Speaker #0Bienvenue dans Un Temps pour Naître, le podcast qui explore la maternité dans toute sa richesse, du désir d'enfant au postpartum en passant par les tempêtes et les émerveillements. Je suis Edwige Caloc, accompagnante périnatale et thérapeute à Vannes en Bretagne et aussi en Visio. Et ici, je vous propose un espace de clarté, de douceur et de vérité pour vivre une maternité avec moins de pression et plus de sens. Bonne écoute ! Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans cet épisode où j'ai envie de parler avec vous d'un sujet assez profond qui nous concerne toutes et tous si on entame le chemin de la parentalité, notamment en France, mais peu importe où vous habitez, c'est des questions qui sont vraiment intéressantes à se poser. Donc là, je vais vraiment parler du système français, du rapport du système français à l'accompagnement des grossesses, des accouchements, aujourd'hui, en 2026. Et développer cette idée, pourquoi le système de santé ne suffit pas pour accompagner une femme, un couple qui attend un bébé. Pourquoi faire appel au système de santé n'est souvent pas suffisant. L'idée aujourd'hui n'est pas d'imposer ma vision, mais plutôt de vous partager celle-ci, vous partager mes réflexions, qui sont le fruit déjà de mon expérience personnelle en ayant eu trois enfants à cinq ans d'écart. et bien sûr mon expérience d'accompagnante, d'être là à côté des personnes qui traversent cette expérience au fil des années. Ça fait maintenant un peu plus de six ans que j'exerce ce métier au quotidien, à temps plein, et donc bien sûr que je suis témoin de comment on vit la maternité dans notre pays. Alors déjà, la première chose, je dirais que le problème est dans l'énoncé. On parle du système de santé, effectivement c'est le système de santé qui est essentiellement mis. en exergue, en avant, à partir du moment où il y a une grossesse. Donc on va penser à la maternité, au gynécologue, à la sage-femme. Et vous verrez que mon idée là aujourd'hui n'est pas du tout de discriminer leur rôle, au contraire, bien sûr ils sont hyper importants, mais là où il y a un problème c'est que le fait d'attendre un bébé, de le mettre au monde, d'élever un enfant, c'est bien plus qu'une question de santé. Bien sûr notre santé elle est en jeu parce que... C'est notre corps qui va fabriquer ce bébé, et donc dès la conception finalement, notre santé va être importante. Mais ce n'est pas que ça. Si on l'assimile à tout le reste de l'expérience humaine, ce n'est pas que être chez le médecin ou aller à l'hôpital. Bien sûr qu'il y a des phases de vie où c'est nécessaire, où c'est important, donc heureusement qu'on a accès à ces soins. Mais c'est comme si la grossesse et l'accouchement étaient assimilés à un problème médical. Mais ce n'est pas ça. C'est d'abord une expérience humaine. C'est bien plus qu'une situation de santé. Parfois, on va avoir des maladies ou des accidents de grossesse. Pareil pour l'accouchement. Donc une surveillance régulière me semble être tout à fait adéquate, une très bonne chose. Mais si ça ne se résume qu'à ça, on passe complètement à côté de toute la vie intérieure, l'expérience en elle-même, la vie psychique, la vie relationnelle, la vie émotionnelle qui est aussi bien secouée pendant la grossesse. Même avant la grossesse, dans la période du désir d'enfant, à l'accouchement évidemment, la rencontre avec son bébé qui s'échafaude dès le projet de conception jusqu'à la grande rencontre, il y a le postpartum, on en parle beaucoup aujourd'hui, mais on en a peur parce qu'on se demande quelle solution. mais si on prenait les choses un peu à l'endroit, dans le bon sens, on se rend compte que ce n'est pas qu'une affaire de médecine. Et donc, évidemment, si le suivi se résume à un... Je vais mettre des gros guillemets, mais un contrôle technique chez le gynéco qui dure 10 minutes tous les mois jusqu'à l'accouchement, après on ne se revoit plus pendant 6 semaines et un petit coucou pour la rééducation du père aîné, excusez-moi, mais c'est largement insuffisant. Et les statistiques le démontrent aujourd'hui. Je