'est ça que tu donnerais à quelqu'un comme conseil, quelqu'un qui s'apprête à commettre le même fail que toi. C'est à la fois de potentiellement essayer de prendre du recul, de déporter l'attention aussi sur autre chose qui fait du bien à côté. Est-ce que tu ferais d'autres choses en conseil ?

  • Speaker #0

    Pas se prendre le chou, entre guillemets, sur des choses où on ne peut rien faire. On a un lancement sur Zoom. Zoom a décidé de faire une maintenance. Leur ! On a une mastactation Zoom et une maintenance. Ça fait chier sur le moment. On est en panique parce qu'il y a peut-être 3000 personnes qui se sont... On trouve une solution, on envoie des emails. Il y a des choses où on n'a pas de prise. Et c'est moi qui dis ça. S'il y a des gens qui me connaissent, qui vont m'entendre, ils vont me dire... Mais il faut, au bout d'un moment, lâcher prise et se dire « Je n'ai pas la main mise sur ça, je ne peux rien faire. » Le seul truc que je peux faire, c'est voir comment est-ce que je peux contourner le problème à la limite ou comment faire autre chose. Mais voilà. Et un autre conseil aussi, c'est de ne pas... Alors ça, heureusement que je ne m'entends pas moi-même, mais il ne faut pas préchoter les problèmes avant qu'ils ne le viennent.

  • Speaker #1

    Les anticiper, en fait. On va anticiper les problèmes, c'est les vivre deux fois. Parce que je disais à mes équipes quand j'étais manager.

  • Speaker #0

    Moi, on me dit ça, ça, ça. Je suis déjà là en train de me dire, OK, mais si on ne fait pas ça, ça va faire ci. Si on ne fait pas ci, ça va faire ça. Et en fait, des fois, c'est vraiment se mettre de la pression, du stress pour rien. Il faut mieux prendre les problèmes tels qu'ils arrivent au fur et à mesure, en espérant qu'on n'en ait pas 12 millions non plus d'un coup. Mais voilà, chaque chose en son temps. Et en fait, il faut se poser parce que des fois, quand tu ne te poses pas... Tu veux essayer de tout faire en même temps, gérer le perso si t'es maman, donc les enfants, le mari, tout ça. Plus gérer les problèmes business, plus potentiellement organiser un truc. En fait, on a besoin d'un double avec des bras en forme de pieuvre, vraiment. Et l'être humain, au bout d'un moment, il n'en peut plus, même au niveau du cerveau. Et là, on est genre, hé !

  • Speaker #1

    On peut pas souffler un peu, s'il vous plaît ?

  • Speaker #0

    Laissez-moi vivre ! Donc voilà, ça serait ça, de se laisser... laisser couler, de se poser et pas forcément vouloir tout de suite remonter à cheval directement. Des fois, il faut faire une pause. Ouais, ça fait du bien.

  • Speaker #1

    Carrément. J'aime beaucoup cette idée et l'idée aussi de voir où est-ce qu'on a de l'impact ou pas. Je bosse beaucoup avec Maureen qui dit souvent qu'on n'est pas chirurgien cardio-thoracique. Alors oui, c'est chiant quand Zoom plante et qu'on avait prévu une masterclass, mais a priori, il n'y a pas de vie en jeu.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Donc, des fois, c'est aussi remettre un peu les choses en perspective. Et ce n'est pas toujours facile quand on est au moment où ça plante et où c'est à cinq minutes de la connexion, je le sais, pour l'avoir aussi vécu. Mais parfois, c'est bien aussi de se rappeler que ça reste un business avec des fois des failles aussi et que les gens sont aussi en capacité de comprendre que des fois, ça plante et c'est comme ça et ça fait suer. Mais c'est la vie, quoi.

  • Speaker #0

    On est humain, donc les erreurs, c'est comme envoyer un mail sans le bon lien. C'est ça. Envoyer, mettre dans le mail le bisou. les gens,

  • Speaker #1

    personne n'est parfait en vrai ouais et puis personne n'est plus quelqu'un d'autre dis non, tu veux m'aimer bisous dans le mail ou alors c'est que peut-être c'était pas le bon client pour toi non plus s'il y a une over réaction à un truc d'ange peut-être que c'était juste pas la bonne personne avec qui bosser et que c'est bien de s'arrêter dans ces cas là aussi et peut-être que ça va faire prendre conscience que finalement

  • Speaker #0

    ce genre de personnes là j'ai pas envie de travailler avec eux donc On se perd, ils s'en vont. Je reste qu'avec des gens qui sont compréhensibles.

  • Speaker #1

    C'est ça, exactement. On va rester là-dessus, du coup. Toi qui nous écoutes, tu peux retrouver tous les liens pour joindre Camille sous la description de cet épisode. Si tu as aimé l'épisode d'aujourd'hui et que tu penses que ça peut aider ou inspirer quelqu'un, partage ça autour de toi, que ce soit en story, sur LinkedIn, au prochain Apéro avec tes voisins, où tu veux. Si tu as connu un fail, tu peux faire comme Camille et venir postuler dans le descriptif de cet épisode. Tu as le lien, comme ça, on te recontacte avec Gaëtan. et on enregistre l'épisode de Tuba ensemble. Merci beaucoup Camille d'être venue partager ton fail de début de démarrage d'activité, malgré la persévérance sur les deux premières années. Merci de ta transparence par rapport à ça.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi pour l'invitation et pour cet échange. C'était vraiment très bien, trop cool.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Merci Camille.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #1

    Merci pour ton écoute. Tu as aimé cet épisode ? Si tu veux promouvoir Tuba, la meilleure façon de le faire, c'est de laisser un avis 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Tu peux t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes et partager celui-ci avec d'autres entrepreneurs à qui il pourrait être utile. Si tu veux me faire un retour direct, retrouve les liens pour me contacter en description de l'épisode. On se retrouve la semaine prochaine !

Description

Acheter une formation à 1 000€ pour prendre de meilleures photos avec son téléphone ? Pourquoi pas… sauf si ce n’est pas du tout ce dont ton business a besoin !


Quand on démarre en freelance, on veut bien faire. On investit, on délègue, on achète des outils, on suit des formations… et parfois, on fait n’importe quoi (enfin… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée). Camille a vécu tout ça. Et aujourd’hui, elle nous raconte comment elle s’est laissée happer par le syndrome de l’objet brillant et surtout, comment elle a réussi à reprendre le contrôle.


Camille est copilote technique : elle aide les entrepreneurs à organiser, automatiser et simplifier leur business avec des outils comme Notion ou Make. Mais avant de trouver son équilibre, elle a dépensé sans compter… et ça lui a coûté cher.


Dans cet épisode, elle partage son expérience sans filtre et surtout, les solutions qu’elle applique aujourd’hui pour éviter de retomber dans le piège.


Au programme:

✅ L’illusion de la formation magique qui va résoudre tous tes problèmes

✅ Pourquoi trop déléguer trop tôt peut être une erreur (et comment bien s’y prendre)

✅ La liste des mauvais investissements qui plombent un business dès le départ

✅ Comment Camille choisit désormais ses outils et formations sans se ruiner

✅ Les astuces pour optimiser son budget et éviter le syndrome de l’objet brillant


👉 Un épisode essentiel si tu veux éviter de jeter ton argent par les fenêtres et faire des choix stratégiques pour ton business !


Tu t’es déjà laissé(e) embarquer dans des dépenses inutiles en freelance ? Raconte-moi en commentaire ou viens en discuter sur Instagram !


Prêt(e) à écouter l’épisode ? Découvre comment Camille a su rebondir après ses erreurs !

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TUBA, c’est chaque mardi un podcast dédié aux freelances, solopreneurs et entrepreneurs qui veulent avancer avec plus de motivation et d’outils concrets en développement personnel. À travers des témoignages d’entrepreneurs et des retours sur des parcours entrepreneuriaux, découvre des conseils entrepreneurs, des astuces pour gérer un business en pleine croissance, des solutions pour surmonter la charge mentale, et des stratégies d’organisation. On parle aussi d’entrepreneuriat parental et des défis des mamans entrepreneurs, pour mieux concilier parentalité et travail. Que tu sois un entrepreneur solo ou en pleine structuration d’entreprise, ce podcast t’offre de l'inspiration et un vrai accompagnement entrepreneurial.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Tuba, je suis Géraldine Févra, consultante en stratégie et en organisation. Je t'aide à passer de solo à CEO. Que tu sois freelance, solopreneur ou que tu veuilles le devenir, Tuba te fait plonger chaque semaine dans le monde de l'entrepreneuriat. Tous les mardis, retrouve un nouvel épisode où je pars à la rencontre d'entrepreneurs. Ici, tu trouveras des idées, des conseils, des outils pour ton business. pour t'aider à entreprendre de manière libre et pragmatique. En clair, faciliter ton entrepreneuriat. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis avec Camille. Bonjour à toi, comment ça va ?

  • Speaker #1

    Bonjour, ça va bien et toi ?

  • Speaker #0

    Ça va super bien. Merci d'être là avec nous aujourd'hui et de venir parler de FAIL dans TUVA.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup de m'avoir invitée. Et quand j'ai vu, j'ai obligé, j'ai fait le formulaire parce que, comme tout le monde, j'ai beaucoup de FAIL. Pas non plus 15 millions, mais c'est très important, je pense, de parler de ça.

  • Speaker #0

    Carrément, c'est exactement ça. Merci pour la transition parfaite qui n'était absolument pas travaillée, mais c'est nickel. Non, non, c'est très bien, au contraire. En effet, cette saison, on choisit de parler de fail dans Tuba parce qu'on se rend compte quand on parle avec les entrepreneurs qu'il y en a plein de fail et que c'est un peu normal aussi, mais c'est juste que ce n'est pas forcément ce qui est mis en avant sur les réseaux sociaux. Y compris, moi je ne mets pas forcément ça en avant non plus, alors que je fais plein de boulettes aussi. Mais du coup, l'idée c'était d'avoir un temps long, de pouvoir rentrer un peu plus dans le détail de c'est quoi les fails avec chacun des invités, et surtout quel a été ton parcours par rapport à ça. Ce que potentiellement tu en as appris aussi, comment ça t'a aidé ou pas dans ton business. Mais c'est exactement ça en fait, l'idée c'est d'aller voir les boulettes, les oups ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Je pensais que ça allait être hyper simple du premier coup. Et puis, en fait, non, pas du tout. Pour pouvoir un peu désamorcer, arrêter aussi des systèmes de comparaison qu'on voit beaucoup, dans l'entrepreneuriat notamment, de se comparer avec le jour 652 de la personne d'à côté, alors que nous-mêmes, on est au jour 3 ou 4. Donc, c'est exactement le but de cette saison. Et donc, merci d'être là aujourd'hui et de venir nous parler de ta vie de copilote technique. Je ne vais pas rentrer trop dans le détail, parce que je vais te laisser le faire. Justement, pour les auditeurs et auditrices qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter un petit peu plus ?

  • Speaker #1

    Avec plaisir. Alors moi, c'est Camille. Enchantée à ceux et à celles qui nous écoutent. Comme tu l'as dit, du coup, je suis copilote technique. Alors c'est un bien grand mot où on peut mettre beaucoup de choses dedans. En gros, mon kiff et ma vie, en fait, finalement, parce que je fais ça beaucoup partout, je m'occupe des outils, de plein d'outils. Donc ça peut être de la création d'espace Notion, ça peut être de l'automatisation avec Make. De l'intégration de sites sous Elementor, je peux aussi faire ce qu'on pourrait appeler, par exemple, un peu des missions d'assistante virtuelle. Donc, c'est par exemple intégrer une campagne d'email, aider à faire une landing page, par exemple, sur MailerLite, créer un tunnel de vente, créer un freebie, par exemple, un quiz. Bref, copier le technique, en gros, dès qu'il y a un outil, je vais dedans.

  • Speaker #0

    J'adore. C'est très clair. Dès qu'il y a un outil où on se dit « Ah, j'aimerais bien avoir le fameux freebie » , où on se dit, entre l'idée d'avoir le freebie, par exemple, et après la mise en œuvre, typiquement, c'est là que tu interviens, justement, pour pouvoir rendre la chose réalisée, réalisable, au-delà de l'idée que potentiellement on pourrait avoir.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça peut être soit, par exemple, un peu de brainstorming pour créer un freebie. Par exemple, j'ai déjà eu des clients qui sont venus me voir en disant « J'ai une offre, par exemple, une formation, je voudrais créer un freebie. » Et je suis là, « Ok. » On se pose pour un moment et en fonction de ce que tu aimes aussi de ton audience, est-ce qu'on va partir sur des masterclass ? Si oui, ok, voici le plan d'étapes de toutes les étapes. Au moment où je promouvois cette masterclass jusqu'à ce que j'envoie le replay et pour ensuite vendre par des emails pour vendre la formation. Si la personne en face me dit non, je n'aime pas trop le masterclass parce que je n'ai pas le temps, parce que je n'aime pas. Je lui dis, est-ce que tu as pensé à faire un quiz ? Comment ? est-ce que tu veux faire ton quiz ou est-ce que tu veux qu'on fasse par exemple un PDF ou un template ? C'est vraiment, il y a de la délégation vraiment pure et dure, mais il y a aussi un peu le on fait ensemble, on reste ensemble.

  • Speaker #0

    J'ai fait de dégrossir avant aussi pour pouvoir affiner l'idée et se dire ok, c'est ça dont tu as besoin et ensuite potentiellement tu exécutes, ok, tu réalises. Trop bien ! Tu fais ça depuis combien de temps ?

  • Speaker #1

    Alors, je fais ça officiellement depuis deux ans, mais je faisais ça bien avant. En fait, je me suis lancée à mon compte en avril 2020 en tant que juste webmaster. Donc, je créais des sites sous Elementor et en fait, j'ai eu des clients pour lesquels, même si je devais faire le site, des fois, ils me posaient beaucoup de questions sur « Ok, je voudrais faire un formulaire sur Miller Lite. Est-ce que tu sais comment on fait pour que les gens récupèrent mon produit gratuit ? » Donc, en fait, j'ai fini par faire un zoom-zoom pour les clientes avec qui je bossais un peu ça. Et il y a deux ans, j'ai eu une de mes clientes qui était aussi un peu ma mentor, qui m'a dit non mais il faut que tu le montres à tout le monde ça, parce que tu peux pas.

  • Speaker #0

    C'est trop bien, parle-en.

  • Speaker #1

    Et du coup, je l'ai lancé le pas et officiellement, ça fait deux ans que je suis dans les outils, l'automatisation, l'Ocean, mais je faisais déjà ça bien avant.

  • Speaker #0

    Ok, c'est juste officiel depuis deux ans. D'où le gros c'est ciel, c'est ça.

  • Speaker #1

    J'ai eu une petite pente de illégitimité, en mode genre, mais qui je suis ? Je ne peux pas dire arriver comme ça, je m'occupe des outils, je fais des espaces Notion, même si je le faisais en soum-soum pour moi ou autre. Du coup, j'ai eu un peu peur de dire vraiment au monde, au monde à l'extérieur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, de l'affirmer en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça a mis un peu de temps et maintenant, ça va.

  • Speaker #0

    Maintenant, ça va. Trop bien. Cette saison, avant de rentrer dans le détail des fails, je demande aux invités leur définition d'un fail, parce que je me suis rendu compte que c'était hyper subjectif et que quelque part, on ne mettait pas tous le curseur au même endroit. Première question pour toi, vraiment sur ce sujet-là, je vais y arriver. C'est quoi un fail pour toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, c'est une erreur qu'on a fait, qu'on n'était pas forcément conscient au moment où on a fait l'action de cette erreur. C'est qu'après, quand il y a eu un peu de l'eau à couper sous les ponts, qu'on se dit... mince j'ai fait ça j'aurais pas dû et si j'avais fait ça autrement est-ce que ça aurait pas été mieux ou j'aurais pu faire ça j'aimerais bien retourner dans le passé pour finir quoi c'est vraiment ce genre d'erreur là les failles pour moi ok c'est pas non plus genre un élan faille en mode genre j'ai cramé toute la baraque mais c'est des erreurs où c'est quand même costaud quoi ok c'est pas juste j'ai oublié de fermer la portière de la voiture

  • Speaker #0

    Ouais, ok. Donc, dans ce que tu dis, il y a un truc de prise de conscience un peu en différé, c'est-à-dire que tu prends conscience après coup qu'en fait, c'était peut-être pas la meilleure action possible ou la meilleure prise de décision.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça, ok. Et potentiellement, quand tu dis, c'est pas juste, tu vois, oublier de fermer la portière de la voiture, c'est les conséquences sont assez importantes.

  • Speaker #1

    Elles sont assez importantes, alors pas forcément importantes dans le sens où... Ça va y avoir quelque chose de physiquement touchable. Ça peut, par exemple, il y a plein de faits que j'ai faits qui m'ont fait perdre beaucoup d'argent. Ça peut être aussi un fait en mode, intérieurement, ça m'a blessée dans mon égo. Ce n'est pas forcément quelque chose de matériel à chercher. Ça peut être aussi des conséquences un peu plus psychiques. On dirait ça comme ça. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. D'où le moins... Enfin, matériel, c'est vrai que dans ce que tu dis, le chiffre d'affaires, c'est factuel. Tu sais, c'est en plus ou en moins. En général, on le voit assez vite. On est assez vite au courant, notamment sur des lancements, etc. On prévoit de faire X ventes, X de chiffre d'affaires, etc. Ou on perd un chiffre d'affaires. Donc, ça se voit directement. Et c'est ce que tu dis, ça, c'est mesurable quelque part. C'est matériel au sens, tu le vois ou tu le vois pas, s'il n'est pas sur ton compte. Et l'autre... Pendant ça, c'est plus sur une logique d'introspection. Ça peut toucher à l'ego, à finalement... Tu parlais tout à l'heure de légitimité, mais ça peut être la confiance de l'estime de soi, qui du coup est moins palpable, mais sur lequel il peut y avoir aussi un impact par rapport au fail.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, je trouve pour moi en tout cas que c'est l'impact le plus dur parce que finalement, l'aspect matériel financé, il y a toujours moyen, on va dire, d'arranger les choses, en tout cas de trouver une solution pour pallier. Je ne dis pas que la solution va être rapide et qu'elle va être simple à mettre en place. Des fois, ça met longtemps et ce n'est pas simple du tout. Mais je trouve que le côté immatériel, il est plus dur à encaisser que le côté matériel. Quand j'ai une cliente qui me dit, alors ça m'est arrivé juste une fois en quatre ans, heureusement, mais quand j'entends ou de mes proches, tu m'as déçu ou je suis déçu de toi, la corde, elle est coupée. Je trouve ça beaucoup plus dur de se remettre dans le fait immatériel que matériel.

  • Speaker #0

    Ouais, parce qu'en fait, c'est ça, ça va toucher à des choses plus affectives. Et c'est vrai que quand c'est notre business, c'est un peu entremêlé tout ça. Oui, c'est mon business, c'est pas vraiment moi, mais un petit peu quand même, parce qu'on entend souvent, il faut que je me vende. Donc, il y a quand même des choses un peu entremêlées autour de ça. C'est un business et c'est des offres et c'est pas tellement moi, mais c'est quand même un peu moi que je vends au travers de ça. Et donc, dans ce que tu dis, c'est quelque part l'impact du fail quand il y a un fail dans ce système-là. Si on dit que l'entreprise en soi, c'est un système avec plein de choses à l'intérieur, l'impact dans ce système est bien plus élevé quand c'est sur la personne. Il va être plus... En fait, il y a un truc de... On prend peut-être plus à cœur quand c'est son business et que c'est soi. Ça démultiplie quelque part l'impact du fail, peut-être.

  • Speaker #1

    C'est ça, parce que d'un côté, c'est au plus profond de nous. C'est notre business. Alors oui, c'est sûr qu'on pourra faire en sorte. que le business se passe un peu tout seul, mais ça reste quand même très, très dur. C'est quand même nous, humains, surtout quand on est en micro, on fait les emails ou c'est nous qui faisons la procédure, on fait la stratégie. Donc, on donne de notre temps, de la personnalité et de la confiance parce que si on monte un business, c'est parce qu'on y croit quand même. Je sais ça,

  • Speaker #0

    sinon c'est compliqué.

  • Speaker #1

    Et le fait que tu aies un fail qui touche à ça, c'est un peu comme si on disait en fait, tu n'es pas fait pour ça, tu es qui pour faire ça ? T'aurais jamais dû faire ça, t'aurais dû écouter tous tes proches qui disaient de ne pas lancer ta boîte finalement, tu vois.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Voilà, il y a un petit passage en fait à vide, mais c'est comme... Enfin, tout le monde a des passages à vide, mais je trouve que c'est plus profond parce que ça te touche vraiment. Et des fois, ça te touche sur des choses que tu ne pensais pas que ça allait te toucher aussi. Ouais. D'un côté, c'est ça la belle leçon, c'est que des fois, il faut mettre aussi un peu de distance, tu vois. Ouais. Et voilà, des fois, c'est très profond et tu te dis, oh ben ça va, je vais m'en sortir. Tant pis. Et en fait, quelques mois après, tu dis...

  • Speaker #0

    C'était ça. C'était donc ça. Il y a un impact direct et des fois, il y a un impact en différé où on le sent après coup. Surtout sur l'immatériel, encore une fois, parce que l'impact direct matériel, si c'est du chiffre d'affaires, etc. ou un client, on va le voir tout de suite. L'immatériel, parfois, on va essayer de le pousser un peu quand ça touche à ses propres valeurs, à ses propres croyances, ses propres peurs. et de se dire, ouais, je vois que le truc arrive, mais j'ai pas trop envie d'aller creuser, donc je vais essayer de le bouler un peu plus loin et puis on verra plus tard. Et la magie de cette partie-là, c'est que ça revient toujours, tant que ça n'est pas traité.

  • Speaker #1

    Et oui, mais parce qu'on a tendance à mettre souvent le côté psychique. Ça fait bizarre de dire psychique, on dirait que c'est un truc de Pokémon, mais ce côté un peu immatériel, tu vois, un peu de côté, un mot de genre, je verrai ça plus tard, c'est pas important, ce qui importe, c'est les clients. Mais c'est super important parce que ça fait partie de nous. Mais c'est quelque chose que la plupart des gens, moi compris, ça c'est sûr, on met un peu sous le tapis en mode genre, on verra plus tard, c'est bon, maintenant je me concentre sur autre chose. Mais ça rattrape vite, quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    clairement. Et c'est une constante, cette saison. Quand on parle de fail, c'est quelque chose qui revient souvent, cette dualité entre le matériel et l'immatériel. Cette notion aussi autour de la santé mentale, de ce que je disais, les croyances, les peurs, etc. Est-ce que ça vient bouger ? Et en fait, assez vite. On a cette notion de fail qui est liée à ça et surtout où il y a presque plus de répercussions sur soi, sur ses croyances, etc. d'un fail que sur le business en tant que tel, c'est-à-dire sur le chiffre d'affaires, sur le nombre de clients, etc. Donc voilà, chacun a sa définition, mais on revient quand même sur des constantes assez souvent. Pour rentrer un peu plus dans le détail, est-ce que tu pourrais, tout à l'heure tu nous disais, je n'ai pas non plus 15 millions de fails, est-ce que tu pourrais rentrer justement dans un peu plus finement ? dans les étapes ou dans un fail que tu as vécu ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai vécu un fail. Alors, ça a été un fail sur les deux premières années, en fait, finalement, de ma micro. Je suis quelqu'un de très têtu, c'est-à-dire que tant que je ne suis pas mangée le mur, je continue, blin. En fait, ça a été de me... Comme tu le disais au début, de me comparer à des gens que je suivais et de vouloir tout de suite avoir un business comme ces gens-là, en fait. Pour te donner un exemple, je les suis toujours, mais tu vois, il y a Julie et Julia de I Don't Think I'm Thick. Je les suivais depuis bien avant de me mettre mis en auto-entreprise parce que je faisais des recherches déjà depuis un moment. Et quand je me suis lancée, j'ai découvert aussi Aline de The Beboost. Je me suis dit, wow, OK, du coup, je vais m'inspirer et faire tout comme elle. Sauf qu'on n'a pas la même maturité, on n'a pas le même parcours. On n'a pas le même business. Et donc, du coup, j'ai fait des dépenses. Très clairement, dans ma première année de freelance, j'ai délégué dans ma création de contenu. Alors que j'avais un compte Instagram qui était tout petit, un podcast que j'avais lancé un petit peu, mais je n'avais pas non plus, on va dire, la maturité et surtout les finances nécessaires pour ça. Donc, j'ai payé quand même une personne. Pour l'époque, ma première année, on va dire chère parce que je n'avais pas les moyens. Et ça m'a mis... Le budget portefeuille, à la fin de l'année, quand j'ai vu les dépenses, ça a fait mal. J'ai investi aussi, par exemple, dans un cabinet de juriste la première année, parce que j'avais mes CGV, parce que j'ai fait quelques études de droit en logiciel. Donc, j'avais fait les CGV. Donc, j'ai payé quand même plus de 1 000 euros pour ça. Et en fait, je me suis aperçue que ce qu'ils m'avaient donné, ce n'était pas du tout raccord avec ce que je faisais. Enfin, bref, il y a eu plein de problèmes comme ça. Et en fait, au bout d'un moment, je me suis dit, mais attends, t'es en train de dépenser à gauche, à droite, acheter des formations, n'en parlons même pas, je dois avoir plus de 800 formations sur mon espace Notion. Dès qu'il y avait un truc qui me chisse, ça j'en ai besoin. Je sais pas encore pourquoi, mais ça j'en ai besoin. Je prends. Et en fait, le fail, c'est de se dire, ok, je commence, je suis telle personne, je vais faire exactement tout ce qu'ils font. Je vais faire un tunnel de vente super compliqué. Je vais faire une offre avec de l'accompagnement et tout, alors que On s'est lancé il y a trois semaines. Ouais. Après, clairement, c'est pas là qu'il faut aller, quoi. Ça, ça a été un fait qui m'a fait un peu de mal après les deux ans quand j'avais un suivi sur Google Sheets, Finance. J'ai tout basculé sur Notion. Et quand j'ai vu les entrées de ces deux premières années avec les dépenses à côté et le voyant rouge,

  • Speaker #0

    ça clignotait. Oui.

