- Speaker #0
Je suis Emmanuelle. Avant même de savoir marcher, j'étais déjà sur un traîneau entouré des huskies de mes parents. Depuis, 19 chiens ont façonné ma façon de vivre, de voyager, de travailler et de rêver. Dans une havique nordique, je te partage chaque semaine mes aventures, mes conseils et des rencontres inspirantes. Que tu sois amoureux du froid, du grand nord, de la montagne ou tout simplement fasciné par les chiens de traîneau, mecheur ou pas, tu es au bon endroit. Chaque épisode est pensé pour provoquer un véritable déclic, t'aider à oser, à dépasser tes peurs et à t'aider à franchir ce premier pas vers ton propre rêve d'aventure. Bonne écoute et si tu es nouveau, bienvenue dans mon univers givré. Bonjour Marion, j'espère que tu vas bien aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Emmanuelle, ça va, il fait assez beau en Suède, ça va.
- Speaker #0
Trop bien, je suis ravie de t'accueillir sur ce podcast, tu vas nous parler de ton aventure en Suède. si tu devais te présenter en trois mots, qu'est-ce que tu choisirais comme mot ?
- Speaker #1
Alors, ceux qui me connaissent, ils me reconnaîtront en ces trois mots. Je dirais passionnée, déterminée, mais aussi rigoureuse.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Ça nous donne un petit peu le thème de l'interview. Pour commencer, est-ce que tu pourrais nous décrire, en fait, avant de parler de ton parcours, pour commencer, est-ce que tu pourrais nous décrire un petit peu ta vie quotidienne ? À quoi ressemble un petit peu un jour normal chez toi avec les chiens ?
- Speaker #1
Alors, absolument toute minute est consacrée aux chiens ici. C'est-à-dire qu'on se lève à 6-7 heures, ça dépend. On va voir plutôt si on entraîne. Donc déjà, l'heure du lever correspond à si on entraîne les chiens ou pas. Donc, on s'en prend le petit-déj, on les nourrit selon le programme qui est prévu avec eux le jour J. Donc, on les nourrit, on nettoie les chenilles, on passe du temps avec eux. Après, soit on va déjeuner, puis on part à l'entraînement, ou soit on a quelque chose à faire, du bricolage ou du travail. Et puis, la journée continue le soir avec le nourrissage. Ça, c'est pour une journée hors saison. Et pour les journées durant la saison, après le repas, on a des chiens, on a notre petit-déj. qui s'ensuit par une journée de travail avec les touristes, avec les clients meucheurs, matin, puis après-midi, et de nouveau, nourrissage des chiens le soir. Vraiment, toutes les minutes sont consacrées aux chiens ici.
- Speaker #0
Des journées bien complètes, j'imagine. Est-ce que tu peux nous présenter la meute ? Combien tu as de chiens ? Est-ce qu'il y a des personnalités qui ressortent du lot ? Un chien rigolo ou une histoire particulière ?
- Speaker #1
On a 40 chiens, dont 30 à la Skanuski et 10 Eurohound, plus un Border Collie qui est en chien de famille. On a la particularité de faire naître des chiens ici, mais aussi de garder nos vieux chiens à la retraite. On a à peu près une trentaine de chiens qui courent en tout. Au niveau personnalité actuellement, on a notre superstar Magic. que beaucoup de gens connaissent, qui est une chienne super rigolote, qui est une leader, qui m'emmène absolument au bout de toutes les aventures et qui a eu de magnifiques chiots l'année dernière. Il y a deux ans et il y a trois ans. Et l'année dernière aussi, d'ailleurs.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un chouchou ou alors un chien dont tu as une relation assez particulière ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait, tout à fait juste. On a Ami, ou appelée aussi communément Mimi, pour tous ceux qui sont déjà venus à la maison. C'est une euro-hound qui est apte à courir dans absolument toutes les équipes, à tous les niveaux. C'est-à-dire qu'elle peut faire de la longue distance à un niveau compétitif, comme de la mi-distance, comme du sprint. Elle sait tout faire. Et c'est la chouchoute, elle vit à la maison avec nous. Et elle est toujours là. toujours vaillante, elle ne vieillit pas ce qui est super pratique pour nous et pour former tous les petits jeunes et pour avoir un chien ultra fiable en course donc c'est Mimi trop bien,
- Speaker #0
génial à quel moment tu as eu ton premier chien et comment est venue cette passion du mushing ?
