Speaker #0Un micro allumé pour un tête-à-tête, ce soir sur les ondes c'est un Date Avec Kate. Eh, psst, avant de commencer ce nouvel épisode, j'aimerais t'inviter dans mon univers. J'ai créé un espace unique, où tu trouveras un soutien juste pour toi, du contenu toujours plus lumineux, et bien plus encore. Alors si tu es curieux, retrouve-moi sur cindy-kate.com A très vite et bon épisode ! Et bonjour à tous ! Donc je suis Kate, comme vous le savez, on n'est pas sur la première émission, bien au contraire, nous sommes sur le cinquième épisode d'un date avec Kate. Bienvenue à vous tous ! Donc comme vous le sentez, il y a la patate aujourd'hui et ça fait super plaisir. Pourquoi ? Eh bien vous êtes peut-être déjà au courant si vous me suivez sur mon Insta puisque maintenant je suis une Instagrammeuse du dimanche, ou plutôt du mercredi j'ai envie de dire. Aujourd'hui, émission exceptionnelle ! Émission qui ne durera pas non pas une heure, mais deux heures ! Wouhou ! Voilà, ça me met dans la joie de dingue, je suis tellement contente ! Donc je vais vous expliquer un petit peu le pourquoi du comment, c'est que j'avais beaucoup trop de choses à dire ! Donc comme d'habitude, je suis très pipelette, je tiens facilement les une heure d'émission, mais là, ça fait déjà un petit moment que je veux vous parler de regrets maternels, de maternité, de famille recomposée... tout le soin de soin. Donc je me suis dit, franchement, une heure, ça va être chaud patate, je pense pas que ça va passer. Sachant que, bah, il y a toujours une partie si vous avez remarqué dans l'émission où je raconte un peu les dernières nouveautés de la semaine. Bien que l'émission soit pas structurée, souvent c'est un peu ça, j'ai l'impression en tout cas. Je vous raconte des trucs que j'ai vécu et après ça part souvent sur des petites clés de bien-être tatitata. Donc là, bah, ça va pas faire exception aux émissions d'avant, ça va être le même procédé. C'est juste que Ouf, je me suis dit, il va y avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire. Donc, j'ai fait un peu l'avance, on va dire, j'ai anticipé ça. J'ai négocié avec les gérants de la 1337 en leur demandant, s'il vous plaît, est-ce que je peux faire deux heures d'émission à titre exceptionnel ? Et ils m'ont dit, oui Kate, tu peux à partir du moment où on n'a pas d'autres émissions derrière et que ça reste exceptionnel. Donc voilà, c'est la super nouvelle du jour. Franchement, je pensais... pas faire une émission de 2h mais visiblement j'ai je sais pas combien de commentaires dans mon cahier du bonheur où vous me mettez mais franchement les 1h je les ai pas vu passer quoi vraiment donc je me dis ça va être vraiment chouette de faire 2h prenez pas trop goût à ça non plus ça reste exceptionnel les amis mais voilà je me dis ça va être plutôt cool surtout si vous êtes emballé par ce sujet là Voilà donc ça c'était la première chose que je voulais vous dire. Au niveau du timing je sais pas si je vais réellement faire une émission qui va durer deux heures. Plus on peut pas parce qu'après il y a une autre émission derrière. Moins c'est possible j'en doute vu tout ce que j'ai à dire mais on sait jamais. Ce que j'ai fait c'est que là en ce moment, je sais pas vous mais moi je suis une ancienne contrôlante, ça veut dire que voilà j'aimais pas l'improviste, j'aimais bien que tout soit toujours cadré. tout sous contrôle, voilà je maîtrise etc etc et là j'ai envie un peu de lâcher ça parce que c'est épuisant et c'est contre nature, sachez-le, une fois on m'a dit il est beaucoup plus facile de s'écouter que de lutter, résister et vouloir en fait s'obstiner entre guillemets à vouloir tout maîtriser, tout contrôler ça nous fait perdre une énergie monstrueuse donc j'ai dit ok, très bien Seulement, mine de rien, vous ne le savez peut-être pas parce qu'il n'y a pas forcément une émission, mais lancer une émission de radio, ça nécessite quand même plusieurs compétences et notamment celle de gérer le timing. Surtout une émission comme la mienne. Autant les émissions où il y a des rubriques, bon ben c'est déjà un peu rodé, etc. Il est un peu plus difficile, si je puis dire, de déborder. Mais moi la mienne, c'est du feeling, c'est du blabla. Une fois que je suis lancée, vous l'avez vu. peut-être vous l'avez senti, j'en ai une qui me l'a dit, qui m'a dit « Tiens, on sent qu'à la fin, t'étais à fond et tout ! » Et des fois, je suis frustrée, mais de dingue, de me dire « Mince, ça fait déjà une heure, j'avais plein d'autres choses à dire ! » Donc là, je me dis, ça va être chouette, mais en même temps, j'ai pas envie de me reposer sur mes lauriers à me dire « Ouais, je suis là, je t'inquiète ! » Non, non, parce qu'à mon avis, avec tout ce que j'ai à dire, on peut carrément déborder. Donc j'ai voulu faire un petit jeu, je me dis, ça va être assez rigolo. J'ai lancé l'émission, j'ai normalement le chrono qui apparaît sur mon écran, donc je sais exactement où j'en suis pendant l'émission. Là, je ne vais pas regarder l'écran, il est à côté, je ne le vois pas. Et j'ai aussi mis un minuteur sur mon téléphone qui va sonner, donc au bout d'une heure et 55 minutes d'émission, parce que vraiment je ne peux pas me permettre de déborder, ne serait-ce que d'une minute sur l'émission d'après, sinon ça va faire un chevauchement. d'émission et ça va être un peu compliqué. Donc voilà en gros pour vous donner les petits détails sur cette émission exceptionnelle d'aujourd'hui. Donc ne soyez pas étonnés si vous entendez mon téléphone sonner, ce sera tout à fait normal. Et pareil si jamais on finit plus tôt, ça sera aussi normal mais c'est pas grave. J'ai fait un petit teasing comme quoi ça va durer deux heures donc on va bien voir, je me laisse porter et ça va le faire. Alors là j'ai pris des notes aujourd'hui parce que comme je vous le disais j'ai vraiment beaucoup de choses à dire. Donc le but c'est pas forcément de les dire dans le sens de ce que j'ai marqué sur ma feuille, c'est juste de ne rien oublier. Parce que c'est des sujets pour moi qui sont mais tellement conséquents et cruciaux que j'ai vraiment plein de choses à dire. Et en plus j'ai été chercher des témoignages aussi d'autres personnes, donc ça enrichit le podcast du jour, l'émission du jour. Avant d'attaquer, de débuter. Attention on n'attaque pas les amis, si on attaque c'est qu'on est sur la défensive, on est dans la violence. On évite toutes les formulations comme on l'a déjà dit. Les formulations du coup, en revanche, je sors des cependants à toutes les sauces maintenant. Cependant, et donc du coup, du coup, et on attaque, on évite aussi. Donc maintenant je remplace par on débute. Donc on débute l'émission, avant que j'oublie, par le résultat du jeu, j'ai envie de dire, je sais pas si c'est vraiment un jeu, mais de l'exercice des dix héros et des dix héroïnes. que je vous ai proposé la semaine dernière, où, pour rappel, je vous avais laissé un petit peu en suspense. Donc, vous ne saviez pas à quoi ça correspondait. Donc, pour ceux qui n'auraient pas écouté l'émission numéro 4, on va juste réexpliquer très rapidement. L'exercice proposé était de noter 10 personnes masculines qu'on admire et pourquoi, et 10 personnes féminines, et également avec les raisons qui font qu'on l'admire. Donc, le but... Une fois que vous avez fait cet exercice, et j'espère vraiment maintenant que je vais spoiler les résultats que vous l'avez fait, sinon tant pis pour vous, le but c'est de vous montrer que l'autre n'est qu'un miroir. Et donc ce que vous voyez chez l'autre, c'est quelque chose soit que vous possédez déjà, notamment au niveau des qualités, c'est quelque chose où vous êtes capable de l'avoir. Vous pouvez l'avoir à petite dose et vous ne vous en rendez pas vraiment compte. Vous pouvez l'avoir à haute dose. et pareil vous en avez pas vraiment conscience ou vous pouvez ne pas du tout l'avoir pour le moment mais c'est quelque chose si vous le voyez chez l'autre c'est que vous pouvez le développer chez vous aussi ou à l'inverse si vous voyez quelque chose alors là on est plus dans les défauts donc ça va pas coller dans cet exercice là mais si vous voyez quelqu'un qui va être de très et très égoïste par exemple vous le jugez en tout cas de très égoïste ça vous énerve etc il vient juste mettre en lumière le fait que vous vous n'êtes pas assez égoïste dans le sens où vous êtes peut-être sacrificiel par exemple et où vous auriez besoin de prendre des fois du temps pour vous donc égoïste dans le bon sens du terme j'entends donc voilà l'autre de toute façon il nous apprend toujours quelque chose toujours toujours toujours donc là vous allez pouvoir relire la liste que vous avez écrite et vous dire ah ouais mais en fait je suis ça mais c'est génial mais ça aussi mais c'est génial et donc à titre d'exemple et juste parce qu'il y a des... Des personnes, enfin ce que j'ai noté moi dans ma liste, ça date en début d'année, mais c'est des personnes qui pour moi sont très inspirantes. J'ai eu envie de vous partager ce que j'avais écrit, parce que peut-être ça vous intéresse, peut-être pas, mais bon tant pis, de toute façon vous n'êtes pas là pour le dire, donc je vous le dis quand même. En numéro 1 des hommes, c'était évident pour moi celui-là, je ne l'ai même pas cherché. C'est un monsieur qui est peut-être pas connu pour vous, je ne sais pas, qui s'appelle le facteur cheval. Donc je vous invite à regarder sur internet si jamais vous ne le connaissez pas. Le facteur cheval, c'est un facteur, comme son nom l'indique, avec un nom de famille qui s'appelle Cheval, jusque là rien d'atypique, qui a construit un palais idéal, donc son palais idéal. Dans sa tête en fait, il avait vraiment envie de construire un truc de fou dans son jardin. Et donc il s'est pas posé la question, il n'y a pas de permis de construire de patati de patata, c'était il y a super longtemps. Lui tout ce qu'il voyait c'est qu'il faisait sa tournée pour aller livrer le courrier, il voyait des super beaux cailloux par terre, il les ramassait, il les ramenait chez lui. Et hop, il s'est mis petit à petit à construire un palais. Et il a mis plus de 30 ans quand même à construire ce palais. Vous pouvez le visiter d'ailleurs, c'est dans une ville, si je ne dis pas de bêtises, ou un département, je ne sais plus. Je vous avoue que je n'ai pas beaucoup de compétences en géographie. Mais j'ai comme souvenir que c'est à Haute-Rive. Voilà, à Haute-Rive. Et on peut rentrer à l'intérieur du palais, donc il est vraiment grand. Et on peut rentrer aussi en haut, il y a un étage. Il est vraiment très atypique, avec 4 façades totalement différentes. Et donc j'avais mis le facteur cheval dans ma liste parce que pour moi je l'admire au niveau de sa créativité, il la met en avant et surtout en avant par-dessus tout en fait, c'est plus important pour lui, c'est son kiff et sa créativité au-delà du regard des autres. Et en fait elle est super intéressante cette visite à faire parce qu'il y a un petit musée aussi à côté. Si vous lisez les panneaux vous allez vite vous rendre compte en fait que ce monsieur cheval, et ben il était un peu moqué de tout le monde au village. Donc déjà il était un peu solitaire, il avait pas forcément d'amis. Et puis ben le peu de fois où les gens le voyaient en gros c'était presque, regarde-le se demeurer, il est en train de ramasser des cailloux quoi, c'est un teubé. C'était un peu ça dans l'idée hein. Bon je vous fais version 2025. Mais vous avez compris l'idée quoi. Et je me dis ça, mais waouh, le mec, pendant 30 ans, tout le monde s'est foutu de lui. Il s'en foutait, quoi. Lui, il était dans son délire, il était dans son kiff et il était heureux comme ça. Alors après, il y a le revers de la médaille. En l'occurrence, il a un peu négligé sa famille. Donc ça, bon, c'est un peu moins admirable. À mon sens, en tout cas. Mais je trouve que son état d'esprit face à ses projets, à sa construction, je trouve que c'est grandiose. Et personnellement, ça m'inspire vraiment, vraiment beaucoup. Voilà, ensuite, j'avais mis... Donc mon compagnon d'aujourd'hui, qui à l'époque n'était pas mon compagnon, c'est rigolo, je l'avais inscrit dans ma liste parce que lui il est toujours de bonne humeur et il est calme. Donc c'est quelque chose que j'admire, moi je suis quelqu'un qui n'est pas vraiment calme, je pense que pour ceux qui me connaissent ça va les faire rire. Je suis plutôt peu psy que calme moi, donc je trouve ça cool aussi des fois d'être posé un peu, d'être serein, chose que voilà j'ai pas trop l'habitude mais j'y travaille et ça va venir un jour ou l'autre. Si je le vois chez lui, c'est que je peux l'être. Donc c'est parfait. J'avais mis Rémi de Ratatouille. Vous savez, le rat qui fait la cuisine. J'adore ce Disney. De toute façon, j'ai mis 50 000 références Disney. Peut-être qu'on voit là les années 90. Parce qu'apparemment, les Disney ont plus marqué les années 90. J'ai mis lui parce qu'il était passionné et qu'il se donnait les moyens d'aller loin. J'ai mis Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes pour son humour. Clairement, son esprit d'aventure et sa liberté. C'est vraiment tout ce qui me résume. Donc ça, j'adore. J'ai mis numéro 4. Pour ceux qui connaissent, ils vont divergentes parce que le mec il est à tomber par terre quoi. Moi c'est totalement ma cam. Donc voilà, il est très très beau et puis je trouve que son personnage est en même temps fort et sensible. Donc j'aime bien aussi cette double facette. Et ça c'est chouette aussi dans le fait d'apprendre à s'aimer. Je rebondis un peu là-dessus parce que parfois on voit juste une facette de nous. Mais en fait toutes les facettes de nous sont jolies. Je crois qu'on en avait déjà parlé ou j'avais dû vous citer. La phrase de mon accompagnante à l'école de formation qui dit qu'il n'y a pas de moche couleur dans notre palette. Parce que je trouve ça assez sympa. Et finalement, lui, numéro 4, il montre qu'on peut être en même temps fort et en même temps sensible de compétences, de caractéristiques, de qualités qui souvent peuvent être mises en opposition. Donc je trouve ça chouette de montrer qu'en fait, non, on n'est pas juste ci ou ça. En fait, on peut être belle aujourd'hui et moche demain et c'est ok. En fait, on peut être tout à la fois. On peut être tout à la fois. Et je trouve ça super inspirant pour ma part. Qu'est-ce que j'ai mis d'autre ? J'ai mis mon ancien chef parce qu'il était très humain, très pédagogue, jamais dans le jugement, toujours dans l'efficience. J'ai mis mon meilleur ami actuel parce que c'est une personne qui a su se prendre en main, j'ai marqué, pour sa persévérance et qui n'a jamais baissé les bras. En fait, c'est une personne qui était en surpoids, en surpoids plus plus a priori. Moi je ne l'ai pas connu à cette période là, qui a traversé des... Des moments très très très difficiles dans sa vie, j'ose même pas en fait imaginer ce qu'il a traversé, les moqueries etc. Et aujourd'hui quand on le regarde c'est le mec, c'est le mec sur lequel on peut totalement se retourner dans la rue. Enfin moi je trouve qu'il est très très beau et voilà plus il avance dans la vie, plus il a confiance en lui et en tout cas il persévère tout le temps pour aller mieux. Jamais baisser les bras et tout donc franchement ça force le respect je trouve personnellement. J'ai mis qui dote ? J'ai mis John Café dans la ligne verte. Ah ça me donne envie de le regarder, tiens ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Parce qu'il est authentique et il est connecté à ses émotions et à l'univers. Tiens ça c'est sympa parce que c'est vrai que quand j'ai écrit ça, au tout début j'acceptais moins, je pense, j'accueillais moins mes émotions. Aujourd'hui maintenant c'est ok, je suis en plein milieu du restaurant et j'ai envie de pleurer, je vais pleurer en fait et c'est ok. Si j'ai envie de m'énerver dans un contexte où on n'est pas censé s'énerver, je vais m'énerver. Pas forcément déverser la colère sur les gens, parce que ce n'est pas le but, mais juste la laisser sortir. pour pas qu'elle m'empoisonne de l'intérieur en fait. Donc je trouve ça chouette que finalement j'avais déjà repéré à ce moment-là cette capacité-là. Et j'ai mis... J'ai mis n'importe quoi ! J'ai mis Stéphane Plaza. Je découvre en même temps que vous, j'avais pas été jusqu'à la fin de la liste, je vous avoue. Parce qu'elle est spontanée, naturelle, drôle et pas prise de tête. Voilà, et au niveau des filles, j'ai mis ma meilleure amie pour sa bienveillance et son altruisme, parce qu'elle est vraiment comme ça. J'ai mis Réponse. ma princesse Disney préférée parce qu'elle fait tout pour sa liberté alors on va voir justement quand on va aborder les sujets du bébé tatitata on va justement parler de liberté c'est quelque chose de très très fort en moi et je pense que si vous écoutez vous allez peut-être aussi avoir des phrases clés comme d'habitude qui résonneront peut-être pour vous donc réponse