vais en reparler un petit peu plus tard. Deuxième point que je voulais évoquer avec vous, c'est que notre système de santé actuel se base sur une philosophie du soin qui est curative. On vérifie qu'il n'y a pas de problème. Et on va utiliser des solutions plutôt allopathiques au besoin. Donc allopathique, ça fait référence à la médecine moderne, très souvent médicamenteuse, mais parfois d'autres soins existent évidemment. Mais ce qui n'est pas assez mis en avant auprès des femmes et des couples qui espèrent ou qui attendent un bébé ou qui vont le mettre au monde, c'est qu'il y a toute une partie préventive qui est absolument essentielle à mes yeux. Surtout depuis que j'y suis formée, c'est-à-dire que quand j'ai eu mes deux premiers enfants, je n'étais pas formée à la périnatalité. Et donc j'avais une vision assez basique, française, de l'approche de mes maternités. En fait, je souffrais de certaines choses sans même me rendre compte que j'en souffrais, que ce soit dans mon corps, dans mon esprit. Mais aujourd'hui, je le vois très bien. Il y a tellement de gestes, d'outils, de recettes qu'on peut appliquer en amont pour mieux vivre. Cette expérience est diminuer les risques. Et au-delà de diminuer les problèmes, c'est juste bien vivre cette expérience. Et ça, c'était transmis depuis la nuit des temps, par des femmes qui avaient cette sagesse de transmission partout. Partout dans le monde, dans toutes les cultures, aujourd'hui on se raccroche beaucoup aux cultures comme le Mexique, le mois d'or avec la Chine, mais en fait en Occident, bien sûr qu'on avait toutes ces transmissions, les connaissances des massages, des gestes, des plantes pour que la femme s'en sorte bien. Alors oui, il y avait un taux de mortalité qui était beaucoup plus élevé, mais ce n'était pas lié au suivi de la mécanique entre guillemets de la grossesse, de l'accouchement, il y avait beaucoup plus de connaissances chez les femmes. C'était plutôt qu'il y avait des conditions d'insalubrité qui étaient très importantes, donc beaucoup plus d'infections. Et aussi, une grande part de mes connaissances sur le plan médical, il y avait des soucis, que ce soit pendant la grossesse et l'accouchement, et on n'avait pas la solution. Aujourd'hui, la médecine a beaucoup plus de solutions. Donc encore une fois, mon propos n'est pas de dire qu'il faut rejeter la médecine, parce que dans plein de cas, ça sauve des vies, c'est évident. Pour moi, ça me semble absolument évident. Mais si vraiment on se... Si on est contente du suivi de base avec un gynécologue, même s'il y a des gynéco qui sont vraiment super et qui dépassent leur rôle, le rôle d'un gynécologue, c'est comme je le disais, comme le contrôle technique d'une voiture, on vérifie qu'il n'y a pas de problème. Et s'il n'y a pas de problème, il n'y a pas plus de partage que ça. Et ça, pour moi, c'est aberrant. Aujourd'hui, en 2026, bien sûr, la sécurité de base, c'est super. Vérifier qu'il n'y a pas de problème et si on met en place un plan, bien sûr, très très bien. Quand même, j'estime qu'on a le droit d'avoir autre chose, une approche plus humaine, plus dynamique aussi, dans la période de la maternité, pour que ce soit également plus agréable de se faire chouchouter, de se chouchouter soi-même, de savoir quoi faire pour préparer, que ce soit le projet de l'accouchement, la préparation du postpartum, comment manger, quels mouvements spécifiques peuvent aider à bien vivre la grossesse, diminuer le risque de sciatique, diminué les problématiques à l'accouchement, tout ça, ça mérite d'être transmis. Et même mes amis sages-femmes le disent, elles sont absolument merveilleuses, elles prennent le temps avec leurs patientes, elles prennent beaucoup plus de temps, mais même en une demi-heure par rendez-vous, elles transmettent des outils. Mais elles n'ont pas le temps d'aller en profondeur dans les discussions. Donc, ben oui, elles ont quand même beaucoup de réalité médicale, une responsabilité médico-légale qui est importante, et elles ont tout le suivi médical à faire. Ça peut être suffisant pour une partie