  • Speaker #1

    J'ai dit, mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Je pense aussi que c'est le manque de confiance en soi, de se dire, par exemple pour les formations, j'ai absolument besoin de cette formation, parce que sans elle, je ne suis pas légitime. Clairement, j'ai pris des formations pour faire des photos avec mon téléphone. Je ne suis pas sûre que ça valait le coup de payer 800 balles pour ça, tu vois, la première année.

  • Speaker #0

    Alors ça, c'est un truc qui est assez courant. Moi, on m'avait mise en garde contre ça, contre ce syndrome de l'objet brillant, puisque ça a un petit nom. Et j'ai fait comme toi, j'ai plongé, pareil. J'ai acheté plein de formations, que j'ai fait à peu près à 10% de la formation, et encore dans le meilleur des cas. Et je pense que c'est un truc déjà très féminin, de se dire, je ne suis pas légitime, il me manque forcément des choses. Et de plonger là-dedans, je pense que ça alimente aussi un certain truc de... Je suis en action, donc je suis en train de faire des trucs pour ma boîte et du coup, forcément, je suis en action, donc ça fait avancer les choses. Et le truc, c'est que si ce n'est pas corrélé avec une vision, avec des objectifs précis avant et qu'on fait avancer, mais que du coup, c'est dans une direction sans savoir exactement si c'est la bonne direction pour nous et pour notre boîte, forcément, à un moment, ce n'est pas ultra, ultra productif. Et tu vois, c'est pour ça que je commençais par moi, j'ai été mise en garde et j'y suis allée quand même. Je l'ai quand même fait. Parce que je pense que quand on est aussi dans cette phase de doute et tu le lisais, tu étais au démarrage, il y a cette histoire de comparaison. En fait, on voit très vite, j'ai l'impression, tout ce qu'on ne sait pas et tout ce qu'on ne sait pas dans notre business. Et en soi, ça, ce n'est pas grave parce qu'il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Il y a plein de choses dont on n'a pas besoin et il y a plein de choses qu'on n'a pas besoin de savoir. Tu vois, typiquement, en effet, peut-être que ta formation de prendre des photos avec ton téléphone, tu ne le savais pas. Est-ce que le fait de ne pas le savoir, ça mettait en péril ta boîte ? Peut-être pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    A priori. Mais pour moi, le point derrière tout ça, c'est déjà de peut-être identifier ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas. Et de se dire, si je ne le sais pas, est-ce que vraiment j'ai besoin de ça tout de suite maintenant ? Ou est-ce que je ne le sais pas, mais qu'en fait, ça ne met pas en péril ma boîte ? Et souvent, quand on creuse et qu'on prend le temps de creuser et pas d'acheter de manière presque compulsive, on se rend compte que le besoin n'est pas forcément là. Et le truc, c'est que... On parle de tunnel de vente, de marketing quand on est entrepreneur, parce qu'on se dit que c'est aussi comme ça qu'on va trouver des clients. Mais les personnes qui vendent ces formations utilisent aussi ces systèmes-là de marketing, de tunnel de vente. Et donc, ça veut dire qu'on se fait aussi happer parfois par des choses dont on n'a pas besoin et où on nous vend très bien les choses en se disant qu'on en a besoin, qu'on est au démarrage d'une activité et que, bien sûr, au démarrage d'une activité, il faut faire telle formation pour avoir tel truc, etc. Et je ne sais pas si toi, tu as eu cette impression, mais moi, j'avais l'impression de me faire beaucoup hacker le cerveau au démarrage, en me disant « Ah oui, bien sûr, j'ai besoin de ça » . C'est vraiment comme le chien dans « Là-haut » , le truc de « Écureuil » . Dès qu'il y a un truc, c'est ça dont j'ai besoin. Et deux mètres après, il y a un autre truc dans l'autre sens, c'est de nouveau ça dont j'ai besoin. Donc, j'avais beaucoup l'impression d'être en surréaction quelque part au démarrage et de tourner et d'avoir besoin de tout. Et après coup, maintenant, beaucoup moins. Est-ce que tu as cette sensation-là aussi ? d'un truc qui s'est un peu détaché où tu vois les choses sous un autre angle, notamment par rapport aux formations et à ce syndrome de l'objet brillant ?

  • Speaker #1

    Alors, disons que j'ai beaucoup plus de recul. Alors, ça ne m'empêche pas d'avoir une base notion où c'est un peu ma wish list, les produits digitaux et formations et voilà. Mais je saute beaucoup moins sur les emails où je retiens une formation pour gagner 5000 euros par mois.

  • Speaker #0

    Et j'ai 48 heures pour signer.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a aussi, ça m'a pris beaucoup de recul sur les ressources gratuites parce que... Les deux premières années, Pinterest, c'est vraiment quand on débute, il faut faire attention à Pinterest parce que genre dès que je voyais un guide gratuit, un template, un ebook, c'était téléchargé mais jamais vraiment ouvert tu vois. Maintenant, surtout que je connais ensuite le découlé de « ok, je veux un truc gratuit, je mets mon email pour ensuite me vendre la formation en rapport avec le truc » . Maintenant, j'ai beaucoup plus de recul là-dessus, je suis beaucoup plus mature. Mais c'est vrai que c'est difficile au début quand on se lance parce que tu disais... En fait, on a peur de ne pas être compétente. Je parle au féminin parce que... Mais c'est surtout qu'il n'y a personne... En fait, tout te parle. Tout te parle parce que finalement, tu es toute seule avec ta micro-entreprise, en tout cas pour ceux qui commencent en micro. Et tu fais tout. Tu fais le compta, tu fais le marketing, tu fais la communication, tu fais le service client. Tu fais aussi tes offres, ton métier. Et en fait, ça te rajoute plein de casquettes. C'est un peu comme si tu te dédoublais. Mais tu es toute seule. Et le fait de se prendre toutes les formations au début d'année, enfin au début de l'année, la première année, deuxième année, etc. Je trouve que c'est aussi parce qu'on recherche aussi un truc en mode genre, je ne suis pas toute seule, je sais que si j'ai des problèmes, je pourrais... Mais des fois, c'est inutile parce qu'on peut trouver l'information ailleurs, parce qu'on peut chercher, parce qu'on peut aussi demander. Et ça, c'est quand même un gros coup de pouce de savoir dire, là, je ne m'y connais pas trop, je vais demander de l'aide à d'autres personnes. Ça ne coûte rien. Au pire, si ça coûte, voilà. Mais maintenant, je suis beaucoup plus distante par rapport à ça. Et j'ai mis en place un budget formation. J'ai un budget de formation ou un nombre de formations à ne pas dépasser dans l'année. Parce que sinon, je ne me sors pas, en fait. En plus, je suis quelqu'un qui adore apprendre. C'est pour ça que les outils, j'adore ça. Parce que quand je découvre un nouvel outil, j'ai un peu cette dose d'adrénaline de « Oh, je ne connais pas, j'ai envie de... » tout tester, tout voir. Donc, moi, techniquement, j'ai des formations en mode, genre, faire des pubs, faire de la photographie, faire de l'espace motion, faire du make. Je pourrais avoir des formations sur comment faire son jardin, comment faire une toiture. Enfin, voilà, quoi. Genre, j'adore apprendre. Ça, c'est très dangereux, tu vois. Donc, voilà. Et un autre point, maintenant, que je fais, c'est que la carte bleue, elle est au rez-de-chaussée. Parce qu'avant, elle était dans le bureau.

  • Speaker #0

    Oui, si elle est disponible, en fait.

  • Speaker #1

    Même Paypal, je ne l'ai même pas sur le téléphone. Ouais.

  • Speaker #0

    C'est un super bon point.

  • Speaker #1

    Je pense. Parce que sinon, ça décoche vite la carte bleue.

  • Speaker #0

    Ouais. Super bon point. Et en fait, là, tu en avais parlé quand tu avais déjà expliqué le fail, mais sur l'aspect finance. En fait, c'est un truc, on voit souvent ça chez les entrepreneurs, de se dire non, mais au départ, j'en ai pas besoin. Parce qu'il y a souvent des réflexes de... Un tableau ou un prévisionnel financier, c'est un truc de grosse boîte. Moi, je suis toute seule, ça va, je n'ai pas besoin, etc. Et en fait, parce qu'on est en réaction et de se dire, oui, mon chiffre d'affaires, je vois à peu près ce que je facture, donc ça me va, ça me va. Et finalement, le fait de poser tout cet aspect-là, toi, ça t'a fait prendre conscience qu'il y avait plus de sorties que d'entrées, et c'est un problème. Mais au-delà de ça, il y a plein de gens aussi chez qui le fait de poser le prévisionnel et après de se dire, j'avais prévu 2 000 le mois prochain, et finalement, c'est que 1 000. Ça permet aussi de prendre conscience et de se dire comment est-ce que je comble le trou entre les deux ? Ou est-ce que c'est un problème s'il y a un décalage sur un mois, mais que le mois d'après, je me rattrape ? En fait, je trouve que c'est un antistress, le fait de poser les chiffres, parce que ça permet de... On parlait tout à l'heure de rendre visibles les choses. Ça permet de rendre visibles le chiffre d'affaires, soit qui a déjà été encaissé, soit qui est à venir ou pas, et les dépenses, en l'occurrence, tu vois, dans le cas que tu citais avec les formations, notamment, ou le fait de déléguer. Et le fait de rendre visible, ça permet aussi de se rendre compte à quel point il y a un problème ou pas, en fait. Et donc, ça permet derrière de prendre des décisions. Et ce que j'aime bien dans ce que tu as dit, c'est aussi l'idée de la wish list. De se dire plutôt que d'être tout de suite en mode « Ah, j'ai envie de faire ça, c'est génial » , de se dire « Je fais une liste, ça me laisse le temps aussi d'y réfléchir » . C'est un peu comme les achats compulsifs de fringues. Ce n'est pas tout prendre tout de suite, mais se dire « Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que vraiment je vais le mettre ? Est-ce que cette couleur, en fait, ça va avec le reste de ma garde-robe ? » etc. C'est un peu la logique de se dire « Je fais une liste » . mais je ne suis pas obligée forcément de décider tout de suite. Et je pense qu'en fait, on a aussi ce truc-là parce que quand on est indépendant, il y a quand même ce truc de liberté totale sur plein de sujets, y compris sur la formation et sur les formations qu'on peut faire. Et tu disais, ça pourrait être sur le jardin, enfin sur n'importe quoi. Et on se dit, mais c'est génial. En fait, il y a un peu ce truc d'excitation de c'est génial, je peux tout apprendre. Et selon d'où on vient, quel a été notre parcours avant, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on a déjà croisé. Donc, il peut y avoir un sentiment un peu d'euphorie de se dire, mais c'est génial. En fait, je peux apprendre plein de trucs. Sauf qu'on a toujours que notre cerveau et 18 casquettes quand on est seul, en effet, sur son business. Et qu'à un moment, il y a une question de rationalisation aussi. Oui, dans l'absolu, tu peux te former à tout. Mais dans le vrai temps que tu as de disponible et l'énergie que tu as pour ça dans la semaine, en vrai, tu ne vas pas pouvoir faire toutes les formations.

  • Speaker #1

    C'est ça. On n'a que 24 heures en fait dans la journée. C'est ça. Je ne l'ai pas fait. Je le fais. deux grosses formations, dont une là que j'ai dû mettre en pause pour soucis perso, mais en fait quand... Quand je voulais m'inscrire, j'ai demandé, OK, d'après toi, le programme, est-ce que tu as un délai ? Est-ce que tu penses que le programme est faisable en six mois, en un an ? Et combien de temps je pourrais mettre par semaine dedans ? Et souvent, pour les deux que j'ai fait, c'était à peu près quatre heures dans la semaine. Et quand j'ai vu mon planning, parce que forcément, j'ai décidé de prendre ça quand j'ai plein de missions clients, sinon c'est un drôle.

  • Speaker #0

    Non,

  • Speaker #1

    moi, genre. Je vais devoir remettre celle samedi et dimanche parce que ça ne passe pas. Donc déjà, ça aussi, c'est un indicatif pour dire si je n'ai plus de place dans mon planning, c'est que ce n'est pas forcément une priorité. Ce n'est pas la priorité absolue. S'il n'y a que du projet client en ce moment, la priorité absolue, c'est les projets clients. Potentiellement, on communique sur des offres après, plus tard, mais ce n'est pas forcément aller dans une formation sur six mois où il faut quatre heures par semaine. Ou alors tu l'as fait sur 12,

  • Speaker #0

    tu vois, et t'as l'aise. Mais dans ce cas-là, c'est comment t'adaptes, en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Après, t'as certaines personnes. Moi, j'aime pas trop les formations. C'est qu'elles durent trop longtemps, parce que c'est un peu comme les séances de sport. C'est-à-dire que j'ai être régulière, puis il suffit que je loupe un truc, et après, on verra plus tard. Puis après, c'est à que 10% de la formation qui est gagnée.

  • Speaker #0

    Moi, je suis pareil. J'ai besoin que ce soit appliqué tout de suite. Donc, j'ai besoin de... Vas-y, j'apprends à balle, et après, je mets en application, quoi. Mais maintenant, pas dans 12 mois.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et tu disais un truc très intéressant tout à l'heure. Tu disais que c'était souvent les femmes, mais je pense que certainement aussi peut-être des hommes, le fait que quand on est en mode, ok, je vais apprendre, je prends une nouvelle formation. Oui, c'est une formation pour nous, pour notre business. Mais du coup, on a l'impression qu'on travaille pour notre business. Alors que oui, on travaille pour notre business, mais ce n'est pas ça, sur le moment, qui va ramener des pépettes dans le chiffre d'affaires. Donc, il faut bien poser ce qu'on veut. Et pour ça, la wishlist, c'est incroyable. Tu as une ordre de priorité, le nom de la formation, et tu peux la lier, par exemple, à l'objectif que tu veux. Enfin bref, ça va être un jeu, donc tout est possible. Et le fait d'avoir un prévisionnel, pour les formations, la délégation, mais également pour les outils, c'est super pratique. Parce que je me suis rendu compte, c'était qu'en 2022, j'ai payé plus de 7000 euros d'outils. Et quand je regarde... dans mon tableau, les outils, on me dit, je pense que j'aurais pu largement faire des économies gardées pour la trésor ou autre, tu vois.

  • Speaker #0

    Ou investir ailleurs, mais c'est vrai que c'est un truc, les outils. Moi, j'ai une formation où je demande aux gens de regarder les outils qu'ils ont, de mettre les prix à côté et de se poser sincèrement la question de est-ce qu'ils utilisent l'outil ou pas. Et moi, je le fais une ou deux fois par an. et comme toi, il y a des trucs où je me dis sérieusement j'ai payé ça mais en fait je m'en suis servie deux fois donc je vais peut-être pas le repayer encore un an parce que là ça arrive à la fin et ça va se relancer pour un an donc j'arrête le cirque avant que ça reparte, ou est-ce que je peux rationaliser des outils, parce qu'il y a plein d'outils c'est comme Ikea, c'est moins de 10 balles donc tu te dis par mois, donc tu te dis c'est pas cher 10 balles c'est quoi, mais 10 balles x 7, 8, 9, 10 outils dont tu ne te sers pas ça fait beaucoup d'argent pour un truc pas utile du tout C'est un super point, en fait, les outils, de se dire, finalement, liste tout ce que tu payes aujourd'hui en outils. Est-ce que vraiment tu t'en sers, tu te sers de tous ? Ou est-ce qu'il y a des trucs que tu peux rationaliser ? Est-ce qu'aujourd'hui, je ne sais pas, tu utilises un CRM ailleurs et que tu pourrais tout à fait avoir dans Notion, par exemple ? Comment est-ce que tu peux peut-être recentrer tes outils ? Aussi parce que des fois, en fait, on passe notre temps à cliquer d'un côté, de l'autre, à ouvrir des sessions et bien sûr, rien n'est interfacé la plupart du temps. Donc, les outils ne se parlent pas entre eux. Alors que si on se pose juste cinq minutes pour se dire... est-ce que cet outil-là, je ne peux pas faire autrement avec un autre outil ou utiliser la fonctionnalité ou quel est mon besoin par rapport à cet outil ? Est-ce que je ne peux pas le faire d'une autre manière ? En vrai, il y a plein de solutions.

  • Speaker #1

    C'est ça. Mais c'est pour ça que souvent, il y a certains outils indispensables pour moi, Notion et Make, ils sont à l'année. Mais en général, je recommande quand surtout on fait le point de prendre mensuel. Alors oui, c'est plus cher forcément. Mais mensuel, l'avantage, c'est que par exemple, on va faire une masterclass au mois de mai. Et on sait qu'on va avoir beaucoup d'inscrits. À Devon, pour partager un lien que les gens mettent dans leur agenda, ça, on n'est pas obligé de l'acheter à l'année. Le mois où on fait la masterclass, une fois que la masterclass, elle est faite, on vire. Zoom, c'est pareil. Oui, c'est clair. J'y pense parce que du coup... Mais peut-être juste le prendre mensuellement. Et puis quand on fait une masterclass, juste prendre le forfait mensuel et basta. Forcément, ça va être un peu plus cher que l'année. Mais... au final pour l'utilisation qu'on en fait.

  • Speaker #0

    Voilà.

  • Speaker #1

    Et en effet, il y a plein d'outils où tu peux faire des stop and go. Donc, tu vas arrêter Zoom, mais même si tu le payes en février, en avril et en décembre dans ton année, que ces mois-là, et parce que tu suspends à chaque fois, ça te coûtera de toute façon toujours moins cher que l'abonnement annuel sur 12 mois, même si tu avais l'impression que c'était moins cher sur 12 mois que sur 100 mois. Et en fait, ce n'est pas forcément un truc auquel on pense. Mais encore une fois, sur des montants de 10, 15, 20, 50 euros, ça peut aller hyper vite. Et tu as raison, le prévisionnel permet ça aussi. En fait, de poser, de mettre bout à bout les outils. Et quand on commence à se dire, attends, mais je paye 1000 balles d'outils par mois, mais c'est beaucoup quand même.

  • Speaker #0

    Mais c'est souvent les outils qu'on oublie en plus. On les oublie jusqu'à ce qu'on voit moins 5. Qu'est-ce que c'est ça, moins 5 ? C'est pourquoi ça ? Ah oui, c'est ça, c'est vrai. Voilà, donc...

  • Speaker #1

    Prenez votre relevé de compte, regardez tous les outils, mettez bout à bout et regardez combien... vous payez par mois. En effet, l'exercice peut être une sacrée prise de conscience, mais au moins, ça permet de délaguer un peu.

  • Speaker #0

    Totalement.

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure de comparaison et justement d'entrepreneurs, en l'occurrence, plus avancés que toi. Au-delà de cette prise de conscience de t'avais commencé à déléguer, à investir potentiellement plus que de raison par rapport à ton business à toi, comment t'as géré et comment tu gères aujourd'hui cet aspect de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors, l'effet de comparaison, elle n'est plus... Ce n'est pas la même que celle d'avant. Avant, j'étais plus... Enfin, je me comparais vachement. Genre, waouh, cette personne-là, elle a 10 000 abonnés sur Instagram. Waouh, elle fait 100 000 euros de chiffre d'affaires. Voilà. Maintenant, j'ai moins de comparaison sur ça parce qu'en fait, souvent, les gens disent ben voilà, cette année, j'ai fait... Enfin, ce mois-ci, j'ai fait 10 000 euros de chiffre d'affaires. Mais en fait, ils ne partagent jamais les charges. Donc, on ne sait pas vraiment... Voilà. Ça peut être 10 000 euros de chiffre d'affaires, mais enfin, s'il a 9 500 de charges, c'est pas ouf, tu vois. Maintenant, au niveau de la comparaison, ça serait plus sur des profils très techniques, en tout cas pour ma part, moins sur des profils très entrepreneurial, mais plus par rapport à mon domaine, où je vois des gens qui font du no-code, je vois des gens qui font du notion, du make et tout, et je suis là en mode genre... Mais est-ce qu'ils font ? Est-ce que vraiment je peux faire la même chose ? Est-ce que je peux me permettre de proposer la même chose ? Parce que des fois, je vois des trucs, je me dis, mince, je n'avais pas pensé à faire ça comme ça. Du coup, ça veut dire que si je n'ai pas pensé que je suis débutante, que je n'ai pas les capacités ni les compétences, alors que pour le moment, je touche du bois, je touche mon bureau, je n'ai aucune cliente qui me voit en disant ton espace motion que tu m'as fait, c'est de la merde, ça ne va pas du tout, je veux être remboursée. Oui. Oui. C'est vraiment un doute sur les compétences techniques, plus que sur l'aspect chiffre d'affaires, 10 000 personnes sur Insta. J'ai passé le cap de me dire, cette personne a 10 000 personnes en abonnés sur Insta, c'est ouf. Alors que potentiellement, peut-être qu'elle ne fait que 3 ventes sur les 10 000 personnes qu'elle suit. J'ai passé ce cap-là, des chiffres un peu plus matures. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça. C'est ce que tu disais par rapport aux formations. Tout à l'heure, tu parlais de maturité et de prise de recul. C'est cette impression que ça donne, en fait. C'est-à-dire, au départ, tu te concentres un peu sur la partie visible de l'iceberg, de se dire le nombre d'abonnés, le chiffre d'affaires. Et en effet, le chiffre d'affaires partagé, ce n'est pas suffisant en général comme information.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Ou des fois, on va dire, j'ai fait 500 000 toutes seules. En fait, tu délègues à 12 personnes et c'est 500 000 sur les trois dernières années. Donc, ce n'est pas tout à fait pareil. que si tu venais de le faire sur trois mois, enfin bref, quand on a un peu plus de recul, on arrive à se dire que finalement, le chiffre tout seul, il ne veut pas dire grand-chose et qu'il faudrait creuser un peu combien même il y aurait à se comparer, ce qui est rarement le cas. Et ça, c'est plutôt ce que moi, j'appelle la partie visible de l'iceberg, ce que tu disais, le chiffre d'affaires partagé, le nombre d'abonnés, etc. Tout ça a un but, en fait, d'un point de vue marketing aussi, de partager un chiffre d'affaires, etc. Ça a un but derrière, comme pour les formations, on se rappelle le chien et l'écureuil. Tout ça est fait à dessein, il y a une logique derrière. Ce que tu dis, c'est que maintenant, tu es plus sur la partie non visible de l'iceberg, et donc sur tes compétences quelque part et ton expertise, et où potentiellement tu vas te comparer. Mais est-ce que ça peut aussi alimenter le fait de voir d'autres personnes qui feraient du no-code ou des choses sur des pages Notion ? Est-ce que ça peut alimenter, toi, ta réflexion de se dire, cette année, mon objectif, ça va être de développer telle technicité ou telle compétence, ou est-ce que c'est que bloquant en termes de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors non, ce n'est pas bloquant parce que j'adore apprendre. Quand je vois en photo un espace motion avec dans la propriété formule un truc qui m'interpelle, qui me dit tiens, je ne savais pas qu'on pouvait faire ça, je ne peux pas s'aimer des mois. à chercher comment faire en allant dans des forums, en allant dans des communautés. Et je peux y passer vraiment. Je ne peux même pas, des fois, en dormir. Parce que pour moi, c'est vital de savoir comment la personne a pu faire ça. Et des fois, je me lance des challenges aussi. Tiens, j'aimerais bien faire ça sur One Ocean. OK, papier, crayon, je vais buter. Et c'est en perpétuel un mystère, finalement. J'adore apprendre. Donc, quand je sens... Alors, bien... Je ne me dis pas tout de suite, je vais faire en sorte qu'il y a quand même un petit moment où forcément, enfin pas forcément pessimiste, mais quand je vois que quelqu'un sait faire quelque chose et que moi, je n'y ai pas pensé ou que je ne sais pas le faire, je vais être là en mode genre, au secours, je suis traînée, au secours. Et après, je vais me dire, bon, tu ne sais pas le faire là, mais si tu essayes de comprendre, peut-être qu'après, tu sauras le faire. Et donc, c'est là où je commence à enclencher, j'appuie sur le bouton en mode genre, essayer de comprendre. Et puis voilà, peut-être que je vais y arriver. Mais c'est en fait l'apprentissage perpétuel sur les outils. Et c'est pour ça que j'aime bien travailler avec les outils, parce que ça change vite. Regarde Notion, ils te sortent des fonctionnalités tous les trois mois. Tu viens à peine de comprendre comment marche un truc, ils te sortent un autre truc. Ils sont très réactifs, tu vois. Donc voilà. Oui, il y a un petit passage dans le mode, je m'apitoie un peu sur mon sort, parce que... C'est un peu l'illégitimité, je vais y arriver. Mais après, comme je suis très curieuse et j'adore apprendre, en général, après, ça passe et je me mets dessus.