pour sa liberté et parce qu'elle ne respecte pas les règles qu'on lui impose mais oui merci elle est créative elle chante à espontané allez ben là on est dans quoi là on est dans le la société veut nous faire rentrer dans le moule et moi j'ai toujours été anti moule Moi, ça me fait beaucoup rire. Ok, je suis anti-moule, les amis. Bon, vous avez compris l'idée parce que vous avez le contexte. Mais sinon, je pense que pris à part, c'est vraiment un peu chelou. Donc, j'aime beaucoup cette partie-là. J'ai mis Sisu. Alors, Sisu peut être moins connu pour vous. C'est du Disney aussi. C'est le dragon dans Raya. Franchement, si vous n'avez jamais vu Raya, ça match pour tout le monde. Que ce soit les hommes, les femmes. Sisu est juste incroyablement drôle. Donc, moi, j'aime beaucoup rire. Donc ça c'est chouette, parce que je me dis putain si j'ai un quart d'humour de Sissou, alors c'est jackpot là, c'est jackpot les amis. J'ai mis Vanellope, on est toujours dans les Disney, donc là c'est Ralph, Ralph Lacasse, Les Mondes de Ralph, je crois que c'est ça le titre exact du Disney. Pourquoi ? Pour son franc-parler et pour sa volonté d'aventure. Donc ça c'est vraiment chouette aussi, mais pareil, avant j'avais pas trop de franc-parler, je restais un peu sur la réserve. Je pensais des choses mais je le disais pas, etc. Quand ça me dérangeait, bah voilà, je me taisais parce que... Bah parce que c'est comme ça qu'on a été éduqués. C'est comme ça qu'on a été éduqués, bah ça te plaît pas, c'est pareil en fait. T'as pas faim, bah tu manges en fait, tu la boucles et tu manges en fait. Donc bah ça c'est très ancré je pense dans beaucoup d'adultes qui ont subi ça enfant. Et bah finalement le franc-parler pour moi c'est pas dans le sens où je vais aller rentrer dans les gens comme ça et leur dire leur cas de vérité, non. Mais par contre, si ça me dérange, je serais capable de le dire. Ou typiquement, quelqu'un qui me doit des sous, j'aurais pas de gêne à ne pas lui réclamer. J'ai des amis qui sont comme ça. Si je leur dois des sous et que j'oublie, ils vont pas me le rappeler. Moi, direct, je vais dire par contre, tu me dois 10 balles. Donc quand je veux offrir, il n'y a pas de souci. Mais si c'est de l'argent qui m'est dû, c'est de l'argent qui m'est dû. Donc je vois pas en fait, il est où le mal de demander. Les bons comptes font les bons amis, comme on dit. Ensuite, j'ai mis celle-ci, elle est inspirante. J'ai mis une petite nénette de 28 ans qui force le respect de ouf parce qu'elle a monté sa boîte, alors je sais pas elle avait quel âge mais donc elle avait forcément moins de 28 ans. C'est évident mon cher Watson. Elle a monté sa boîte et en fait elle a acheté des bus, des school bus qu'elle a aménagé en camping-car. C'est notamment le voyage que je raconte en fait l'année dernière dans mon livre donc vous verrez quand il sera publié j'espère fin d'année. Je raconte ce voyage précisément et donc c'est sa société à elle, donc c'est la guide en fait de notre voyage et c'est une petite nénette impressionnante, impressionnante pour son âge, elle a peur de rien, elle est d'une sérénité mais incroyable, elle fait confiance à la vie, H24 et elle a des doutes comme tout le monde, comme vous, comme moi, voilà la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour elle. D'ailleurs là actuellement elle s'est séparée récemment etc donc elle a des doutes mais cependant elle vit super bien quoi. Je, franchement, je l'admire de ouf parce qu'on a l'impression que rien n'est grave quand on l'entend. Et je me dis, waouh, mais moi j'ai envie d'être comme ça aussi. J'ai envie de me dire, en fait, rien n'est grave. Et ça, on acquiert cette compétence-là quand on a réellement confiance en la vie. Même si vous n'avez pas confiance en vous, ayez confiance en la vie, c'est le plus important. La vie, c'est ce qu'elle fait et quoi qu'il nous arrive, on va rebondir. On a tous, comme je le disais dans les autres épisodes, on a tous eu des épreuves de vie, plus difficiles ou moins difficiles, peu importe, on n'est pas là déjà pour comparer. Et en fait, les épreuves de vie, elles nous ont forgées, mais surtout, elles ne nous ont pas tuées. Comme on dit, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Donc en fait, partant de ce constat-là, on devrait tout le temps se dire, ok, c'est bon en fait. Ouais, cette situation est un peu naze, j'ai perdu mon travail, j'ai perdu un membre de ma famille, j'ai fait ci, j'ai fait ça. Ok, c'est pas cool, mais en fait, on n'est pas morts, donc la vie continue. La vie continue, on fonce quoi. Donc voilà pour cette petite partie-là. J'ai mis qui d'autre ? J'ai mis une autre copine à moi pour la stabilité de son couple. Ça fait des années qu'elle est avec son mec et ça se passe ultra bien. J'ai mis Enid dans Mercredi parce qu'elle est pleine de couleurs. Et ça, je pense que vous l'avez compris si vous avez vu ma super tenue du mariage de la semaine dernière. J'aime beaucoup les couleurs. J'ai mis Katniss dans Hunger Games parce qu'elle a peur de rien. Elle se rebelle contre le monde. Bon bah là, ça recoupe exactement tous les épisodes au niveau de la peur, j'entends. ça recoupe un peu ce que j'ai déjà dit donc on va pas trop s'étaler là dessus j'ai mis Amélie Poulain parce que j'adore ce film clairement la meuf est totalement atypique elle vit ses émotions, on revient dans vivre ses émotions c'est rigolo son unicité, elle est remplie d'amour elle rayonne et elle fait rayonner et j'avoue Je trouve que ça c'est super super inspirant. Et enfin j'ai mis Ariana Grande parce que je la trouve magnifique. Voilà, donc je sais pas si cette partie là vous aura plu ou si c'était un peu pompeux de vous raconter. Mais bon c'est fait, donc on va pas revenir en arrière. Maintenant on va rentrer dans le vif du sujet ! Donc déjà je voulais vous raconter ce qui s'était passé cette semaine avec ma fille. Parce que justement ça va toucher à la notion de liberté dont on parlait tout à l'heure. Et cette notion de liberté ça va... forcément recoupé sur tout ce qui est grossesse, bébé etc etc en fait j'ai ma meilleure amie qui m'a proposé d'aller voir un spectacle humoristique la semaine dernière et de manger avec elle et donc là ma fille pour rappel qui n'a pas encore 9 ans mais qui les aura là prochainement elle s'est mise à pleurer elle s'est mise à pleurer et on sentait que vraiment c'était difficile mais maman je vais pas te voir Je lui dis oui, c'est histoire de deux heures chérie, je pense que tu peux t'en remettre, deux heures, en plus t'es avec ton beau-père, tu l'adores, ça va bien se passer quoi. Donc dans ma tête je me suis dit, allez elle me fait un caprice et ça m'agace. Et plus ça allait, plus elle pleurait. Et je me suis dit non, et j'ai senti une colère, mais une colère incroyable monter en moi. Je sais pas s'il y a des mamans qui m'écoutent et qui ont déjà vécu en fait cette situation là, mais vraiment ça m'a fait péter un câble. J'ai dû partir plus tôt. de la maison parce que je me suis dit j'avais envie de la fracasser je ne touche pas mes enfants qu'on soit bien d'accord s'il y a des gens qui m'écoutent non je suis juste une maman qui des fois en a marre de ses enfants et c'est ok en fait parce que les trois quarts des mamans sont comme ça faut arrêter de dire que la maternité c'est merveilleux on va y revenir aussi là dessus et à ce moment là clairement elle me sortait par les yeux donc je suis partie plus tôt et dans la voiture bichette la pauvre je l'ai insultée de tous les noms, nom d'oiseau mais je vous dis même pas certains noms qui limitent m'insulter moi voilà la insulte à trois mots je sais pas si vous voyez ce qui est ridicule mais c'est juste que j'étais tellement énervée que j'avais besoin en fait vraiment d'évacuer et à un moment j'ai mis sur pause et là je me suis dit mais attends pourquoi t'es énervée comme ça ? et c'est ça que je vous invite à faire à travers toutes les émotions c'est vous questionner dès que vous êtes face à une situation très énervante une situation conflictuelle une situation qui vous fait pleurer une situation qu'on juge désagréable Merci. Je me suis dit qu'est-ce qui te gêne autant ? Pourquoi tu réagis comme ça ? Regarde l'intensité de tes émotions Kate, qu'est-ce qui se joue là ? Qu'est-ce qui se passe ? Et j'ai mis un moment avant de capter. Je parlais toute seule dans ma voiture, comme une tarée, mais bon c'est pas grave ça. Oui bah elle m'énerve, elle fait ça pour me culpabiliser. Ok, j'ai dit bon il y a madame la culpabilité qui arrive, très bien. Astuce de culpabilité dont on a déjà parlé. Ok, est-ce que t'as sorti avec ta meilleure amie ? c'est fait volontairement pour faire du mal à ta fille non ok donc déjà la culpabilité on la balaye ok je me suis dit qu'est-ce qui se joue d'autre je creuse je creuse je creuse et à un moment ça a tilté en fait ce qui était en train de se jouer là c'est que c'est venu résonner en moi une Kate qui par le passé ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait donc c'est à dire qu'il y a eu des moments où j'ai voulu sortir avec mes copines et où la personne avec laquelle j'étais à ce moment là me faisait comprendre que je sortais trop avec mes amis, de son point de vue à lui, ce que je peux entendre, je ne suis pas lui, donc chacun son prisme. Seulement moi en fait c'était très perturbant parce que j'ai besoin d'une vie sociale avec mes amis et quand je les vois pas, au bout d'un moment je suis pas bien. Je pense d'ailleurs que c'est pour ça que la semaine dernière j'étais en mood un peu plus bas, ça faisait bien un gros mois que j'avais pas vu mes amis, c'est beaucoup trop. J'ai besoin de les voir minimum une fois par semaine, au moins un, alors comme j'en ai beaucoup, bah ça tourne. Mais je me suis dit ok en fait ça vient résonner ça. Donc si on prend au sens un peu plus large, ok Kate ça te rappelle quoi ? Ah ça te rappelle une privation de liberté. Parce qu'en fait à ce moment là, ce que je ressentais c'était que mon mec m'empêchait de faire la vie que je voulais. J'avais décidé de faire un truc et on m'empêchait. C'était une privation de liberté, comme si j'étais un enfant finalement. Et qu'on disait non tu sors pas, t'es puni, tu restes là. Et c'est exactement ça qui s'est joué quand elle m'a fait son caprice. Et je me suis dit, bon, en fait, elle n'y est pour rien à elle dans l'histoire. Quand je vous dis que l'autre n'est qu'un miroir de nous-mêmes, en fait, elle n'y est absolument pour rien à elle. Et le lendemain, j'ai discuté avec elle, et ce qui était magique, c'est que je lui ai demandé ce qui lui était passé par la tête. Je lui ai dit, j'ai eu besoin de comprendre, parce que moi, quand je ne comprends pas, je m'énerve. Et je lui ai dit, je ne comprends pas pourquoi tu t'es mis dans un état pareil, alors que je partais l'équivalent de deux heures après t'allais te coucher. Donc de toute façon, tu ne me voyais pas dans la nuit. Et que je te laissais en plus avec quelqu'un avec qui tu t'entends super bien et à la maison avec tes doudous, avec tout ce que tu as, toutes tes peluches, enfin tout ce que tu veux. Et au bout d'un moment elle a verbalisé, elle m'a dit j'avais peur que tu reviennes pas maman, j'avais peur que tu m'apportes. J'abandonne. J'avais peur de la séparation finalement. Et je pense qu'elle, elle a senti aussi, c'est venu mettre en lumière, c'est venu résonner pour elle au moment où on s'est séparé avec son papa. Donc, vous voyez tous ces sujets-là ? On va arriver justement au sujet du bébé, de la grossesse, etc. Donc c'est un sujet qui me tenait particulièrement à cœur parce que mon expérience est différente de la majorité des femmes. Et ce que j'ai vécu... C'est quelque chose de très très très impactant, de délicat, quelque chose surtout où beaucoup de femmes le vivent mais ne le disent pas parce qu'elles se sentent un petit peu jugées, elles se sentent à part, elles culpabilisent etc. Donc je vais vous raconter du début jusqu'à la fin, tout ce qui s'est passé pour ma grossesse, comment est venue l'envie, enfin voilà, tout ça tout ça. On va apprendre dans l'ordre. Donc j'étais avec mon compagnon depuis bien 3 ans facile. A l'époque ça se passait très bien, donc l'idée du bébé est arrivée sur le tapis. Déjà avec le recul je me dis est-ce que ce bébé c'est moi qui ai choisi de l'avoir ? Je sais pas. Honnêtement je pense que c'est la société qui fait que, parce qu'on est dans une société où c'est comme ça, tu grandis, tu dois avoir un CDI, tu dois te marier, tu dois avoir un enfant ou plusieurs et tu dois avoir une maison avec un chien. Voilà, voilà toutes les injonctions de la société. Seulement à l'époque, il y a 8-9 ans, j'étais pas celle que je suis aujourd'hui et j'avais pas vraiment conscience de ça parce que bah on n'en parlait pas je sais pas ou alors j'écoutais pas les bons les bons podcasts j'en sais rien mais dans ma tête c'était juste bah tout le monde a un enfant donc oui pourquoi pas avoir un enfant bah c'est ok je veux un enfant mais je me suis jamais projeté j'avais j'avais une copine à moi qui elle vraiment c'était son rêve absolu d'être maman c'était c'était vital crucial fin Elle, elle savait qu'elle ne ferait pas sa vie sans être maman. C'était impossible pour elle. C'était impensable quoi. Moi, je ne faisais pas partie de ces femmes-là. Mais en même temps, je ne faisais pas non plus partie des femmes qui... Ah non, je ne veux pas d'enfant. J'étais un peu entre les deux. Et quand je dis ça, je ne juge personne. Parce que je sais que c'est extrêmement difficile. J'ai une autre copine à moi qui vit ça en ce moment. Qui ne sait pas si elle veut un enfant ou pas. Et je me rends compte à quel point cette question, elle est vachement difficile. Est-ce que c'est la société, comme je le disais, qui vous incite à faire un enfant ou est-ce que réellement vous avez envie d'un enfant ? Et la question peut-être à se poser, en tout cas c'est ce que j'ai noté tout à l'heure, je me suis dit pourquoi on fait des enfants en fait ? Est-ce qu'on les fait pour nous ? Est-ce qu'on les fait pour eux ? Est-ce qu'on les fait pour rentrer dans le moule ? Est-ce qu'on les fait pour avoir du bonheur ? Je sais pas. En tout cas, quand on n'est pas maman, quand on n'a jamais été parent, il y a vraiment une barrière, un cap, il y a vraiment un changement de vie radical. Tout le monde le dit. C'est pas nouveau, je pense que vous le savez. Vous l'avez déjà entendu dans tous les sens à mon avis, que vous soyez parent ou pas. Avoir un enfant, ça change la vie. Certes, mais tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne s'imagine pas à quel point ça change la vie. Et personnellement, les parents qui disent « Avoir des enfants, c'est que du bonheur ! » J'ai envie de les claquer. J'ai envie de les claquer parce que c'est pas vrai en fait. Arrêtez de mettre des idées comme ça dans la tête des gens. Ce n'est pas vrai. Les enfants, ça confère un bonheur incroyable, un amour. Mais pfff... Il n'y a même pas les mots tellement c'est puissant leur amour. Quoi qu'on fasse, ils nous aimeront tout le temps de manière inconditionnelle. Vraiment, ce n'est pas pour ce qu'on fait mais c'est pour ce qu'on est. On peut être insupportable avec eux, mal leur parler, etc. Ils auront toujours de l'amour, en tout cas jusqu'à un certain âge, ils auront toujours de l'amour pour nous. Donc c'est vraiment magique. Cependant, c'est aussi des boules d'énergie qui sont énergivores de dingue, qui courent tout le temps, qui parlent tout le temps, qui crient tout le temps. qui pleurent régulièrement, qui font des caprices, qui ne mangent pas, qui ne mettent pas ses chaussures quand on leur dit, il faut jouer au perroquet, enfin bref, il y a quand même tout un paramètre aussi à côté qui fait un peu moins rêver. Donc si vous n'êtes pas patient comme moi, voilà, il faut aussi prendre ça en considération je pense. Mais bon bref, revenons-en à notre histoire. Donc moi à ce moment-là, on décide de faire un enfant. Bon très bien, j'étais dans un état d'esprit dans ma tête où je me disais, j'ai arrêté la pilule, bon. ça faisait dix ans que je prenais la pilule, j'avais entendu pas mal de copines qui me disaient il faut le temps que ton corps s'adapte patati patata, j'avais notamment une amie à moi qui a accouché, bien c'est rigolo, elle a accouché le jour où nous on a annoncé que j'étais enceinte donc vraiment il y a six mois d'écart à peu près entre son accouchement et le moment où nous on l'a annoncé en tout cas et elle, elle a mis deux ou trois ans je crois avant d'avoir sa fille, elle a fait vraiment, elle est passée par des étapes Moi je pourrais pas vous parler de ça parce que c'est pas mon expérience et de ce que j'ai vécu mais je pense que ça peut être très intéressant aussi. Elle est passée par toutes les fives etc. Là maintenant avec le recul je pense aussi à une personne qui est dans ma famille qui a mis plus de 8 ans à avoir sa fille. Je me dis