- Speaker #1
j'ai eu mon premier chien à moi pas mes parents à 18 ans c'était un Border Collie et je faisais beaucoup beaucoup d'aventures avec lui, en randonnée à cheval en montagne en particulier. Et puis, je travaillais toute la journée. Au bout d'un moment, je voulais lui trouver un compagnon qui puisse nous suivre dans les aventures à cheval. Donc, une race assez rustique, qui a une très bonne obéissance. Et je ne voulais pas repartir sur du border collie. Donc, je ne savais pas trop. Le nordique, ça ne me plaisait pas parce que c'était trop fugueur, trop indépendant. Et puis, un jour, j'ai mis le pied dans le monde du chien d'entraîneau.
- Speaker #0
Et c'était trop tard. C'est ça. Et comment justement, est-ce que c'est une rencontre ou c'est un chien que tu as eu à la maison ? Comment tout a commencé ?
- Speaker #1
On va dire que c'est le destin qui devait agir. Je suis allée voir la Grande Odyssée, Savoie-Mont-Blanc, en tant que spectatrice. Je ne sais plus du tout dans quelles circonstances et pourquoi. pourquoi je me suis retrouvée là. Et en fait, j'ai découvert l'Alaskan Husky durant cette course. Je ne savais pas du tout qu'il existait des races nordiques autres que le Husky de Sibérie, le Malamute, etc. Je ne connaissais ni le Round, ni l'Alaskan. Et quand j'ai vu l'Alaskan, j'ai complètement flashé parce que c'était absolument la race qui correspondait à tout ce que je voulais faire, avoir une vie de famille très active et une obéissance nécessaire quand le chien est en liberté. notamment quand on est à cheval.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Est-ce que tu as eu rapidement autant de chiens ou c'est vraiment venu petit à petit ?
- Speaker #1
Non, j'ai pris le temps d'agrandir mes amis chiens, d'agrandir le nombre d'amis chiens autour de moi. Donc j'ai eu ces deux chiens. J'ai acheté ma première chienne à un meucheur qui était sur la Grande Odyssée. C'est comme ça que je l'ai eue. Donc elle, elle s'avait déjà attractée, mais je ne l'ai pas achetée. J'ai acté spécialement, mais vu que ça avait faire, je l'ai mis devant un traîneau avec mon border collie. J'ai fait quelques courses en deux chiens. C'était super rigolo. Mais bon, deux chiens, ce n'était pas assez. Je cherchais un autre chien, mais je n'ai pas trop trouvé. Donc, j'ai fait une première portée avec cette chienne. Et j'ai gardé deux chiots. Puis voilà, après, quatre chiens, six chiens. Six chiens, c'était l'idéal pour la vie de tous les jours. Mais en course, je faisais des courses déjà, comme la Valgaude à l'époque, des courses à étapes. Sur une semaine, il fallait un pool de chiens plus important que 8 chiens. Donc j'ai toujours des copains qui me prêtaient des chiens pour la Valgaude, pour la Vercors Quest, pour ma première, les Carrodes. Et jusqu'au moment où j'ai... Je suis restée longtemps à 8 chiens, et après j'ai pu passer... Enfin, 6 chiens, pardon. Puis 8 chiens, incluant mon border collie, qui commençait à trouver la vitesse un peu élevée. de cette équipe qui tournait bien en mi-distance et ensuite j'ai commencé à avoir en France j'ai eu jusqu'à 14 chiens et à quel moment tu t'es dit en
- Speaker #0
fait j'ai envie de construire un avenir vraiment tourné vers les chiens je sais pas si tu as eu tu travaillais déjà dans le monde animalier ou dans le monde touristique qu'est-ce qui tu as fait le déclic en disant, un jour, je vais partir en Suède avec tous les chiens.