  • Speaker #1

    Dans ce que tu dis, quelque part, la manière dont tu vas gérer, alors là, ce n'est pas forcément un fail, mais c'est quelque chose qui va venir gratter, c'est que ça vient d'une action, d'une prise de conscience, potentiellement d'un moment un peu down, de « est-ce que je vais y arriver ? » « Ça a l'air super compliqué, etc. » Mais surtout, tu repasses assez vite à l'action. de te dire je vais aller creuser, je vais aller chercher sur des forums, je vais me former, etc. Ou je mets dans ma wishlist parce que ça me paraît hyper important et que je vais voir si j'investis dessus pour me former. Mais ce que j'entends, c'est que tu passes assez vite à l'action et que tu ne restes pas dans le système de te morfondre en te disant ah là là, mais je n'y arriverai jamais, etc. En fait, assez vite, tu switches sur quelque chose de OK. Et donc, qu'est-ce qui se passe à partir de là, en fait ?

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors, assez vite, je ne dis pas qu'en trois jours, c'est fait. Il y a des fois, ça dépend. En fait, j'ai... Tout vient du fait que j'adore apprendre, en fait. J'adore comprendre, j'adore apprendre, j'adore découvrir des nouvelles choses. Donc, au bout d'un moment, il y a ma curiosité, tu vois, qui s'éveille en mode genre, bah, je ne sais pas le faire, mais go ! Si la personne, elle l'a fait, elle a forcément appris quelque part. Et voilà, quoi. Et donc, après, alors, pour le no-code, j'évite les formations parce qu'il y a beaucoup de formations sur le no-code. Et puis, si je devais acheter des formations sur tous les outils que... Je gère, c'est compliqué. Et en tant que ça, les formations sur des outils spécifiques, c'est très compliqué. Il faut vraiment que tu sois sûre que la personne, elle fasse des mises à jour très régulièrement. Oui,

  • Speaker #1

    parce que ça bouge tellement vite.

  • Speaker #0

    Mais je fais des recherches, Forum, la communauté de No Code France, il y a plein de... Même des fois, chaque GPT m'aide. Quand je suis sur le champ, je suis là, je n'arrive pas sur cette formule, je lui donne ma formule, j'explique ce que je veux, et des fois, il me dit, essaye ça, et j'essaye de comprendre, et voilà. Mais c'est ma curiosité, en fait, qui fait, et le fait que j'adore apprendre, en fait. Il fait que j'ai ce switch.

  • Speaker #1

    C'est ça qui te fait rebondir, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Heureusement, d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est trop bien. Mais je pense qu'on a tous un truc qui nous fait rebondir, tu vois. C'est juste de l'identifier, de se dire à un moment, c'est ça qui va me faire passer en mode de nouveau action. OK, j'ai suivi tout le processus, tu vois, de il fallait faire ça, je ne l'ai pas fait, ou ça s'est passé comme ça. J'ai la prise de conscience, je m'en rends compte. Et donc, qu'est-ce que je fais à partir de ça ? Mais c'est quelque part des éléments ou des informations. Et après, c'est ce qu'on fait des informations. Tu as des gens qui vont rester en mode, bon, j'ai cette information et j'en fais rien. Et là, toi, tu sais que tu es curieuse et que tu as quand même la soif d'apprendre. Et c'est ça qui, à chaque fois, va te relancer en te disant, OK, tu ne sais pas, apprends à le faire, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais du coup, c'est des montagnes russes perpétuelles, finalement. Voilà. Et en général, si je puis me permettre, le fait que... je me compare et je me sens un peu comme un pédicorne. C'est souvent quand déjà avant, je sens qu'au niveau, pas sentimental, mais dans ma tête, je sens qu'on arrive dans un creux.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    c'est rarement tout seul. Ça m'arrive souvent quand déjà j'ai un petit coup de mou. Et de toute manière, les coups de mou ça arrive, donc je laisse un peu... Je le ressens, je le prends pour moi, mais je sais qu'après la pluie, il y a le beau temps, donc ça va remonter forcément. Je touche du bois, encore une fois. Mais ça va inventer forcément au bout d'un moment.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Ça n'arrive jamais tout seul comme ça.

  • Speaker #1

    C'est peut-être un cumul de choses qui font que des fois, on va avoir tendance à... En fait, une même action ou une même info, si tu es déjà en bas, au bout du bout du rouleau, ça va paraître être un truc énorme. Alors que si c'est dans une période où ça va, des fois, on ne s'en rend même pas compte de cette information et ça va passer tout seul et ça ne va pas nous impacter plus que ça. Mais ce que tu dis, c'est intéressant aussi, je trouve. En fait, c'est un process, tout ça. et quand ça va pas, il y a forcément un moment où ça va aller. Et donc, le fait de se faire traverser par ça, de se rendre compte que ça va pas, des fois, on n'a pas toujours les clés tout de suite. Et moi, je sais que j'étais beaucoup une personne de action-réaction. Il y a un problème, il faut trouver la solution. Et quand j'ai commencé dans l'entrepreneuriat, j'étais comme ça, dès qu'il y avait un truc où c'était un peu coup de mouche, j'étais là, allez, vas-y, c'est quoi la solution, machin. Et en fait, il y a des moments où c'est bien aussi de laisser du temps, pas pour se morfondre et dire, ah là là, je suis au fond du trou, je me taille les veines, ça va pas du tout, tu vois. Mais pour se dire juste, OK, peut-être que ça me donne une indication. Il y a un truc qui ne va pas. Il y a un truc qui froisse un peu. Tu vois, il y a un truc qui peut-être que c'est justement au niveau des croyances, des peurs dont on parlait tout à l'heure. Il y a un truc qui n'est pas fluide comme ça devrait. Alors, ce n'est pas hyper confortable et ce n'est pas le meilleur moment de notre vie. Mais c'est aussi peut-être là pour une raison. Et donc, juste laisser le temps des fois et pas forcément tout de suite dans l'action de, OK, il y a un truc, vas-y, je réagis tout de suite. Parce que des fois, les réactions ou les solutions qu'on va trouver tout de suite ne sont pas forcément les bonnes. Et quand on disait tout à l'heure, le sujet va revenir ou on va se le reprendre dans la tronche, souvent, quand on réagit à chaud et qu'on est en mode action tout de suite, là, maintenant, la solution qui vient, ce n'est pas forcément la meilleure.

  • Speaker #0

    C'est ça, il faut laisser couler, en fait. Des fois, il faut juste se dire, là, je suis en Pantraide, là, dans la montagne russe. On laisse couler et ça ira mieux. Et on l'a dit, c'est toi qui l'as dit au tout début de l'épisode, Même si on se détache un peu de notre business, on ne se détache jamais entièrement. Il y a des fois où on va être un peu dans le coup de mou à cause du perso, soit à cause du perso où on est dedans, ou alors à cause d'un truc en dehors du business qui ne nous concernait pas. Mais voilà, je pense que des fois, quand tu as des sujets un peu politiques, quand tu as des sujets un peu dramatiques à la télé, il y en a certains, ça leur fout un coup de mou, alors qu'ils ne peuvent rien faire, à part peut-être aider. Enfin voilà... Et donc, des fois, il faut juste se laisser aller et attendre que d'en monter. Il n'y a que ça à faire parce qu'on n'a aucune prise sur certaines choses. On ne peut rien faire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Et des fois, c'est juste bien d'identifier en effet ce sur quoi on a appris et puis ce sur quoi on n'a absolument pas. Zéro quel âge peut agir, donc potentiellement, il y a des actions à faire et puis il y a toute une partie où je ne peux pas. Donc, je peux essayer de m'exciter en essayant de trouver des solutions, mais de toute façon, si je ne peux pas agir... Et le cas de la politique était un très bon sujet, un très bon cas d'école, de concrètement, est-ce qu'on peut agir dessus ? Quel impact ça va avoir ? C'est aussi important de se demander si, en effet, on est au fond du saut, mais est-ce qu'il y a des choses qu'on peut faire ou pas, quelque part ?

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    En termes de retombées, tu disais, ton fail, forcément, il y a eu des retombées financières à ce fail-là de démarrage, et notamment d'aller chercher de la délégation, des formations, etc. Est-ce qu'il y a eu d'autres retombées pour ton business ?

  • Speaker #0

    Peut-être au niveau du temps, mais en fait, tout est légèrement lié finalement quand tu creuses au chiffre d'affaires, parce que si tu n'as plus de temps, tu ne peux plus faire un tri de CA. Donc tout est lié un peu finalement, on va dire en soum-soum avec le chiffre d'affaires. J'irais plus au niveau prise de confiance et confiance en soi, parce que quand tu dépenses, imaginons, 8000 balles dans de la formation, et qu'au final, tu te rends compte que ça ne t'a pas apporté grand-chose. Tu te dis, mais c'est 8 000 balles que j'aurais pu mettre autre part. C'est des heures de formation, parce que ce n'est pas comme une série Netflix, les formations. En tout cas, pour moi, non. C'est-à-dire que je les regarde un peu en série Netflix, mais après, je refais une des deux où je prends des notes. Donc, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Et je me dis, waouh, c'est du temps que j'aurais pu mettre autre part, soit pour des trucs perso, soit pour aller au ciné, ou carrément dans mon business. Enfin voilà, c'est aussi des retombées un petit peu néfastes, mais c'est toujours en rapport avec le chiffre d'affaires. C'est-à-dire que quand j'ai vu que j'avais beaucoup, quand je te dis beaucoup dépensé, plus que ce que j'avais gagné, j'ai commencé à prendre tout ce qu'on me proposait. Le problème de prendre tout ce qu'ils proposent parce qu'il y a la panique du « mince, j'ai peur, je ne fais pas rentrer le chiffre d'affaires, je vais aller vivre sous un pont avec les canards » , c'est qu'on accepte des choses. qui sont cool et beaucoup de choses aussi qui sont moins cool, et notamment des clients très relous, qui te fatiguent. Et au final, tu es là en mode genre, j'en peux plus. Et donc, en fait, tu repasses. Et en fait, c'est un peu le hamster qui se mord la queue finalement. Donc ça, je l'ai eu. C'est au moment de pivot, la création de site et les outils, où j'en pouvais plus, des clients un peu pénibles en création de site, parce que je prenais tout forcément. Fallait bien qu'on renflouille les caisses, donc n'importe quoi qui fassait, je le prenais. Et du coup, c'est à ce moment-là aussi le pivot. Je me suis dit, je ne veux plus faire de création de site, j'en suis écoeurée. Et du coup, j'ai fait le pivot des outils. Alors maintenant, je suis encore de la création de site, mais je choisis vraiment. J'ai la possibilité et le pouvoir de choisir vraiment les projets de création de site. Mais c'est surtout ça, en fait, c'est l'épuisement, de vouloir tout prendre, de vouloir contenter tout le monde. De dire, ben mince, cette semaine, j'ai déjà quatre clients, mais j'en ai un autre qui veut commencer là pour demain. C'est short, mais j'ai besoin d'argent, donc je vais travailler toute l'année. C'est épuisant.

  • Speaker #1

    Oui, clairement. Et après, c'est sûr que ça a des impacts. En fait, c'est la prise de décision. En fait, quand on n'est pas forcément déjà très bien, elle n'est pas forcément très bonne parce qu'elle ne se fait pas forcément sur les bons critères. Et en soi, le chiffre d'affaires, c'est un critère, mais ce n'est pas toujours le bon. Et en effet, on va avoir tendance à plus voir les autres critères. C'est-à-dire de se focusser la queue sur le chiffre d'affaires en disant « c'est ce que tu as dit, j'ai besoin de chiffres » . Mais par contre, les red flags à côté de « oui, mais ce client, il a l'air un peu relou, déjà dès le démarrage, mais ce n'est pas grave, je vais le faire quand même, oui, mais je n'ai pas le temps, ce que tu disais, je n'ai pas le temps, mais ce n'est pas grave, je le ferai la nuit, etc. » Tout ça, on l'ignore un peu parce que ça nous arrange bien à ce moment-là. De se dire « j'ai besoin d'argent, ça tombe bien, l'argent va rentrer » , mais en vrai, il n'y avait peut-être pas que ce critère-là. Il se trouve que c'est comme quand on ne va pas bien ou des gens qui seraient en dépression et tu dis pas de trop grosses décisions dans ta vie à ce moment-là, parce que ce n'est pas forcément là que tu es le plus frais pour décider. C'est exactement pareil dans ce que j'entends dans le business. De dire finalement les décisions que tu prends à ce moment-là et notamment le fait de prendre des clients sur des missions qui ne te plaisent pas forcément ou des typologies de clients qui ne te plaisent pas forcément, ça amplifie l'impact un peu foireux. de non seulement j'ai eu un fail, mais ça me fait prendre des décisions merdiques. Et après,

  • Speaker #0

    je suis pire encore qu'à l'origine. Et du coup, je m'en pose parce que je n'en peux plus. Parce que si je m'en pose, j'ai vraiment plus de ça pour le coup.

  • Speaker #1

    Donc en fait,

  • Speaker #0

    c'est un engrenage et ça n'en finit pas. Et c'est pour ça que tu le disais, je le disais aussi tout à l'heure, des fois, il faut souffler, laisser couler, je ne sais pas, peut-être une semaine. Alors pas quand il y a 10 clients à livrer cette semaine, bien évidemment. Après, les gens font ce qu'ils veulent, mais quand on voit que peut-être la semaine prochaine, c'est un peu plus mousse, adapter le planning, on a la possibilité en temps freelance de pouvoir adapter le planning. Alors je mets entre guillemets parce que vie de famille, les courses, il y a toujours des imprévus. On n'est pas 100% libre de son temps, mais on a quand même beaucoup plus de flexibilité, par exemple, qu'un salarié. Donc quand ça ne va pas, il faut en profiter. On a déjà du mal au niveau santé. retraite, tout ça,

  • Speaker #1

    autant profiter des avantages de pouvoir mettre en pause quand c'est en train de partir en cacahuète, de se dire hop là, stop, on arrête tout. On fait une petite pause et on voit après comment les choses se remettent dans le bon sens. C'est ça,

  • Speaker #0

    voir ailleurs. De temps en temps, voir ailleurs. Et ça, je l'ai fait. Pareil, passage à vide. En gros, passage à vide. Un moment, je n'en pouvais plus. Et donc, j'ai arrêté. Enfin, j'ai arrêté. Je n'ai pas tout stoppé, mais j'ai ralenti le rythme. Et à côté, j'ai fait une chaîne de stream de jeux vidéo avec du montage de vidéos. C'est la même chose que je faisais pour mon business, mais pour ma passion du jeu vidéo. Et en fait, le fait d'avoir autre chose aussi,

  • Speaker #1

    ça déporte aussi l'attention sur autre chose. Et du coup,

  • Speaker #0

    ça enlève déjà un poids de se dire, OK, j'ai d'autres centres d'intérêt. Je ne suis pas obligée de travailler 24 24 sur mon business. Mais ça permet dans le cerveau de penser à... autre chose parce que même si le soir on ferme l'ordi, en tout cas pour ma part, j'ai toujours ce truc derrière, genre alors demain, il y a quoi comme tâche ? Ah oui, il faut que j'aille envoyer un mail à Madame Trucmuche, il faut que je fasse aussi la déclaration, alors que le PC est fermé. On n'est jamais vraiment, on quitte jamais vraiment.

  • Speaker #1

    Non, la déconnexion, elle se fait pas comme ça. Malheureusement, pas comme un PC.

  • Speaker #0

    Ça s'apprend, mais c'est dur au début. Ouais, clairement.

  • Speaker #1

    Du coup, c'est ça que tu donnerais à quelqu'un comme conseil, quelqu'un qui s'apprête à commettre le même fail que toi. C'est à la fois de potentiellement essayer de prendre du recul, de déporter l'attention aussi sur autre chose qui fait du bien à côté. Est-ce que tu ferais d'autres choses en conseil ?

  • Speaker #0

    Pas se prendre le chou, entre guillemets, sur des choses où on ne peut rien faire. On a un lancement sur Zoom. Zoom a décidé de faire une maintenance. Leur ! On a une mastactation Zoom et une maintenance. Ça fait chier sur le moment. On est en panique parce qu'il y a peut-être 3000 personnes qui se sont... On trouve une solution, on envoie des emails. Il y a des choses où on n'a pas de prise. Et c'est moi qui dis ça. S'il y a des gens qui me connaissent, qui vont m'entendre, ils vont me dire... Mais il faut, au bout d'un moment, lâcher prise et se dire « Je n'ai pas la main mise sur ça, je ne peux rien faire. » Le seul truc que je peux faire, c'est voir comment est-ce que je peux contourner le problème à la limite ou comment faire autre chose. Mais voilà. Et un autre conseil aussi, c'est de ne pas... Alors ça, heureusement que je ne m'entends pas moi-même, mais il ne faut pas préchoter les problèmes avant qu'ils ne le viennent.

  • Speaker #1

    Les anticiper, en fait. On va anticiper les problèmes, c'est les vivre deux fois. Parce que je disais à mes équipes quand j'étais manager.

  • Speaker #0

    Moi, on me dit ça, ça, ça. Je suis déjà là en train de me dire, OK, mais si on ne fait pas ça, ça va faire ci. Si on ne fait pas ci, ça va faire ça. Et en fait, des fois, c'est vraiment se mettre de la pression, du stress pour rien. Il faut mieux prendre les problèmes tels qu'ils arrivent au fur et à mesure, en espérant qu'on n'en ait pas 12 millions non plus d'un coup. Mais voilà, chaque chose en son temps. Et en fait, il faut se poser parce que des fois, quand tu ne te poses pas... Tu veux essayer de tout faire en même temps, gérer le perso si t'es maman, donc les enfants, le mari, tout ça. Plus gérer les problèmes business, plus potentiellement organiser un truc. En fait, on a besoin d'un double avec des bras en forme de pieuvre, vraiment. Et l'être humain, au bout d'un moment, il n'en peut plus, même au niveau du cerveau. Et là, on est genre, hé !

  • Speaker #1

    On peut pas souffler un peu, s'il vous plaît ?

  • Speaker #0

    Laissez-moi vivre ! Donc voilà, ça serait ça, de se laisser... laisser couler, de se poser et pas forcément vouloir tout de suite remonter à cheval directement. Des fois, il faut faire une pause. Ouais, ça fait du bien.

  • Speaker #1

    Carrément. J'aime beaucoup cette idée et l'idée aussi de voir où est-ce qu'on a de l'impact ou pas. Je bosse beaucoup avec Maureen qui dit souvent qu'on n'est pas chirurgien cardio-thoracique. Alors oui, c'est chiant quand Zoom plante et qu'on avait prévu une masterclass, mais a priori, il n'y a pas de vie en jeu.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Donc, des fois, c'est aussi remettre un peu les choses en perspective. Et ce n'est pas toujours facile quand on est au moment où ça plante et où c'est à cinq minutes de la connexion, je le sais, pour l'avoir aussi vécu. Mais parfois, c'est bien aussi de se rappeler que ça reste un business avec des fois des failles aussi et que les gens sont aussi en capacité de comprendre que des fois, ça plante et c'est comme ça et ça fait suer. Mais c'est la vie, quoi.

  • Speaker #0

    On est humain, donc les erreurs, c'est comme envoyer un mail sans le bon lien. C'est ça. Envoyer, mettre dans le mail le bisou. les gens,

  • Speaker #1

    personne n'est parfait en vrai ouais et puis personne n'est plus quelqu'un d'autre dis non, tu veux m'aimer bisous dans le mail ou alors c'est que peut-être c'était pas le bon client pour toi non plus s'il y a une over réaction à un truc d'ange peut-être que c'était juste pas la bonne personne avec qui bosser et que c'est bien de s'arrêter dans ces cas là aussi et peut-être que ça va faire prendre conscience que finalement

  • Speaker #0

    ce genre de personnes là j'ai pas envie de travailler avec eux donc On se perd, ils s'en vont. Je reste qu'avec des gens qui sont compréhensibles.

  • Speaker #1

    C'est ça, exactement. On va rester là-dessus, du coup. Toi qui nous écoutes, tu peux retrouver tous les liens pour joindre Camille sous la description de cet épisode. Si tu as aimé l'épisode d'aujourd'hui et que tu penses que ça peut aider ou inspirer quelqu'un, partage ça autour de toi, que ce soit en story, sur LinkedIn, au prochain Apéro avec tes voisins, où tu veux. Si tu as connu un fail, tu peux faire comme Camille et venir postuler dans le descriptif de cet épisode. Tu as le lien, comme ça, on te recontacte avec Gaëtan. et on enregistre l'épisode de Tuba ensemble. Merci beaucoup Camille d'être venue partager ton fail de début de démarrage d'activité, malgré la persévérance sur les deux premières années. Merci de ta transparence par rapport à ça.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi pour l'invitation et pour cet échange. C'était vraiment très bien, trop cool.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Merci Camille.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #1

    Merci pour ton écoute. Tu as aimé cet épisode ? Si tu veux promouvoir Tuba, la meilleure façon de le faire, c'est de laisser un avis 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Tu peux t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes et partager celui-ci avec d'autres entrepreneurs à qui il pourrait être utile. Si tu veux me faire un retour direct, retrouve les liens pour me contacter en description de l'épisode. On se retrouve la semaine prochaine !

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Description

Acheter une formation à 1 000€ pour prendre de meilleures photos avec son téléphone ? Pourquoi pas… sauf si ce n’est pas du tout ce dont ton business a besoin !


Quand on démarre en freelance, on veut bien faire. On investit, on délègue, on achète des outils, on suit des formations… et parfois, on fait n’importe quoi (enfin… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée). Camille a vécu tout ça. Et aujourd’hui, elle nous raconte comment elle s’est laissée happer par le syndrome de l’objet brillant et surtout, comment elle a réussi à reprendre le contrôle.


Camille est copilote technique : elle aide les entrepreneurs à organiser, automatiser et simplifier leur business avec des outils comme Notion ou Make. Mais avant de trouver son équilibre, elle a dépensé sans compter… et ça lui a coûté cher.


Dans cet épisode, elle partage son expérience sans filtre et surtout, les solutions qu’elle applique aujourd’hui pour éviter de retomber dans le piège.


Au programme:

✅ L’illusion de la formation magique qui va résoudre tous tes problèmes

✅ Pourquoi trop déléguer trop tôt peut être une erreur (et comment bien s’y prendre)

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✅ Comment Camille choisit désormais ses outils et formations sans se ruiner

✅ Les astuces pour optimiser son budget et éviter le syndrome de l’objet brillant


👉 Un épisode essentiel si tu veux éviter de jeter ton argent par les fenêtres et faire des choix stratégiques pour ton business !


Tu t’es déjà laissé(e) embarquer dans des dépenses inutiles en freelance ? Raconte-moi en commentaire ou viens en discuter sur Instagram !


Prêt(e) à écouter l’épisode ? Découvre comment Camille a su rebondir après ses erreurs !

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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Tuba, je suis Géraldine Févra, consultante en stratégie et en organisation. Je t'aide à passer de solo à CEO. Que tu sois freelance, solopreneur ou que tu veuilles le devenir, Tuba te fait plonger chaque semaine dans le monde de l'entrepreneuriat. Tous les mardis, retrouve un nouvel épisode où je pars à la rencontre d'entrepreneurs. Ici, tu trouveras des idées, des conseils, des outils pour ton business. pour t'aider à entreprendre de manière libre et pragmatique. En clair, faciliter ton entrepreneuriat. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis avec Camille. Bonjour à toi, comment ça va ?

  • Speaker #1

    Bonjour, ça va bien et toi ?

  • Speaker #0

    Ça va super bien. Merci d'être là avec nous aujourd'hui et de venir parler de FAIL dans TUVA.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup de m'avoir invitée. Et quand j'ai vu, j'ai obligé, j'ai fait le formulaire parce que, comme tout le monde, j'ai beaucoup de FAIL. Pas non plus 15 millions, mais c'est très important, je pense, de parler de ça.

  • Speaker #0

    Carrément, c'est exactement ça. Merci pour la transition parfaite qui n'était absolument pas travaillée, mais c'est nickel. Non, non, c'est très bien, au contraire. En effet, cette saison, on choisit de parler de fail dans Tuba parce qu'on se rend compte quand on parle avec les entrepreneurs qu'il y en a plein de fail et que c'est un peu normal aussi, mais c'est juste que ce n'est pas forcément ce qui est mis en avant sur les réseaux sociaux. Y compris, moi je ne mets pas forcément ça en avant non plus, alors que je fais plein de boulettes aussi. Mais du coup, l'idée c'était d'avoir un temps long, de pouvoir rentrer un peu plus dans le détail de c'est quoi les fails avec chacun des invités, et surtout quel a été ton parcours par rapport à ça. Ce que potentiellement tu en as appris aussi, comment ça t'a aidé ou pas dans ton business. Mais c'est exactement ça en fait, l'idée c'est d'aller voir les boulettes, les oups ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Je pensais que ça allait être hyper simple du premier coup. Et puis, en fait, non, pas du tout. Pour pouvoir un peu désamorcer, arrêter aussi des systèmes de comparaison qu'on voit beaucoup, dans l'entrepreneuriat notamment, de se comparer avec le jour 652 de la personne d'à côté, alors que nous-mêmes, on est au jour 3 ou 4. Donc, c'est exactement le but de cette saison. Et donc, merci d'être là aujourd'hui et de venir nous parler de ta vie de copilote technique. Je ne vais pas rentrer trop dans le détail, parce que je vais te laisser le faire. Justement, pour les auditeurs et auditrices qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter un petit peu plus ?