c'est énorme en fait elle a... J'ai essayé de la faire à partir du moment où moi j'ai accouché. Donc là maintenant ça y est elle a une fille. Mais elle l'a eu pourquoi ? Parce qu'elle a lâché prise. Et elle est là, la clé c'est que moi à ce moment là, ma fille je l'ai eu au bout de 4 mois. Donc je l'ai eu très rapidement, ça compte, c'est rien du tout 4 mois. Je l'ai eu rapidement parce que j'étais dans un état d'esprit où je me disais bon si le bébé il vient tout de suite c'est cool. Mais si le bébé il vient plus tard c'est cool aussi parce que comme ça je pourrais continuer à manger des sushis. Elle avait mes petites habitudes, c'était sushi toutes les semaines et c'était immanquable. Donc dans ma tête en gros avec ou sans tout de suite à l'instant T c'était cool en fait. Même si le bébé venait dans un ou deux ans c'était pas grave. En gros c'était un peu ça mon état d'esprit et c'est pour ça je pense que ça matchait super super vite et que le bébé est arrivé sans traîner. Parce que si vous êtes dans une phase de votre vie où vous tentez de faire un enfant, je sais qu'on vous l'a déjà dit. Moi, ma meilleure amie m'a dit, ça m'énerve, ça m'irrite de dingue quand les gens me disent « Oui, mais il ne faut pas y penser. » Elle dit « Tu ne peux pas. » C'est celle que je vous disais qui avait vraiment, c'était vital pour elle de faire un enfant. Elle a peiné à le faire, mais parce qu'elle y pensait tout le temps. Mais elle me dit « Tu ne peux pas, quand c'est le rêve de toute ta vie, tu ne peux pas à chaque rapport ne pas y penser. » C'est impossible en fait, c'est impossible. Et là, donc pour la personne de ma famille qui a mis 8 ans, elle, je pense que pareil, elle a dû y penser, Et le bébé est arrivé au moment où vraiment... Ils se sont résignés en se disant, bah c'est pas grave, ça sera pas fait pour nous la parentalité, on fera une vie sans enfants et puis c'est comme ça. Et en fait à partir du moment où réellement ils ont lâché, le bébé est arrivé. Seulement ils avaient tellement lâché que quand le bébé est arrivé, elle m'a dit mais c'est limite on n'en voulait plus en fait. On s'était tellement conditionné dans notre tête à se dire on n'aura pas d'enfant que quand le bébé est arrivé ça a été un choc, vraiment. Et on s'est posé des questions quoi, on s'est dit qu'est-ce qu'on fait ? Donc je me dis le pouvoir de la pensée mais c'était incroyable. Donc voilà sur la partie vouloir des enfants, j'ai quelqu'un qui m'a dit, celle que je vous disais aussi tout à l'heure, j'aime pas dire les prénoms parce que je respecte la vie privée de mes amis, donc je suis désolée, ça sera tout le temps elle, celle, une amie, mais bon, je pense qu'elles se reconnaîtront quand elles écouteront. Celle qui sait pas si elle veut des enfants ou pas, j'aimerais être là pour vous conseiller que ce soit elle ou que ce soit les autres personnes qui sont dans ce cas là. Maintenant... J'espère que le témoignage que je vais vous apporter va vous aider mais on ne peut pas faire les choix à votre place. Et je me suis posé aussi la question qu'est-ce qu'on regretterait le plus ? Est-ce qu'on regretterait le plus d'avoir un enfant ou est-ce qu'on regretterait le plus de ne pas avoir d'enfant ? Cette question est peut-être intéressante à vous poser. Voilà, donc ça c'était une petite aparté pour celles qui se posent des questions. Pour en revenir donc à mon cas, voilà je tombe enceinte. Je vis une grossesse incroyable. honnêtement je souhaite à toutes les femmes qui écoutent ce podcast et à toutes les femmes des hommes qui écoutent ce podcast d'avoir une grossesse comme ça parce que franchement rien à dire ok j'avais quelques remontées acides j'avais un petit peu mal au dos mais sinon le reste j'ai eu une contraction en tout et pour tout de ma grossesse et moi je pétais le feu je suis partie à un mariage, j'étais enceinte au Portugal un mariage quand même donc j'ai pris l'avion j'étais enceinte de 8 mois incroyable je partais faire du shopping pendant 3-4 heures j'avais ma copine celle qui a accouché six mois avant qui me disait mais je sais pas comment tu fais moi j'avais tout le temps envie de faire pipi en fait fin puis j'avais mal au dos au bout d'un moment j'en pouvais plus que je pouvais pas tenir quatre heures de shopping moi j'avais l'impression que j'étais plus ou moins la même c'est juste que ben voilà j'avais j'avais un ventre un peu plus gros quoi c'était un peu ça et j'avais quelques petits désagréments par ci par là mais c'était largement supportable Par contre au niveau de mon caractère c'était rigolo Ça, on ne le sait pas forcément quand on n'a jamais eu d'enfant. Sachez-le, pour toutes les futures mamans peut-être, le caractère, les hormones en fait, et le changement que ça occure en nous, ça nous fait avoir un caractère totalement différent. Pour ma part en tout cas, j'étais rentre-dedans. Ah, c'était, on me cherchait, mais alors je démarrais au quart de tour, rien ne pouvait m'arrêter, je sentais presque la maman lionne qui était déjà là quoi. Le bébé était dans mon ventre, il n'était pas sorti. Mais alors vraiment, c'était d'une puissance. incroyable alors après c'était presque même agressive mais vraiment je me sentais forte quoi je me sentais au taquet moi qui ai toujours été entre guillemets à l'époque en tout cas une petite chose un peu fragile qui osait pas s'affirmer privée de liberté etc ben là je me sentais vraiment bien donc ça c'était super chouette ensuite au niveau de mon accouchement j'ai eu beaucoup de chance enfin j'ai eu de la chance je sais pas mais en gros ma fille elle était assise dans mon ventre et donc ben Quand il se passe ça, il faut qu'il se mette en place, bien sûr, le bébé pour accoucher. Et moi, elle ne voulait pas la chépille. Donc, on m'a proposé de faire ce qu'on appelle la version. La version, donc, c'est on va à l'hôpital et en théorie, les médecins, les infirmières, les sages-femmes, je ne sais pas trop qui c'est, appuient fort sur votre... votre ventre pour tourner le bébé pour l'obliger en fait à se mettre la tête en bas et je me suis dit bon bah pourquoi pas avec le recul il y en a plein qui m'ont dit mais t'es taré il faut pas faire ça attend c'est super c'est super traumatisant pour le bébé en fait t'imagines on le pousse on l'oblige et tout etc s'il se met dans cette position là c'est qu'il y a une raison bon le jour j'y suis allé donc ils font un monitoring pour vérifier que c'est ok et là donc il m'annonce écoutez madame, on pense qu'elle a le cordon autour du cou. Donc, ça peut présenter un risque. Si on tourne dans le bon sens, c'est cool, ça va dénouer le cordon. Si on tourne dans le mauvais sens, je ne vous fais pas un dessin. Bien évidemment, je pense que n'importe quelle maman aurait réagi comme moi. Il était juste hors des questions de prendre ce risque-là. Donc, j'ai dit non, non. On abandonne tous, pas grave. Là, j'entends quelqu'un qui me dit Ah oui, t'inquiète, j'ai une technique pour toi. Fais de l'acupuncture. Oui, oui, ça fait tourner le bébé et tout. Bon, vas-y, ok, très bien. Je vais faire l'acupuncture. Oh les amis je vous le dis, si vous êtes enceinte pardon je vais casser votre délire les mamans, si vous êtes dans ce cas là mais c'était l'un des pires moments de ma vie je crois. Déjà ils enfoncent les aiguilles d'acupuncture dans le dernier petit orteil. Vous savez celui qui se cogne tout le temps sur le pied du lit, celui-là même là. Donc celui-là il morfe déjà assez dans sa vie, non là on vient lui enfoncer une super aiguille. Donc déjà là on douille, premier petit coup. Et comme si ça ne suffisait pas parce que la vie des fois, elle est drôle. Et que franchement, ce n'était pas assez de douleur à ce moment-là. La nana de l'acupuncture, elle m'a sorti un briquet. Et là, elle s'est mise à faire chauffer l'aiguille. Et elle me dit gentiment, quand ça chauffe trop, vous le dites, je passe de l'autre côté sur l'autre orteil. Donc ça me cramait littéralement l'orteil. Je ne vous explique même pas la douleur de malade que j'ai eu. Et tout ça pourquoi ? Je vous le donne en mille. Roulement. Attendez, je vous fais un petit roulement de tambour. Bon, c'est fait à l'arrache chez moi. Roulement de tambour. Rien du tout. Parce qu'elle ne sait pas tourner, la chipie. Voilà, voilà. Donc, ben, césarienne. Pas le choix. Enfin, pas le choix. Si, il y a toujours le choix. En soi, il y a toujours le choix. Mais j'ai regardé la sage-femme. J'ai dit, alors, option 1. Je choisis la césarienne. Donc, je sais exactement quand est-ce que j'accouche. Il n'y a aucune surprise, je vous rappelle que je suis une ancienne contrôlante. Aucune surprise, je sais tout et ça dure une heure. J'ai juste quelques points, ok, très bien. Sous la culotte de maillot de bain, ça ne se voit pas, d'accord, ok. Option 2, je prends le risque qu'elle meure, d'être déchirée dans tous les sens, et en plus de subir une césarienne d'urgence, donc d'avoir aussi la même cicatrice en haut. Oui, voilà, c'est ça madame. Oui, bon, on va prendre l'option 1, je pense que c'est bien, c'est bien ça. Donc, il y en a plein qui m'ont dit Ah mais t'as pas accouché par voix basse, tu sais pas ce que ça fait Quand même, moi j'avais besoin de sentir ce côté animal Bon, je respecte, chacun fait ce qu'il veut Mais alors pour une contrôlante comme moi, c'était royal Honnêtement, si vous devez accoucher par césarienne Mais là j'ai presque envie de dire si j'ai un futur enfant Mais je vais pleurer pour avoir une césarienne Vraiment, je vais faire un caprice comme les enfants Comme ma fille l'autre jour Ça va être stylé Franchement c'était mais magique. Déjà j'ai choisi son jour. Moi je trouve ça juste incroyable. Elle arrive la nana puis elle fait alors c'est ça rien de programmé ? On la met au 26 c'est bon pour vous ? Je la regarde je fais ben moi je suis née un 27. Alors même si c'est pas le même mois j'aimerais bien qu'elle soit née un 27 aussi comme moi. Et elle m'a regardé genre je lui dis c'est possible ou pas ? Elle me dit je vais voir s'il y a de la place dans l'agenda et je reviens. Oui madame. Et ben il y avait de la place. Donc je suis tellement fière de me dire que ma fille elle est du 27 comme moi. En fait, c'est bête, mais qui en tant que maman peut se vanter d'avoir choisi la date de naissance de sa fille ? Donc après, bon, je suis allée un peu à l'encontre de l'univers. Maintenant, je m'en rends compte, mais c'est pas grave. Je suis quand même super fière d'avoir choisi sa date. Et puis, le jour J, c'était très drôle aussi. J'ai très envie de vous partager ça. J'avais qu'une envie, c'était que son père vienne parce que je voulais voir l'émotion dans ses yeux. Son père, c'est vraiment... En tout cas, à l'époque... Il a un coeur, il a de la sensibilité etc. Mais c'est quand même le macho. Comme je vous ai dit c'était un peu le mec bagarreur etc. Donc il était là quoi, il était en place. C'était un mec quoi, un bonhomme entre guillemets. Donc il pleurait pas souvent par exemple. Moi j'ai quelqu'un qui est très sensible. Quand les hommes pleurent je trouve que c'est émouvant en fait. Parce que ça montre leur émotion, leur sensibilité, leur authenticité. Là il pleurait pas souvent. Donc je me suis dit c'est la naissance de sa fille quand même. Ça va être cool aussi de voir ses émotions. Ah oui mais... Je vous ai pas raconté l'annonce ? Bon, on fait une petite aparté. On fait une petite aparté parce que c'était drôle quand même. Pour annoncer le... le bébé donc ben comme on essayait j'avais pas trop envie de lui offrir un cadeau ou de lui dire j'ai un truc à dire ça paraissait totalement logique que ça allait être je suis enceinte je me suis dit il faut un truc vraiment qu'il le surprenne faut un truc où ils s'y attendent pas donc j'avais un peu creusé la question et je m'étais dit je vais faire une super grosse carte donc sur un carton rouge rouge flamboyant en forme de coeur que j'avais découpé avec marqué tu vas être content tu vas être papa et j'ai dit il faut cacher cette carte dans un endroit où vraiment ça le surprenne le frigo, bah non un peu moyen la penderie, ça oblige à attendre demain là il était au travail à ce moment là je me suis dit je vais les cacher dans le moteur de ma voiture et comme il travaillait en tant que mécanicien je me suis dit il va pouvoir en fait regarder dans le capot et là il va vraiment pas s'y attendre donc je cache ma carte j'ai été fière comme pas deux J'essayais de pas rigoler et de rester quand même sérieuse. Et il arrive et puis je lui dis bah il faut que tu regardes ma voiture parce qu'elle marche pas. Comment ça elle marche pas ? Je lui dis bah elle démarre pas, je sais pas ce qu'elle a, elle démarre pas. Il dit bon d'accord, j'irai tout à l'heure. Je lui dis ah tu peux pas aller tout de suite et tout. Donc j'insiste un peu, il fait bon d'accord. Donc là on s'entendait presque que ça le saoulait. Je peux comprendre, il revenait de sa journée de travail, je l'agressais direct en sortant du travail. Merci d'aller faire ça. Il n'a même pas le temps de se poser ni de se changer. Donc je peux comprendre. Bon je l'oblige à sortir dehors. Là il prend les clés et il commence à se mettre derrière le volant. Et là panique à bord. Moi j'avais pas du tout percuté ça. Je lui dis mais qu'est-ce que tu fais ? Il me dit bah je vais mettre le moteur pour voir si ça marche pas. J'ai dit non mais ça marche pas je t'ai dit que ça démarrait pas. Il me dit bah je peux quand même essayer. Et là je le regarde je fais je t'ai dit que ça démarre pas. En serrant les dents. Il me fait mais attends tu vas pas m'apprendre mon métier quand même. Il dit je sais ce que je dois faire. Donc là ça commençait à s'échauffer plus Quand je vous dis que l'annonce elle était drôle quand même. On était pas du tout dans l'amour et la surveillance. Mais bon bref, et après, je réussis à négocier, à lui dire, je suis sûre que c'est dans le moteur, ouvre le capot et après tu pourras allumer si tu veux, je te demande juste d'ouvrir le capot, de regarder à l'intérieur et après tu pourras démarrer le moteur. Il finit par céder en disant, bon vas-y c'est bon, elle me casse les pieds donc on va le faire. Donc il ouvre le moteur et là, je regarde sa tête, déjà il a mis 10 plombs avant de percuter qu'il y avait une carte, pourtant elle était grosse. Et là il prend la carte mais je... mais j'imagine tellement mais si ça avait été moi je pense que j'aurais réagi exactement pareil mais il est une il était tellement vénère qui pouvait pas passer en fait comme les enfants les enfants ils ont une faculté incroyable de passer du rire aux larmes de la colère à autre chose quoi mais là c'est pas possible enfin en tout cas les adultes c'est plus compliqué il y en a qui arrivent mais c'est plus compliqué donc là il a regardé la carte il la lit il me regarde mais genre zéro smile rien Et après quand même ça percute au bout de quelques secondes, il me dit c'est vrai ? Je dis bah oui. Et là après quand même il était content. Mais je me suis dit oh la la la pire annonce du monde. Donc voilà, ne faites pas ça mesdames, franchement faites des annonces un peu plus sympas. Je vous donne une annonce qui a super bien marché si jamais vous êtes dans ce cas de figure là. J'ai pris un oeuf, c'était pour mon petit frère, pour lui annoncer qu'il allait être parrain. J'ai pris un oeuf, je l'ai percé en dessous, j'ai enlevé l'oeuf à l'intérieur. Je ne me souviens plus par quel miracle ça marche mais il y a une technique sur internet qui fait ça. Qui fait un petit trou et ça enlève l'oeuf à l'intérieur. Donc il ne restait que la coquille. On l'a peint avec monsieur en mignon. Avec donc voilà les petits yeux tatitata là jaune et bleu. Et quand je l'ai offert à mon frère j'avais glissé un mot à l'intérieur. Et c'était magique cette annonce par contre. Parce que donc déjà il a cassé l'oeuf. Parce que bah pour voir... pour pouvoir voir le mot il était obligé de le casser il l'a cassé d'une manière mais c'était trop stylé il a mis un petit coup de couteau et ça a cassé juste au niveau en fait de la ceinture du mignon donc en deux ça a cassé l'oeuf juste en deux il n'y avait pas cinquante mille coquilles partout donc on l'avait gardé pendant longtemps l'oeuf maintenant on l'a plus mais j'ai la vidéo en tout cas et c'était vraiment ultra stylé et là il trouve le mot et il lit le mot mais il était super concentré il s'attendait tellement pas à ce que je sois enceinte et là il venait d'acheter sa nouvelle moto ça toute première moto et j'avais marqué tu n'as pas intérêt à te tuer car tu vas être et donc au départ il y fait tu n'as pas intérêt à te tuer car tu vas être tonton on a senti l'intonation monter à la fin et là il commençait à être ému et là je l'achève en lui disant est-ce que tu veux être le parrain et là ribambelle de pleurs ma mère pleurait moi aussi lui aussi enfin bref c'était super beau comme moment c'était la meilleure annonce qu'on ait faite c'était