des femmes, et puis ça dépend du suivi de la sage-femme qu'on va avoir, de notre tempérament, de nos autres sources d'informations, de richesses humaines, mais ce n'est pas toujours suffisant. Si je reste sur la question du système de santé aujourd'hui, on est sur une philosophie de santé qui, à mon sens, n'est pas encore optimale en termes de consentement, de choix disponibles en matière de suivi, de lieu d'accouchement et de modalité d'accouchement. De plus, notre suivi est très morcelé. On a rarement un fil conducteur, un fil rouge avec une personne qui peut être présente de A à Z. On est sur une philosophie de soins qui est très interventionniste, protocolaire. Et aujourd'hui, les femmes ne veulent plus de ça. Parce que la logique de la mise au monde ne répond pas à une logique d'intervention et de protocole. C'est anti-nature. Alors encore une fois, quand il y a un problème, ça peut aider. Mais sur une grossesse qui se passe bien, un accouchement qui se passe bien... Plus on va intervenir à mauvais escient, qui plus est sans le consentement et l'information éclairée de la patiente, plus ça va détruire l'accouchement, plus ça va détruire la grossesse. Parce qu'on ne rentre pas dans des cases. C'est trop bien d'avoir des grands repères, de savoir que quand on fait de l'hypertension et qu'on a des mouches devant les yeux en fin de grossesse, il y a un risque de pré-éclampsie et c'est absolument génial qu'il y ait des prises en charge encore une fois. Merci à la médecine d'avoir évolué. Mais à mon sens, il y a une autre façon de faire. Et même quand il y a des problématiques, le fait d'infantiliser, de ne pas expliquer, de ne pas demander l'avis de la personne avant d'intervenir, il y a tellement d'autres modèles qui existent dans d'autres pays, même frontaliers à la France, qui sont plus empouvoirants, qui permettent une meilleure expérience psychique et corporelle de la maternité. On explique aux femmes de quoi leur corps est capable, et si leur corps manque, il y a des aides, il y a des solutions, il y a des supports. Et non pas, c'est nous qui allons faire à votre place, et laissez-vous guider parce qu'on sait mieux que vous. Il existe aussi des suivis avec plus de continuité dans le lien, où on pose des questions ouvertes. Donc là, l'approche humaine. va être complètement différente. Et ça dépend bien sûr aussi du lieu où vous êtes suivi. Il y a de plus en plus de soignants aujourd'hui qui sont dans cette philosophie. Quand on regarde les conclusions et les directives du rapport des 1000 premiers jours qui a été mis en place, je crois que c'était en 2021, donc ça reste assez récent, c'était il y a 5 ans. On va dans ce sens, dans l'approche du soin, une autre approche du soin. Et les politiques des structures évoluent de plus en plus en ce sens, mais c'est très difficile, parce qu'on est dans un système de santé qui ne le permet pas forcément. Donc, même en matière de santé stricte, il y a beaucoup de choses à revoir. Et je le vois en tant qu'accompagnante, mais aussi en tant que praticienne en EMDR, qui est une thérapie dédiée au traumatisme essentiellement. Oui, je vois tous les traumatismes qui sont liés, alors ok, à l'expérience de la grossesse et de l'accouchement en elles-mêmes, mais très souvent aussi liées à soit la prise en charge qui a été violente, infantilisante, trop protocolaire, où la femme n'a pas existé, ou alors une prise en charge négligente parfois aussi. Donc encore une fois, il n'existe pas que ça. Mais la structure du système de santé n'encourage pas les soignants à aller vers autre chose malheureusement. Pour continuer à développer mon propos, j'aimerais bien revenir sur l'histoire. Au fil du temps, en Occident, on a suivi un modèle patriarcal. gérés par des hommes. Notamment, le corps médical a, pas à pas, été dirigé par les hommes, au détriment des savoirs transmis par les femmes. Parce que les facultés de médecine, au XVIIIe siècle, ont commencé à faire des expériences, notamment sur des esclaves aux Etats-Unis, des esclaves femmes, noires, en matière d'accouchement, des tests