  • Speaker #1

    Avec plaisir. Alors moi, c'est Camille. Enchantée à ceux et à celles qui nous écoutent. Comme tu l'as dit, du coup, je suis copilote technique. Alors c'est un bien grand mot où on peut mettre beaucoup de choses dedans. En gros, mon kiff et ma vie, en fait, finalement, parce que je fais ça beaucoup partout, je m'occupe des outils, de plein d'outils. Donc ça peut être de la création d'espace Notion, ça peut être de l'automatisation avec Make. De l'intégration de sites sous Elementor, je peux aussi faire ce qu'on pourrait appeler, par exemple, un peu des missions d'assistante virtuelle. Donc, c'est par exemple intégrer une campagne d'email, aider à faire une landing page, par exemple, sur MailerLite, créer un tunnel de vente, créer un freebie, par exemple, un quiz. Bref, copier le technique, en gros, dès qu'il y a un outil, je vais dedans.

  • Speaker #0

    J'adore. C'est très clair. Dès qu'il y a un outil où on se dit « Ah, j'aimerais bien avoir le fameux freebie » , où on se dit, entre l'idée d'avoir le freebie, par exemple, et après la mise en œuvre, typiquement, c'est là que tu interviens, justement, pour pouvoir rendre la chose réalisée, réalisable, au-delà de l'idée que potentiellement on pourrait avoir.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça peut être soit, par exemple, un peu de brainstorming pour créer un freebie. Par exemple, j'ai déjà eu des clients qui sont venus me voir en disant « J'ai une offre, par exemple, une formation, je voudrais créer un freebie. » Et je suis là, « Ok. » On se pose pour un moment et en fonction de ce que tu aimes aussi de ton audience, est-ce qu'on va partir sur des masterclass ? Si oui, ok, voici le plan d'étapes de toutes les étapes. Au moment où je promouvois cette masterclass jusqu'à ce que j'envoie le replay et pour ensuite vendre par des emails pour vendre la formation. Si la personne en face me dit non, je n'aime pas trop le masterclass parce que je n'ai pas le temps, parce que je n'aime pas. Je lui dis, est-ce que tu as pensé à faire un quiz ? Comment ? est-ce que tu veux faire ton quiz ou est-ce que tu veux qu'on fasse par exemple un PDF ou un template ? C'est vraiment, il y a de la délégation vraiment pure et dure, mais il y a aussi un peu le on fait ensemble, on reste ensemble.

  • Speaker #0

    J'ai fait de dégrossir avant aussi pour pouvoir affiner l'idée et se dire ok, c'est ça dont tu as besoin et ensuite potentiellement tu exécutes, ok, tu réalises. Trop bien ! Tu fais ça depuis combien de temps ?

  • Speaker #1

    Alors, je fais ça officiellement depuis deux ans, mais je faisais ça bien avant. En fait, je me suis lancée à mon compte en avril 2020 en tant que juste webmaster. Donc, je créais des sites sous Elementor et en fait, j'ai eu des clients pour lesquels, même si je devais faire le site, des fois, ils me posaient beaucoup de questions sur « Ok, je voudrais faire un formulaire sur Miller Lite. Est-ce que tu sais comment on fait pour que les gens récupèrent mon produit gratuit ? » Donc, en fait, j'ai fini par faire un zoom-zoom pour les clientes avec qui je bossais un peu ça. Et il y a deux ans, j'ai eu une de mes clientes qui était aussi un peu ma mentor, qui m'a dit non mais il faut que tu le montres à tout le monde ça, parce que tu peux pas.

  • Speaker #0

    C'est trop bien, parle-en.

  • Speaker #1

    Et du coup, je l'ai lancé le pas et officiellement, ça fait deux ans que je suis dans les outils, l'automatisation, l'Ocean, mais je faisais déjà ça bien avant.

  • Speaker #0

    Ok, c'est juste officiel depuis deux ans. D'où le gros c'est ciel, c'est ça.

  • Speaker #1

    J'ai eu une petite pente de illégitimité, en mode genre, mais qui je suis ? Je ne peux pas dire arriver comme ça, je m'occupe des outils, je fais des espaces Notion, même si je le faisais en soum-soum pour moi ou autre. Du coup, j'ai eu un peu peur de dire vraiment au monde, au monde à l'extérieur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, de l'affirmer en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça a mis un peu de temps et maintenant, ça va.

  • Speaker #0

    Maintenant, ça va. Trop bien. Cette saison, avant de rentrer dans le détail des fails, je demande aux invités leur définition d'un fail, parce que je me suis rendu compte que c'était hyper subjectif et que quelque part, on ne mettait pas tous le curseur au même endroit. Première question pour toi, vraiment sur ce sujet-là, je vais y arriver. C'est quoi un fail pour toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, c'est une erreur qu'on a fait, qu'on n'était pas forcément conscient au moment où on a fait l'action de cette erreur. C'est qu'après, quand il y a eu un peu de l'eau à couper sous les ponts, qu'on se dit... mince j'ai fait ça j'aurais pas dû et si j'avais fait ça autrement est-ce que ça aurait pas été mieux ou j'aurais pu faire ça j'aimerais bien retourner dans le passé pour finir quoi c'est vraiment ce genre d'erreur là les failles pour moi ok c'est pas non plus genre un élan faille en mode genre j'ai cramé toute la baraque mais c'est des erreurs où c'est quand même costaud quoi ok c'est pas juste j'ai oublié de fermer la portière de la voiture

  • Speaker #0

    Ouais, ok. Donc, dans ce que tu dis, il y a un truc de prise de conscience un peu en différé, c'est-à-dire que tu prends conscience après coup qu'en fait, c'était peut-être pas la meilleure action possible ou la meilleure prise de décision.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça, ok. Et potentiellement, quand tu dis, c'est pas juste, tu vois, oublier de fermer la portière de la voiture, c'est les conséquences sont assez importantes.

  • Speaker #1

    Elles sont assez importantes, alors pas forcément importantes dans le sens où... Ça va y avoir quelque chose de physiquement touchable. Ça peut, par exemple, il y a plein de faits que j'ai faits qui m'ont fait perdre beaucoup d'argent. Ça peut être aussi un fait en mode, intérieurement, ça m'a blessée dans mon égo. Ce n'est pas forcément quelque chose de matériel à chercher. Ça peut être aussi des conséquences un peu plus psychiques. On dirait ça comme ça. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. D'où le moins... Enfin, matériel, c'est vrai que dans ce que tu dis, le chiffre d'affaires, c'est factuel. Tu sais, c'est en plus ou en moins. En général, on le voit assez vite. On est assez vite au courant, notamment sur des lancements, etc. On prévoit de faire X ventes, X de chiffre d'affaires, etc. Ou on perd un chiffre d'affaires. Donc, ça se voit directement. Et c'est ce que tu dis, ça, c'est mesurable quelque part. C'est matériel au sens, tu le vois ou tu le vois pas, s'il n'est pas sur ton compte. Et l'autre... Pendant ça, c'est plus sur une logique d'introspection. Ça peut toucher à l'ego, à finalement... Tu parlais tout à l'heure de légitimité, mais ça peut être la confiance de l'estime de soi, qui du coup est moins palpable, mais sur lequel il peut y avoir aussi un impact par rapport au fail.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, je trouve pour moi en tout cas que c'est l'impact le plus dur parce que finalement, l'aspect matériel financé, il y a toujours moyen, on va dire, d'arranger les choses, en tout cas de trouver une solution pour pallier. Je ne dis pas que la solution va être rapide et qu'elle va être simple à mettre en place. Des fois, ça met longtemps et ce n'est pas simple du tout. Mais je trouve que le côté immatériel, il est plus dur à encaisser que le côté matériel. Quand j'ai une cliente qui me dit, alors ça m'est arrivé juste une fois en quatre ans, heureusement, mais quand j'entends ou de mes proches, tu m'as déçu ou je suis déçu de toi, la corde, elle est coupée. Je trouve ça beaucoup plus dur de se remettre dans le fait immatériel que matériel.

  • Speaker #0

    Ouais, parce qu'en fait, c'est ça, ça va toucher à des choses plus affectives. Et c'est vrai que quand c'est notre business, c'est un peu entremêlé tout ça. Oui, c'est mon business, c'est pas vraiment moi, mais un petit peu quand même, parce qu'on entend souvent, il faut que je me vende. Donc, il y a quand même des choses un peu entremêlées autour de ça. C'est un business et c'est des offres et c'est pas tellement moi, mais c'est quand même un peu moi que je vends au travers de ça. Et donc, dans ce que tu dis, c'est quelque part l'impact du fail quand il y a un fail dans ce système-là. Si on dit que l'entreprise en soi, c'est un système avec plein de choses à l'intérieur, l'impact dans ce système est bien plus élevé quand c'est sur la personne. Il va être plus... En fait, il y a un truc de... On prend peut-être plus à cœur quand c'est son business et que c'est soi. Ça démultiplie quelque part l'impact du fail, peut-être.

  • Speaker #1

    C'est ça, parce que d'un côté, c'est au plus profond de nous. C'est notre business. Alors oui, c'est sûr qu'on pourra faire en sorte. que le business se passe un peu tout seul, mais ça reste quand même très, très dur. C'est quand même nous, humains, surtout quand on est en micro, on fait les emails ou c'est nous qui faisons la procédure, on fait la stratégie. Donc, on donne de notre temps, de la personnalité et de la confiance parce que si on monte un business, c'est parce qu'on y croit quand même. Je sais ça,

  • Speaker #0

    sinon c'est compliqué.

  • Speaker #1

    Et le fait que tu aies un fail qui touche à ça, c'est un peu comme si on disait en fait, tu n'es pas fait pour ça, tu es qui pour faire ça ? T'aurais jamais dû faire ça, t'aurais dû écouter tous tes proches qui disaient de ne pas lancer ta boîte finalement, tu vois.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Voilà, il y a un petit passage en fait à vide, mais c'est comme... Enfin, tout le monde a des passages à vide, mais je trouve que c'est plus profond parce que ça te touche vraiment. Et des fois, ça te touche sur des choses que tu ne pensais pas que ça allait te toucher aussi. Ouais. D'un côté, c'est ça la belle leçon, c'est que des fois, il faut mettre aussi un peu de distance, tu vois. Ouais. Et voilà, des fois, c'est très profond et tu te dis, oh ben ça va, je vais m'en sortir. Tant pis. Et en fait, quelques mois après, tu dis...

  • Speaker #0

    C'était ça. C'était donc ça. Il y a un impact direct et des fois, il y a un impact en différé où on le sent après coup. Surtout sur l'immatériel, encore une fois, parce que l'impact direct matériel, si c'est du chiffre d'affaires, etc. ou un client, on va le voir tout de suite. L'immatériel, parfois, on va essayer de le pousser un peu quand ça touche à ses propres valeurs, à ses propres croyances, ses propres peurs. et de se dire, ouais, je vois que le truc arrive, mais j'ai pas trop envie d'aller creuser, donc je vais essayer de le bouler un peu plus loin et puis on verra plus tard. Et la magie de cette partie-là, c'est que ça revient toujours, tant que ça n'est pas traité.

  • Speaker #1

    Et oui, mais parce qu'on a tendance à mettre souvent le côté psychique. Ça fait bizarre de dire psychique, on dirait que c'est un truc de Pokémon, mais ce côté un peu immatériel, tu vois, un peu de côté, un mot de genre, je verrai ça plus tard, c'est pas important, ce qui importe, c'est les clients. Mais c'est super important parce que ça fait partie de nous. Mais c'est quelque chose que la plupart des gens, moi compris, ça c'est sûr, on met un peu sous le tapis en mode genre, on verra plus tard, c'est bon, maintenant je me concentre sur autre chose. Mais ça rattrape vite, quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    clairement. Et c'est une constante, cette saison. Quand on parle de fail, c'est quelque chose qui revient souvent, cette dualité entre le matériel et l'immatériel. Cette notion aussi autour de la santé mentale, de ce que je disais, les croyances, les peurs, etc. Est-ce que ça vient bouger ? Et en fait, assez vite. On a cette notion de fail qui est liée à ça et surtout où il y a presque plus de répercussions sur soi, sur ses croyances, etc. d'un fail que sur le business en tant que tel, c'est-à-dire sur le chiffre d'affaires, sur le nombre de clients, etc. Donc voilà, chacun a sa définition, mais on revient quand même sur des constantes assez souvent. Pour rentrer un peu plus dans le détail, est-ce que tu pourrais, tout à l'heure tu nous disais, je n'ai pas non plus 15 millions de fails, est-ce que tu pourrais rentrer justement dans un peu plus finement ? dans les étapes ou dans un fail que tu as vécu ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai vécu un fail. Alors, ça a été un fail sur les deux premières années, en fait, finalement, de ma micro. Je suis quelqu'un de très têtu, c'est-à-dire que tant que je ne suis pas mangée le mur, je continue, blin. En fait, ça a été de me... Comme tu le disais au début, de me comparer à des gens que je suivais et de vouloir tout de suite avoir un business comme ces gens-là, en fait. Pour te donner un exemple, je les suis toujours, mais tu vois, il y a Julie et Julia de I Don't Think I'm Thick. Je les suivais depuis bien avant de me mettre mis en auto-entreprise parce que je faisais des recherches déjà depuis un moment. Et quand je me suis lancée, j'ai découvert aussi Aline de The Beboost. Je me suis dit, wow, OK, du coup, je vais m'inspirer et faire tout comme elle. Sauf qu'on n'a pas la même maturité, on n'a pas le même parcours. On n'a pas le même business. Et donc, du coup, j'ai fait des dépenses. Très clairement, dans ma première année de freelance, j'ai délégué dans ma création de contenu. Alors que j'avais un compte Instagram qui était tout petit, un podcast que j'avais lancé un petit peu, mais je n'avais pas non plus, on va dire, la maturité et surtout les finances nécessaires pour ça. Donc, j'ai payé quand même une personne. Pour l'époque, ma première année, on va dire chère parce que je n'avais pas les moyens. Et ça m'a mis... Le budget portefeuille, à la fin de l'année, quand j'ai vu les dépenses, ça a fait mal. J'ai investi aussi, par exemple, dans un cabinet de juriste la première année, parce que j'avais mes CGV, parce que j'ai fait quelques études de droit en logiciel. Donc, j'avais fait les CGV. Donc, j'ai payé quand même plus de 1 000 euros pour ça. Et en fait, je me suis aperçue que ce qu'ils m'avaient donné, ce n'était pas du tout raccord avec ce que je faisais. Enfin, bref, il y a eu plein de problèmes comme ça. Et en fait, au bout d'un moment, je me suis dit, mais attends, t'es en train de dépenser à gauche, à droite, acheter des formations, n'en parlons même pas, je dois avoir plus de 800 formations sur mon espace Notion. Dès qu'il y avait un truc qui me chisse, ça j'en ai besoin. Je sais pas encore pourquoi, mais ça j'en ai besoin. Je prends. Et en fait, le fail, c'est de se dire, ok, je commence, je suis telle personne, je vais faire exactement tout ce qu'ils font. Je vais faire un tunnel de vente super compliqué. Je vais faire une offre avec de l'accompagnement et tout, alors que On s'est lancé il y a trois semaines. Ouais. Après, clairement, c'est pas là qu'il faut aller, quoi. Ça, ça a été un fait qui m'a fait un peu de mal après les deux ans quand j'avais un suivi sur Google Sheets, Finance. J'ai tout basculé sur Notion. Et quand j'ai vu les entrées de ces deux premières années avec les dépenses à côté et le voyant rouge,

  • Speaker #0

    ça clignotait. Oui.

  • Speaker #1

    J'ai dit, mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Je pense aussi que c'est le manque de confiance en soi, de se dire, par exemple pour les formations, j'ai absolument besoin de cette formation, parce que sans elle, je ne suis pas légitime. Clairement, j'ai pris des formations pour faire des photos avec mon téléphone. Je ne suis pas sûre que ça valait le coup de payer 800 balles pour ça, tu vois, la première année.

  • Speaker #0

    Alors ça, c'est un truc qui est assez courant. Moi, on m'avait mise en garde contre ça, contre ce syndrome de l'objet brillant, puisque ça a un petit nom. Et j'ai fait comme toi, j'ai plongé, pareil. J'ai acheté plein de formations, que j'ai fait à peu près à 10% de la formation, et encore dans le meilleur des cas. Et je pense que c'est un truc déjà très féminin, de se dire, je ne suis pas légitime, il me manque forcément des choses. Et de plonger là-dedans, je pense que ça alimente aussi un certain truc de... Je suis en action, donc je suis en train de faire des trucs pour ma boîte et du coup, forcément, je suis en action, donc ça fait avancer les choses. Et le truc, c'est que si ce n'est pas corrélé avec une vision, avec des objectifs précis avant et qu'on fait avancer, mais que du coup, c'est dans une direction sans savoir exactement si c'est la bonne direction pour nous et pour notre boîte, forcément, à un moment, ce n'est pas ultra, ultra productif. Et tu vois, c'est pour ça que je commençais par moi, j'ai été mise en garde et j'y suis allée quand même. Je l'ai quand même fait. Parce que je pense que quand on est aussi dans cette phase de doute et tu le lisais, tu étais au démarrage, il y a cette histoire de comparaison. En fait, on voit très vite, j'ai l'impression, tout ce qu'on ne sait pas et tout ce qu'on ne sait pas dans notre business. Et en soi, ça, ce n'est pas grave parce qu'il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Il y a plein de choses dont on n'a pas besoin et il y a plein de choses qu'on n'a pas besoin de savoir. Tu vois, typiquement, en effet, peut-être que ta formation de prendre des photos avec ton téléphone, tu ne le savais pas. Est-ce que le fait de ne pas le savoir, ça mettait en péril ta boîte ? Peut-être pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    A priori. Mais pour moi, le point derrière tout ça, c'est déjà de peut-être identifier ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas. Et de se dire, si je ne le sais pas, est-ce que vraiment j'ai besoin de ça tout de suite maintenant ? Ou est-ce que je ne le sais pas, mais qu'en fait, ça ne met pas en péril ma boîte ? Et souvent, quand on creuse et qu'on prend le temps de creuser et pas d'acheter de manière presque compulsive, on se rend compte que le besoin n'est pas forcément là. Et le truc, c'est que... On parle de tunnel de vente, de marketing quand on est entrepreneur, parce qu'on se dit que c'est aussi comme ça qu'on va trouver des clients. Mais les personnes qui vendent ces formations utilisent aussi ces systèmes-là de marketing, de tunnel de vente. Et donc, ça veut dire qu'on se fait aussi happer parfois par des choses dont on n'a pas besoin et où on nous vend très bien les choses en se disant qu'on en a besoin, qu'on est au démarrage d'une activité et que, bien sûr, au démarrage d'une activité, il faut faire telle formation pour avoir tel truc, etc. Et je ne sais pas si toi, tu as eu cette impression, mais moi, j'avais l'impression de me faire beaucoup hacker le cerveau au démarrage, en me disant « Ah oui, bien sûr, j'ai besoin de ça » . C'est vraiment comme le chien dans « Là-haut » , le truc de « Écureuil » . Dès qu'il y a un truc, c'est ça dont j'ai besoin. Et deux mètres après, il y a un autre truc dans l'autre sens, c'est de nouveau ça dont j'ai besoin. Donc, j'avais beaucoup l'impression d'être en surréaction quelque part au démarrage et de tourner et d'avoir besoin de tout. Et après coup, maintenant, beaucoup moins. Est-ce que tu as cette sensation-là aussi ? d'un truc qui s'est un peu détaché où tu vois les choses sous un autre angle, notamment par rapport aux formations et à ce syndrome de l'objet brillant ?

  • Speaker #1

    Alors, disons que j'ai beaucoup plus de recul. Alors, ça ne m'empêche pas d'avoir une base notion où c'est un peu ma wish list, les produits digitaux et formations et voilà. Mais je saute beaucoup moins sur les emails où je retiens une formation pour gagner 5000 euros par mois.

  • Speaker #0

    Et j'ai 48 heures pour signer.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a aussi, ça m'a pris beaucoup de recul sur les ressources gratuites parce que... Les deux premières années, Pinterest, c'est vraiment quand on débute, il faut faire attention à Pinterest parce que genre dès que je voyais un guide gratuit, un template, un ebook, c'était téléchargé mais jamais vraiment ouvert tu vois. Maintenant, surtout que je connais ensuite le découlé de « ok, je veux un truc gratuit, je mets mon email pour ensuite me vendre la formation en rapport avec le truc » . Maintenant, j'ai beaucoup plus de recul là-dessus, je suis beaucoup plus mature. Mais c'est vrai que c'est difficile au début quand on se lance parce que tu disais... En fait, on a peur de ne pas être compétente. Je parle au féminin parce que... Mais c'est surtout qu'il n'y a personne... En fait, tout te parle. Tout te parle parce que finalement, tu es toute seule avec ta micro-entreprise, en tout cas pour ceux qui commencent en micro. Et tu fais tout. Tu fais le compta, tu fais le marketing, tu fais la communication, tu fais le service client. Tu fais aussi tes offres, ton métier. Et en fait, ça te rajoute plein de casquettes. C'est un peu comme si tu te dédoublais. Mais tu es toute seule. Et le fait de se prendre toutes les formations au début d'année, enfin au début de l'année, la première année, deuxième année, etc. Je trouve que c'est aussi parce qu'on recherche aussi un truc en mode genre, je ne suis pas toute seule, je sais que si j'ai des problèmes, je pourrais... Mais des fois, c'est inutile parce qu'on peut trouver l'information ailleurs, parce qu'on peut chercher, parce qu'on peut aussi demander. Et ça, c'est quand même un gros coup de pouce de savoir dire, là, je ne m'y connais pas trop, je vais demander de l'aide à d'autres personnes. Ça ne coûte rien. Au pire, si ça coûte, voilà. Mais maintenant, je suis beaucoup plus distante par rapport à ça. Et j'ai mis en place un budget formation. J'ai un budget de formation ou un nombre de formations à ne pas dépasser dans l'année. Parce que sinon, je ne me sors pas, en fait. En plus, je suis quelqu'un qui adore apprendre. C'est pour ça que les outils, j'adore ça. Parce que quand je découvre un nouvel outil, j'ai un peu cette dose d'adrénaline de « Oh, je ne connais pas, j'ai envie de... » tout tester, tout voir. Donc, moi, techniquement, j'ai des formations en mode, genre, faire des pubs, faire de la photographie, faire de l'espace motion, faire du make. Je pourrais avoir des formations sur comment faire son jardin, comment faire une toiture. Enfin, voilà, quoi. Genre, j'adore apprendre. Ça, c'est très dangereux, tu vois. Donc, voilà. Et un autre point, maintenant, que je fais, c'est que la carte bleue, elle est au rez-de-chaussée. Parce qu'avant, elle était dans le bureau.

  • Speaker #0

    Oui, si elle est disponible, en fait.

  • Speaker #1

    Même Paypal, je ne l'ai même pas sur le téléphone. Ouais.

  • Speaker #0

    C'est un super bon point.

  • Speaker #1

    Je pense. Parce que sinon, ça décoche vite la carte bleue.

  • Speaker #0

    Ouais. Super bon point. Et en fait, là, tu en avais parlé quand tu avais déjà expliqué le fail, mais sur l'aspect finance. En fait, c'est un truc, on voit souvent ça chez les entrepreneurs, de se dire non, mais au départ, j'en ai pas besoin. Parce qu'il y a souvent des réflexes de... Un tableau ou un prévisionnel financier, c'est un truc de grosse boîte. Moi, je suis toute seule, ça va, je n'ai pas besoin, etc. Et en fait, parce qu'on est en réaction et de se dire, oui, mon chiffre d'affaires, je vois à peu près ce que je facture, donc ça me va, ça me va. Et finalement, le fait de poser tout cet aspect-là, toi, ça t'a fait prendre conscience qu'il y avait plus de sorties que d'entrées, et c'est un problème. Mais au-delà de ça, il y a plein de gens aussi chez qui le fait de poser le prévisionnel et après de se dire, j'avais prévu 2 000 le mois prochain, et finalement, c'est que 1 000. Ça permet aussi de prendre conscience et de se dire comment est-ce que je comble le trou entre les deux ? Ou est-ce que c'est un problème s'il y a un décalage sur un mois, mais que le mois d'après, je me rattrape ? En fait, je trouve que c'est un antistress, le fait de poser les chiffres, parce que ça permet de... On parlait tout à l'heure de rendre visibles les choses. Ça permet de rendre visibles le chiffre d'affaires, soit qui a déjà été encaissé, soit qui est à venir ou pas, et les dépenses, en l'occurrence, tu vois, dans le cas que tu citais avec les formations, notamment, ou le fait de déléguer. Et le fait de rendre visible, ça permet aussi de se rendre compte à quel point il y a un problème ou pas, en fait. Et donc, ça permet derrière de prendre des décisions. Et ce que j'aime bien dans ce que tu as dit, c'est aussi l'idée de la wish list. De se dire plutôt que d'être tout de suite en mode « Ah, j'ai envie de faire ça, c'est génial » , de se dire « Je fais une liste, ça me laisse le temps aussi d'y réfléchir » . C'est un peu comme les achats compulsifs de fringues. Ce n'est pas tout prendre tout de suite, mais se dire « Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que vraiment je vais le mettre ? Est-ce que cette couleur, en fait, ça va avec le reste de ma garde-robe ? » etc. C'est un peu la logique de se dire « Je fais une liste » . mais je ne suis pas obligée forcément de décider tout de suite. Et je pense qu'en fait, on a aussi ce truc-là parce que quand on est indépendant, il y a quand même ce truc de liberté totale sur plein de sujets, y compris sur la formation et sur les formations qu'on peut faire. Et tu disais, ça pourrait être sur le jardin, enfin sur n'importe quoi. Et on se dit, mais c'est génial. En fait, il y a un peu ce truc d'excitation de c'est génial, je peux tout apprendre. Et selon d'où on vient, quel a été notre parcours avant, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on a déjà croisé. Donc, il peut y avoir un sentiment un peu d'euphorie de se dire, mais c'est génial. En fait, je peux apprendre plein de trucs. Sauf qu'on a toujours que notre cerveau et 18 casquettes quand on est seul, en effet, sur son business. Et qu'à un moment, il y a une question de rationalisation aussi. Oui, dans l'absolu, tu peux te former à tout. Mais dans le vrai temps que tu as de disponible et l'énergie que tu as pour ça dans la semaine, en vrai, tu ne vas pas pouvoir faire toutes les formations.