- Speaker #1
Il y a déjà, en 2013, j'ai fait un premier voyage en tant que touriste en Finlande sur un raid d'une semaine. Et j'ai mis des années et des années à me remettre de ce raid. Je me souviens encore du nom de tous mes chiens. Je voulais vraiment, vraiment, vraiment acheter une maison en Finlande ou en Scandinavie, quelque part là-haut. on n'est pas un peu dans cette idée là c'était compliqué et j'avais des copains qui étaient chauds pour qu'on monte une structure qu'on achète ensemble une maison, une ou deux maisons qu'on crée des chenilles etc donc ça a refait germé l'idée puis ça a pas trop bougé puis il y a eu le Covid qui est arrivé là donc c'était un peu le projet est un peu tombé à l'eau et puis je suis repartie en Suède Euh... Avec la bonne personne qui m'a dit, ouais, ouais, pourquoi pas rester là ? T'as raison. Il ne fallait pas m'en dire plus.
- Speaker #0
Il y a des mots comme ça, des déclics, effectivement, qui changent toute une vie. C'est trop bien. Déjà, bravo à toi pour ce grand changement. Est-ce que ça a été... Enfin, j'imagine que ça n'a pas forcément été très facile. Est-ce que cette décision de sauter dans l'inconnu, ça a été... vraiment très naturel, tu t'es dit allez on y va et tu t'es pas trop posé de questions ou quand même t'as hésité il y a eu des moments un peu plus difficiles
- Speaker #1
Alors, tout s'est aligné pour faire qu'on achète la maison qu'on a actuellement. On s'est dit, comme n'importe qui en vacances, et si on restait là ? Et puis on s'est dit, ouais, vraiment, mais pourquoi pas le faire ? On était en mars 2022 à ce moment-là. On s'est dit qu'on reviendrait en Suède l'été 2022 en location pour visiter des maisons autour de notre... Une location qu'on avait trouvée pour les chiens. Et il y a eu des maisons en vente à ce moment-là, sur un trajet entre Yokmok et Sarna. Il y avait des maisons vers Austersund à vendre. On s'est dit, on va aller voir, ça donne toujours des idées. On a visité une première maison, ça ne correspondait pas. Et puis on est arrivé sur la deuxième maison, on s'est dit, il y a trop de voisins, c'est mort. Mais bon, on est sur place, on va visiter quand même. Et en fait, tout correspondait absolument à ce qu'on cherchait. Vraiment, vraiment. Donc, quand on a fait une proposition, ce qui est simple, c'est que ce sont des enchères. Donc, on a fait une proposition de prix. C'était accepté. Ce qui est, pour ceux qui cherchent actuellement une maison, ils sauront comment c'est difficile de faire accélérer les choses en Suède. Mais ici, c'était vraiment rapide. Et on a signé sur le quai du Ferry à Gothborg, avant de redescendre en France, de rester un mois en France et de revenir en Suède, on va dire, à tout jamais.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
C'est vraiment un milieu.
- Speaker #0
Effectivement. Des fois, voilà. En fait, des fois, on se dit pourquoi ça n'arrive pas ? Et en fait, peut-être que ce n'est pas le bon moment. Et quand c'est le bon moment, il y a des choses qui arrivent effectivement, qui sont alignées avec les projets. Est-ce que la relation avec tes chiens a changé depuis que tu es en Suède ? Alors, pas tant sur le quotidien, mais plutôt peut-être sur la connexion à la nature. Voilà, est-ce que j'imagine que tu vis un peu plus au gré des saisons qu'en France ? Est-ce que vraiment ta relation avec les chiens a évolué ?