celle-ci quoi. Donc voilà, c'était pas l'annonce du papa, c'était l'annonce du parrain mais c'était quand même chouette. Bon bref, c'était une aparté pour l'annonce, pour vous donner des petites idées si jamais vous avez des copines à vous qui sont enceintes, qui savent pas comment l'annoncer ou quoi, des trucs qui marchent et qui marchent pas, peut-être ça vous aura inspiré ou à défaut ça vous aura inspiré. Ça va faire rire, j'espère en tout cas. Revenons-en à nos moutons. Donc là, on en était, si je ne dis pas de bêtises, à l'accouchement. Et donc, j'avais très envie que le papa assiste à l'accouchement pour voir l'émotion dans ses yeux. Sachez mesdames que si vous accouchez par césarienne, ça dépend du chirurgien. Donc le chirurgien, des fois, laisse passer le papa et d'autres fois, non. Moi, j'ai eu énormément de chance, puisqu'il était de bonne humeur. Il a dit c'est ok pour que le papa rentre. J'ai dit super. Donc césarienne, pour ma part, parce qu'apparemment, elle ne se passe pas toute pareille. J'avais un rideau qui s'est placé en fait entre ma poitrine et mon ventre, juste sous ma poitrine. Un grand rideau bleu, donc moi je voyais rien, littéralement. Mon compagnon donc était à côté de moi. Si vraiment il tendait la tête en arrière, il aurait pu voir. Mais bon, on lui avait bien fait comprendre que c'était assez gore et qu'il fallait pas regarder. Donc le but c'est pas ça en fait. Et donc je suis arrivée, d'abord ils m'ont injecté un produit. Alors j'admets que le produit par contre, je sais pas si j'ai fait une allergie au produit ou je ne sais quoi. mais ça m'a donné un mal de tête mais incroyable et ça montait ça montait ça montait ça montait donc j'ai vite stressé je leur ai dit et immédiatement derrière elles m'ont réinjecté autre chose donc je me suis dit bon bah voilà peut-être que c'était vraiment un truc que j'ai pas supporté j'en sais rien mais sinon donc ça m'a anesthésié tout le bas du corps donc en fait en haut j'étais consciente il n'y avait pas de problématique là dessus en bas je sentais rien j'avais pas de douleur ni rien je sentais juste en fait qu'il se passait quelque chose dans mon corps comme si Comme si quelqu'un me poussait un peu les jambes par exemple. Mais ça ne faisait pas mal en fait. Je sentais juste que mon corps était en mouvement. En fait c'est plus ça. C'est difficile à décrire. Mais bon, ce n'est pas douloureux. Donc c'est juste l'essentiel. À part la grosse piqûre dans le dos. Je crois que c'est la même que pour la péridurale il me semble. Mais bon, peut-être que je dis des bêtises. Je ne suis pas sage-femme et compagnie. Mais bon, donc l'accouchement se fait. Il se fait super vite. Franchement je pense qu'en 45 minutes c'était plié et dans les 45 minutes je vous compte le temps de toutes les piqûres et compagnie. Voilà là le bébé sort et en fait il ne pleure pas et ils amènent ma fille très très loin très très vite dans une autre pièce. Et moi ça je le vois pas mais mon compagnon était à côté donc lui il a vu. Finalement après elle réussit à tousser je pense pour sortir le liquide amniotique qui était resté dans les bronches. Il nous la ramène et là alors que je voulais absolument voir la réaction du papa. Il n'existait plus dans ma tête. Avis à vous, mesdames. Plus rien n'existe. Seul votre bébé et vous-même comptez à ce moment-là. J'ai été bien incapable de savoir s'il avait versé sa larme. Je ne l'ai pas regardé de tout le long. J'ai fait un caprice pour qu'il vienne, tout ça pour ça. Mais ridicule. Mais bon, ça me fait tellement rire maintenant. Donc voilà, mieux vaut le prendre comme ça et puis raconter cette anecdote. Et donc après, finalement, ma fille était dans les bras. Et là ma première pensée ça a été du soulagement. Elle est en vie, je suis en vie, tout va bien. Et là c'était cool. Donc ensuite je pars en salle de réveil. Ma fille était avec son papa. Il m'explique qu'ils vont faire du pot à pot et que moi je peux dormir. Et qu'elle sera bien prise en main et qu'il n'y aura pas de problématique. Très bien. Donc à ce moment là encore tout allait. A ce moment là je l'avais vu finalement ma fille. 5 minutes en tout et pour tout. Et ce que j'avais ressenti c'était juste du soulagement de me dire on est tout en vie en fait. Et elle et moi. Toutes les deux, on est vivantes et on va bien, on a tous nos membres, il n'y a pas eu de complications ou de choses comme ça. C'est surtout ça qui m'importait. Et puis je reviens dans la chambre. Et en fait, ce que je ne vous ai pas dit aussi, c'est que toute ma grossesse, c'était quand même un bébé désiré. Comme je vous ai dit, même si la motivation, l'intention derrière la motivation, je ne sais pas, c'était peut-être à cause ou grâce à la société, peu importe. C'était quand même un... Voilà, ce n'était pas un accident. C'est ça que je veux dire, ce n'était pas un accident. Et toute la grossesse, j'ai ressenti un amour incroyable pour elle. Quand elle était dans mon ventre, je lui parlais tout le temps, je touchais tout le temps mon ventre. Vraiment, j'avais hâte qu'elle arrive. J'avais déjà tout imaginé dans ma tête. Oui, d'ailleurs, je fais une aparté. En fait, j'avais marqué sur un cahier, j'avais marqué ma fille, elle sera comme ça. Et j'avais mis tout plein de qualités. Et j'avais aussi mis des défauts parce que je ne suis pas débile. Dans la marmite, on met aussi des défauts, on en a tous. Donc j'avais mis, elle aura les cheveux bouclés, elle sera brune, elle sera têtue, elle sera capricieuse. J'aurais pas dû mettre ça. Elle sera intelligente, elle sera drôle, elle sera gentille. Enfin voilà, j'avais mis plein plein plein de choses. Et en fait maintenant avec le recul, quand je la regarde, je me dis mais waouh ! J'ai déjà relu cette liste. Il n'y a rien qu'elle n'a pas. Elle a littéralement tout tout tout ce que j'avais marqué. Et en fait là, je vais vous donner une petite clé de bonheur. ça fait une petite pince justement, c'est très bien, ça fait une petite aparté parmi tout le discours de ma vie. En fait, quand vous faites un vœu à l'univers, il ne faut jamais dire je veux, il faut dire j'ai ou je suis, etc. Et là, j'avais littéralement marqué ma fille sera de point. Et je l'imaginais, je faisais une technique vraiment de visualisation comme ça. Et en fait pour moi c'était, je sais pas comment dire, dans mon mood c'était même pas une demande, c'était évident. C'était presque comme si j'étais devin et je le savais, elle allait être comme ça et c'était comme ça et point, et c'était pas autrement en fait. Y'avait pas d'autres options possibles. Et quand je l'ai noté, vu qu'à ce moment là j'avais pas conscience qu'on pouvait faire des vœux à l'univers etc. Et j'étais pas du tout éveillée, j'étais très terre à terre, enfin tout ça en fait. tous les discours que je vous tiens là depuis le début des émissions, tout ça je connaissais pas j'étais vraiment à l'opposé de tout ça et je pense que c'est ça qui a marché, si aujourd'hui par exemple je devais refaire la même chose je suis sûre qu'en écrivant je me dirais ouais bon c'est un vœu imagine ça marche pas, peut-être que l'univers il va sentir que je suis pas trop à fond bon mais vas-y je vais me mettre à fond et là je me poserai plein de questions et vu qu'il y aurait un intérêt un réel intérêt il y aurait de l'enjeu entre guillemets, une attente Et donc il y a fort à parier que ça ne marcherait pas. Là je l'ai fait et ça a marché parce qu'il y avait le total lâcher prise. Dont on parlait un petit peu tout à l'heure comme pour la grossesse quand on a envie d'avoir un enfant. Vraiment c'était presque un jeu pour moi. C'était juste je le marque, ça me fait rêver et puis c'est cool. Point quoi. Même si elle avait été l'opposé ça aurait été ok en fait. Mais voilà donc je trouve ça rigolo parce que en tout cas dans son comportement maintenant qu'elle est un peu plus grande etc. Et dans son aspect physique, les cheveux bouclés, longs. C'est ce qu'elle a tout de suite en fait. Et donc on revient au jour de l'accouchement. La salle de réveil, je me réveille. Bon on finit par m'amener en haut. Et c'est là où tout bascule. Donc pour l'instant on est d'accord, je vous ai quand même vendu une grossesse magnifique. Un bébé qui est conçu très rapidement. Vraiment tout parfait. Un accouchement mais aux petits oignons les amis. Bah il y a un hic. Parce que comme dans toute histoire, il y a tout le temps un mais. Et c'est là que ça se corse. Et c'est là que ça va devenir très... intéressant et c'est là surtout que j'ai envie de délier ma langue. Donc avant que je vous explique vraiment dans les détails ce qui s'est passé, j'aimerais vraiment soutenir toutes les mamans qui ont vécu ce que j'ai vécu ou les futures mamans qui le vivront parce que ce témoignage que je vais vous faire c'est quelque chose, là tout de suite on a fait vraiment je sais pas peut-être une heure d'émission, je sais pas combien, sur On se marre et je raconte ma life etc. Maintenant on va vraiment rentrer plus dans le vif du sujet avec les clés de bonheur etc, les leçons apprises, tout ça tout ça. C'est moins d'anecdotes, c'est plus des leçons. En fait donc là ce qui s'est passé c'est que je suis rentrée dans la chambre, j'ai vu ma fille. Et quand je l'ai vue, déjà j'ai pas ressenti un amour incommensurable pour ma fille. Tout le monde m'avait dit tu vas voir, mais quand ton bébé va naître, vraiment, il n'y a plus que lui qui existe. Alors oui... Au moment de l'accouchement, en bas, dans la salle d'opération, effectivement, c'était le cas. Mais on entendait toutes les mamans dire, d'un coup, tu ressens un amour incommensurable, un amour que tu ne peux pas mesurer, un amour incroyable pour ton enfant. Ça ne se décrit pas, tu l'aimes instantanément. D'accord, moi je l'ai regardé et je ne ressentais pas ça. En fait, ce que je ressentais, c'était très étrange. Je l'ai regardé et je me disais... Ben, elle n'est pas comme ce que j'avais imaginé. Alors je sais que c'est contradictoire par rapport à ce que je vous ai dit juste avant. C'est pour ça que j'ai bien insisté quand je vous ai dit les cheveux bouclés, tacitata. Tout ça c'est des choses que je la voyais quand elle était plus grande. Mais moi quand elle était dans mon ventre, j'imaginais déjà un bébé. J'avais vu l'échographie, l'échographie en 3D en plus maintenant ils font des échos en 3D. Donc je l'avais imaginé, j'avais imaginé le bébé qu'elle était d'une certaine manière. Et là quand je la regardais, je me disais, elle n'est pas comme j'ai imaginé. Donc déjà, il y avait un fossé immense entre ce que moi je pensais, ce que j'attendais et ce que j'avais imaginé et la réalité. Il y avait vraiment un fossé incroyable. Donc à ce moment-là, j'étais perplexe. En fait, c'est ça un peu le mode dans lequel j'étais. Et je voyais les sages-femmes qui rentraient, qui me disaient, qu'est-ce qu'elle est belle votre fille. Alors nous, on en accouche tous les jours, mais alors vous, elle est vraiment, vraiment belle. Sous-entendu elle est plus belle que les autres. Bon pas très sympa pour ceux qui ont accouché en même temps que moi. Dans le même hôpital désolé. Mais j'entendais ça et je me disais bon bah peut-être qu'elle est belle. Et en fait j'étais incapable de savoir si elle était belle ou pas. Pourtant quand vous allez voir un bébé à la maternité ou n'importe où. On a tous un jugement. On se dit ah non mais il est trop chou. Ou alors ouais bon on dit rien à ce moment là. Pas très sympa pour les parents. Il y en a aussi des fois qui, sur le coup, on les trouve pas terribles. Et en fait, quand ils nous font des sourires et qu'ils nous regardent avec leurs petits yeux trop mignons, on finit par les trouver quand même trop choux, quoi. Bah là, j'y arrivais pas. Pourtant, c'était la mienne. C'était la mienne. Et en fait, plus je la regardais, plus je me disais, mais je sais pas si elle est belle ou pas. Je sais pas si je l'aime ou pas. C'était très bizarre. En fait, c'était vraiment, j'arrive pas à le décrire, mais c'était perplexe, voilà, c'était indécis, c'était un mood un peu chelou, quoi. Je pense que c'était une rencontre, une vraie rencontre, alors qu'on s'en rend pas compte, ça. On nous fait croire, voilà, comme je vous dis, que quand on va être avec le bébé, ça sera direct love to love, mais en fait, c'est pas ça, c'est comme quand on rencontre un mec, hein, c'est pas coup de foudre à Notting Hill, là ou je sais pas où. Alors, ok, ça peut arriver, les coups de foudre, j'ai eu un coup de foudre pour le papa de ma fille, donc... Ça peut arriver, mais là, un bébé, c'est pas pareil. Enfin, en tout cas, moi, de ma perception et de mon ressenti. Je pense qu'il y a des mamans qui ont un coup de foot pour leur bébé dès le début. Et franchement, chapeau, et tant mieux, tant mieux. Mais moi, voilà, j'étais dans ce mood-là. Donc déjà, ça a annoncé un peu la couleur que c'était un peu chelou. Bon, soit. Les jours ont passé, les semaines, les mois. Et puis, je voyais que j'étais pas... J'étais pas super épanouie, il y avait... je sais pas comment dire, il y avait quelque chose qui me gênait. Quand mes copines venaient, elles me disaient « je peux la prendre ? » « Oui, oui, vas-y ! » Et limite, ça m'arrangeait en fait qu'elles la prennent, je peux lui donner le pétrole. « Oui, vas-y, vas-y ! » Dès que je pouvais m'extraire du domicile, je partais. Je voyais que j'avais un peu du mal. Dès qu'elles pleuraient, c'était... Voilà, c'était vraiment chassoufler, il fallait aller la courseler, machin. Alors que... Ils nous saoulent nos enfants, comme je le disais, mais au tout tout tout début, normalement... on est trop content d'avoir un bébé donc on va y aller et il va pleurer puis on va se dire oh mais qu'est ce que tu as ma petite chouquinette et puis on y va quoi et là je sentais que c'était un mood un peu comme ça et donc ça a duré un moment après j'ai eu de la chance enfin de la chance de toute façon c'est la vie la vie elle met en place les choses toujours toujours toujours au bon moment je vous le dis depuis le début c'est toujours comme ça là comme par hasard dans mon travail alors je travaillais que le samedi en plus à l'époque donc j'avais vraiment la gamine âge 24 avec moi à part le samedi quoi je sais pas comment on dit H24 moins un jour vu que 24 c'est pour tous les jours, H24 6 jours sur 7 ça doit être ça, et donc je vais au travail et à un moment j'entends un mec qui me parle d'une hypnotiseuse super forte et là il plante une petite graine dans ma tête, il explique que lui il a un jumeau et il dit en fait ça se passait pas très bien avec mon jumeau parce que dans le ventre de ma mère en fait c'est lui qui prenait toute la nourriture l'attention etc, et moi j'avais rien et ce qui fait que quand nous sommes nés et ben ça a continué en fait à faire ce blocage là et ce mood là et donc moi à ce moment là j'écoute ça et je me dis non mais dans le ventre comment elle peut le savoir en fait l'hypnothérapeute enfin n'importe quoi donc déjà j'avais des a priori des jugements dans tous les sens mais bon bref et il n'empêche que elle l'avait vachement aidé et après il expliquait une autre personne qui voulait arrêter de fumer qu'il l'avait vu ça faisait cinquante mille tentatives qu'il faisait il n'arrivait pas et là pareil il va la voir Donc en gros, il vantait Mons et Merveilles, elle était fabuleuse. Donc je me dis, bon bah j'ai rien à perdre, je vais y aller quoi. Et en fait, donc c'est la même, c'est celle qui m'a proposé de faire des plans cul, c'est celle-ci même pour info. Voilà, parce que j'ai été la voir pendant des années et des années, donc c'est la même. Et donc, bah je vais la voir et j'explique un peu gentiment ce qui se passe en fait. Enfin gentiment, voilà je lui dis que je sais pas trop où j'en suis, que c'est un peu bizarre ce mood avec le bébé tatitata. Et plus les semaines passent, plus je comprends que quand on veut guérir, il faut déjà accueillir et assumer ce qu'on pense, cette petite voix en fait qu'on a au fond de nous. Et moi la petite voix elle était vraiment affreuse. Cette petite voix j'avais vraiment pas envie de la laisser sortir parce que c'est une petite voix. Quand je vais vous dire ce qu'elle me disait la petite voix, ça va en choquer plus d'une je pense. C'est une petite voix vraiment qui... On n'avait pas le droit de dire ça. Dans la société, c'est impossible. On ne peut pas dire ça. En fait, là, ce qui s'est passé, il y a un jour où ça a pété. Littéralement pété. C'est quand on allait, en fait... Ce jour-là, on allait manger chez le cousin de monsieur. Et dans la voiture, je ne me souviens plus pour quelle raison, il y a eu une prise de tête. Et un moment, sous le coup de la colère, j'ai balancé. Oui, ben moi, de toute façon... Je la veux plus, je dis voilà je la veux plus, j'ai testé d'être maman, ça me plaît pas, donc là tu vois j'ai qu'une envie c'est de la mettre à la poubelle mais je le ferai pas parce que j'ai un coeur et je sais très bien