  • Speaker #1

    C'est ça. On n'a que 24 heures en fait dans la journée. C'est ça. Je ne l'ai pas fait. Je le fais. deux grosses formations, dont une là que j'ai dû mettre en pause pour soucis perso, mais en fait quand... Quand je voulais m'inscrire, j'ai demandé, OK, d'après toi, le programme, est-ce que tu as un délai ? Est-ce que tu penses que le programme est faisable en six mois, en un an ? Et combien de temps je pourrais mettre par semaine dedans ? Et souvent, pour les deux que j'ai fait, c'était à peu près quatre heures dans la semaine. Et quand j'ai vu mon planning, parce que forcément, j'ai décidé de prendre ça quand j'ai plein de missions clients, sinon c'est un drôle.

  • Speaker #0

    Non,

  • Speaker #1

    moi, genre. Je vais devoir remettre celle samedi et dimanche parce que ça ne passe pas. Donc déjà, ça aussi, c'est un indicatif pour dire si je n'ai plus de place dans mon planning, c'est que ce n'est pas forcément une priorité. Ce n'est pas la priorité absolue. S'il n'y a que du projet client en ce moment, la priorité absolue, c'est les projets clients. Potentiellement, on communique sur des offres après, plus tard, mais ce n'est pas forcément aller dans une formation sur six mois où il faut quatre heures par semaine. Ou alors tu l'as fait sur 12,

  • Speaker #0

    tu vois, et t'as l'aise. Mais dans ce cas-là, c'est comment t'adaptes, en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Après, t'as certaines personnes. Moi, j'aime pas trop les formations. C'est qu'elles durent trop longtemps, parce que c'est un peu comme les séances de sport. C'est-à-dire que j'ai être régulière, puis il suffit que je loupe un truc, et après, on verra plus tard. Puis après, c'est à que 10% de la formation qui est gagnée.

  • Speaker #0

    Moi, je suis pareil. J'ai besoin que ce soit appliqué tout de suite. Donc, j'ai besoin de... Vas-y, j'apprends à balle, et après, je mets en application, quoi. Mais maintenant, pas dans 12 mois.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et tu disais un truc très intéressant tout à l'heure. Tu disais que c'était souvent les femmes, mais je pense que certainement aussi peut-être des hommes, le fait que quand on est en mode, ok, je vais apprendre, je prends une nouvelle formation. Oui, c'est une formation pour nous, pour notre business. Mais du coup, on a l'impression qu'on travaille pour notre business. Alors que oui, on travaille pour notre business, mais ce n'est pas ça, sur le moment, qui va ramener des pépettes dans le chiffre d'affaires. Donc, il faut bien poser ce qu'on veut. Et pour ça, la wishlist, c'est incroyable. Tu as une ordre de priorité, le nom de la formation, et tu peux la lier, par exemple, à l'objectif que tu veux. Enfin bref, ça va être un jeu, donc tout est possible. Et le fait d'avoir un prévisionnel, pour les formations, la délégation, mais également pour les outils, c'est super pratique. Parce que je me suis rendu compte, c'était qu'en 2022, j'ai payé plus de 7000 euros d'outils. Et quand je regarde... dans mon tableau, les outils, on me dit, je pense que j'aurais pu largement faire des économies gardées pour la trésor ou autre, tu vois.

  • Speaker #0

    Ou investir ailleurs, mais c'est vrai que c'est un truc, les outils. Moi, j'ai une formation où je demande aux gens de regarder les outils qu'ils ont, de mettre les prix à côté et de se poser sincèrement la question de est-ce qu'ils utilisent l'outil ou pas. Et moi, je le fais une ou deux fois par an. et comme toi, il y a des trucs où je me dis sérieusement j'ai payé ça mais en fait je m'en suis servie deux fois donc je vais peut-être pas le repayer encore un an parce que là ça arrive à la fin et ça va se relancer pour un an donc j'arrête le cirque avant que ça reparte, ou est-ce que je peux rationaliser des outils, parce qu'il y a plein d'outils c'est comme Ikea, c'est moins de 10 balles donc tu te dis par mois, donc tu te dis c'est pas cher 10 balles c'est quoi, mais 10 balles x 7, 8, 9, 10 outils dont tu ne te sers pas ça fait beaucoup d'argent pour un truc pas utile du tout C'est un super point, en fait, les outils, de se dire, finalement, liste tout ce que tu payes aujourd'hui en outils. Est-ce que vraiment tu t'en sers, tu te sers de tous ? Ou est-ce qu'il y a des trucs que tu peux rationaliser ? Est-ce qu'aujourd'hui, je ne sais pas, tu utilises un CRM ailleurs et que tu pourrais tout à fait avoir dans Notion, par exemple ? Comment est-ce que tu peux peut-être recentrer tes outils ? Aussi parce que des fois, en fait, on passe notre temps à cliquer d'un côté, de l'autre, à ouvrir des sessions et bien sûr, rien n'est interfacé la plupart du temps. Donc, les outils ne se parlent pas entre eux. Alors que si on se pose juste cinq minutes pour se dire... est-ce que cet outil-là, je ne peux pas faire autrement avec un autre outil ou utiliser la fonctionnalité ou quel est mon besoin par rapport à cet outil ? Est-ce que je ne peux pas le faire d'une autre manière ? En vrai, il y a plein de solutions.

  • Speaker #1

    C'est ça. Mais c'est pour ça que souvent, il y a certains outils indispensables pour moi, Notion et Make, ils sont à l'année. Mais en général, je recommande quand surtout on fait le point de prendre mensuel. Alors oui, c'est plus cher forcément. Mais mensuel, l'avantage, c'est que par exemple, on va faire une masterclass au mois de mai. Et on sait qu'on va avoir beaucoup d'inscrits. À Devon, pour partager un lien que les gens mettent dans leur agenda, ça, on n'est pas obligé de l'acheter à l'année. Le mois où on fait la masterclass, une fois que la masterclass, elle est faite, on vire. Zoom, c'est pareil. Oui, c'est clair. J'y pense parce que du coup... Mais peut-être juste le prendre mensuellement. Et puis quand on fait une masterclass, juste prendre le forfait mensuel et basta. Forcément, ça va être un peu plus cher que l'année. Mais... au final pour l'utilisation qu'on en fait.

  • Speaker #0

    Voilà.

  • Speaker #1

    Et en effet, il y a plein d'outils où tu peux faire des stop and go. Donc, tu vas arrêter Zoom, mais même si tu le payes en février, en avril et en décembre dans ton année, que ces mois-là, et parce que tu suspends à chaque fois, ça te coûtera de toute façon toujours moins cher que l'abonnement annuel sur 12 mois, même si tu avais l'impression que c'était moins cher sur 12 mois que sur 100 mois. Et en fait, ce n'est pas forcément un truc auquel on pense. Mais encore une fois, sur des montants de 10, 15, 20, 50 euros, ça peut aller hyper vite. Et tu as raison, le prévisionnel permet ça aussi. En fait, de poser, de mettre bout à bout les outils. Et quand on commence à se dire, attends, mais je paye 1000 balles d'outils par mois, mais c'est beaucoup quand même.

  • Speaker #0

    Mais c'est souvent les outils qu'on oublie en plus. On les oublie jusqu'à ce qu'on voit moins 5. Qu'est-ce que c'est ça, moins 5 ? C'est pourquoi ça ? Ah oui, c'est ça, c'est vrai. Voilà, donc...

  • Speaker #1

    Prenez votre relevé de compte, regardez tous les outils, mettez bout à bout et regardez combien... vous payez par mois. En effet, l'exercice peut être une sacrée prise de conscience, mais au moins, ça permet de délaguer un peu.

  • Speaker #0

    Totalement.

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure de comparaison et justement d'entrepreneurs, en l'occurrence, plus avancés que toi. Au-delà de cette prise de conscience de t'avais commencé à déléguer, à investir potentiellement plus que de raison par rapport à ton business à toi, comment t'as géré et comment tu gères aujourd'hui cet aspect de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors, l'effet de comparaison, elle n'est plus... Ce n'est pas la même que celle d'avant. Avant, j'étais plus... Enfin, je me comparais vachement. Genre, waouh, cette personne-là, elle a 10 000 abonnés sur Instagram. Waouh, elle fait 100 000 euros de chiffre d'affaires. Voilà. Maintenant, j'ai moins de comparaison sur ça parce qu'en fait, souvent, les gens disent ben voilà, cette année, j'ai fait... Enfin, ce mois-ci, j'ai fait 10 000 euros de chiffre d'affaires. Mais en fait, ils ne partagent jamais les charges. Donc, on ne sait pas vraiment... Voilà. Ça peut être 10 000 euros de chiffre d'affaires, mais enfin, s'il a 9 500 de charges, c'est pas ouf, tu vois. Maintenant, au niveau de la comparaison, ça serait plus sur des profils très techniques, en tout cas pour ma part, moins sur des profils très entrepreneurial, mais plus par rapport à mon domaine, où je vois des gens qui font du no-code, je vois des gens qui font du notion, du make et tout, et je suis là en mode genre... Mais est-ce qu'ils font ? Est-ce que vraiment je peux faire la même chose ? Est-ce que je peux me permettre de proposer la même chose ? Parce que des fois, je vois des trucs, je me dis, mince, je n'avais pas pensé à faire ça comme ça. Du coup, ça veut dire que si je n'ai pas pensé que je suis débutante, que je n'ai pas les capacités ni les compétences, alors que pour le moment, je touche du bois, je touche mon bureau, je n'ai aucune cliente qui me voit en disant ton espace motion que tu m'as fait, c'est de la merde, ça ne va pas du tout, je veux être remboursée. Oui. Oui. C'est vraiment un doute sur les compétences techniques, plus que sur l'aspect chiffre d'affaires, 10 000 personnes sur Insta. J'ai passé le cap de me dire, cette personne a 10 000 personnes en abonnés sur Insta, c'est ouf. Alors que potentiellement, peut-être qu'elle ne fait que 3 ventes sur les 10 000 personnes qu'elle suit. J'ai passé ce cap-là, des chiffres un peu plus matures. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça. C'est ce que tu disais par rapport aux formations. Tout à l'heure, tu parlais de maturité et de prise de recul. C'est cette impression que ça donne, en fait. C'est-à-dire, au départ, tu te concentres un peu sur la partie visible de l'iceberg, de se dire le nombre d'abonnés, le chiffre d'affaires. Et en effet, le chiffre d'affaires partagé, ce n'est pas suffisant en général comme information.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Ou des fois, on va dire, j'ai fait 500 000 toutes seules. En fait, tu délègues à 12 personnes et c'est 500 000 sur les trois dernières années. Donc, ce n'est pas tout à fait pareil. que si tu venais de le faire sur trois mois, enfin bref, quand on a un peu plus de recul, on arrive à se dire que finalement, le chiffre tout seul, il ne veut pas dire grand-chose et qu'il faudrait creuser un peu combien même il y aurait à se comparer, ce qui est rarement le cas. Et ça, c'est plutôt ce que moi, j'appelle la partie visible de l'iceberg, ce que tu disais, le chiffre d'affaires partagé, le nombre d'abonnés, etc. Tout ça a un but, en fait, d'un point de vue marketing aussi, de partager un chiffre d'affaires, etc. Ça a un but derrière, comme pour les formations, on se rappelle le chien et l'écureuil. Tout ça est fait à dessein, il y a une logique derrière. Ce que tu dis, c'est que maintenant, tu es plus sur la partie non visible de l'iceberg, et donc sur tes compétences quelque part et ton expertise, et où potentiellement tu vas te comparer. Mais est-ce que ça peut aussi alimenter le fait de voir d'autres personnes qui feraient du no-code ou des choses sur des pages Notion ? Est-ce que ça peut alimenter, toi, ta réflexion de se dire, cette année, mon objectif, ça va être de développer telle technicité ou telle compétence, ou est-ce que c'est que bloquant en termes de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors non, ce n'est pas bloquant parce que j'adore apprendre. Quand je vois en photo un espace motion avec dans la propriété formule un truc qui m'interpelle, qui me dit tiens, je ne savais pas qu'on pouvait faire ça, je ne peux pas s'aimer des mois. à chercher comment faire en allant dans des forums, en allant dans des communautés. Et je peux y passer vraiment. Je ne peux même pas, des fois, en dormir. Parce que pour moi, c'est vital de savoir comment la personne a pu faire ça. Et des fois, je me lance des challenges aussi. Tiens, j'aimerais bien faire ça sur One Ocean. OK, papier, crayon, je vais buter. Et c'est en perpétuel un mystère, finalement. J'adore apprendre. Donc, quand je sens... Alors, bien... Je ne me dis pas tout de suite, je vais faire en sorte qu'il y a quand même un petit moment où forcément, enfin pas forcément pessimiste, mais quand je vois que quelqu'un sait faire quelque chose et que moi, je n'y ai pas pensé ou que je ne sais pas le faire, je vais être là en mode genre, au secours, je suis traînée, au secours. Et après, je vais me dire, bon, tu ne sais pas le faire là, mais si tu essayes de comprendre, peut-être qu'après, tu sauras le faire. Et donc, c'est là où je commence à enclencher, j'appuie sur le bouton en mode genre, essayer de comprendre. Et puis voilà, peut-être que je vais y arriver. Mais c'est en fait l'apprentissage perpétuel sur les outils. Et c'est pour ça que j'aime bien travailler avec les outils, parce que ça change vite. Regarde Notion, ils te sortent des fonctionnalités tous les trois mois. Tu viens à peine de comprendre comment marche un truc, ils te sortent un autre truc. Ils sont très réactifs, tu vois. Donc voilà. Oui, il y a un petit passage dans le mode, je m'apitoie un peu sur mon sort, parce que... C'est un peu l'illégitimité, je vais y arriver. Mais après, comme je suis très curieuse et j'adore apprendre, en général, après, ça passe et je me mets dessus.

  • Speaker #1

    Dans ce que tu dis, quelque part, la manière dont tu vas gérer, alors là, ce n'est pas forcément un fail, mais c'est quelque chose qui va venir gratter, c'est que ça vient d'une action, d'une prise de conscience, potentiellement d'un moment un peu down, de « est-ce que je vais y arriver ? » « Ça a l'air super compliqué, etc. » Mais surtout, tu repasses assez vite à l'action. de te dire je vais aller creuser, je vais aller chercher sur des forums, je vais me former, etc. Ou je mets dans ma wishlist parce que ça me paraît hyper important et que je vais voir si j'investis dessus pour me former. Mais ce que j'entends, c'est que tu passes assez vite à l'action et que tu ne restes pas dans le système de te morfondre en te disant ah là là, mais je n'y arriverai jamais, etc. En fait, assez vite, tu switches sur quelque chose de OK. Et donc, qu'est-ce qui se passe à partir de là, en fait ?

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors, assez vite, je ne dis pas qu'en trois jours, c'est fait. Il y a des fois, ça dépend. En fait, j'ai... Tout vient du fait que j'adore apprendre, en fait. J'adore comprendre, j'adore apprendre, j'adore découvrir des nouvelles choses. Donc, au bout d'un moment, il y a ma curiosité, tu vois, qui s'éveille en mode genre, bah, je ne sais pas le faire, mais go ! Si la personne, elle l'a fait, elle a forcément appris quelque part. Et voilà, quoi. Et donc, après, alors, pour le no-code, j'évite les formations parce qu'il y a beaucoup de formations sur le no-code. Et puis, si je devais acheter des formations sur tous les outils que... Je gère, c'est compliqué. Et en tant que ça, les formations sur des outils spécifiques, c'est très compliqué. Il faut vraiment que tu sois sûre que la personne, elle fasse des mises à jour très régulièrement. Oui,

  • Speaker #1

    parce que ça bouge tellement vite.

  • Speaker #0

    Mais je fais des recherches, Forum, la communauté de No Code France, il y a plein de... Même des fois, chaque GPT m'aide. Quand je suis sur le champ, je suis là, je n'arrive pas sur cette formule, je lui donne ma formule, j'explique ce que je veux, et des fois, il me dit, essaye ça, et j'essaye de comprendre, et voilà. Mais c'est ma curiosité, en fait, qui fait, et le fait que j'adore apprendre, en fait. Il fait que j'ai ce switch.

  • Speaker #1

    C'est ça qui te fait rebondir, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Heureusement, d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est trop bien. Mais je pense qu'on a tous un truc qui nous fait rebondir, tu vois. C'est juste de l'identifier, de se dire à un moment, c'est ça qui va me faire passer en mode de nouveau action. OK, j'ai suivi tout le processus, tu vois, de il fallait faire ça, je ne l'ai pas fait, ou ça s'est passé comme ça. J'ai la prise de conscience, je m'en rends compte. Et donc, qu'est-ce que je fais à partir de ça ? Mais c'est quelque part des éléments ou des informations. Et après, c'est ce qu'on fait des informations. Tu as des gens qui vont rester en mode, bon, j'ai cette information et j'en fais rien. Et là, toi, tu sais que tu es curieuse et que tu as quand même la soif d'apprendre. Et c'est ça qui, à chaque fois, va te relancer en te disant, OK, tu ne sais pas, apprends à le faire, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais du coup, c'est des montagnes russes perpétuelles, finalement. Voilà. Et en général, si je puis me permettre, le fait que... je me compare et je me sens un peu comme un pédicorne. C'est souvent quand déjà avant, je sens qu'au niveau, pas sentimental, mais dans ma tête, je sens qu'on arrive dans un creux.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    c'est rarement tout seul. Ça m'arrive souvent quand déjà j'ai un petit coup de mou. Et de toute manière, les coups de mou ça arrive, donc je laisse un peu... Je le ressens, je le prends pour moi, mais je sais qu'après la pluie, il y a le beau temps, donc ça va remonter forcément. Je touche du bois, encore une fois. Mais ça va inventer forcément au bout d'un moment.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Ça n'arrive jamais tout seul comme ça.

  • Speaker #1

    C'est peut-être un cumul de choses qui font que des fois, on va avoir tendance à... En fait, une même action ou une même info, si tu es déjà en bas, au bout du bout du rouleau, ça va paraître être un truc énorme. Alors que si c'est dans une période où ça va, des fois, on ne s'en rend même pas compte de cette information et ça va passer tout seul et ça ne va pas nous impacter plus que ça. Mais ce que tu dis, c'est intéressant aussi, je trouve. En fait, c'est un process, tout ça. et quand ça va pas, il y a forcément un moment où ça va aller. Et donc, le fait de se faire traverser par ça, de se rendre compte que ça va pas, des fois, on n'a pas toujours les clés tout de suite. Et moi, je sais que j'étais beaucoup une personne de action-réaction. Il y a un problème, il faut trouver la solution. Et quand j'ai commencé dans l'entrepreneuriat, j'étais comme ça, dès qu'il y avait un truc où c'était un peu coup de mouche, j'étais là, allez, vas-y, c'est quoi la solution, machin. Et en fait, il y a des moments où c'est bien aussi de laisser du temps, pas pour se morfondre et dire, ah là là, je suis au fond du trou, je me taille les veines, ça va pas du tout, tu vois. Mais pour se dire juste, OK, peut-être que ça me donne une indication. Il y a un truc qui ne va pas. Il y a un truc qui froisse un peu. Tu vois, il y a un truc qui peut-être que c'est justement au niveau des croyances, des peurs dont on parlait tout à l'heure. Il y a un truc qui n'est pas fluide comme ça devrait. Alors, ce n'est pas hyper confortable et ce n'est pas le meilleur moment de notre vie. Mais c'est aussi peut-être là pour une raison. Et donc, juste laisser le temps des fois et pas forcément tout de suite dans l'action de, OK, il y a un truc, vas-y, je réagis tout de suite. Parce que des fois, les réactions ou les solutions qu'on va trouver tout de suite ne sont pas forcément les bonnes. Et quand on disait tout à l'heure, le sujet va revenir ou on va se le reprendre dans la tronche, souvent, quand on réagit à chaud et qu'on est en mode action tout de suite, là, maintenant, la solution qui vient, ce n'est pas forcément la meilleure.

  • Speaker #0

    C'est ça, il faut laisser couler, en fait. Des fois, il faut juste se dire, là, je suis en Pantraide, là, dans la montagne russe. On laisse couler et ça ira mieux. Et on l'a dit, c'est toi qui l'as dit au tout début de l'épisode, Même si on se détache un peu de notre business, on ne se détache jamais entièrement. Il y a des fois où on va être un peu dans le coup de mou à cause du perso, soit à cause du perso où on est dedans, ou alors à cause d'un truc en dehors du business qui ne nous concernait pas. Mais voilà, je pense que des fois, quand tu as des sujets un peu politiques, quand tu as des sujets un peu dramatiques à la télé, il y en a certains, ça leur fout un coup de mou, alors qu'ils ne peuvent rien faire, à part peut-être aider. Enfin voilà... Et donc, des fois, il faut juste se laisser aller et attendre que d'en monter. Il n'y a que ça à faire parce qu'on n'a aucune prise sur certaines choses. On ne peut rien faire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Et des fois, c'est juste bien d'identifier en effet ce sur quoi on a appris et puis ce sur quoi on n'a absolument pas. Zéro quel âge peut agir, donc potentiellement, il y a des actions à faire et puis il y a toute une partie où je ne peux pas. Donc, je peux essayer de m'exciter en essayant de trouver des solutions, mais de toute façon, si je ne peux pas agir... Et le cas de la politique était un très bon sujet, un très bon cas d'école, de concrètement, est-ce qu'on peut agir dessus ? Quel impact ça va avoir ? C'est aussi important de se demander si, en effet, on est au fond du saut, mais est-ce qu'il y a des choses qu'on peut faire ou pas, quelque part ?

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    En termes de retombées, tu disais, ton fail, forcément, il y a eu des retombées financières à ce fail-là de démarrage, et notamment d'aller chercher de la délégation, des formations, etc. Est-ce qu'il y a eu d'autres retombées pour ton business ?

  • Speaker #0

    Peut-être au niveau du temps, mais en fait, tout est légèrement lié finalement quand tu creuses au chiffre d'affaires, parce que si tu n'as plus de temps, tu ne peux plus faire un tri de CA. Donc tout est lié un peu finalement, on va dire en soum-soum avec le chiffre d'affaires. J'irais plus au niveau prise de confiance et confiance en soi, parce que quand tu dépenses, imaginons, 8000 balles dans de la formation, et qu'au final, tu te rends compte que ça ne t'a pas apporté grand-chose. Tu te dis, mais c'est 8 000 balles que j'aurais pu mettre autre part. C'est des heures de formation, parce que ce n'est pas comme une série Netflix, les formations. En tout cas, pour moi, non. C'est-à-dire que je les regarde un peu en série Netflix, mais après, je refais une des deux où je prends des notes. Donc, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Et je me dis, waouh, c'est du temps que j'aurais pu mettre autre part, soit pour des trucs perso, soit pour aller au ciné, ou carrément dans mon business. Enfin voilà, c'est aussi des retombées un petit peu néfastes, mais c'est toujours en rapport avec le chiffre d'affaires. C'est-à-dire que quand j'ai vu que j'avais beaucoup, quand je te dis beaucoup dépensé, plus que ce que j'avais gagné, j'ai commencé à prendre tout ce qu'on me proposait. Le problème de prendre tout ce qu'ils proposent parce qu'il y a la panique du « mince, j'ai peur, je ne fais pas rentrer le chiffre d'affaires, je vais aller vivre sous un pont avec les canards » , c'est qu'on accepte des choses. qui sont cool et beaucoup de choses aussi qui sont moins cool, et notamment des clients très relous, qui te fatiguent. Et au final, tu es là en mode genre, j'en peux plus. Et donc, en fait, tu repasses. Et en fait, c'est un peu le hamster qui se mord la queue finalement. Donc ça, je l'ai eu. C'est au moment de pivot, la création de site et les outils, où j'en pouvais plus, des clients un peu pénibles en création de site, parce que je prenais tout forcément. Fallait bien qu'on renflouille les caisses, donc n'importe quoi qui fassait, je le prenais. Et du coup, c'est à ce moment-là aussi le pivot. Je me suis dit, je ne veux plus faire de création de site, j'en suis écoeurée. Et du coup, j'ai fait le pivot des outils. Alors maintenant, je suis encore de la création de site, mais je choisis vraiment. J'ai la possibilité et le pouvoir de choisir vraiment les projets de création de site. Mais c'est surtout ça, en fait, c'est l'épuisement, de vouloir tout prendre, de vouloir contenter tout le monde. De dire, ben mince, cette semaine, j'ai déjà quatre clients, mais j'en ai un autre qui veut commencer là pour demain. C'est short, mais j'ai besoin d'argent, donc je vais travailler toute l'année. C'est épuisant.