assez atroces. Si vous regardez un petit peu les ressources, vous n'allez pas être déçus. Et donc ils ont mis au point de l'instrumentalisation et aussi, bien sûr, des connaissances salvatrices. Alors que les savoirs, jusqu'à très récemment, c'était transmis par les matrones, qui étaient des sages-femmes traditionnelles, éduquées dans la transmission orale, en voyant faire les aînés. Et si ce corps médical a pris la place et a même détruit à petit feu les transmissions des matrones, c'était soi-disant pour protéger les femmes et les bébés, mais on a aussi détruit tout les bienfaits de ce comérage, c'est-à-dire être entre mères et ce lien de femme à femme. Il y avait vraiment beaucoup plus d'instincts communautaires entre les femmes et les matrones transmettaient d'une façon tout à fait différente d'aujourd'hui. Donc au nom du côté sécuritaire, on a détruit le lien. Et aujourd'hui, on est dans une société qui est très évoluée, notamment sur le plan technologique, Vraiment pauvre en termes de contacts, de relations humaines, solides, le clan. On n'a plus nos clans comme avant. Alors mon idée, encore une fois, n'est pas d'évangéliser. Comment c'était avant ? Parce qu'il y avait bien d'autres problèmes. Encore une fois, il y avait une mortalité maternelle et infantile élevée. Il y avait d'autres problématiques dans la santé des femmes, des familles, dans les relations entre les femmes et les hommes, etc. Mais j'estime qu'aujourd'hui, en 2026, on est en capacité de faire autrement. parce que le corps médical est devenu progressivement le seul lien qui semblait sécuritaire en termes de grossesse, d'accouchement et on a installé une relation infantilisante et aliénante sur les femmes. Et à mon sens, l'enjeu majeur aujourd'hui, c'est de conserver l'aspect sécuritaire des soins de santé. Oui, ils existent, ils ont le mérite d'exister et je suis la première à en être vraiment contente. Mais aujourd'hui, c'est de redonner le lead aux femmes, aux couples, sur leur expérience. Leur proposer plus de choix en termes de naissance, de choix dans la structure d'accouchement, dans la façon même d'accoucher, dans leur accompagnement, d'être formé à la posture. Une révision entière du système de santé, comment il est financé en matière des naissances. Certainement dans plein d'autres aspects de la médecine, mais en tout cas, pour parler de périnatalité, si on ne change pas profondément la structure des soins, ça va évoluer au compte-gouttes. mais pas de façon globale. Alors si vous êtes un particulier, ou une femme qui est enceinte, qui s'apprête à tomber enceinte, qui s'apprête à accoucher peut-être, on peut se demander, ok, mais je fais quoi de ça ? Parce que mon rôle d'accompagnante, alors est-ce qu'il y a un rôle militant ? Moi c'est vraiment une question que je me pose, il y a forcément un fond militant quelque part, parce que je ne ferai pas ce métier. Je fais un métier qui n'est pas reconnu, justement, par l'État. Donc c'est un engagement de ma part qui est assez contraignant sur certains aspects. Disons que j'ai choisi de faire ce métier parce que j'ai vu le besoin. Alors oui, je suis vraiment passionnée par tout ce qui est autour de la naissance, mais je ne me suis pas dit, tiens, je vais faire ce métier parce que c'est cool, parce que c'est fun. Oui, ça me plaît, c'est sûr que ça me plaît, mais j'ai vu le besoin. J'ai vu le besoin des parents qui n'avaient jamais été écoutés, alors qu'ils ont vécu un accouchement pas facile, alors qu'ils ont vécu une PMA pendant dix ans, alors qu'il y a des choses qui me semblaient évidentes quand j'étais assistante maternelle. qui ne l'étaient absolument pas pour les parents parce qu'on ne les avait pas écoutés, on ne leur avait pas transmis certaines choses. Des parents qui se sentent extrêmement seuls, qui font bien, mais qui passent leur temps à se remettre en question parce qu'il y a vraiment ce rapport affontilisant qui ne permet pas de prendre confiance. J'ai vu des dégâts en termes de rémission corporelle post-accouchement. Et à un moment, je me suis dit, ok, mais il n'y a pas