qu'on met pas les enfants à la poubelle ! Et là en fait au moment où c'est sorti, on s'est regardé et je me suis dit mon dieu ça y est, ça y est ce qui hurlait au fond de moi est sorti. Et en fait j'ai vu dans son regard et c'était horrible parce que je me mets à sa place mais la mienne n'était pas plus confortable. Il m'a regardé l'air de dire, mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu ne peux pas dire ça, tu es sa mère en fait. Tu ne peux pas, c'est tellement violent. J'avais l'impression d'être un monstre à ce moment-là. Littéralement un monstre. En fait, ce qui s'est passé, j'ai appris par la suite. Maintenant, j'ai compris. C'est que ce que j'ai fait, ça s'appelle un regret maternel. Alors c'est pas baby blues, c'est pas postpartum, tatitata. Tout ça là, c'est des trucs qui, soit c'est temporaire parce que c'est la chute des hormones et ça redescend après, donc ça dure pas des mois et des mois et des mois. Soit c'est une dépression et ça se soigne avec des antidépresseurs. Moi, le regret maternel, c'est le regret en fait d'avoir essayé, comme là littéralement je l'ai dit, Je lui... Pour comparer, c'est comme si on achetait un vêtement au magasin, et on arrive chez nous, et en fait, il ne nous plaît plus, qu'est-ce qu'on fait ? On le ramène. Seulement là, quand on a un enfant, on ne peut pas le ramener à la maternité. Mais moi, c'est exactement ça que je ressentais. C'était un changement dans ma vie tellement conséquent. J'ai perdu toutes mes libertés. J'étais quelqu'un qui sortait, qui allait danser avec mes amis, tatitata. Et là, en fait, je ne pouvais plus faire tout ça. J'avais... littéralement plus de vie la seule vie en tout cas le seul rôle que j'avais c'était le rôle de maman et c'était un rôle qui ne me convenait pas seulement ça, oh excusez moi c'est une petite notif de l'ordinateur seulement ça, c'est pas quelque chose qu'on peut contrôler, on peut pas savoir en avant si on va regretter quelque chose ou pas en fait et surtout avec tout justement Les idées qu'on nous met dans la tête, genre la maternité c'est génial, être maman c'est trop cool, les enfants c'est que du bonheur, c'était pour moi à ce moment-là, il y a 8-9 ans, impensable de se dire que ça pourrait être différent, ça pourrait ne pas être comme ça en fait. Et quand je l'ai vécu, personne à ce moment-là en parlait. Le regret maternel, vraiment je l'ai découvert parce que je l'ai expérimenté. Maintenant aujourd'hui j'en parle beaucoup autour de moi et il y en a qui le vivent, il y en a qui en sont conscientes, il y en a d'autres qui... se disent peut-être que c'est ça que je vis mais je suis pas trop sûre. Donc les langues commencent à se délier mais tout le monde ne connaît pas encore ce sujet-là. Donc ça s'appelle soit regret maternel, soit rejet maternel, il y a les deux. Et en fait avant que vous commenciez à juger, j'aimerais vous donner une anecdote, enfin une explication que j'ai lue une fois et qui était, c'était une vidéo surtout je crois que j'avais vue, c'était... ultra révélateur parce qu'en gros ils expliquaient que c'est comme si vous aviez envie d'aller au Mexique. Ça fait des années et des années et des années que vous rêvez d'aller dans ce pays-là. Vous avez, vous connaissez tout de ce pays. Vous avez lu les encyclopédies, vous avez regardé 50 000 reportages, patati patata, c'est vraiment le truc qui vous fait kiffer de ouf. Et le jour où vous allez sur place, vous vous rendez compte du décalage entre la théorie, ce que vous avez lu, ce qu'on vous a dit, ce que vous avez vu, tatitata, et l'expérience que vous en faites, la réalité, le terrain. Et là, en fait, peut-être que vous allez vous rendre compte que, au niveau de l'énergie qui se dégage du pays, c'est pas ce que vous avez imaginé. Ça veut pas dire que c'est nul, hein. Moi, je suis allée au Mexique, j'ai kiffé. Ça veut pas dire que c'est nul. Ça veut juste dire que ça ne vous correspond pas à vous, en fait. Et ben, qu'est-ce que vous faites là ? Vous êtes déçus. Ça fait des années que vous rêvez de faire ce pays. Vous avez mis les plaies sur place. Ben voilà, c'est pas du tout ce que vous attendiez. Bon ben, vous rentrez. Et basta. L'affaire est réglée. Seulement quand on fait un enfant, c'est minimum pour les 18 prochaines années. Il n'y a pas de marche arrière possible. Et en fait, c'est ce côté-là qui a été super, super, super difficile à gérer pour moi. Parce qu'en fait, il n'y avait pas de roue de secours, il n'y avait pas de solution, il n'y avait pas de bouée de sauvetage. Je sentais que j'étais en train de couler. Et il n'y avait rien en fait qui pouvait m'aider entre guillemets. Alors après, il y a des circonstances qui ont peut-être aggravé les choses à l'époque. Et j'espère de tout mon cœur que mon ex... à changer entre guillemets sur ce sujet là à l'époque en fait je ne le sentais pas, ça reste ma perception toujours, je ne le sentais pas vraiment investi dans l'éducation de sa fille donc moi j'étais là tous les jours vu que je ne travaillais pas je lui donnais à manger tous les jours, je la lavais tous les jours, je la changeais x fois par jour donc quand il arrivait du travail j'avais besoin pour mon bien-être psychologique qu'il prenne un peu la relève de temps en temps parce que, et ben on s'en rend pas compte mais c'est un vrai travail d'être mère au foyer surtout d'un bébé en fait Merci. Et pour toutes les mamans qui sont passées par là, je pense qu'elles vont reconnaître en fait ce témoignage là. Mais c'est vraiment pas facile au début. Il y a un temps d'adaptation, il y a la fatigue qui joue parce qu'en plus il se réveille en plein milieu de la nuit. Moi j'ai allaité une partie de sa vie au moins au début, pas énormément longtemps mais au moins au début. Donc ça finit aussi d'épuiser. Donc en fait il y a tout ça qui rentre en jeu et donc j'avais besoin d'un petit coup de main. Et c'était littéralement la guerre pour qu'il m'aide. En fait, à ce moment-là, j'avais dû lui demander les mardis et les jeudis, tu donnes à manger et tu la laves s'il te plaît en fait. J'avais instauré un cadre parce qu'il ne le faisait tellement pas en fait. à mon sens, ou tellement trop peu en tout cas par rapport à mes attentes et à mon bien-être. Après je reconnais que j'étais tellement mal que peut-être je lui en demandais beaucoup aussi, je ne sais pas. Mais là, même là, même les mardis, les jeudis, des fois il luttait. Il me dit, non mais là je vais jouer avec mes potes en ligne, donc vas-y je switch et je le ferai demain. Et je lui dis, non tu ne fais pas demain en fait, tu ne fais pas demain, parce que moi c'est maintenant que j'en ai marre. Et donc ça a été extrêmement difficile pour moi à vivre ça. Et ensuite ce qui se joue aussi, C'est la culpabilité. La culpabilité, mais elle est là, mais plus, J'avais l'impression d'être une tueuse en série, d'être un monstre, d'être vraiment... Mais imaginez comment une mère peut rejeter son enfant, en fait. Mais ce qui se passe, c'est que c'est pas l'enfant qu'on rejette. Ma fille, elle est incroyable, vraiment. Et merci la vie de me l'avoir donnée. Elle est juste... Elle est très speed. Des fois, elle est fatigante, clairement. Mais comme tous les enfants, mais à côté de ça, mais... Elle est comme je vous disais, exactement comme je l'avais imaginé et elle est un amour, vraiment. Et en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans cette expérience-là, c'est pas l'enfant qu'on rejette, c'est le rôle de mère et c'est totalement différent. Pourquoi ? Parce que ça veut dire que si j'avais eu cette fille ou si j'avais eu un fils ou si j'avais eu Pierre-Paul-Jacques, j'aurais réagi exactement de la même manière. Donc ça veut pas dire que je n'aime pas ma fille, ça veut juste dire que je n'aime pas le rôle de maman. Ou en tout cas... que je n'ai pas aimé le rôle de maman pour cet enfant-là il y a 8 ou 9 ans. Donc bien sûr, j'ai fait ma thérapie, j'ai été suivie par l'hypnothérapeute. Déjà à partir du moment où j'ai verbalisé ça, ce que je vous ai dit, et ben ça a enlevé un poids et je me suis dit ok. Bien que je me sentais affreuse en fait, elle m'a déculpabilisée en me disant que ça arrivait, que c'était ok en fait. Et rien que ça, on se dit ok, je suis pas la seule en fait, je suis pas la seule. Et c'est ce qu'on ressent et on peut pas lutter en fait. Personne peut nous dire c'est pas bien ce que tu ressens. Merci on le sait en fait, on est pas débile. On est pas débile, je ne choisis pas de vivre le regret en fait. C'est pas un choix, c'est pas quelque chose qu'on peut contrôler, qu'on peut maîtriser, qu'on peut changer en fait. C'est un ressenti. C'est comme les gens qui ont tombé amoureux de quelqu'un du jour au lendemain. On peut pas en fait arrêter de tomber amoureux, c'est pas possible. Il faut un laps de temps, il faut une adaptation etc. Il y a des choses dans la vie, on ne peut pas les choisir comme ça du jour au lendemain, sans délai, sans rien. Et bien là, c'est exactement ça. Donc ça a été un travail de longue haleine, un travail laborieux. Mais aujourd'hui, je suis très épanouie avec ma fille. Maintenant, je sais aussi que j'aime le format une semaine, une semaine. Là, c'est pareil. On va déborder un peu sur les familles recomposées, les gardes alternées, etc. J'ai rencontré une fois une fille qui venait de se séparer. Et qui donc allait faire une garde alternée une semaine, une semaine. Et en fait, c'était lors d'une fête. C'était une copine d'une copine. Et elle s'est mise à pleurer. Et elle me dit, mais moi, j'y arriverai jamais. J'arriverai pas à vivre sans mes enfants. En fait, mes enfants, c'est toute ma vie. Et moi, j'étais là et j'écoutais. Et dans ma tête, je me disais, mais elle est tarée, la meuf. Parce que moi, j'étais l'inverse. Moi, je me disais, mais... Et moi, je vis super bien, en fait, une semaine, une semaine. Parce que je... En tout cas, de cette grossesse-là à ce moment-là, etc. J'ai... C'est comme ça que ça s'est passé, c'est pas autrement. Donc j'accueille en fait cette partie-là de moi. Ma fille est énergivore. Et moi, le rôle de maman, j'ai eu du mal à l'encaisser. Donc une semaine sur deux, c'est très bien. C'est très bien parce que pendant une semaine, je suis maman. Et pendant une semaine, je suis femme. Et en fait, même encore aujourd'hui, et c'est important pour moi d'avancer sur cette thématique-là, parce qu'on a ces rôles qui nous sont associés. Et c'est difficile, je trouve, de mettre tous les rôles... Toutes les casquettes qu'on a en une en fait. Je suis une maman mais je suis aussi une chérie. Mais je suis aussi la fille de quelqu'un. Mais je suis aussi la meilleure amie de quelqu'un. Mais je suis aussi la collègue de quelqu'un. Et puis je suis aussi moi en fait tout court. Moi l'individu en fait. Et moi je suis où là-dedans ? Et je trouve que toutes ces casquettes là. Mais waouh ! Mais franchement chapeau à toutes les incarnations ici qui sont sur Terre. On s'est tous incarnés ici. Parce que je me dis mais il y a tellement de... de facettes, de casquettes, de choses à gérer, de rôles en fait qu'on nous incombe. Et le but c'est un peu comme un Rubik's Cube entre guillemets, c'est d'aligner toutes ces facettes-là et pour qu'elles puissent en tout cas toutes vivre en même temps ou si c'est pas en même temps, en harmonie et on fait ressortir la facette qu'on veut au moment où on veut. En fait pour moi c'est un peu ça maintenant qui se joue dans ma vie. Donc j'y travaille, je vous dis pas que mon Rubik's Cube il est fait à 100%, c'est pas le cas. De toute façon comme on le disait c'est un travail de chaque instant et c'est un travail qu'on va continuer à faire et vous et moi. Mais en gros voilà un peu comment ça s'est passé sur les premiers instants pour moi en tout cas de grossesse et surtout de maternité avec ma fille. Et maintenant... Donc avec la thérapie que j'ai suivie, avec la garde alternée une semaine, une semaine, je suis épanouie. Déjà les mois après, à partir du moment où j'ai accueilli ça, je me sentais déjà mieux. Donc ça c'est plutôt chouette. J'ai adopté un prisme différent. Mais de temps en temps ça remonte. En fait là, ce qui se passe pour les mamans qui font des regrets maternels, la notion vraiment importante à retenir c'est la privation de liberté. Dans nos têtes, à ce moment là, C'est vraiment, ah bah je veux aller à la danse, ah bah non je peux pas j'ai un enfant, ah bah je veux aller me chercher mes sushis, je vous rappelle il y a une heure je vous ai dit que je mangeais des sushis toutes les semaines, bah là ouais mais c'était l'heure de la sieste en fait donc il fallait la sortir de son lit pour la mettre dans le cosy, pour la mettre dans la voiture, prendre le risque qu'elle pleure et qu'elle ne se rendorme pas. Donc bah en fait, je sacrifiais mon bonheur pour elle. Et donc j'arrivais plus finalement à vivre parce que les idées d'une maman que je m'étais faite, en tout cas via la société... C'est que c'était comme ça, c'était l'enfant avant tout en fait, l'enfant roi entre guillemets. Ah ben, ah non, tu veux qu'on se voit à cette heure-ci ? Ben c'est pas possible, c'est la sieste en fait. Donc je peux pas moi à cette heure-ci, mais si tu veux on se voit après. C'était littéralement ça, on sacrifie notre corps déjà. Premièrement, il est même pas là en fait le bébé, qu'on sacrifie notre corps. Ensuite on sacrifie notre sommeil, puisqu'il pleure en plein milieu de la nuit. On sacrifie notre énergie, quand on doit lui répéter 15 000 fois les mêmes choses. On sacrifie notre temps. On sacrifie beaucoup de choses quand même pour les enfants. Donc c'est ça aussi. Est-ce que vous êtes prêts à sacrifier autant de choses ? Après si votre vie, entre guillemets, vous sentez qu'il manque quelque chose, vous sentez que pas vous vous ennuyez mais c'est un peu ça, là oui, ben pourquoi pas en fait. Je dis pas qu'il faut faire des enfants quand on s'ennuie, c'est pas ça le truc. Mais pourquoi pas ? Mais par contre, voilà, si vous avez une vie active, etc. De mon point de vue en tout cas, moi la bêtise que j'ai faite c'est de me dire « Ouais mais même si j'ai un enfant, je continuerai à sortir, je continuerai à faire la même vie qu'avant. » Et vraiment, comme je vous disais, on nous dit que ça va changer la vie mais tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas savoir à quel point ça change la vie. Donc j'aimerais vous proposer des techniques, je sais pas, moi prenez le bébé de vos copines pendant une semaine et puis vous voyez ce que ça donne. Mais je suis pas sûre qu'elle vous le laisse pendant une semaine, surtout si t'es en bas âge. Mais bon, et donc... J'ai lu, je me suis documentée vraiment sur tout cet aspect-là. Et au niveau de la culpabilité, je voulais revenir là-dessus, puisque comme on l'a dit, c'est pas facile pour une maman d'avouer ça, d'avouer que je regrette d'avoir fait un enfant et que ma vie était peut-être mieux avant. C'est des phrases qui sont compliquées pour certaines à dire, et ça a été compliqué pour moi pendant des années. Là, je vous le dis maintenant de manière très cool, parce que je ressens beaucoup moins ce regret. Des fois, j'en ai marre d'être le perroquet, etc. Mais par contre, je ne regrette plus de l'avoir. Ma fille, c'est la prunelle de mes yeux. Je l'aime trop et... Enfin, il ne faut pas dire trop. Je l'aime éperdument. Et vraiment, enfin, je suis très épanouie avec elle, etc. Mais la culpabilité, elle a été là quand même un bon moment. Et en fait, dans le reportage que j'avais vu, ils expliquaient que bien souvent... Alors là, c'est le moment où je vais me jeter des fleuristes. Bien souvent, les mamans qui ont vécu les regrets maternels sont les meilleures mamans. Eh ouais ! Pourquoi ? Parce qu'elle compense en fait. La culpabilité étant tellement grande qu'on va avoir tendance à compenser, à faire tout en fait pour que son enfant entre guillemets ne ressente pas cette culpabilité là et qu'il soit bien dans sa peau etc en fait. Donc on va lui donner deux fois plus d'amour, on va faire deux fois plus d'activité avec lui, toutes ces choses là et j'ai franchement je les compte même plus mais j'ai plein d'amis qui m'ont dit mais moi j'aimerais tellement être une maman comme toi quand j'aurai un enfant et tout franchement. c'est tout ce que je veux et tout, t'es admirable, donc oui c'est chouette mais en même temps c'est vrai que j'entends mais je me dis bah peut-être que, enfin c'est même sûr inconsciemment tout ce qui est fait c'est aussi par rapport à cette culpabilité là qui était en moi, donc maintenant voilà je me sens guérie, comme je vous dis de temps en temps ça remonte comme là quand elle a fait son caprice la semaine dernière, ouais c'est remonté un petit peu cette privation de liberté, et après je me dis c'est bon, maintenant elle est grande, ça se passe bien, je peux la laisser, Avec mon compagnon. Dans quelques temps je pourrais aussi la laisser toute seule. Pas tout de suite. Mais