  • Speaker #1

    Oui, clairement. Et après, c'est sûr que ça a des impacts. En fait, c'est la prise de décision. En fait, quand on n'est pas forcément déjà très bien, elle n'est pas forcément très bonne parce qu'elle ne se fait pas forcément sur les bons critères. Et en soi, le chiffre d'affaires, c'est un critère, mais ce n'est pas toujours le bon. Et en effet, on va avoir tendance à plus voir les autres critères. C'est-à-dire de se focusser la queue sur le chiffre d'affaires en disant « c'est ce que tu as dit, j'ai besoin de chiffres » . Mais par contre, les red flags à côté de « oui, mais ce client, il a l'air un peu relou, déjà dès le démarrage, mais ce n'est pas grave, je vais le faire quand même, oui, mais je n'ai pas le temps, ce que tu disais, je n'ai pas le temps, mais ce n'est pas grave, je le ferai la nuit, etc. » Tout ça, on l'ignore un peu parce que ça nous arrange bien à ce moment-là. De se dire « j'ai besoin d'argent, ça tombe bien, l'argent va rentrer » , mais en vrai, il n'y avait peut-être pas que ce critère-là. Il se trouve que c'est comme quand on ne va pas bien ou des gens qui seraient en dépression et tu dis pas de trop grosses décisions dans ta vie à ce moment-là, parce que ce n'est pas forcément là que tu es le plus frais pour décider. C'est exactement pareil dans ce que j'entends dans le business. De dire finalement les décisions que tu prends à ce moment-là et notamment le fait de prendre des clients sur des missions qui ne te plaisent pas forcément ou des typologies de clients qui ne te plaisent pas forcément, ça amplifie l'impact un peu foireux. de non seulement j'ai eu un fail, mais ça me fait prendre des décisions merdiques. Et après,

  • Speaker #0

    je suis pire encore qu'à l'origine. Et du coup, je m'en pose parce que je n'en peux plus. Parce que si je m'en pose, j'ai vraiment plus de ça pour le coup.

  • Speaker #1

    Donc en fait,

  • Speaker #0

    c'est un engrenage et ça n'en finit pas. Et c'est pour ça que tu le disais, je le disais aussi tout à l'heure, des fois, il faut souffler, laisser couler, je ne sais pas, peut-être une semaine. Alors pas quand il y a 10 clients à livrer cette semaine, bien évidemment. Après, les gens font ce qu'ils veulent, mais quand on voit que peut-être la semaine prochaine, c'est un peu plus mousse, adapter le planning, on a la possibilité en temps freelance de pouvoir adapter le planning. Alors je mets entre guillemets parce que vie de famille, les courses, il y a toujours des imprévus. On n'est pas 100% libre de son temps, mais on a quand même beaucoup plus de flexibilité, par exemple, qu'un salarié. Donc quand ça ne va pas, il faut en profiter. On a déjà du mal au niveau santé. retraite, tout ça,

  • Speaker #1

    autant profiter des avantages de pouvoir mettre en pause quand c'est en train de partir en cacahuète, de se dire hop là, stop, on arrête tout. On fait une petite pause et on voit après comment les choses se remettent dans le bon sens. C'est ça,

  • Speaker #0

    voir ailleurs. De temps en temps, voir ailleurs. Et ça, je l'ai fait. Pareil, passage à vide. En gros, passage à vide. Un moment, je n'en pouvais plus. Et donc, j'ai arrêté. Enfin, j'ai arrêté. Je n'ai pas tout stoppé, mais j'ai ralenti le rythme. Et à côté, j'ai fait une chaîne de stream de jeux vidéo avec du montage de vidéos. C'est la même chose que je faisais pour mon business, mais pour ma passion du jeu vidéo. Et en fait, le fait d'avoir autre chose aussi,

  • Speaker #1

    ça déporte aussi l'attention sur autre chose. Et du coup,

  • Speaker #0

    ça enlève déjà un poids de se dire, OK, j'ai d'autres centres d'intérêt. Je ne suis pas obligée de travailler 24 24 sur mon business. Mais ça permet dans le cerveau de penser à... autre chose parce que même si le soir on ferme l'ordi, en tout cas pour ma part, j'ai toujours ce truc derrière, genre alors demain, il y a quoi comme tâche ? Ah oui, il faut que j'aille envoyer un mail à Madame Trucmuche, il faut que je fasse aussi la déclaration, alors que le PC est fermé. On n'est jamais vraiment, on quitte jamais vraiment.

  • Speaker #1

    Non, la déconnexion, elle se fait pas comme ça. Malheureusement, pas comme un PC.

  • Speaker #0

    Ça s'apprend, mais c'est dur au début. Ouais, clairement.

  • Speaker #1

    Du coup, c'est ça que tu donnerais à quelqu'un comme conseil, quelqu'un qui s'apprête à commettre le même fail que toi. C'est à la fois de potentiellement essayer de prendre du recul, de déporter l'attention aussi sur autre chose qui fait du bien à côté. Est-ce que tu ferais d'autres choses en conseil ?

  • Speaker #0

    Pas se prendre le chou, entre guillemets, sur des choses où on ne peut rien faire. On a un lancement sur Zoom. Zoom a décidé de faire une maintenance. Leur ! On a une mastactation Zoom et une maintenance. Ça fait chier sur le moment. On est en panique parce qu'il y a peut-être 3000 personnes qui se sont... On trouve une solution, on envoie des emails. Il y a des choses où on n'a pas de prise. Et c'est moi qui dis ça. S'il y a des gens qui me connaissent, qui vont m'entendre, ils vont me dire... Mais il faut, au bout d'un moment, lâcher prise et se dire « Je n'ai pas la main mise sur ça, je ne peux rien faire. » Le seul truc que je peux faire, c'est voir comment est-ce que je peux contourner le problème à la limite ou comment faire autre chose. Mais voilà. Et un autre conseil aussi, c'est de ne pas... Alors ça, heureusement que je ne m'entends pas moi-même, mais il ne faut pas préchoter les problèmes avant qu'ils ne le viennent.

  • Speaker #1

    Les anticiper, en fait. On va anticiper les problèmes, c'est les vivre deux fois. Parce que je disais à mes équipes quand j'étais manager.

  • Speaker #0

    Moi, on me dit ça, ça, ça. Je suis déjà là en train de me dire, OK, mais si on ne fait pas ça, ça va faire ci. Si on ne fait pas ci, ça va faire ça. Et en fait, des fois, c'est vraiment se mettre de la pression, du stress pour rien. Il faut mieux prendre les problèmes tels qu'ils arrivent au fur et à mesure, en espérant qu'on n'en ait pas 12 millions non plus d'un coup. Mais voilà, chaque chose en son temps. Et en fait, il faut se poser parce que des fois, quand tu ne te poses pas... Tu veux essayer de tout faire en même temps, gérer le perso si t'es maman, donc les enfants, le mari, tout ça. Plus gérer les problèmes business, plus potentiellement organiser un truc. En fait, on a besoin d'un double avec des bras en forme de pieuvre, vraiment. Et l'être humain, au bout d'un moment, il n'en peut plus, même au niveau du cerveau. Et là, on est genre, hé !

  • Speaker #1

    On peut pas souffler un peu, s'il vous plaît ?

  • Speaker #0

    Laissez-moi vivre ! Donc voilà, ça serait ça, de se laisser... laisser couler, de se poser et pas forcément vouloir tout de suite remonter à cheval directement. Des fois, il faut faire une pause. Ouais, ça fait du bien.

  • Speaker #1

    Carrément. J'aime beaucoup cette idée et l'idée aussi de voir où est-ce qu'on a de l'impact ou pas. Je bosse beaucoup avec Maureen qui dit souvent qu'on n'est pas chirurgien cardio-thoracique. Alors oui, c'est chiant quand Zoom plante et qu'on avait prévu une masterclass, mais a priori, il n'y a pas de vie en jeu.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Donc, des fois, c'est aussi remettre un peu les choses en perspective. Et ce n'est pas toujours facile quand on est au moment où ça plante et où c'est à cinq minutes de la connexion, je le sais, pour l'avoir aussi vécu. Mais parfois, c'est bien aussi de se rappeler que ça reste un business avec des fois des failles aussi et que les gens sont aussi en capacité de comprendre que des fois, ça plante et c'est comme ça et ça fait suer. Mais c'est la vie, quoi.

  • Speaker #0

    On est humain, donc les erreurs, c'est comme envoyer un mail sans le bon lien. C'est ça. Envoyer, mettre dans le mail le bisou. les gens,

  • Speaker #1

    personne n'est parfait en vrai ouais et puis personne n'est plus quelqu'un d'autre dis non, tu veux m'aimer bisous dans le mail ou alors c'est que peut-être c'était pas le bon client pour toi non plus s'il y a une over réaction à un truc d'ange peut-être que c'était juste pas la bonne personne avec qui bosser et que c'est bien de s'arrêter dans ces cas là aussi et peut-être que ça va faire prendre conscience que finalement

  • Speaker #0

    ce genre de personnes là j'ai pas envie de travailler avec eux donc On se perd, ils s'en vont. Je reste qu'avec des gens qui sont compréhensibles.

  • Speaker #1

    C'est ça, exactement. On va rester là-dessus, du coup. Toi qui nous écoutes, tu peux retrouver tous les liens pour joindre Camille sous la description de cet épisode. Si tu as aimé l'épisode d'aujourd'hui et que tu penses que ça peut aider ou inspirer quelqu'un, partage ça autour de toi, que ce soit en story, sur LinkedIn, au prochain Apéro avec tes voisins, où tu veux. Si tu as connu un fail, tu peux faire comme Camille et venir postuler dans le descriptif de cet épisode. Tu as le lien, comme ça, on te recontacte avec Gaëtan. et on enregistre l'épisode de Tuba ensemble. Merci beaucoup Camille d'être venue partager ton fail de début de démarrage d'activité, malgré la persévérance sur les deux premières années. Merci de ta transparence par rapport à ça.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi pour l'invitation et pour cet échange. C'était vraiment très bien, trop cool.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Merci Camille.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #1

    Merci pour ton écoute. Tu as aimé cet épisode ? Si tu veux promouvoir Tuba, la meilleure façon de le faire, c'est de laisser un avis 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Tu peux t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes et partager celui-ci avec d'autres entrepreneurs à qui il pourrait être utile. Si tu veux me faire un retour direct, retrouve les liens pour me contacter en description de l'épisode. On se retrouve la semaine prochaine !

Description

Acheter une formation à 1 000€ pour prendre de meilleures photos avec son téléphone ? Pourquoi pas… sauf si ce n’est pas du tout ce dont ton business a besoin !


Quand on démarre en freelance, on veut bien faire. On investit, on délègue, on achète des outils, on suit des formations… et parfois, on fait n’importe quoi (enfin… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée). Camille a vécu tout ça. Et aujourd’hui, elle nous raconte comment elle s’est laissée happer par le syndrome de l’objet brillant et surtout, comment elle a réussi à reprendre le contrôle.


Camille est copilote technique : elle aide les entrepreneurs à organiser, automatiser et simplifier leur business avec des outils comme Notion ou Make. Mais avant de trouver son équilibre, elle a dépensé sans compter… et ça lui a coûté cher.


Dans cet épisode, elle partage son expérience sans filtre et surtout, les solutions qu’elle applique aujourd’hui pour éviter de retomber dans le piège.


Au programme:

✅ L’illusion de la formation magique qui va résoudre tous tes problèmes

✅ Pourquoi trop déléguer trop tôt peut être une erreur (et comment bien s’y prendre)

✅ La liste des mauvais investissements qui plombent un business dès le départ

✅ Comment Camille choisit désormais ses outils et formations sans se ruiner

✅ Les astuces pour optimiser son budget et éviter le syndrome de l’objet brillant


👉 Un épisode essentiel si tu veux éviter de jeter ton argent par les fenêtres et faire des choix stratégiques pour ton business !


Tu t’es déjà laissé(e) embarquer dans des dépenses inutiles en freelance ? Raconte-moi en commentaire ou viens en discuter sur Instagram !


Prêt(e) à écouter l’épisode ? Découvre comment Camille a su rebondir après ses erreurs !

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Pour avoir des tips et des outils qui t'aident à entreprendre gratuitement chaque semaine dans ta boite mail, c'est ici que ça se passe.


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TUBA, c’est chaque mardi un podcast dédié aux freelances, solopreneurs et entrepreneurs qui veulent avancer avec plus de motivation et d’outils concrets en développement personnel. À travers des témoignages d’entrepreneurs et des retours sur des parcours entrepreneuriaux, découvre des conseils entrepreneurs, des astuces pour gérer un business en pleine croissance, des solutions pour surmonter la charge mentale, et des stratégies d’organisation. On parle aussi d’entrepreneuriat parental et des défis des mamans entrepreneurs, pour mieux concilier parentalité et travail. Que tu sois un entrepreneur solo ou en pleine structuration d’entreprise, ce podcast t’offre de l'inspiration et un vrai accompagnement entrepreneurial.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans Tuba, je suis Géraldine Févra, consultante en stratégie et en organisation. Je t'aide à passer de solo à CEO. Que tu sois freelance, solopreneur ou que tu veuilles le devenir, Tuba te fait plonger chaque semaine dans le monde de l'entrepreneuriat. Tous les mardis, retrouve un nouvel épisode où je pars à la rencontre d'entrepreneurs. Ici, tu trouveras des idées, des conseils, des outils pour ton business. pour t'aider à entreprendre de manière libre et pragmatique. En clair, faciliter ton entrepreneuriat. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis avec Camille. Bonjour à toi, comment ça va ?

  • Speaker #1

    Bonjour, ça va bien et toi ?

  • Speaker #0

    Ça va super bien. Merci d'être là avec nous aujourd'hui et de venir parler de FAIL dans TUVA.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup de m'avoir invitée. Et quand j'ai vu, j'ai obligé, j'ai fait le formulaire parce que, comme tout le monde, j'ai beaucoup de FAIL. Pas non plus 15 millions, mais c'est très important, je pense, de parler de ça.

  • Speaker #0

    Carrément, c'est exactement ça. Merci pour la transition parfaite qui n'était absolument pas travaillée, mais c'est nickel. Non, non, c'est très bien, au contraire. En effet, cette saison, on choisit de parler de fail dans Tuba parce qu'on se rend compte quand on parle avec les entrepreneurs qu'il y en a plein de fail et que c'est un peu normal aussi, mais c'est juste que ce n'est pas forcément ce qui est mis en avant sur les réseaux sociaux. Y compris, moi je ne mets pas forcément ça en avant non plus, alors que je fais plein de boulettes aussi. Mais du coup, l'idée c'était d'avoir un temps long, de pouvoir rentrer un peu plus dans le détail de c'est quoi les fails avec chacun des invités, et surtout quel a été ton parcours par rapport à ça. Ce que potentiellement tu en as appris aussi, comment ça t'a aidé ou pas dans ton business. Mais c'est exactement ça en fait, l'idée c'est d'aller voir les boulettes, les oups ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Je pensais que ça allait être hyper simple du premier coup. Et puis, en fait, non, pas du tout. Pour pouvoir un peu désamorcer, arrêter aussi des systèmes de comparaison qu'on voit beaucoup, dans l'entrepreneuriat notamment, de se comparer avec le jour 652 de la personne d'à côté, alors que nous-mêmes, on est au jour 3 ou 4. Donc, c'est exactement le but de cette saison. Et donc, merci d'être là aujourd'hui et de venir nous parler de ta vie de copilote technique. Je ne vais pas rentrer trop dans le détail, parce que je vais te laisser le faire. Justement, pour les auditeurs et auditrices qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter un petit peu plus ?

  • Speaker #1

    Avec plaisir. Alors moi, c'est Camille. Enchantée à ceux et à celles qui nous écoutent. Comme tu l'as dit, du coup, je suis copilote technique. Alors c'est un bien grand mot où on peut mettre beaucoup de choses dedans. En gros, mon kiff et ma vie, en fait, finalement, parce que je fais ça beaucoup partout, je m'occupe des outils, de plein d'outils. Donc ça peut être de la création d'espace Notion, ça peut être de l'automatisation avec Make. De l'intégration de sites sous Elementor, je peux aussi faire ce qu'on pourrait appeler, par exemple, un peu des missions d'assistante virtuelle. Donc, c'est par exemple intégrer une campagne d'email, aider à faire une landing page, par exemple, sur MailerLite, créer un tunnel de vente, créer un freebie, par exemple, un quiz. Bref, copier le technique, en gros, dès qu'il y a un outil, je vais dedans.

  • Speaker #0

    J'adore. C'est très clair. Dès qu'il y a un outil où on se dit « Ah, j'aimerais bien avoir le fameux freebie » , où on se dit, entre l'idée d'avoir le freebie, par exemple, et après la mise en œuvre, typiquement, c'est là que tu interviens, justement, pour pouvoir rendre la chose réalisée, réalisable, au-delà de l'idée que potentiellement on pourrait avoir.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça peut être soit, par exemple, un peu de brainstorming pour créer un freebie. Par exemple, j'ai déjà eu des clients qui sont venus me voir en disant « J'ai une offre, par exemple, une formation, je voudrais créer un freebie. » Et je suis là, « Ok. » On se pose pour un moment et en fonction de ce que tu aimes aussi de ton audience, est-ce qu'on va partir sur des masterclass ? Si oui, ok, voici le plan d'étapes de toutes les étapes. Au moment où je promouvois cette masterclass jusqu'à ce que j'envoie le replay et pour ensuite vendre par des emails pour vendre la formation. Si la personne en face me dit non, je n'aime pas trop le masterclass parce que je n'ai pas le temps, parce que je n'aime pas. Je lui dis, est-ce que tu as pensé à faire un quiz ? Comment ? est-ce que tu veux faire ton quiz ou est-ce que tu veux qu'on fasse par exemple un PDF ou un template ? C'est vraiment, il y a de la délégation vraiment pure et dure, mais il y a aussi un peu le on fait ensemble, on reste ensemble.

  • Speaker #0

    J'ai fait de dégrossir avant aussi pour pouvoir affiner l'idée et se dire ok, c'est ça dont tu as besoin et ensuite potentiellement tu exécutes, ok, tu réalises. Trop bien ! Tu fais ça depuis combien de temps ?

  • Speaker #1

    Alors, je fais ça officiellement depuis deux ans, mais je faisais ça bien avant. En fait, je me suis lancée à mon compte en avril 2020 en tant que juste webmaster. Donc, je créais des sites sous Elementor et en fait, j'ai eu des clients pour lesquels, même si je devais faire le site, des fois, ils me posaient beaucoup de questions sur « Ok, je voudrais faire un formulaire sur Miller Lite. Est-ce que tu sais comment on fait pour que les gens récupèrent mon produit gratuit ? » Donc, en fait, j'ai fini par faire un zoom-zoom pour les clientes avec qui je bossais un peu ça. Et il y a deux ans, j'ai eu une de mes clientes qui était aussi un peu ma mentor, qui m'a dit non mais il faut que tu le montres à tout le monde ça, parce que tu peux pas.

  • Speaker #0

    C'est trop bien, parle-en.

  • Speaker #1

    Et du coup, je l'ai lancé le pas et officiellement, ça fait deux ans que je suis dans les outils, l'automatisation, l'Ocean, mais je faisais déjà ça bien avant.

  • Speaker #0

    Ok, c'est juste officiel depuis deux ans. D'où le gros c'est ciel, c'est ça.

  • Speaker #1

    J'ai eu une petite pente de illégitimité, en mode genre, mais qui je suis ? Je ne peux pas dire arriver comme ça, je m'occupe des outils, je fais des espaces Notion, même si je le faisais en soum-soum pour moi ou autre. Du coup, j'ai eu un peu peur de dire vraiment au monde, au monde à l'extérieur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, de l'affirmer en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Ça a mis un peu de temps et maintenant, ça va.

  • Speaker #0

    Maintenant, ça va. Trop bien. Cette saison, avant de rentrer dans le détail des fails, je demande aux invités leur définition d'un fail, parce que je me suis rendu compte que c'était hyper subjectif et que quelque part, on ne mettait pas tous le curseur au même endroit. Première question pour toi, vraiment sur ce sujet-là, je vais y arriver. C'est quoi un fail pour toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, c'est une erreur qu'on a fait, qu'on n'était pas forcément conscient au moment où on a fait l'action de cette erreur. C'est qu'après, quand il y a eu un peu de l'eau à couper sous les ponts, qu'on se dit... mince j'ai fait ça j'aurais pas dû et si j'avais fait ça autrement est-ce que ça aurait pas été mieux ou j'aurais pu faire ça j'aimerais bien retourner dans le passé pour finir quoi c'est vraiment ce genre d'erreur là les failles pour moi ok c'est pas non plus genre un élan faille en mode genre j'ai cramé toute la baraque mais c'est des erreurs où c'est quand même costaud quoi ok c'est pas juste j'ai oublié de fermer la portière de la voiture

  • Speaker #0

    Ouais, ok. Donc, dans ce que tu dis, il y a un truc de prise de conscience un peu en différé, c'est-à-dire que tu prends conscience après coup qu'en fait, c'était peut-être pas la meilleure action possible ou la meilleure prise de décision.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    C'est ça, ok. Et potentiellement, quand tu dis, c'est pas juste, tu vois, oublier de fermer la portière de la voiture, c'est les conséquences sont assez importantes.

  • Speaker #1

    Elles sont assez importantes, alors pas forcément importantes dans le sens où... Ça va y avoir quelque chose de physiquement touchable. Ça peut, par exemple, il y a plein de faits que j'ai faits qui m'ont fait perdre beaucoup d'argent. Ça peut être aussi un fait en mode, intérieurement, ça m'a blessée dans mon égo. Ce n'est pas forcément quelque chose de matériel à chercher. Ça peut être aussi des conséquences un peu plus psychiques. On dirait ça comme ça. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça. D'où le moins... Enfin, matériel, c'est vrai que dans ce que tu dis, le chiffre d'affaires, c'est factuel. Tu sais, c'est en plus ou en moins. En général, on le voit assez vite. On est assez vite au courant, notamment sur des lancements, etc. On prévoit de faire X ventes, X de chiffre d'affaires, etc. Ou on perd un chiffre d'affaires. Donc, ça se voit directement. Et c'est ce que tu dis, ça, c'est mesurable quelque part. C'est matériel au sens, tu le vois ou tu le vois pas, s'il n'est pas sur ton compte. Et l'autre... Pendant ça, c'est plus sur une logique d'introspection. Ça peut toucher à l'ego, à finalement... Tu parlais tout à l'heure de légitimité, mais ça peut être la confiance de l'estime de soi, qui du coup est moins palpable, mais sur lequel il peut y avoir aussi un impact par rapport au fail.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et ça, je trouve pour moi en tout cas que c'est l'impact le plus dur parce que finalement, l'aspect matériel financé, il y a toujours moyen, on va dire, d'arranger les choses, en tout cas de trouver une solution pour pallier. Je ne dis pas que la solution va être rapide et qu'elle va être simple à mettre en place. Des fois, ça met longtemps et ce n'est pas simple du tout. Mais je trouve que le côté immatériel, il est plus dur à encaisser que le côté matériel. Quand j'ai une cliente qui me dit, alors ça m'est arrivé juste une fois en quatre ans, heureusement, mais quand j'entends ou de mes proches, tu m'as déçu ou je suis déçu de toi, la corde, elle est coupée. Je trouve ça beaucoup plus dur de se remettre dans le fait immatériel que matériel.

  • Speaker #0

    Ouais, parce qu'en fait, c'est ça, ça va toucher à des choses plus affectives. Et c'est vrai que quand c'est notre business, c'est un peu entremêlé tout ça. Oui, c'est mon business, c'est pas vraiment moi, mais un petit peu quand même, parce qu'on entend souvent, il faut que je me vende. Donc, il y a quand même des choses un peu entremêlées autour de ça. C'est un business et c'est des offres et c'est pas tellement moi, mais c'est quand même un peu moi que je vends au travers de ça. Et donc, dans ce que tu dis, c'est quelque part l'impact du fail quand il y a un fail dans ce système-là. Si on dit que l'entreprise en soi, c'est un système avec plein de choses à l'intérieur, l'impact dans ce système est bien plus élevé quand c'est sur la personne. Il va être plus... En fait, il y a un truc de... On prend peut-être plus à cœur quand c'est son business et que c'est soi. Ça démultiplie quelque part l'impact du fail, peut-être.

  • Speaker #1

    C'est ça, parce que d'un côté, c'est au plus profond de nous. C'est notre business. Alors oui, c'est sûr qu'on pourra faire en sorte. que le business se passe un peu tout seul, mais ça reste quand même très, très dur. C'est quand même nous, humains, surtout quand on est en micro, on fait les emails ou c'est nous qui faisons la procédure, on fait la stratégie. Donc, on donne de notre temps, de la personnalité et de la confiance parce que si on monte un business, c'est parce qu'on y croit quand même. Je sais ça,

  • Speaker #0

    sinon c'est compliqué.

  • Speaker #1

    Et le fait que tu aies un fail qui touche à ça, c'est un peu comme si on disait en fait, tu n'es pas fait pour ça, tu es qui pour faire ça ? T'aurais jamais dû faire ça, t'aurais dû écouter tous tes proches qui disaient de ne pas lancer ta boîte finalement, tu vois.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    Voilà, il y a un petit passage en fait à vide, mais c'est comme... Enfin, tout le monde a des passages à vide, mais je trouve que c'est plus profond parce que ça te touche vraiment. Et des fois, ça te touche sur des choses que tu ne pensais pas que ça allait te toucher aussi. Ouais. D'un côté, c'est ça la belle leçon, c'est que des fois, il faut mettre aussi un peu de distance, tu vois. Ouais. Et voilà, des fois, c'est très profond et tu te dis, oh ben ça va, je vais m'en sortir. Tant pis. Et en fait, quelques mois après, tu dis...