- Speaker #1
Alors, j'ai toujours été super proche de mes chiens. Ils ont toujours vécu devant mes fenêtres de maison. Et il y a eu des évolutions, évidemment, en Suède par rapport à ce que j'avais en France, que je suis passée de 14 chiens à 40. Bon, il y a les 10 de Thomas, mon conjoint, on va dire, de 14 à 30. Donc, on va dire, il y a un petit peu, on pourrait croire qu'il y a moins de temps. pour chaque individu, mais vu que j'ai plus de temps, en général, vu que ma vie tourne autour d'eux, dorénavant, et que je n'ai pas un métier à côté de ça, je suis une mâcheur professionnelle, dorénavant, donc j'ai plus de temps, et je peux mieux le gérer, je peux mieux gérer mon stress, ma fatigue, etc. Et ça, ils le ressentent absolument immédiatement. Quand on est au Chenille, on est scanné en une demi-seconde, ils savent exactement notre état d'esprit. Et ça, je suis beaucoup plus disponible, je pense. pour eux maintenant. Alors d'un côté, c'est évidemment du stress de devoir gérer une meute et puis de ne pas avoir de revenus au quotidien, mensuel, tel qu'un salaire. Mais d'un autre côté, ça laisse énormément de temps pour être auprès d'eux. Et objectivement, on a beaucoup de remarques de gens qui visitent notre chenille, de clients ou d'amis, qui sont vraiment surpris de cette connexion, du fait d'avoir beaucoup de chiens, dans une connexion aussi proche avec chacun d'eux. Ça, ça fait plaisir qu'on a ce retour-là. Ce n'est pas uniquement mon point de vue, j'aime mes chiens. C'est un point de vue un peu positif qui est vraiment, vraiment...
- Speaker #0
Trop bien, génial. Est-ce que tu peux nous expliquer comment est né le projet du camp d'entraînement ? Qu'est-ce que tu proposes et d'où est partie cette idée ?
- Speaker #1
Donc voilà, c'était en mars 2022. On s'est dit pourquoi pas rester en Suède. Et à chaque fois que je montais en Scandinavie, je louais des AirBnB, je checkais s'il y avait des départs de pistes motoneige pour pouvoir entraîner les chiens. Je demandais si on pouvait amener nos chiens dans le jardin d'AirBnB. Mes chiens étaient bien éduqués au filet, mais bon, on ne peut pas les laisser une journée au filet sans surveillance. Si on devait visiter une ville ou faire des courses, je suis restée dans la remorque, ce qui ne nous plaisait pas des masses. Donc on s'est dit, pourquoi pas créer une place comme on aimerait trouver nous-mêmes. en tant que vacanciers avec nos chiens, ou compétiteurs, ou randonneurs, n'importe. Donc on s'est dit, vraiment, on va créer cet endroit-là, créer un logement, créer des chenilles adéquates et validées par le gouvernement, parce qu'en Suède, il y a des choses assez strictes vis-à-vis des normes animales qui ont lieu. Du coup, c'est ce qu'on a créé. On a le gîte, les chenilles homologuées, on a le départ des pistes. Et puis au-delà de... D'une place, on amène également des conseils aux gens qui viennent nous voir, des conseils tout bêtes sur une façon de gérer un chien, ou sur les aider au départ, les gérer sur les pauses pique-nique, les emmener à droite à gauche. Ou ça peut être des conseils plus sportifs sur les équipes qui viennent s'entraîner en vue d'une course. On a essayé de faire le maximum de courses au moins en Suède et Norvège. Non, pas en Norvège, mais en Méridionale, si j'ose dire. Voilà, pour pouvoir consulter derrière les mûcheurs. On connaît les courses, on connaît les profils. À chaque fois avant une course, on leur fait faire un mûcheur meeting privé à la maison. On a également tout ce qui est logistique, nourriture pour les chiens. On a des croquettes de disponibles, on a de la viande de disponibles, du gras, des bottines, du matériel. On sait où est-ce qu'ils peuvent acheter des mousquetons, des encre à neige. S'ils ont besoin d'un traîneau en urgence, on a le traîneau. S'ils ont besoin d'un vétérinaire, on a notre vétérinaire. On met tout à disposition pour limiter absolument tout le stress possible qu'on rencontre quand on est des voyageurs et vacanciers avec nos chiens.