pour aussi faire des sorties etc. Donc ça va aller. Et puis on va poursuivre sur le sujet des familles recomposées. Et surtout du bébé 2. En fait honnêtement si vous avez des tips. Des podcasts. Des livres ou ce que vous voulez. Qui expose en fait le quid. d'après, d'après le regret maternel, et ben franchement je suis preneuse, donc moi j'ai cherché un moment sur internet en me disant ok, quand on a fait un regret maternel et après, et après en fait, on fait quoi ? Parce que là ce qui se passe c'est que je me suis remis avec quelqu'un comme vous le savez et lui il a pas d'enfant. Donc la question s'est forcément posée en fait. Avec The Ex, vous savez celui avec lequel j'ai beaucoup pleuré etc. Lui il voulait un enfant mais dès le début je lui avais dit moi par contre c'est niette. Vous pensez bien que quand j'ai vécu ce que j'ai vécu, à être vraiment, à se sentir une maman grosse merde, vraiment qui aime pas son enfant, à regretter de ouf ce rôle là, on réfléchit à deux fois avant de remettre les pieds dans le plat quand même. Moi pendant 8 ans littéralement j'ai dit il est hors de question que j'ai un autre enfant. C'est mort, mort, mort, niet, nada, jamais. Donc j'étais ferme et catégorique, je me suis dit je ne veux plus d'enfant c'est sûr, Dès qu'on me le demandait je dis non non pas d'autre enfant, Et puis un jour ça a commencé à changer un peu au niveau des énergies. J'aimerais vous expliquer comment mais en fait je pense que tout s'est joué en moi dans la... comment dire... Dans mon moi profond, dans ma perception des choses. Par exemple, je vais vous donner un exemple concret. Comme on disait, c'est toujours plus facile à visualiser. Par exemple, j'étais dans la rue et en fait à ce moment-là, je voyais des bébés et mon attention les regardait. Mon focus, mon regard était dessus. Alors que pendant les 8 années précédentes, je ne les regardais pas en fait les enfants. Limite je m'en fichais quoi. Si j'allais chez quelqu'un, bon ben ok, très bien, bien sûr que je voyais le bébé. Mais là c'était différent en fait. Là on sentait un apaisement, un bien-être. J'étais heureuse en fait de voir des bébés. Donc déjà ça a commencé comme ça, je me suis dit wow, c'est bizarre. C'est bizarre, je commence à sentir que je suis moins fermée. En gros dans ma tête je voyais que la porte était fermée, fermée. Et que pendant des années, des années. Et là j'ai vu qu'elle commençait à s'entrouvrir. Donc ça c'était déjà un peu avant que je me mette avec mon compagnon. Donc c'est pas lui en fait qui a généré... l'envie d'avoir un enfant. D'ailleurs avec The Ex, je lui avais dit écoute j'ai pas du tout envie mais je veux bien lire des livres, me documenter et essayer de creuser cette problématique pour comprendre pourquoi j'ai pas envie et peut-être que ça me déclenchera l'envie d'avoir un deuxième. Mais je peux pas te garantir. Donc il savait les règles du jeu en fait, il savait que c'était comme ça. Là non, là j'étais célibataire et je voyais juste, je me posais pas la question est-ce que j'ai envie d'avoir un deuxième enfant mais je voyais juste que mon point de vue commençait à changer par rapport aux enfants. Et puis quand les copines me racontaient des trucs, j'étais peut-être un peu plus concentrée. Pareil, là j'ai une copine à moi qui a accouché il y a quelques mois. Et bien quand je l'ai pris dans les bras, elle l'a senti. Elle m'a dit, je sens que t'es bien là avec ma fille. Je sais plus comment elle me l'a sorti mais je te sens bien quoi. Je te sens limite prête à faire un deuxième quoi. Et j'ai dit, bah écoute je sais pas. Et en fait donc je voyais que ma perception, mon prisme changeait. Et je me suis dit, je sais pas trop, j'ai peur je vous avoue. J'ai littéralement, j'ai peur parce que ben voilà avec ce que j'ai traversé, j'ai pas envie en fait que ça se reproduise. Et la thérapeute m'a dit vous pourrez jamais revivre la même expérience, c'est impossible. Et ça c'est vrai si vous vous rendez compte, vous pouvez aller en week-end entre copines, ça je l'ai expérimenté aussi. On avait un week-end entre copines, le premier il était incroyable, franchement on a rigolé mais du début à la fin c'était juste oufissime. Le deuxième je me suis dit ça va être trop génial et tout. Et finalement en fait c'était plus thérapeutique. C'était très zen, très spa, très on raconte... Bah voilà on va dans les blocages, on raconte nos vies. On pleure comme des madeleines. Ça n'avait rien à voir les deux. Bah là c'est un peu le même principe. Donc elle m'a dit déjà vous êtes plus du tout la même qu'il y a 8-9 ans. Donc ça c'est vrai j'ai tellement changé en fait. Il y a des discours vraiment où je me reconnaîtrais plus. C'est pas le même papa. Donc rien à voir. Là clairement quand on en a discuté tous les deux. Il était trop mignon parce qu'il m'a dit à un moment où je lui ai verbalisé en fait que j'avais peur, je lui dis voilà moi j'ai pas envie en fait de tout gérer quoi. J'ai tout géré pour la première, j'ai pas l'énergie, je suis fatiguée, mon burn-out est pas encore, enfin je sens encore que j'ai des reliquats en fait d'énergie perdue du burn-out etc. Donc je lui dis je me sens pas de faire un deuxième enfant quoi. Il me dit mais quand on t'entend parler on dirait que tu vas l'éduquer tout seul. il me dit Mais je vais t'aider. Et là il s'est immédiatement repris. Il me dit mais en fait c'est même pas je vais t'aider. C'est on sera deux. On sera ensemble en fait. On sera une équipe. Moi je suis pas ton ex. Et je me suis dit en fait il a raison. Mais comme je lui ai dit. Je dis pour l'instant c'est des paroles tant que j'ai pas expérimenté. Je peux pas le savoir. Je dis moi aussi il me disait qu'il allait m'aider. Je dis moi aussi ça promettait mon émerveille avant. Et pourtant. Une fois que c'est arrivé. Bah j'ai pas vraiment senti en fait qu'il m'a aidé. Donc après voilà. C'est l'ordre des choses. C'est normal. probablement que si j'ai vécu cette expérience là c'est aussi pour vous en parler aujourd'hui pour que ça résonne auprès de certaines femmes et j'espère vraiment de tout mon coeur mais là voilà je suis pétée de trouille à l'idée de me dire est ce que j'ai envie d'un deuxième enfant ou pas et il n'y a aucun pote podcast, il n'y a rien en fait qui répond à cette question là. Donc je me dis la porte déjà elle est ouverte donc ça c'est cool. Et pour vraiment vous détailler tout, je me dis on va regarder quand même ça fait combien de temps de podcast ? Ouais 1h19, presque 1h20 minutes. Ça fait 1h20 que vous m'écoutez donc je vais vous dévoiler un gros mystère qui va peut-être en étonner et en choquer plus d'une ou un dans ceux qui m'écoutent et qui me connaissent. En fait donc je discutais avec l'école de formation et je leur disais, je ne sais pas, finalement, si je veux un autre enfant ou pas, tout est flou. Et à un moment, j'ai fait un séminaire. Et donc, dans les séminaires de coach holistique, on est tous les élèves et bien évidemment, les accompagnants qui sont là. Et à un moment, la question a été posée par la directrice qui, en plus, ne me suit pas, en fait. Donc, elle, entre guillemets, elle ne sait pas ce qui se dit en séance. Alors, elle peut écouter, bien évidemment. Il y a des rapports qui sont faits des fois. Mais ce n'est pas forcément à elle en fait. Elle, elle est très occupée. Et là, elle me dit, est-ce que tu veux un autre enfant ? Et je lui dis, ben, je ne sais pas. Je ne sais pas du tout. Et là, mot pour mot, elle me sort, de toute façon, c'est déjà fait. Et je dis, comment ça c'est déjà fait ? Elle me dit, ben, dans les énergies, c'est déjà fait. L'étincelle de vie a choisi son incarnation. L'étincelle de vie a choisi sa famille. Donc, que tu le veuilles ou non, c'est déjà fait. Et là, je me dis, ouah, l'annonce de dingue. Donc, en gros, pour expliquer un peu à ceux qui n'ont pas forcément cette notion-là, il faut savoir que quand on s'incarne sur Terre, donc, comme j'explique à ma fille, en fait, parce que je trouve ça assez ludique, c'est comme s'il y avait un catalogue de parents. On est les âmes, d'accord ? On va synthétiser. Normalement, c'est des étincelles de vie, voilà. On est des petites étincelles de vie, ok, dans le ciel ou je ne sais pas où, peu importe. On imagine comme on le veut. Vu que c'est que de l'énergie, en fait, ça ne se voit pas. C'est pour ça que je vous donne des visualisations mais vous n'êtes pas obligés de le visualiser comme ça. On a des petites étincelles de vie et donc moi j'imagine en fait l'étincelle qui est là et qui prend en fait le catalogue des parents. Et donc là c'est marqué par exemple, ah bah tiens, Marie en couple avec Stéphane. Donc là s'il y a des mariés de Stéphane qui m'écoutent ça va les faire rire peut-être. Marie en couple avec Stéphane. Si je vais dans cette famille, bon bah je serai un enfant où il y aura beaucoup d'amour. Et puis par contre... à 20 ans le père va décéder et je serai triste ou bah tiens je tourne je vais aller dans le couple Cynthia avec Gaëtan pareil j'ai des noms au pif et cet enfant là ah bah là c'est une famille avec le père alcoolique la mère pas du tout aimable non plus pour un sou enfin là je serai carrément abandonné et je finirai avec dans un foyer alors que j'aurai 6 ans en gros donc il y a tout le pédigré de la vie qui nous attend Merci. Et on choisit les parents avec lesquels on veut être. On choisit dans quelle vie on veut aller. Et ça c'est ultra important au niveau spirituel, ce que je suis en train de vous dire. Il y en a qui vont le croire et d'autres non, et peu importe, j'ai envie de dire, chacun prend ce qu'il a envie. Quand on arrive sur Terre, on oublie tout ça en fait. On oublie toute cette conscience et tout ce passif entre guillemets. Mais quand je vous dis la vie c'est ce qu'elle fait, tout est déjà tracé avant. Donc en fait là, quand elle m'a dit, elle, que tu le veuilles ou non, C'est déjà fait, l'étincelle de vie a choisi son incarnation, elle a choisi sa famille. Je me dis, ben c'est chouette, ça m'a libérée d'un poids en fait. Ça m'a libérée d'un poids parce que j'ai compris que ce n'était pas moi qui choisissais d'avoir un enfant. Et là, là je trouve qu'il y a une clé. Il y a une clé de dingue. Parce que pour toutes les mamans là qui sont en train de se dire, est-ce que j'ai envie d'avoir un enfant ou pas comme moi ? En fait on choisit pas. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire concrètement que là, si j'ai pas d'enfant, ben je suis dans un mood. C'est ok, j'en ai déjà un, donc à la limite je m'en fiche, c'est plus pour mon compagnon que ça sera des enjeux. Et si j'ai un enfant, la vie c'est ce qu'elle fait, j'aurai pas la même expérience que ce que j'ai déjà vécu, donc peut-être justement que ça va me réconcilier aussi avec la maternité, peut-être que je vais y prendre un plaisir incroyable justement parce que les débuts ont été compliqués pour moi dans ce rôle-là de maman. Maintenant j'ai beaucoup changé, j'avais énormément peur de l'engagement, et là du jour au lendemain voilà... Je me suis mis avec monsieur et direct je me suis autoproclamée en couple alors que d'habitude je le disais pas du tout. D'habitude je faisais des pieds et des mains, je laissais traîner etc. Il y a plein de choses en fait qui changent. Là j'emménage avec lui mais jamais de la vie avant je me serais dit de faire ça. Le mariage j'étais anti mariage mais vraiment fermé de chez fermé. Là la porte pareil elle est en train de s'ouvrir comme il faut quoi. Donc je me dis il y a plein de choses qui ont changé. Donc si bébé il y a, si ce bébé arrive à un moment ou à un autre, et ben déjà il arrivera au bon moment. et c'est que ça doit se faire et voilà ça sera soit des leçons à apprendre soit une belle expérience mais de toute façon il n'y a jamais tout à jeter ou tout à garder en fait même là avec ma fille comme je vous dis Il y a eu des moments extrêmement compliqués pour moi dans le rôle de maman, etc. J'ai eu beaucoup de mal. Mais à côté de ça, il y a eu aussi de très très beaux moments. Et heureusement, et heureusement, voilà, si vraiment ça avait été affreux, clairement, on va pas se mentir, c'est horrible de dire ça, mais j'aurais aussi très bien pu en fait partir, vivre dans une autre ville, et puis laisser ma fille, en fait, l'abandonner à son papa. C'est un choix horrible, je l'entends, mais il n'empêche que c'est un choix qui existe aussi. Donc, si vraiment on veut s'écouter, on fait ce qu'on a envie. Là, heureusement, j'en suis pas à ce niveau-là. Mais bon, voilà un petit peu aussi ce que je voulais partager avec vous sur ce bébé 2. Donc là, avec monsieur, on n'essaye pas. Cependant, on n'a pas un moyen de contraception qui est fiable à 100%. Donc, vraiment, dans ma tête, je me dis, là, je me sens fatiguée, je me sens pas prête. Mais quand est-ce qu'on est prête, en fait ? Quand est-ce qu'on est prête à avoir un enfant ? Cette question, pour moi, elle est sans fin. Parce que je pensais que j'étais prête quand j'ai fait ma première, et pourtant... Bah visiblement j'étais pas prête. Quand je vois comment j'ai réagi et que vraiment j'ai déchanté au fait de devenir maman etc. Je n'étais pas prête, je ne savais pas ce qui m'attendait. Là c'est aussi ça, là c'est que je sais ce qui m'attend et que j'ai connu le pire. Mais je me dis franchement pour que ça fasse pire que ce que j'ai connu là, bon il faudrait que mon enfant soit malade mais... Allô l'univers, c'est une hypothèse que je balaye, je ne choisirai pas cette hypothèse là. Donc voilà, on verra le jour où ça arrivera. Et voilà je me dis ben... La vie c'est mieux que moi, donc encore une fois, si ça doit se faire, ça se fait, si ça se fait pas, ça se fait pas, tout arrive au bon moment, au bon moment, et voilà, pour une bonne raison, etc. Donc voilà sur ce que je voulais dire sur tout ça. Ensuite, donc je voulais vous lire, en fait j'ai, sur les familles recomposées, sur les familles recomposées, j'ai fait un espèce d'appel à témoignages, je sais pas si on peut appeler ça comme ça, et donc il y a un témoignage qui m'a particulièrement touchée. que j'aimerais vous lire. Donc j'ai posé en fait des questions à des connaissances, des copines, sur comment elles envisageaient les choses en fait, soit en tant que beaux-parents, soit quand elles sont mamans avec un enfant comme moi et qu'elles rencontrent quelqu'un. Donc je voulais échanger avec vous un petit peu ce que ce témoignage, ce que cette fille en fait m'a dit parce que j'ai trouvé que c'était tellement révélateur, mais incroyable. J'espère qu'on aura le temps, il reste une petite demi-heure. Je vous confirme qu'on va aller jusqu'aux 2h. Donc, elle me dit déjà dans un premier temps qu'avec la maman, elle a de la chance. Parce que ça se passe très bien. Donc avec, donc elle, on resitue. Là, il y a ma copine qui a un fils. Elle s'est mise avec un homme qui lui avait déjà un fils. Enfin, le fils qu'elle a, c'est leur fils commun. Non, j'ai l'impression d'être comme dans les films quand quelqu'un raconte une blague. Mais qui dit n'importe quoi. de quoi qui dit non en fait c'est pas ça c'est l'histoire d'un russe avec un français non c'est pas ça bon on va reprendre à zéro clairement j'ai été nul sur cette action non je n'étais pas nul ça fait une heure et demie d'émission c'est ok de bugger donc cette fille là elle avait pas d'enfant elle se met en couple avec un mec qui lui avait un fils ok donc fils numéro un et ensuite ils ont fait un deuxième et donc là elle explique que avec la maman ça se passe bien donc déjà ça ça elle a beaucoup de chance, et ça c'est vrai que j'ai une autre copine à moi, Franchement, quand elle amène son fils chez le papa, en fait il pleure littéralement, il est dans un état où il lui verbalise, il lui dit je ne veux plus aller en fait chez papa et sa belle-mère, parce qu'ils se sont rejetés de fou, parce que justement ils ont eu un autre enfant tous les deux, et en fait le premier n'existe littéralement plus. Et ça en tant que maman, mais ça brise le cœur de dingue, parce qu'on ne peut pas non plus se permettre en fait d'intervenir dans la vie. de couple de notre ex, c'est pas possible. Donc délicat en fait de dire par contre ok c'est cool t'as un nouveau gamin mais oublie pas que t'en as un premier en fait. Et ça ma copine elle est très dans la résilience, ne pas faire de vagues, vraiment il y a plein de trucs en fait qu'elle tolère, qu'elle accepte, alors que franchement il n'y aurait pas forcément lieu d'accepter et que c'est des choses un peu délicates. Il y a des fois où elle a envie de lui rentrer dedans et elle le fait pas. Et j'avoue que... Moi j'ai eu des moments où j'ai été comme ça aussi avec mon ex, des fois où franchement ça n'a pas toujours été facile après la séparation, pendant les 1 ou 2 ans qui ont suivi. C'était des fois des prises de tête pour rien, on n'était jamais d'accord, toujours l'un contre l'autre. Et là ma copine c'est un peu ça qu'elle me dit, elle me dit