  • Speaker #0

    C'était ça. C'était donc ça. Il y a un impact direct et des fois, il y a un impact en différé où on le sent après coup. Surtout sur l'immatériel, encore une fois, parce que l'impact direct matériel, si c'est du chiffre d'affaires, etc. ou un client, on va le voir tout de suite. L'immatériel, parfois, on va essayer de le pousser un peu quand ça touche à ses propres valeurs, à ses propres croyances, ses propres peurs. et de se dire, ouais, je vois que le truc arrive, mais j'ai pas trop envie d'aller creuser, donc je vais essayer de le bouler un peu plus loin et puis on verra plus tard. Et la magie de cette partie-là, c'est que ça revient toujours, tant que ça n'est pas traité.

  • Speaker #1

    Et oui, mais parce qu'on a tendance à mettre souvent le côté psychique. Ça fait bizarre de dire psychique, on dirait que c'est un truc de Pokémon, mais ce côté un peu immatériel, tu vois, un peu de côté, un mot de genre, je verrai ça plus tard, c'est pas important, ce qui importe, c'est les clients. Mais c'est super important parce que ça fait partie de nous. Mais c'est quelque chose que la plupart des gens, moi compris, ça c'est sûr, on met un peu sous le tapis en mode genre, on verra plus tard, c'est bon, maintenant je me concentre sur autre chose. Mais ça rattrape vite, quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    clairement. Et c'est une constante, cette saison. Quand on parle de fail, c'est quelque chose qui revient souvent, cette dualité entre le matériel et l'immatériel. Cette notion aussi autour de la santé mentale, de ce que je disais, les croyances, les peurs, etc. Est-ce que ça vient bouger ? Et en fait, assez vite. On a cette notion de fail qui est liée à ça et surtout où il y a presque plus de répercussions sur soi, sur ses croyances, etc. d'un fail que sur le business en tant que tel, c'est-à-dire sur le chiffre d'affaires, sur le nombre de clients, etc. Donc voilà, chacun a sa définition, mais on revient quand même sur des constantes assez souvent. Pour rentrer un peu plus dans le détail, est-ce que tu pourrais, tout à l'heure tu nous disais, je n'ai pas non plus 15 millions de fails, est-ce que tu pourrais rentrer justement dans un peu plus finement ? dans les étapes ou dans un fail que tu as vécu ?

  • Speaker #1

    Alors, j'ai vécu un fail. Alors, ça a été un fail sur les deux premières années, en fait, finalement, de ma micro. Je suis quelqu'un de très têtu, c'est-à-dire que tant que je ne suis pas mangée le mur, je continue, blin. En fait, ça a été de me... Comme tu le disais au début, de me comparer à des gens que je suivais et de vouloir tout de suite avoir un business comme ces gens-là, en fait. Pour te donner un exemple, je les suis toujours, mais tu vois, il y a Julie et Julia de I Don't Think I'm Thick. Je les suivais depuis bien avant de me mettre mis en auto-entreprise parce que je faisais des recherches déjà depuis un moment. Et quand je me suis lancée, j'ai découvert aussi Aline de The Beboost. Je me suis dit, wow, OK, du coup, je vais m'inspirer et faire tout comme elle. Sauf qu'on n'a pas la même maturité, on n'a pas le même parcours. On n'a pas le même business. Et donc, du coup, j'ai fait des dépenses. Très clairement, dans ma première année de freelance, j'ai délégué dans ma création de contenu. Alors que j'avais un compte Instagram qui était tout petit, un podcast que j'avais lancé un petit peu, mais je n'avais pas non plus, on va dire, la maturité et surtout les finances nécessaires pour ça. Donc, j'ai payé quand même une personne. Pour l'époque, ma première année, on va dire chère parce que je n'avais pas les moyens. Et ça m'a mis... Le budget portefeuille, à la fin de l'année, quand j'ai vu les dépenses, ça a fait mal. J'ai investi aussi, par exemple, dans un cabinet de juriste la première année, parce que j'avais mes CGV, parce que j'ai fait quelques études de droit en logiciel. Donc, j'avais fait les CGV. Donc, j'ai payé quand même plus de 1 000 euros pour ça. Et en fait, je me suis aperçue que ce qu'ils m'avaient donné, ce n'était pas du tout raccord avec ce que je faisais. Enfin, bref, il y a eu plein de problèmes comme ça. Et en fait, au bout d'un moment, je me suis dit, mais attends, t'es en train de dépenser à gauche, à droite, acheter des formations, n'en parlons même pas, je dois avoir plus de 800 formations sur mon espace Notion. Dès qu'il y avait un truc qui me chisse, ça j'en ai besoin. Je sais pas encore pourquoi, mais ça j'en ai besoin. Je prends. Et en fait, le fail, c'est de se dire, ok, je commence, je suis telle personne, je vais faire exactement tout ce qu'ils font. Je vais faire un tunnel de vente super compliqué. Je vais faire une offre avec de l'accompagnement et tout, alors que On s'est lancé il y a trois semaines. Ouais. Après, clairement, c'est pas là qu'il faut aller, quoi. Ça, ça a été un fait qui m'a fait un peu de mal après les deux ans quand j'avais un suivi sur Google Sheets, Finance. J'ai tout basculé sur Notion. Et quand j'ai vu les entrées de ces deux premières années avec les dépenses à côté et le voyant rouge,

  • Speaker #0

    ça clignotait. Oui.

  • Speaker #1

    J'ai dit, mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Je pense aussi que c'est le manque de confiance en soi, de se dire, par exemple pour les formations, j'ai absolument besoin de cette formation, parce que sans elle, je ne suis pas légitime. Clairement, j'ai pris des formations pour faire des photos avec mon téléphone. Je ne suis pas sûre que ça valait le coup de payer 800 balles pour ça, tu vois, la première année.

  • Speaker #0

    Alors ça, c'est un truc qui est assez courant. Moi, on m'avait mise en garde contre ça, contre ce syndrome de l'objet brillant, puisque ça a un petit nom. Et j'ai fait comme toi, j'ai plongé, pareil. J'ai acheté plein de formations, que j'ai fait à peu près à 10% de la formation, et encore dans le meilleur des cas. Et je pense que c'est un truc déjà très féminin, de se dire, je ne suis pas légitime, il me manque forcément des choses. Et de plonger là-dedans, je pense que ça alimente aussi un certain truc de... Je suis en action, donc je suis en train de faire des trucs pour ma boîte et du coup, forcément, je suis en action, donc ça fait avancer les choses. Et le truc, c'est que si ce n'est pas corrélé avec une vision, avec des objectifs précis avant et qu'on fait avancer, mais que du coup, c'est dans une direction sans savoir exactement si c'est la bonne direction pour nous et pour notre boîte, forcément, à un moment, ce n'est pas ultra, ultra productif. Et tu vois, c'est pour ça que je commençais par moi, j'ai été mise en garde et j'y suis allée quand même. Je l'ai quand même fait. Parce que je pense que quand on est aussi dans cette phase de doute et tu le lisais, tu étais au démarrage, il y a cette histoire de comparaison. En fait, on voit très vite, j'ai l'impression, tout ce qu'on ne sait pas et tout ce qu'on ne sait pas dans notre business. Et en soi, ça, ce n'est pas grave parce qu'il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Il y a plein de choses dont on n'a pas besoin et il y a plein de choses qu'on n'a pas besoin de savoir. Tu vois, typiquement, en effet, peut-être que ta formation de prendre des photos avec ton téléphone, tu ne le savais pas. Est-ce que le fait de ne pas le savoir, ça mettait en péril ta boîte ? Peut-être pas.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    A priori. Mais pour moi, le point derrière tout ça, c'est déjà de peut-être identifier ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas. Et de se dire, si je ne le sais pas, est-ce que vraiment j'ai besoin de ça tout de suite maintenant ? Ou est-ce que je ne le sais pas, mais qu'en fait, ça ne met pas en péril ma boîte ? Et souvent, quand on creuse et qu'on prend le temps de creuser et pas d'acheter de manière presque compulsive, on se rend compte que le besoin n'est pas forcément là. Et le truc, c'est que... On parle de tunnel de vente, de marketing quand on est entrepreneur, parce qu'on se dit que c'est aussi comme ça qu'on va trouver des clients. Mais les personnes qui vendent ces formations utilisent aussi ces systèmes-là de marketing, de tunnel de vente. Et donc, ça veut dire qu'on se fait aussi happer parfois par des choses dont on n'a pas besoin et où on nous vend très bien les choses en se disant qu'on en a besoin, qu'on est au démarrage d'une activité et que, bien sûr, au démarrage d'une activité, il faut faire telle formation pour avoir tel truc, etc. Et je ne sais pas si toi, tu as eu cette impression, mais moi, j'avais l'impression de me faire beaucoup hacker le cerveau au démarrage, en me disant « Ah oui, bien sûr, j'ai besoin de ça » . C'est vraiment comme le chien dans « Là-haut » , le truc de « Écureuil » . Dès qu'il y a un truc, c'est ça dont j'ai besoin. Et deux mètres après, il y a un autre truc dans l'autre sens, c'est de nouveau ça dont j'ai besoin. Donc, j'avais beaucoup l'impression d'être en surréaction quelque part au démarrage et de tourner et d'avoir besoin de tout. Et après coup, maintenant, beaucoup moins. Est-ce que tu as cette sensation-là aussi ? d'un truc qui s'est un peu détaché où tu vois les choses sous un autre angle, notamment par rapport aux formations et à ce syndrome de l'objet brillant ?

  • Speaker #1

    Alors, disons que j'ai beaucoup plus de recul. Alors, ça ne m'empêche pas d'avoir une base notion où c'est un peu ma wish list, les produits digitaux et formations et voilà. Mais je saute beaucoup moins sur les emails où je retiens une formation pour gagner 5000 euros par mois.

  • Speaker #0

    Et j'ai 48 heures pour signer.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Il y a aussi, ça m'a pris beaucoup de recul sur les ressources gratuites parce que... Les deux premières années, Pinterest, c'est vraiment quand on débute, il faut faire attention à Pinterest parce que genre dès que je voyais un guide gratuit, un template, un ebook, c'était téléchargé mais jamais vraiment ouvert tu vois. Maintenant, surtout que je connais ensuite le découlé de « ok, je veux un truc gratuit, je mets mon email pour ensuite me vendre la formation en rapport avec le truc » . Maintenant, j'ai beaucoup plus de recul là-dessus, je suis beaucoup plus mature. Mais c'est vrai que c'est difficile au début quand on se lance parce que tu disais... En fait, on a peur de ne pas être compétente. Je parle au féminin parce que... Mais c'est surtout qu'il n'y a personne... En fait, tout te parle. Tout te parle parce que finalement, tu es toute seule avec ta micro-entreprise, en tout cas pour ceux qui commencent en micro. Et tu fais tout. Tu fais le compta, tu fais le marketing, tu fais la communication, tu fais le service client. Tu fais aussi tes offres, ton métier. Et en fait, ça te rajoute plein de casquettes. C'est un peu comme si tu te dédoublais. Mais tu es toute seule. Et le fait de se prendre toutes les formations au début d'année, enfin au début de l'année, la première année, deuxième année, etc. Je trouve que c'est aussi parce qu'on recherche aussi un truc en mode genre, je ne suis pas toute seule, je sais que si j'ai des problèmes, je pourrais... Mais des fois, c'est inutile parce qu'on peut trouver l'information ailleurs, parce qu'on peut chercher, parce qu'on peut aussi demander. Et ça, c'est quand même un gros coup de pouce de savoir dire, là, je ne m'y connais pas trop, je vais demander de l'aide à d'autres personnes. Ça ne coûte rien. Au pire, si ça coûte, voilà. Mais maintenant, je suis beaucoup plus distante par rapport à ça. Et j'ai mis en place un budget formation. J'ai un budget de formation ou un nombre de formations à ne pas dépasser dans l'année. Parce que sinon, je ne me sors pas, en fait. En plus, je suis quelqu'un qui adore apprendre. C'est pour ça que les outils, j'adore ça. Parce que quand je découvre un nouvel outil, j'ai un peu cette dose d'adrénaline de « Oh, je ne connais pas, j'ai envie de... » tout tester, tout voir. Donc, moi, techniquement, j'ai des formations en mode, genre, faire des pubs, faire de la photographie, faire de l'espace motion, faire du make. Je pourrais avoir des formations sur comment faire son jardin, comment faire une toiture. Enfin, voilà, quoi. Genre, j'adore apprendre. Ça, c'est très dangereux, tu vois. Donc, voilà. Et un autre point, maintenant, que je fais, c'est que la carte bleue, elle est au rez-de-chaussée. Parce qu'avant, elle était dans le bureau.

  • Speaker #0

    Oui, si elle est disponible, en fait.

  • Speaker #1

    Même Paypal, je ne l'ai même pas sur le téléphone. Ouais.

  • Speaker #0

    C'est un super bon point.

  • Speaker #1

    Je pense. Parce que sinon, ça décoche vite la carte bleue.

  • Speaker #0

    Ouais. Super bon point. Et en fait, là, tu en avais parlé quand tu avais déjà expliqué le fail, mais sur l'aspect finance. En fait, c'est un truc, on voit souvent ça chez les entrepreneurs, de se dire non, mais au départ, j'en ai pas besoin. Parce qu'il y a souvent des réflexes de... Un tableau ou un prévisionnel financier, c'est un truc de grosse boîte. Moi, je suis toute seule, ça va, je n'ai pas besoin, etc. Et en fait, parce qu'on est en réaction et de se dire, oui, mon chiffre d'affaires, je vois à peu près ce que je facture, donc ça me va, ça me va. Et finalement, le fait de poser tout cet aspect-là, toi, ça t'a fait prendre conscience qu'il y avait plus de sorties que d'entrées, et c'est un problème. Mais au-delà de ça, il y a plein de gens aussi chez qui le fait de poser le prévisionnel et après de se dire, j'avais prévu 2 000 le mois prochain, et finalement, c'est que 1 000. Ça permet aussi de prendre conscience et de se dire comment est-ce que je comble le trou entre les deux ? Ou est-ce que c'est un problème s'il y a un décalage sur un mois, mais que le mois d'après, je me rattrape ? En fait, je trouve que c'est un antistress, le fait de poser les chiffres, parce que ça permet de... On parlait tout à l'heure de rendre visibles les choses. Ça permet de rendre visibles le chiffre d'affaires, soit qui a déjà été encaissé, soit qui est à venir ou pas, et les dépenses, en l'occurrence, tu vois, dans le cas que tu citais avec les formations, notamment, ou le fait de déléguer. Et le fait de rendre visible, ça permet aussi de se rendre compte à quel point il y a un problème ou pas, en fait. Et donc, ça permet derrière de prendre des décisions. Et ce que j'aime bien dans ce que tu as dit, c'est aussi l'idée de la wish list. De se dire plutôt que d'être tout de suite en mode « Ah, j'ai envie de faire ça, c'est génial » , de se dire « Je fais une liste, ça me laisse le temps aussi d'y réfléchir » . C'est un peu comme les achats compulsifs de fringues. Ce n'est pas tout prendre tout de suite, mais se dire « Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que vraiment je vais le mettre ? Est-ce que cette couleur, en fait, ça va avec le reste de ma garde-robe ? » etc. C'est un peu la logique de se dire « Je fais une liste » . mais je ne suis pas obligée forcément de décider tout de suite. Et je pense qu'en fait, on a aussi ce truc-là parce que quand on est indépendant, il y a quand même ce truc de liberté totale sur plein de sujets, y compris sur la formation et sur les formations qu'on peut faire. Et tu disais, ça pourrait être sur le jardin, enfin sur n'importe quoi. Et on se dit, mais c'est génial. En fait, il y a un peu ce truc d'excitation de c'est génial, je peux tout apprendre. Et selon d'où on vient, quel a été notre parcours avant, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on a déjà croisé. Donc, il peut y avoir un sentiment un peu d'euphorie de se dire, mais c'est génial. En fait, je peux apprendre plein de trucs. Sauf qu'on a toujours que notre cerveau et 18 casquettes quand on est seul, en effet, sur son business. Et qu'à un moment, il y a une question de rationalisation aussi. Oui, dans l'absolu, tu peux te former à tout. Mais dans le vrai temps que tu as de disponible et l'énergie que tu as pour ça dans la semaine, en vrai, tu ne vas pas pouvoir faire toutes les formations.

  • Speaker #1

    C'est ça. On n'a que 24 heures en fait dans la journée. C'est ça. Je ne l'ai pas fait. Je le fais. deux grosses formations, dont une là que j'ai dû mettre en pause pour soucis perso, mais en fait quand... Quand je voulais m'inscrire, j'ai demandé, OK, d'après toi, le programme, est-ce que tu as un délai ? Est-ce que tu penses que le programme est faisable en six mois, en un an ? Et combien de temps je pourrais mettre par semaine dedans ? Et souvent, pour les deux que j'ai fait, c'était à peu près quatre heures dans la semaine. Et quand j'ai vu mon planning, parce que forcément, j'ai décidé de prendre ça quand j'ai plein de missions clients, sinon c'est un drôle.

  • Speaker #0

    Non,

  • Speaker #1

    moi, genre. Je vais devoir remettre celle samedi et dimanche parce que ça ne passe pas. Donc déjà, ça aussi, c'est un indicatif pour dire si je n'ai plus de place dans mon planning, c'est que ce n'est pas forcément une priorité. Ce n'est pas la priorité absolue. S'il n'y a que du projet client en ce moment, la priorité absolue, c'est les projets clients. Potentiellement, on communique sur des offres après, plus tard, mais ce n'est pas forcément aller dans une formation sur six mois où il faut quatre heures par semaine. Ou alors tu l'as fait sur 12,

  • Speaker #0

    tu vois, et t'as l'aise. Mais dans ce cas-là, c'est comment t'adaptes, en fait.

  • Speaker #1

    C'est ça. Après, t'as certaines personnes. Moi, j'aime pas trop les formations. C'est qu'elles durent trop longtemps, parce que c'est un peu comme les séances de sport. C'est-à-dire que j'ai être régulière, puis il suffit que je loupe un truc, et après, on verra plus tard. Puis après, c'est à que 10% de la formation qui est gagnée.

  • Speaker #0

    Moi, je suis pareil. J'ai besoin que ce soit appliqué tout de suite. Donc, j'ai besoin de... Vas-y, j'apprends à balle, et après, je mets en application, quoi. Mais maintenant, pas dans 12 mois.

  • Speaker #1

    C'est ça. Et tu disais un truc très intéressant tout à l'heure. Tu disais que c'était souvent les femmes, mais je pense que certainement aussi peut-être des hommes, le fait que quand on est en mode, ok, je vais apprendre, je prends une nouvelle formation. Oui, c'est une formation pour nous, pour notre business. Mais du coup, on a l'impression qu'on travaille pour notre business. Alors que oui, on travaille pour notre business, mais ce n'est pas ça, sur le moment, qui va ramener des pépettes dans le chiffre d'affaires. Donc, il faut bien poser ce qu'on veut. Et pour ça, la wishlist, c'est incroyable. Tu as une ordre de priorité, le nom de la formation, et tu peux la lier, par exemple, à l'objectif que tu veux. Enfin bref, ça va être un jeu, donc tout est possible. Et le fait d'avoir un prévisionnel, pour les formations, la délégation, mais également pour les outils, c'est super pratique. Parce que je me suis rendu compte, c'était qu'en 2022, j'ai payé plus de 7000 euros d'outils. Et quand je regarde... dans mon tableau, les outils, on me dit, je pense que j'aurais pu largement faire des économies gardées pour la trésor ou autre, tu vois.

  • Speaker #0

    Ou investir ailleurs, mais c'est vrai que c'est un truc, les outils. Moi, j'ai une formation où je demande aux gens de regarder les outils qu'ils ont, de mettre les prix à côté et de se poser sincèrement la question de est-ce qu'ils utilisent l'outil ou pas. Et moi, je le fais une ou deux fois par an. et comme toi, il y a des trucs où je me dis sérieusement j'ai payé ça mais en fait je m'en suis servie deux fois donc je vais peut-être pas le repayer encore un an parce que là ça arrive à la fin et ça va se relancer pour un an donc j'arrête le cirque avant que ça reparte, ou est-ce que je peux rationaliser des outils, parce qu'il y a plein d'outils c'est comme Ikea, c'est moins de 10 balles donc tu te dis par mois, donc tu te dis c'est pas cher 10 balles c'est quoi, mais 10 balles x 7, 8, 9, 10 outils dont tu ne te sers pas ça fait beaucoup d'argent pour un truc pas utile du tout C'est un super point, en fait, les outils, de se dire, finalement, liste tout ce que tu payes aujourd'hui en outils. Est-ce que vraiment tu t'en sers, tu te sers de tous ? Ou est-ce qu'il y a des trucs que tu peux rationaliser ? Est-ce qu'aujourd'hui, je ne sais pas, tu utilises un CRM ailleurs et que tu pourrais tout à fait avoir dans Notion, par exemple ? Comment est-ce que tu peux peut-être recentrer tes outils ? Aussi parce que des fois, en fait, on passe notre temps à cliquer d'un côté, de l'autre, à ouvrir des sessions et bien sûr, rien n'est interfacé la plupart du temps. Donc, les outils ne se parlent pas entre eux. Alors que si on se pose juste cinq minutes pour se dire... est-ce que cet outil-là, je ne peux pas faire autrement avec un autre outil ou utiliser la fonctionnalité ou quel est mon besoin par rapport à cet outil ? Est-ce que je ne peux pas le faire d'une autre manière ? En vrai, il y a plein de solutions.

  • Speaker #1

    C'est ça. Mais c'est pour ça que souvent, il y a certains outils indispensables pour moi, Notion et Make, ils sont à l'année. Mais en général, je recommande quand surtout on fait le point de prendre mensuel. Alors oui, c'est plus cher forcément. Mais mensuel, l'avantage, c'est que par exemple, on va faire une masterclass au mois de mai. Et on sait qu'on va avoir beaucoup d'inscrits. À Devon, pour partager un lien que les gens mettent dans leur agenda, ça, on n'est pas obligé de l'acheter à l'année. Le mois où on fait la masterclass, une fois que la masterclass, elle est faite, on vire. Zoom, c'est pareil. Oui, c'est clair. J'y pense parce que du coup... Mais peut-être juste le prendre mensuellement. Et puis quand on fait une masterclass, juste prendre le forfait mensuel et basta. Forcément, ça va être un peu plus cher que l'année. Mais... au final pour l'utilisation qu'on en fait.

  • Speaker #0

    Voilà.

  • Speaker #1

    Et en effet, il y a plein d'outils où tu peux faire des stop and go. Donc, tu vas arrêter Zoom, mais même si tu le payes en février, en avril et en décembre dans ton année, que ces mois-là, et parce que tu suspends à chaque fois, ça te coûtera de toute façon toujours moins cher que l'abonnement annuel sur 12 mois, même si tu avais l'impression que c'était moins cher sur 12 mois que sur 100 mois. Et en fait, ce n'est pas forcément un truc auquel on pense. Mais encore une fois, sur des montants de 10, 15, 20, 50 euros, ça peut aller hyper vite. Et tu as raison, le prévisionnel permet ça aussi. En fait, de poser, de mettre bout à bout les outils. Et quand on commence à se dire, attends, mais je paye 1000 balles d'outils par mois, mais c'est beaucoup quand même.

  • Speaker #0

    Mais c'est souvent les outils qu'on oublie en plus. On les oublie jusqu'à ce qu'on voit moins 5. Qu'est-ce que c'est ça, moins 5 ? C'est pourquoi ça ? Ah oui, c'est ça, c'est vrai. Voilà, donc...

  • Speaker #1

    Prenez votre relevé de compte, regardez tous les outils, mettez bout à bout et regardez combien... vous payez par mois. En effet, l'exercice peut être une sacrée prise de conscience, mais au moins, ça permet de délaguer un peu.

  • Speaker #0

    Totalement.