d'autre façon de prendre soin quand même. Et en menant mes recherches, j'ai découvert le métier d'accompagnante périnatale. Et je me suis dit, c'est là que je vais me placer. C'est être à côté, être en présence. Parce que oui, en fait, on manque vraiment de ça. Alors bref, j'ai fait un petit décroché, mais ça me semblait intéressant d'en parler. Si vous êtes enceinte, si vous attendez un enfant, vous vous apprêtez à engager une grossesse, on peut se demander, ok, mais quoi de plus ? Alors, à mon sens, être accompagnée par une doula ou une accompagnante, c'est super intéressant. Parce que ça apporte... Cette approche justement humaine. L'idée c'est de trouver chaussure à son pied. Trouver une personne avec qui ça matche bien dans la philosophie. Comme dans toute approche, il en existe pour tous les goûts. Tout dépend de votre besoin, de qui vous êtes. Mais notre rôle avant tout c'est de vous écouter, de vous apporter des outils pour votre bien-être, pour votre liberté. Et vous permettre justement de pouvoir être plus acteur, actrice de l'expérience. du début de grossesse jusqu'au postpartum. On n'est pas là pour vous faire appliquer des conseils, ça reviendrait au même, c'est toujours infantilisant. C'est plutôt de vraiment mener une vraie réflexion sur qui vous êtes vous, de laisser la place à vos ressentis et ne pas les étouffer. Il y a toute la dimension humaine qui est importante dans notre métier. Il existe bien d'autres métiers, d'autres approches qui sont très intéressantes. La naturopathie qui permet d'avoir une approche de la santé beaucoup plus naturelle et anticipatrice, des problèmes tout à fait complémentaires à la médecine moderne. Suivre des cours de yoga, de pilates, de mouvements spécifiques pendant la grossesse, je trouve ça vraiment génial de pouvoir connaître son corps, apprendre à connaître son corps et de connaître les gestes au quotidien qui vont nous permettre de mieux vivre la maternité. Ça semble très bête en fait, mais on manque beaucoup de ça. L'ostéopathie également, toujours dans l'approche du corps. Les massages pour prendre soin de soi, créer le lien avec le bébé. Aider au processus du postpartum, vraiment la partie soins, je l'affectionne énormément dans mon métier. Je la trouve tellement utile aussi, tout est utile. Mais n'empêche que le soin corporel, ça va au-delà des mots. Ça soutient le corps et la psyché en même temps. Quand les techniques sont bonnes, quand il y a une réelle connaissance de ce que traverse la femme. dans tout ce processus. Et puis aujourd'hui, bien sûr, on peut s'informer avec les podcasts, coucou, des ouvrages qui sont super intéressants, des reportages. Donc l'idée, c'est pas de courir après l'information, d'avoir le faux mot, la peur de manquer l'information qui nous ferait avoir une maternité géniale. C'est plutôt d'aller piocher. Il y a vous, et vous êtes tout à fait suffisant, suffisante dans cette expérience. Dites-vous ça, vous avez à l'intérieur de vous beaucoup de ressources. Mais Pour les explorer, pour apaiser quand il y en a besoin, c'est tout à fait normal d'avoir besoin de soutien, besoin d'aide, besoin de support. Tout comme d'autres phases de vie intenses, comme l'adolescence. L'enfant devient ado et l'ado devient adulte. Ok, c'est un processus naturel, mais ce n'est pas toujours facile. Et donc, si on reste seul dans cette expérience ou juste un médecin de temps en temps, c'est bien insuffisant. Et puis, il y a cette question pour moi importante, c'est comment je recrée mon village à moi ? Alors, parfois, on n'a pas la famille, les amis très très présents. Les modèles de vie ont beaucoup évolué. Moi, je n'incrimine pas non plus uniquement le système de santé, pas du tout. Puis, je ne suis pas là pour l'incriminer d'ailleurs, ni le pointer du doigt. Plutôt de signifier l'état actuel, la situation actuelle. Et nos modes de vie ont beaucoup évolué. On n'est plus... nomades en termes de lieux d'habitat, mais du coup ça crée plus d'isolement. Et puis il y a aussi beaucoup de familles qui sont très éclatées. Nos amis sont très occupés. Donc c'est