dès que je propose un truc il est contre moi. Donc je trouve que c'est vraiment déjà juste pour une maman. Femme. Pour une personne, c'est difficile de rester en contact avec son ex. De manière générale, on n'a pas envie de rester en contact avec ses ex, on ne va pas se mentir. Et là, on est forcé de rester en contact pour le bien-être du bébé ou de l'enfant. Donc déjà, ce n'est pas évident. Et si en plus, on intègre une autre personne... d'un côté ou de l'autre dans l'équation, mais forcément en fait ça fait basculer toute la balance. Et là pour avoir pris les témoignages de tout le monde, je pense que c'est aussi difficile d'un côté que de l'autre. Donc voilà, donc là déjà au début c'est ça, au début ce qu'elle nous dit elle, cette copine là que nous allons appeler M. M, elle nous dit qu'elle s'entend bien quand même avec la maman du fils et que c'est pas le cas pour tout le monde, donc ils sont pas toujours d'accord. certes mais qu'elle a quand même de la chance parce que c'est assez sain entre les deux ex. Donc déjà mon premier conseil là dessus c'est une certaine stabilité. Il faut que vous soyez stable avec votre ex pour que les beaux parents, que ça s'ajoute de votre côté ou du sien, ça se passe bien. Si vous déjà vous êtes en affront tout le temps, forcément que ça va pas très bien se passer avec la pièce rapportée entre guillemets. Je mets entre guillemets. Après à la limite bon ça c'est le début du témoignage c'est pas ce qui m'a le plus frappé. Ce qui m'a le plus marqué c'est après. Elle me marque. Moi, les premiers temps, je l'ai très très mal vécu, le fait d'être la deuxième. Vous savez, à la fin de l'épisode dernier, je vous ai dit, donc la première, c'est la première femme avec qui on fait un enfant, et donc la deuxième femme avec qui on fait un enfant. Donc elle aime cette personne-là. Aime, aime. C'est horrible parce que du coup, on dirait que je parle du verbe aimer. J'aurais pas dû dire ça, mais bon, c'est pas grave. Cette personne-là... Voilà, elle était la deuxième, puisque lui il avait déjà un enfant. Elle me dit, la deuxième avec qui il aurait un enfant, et même la deuxième avec qui il se marierait, si on venait à se marier un jour, parce que eux deux ils étaient mariés. Ensuite ça s'est apaisé en moi intérieurement, du moment où on a eu notre enfant à nous. Comme si ça me donnait de la légitimité à mon tour. Et puis mon esprit était désormais focalisé sur mon bébé. Je trouve ça dingue, parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... Cette personne, qui elle n'avait pas encore eu d'enfant et qui a accueilli l'enfant d'un autre, elle se sentait illégitime en fait. Donc le rôle de beau-parent, ce qu'elle vient nous dire là, c'est d'être la deuxième. Le rôle de beau-parent, c'est pas une place confortable parce qu'on se sent illégitime, on sent pas notre place. Et je peux entendre en fait, quand on est beau-parent, honnêtement, je le suis pas donc je sais pas, mais je vois mon compagnon par contre comment il a réagi. Il y a un temps d'adaptation incroyable. La communication, j'ai une autre copine qui m'a dit ça, elle me dit la communication c'est littéralement la clé pour savoir en fait quelles sont les attentes du parent original, on va dire ça, du parent original, donc ça c'est le vrai parent, par rapport aux parents de substitution qui sont donc les beaux-parents. On va dire comme ça, ce sera plus facile à comprendre. Je pense que je m'en mêle un peu dans cet épisode-là, mais c'est pas très grave. On a tous des attentes. Maintenant, il est important déjà de savoir nous les attentes qu'on a, nous en tant que parents originels par exemple, et à ce moment-là de les expliquer aux parents de substitution, aux beaux-parents. Parce que si nous déjà on ne sait pas les attentes qu'on a, on ne risque pas de... L'autre beau-parent en tout cas, parent de substitution, ne va pas non plus réussir à trouver son chemin. Là, si je vous prends mon exemple concret à moi. Monsieur donc il connait mon enfant depuis que je suis née Parce que ça faisait longtemps que je le connaissais Donc les présentations se sont faits ultra rapidement Après qu'on se soit mis en couple Parce que comme il se connaissait déjà Il n'y avait pas lieu de tergiverser pendant 10 ans Je suis en train de me dire aussi Que ma fille Avait connu The Ex Donc ça aussi je vous raconterai juste après Et en fait ce qui s'est passé c'est que mon conjoint mon compagnon là actuel, sans vraiment finalement s'en rendre compte, s'est mis dans la tête du jour au lendemain « Oh ! Je suis un beau-père ! » « Je suis un beau-père ! » Qui dit beau-père dit « Bah je suis un homme ! » Donc la virilité, c'est aussi la sécurité entre guillemets, mais c'est un peu le sexe fort du couple, c'est un peu en tout cas dans l'éducation, on dit souvent que les papas ils sont là pour pousser les enfants dans le dos, pour qu'ils avancent en fait, c'est « Allez tu avances ! » Tu vas pas tomber, je te retiens. Et les mamans, elles sont sur le côté de l'enfant pour éviter qu'il fasse trop de zigzags et elles le nourrissent émotionnellement. En gros, dans la spiritualité, c'est un peu ça. À quoi sert une maman, à quoi sert un papa ? Donc lui, inconsciemment, déjà dans sa tête, il s'est mis, je suis un beau-père, donc il faut que je pose les limites, le cadre aussi, pour ma belle-fille. Donc en fait, il s'est mis une fois à la fâcher, alors qu'elle n'avait pas fait... grand chose en fait elle s'était énervée assez vite elle s'était mise à pleurer assez assez vite mais parce que ma fille elle est comme ça elle a un tempérament hyper sensible encore plus que moi je pense et voilà des fois ça monte très très vite en fait dans les émotions très très très très vite mais moi je suis une personne qui laisse je lui dis voilà on accueille dans notre maison on accueille les émotions si tu dois être en colère Tu vis ta colère, si tu dois être triste, tu vis ta tristesse. Et c'est ok, ça veut pas dire qu'on va céder au caprice, ça veut juste dire qu'elle vit ses émotions. Et là, à ce moment-là, donc il la fâche. Et là, donc, ben, elle, elle le prend extrêmement mal. Et moi, je me dis, wow, wow, wow, qu'est-ce qui se passe ? Et en fait, j'avais pas posé les limites, j'avais pas dit les attentes. On avait pas eu de communication, en fait, par rapport au rôle à tenir. Ni pour lui, ni pour moi, ni pour elle, fin, y'avait rien qui a été fait. Et là, j'ai dit, venez, on se rassemble tous les trois, et on va parler à cœur ouvert de ce qu'on veut. Pour notre vie parce que maintenant on va vivre tous les trois. Et j'ai dit c'est moi qui vais commencer. Et donc là j'ai expliqué, j'ai dit à mon compagnon. Moi je veux pas que tu prennes le rôle de papa. Parce qu'elle en a déjà un. Donc se faire réprimander, il sait faire. Il sait le faire quand il y a besoin. Moi ce que je veux dans cette maison c'est de l'amour. J'ai besoin qu'on puisse s'exprimer comme on est. Ça veut pas dire de laisser tout passer. Mais voilà, je veux en fait que tu sois comme tu as toujours été. C'est-à-dire ? drôle, gentil et bienveillant, je veux que tu lui apprennes ça en fait, je veux que ma fille, elle s'imprègne de ton côté calme et bienveillant. Et je veux pas spécialement que tu la réprimandes pour le moment, j'ai dit plus tard quand j'aurai besoin, je t'appellerai, mais j'estime pour le moment que c'est à moi en fait d'intervenir si vraiment elle s'énerve. Donc au départ c'était ça, au départ dans ma tête le rôle que je lui ai assigné c'était presque le rôle de bon copain en fait, on est là pour le plus. Mais pas pour le moins en fait. Dès qu'il faudra la fâcher, ça sera que moi, ça sera pas toi. Parce que tu comprends, c'est ma fille. Et là on sent la bébé louve, la bébé, la maman louve un peu, qui couvre son bébé quoi. C'est vraiment, c'est ma fille, tu touches pas, tu l'engueules pas. Donc ça c'est compliqué aussi pour un parent de laisser en fait le beau-parent fâcher son enfant. Parce que ça sous-entend quoi ? Ça sous-entend qu'on a pas fait le travail comme il faut. Ça sous-entend qu'à ce moment là, on aurait peut-être... dû hausser la voix en fait nous donc pour les gosses c'est pas toujours facile quoi, donc moi au départ c'est ça la communication que je lui ai tenue donc après il s'est calmé, ça a remis un peu de joie j'ai dit par contre à ma fille, j'ai dit par contre toi y'a pas de limite parce que si tu dépasses les limites il a le droit de t'engueuler je ne dis pas qu'il a pas le droit jamais de t'engueuler attention, si tu dépasses les limites tu te prendras une roust en fait et c'est pareil que ce soit ton beau-père ou que ce soit moi, c'est la même chose en fait donc je pense que déjà cette conversation a fait du bien à tout le monde Et finalement, ce qui a le plus servi, ça a été l'expérience. C'est en grande surprise, on en reparle. Le fait d'être sur le terrain et là justement de vivre ensemble. Déjà le fait de vivre ensemble, on vit chez monsieur. Donc moi pour ma part, je me dis, il a aussi son mot à dire, il est chez lui. Donc je lui ai laissé plus de place. En fait ce qui se passait, c'est que je ne lui laissais pas suffisamment de place. Inconsciemment, je ne m'en rendais pas compte. Mais je ne lui laissais pas, quand je l'interdisais de la punir par exemple, ou d'intervenir méchamment, etc. Je lui interdisais d'être un beau-père finalement. Donc ça, ce n'est pas top. Et là, maintenant, on arrive à trouver un bon mode de communication parce qu'on est ensemble. Il a compris mon fonctionnement et le fonctionnement de ma fille. Donc, il a capté que c'est important de laisser sortir les émotions. Cependant, quand on sent que... Vous l'avez entendu le petit cependant au lieu du en revanche. Cependant, quand il sent que vraiment c'est trop, que c'est de la comédie ou quoi que ce soit, là où que je suis dépassée. Là maintenant ça y est, il a capté quand je suis fatiguée, voilà il peut intervenir ou même moi je lui fais signe soit du regard, soit vraiment juste en appuyant un peu plus une phrase. Et là il capte que c'est à lui d'intervenir et ça fait du bien. Je vous jure que quand vous êtes le parent originel en fait ça fait quand même un soutien, un beau père c'est quand même cool pour ça. Et là en fait dans le témoignage donc de ma copine à un moment elle en parle de ça. Elle en parle de ça, elle dit on peut pas demander à la belle-mère, parce qu'elle c'est la belle-mère, d'être là pour faire le taxi, les devoirs, faire les courses, à manger. Et à contrario lui demander de se taire quand quelque chose ne va pas par exemple. Et pourtant c'est couramment malheureusement le cas. dans beaucoup de couples. Ce qui est vrai, elle me dit en fait juste au-dessus, avec mon chéri, on forme un couple parental et en fait j'ai le droit de fâcher mon beau-fils. Jamais il va me dire, non mais attends, t'es pas sa mère, tu le fâches pas. Ça c'est quelque chose aussi qui est important de bien laisser la place pour nous, les parents originelles, de laisser la place aux beaux-parents, de les guider, de les accompagner, de donner en fait un cadre des attentes. Moi j'attends ça, ça, ça de toi et de leur laisser faire leur preuve aussi. Et surtout d'être tolérant parce que ils ne l'ont jamais fait en fait. Donc ce n'est pas évident aussi pour eux. Moi je n'ai jamais été belle-mère donc je ne me rends pas compte. Mais à travers les échos que j'entends, je me dis ah ouais, franchement ça doit être difficile de trouver le juste milieu. Un moment, attendez, je vais vous reprendre. parce qu'elle m'a dit plein de choses dans son démoignage, là, ma copine. Elle met, être belle-mère, c'est devoir accepter ton quotidien, ton planning, tes vacances. Enfin, d'accepter que ton quotidien, ton planning et tes vacances dépendent toujours de l'ex de ton mec. Alors ça, c'est rigolo parce que j'ai eu le cas aussi inverse. Où, voilà, on m'a dit, moi aussi, en fait, mes vacances dépendent de mon ex aussi. Donc, en fait, j'ai envie de dire, ça, c'est pour tout le monde. le cas et c'est aussi élever un enfant qui n'est pas le sien essayer de jongler en permanence pour ne pas en faire ni trop ni pas assez il y a beaucoup de remises en question même si ça peut être chouette c'est quand même pas évident donc là en gros ce qu'elle nous fait comprendre c'est ça c'est que la place du beau parent quand on ne l'a pas été on sait pas ce que c'est et donc nous en tant que parents originels moi je me porte parole entre guillemets pour les parents originels on a tendance parfois pas forcément à critiquer mais à se dire bah moi j'aurais pas fait comme ça en fait ou ah bah elle a dit ça ta belle mère, ah bah il a fait ça ton beau père et on est un peu en mode c'est pas cool quoi, c'est vraiment pas cool mais il faut remettre un peu de l'eau dans son vin et je pense que c'est pas un poste évident aussi que d'aimer un enfant qui n'est pas le nôtre et voilà comme elle le dit très bien là ma copine de savoir où poser les limites, de pas en faire ni trop ni pas assez franchement je pense qu'il faut quand même un couple stable Une bonne communication au niveau du couple pour pouvoir que ça se passe bien, faire en sorte que ça se passe bien. Et pareil au niveau des ex. Après qu'est-ce qu'elle a dit d'autre ? Elle a mis... Ah là ça m'a fait rire cette phrase là. Par contre j'ai directement prévenu mon chéri que je ne voulais aucune comparaison avec la grossesse de son ex et l'accouchement par rapport à mon accouchement et ma grossesse. Là aussi je trouve ça rigolo parce qu'on est tout le temps dans la comparaison, les humains Mais c'est vrai. Et moi cette phrase là elle a résonné pour moi parce que comme je vous disais là quand je me projette à me dire est-ce que je veux un bébé d'eux, bah je le fais pas exprès mais oui je compare avec ce que j'ai vécu et si je suis pétée de trouille comme je vous le disais tout à l'heure, c'est parce que moi j'ai vécu presque le fait d'être maman solo. En tout cas dans mon ressenti c'est ce qui se passait en fait, j'avais l'impression que c'était moi qui gérais absolument tout. Et donc bah là le fait de lire que ma copine elle a dit à son compagnon tu ne compares pas. La grossesse et l'accouchement avec ce que tu as déjà vécu. Je me dis ok bah en fait mon compagnon actuel serait légitime de me dire. Arrête de me comparer à ton ex. Et comme il me l'a très bien verbalisé je ne suis pas ton ex en fait. Mais c'est franchement c'est difficile parce que je me rends compte que ça a laissé des traces en moi. C'est normal je pense que chaque histoire laisse des traces. Chaque histoire nous apprend quelque chose comme on disait. Mais il y a aussi des fois des blocages qui se mettent en place, des choses. Et donc bah franchement je trouve que toutes ces places là. Il n'y en a pas une pour moi qui est plus facile que l'autre. Que ce soit la maman qui a un enfant, qui va la laisser à un inconnu, à une belle-mère, à un beau-père. On ne sait pas comment ça se passe de l'autre côté, etc. Ou alors même quand on sait que ça se passe mal, on les laisse quand même parce qu'il y a le papa ou la maman aussi de l'autre côté. Et qu'on ne peut pas que faire, on ne peut pas choisir les beaux-parents en fait. C'est pas possible en tout cas de l'autre côté. On ne peut pas choisir la nouvelle copine de son ex. Ou l'inverse, tu vois. Donc euh... C'est franchement pas une place facile. En même temps les beaux-parents c'est pas facile non plus. Parce que comme elle le disait elle, il faut tout le temps composer avec l'agenda des vrais parents. Et donc il y a quand même quelque chose qui rentre en jeu. Et après elle avance aussi un autre argument. Où elle disait, je vais vous le retrouver. Mon sujet du moment. Chose à laquelle on ne pense pas forcément au début de la relation. Avoir un deuxième enfant, donc un troisième, puisque eux si vous suivez l'histoire, lui en avait déjà un et là ils en ont eu un tous les deux. Donc pour lui ce serait son troisième, mais pour elle ce serait son deuxième. J'en rêve, c'est viscéral et je ne me vois pas faire une croix maintenant sur la maternité. Quant à mon chéri, eh bien il est bien comme ça avec ses deux garçons. Logique, avoir deux enfants c'est super et c'est déjà beaucoup d'investissement. Alors que l'on sait pertinemment tous les deux. que s'il n'avait pas eu de premier enfant, on aurait forcément eu un deuxième enfant. On ne se serait même pas posé la question, on n'aurait jamais laissé notre fils unique. Du coup, on n'est pas tout à fait sur la même longueur d'onde à ce sujet. Et je ne peux m'empêcher de penser à une forme d'injustice, de voir que ma vie, notre vie, est à ce point impactée par le passé de mon chéri avec son ex-compagnie. Et franchement, quand j'ai lu ça, waouh, je me suis dit c'est tellement... Déjà merci à elle parce que c'est tellement intègre d'oser dire ça en fait, d'oser l'avouer et je sais pas si ça lui a fait du bien et j'espère en tout cas. Mais ouais je me dis, moi en tout