  • Speaker #1

    Tu parlais tout à l'heure de comparaison et justement d'entrepreneurs, en l'occurrence, plus avancés que toi. Au-delà de cette prise de conscience de t'avais commencé à déléguer, à investir potentiellement plus que de raison par rapport à ton business à toi, comment t'as géré et comment tu gères aujourd'hui cet aspect de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors, l'effet de comparaison, elle n'est plus... Ce n'est pas la même que celle d'avant. Avant, j'étais plus... Enfin, je me comparais vachement. Genre, waouh, cette personne-là, elle a 10 000 abonnés sur Instagram. Waouh, elle fait 100 000 euros de chiffre d'affaires. Voilà. Maintenant, j'ai moins de comparaison sur ça parce qu'en fait, souvent, les gens disent ben voilà, cette année, j'ai fait... Enfin, ce mois-ci, j'ai fait 10 000 euros de chiffre d'affaires. Mais en fait, ils ne partagent jamais les charges. Donc, on ne sait pas vraiment... Voilà. Ça peut être 10 000 euros de chiffre d'affaires, mais enfin, s'il a 9 500 de charges, c'est pas ouf, tu vois. Maintenant, au niveau de la comparaison, ça serait plus sur des profils très techniques, en tout cas pour ma part, moins sur des profils très entrepreneurial, mais plus par rapport à mon domaine, où je vois des gens qui font du no-code, je vois des gens qui font du notion, du make et tout, et je suis là en mode genre... Mais est-ce qu'ils font ? Est-ce que vraiment je peux faire la même chose ? Est-ce que je peux me permettre de proposer la même chose ? Parce que des fois, je vois des trucs, je me dis, mince, je n'avais pas pensé à faire ça comme ça. Du coup, ça veut dire que si je n'ai pas pensé que je suis débutante, que je n'ai pas les capacités ni les compétences, alors que pour le moment, je touche du bois, je touche mon bureau, je n'ai aucune cliente qui me voit en disant ton espace motion que tu m'as fait, c'est de la merde, ça ne va pas du tout, je veux être remboursée. Oui. Oui. C'est vraiment un doute sur les compétences techniques, plus que sur l'aspect chiffre d'affaires, 10 000 personnes sur Insta. J'ai passé le cap de me dire, cette personne a 10 000 personnes en abonnés sur Insta, c'est ouf. Alors que potentiellement, peut-être qu'elle ne fait que 3 ventes sur les 10 000 personnes qu'elle suit. J'ai passé ce cap-là, des chiffres un peu plus matures. Oui,

  • Speaker #1

    c'est ça. C'est ce que tu disais par rapport aux formations. Tout à l'heure, tu parlais de maturité et de prise de recul. C'est cette impression que ça donne, en fait. C'est-à-dire, au départ, tu te concentres un peu sur la partie visible de l'iceberg, de se dire le nombre d'abonnés, le chiffre d'affaires. Et en effet, le chiffre d'affaires partagé, ce n'est pas suffisant en général comme information.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Ou des fois, on va dire, j'ai fait 500 000 toutes seules. En fait, tu délègues à 12 personnes et c'est 500 000 sur les trois dernières années. Donc, ce n'est pas tout à fait pareil. que si tu venais de le faire sur trois mois, enfin bref, quand on a un peu plus de recul, on arrive à se dire que finalement, le chiffre tout seul, il ne veut pas dire grand-chose et qu'il faudrait creuser un peu combien même il y aurait à se comparer, ce qui est rarement le cas. Et ça, c'est plutôt ce que moi, j'appelle la partie visible de l'iceberg, ce que tu disais, le chiffre d'affaires partagé, le nombre d'abonnés, etc. Tout ça a un but, en fait, d'un point de vue marketing aussi, de partager un chiffre d'affaires, etc. Ça a un but derrière, comme pour les formations, on se rappelle le chien et l'écureuil. Tout ça est fait à dessein, il y a une logique derrière. Ce que tu dis, c'est que maintenant, tu es plus sur la partie non visible de l'iceberg, et donc sur tes compétences quelque part et ton expertise, et où potentiellement tu vas te comparer. Mais est-ce que ça peut aussi alimenter le fait de voir d'autres personnes qui feraient du no-code ou des choses sur des pages Notion ? Est-ce que ça peut alimenter, toi, ta réflexion de se dire, cette année, mon objectif, ça va être de développer telle technicité ou telle compétence, ou est-ce que c'est que bloquant en termes de comparaison ?

  • Speaker #0

    Alors non, ce n'est pas bloquant parce que j'adore apprendre. Quand je vois en photo un espace motion avec dans la propriété formule un truc qui m'interpelle, qui me dit tiens, je ne savais pas qu'on pouvait faire ça, je ne peux pas s'aimer des mois. à chercher comment faire en allant dans des forums, en allant dans des communautés. Et je peux y passer vraiment. Je ne peux même pas, des fois, en dormir. Parce que pour moi, c'est vital de savoir comment la personne a pu faire ça. Et des fois, je me lance des challenges aussi. Tiens, j'aimerais bien faire ça sur One Ocean. OK, papier, crayon, je vais buter. Et c'est en perpétuel un mystère, finalement. J'adore apprendre. Donc, quand je sens... Alors, bien... Je ne me dis pas tout de suite, je vais faire en sorte qu'il y a quand même un petit moment où forcément, enfin pas forcément pessimiste, mais quand je vois que quelqu'un sait faire quelque chose et que moi, je n'y ai pas pensé ou que je ne sais pas le faire, je vais être là en mode genre, au secours, je suis traînée, au secours. Et après, je vais me dire, bon, tu ne sais pas le faire là, mais si tu essayes de comprendre, peut-être qu'après, tu sauras le faire. Et donc, c'est là où je commence à enclencher, j'appuie sur le bouton en mode genre, essayer de comprendre. Et puis voilà, peut-être que je vais y arriver. Mais c'est en fait l'apprentissage perpétuel sur les outils. Et c'est pour ça que j'aime bien travailler avec les outils, parce que ça change vite. Regarde Notion, ils te sortent des fonctionnalités tous les trois mois. Tu viens à peine de comprendre comment marche un truc, ils te sortent un autre truc. Ils sont très réactifs, tu vois. Donc voilà. Oui, il y a un petit passage dans le mode, je m'apitoie un peu sur mon sort, parce que... C'est un peu l'illégitimité, je vais y arriver. Mais après, comme je suis très curieuse et j'adore apprendre, en général, après, ça passe et je me mets dessus.

  • Speaker #1

    Dans ce que tu dis, quelque part, la manière dont tu vas gérer, alors là, ce n'est pas forcément un fail, mais c'est quelque chose qui va venir gratter, c'est que ça vient d'une action, d'une prise de conscience, potentiellement d'un moment un peu down, de « est-ce que je vais y arriver ? » « Ça a l'air super compliqué, etc. » Mais surtout, tu repasses assez vite à l'action. de te dire je vais aller creuser, je vais aller chercher sur des forums, je vais me former, etc. Ou je mets dans ma wishlist parce que ça me paraît hyper important et que je vais voir si j'investis dessus pour me former. Mais ce que j'entends, c'est que tu passes assez vite à l'action et que tu ne restes pas dans le système de te morfondre en te disant ah là là, mais je n'y arriverai jamais, etc. En fait, assez vite, tu switches sur quelque chose de OK. Et donc, qu'est-ce qui se passe à partir de là, en fait ?

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors, assez vite, je ne dis pas qu'en trois jours, c'est fait. Il y a des fois, ça dépend. En fait, j'ai... Tout vient du fait que j'adore apprendre, en fait. J'adore comprendre, j'adore apprendre, j'adore découvrir des nouvelles choses. Donc, au bout d'un moment, il y a ma curiosité, tu vois, qui s'éveille en mode genre, bah, je ne sais pas le faire, mais go ! Si la personne, elle l'a fait, elle a forcément appris quelque part. Et voilà, quoi. Et donc, après, alors, pour le no-code, j'évite les formations parce qu'il y a beaucoup de formations sur le no-code. Et puis, si je devais acheter des formations sur tous les outils que... Je gère, c'est compliqué. Et en tant que ça, les formations sur des outils spécifiques, c'est très compliqué. Il faut vraiment que tu sois sûre que la personne, elle fasse des mises à jour très régulièrement. Oui,

  • Speaker #1

    parce que ça bouge tellement vite.

  • Speaker #0

    Mais je fais des recherches, Forum, la communauté de No Code France, il y a plein de... Même des fois, chaque GPT m'aide. Quand je suis sur le champ, je suis là, je n'arrive pas sur cette formule, je lui donne ma formule, j'explique ce que je veux, et des fois, il me dit, essaye ça, et j'essaye de comprendre, et voilà. Mais c'est ma curiosité, en fait, qui fait, et le fait que j'adore apprendre, en fait. Il fait que j'ai ce switch.

  • Speaker #1

    C'est ça qui te fait rebondir, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Heureusement, d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est trop bien. Mais je pense qu'on a tous un truc qui nous fait rebondir, tu vois. C'est juste de l'identifier, de se dire à un moment, c'est ça qui va me faire passer en mode de nouveau action. OK, j'ai suivi tout le processus, tu vois, de il fallait faire ça, je ne l'ai pas fait, ou ça s'est passé comme ça. J'ai la prise de conscience, je m'en rends compte. Et donc, qu'est-ce que je fais à partir de ça ? Mais c'est quelque part des éléments ou des informations. Et après, c'est ce qu'on fait des informations. Tu as des gens qui vont rester en mode, bon, j'ai cette information et j'en fais rien. Et là, toi, tu sais que tu es curieuse et que tu as quand même la soif d'apprendre. Et c'est ça qui, à chaque fois, va te relancer en te disant, OK, tu ne sais pas, apprends à le faire, en fait.

  • Speaker #0

    C'est ça. Mais du coup, c'est des montagnes russes perpétuelles, finalement. Voilà. Et en général, si je puis me permettre, le fait que... je me compare et je me sens un peu comme un pédicorne. C'est souvent quand déjà avant, je sens qu'au niveau, pas sentimental, mais dans ma tête, je sens qu'on arrive dans un creux.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    c'est rarement tout seul. Ça m'arrive souvent quand déjà j'ai un petit coup de mou. Et de toute manière, les coups de mou ça arrive, donc je laisse un peu... Je le ressens, je le prends pour moi, mais je sais qu'après la pluie, il y a le beau temps, donc ça va remonter forcément. Je touche du bois, encore une fois. Mais ça va inventer forcément au bout d'un moment.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Ça n'arrive jamais tout seul comme ça.

  • Speaker #1

    C'est peut-être un cumul de choses qui font que des fois, on va avoir tendance à... En fait, une même action ou une même info, si tu es déjà en bas, au bout du bout du rouleau, ça va paraître être un truc énorme. Alors que si c'est dans une période où ça va, des fois, on ne s'en rend même pas compte de cette information et ça va passer tout seul et ça ne va pas nous impacter plus que ça. Mais ce que tu dis, c'est intéressant aussi, je trouve. En fait, c'est un process, tout ça. et quand ça va pas, il y a forcément un moment où ça va aller. Et donc, le fait de se faire traverser par ça, de se rendre compte que ça va pas, des fois, on n'a pas toujours les clés tout de suite. Et moi, je sais que j'étais beaucoup une personne de action-réaction. Il y a un problème, il faut trouver la solution. Et quand j'ai commencé dans l'entrepreneuriat, j'étais comme ça, dès qu'il y avait un truc où c'était un peu coup de mouche, j'étais là, allez, vas-y, c'est quoi la solution, machin. Et en fait, il y a des moments où c'est bien aussi de laisser du temps, pas pour se morfondre et dire, ah là là, je suis au fond du trou, je me taille les veines, ça va pas du tout, tu vois. Mais pour se dire juste, OK, peut-être que ça me donne une indication. Il y a un truc qui ne va pas. Il y a un truc qui froisse un peu. Tu vois, il y a un truc qui peut-être que c'est justement au niveau des croyances, des peurs dont on parlait tout à l'heure. Il y a un truc qui n'est pas fluide comme ça devrait. Alors, ce n'est pas hyper confortable et ce n'est pas le meilleur moment de notre vie. Mais c'est aussi peut-être là pour une raison. Et donc, juste laisser le temps des fois et pas forcément tout de suite dans l'action de, OK, il y a un truc, vas-y, je réagis tout de suite. Parce que des fois, les réactions ou les solutions qu'on va trouver tout de suite ne sont pas forcément les bonnes. Et quand on disait tout à l'heure, le sujet va revenir ou on va se le reprendre dans la tronche, souvent, quand on réagit à chaud et qu'on est en mode action tout de suite, là, maintenant, la solution qui vient, ce n'est pas forcément la meilleure.

  • Speaker #0

    C'est ça, il faut laisser couler, en fait. Des fois, il faut juste se dire, là, je suis en Pantraide, là, dans la montagne russe. On laisse couler et ça ira mieux. Et on l'a dit, c'est toi qui l'as dit au tout début de l'épisode, Même si on se détache un peu de notre business, on ne se détache jamais entièrement. Il y a des fois où on va être un peu dans le coup de mou à cause du perso, soit à cause du perso où on est dedans, ou alors à cause d'un truc en dehors du business qui ne nous concernait pas. Mais voilà, je pense que des fois, quand tu as des sujets un peu politiques, quand tu as des sujets un peu dramatiques à la télé, il y en a certains, ça leur fout un coup de mou, alors qu'ils ne peuvent rien faire, à part peut-être aider. Enfin voilà... Et donc, des fois, il faut juste se laisser aller et attendre que d'en monter. Il n'y a que ça à faire parce qu'on n'a aucune prise sur certaines choses. On ne peut rien faire.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Et des fois, c'est juste bien d'identifier en effet ce sur quoi on a appris et puis ce sur quoi on n'a absolument pas. Zéro quel âge peut agir, donc potentiellement, il y a des actions à faire et puis il y a toute une partie où je ne peux pas. Donc, je peux essayer de m'exciter en essayant de trouver des solutions, mais de toute façon, si je ne peux pas agir... Et le cas de la politique était un très bon sujet, un très bon cas d'école, de concrètement, est-ce qu'on peut agir dessus ? Quel impact ça va avoir ? C'est aussi important de se demander si, en effet, on est au fond du saut, mais est-ce qu'il y a des choses qu'on peut faire ou pas, quelque part ?

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    En termes de retombées, tu disais, ton fail, forcément, il y a eu des retombées financières à ce fail-là de démarrage, et notamment d'aller chercher de la délégation, des formations, etc. Est-ce qu'il y a eu d'autres retombées pour ton business ?

  • Speaker #0

    Peut-être au niveau du temps, mais en fait, tout est légèrement lié finalement quand tu creuses au chiffre d'affaires, parce que si tu n'as plus de temps, tu ne peux plus faire un tri de CA. Donc tout est lié un peu finalement, on va dire en soum-soum avec le chiffre d'affaires. J'irais plus au niveau prise de confiance et confiance en soi, parce que quand tu dépenses, imaginons, 8000 balles dans de la formation, et qu'au final, tu te rends compte que ça ne t'a pas apporté grand-chose. Tu te dis, mais c'est 8 000 balles que j'aurais pu mettre autre part. C'est des heures de formation, parce que ce n'est pas comme une série Netflix, les formations. En tout cas, pour moi, non. C'est-à-dire que je les regarde un peu en série Netflix, mais après, je refais une des deux où je prends des notes. Donc, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Et je me dis, waouh, c'est du temps que j'aurais pu mettre autre part, soit pour des trucs perso, soit pour aller au ciné, ou carrément dans mon business. Enfin voilà, c'est aussi des retombées un petit peu néfastes, mais c'est toujours en rapport avec le chiffre d'affaires. C'est-à-dire que quand j'ai vu que j'avais beaucoup, quand je te dis beaucoup dépensé, plus que ce que j'avais gagné, j'ai commencé à prendre tout ce qu'on me proposait. Le problème de prendre tout ce qu'ils proposent parce qu'il y a la panique du « mince, j'ai peur, je ne fais pas rentrer le chiffre d'affaires, je vais aller vivre sous un pont avec les canards » , c'est qu'on accepte des choses. qui sont cool et beaucoup de choses aussi qui sont moins cool, et notamment des clients très relous, qui te fatiguent. Et au final, tu es là en mode genre, j'en peux plus. Et donc, en fait, tu repasses. Et en fait, c'est un peu le hamster qui se mord la queue finalement. Donc ça, je l'ai eu. C'est au moment de pivot, la création de site et les outils, où j'en pouvais plus, des clients un peu pénibles en création de site, parce que je prenais tout forcément. Fallait bien qu'on renflouille les caisses, donc n'importe quoi qui fassait, je le prenais. Et du coup, c'est à ce moment-là aussi le pivot. Je me suis dit, je ne veux plus faire de création de site, j'en suis écoeurée. Et du coup, j'ai fait le pivot des outils. Alors maintenant, je suis encore de la création de site, mais je choisis vraiment. J'ai la possibilité et le pouvoir de choisir vraiment les projets de création de site. Mais c'est surtout ça, en fait, c'est l'épuisement, de vouloir tout prendre, de vouloir contenter tout le monde. De dire, ben mince, cette semaine, j'ai déjà quatre clients, mais j'en ai un autre qui veut commencer là pour demain. C'est short, mais j'ai besoin d'argent, donc je vais travailler toute l'année. C'est épuisant.

  • Speaker #1

    Oui, clairement. Et après, c'est sûr que ça a des impacts. En fait, c'est la prise de décision. En fait, quand on n'est pas forcément déjà très bien, elle n'est pas forcément très bonne parce qu'elle ne se fait pas forcément sur les bons critères. Et en soi, le chiffre d'affaires, c'est un critère, mais ce n'est pas toujours le bon. Et en effet, on va avoir tendance à plus voir les autres critères. C'est-à-dire de se focusser la queue sur le chiffre d'affaires en disant « c'est ce que tu as dit, j'ai besoin de chiffres » . Mais par contre, les red flags à côté de « oui, mais ce client, il a l'air un peu relou, déjà dès le démarrage, mais ce n'est pas grave, je vais le faire quand même, oui, mais je n'ai pas le temps, ce que tu disais, je n'ai pas le temps, mais ce n'est pas grave, je le ferai la nuit, etc. » Tout ça, on l'ignore un peu parce que ça nous arrange bien à ce moment-là. De se dire « j'ai besoin d'argent, ça tombe bien, l'argent va rentrer » , mais en vrai, il n'y avait peut-être pas que ce critère-là. Il se trouve que c'est comme quand on ne va pas bien ou des gens qui seraient en dépression et tu dis pas de trop grosses décisions dans ta vie à ce moment-là, parce que ce n'est pas forcément là que tu es le plus frais pour décider. C'est exactement pareil dans ce que j'entends dans le business. De dire finalement les décisions que tu prends à ce moment-là et notamment le fait de prendre des clients sur des missions qui ne te plaisent pas forcément ou des typologies de clients qui ne te plaisent pas forcément, ça amplifie l'impact un peu foireux. de non seulement j'ai eu un fail, mais ça me fait prendre des décisions merdiques. Et après,

  • Speaker #0

    je suis pire encore qu'à l'origine. Et du coup, je m'en pose parce que je n'en peux plus. Parce que si je m'en pose, j'ai vraiment plus de ça pour le coup.

  • Speaker #1

    Donc en fait,

  • Speaker #0

    c'est un engrenage et ça n'en finit pas. Et c'est pour ça que tu le disais, je le disais aussi tout à l'heure, des fois, il faut souffler, laisser couler, je ne sais pas, peut-être une semaine. Alors pas quand il y a 10 clients à livrer cette semaine, bien évidemment. Après, les gens font ce qu'ils veulent, mais quand on voit que peut-être la semaine prochaine, c'est un peu plus mousse, adapter le planning, on a la possibilité en temps freelance de pouvoir adapter le planning. Alors je mets entre guillemets parce que vie de famille, les courses, il y a toujours des imprévus. On n'est pas 100% libre de son temps, mais on a quand même beaucoup plus de flexibilité, par exemple, qu'un salarié. Donc quand ça ne va pas, il faut en profiter. On a déjà du mal au niveau santé. retraite, tout ça,

  • Speaker #1

    autant profiter des avantages de pouvoir mettre en pause quand c'est en train de partir en cacahuète, de se dire hop là, stop, on arrête tout. On fait une petite pause et on voit après comment les choses se remettent dans le bon sens. C'est ça,

  • Speaker #0

    voir ailleurs. De temps en temps, voir ailleurs. Et ça, je l'ai fait. Pareil, passage à vide. En gros, passage à vide. Un moment, je n'en pouvais plus. Et donc, j'ai arrêté. Enfin, j'ai arrêté. Je n'ai pas tout stoppé, mais j'ai ralenti le rythme. Et à côté, j'ai fait une chaîne de stream de jeux vidéo avec du montage de vidéos. C'est la même chose que je faisais pour mon business, mais pour ma passion du jeu vidéo. Et en fait, le fait d'avoir autre chose aussi,

  • Speaker #1

    ça déporte aussi l'attention sur autre chose. Et du coup,

  • Speaker #0

    ça enlève déjà un poids de se dire, OK, j'ai d'autres centres d'intérêt. Je ne suis pas obligée de travailler 24 24 sur mon business. Mais ça permet dans le cerveau de penser à... autre chose parce que même si le soir on ferme l'ordi, en tout cas pour ma part, j'ai toujours ce truc derrière, genre alors demain, il y a quoi comme tâche ? Ah oui, il faut que j'aille envoyer un mail à Madame Trucmuche, il faut que je fasse aussi la déclaration, alors que le PC est fermé. On n'est jamais vraiment, on quitte jamais vraiment.

  • Speaker #1

    Non, la déconnexion, elle se fait pas comme ça. Malheureusement, pas comme un PC.

  • Speaker #0

    Ça s'apprend, mais c'est dur au début. Ouais, clairement.

  • Speaker #1

    Du coup, c'est ça que tu donnerais à quelqu'un comme conseil, quelqu'un qui s'apprête à commettre le même fail que toi. C'est à la fois de potentiellement essayer de prendre du recul, de déporter l'attention aussi sur autre chose qui fait du bien à côté. Est-ce que tu ferais d'autres choses en conseil ?

  • Speaker #0

    Pas se prendre le chou, entre guillemets, sur des choses où on ne peut rien faire. On a un lancement sur Zoom. Zoom a décidé de faire une maintenance. Leur ! On a une mastactation Zoom et une maintenance. Ça fait chier sur le moment. On est en panique parce qu'il y a peut-être 3000 personnes qui se sont... On trouve une solution, on envoie des emails. Il y a des choses où on n'a pas de prise. Et c'est moi qui dis ça. S'il y a des gens qui me connaissent, qui vont m'entendre, ils vont me dire... Mais il faut, au bout d'un moment, lâcher prise et se dire « Je n'ai pas la main mise sur ça, je ne peux rien faire. » Le seul truc que je peux faire, c'est voir comment est-ce que je peux contourner le problème à la limite ou comment faire autre chose. Mais voilà. Et un autre conseil aussi, c'est de ne pas... Alors ça, heureusement que je ne m'entends pas moi-même, mais il ne faut pas préchoter les problèmes avant qu'ils ne le viennent.

  • Speaker #1

    Les anticiper, en fait. On va anticiper les problèmes, c'est les vivre deux fois. Parce que je disais à mes équipes quand j'étais manager.

  • Speaker #0

    Moi, on me dit ça, ça, ça. Je suis déjà là en train de me dire, OK, mais si on ne fait pas ça, ça va faire ci. Si on ne fait pas ci, ça va faire ça. Et en fait, des fois, c'est vraiment se mettre de la pression, du stress pour rien. Il faut mieux prendre les problèmes tels qu'ils arrivent au fur et à mesure, en espérant qu'on n'en ait pas 12 millions non plus d'un coup. Mais voilà, chaque chose en son temps. Et en fait, il faut se poser parce que des fois, quand tu ne te poses pas... Tu veux essayer de tout faire en même temps, gérer le perso si t'es maman, donc les enfants, le mari, tout ça. Plus gérer les problèmes business, plus potentiellement organiser un truc. En fait, on a besoin d'un double avec des bras en forme de pieuvre, vraiment. Et l'être humain, au bout d'un moment, il n'en peut plus, même au niveau du cerveau. Et là, on est genre, hé !

  • Speaker #1

    On peut pas souffler un peu, s'il vous plaît ?

  • Speaker #0

    Laissez-moi vivre ! Donc voilà, ça serait ça, de se laisser... laisser couler, de se poser et pas forcément vouloir tout de suite remonter à cheval directement. Des fois, il faut faire une pause. Ouais, ça fait du bien.

  • Speaker #1

    Carrément. J'aime beaucoup cette idée et l'idée aussi de voir où est-ce qu'on a de l'impact ou pas. Je bosse beaucoup avec Maureen qui dit souvent qu'on n'est pas chirurgien cardio-thoracique. Alors oui, c'est chiant quand Zoom plante et qu'on avait prévu une masterclass, mais a priori, il n'y a pas de vie en jeu.

  • Speaker #0

    C'est ça.

  • Speaker #1

    Donc, des fois, c'est aussi remettre un peu les choses en perspective. Et ce n'est pas toujours facile quand on est au moment où ça plante et où c'est à cinq minutes de la connexion, je le sais, pour l'avoir aussi vécu. Mais parfois, c'est bien aussi de se rappeler que ça reste un business avec des fois des failles aussi et que les gens sont aussi en capacité de comprendre que des fois, ça plante et c'est comme ça et ça fait suer. Mais c'est la vie, quoi.

  • Speaker #0

    On est humain, donc les erreurs, c'est comme envoyer un mail sans le bon lien. C'est ça. Envoyer, mettre dans le mail le bisou. les gens,

  • Speaker #1

    personne n'est parfait en vrai ouais et puis personne n'est plus quelqu'un d'autre dis non, tu veux m'aimer bisous dans le mail ou alors c'est que peut-être c'était pas le bon client pour toi non plus s'il y a une over réaction à un truc d'ange peut-être que c'était juste pas la bonne personne avec qui bosser et que c'est bien de s'arrêter dans ces cas là aussi et peut-être que ça va faire prendre conscience que finalement

  • Speaker #0

    ce genre de personnes là j'ai pas envie de travailler avec eux donc On se perd, ils s'en vont. Je reste qu'avec des gens qui sont compréhensibles.

  • Speaker #1

    C'est ça, exactement. On va rester là-dessus, du coup. Toi qui nous écoutes, tu peux retrouver tous les liens pour joindre Camille sous la description de cet épisode. Si tu as aimé l'épisode d'aujourd'hui et que tu penses que ça peut aider ou inspirer quelqu'un, partage ça autour de toi, que ce soit en story, sur LinkedIn, au prochain Apéro avec tes voisins, où tu veux. Si tu as connu un fail, tu peux faire comme Camille et venir postuler dans le descriptif de cet épisode. Tu as le lien, comme ça, on te recontacte avec Gaëtan. et on enregistre l'épisode de Tuba ensemble. Merci beaucoup Camille d'être venue partager ton fail de début de démarrage d'activité, malgré la persévérance sur les deux premières années. Merci de ta transparence par rapport à ça.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi pour l'invitation et pour cet échange. C'était vraiment très bien, trop cool.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Merci Camille.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #1

    Merci pour ton écoute. Tu as aimé cet épisode ? Si tu veux promouvoir Tuba, la meilleure façon de le faire, c'est de laisser un avis 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Tu peux t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes et partager celui-ci avec d'autres entrepreneurs à qui il pourrait être utile. Si tu veux me faire un retour direct, retrouve les liens pour me contacter en description de l'épisode. On se retrouve la semaine prochaine !

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