pas facile d'avoir son village. Si vous l'avez, bien sûr, questionnez-vous sur votre capacité à demander de l'aide et de vous appuyer sur ce village en toute légitimité sur cette période parce que c'est une période de transition. Et dans les périodes de transition, c'est tout à fait normal d'avoir besoin de soutien. Et si vous manquez de soutien, comment je peux le recréer autour de moi avec... Justement, des professionnels, que ce soit en termes de santé, en termes d'accompagnement, mais aussi pour la garde des aînés, pour le ménage, à la maison, il y a plein de façons de recréer un petit village de soutien. Est-ce que ça peut être d'autres femmes, des communautés de femmes ? Peut-être avec le digital aujourd'hui, on a accès à beaucoup plus de choses. Mais pensez aussi aux liens humains, des ateliers de groupe, soit des cafés-rencontres, tout simplement, autour de la grossesse, du postpartum. mais aussi des ateliers thématiques, yoga, massage bébé, portage, etc. Ça permet de nouvelles rencontres. Les cours de préparation à l'accouchement aussi permettent des rencontres, sauf quand c'est en individuel et ça, c'est un libre choix. Et en discussion avec votre sage-femme, bien sûr. J'espère que ce développement d'idées vous a plu, vous a parlé. N'hésitez pas à revenir vers moi, bien sûr, c'est des questions de fond. On n'est pas sur un tuto en trois étapes, on est vraiment sur une réflexion globale. qui, moi, m'auraient vraiment aidé avant que j'aie un enfant. Autant, il y a des choses qui sont très bien déroulées, très naturellement, même si j'étais très seule. Je pense à l'allaitement, par exemple. Je n'avais pas eu de modèle autour de moi, de femme qui avait allaité, qui m'avait transmis quoi que ce soit. L'allaitement s'est fait un peu tout seul. Heureusement, parce que le suivi était quand même assez déplorable à l'époque. Donc, je ne sais pas comment j'ai fait pour m'en sortir. Faites-vous accompagner. demandez des cours de préparation à l'allaitement, faites appel à une consultante en lactation si vous voyez qu'il y a quelque chose qui ne vous semble pas normal, si vous ne vous sentez juste pas bien, vraiment demandez du soutien. Et puis chaque femme, chaque couple est libre de se positionner à sa guise, à sa façon par rapport au système de santé. Mais justement, je vous invite vraiment à renouer avec votre liberté, qui encore une fois est toute relative dans notre pays, mais il existe des options, il existe... plusieurs solutions pour une même problématique bien souvent. Mais quand on ne nous le dit pas, on ne le sait pas. Donc n'hésitez pas à aller questionner. Je vous remercie pour votre écoute, pour votre fidélité également. Je sais que parmi vous, il y a vraiment des personnes très fidèles. Et je ne saurais comment vous remercier de cette présence auprès de moi. Parce qu'avec le podcast, c'est plus le son de ma voix qui est présent auprès de vous. Et c'est tout l'intérêt. Mais sans vous... je ne suis rien, ce podcast n'est rien, ce serait juste un monologue et je sais que ça ne l'est pas. Même si je ne vois pas tous vos visages quand il y a une écoute, et heureusement parce que ce serait très envahissant pour moi vu que vous ne m'écoutez pas cet épisode en même temps, tous ensemble. Mais je sais que vous êtes là, j'ai mes statistiques, j'ai des retours, des discussions, des accompagnements sur lesquels ça débouche, donc vraiment trop chouette. Merci à vous. Je vous souhaite un très beau parcours de maternité, de bonnes réflexions de votre côté par rapport au sujet qu'on a évoqué. Et vraiment, encore une fois, je vous souhaite de tirer le meilleur de ce qui existe. Bonne semaine et à la semaine prochaine pour une nouvelle thématique. A bientôt. Merci pour votre écoute. Si cet épisode vous a apporté quelque chose de positif, vous pouvez bien entendu le partager à une personne de votre entourage à qui ça ferait également du bien. Et si vous souhaitez me soutenir, je vous invite à mettre un commentaire, une note 5 étoiles sur votre application de podcast. 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