cas ça m'a permis de mettre de l'eau dans mon vin, de me dire mais en fait elle a raison. C'est quand même pas évident d'être à sa place, à elle, donc la place finalement de beau-père, belle-mère. Parce que quand le compagnon en fait en a déjà eu un, là voilà ça fait trois enfants, trois enfants c'est quand même différent. Et ce que je trouve en fait fou dans ce qu'elle marque, c'est qu'elle ressent une forme d'injustice par rapport, comme elle le dit très très bien, au fait de voir que leur vie est à ce point impactée par le passé. de son chéri. Et ça, c'est peut-être horrible à dire, mais honnêtement, quand vous vous mettez avec quelqu'un qui a déjà un enfant, je pense que c'est inévitable. Tant que les enfants sont en bas âge, on est obligé d'être impacté par les ex, ou en tout cas par le papa ou la maman qui n'est plus dans la vie de notre enfant. On n'a pas le choix, c'est comme ça, en fait. C'est comme ça. Donc, je trouve que tous ces témoignages, ils sont vachement intéressants. Je vais regarder ce que j'avais noté d'autre dans ma liste pour voir si j'ai rien oublié. Je vais regarder le temps aussi, accessoirement. Ouh, on est là ! Il manque un quart d'heure. Alors, j'avais marqué... Ah ouais, j'avais marqué ça. Mais oui, je ne vous l'ai pas dit ça. Donc, comme je vous ai dit, j'avais présenté ma fille à The Ex. D'accord ? C'est le seul ex qu'elle a vu, mis à part mon compagnon de tout de suite. Sinon, je ne lui avais jamais présenté personne. Et donc, je les ai présentées et il y a quelque chose de très fort qui est ressorti, puisqu'il m'a dit... Tu n'es pas la même quand tu as ta fille que quand tu ne l'as pas. Et là, je me suis dit, ah ouais. Mais en fait, ça, nous, on ne s'en rend pas compte. Mais ce qui se joue là, ce que lui ne se rendait pas compte, parce que lui, il n'a pas d'enfant, donc forcément, il ne sait pas ce que c'est. Mais quand on a déjà eu des enfants... En fait, on sait que le planning, on n'a pas vraiment le choix. Il faut les faire manger assez tôt, il faut faire les devoirs, il faut les laver, il faut raconter l'histoire du soir. Donc en fait, il y a tout ça à prendre en compte, il faut les coucher avant une certaine heure. Donc bien évidemment que quand on se voit un soir après le travail, si j'ai ma fille ou si je ne l'ai pas, je ne vais pas du tout être la même. Si j'ai pas ma fille, on peut manger à 22h, c'est aucun souci en fait. On peut faire ce qu'on veut, on peut aller se promener, on peut débuter un film, l'arrêter en plein milieu, on peut faire des galipettes, on peut faire ce qu'on veut à n'importe quelle heure en fait. La question ne se pose pas, l'improvisation est toujours maître, entre guillemets, on peut s'écouter. Cependant, quand on a un enfant et qu'on rentre du travail, on peut pas se permettre de s'écouter comme ça alors en fait. On sait qu'il y a un planning, un timing à respecter. Parce que si on ne le respecte pas, qu'est-ce qui se passe ? Le gamin va être complètement shooté le lendemain pour aller à l'école en fait. Et s'il est shooté, quand on le récupère le soir, je vous le donne en mille, il est encore plus insupportable. Donc non, on a tout à fait gagné à respecter quand même le planning. Et en fait, ça a été dur pour moi d'entendre cette remarque-là parce que je me suis dit « Ok, peut-être que je ne suis pas la même, oui, peut-être que je suis un peu plus stressée, peut-être que je suis un peu plus impatiente, peut-être que je crie un peu plus, je ne sais pas. » Mais quand même, je trouve ça un peu violent en fait de dire ça à une personne. Et j'ai une copine à moi, pareil, elle m'a dit, moi j'ai eu exactement le même cas en fait, mais c'est qu'ils ne se rendent pas compte. Donc à tous ces parents-là qui sont dans ce cas de figure, j'aimerais que vous vous rendiez compte qu'on ne le fait pas exprès d'être différent. On ne le fait pas exprès, loin de là. Et honnêtement, si vous prenez la relève juste pour une soirée, de faire tout le planning du gosse, nous on veut bien redevenir comme on est quand il n'y a pas d'enfant. Ah c'est pas un problème ça, on veut bien s'écouter avant. Mais c'est vrai que là maintenant... Il est difficile de savoir où se situer, comme je le disais tout à l'heure, entre le rôle de maman et le rôle de femme, quand on a l'enfant dans les pattes en fait. Quand on a l'enfant dans les pattes, c'est plus compliqué de mettre son rôle de maman de côté. Quand il est au lit, bon bah ça va, quand il est chez l'autre parent, bon bah ça va. Mais quand il est dans nos pattes, bon bah, s'il est là et qu'il nous fait un caprice, on est bien obligé d'être présente quand même, donc on n'a pas trop le choix. On n'a pas trop le choix que de lui accorder en fait de l'importance, et je pense honnêtement que The Ex, ce qui prenait mal entre guillemets, c'est que J'accordais plus d'importance à ma fille qu'à lui-même. Mais il a raison, c'est venu mettre ça en lumière. Et c'est venu aussi mettre en lumière que j'apportais plus d'importance à ma fille qu'à moi-même. En fait, elle passait devant tout le monde, en gros. Donc ça fait du bien aussi parce que je me dis, bon bah, il faut aussi des fois refaire tomber le soufflet, refaire tomber de statut et me dire, ok, elle est là, mais je ne suis pas obligée de la prioriser tout le temps. Il y a des soirs où j'ai aussi envie de me prioriser moi. Il y a des soirs si j'ai envie de faire une boîte de conserve parce que je n'ai pas envie de cuisiner. Et bien elle s'en sortira de manger des raviolis en mode conserve quoi, enfin c'est pas grave. Et là mon compagnon actuel, je lui ai demandé, je lui ai dit est-ce que tu trouves que je suis différente avec elle et sans elle ? Et il m'a dit non, mais bon voilà comme je vous disais on se connait depuis longtemps donc c'est peut-être aussi pour ça. Il m'a dit moi je trouve pas spécialement que tu sois différente, donc tant mieux, c'est peut-être ça qui fait que ça se passe bien, j'en sais rien. Donc il y a ça qui est remonté. Ensuite ce qui est remonté aussi c'est pour la nouvelle personne, votre nouvelle relation de couple. Parfois elle a du mal à comprendre, elle fait l'amalgame entre le père de l'enfant et l'ex. dit comme ça c'est peut-être compliqué à expliquer mais en gros c'est ouais t'es tout le temps en train de parler à ton ex non je parle au père de ma fille là je vous dis c'est pas mon cas à moi c'est le cas de ma copine mais lui son mec il faisait systématiquement l'amalgame et me dit pour moi c'est pas du tout pareil ah mais je dis mais moi je partage à 1000% le père de notre enfant on est obligé de communiquer avec lui on a pas le choix on communique pour l'éducation pour le bien-être de notre enfant on n'est pas en train de lui dire demain je vais au cinéma, on s'en fout en fait. On dit des informations clés, des informations importantes, mais on est obligé, il est dans notre vie, c'est comme ça en fait. Cependant, nous, les parents originels, on ne le voit presque plus comme un ex en fait. Moi, mon ex, je le vois vraiment comme le père de ma fille. C'est quasiment plus... Enfin ouais, on a eu une relation, certes, mais c'est tellement loin maintenant que le rôle de papa, il prime en fait là-dessus. Et donc, ma copine, elle, son compagnon de l'époque en tout cas, avait beaucoup de mal à faire le distinguo. entre ça et donc lui reprocher très souvent de parler tout le temps à son ex. Donc ça, c'était une petite aparté que je voulais partager avec vous parce que c'est vrai que c'est quand même quelque chose d'assez important. Voilà, qu'est-ce que j'avais noté d'autre ? Définir le rôle, guider, les limites, la tolérance, on en a parlé. La résilience, ne pas faire de vagues. Quand l'enfant pleure et qu'on le laisse chez l'autre parent, on en a parlé aussi. Le rôle de maman, le planning, la gestion du planning qui est très compliquée, on en a parlé aussi. Ouais, franchement, chapeau, j'ai tout dit. Je suis tellement fière de moi, je ne pensais jamais que ça passerait. Et il nous reste 9 minutes, mais c'est royal les amis, mais c'est tellement royal. Autant vous dire que j'ai envie de combler pendant 9 minutes. Je vous avoue quand même que j'ai un peu soif. Franchement, je n'ai jamais fait une émission aussi longue de ma vie. De toute façon, je parle régulièrement, mais j'aime bien aussi les interactions quand même. Quand les gens répondent, c'est cool aussi, accessoirement. Voilà, pour vous raconter sinon les petites nouveautés de ma vie, faire un petit parallèle. Donc là, au niveau du déménagement, ça touche à sa fin, ça y est. Franchement, on voit le bout et ça fait carrément plaisir. Ce qui se passe, c'est que là, demain, je vais récupérer les derniers meubles pour amener... Les derniers briques à braque, c'est pas vraiment des meubles d'ailleurs, c'est plus du briques à braque. Pour amener à Emmaüs ou aux mains ouvertes, enfin dans ces trucs-là. Donc il ne reste pas grand-chose. Ensuite il y a le peintre qui va venir en fin de semaine donc il va venir recouvrir nos magnifiques fresques à ma fille et moi. Ça va me faire un petit pincement au coeur quand même je pense mais honnêtement je ne regrette pas. Alors j'y laisse ma caution et 200 balles de plus mais franchement ça valait le coup. Juste pour les leçons de me dire qu'on est libre à tout moment même quand on a un enfant. Franchement rien que pour ça je ne regrette tellement pas d'avoir dessiné sur les murs. Donc c'était une expérience à vivre au moins une fois dans notre vie et c'était vraiment chouette. donc ça c'est cool et après je vais faire le ménage ça je vous avoue j'ai la flemme de ouf j'ai même appelé une société de ménage tellement j'ai la flemme mais la meuf m'a réunie en me disant normalement on vient pour 4h, j'ai dit mais là il y en a même pour même pas une heure, j'ai dit il y a 70m2 juste à faire le sol, il n'y a plus de meubles, il n'y a plus rien de toute façon, donc et les éviers et les toilettes quoi, donc elle m'a répondu l'air de dire c'est bon vous pouvez pas le faire oui bon c'est juste que j'avais la flemme donc non je vais aller faire le ménage Et après en théorie les visites de l'appart devraient commencer dans la foulée. Donc possiblement je devrais être libérée de mon préavis juste après. Et honnêtement je pense qu'il faut que je rende les clés de l'appartement pour que je me rende compte que je vivrai à 100% chez monsieur et que je n'aurai plus d'appartement. Parce que là j'ai plein de mes copines qui me disent alors tu le vis comment et tout, ça fait quoi ? Mais en fait je ne m'en rends pas compte. Même s'il n'y a plus rien là-bas, il n'y a plus de lit, on ne peut plus vivre, il n'y a vraiment littéralement rien. Bah je me rends pas compte, tant que j'ai pas rendu les clés c'est abstrait, totalement abstrait. Alors la bonne nouvelle c'est que ça veut aussi dire que ça se passe très bien avec monsieur ici, parce que si vraiment ça se passait pas bien, si j'avais le moindre doute, je me dirais oh là là mais qu'est-ce que je suis en train de faire, je suis en train de laisser mon appartement alors que je l'adore et tout. Là non, je suis pas du tout dans ce mood là. Au contraire je me dis franchement cette vie elle va être chouette, cette vie tous les trois et quand je les entends rire tous les deux mais ils sont mais... Ça me remplit le cœur de joie. Vraiment, ils sont là. Ils se chamaillent. Ils se font la guillie. Ils font, je ne sais pas ce qu'ils trafiquent. Des espèces d'acrobaties par-dessus les épaules. Avec des grandes roues en l'air. Enfin bref, ils font des trucs comme ça. Et c'est tellement mignon. Enfin, j'aime trop. Enfin, j'aime beaucoup. Et voilà. Et après, on fait quelques soirées aussi. Jeux de société, des Disney. Enfin, des trucs un peu sympas comme ça. Et franchement, c'est juste la vie là. La vie ici, avec lui et avec ma fille, une semaine sur deux, c'est fluide, c'est simple, tout roule. Et franchement, ça enlève un poids de dingue en fait. J'avais la croyance de me dire que qu'être en couple c'était beaucoup de contraintes, beaucoup de règles finalement qu'on avait plus à y perdre qu'à y gagner, c'était un peu ça mon point de vue sur le couple et là je me rends compte que non qu'en fait c'est super cool et que même la routine que j'appréhendais depuis je sais pas combien de temps, bah en fait même la routine avec eux c'est super mignon, c'est pour ça que je me dis bah voilà si y'a un Un quatrième membre de la famille qui arrive dans les mois à venir, dans les années à venir, ben ça sera peut-être que du plus aussi. Et puis voilà, et après je sais que j'aurai pas 50 000 enfants dans tous les cas, donc même si je fais un autre enfant, ça sera le dernier, donc c'est pas pareil. Là il y a une maman, ah oui d'ailleurs tiens je voulais vous partager ça rapidement. Il y a une maman de l'école qui m'a dit dernièrement qu'elle avait eu sa petite dernière à plus de 40 ans. Et elle me dit c'est... Franchement, je vis mon rêve limite, c'est la best life. Elle me dit que c'est incroyable comme c'est génial parce que je sais que c'est la dernière. Donc en fait, elle profite, elle a conscience que les enfants grandissent ultra vite. Et donc, elle savoure chaque stade de l'enfant. Et ça c'est chouette parce que moi justement, comme j'étais dans une vision avec privation de liberté et tout, j'ai pas vraiment savouré en fait. Les stades où elle était petite, j'avais qu'une envie, c'était qu'elle grandisse. Et même là encore, j'ai qu'une envie, c'est qu'elle grandisse pour que je puisse sortir des fois. Donc là, le fait que ce soit vraiment le dernier enfant, c'est pas pareil. On le vit vraiment d'une manière totalement différente a priori. Donc déjà, il y a ça qui rentre en jeu et que je trouve assez rassurant. Et puis finalement, c'est un prisme assez joli en tout cas pour moi. Et si je voulais vous partager ça aussi, c'est parce que j'ai une amie à moi qui aimerait bien avoir un deuxième enfant. Mais qui s'estime dans sa tête trop vieille. Parce qu'elle a 37 piges. Donc si tu m'entends, et je sais très bien que tu vas m'entendre en même temps que tu repasses. Et bah à ce moment là j'ai envie de te dire regarde. Même à 40 ans, elle elle kiffe sa race de ouf. Et voilà et en fait c'est jamais trop tard les meufs. C'est jamais trop tard. En fait si vous êtes destiné à avoir l'enfant, il viendra. Parce que l'univers fera tout pour qu'il vienne. Et ce sera ok et ce sera la vie et c'est comme ça. Si vous êtes destiné à ne pas avoir d'autres enfants, il viendra pas et c'est tout. Donc en fait, vous prenez pas la tête. Vous prenez pas la tête avec des conneries à vous dire c'est trop tard. Non. Écoutez juste votre coeur, écoutez juste votre envie. Voilà, c'est ça que je voulais partager avec vous. Attendez, je vous fais une petite toux. Parce que là, je vous avoue que ça commence à être dur de parler aussi longtemps sans boire. Mais il reste pas longtemps. Donc, cette émission touche à sa fin. J'espère que vous aurez appris des trucs. On le dit sur un format où il y avait peut-être moins de clés de bonheur. En tout cas, si on avait... J'ai eu l'impression de vous les diffuser peut-être de manière un petit peu différente. Là, c'était vraiment plus mon témoignage quand même. Et celui donc de ma copine et des autres. D'ailleurs, je remercie toutes mes copines qui ont répondu présentes à ces questions-là, de beaux-parents, etc. Qui ont donné leur point de vue pour enrichir ce podcast. Moi, comme d'habitude, j'ai pris plaisir à vous le faire. Je suis contente et fière de moi d'avoir tenu ces deux heures. J'espère sincèrement que voilà Vous aurez pris autant de plaisir que sur les formats d'une heure. La semaine prochaine, je n'ai pas la moindre idée de quoi on va parler, mais comme d'habitude, ça se fera, ce sera du feeling et ce sera toujours cool. Et voilà, qu'est-ce que je peux dire d'autre ? Ben, pas grand-chose en fait, là j'ai presque plus rien à venir, donc c'est cool, la gender reveals est passée, elle a fait un carton, donc ça c'était génial. Toutes mes petites peintures et tout ont été beaucoup appréciées par les parents, donc ça fait super plaisir. Ce qui veut dire que là, je suis un peu plus light. J'ai juste, voilà, le ménage de l'appart à faire. Et après, ben, mise à jour de mon CV. Puis peut-être commencer à postuler. Donc, je pourrais peut-être vous donner un peu les dernières avancées sur, en tout cas, ma carrière professionnelle. Qui est au point mort, clairement. Donc, voilà. Mais au bout d'un moment, il faut se secouer. Il faut se secouer les puces, comme on dit. Donc, affaire à suivre. Et ben, encore une fois, bisous à toutes. Et à tous, parce que je sais qu'il y a des hommes aussi qui m'écoutent. Je vous fais plein, plein, plein de bisous. Et je vous retrouve la semaine prochaine où on repassera, bien évidemment, sur un format d'une heure. Donc de 18h à 19h sur la 1337. C'était Kate dans un date avec Kate. Bonne soirée, bon appétit tout le monde !