- Speaker #0
Trop bien. et ce que Tu peux accueillir aussi des meucheurs qui veulent juste effectivement être en vacances avec leur nordique. Ils n'ont pas forcément un objectif de course. Est-ce que c'est dans les capacités aussi des hébergements ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On accueille absolument tout le monde. On peut accueillir des gens même sans chien ou des gens avec leur chien, mais pas forcément nordique du tout. Cet hiver, on a mis à l'attelage deux rasiers. Les propriétaires étaient ravis que leur chien fasse du traîneau avec les miens. C'était rigolo comme tout. Après, on a accueilli des gens à la base d'Idea du camp, c'était même d'accueillir des gens qui venaient en vacances en Scandinavie pour la première fois. Parce que là, parfois, c'est toujours ultra compliqué. On part dans l'inconnu et ça peut être vraiment, vraiment difficile en réalité. Parce que si le Airbnb, par exemple, finalement, on ne peut pas se garer avec une remorque. Si les voisins expliquent que les chiens sont à la tâche toute la journée, c'est les voisins qui sont dans leur... qui ont raison. S'il est interdit d'avoir les chiens à la tâche toute la journée. Donc on s'est dit, on va déjà créer un lieu d'accueil pour tous ces gens-là qui ne savent pas comment faire. Qu'on arrive le plus serein possible pour que les chiens arrivent le plus serein possible également et que les chiens profitent au maximum de leurs vacances à eux. Et qu'ils aient des chenilles où ils peuvent s'amuser, qu'ils ne subissent pas le stress du mûcheur parce que tout le monde est en vacances. C'est vraiment un point d'angue. Et ça, ça correspond à tout le monde. Ça peut être le... Un randonneur qui veut juste s'amuser, faire 5-10 bornes, 15 bornes de temps en temps, il n'y a pas de souci. Comme celui qui veut venir s'entraîner pour une fille mône ou une fille de marque, il n'y a aucun souci. On ne juge personne et on accueille tout le monde.
- Speaker #0
Très beau projet. Est-ce que tu proposes aussi des baptêmes de traîneau avec tes chiens et d'autres activités ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On accueille aussi des gens qui viennent juste à la demi-journée, qui ne dorment pas chez nous. qui viennent faire du traîneau à des tours plus longues que ce qu'on trouve dans les Alpes, mais sur ce principe-là, où ils conduisent, où ils sont assis dans le traîneau. Et ça, c'est toutes ces activités. On a de la moutonnage. Toutes ces activités, on les propose aussi à nos clients, on va dire nos clients mûcheurs, parce que des fois, ils n'ont pas assez de chiens. Des fois, leur femme ou leur fille ou leur fils, ou n'importe qui, ou leurs amis, ou leur handler, ils aimeraient bien faire du traîneau aussi. Ou alors, ils ont, je ne sais pas, des Groenlandais. Ils aimeraient bien essayer une équipe de Rund, voir autre chose. Donc ça, oui, on personnalise à chaque sortie. Donc, ça peut être des vacances multi-activités. On a des mâcheurs qui viennent avec des chiens, qui les attellent une fois tous les deux ou trois jours. Et puis, le reste du temps, ils font des activités avec nous. Et c'est cool aussi, oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu accueilles essentiellement des Français ou tu as d'autres ? des habitants aussi de Suède qui viennent vous visiter ?
- Speaker #1
On accueille beaucoup de gens francophones, principalement, et un petit peu des Italiens, des Tchèques, un peu d'autres pays, des Suédois aussi, mais beaucoup de francophones, et puis beaucoup de gens qu'on connaît. Donc ça, c'est des copains qui viennent à la maison. On croit avoir des copains à la maison et ça, c'est chouette. C'est au-delà des vacances, là.
- Speaker #0
Justement, les personnes qui viennent avec leurs chiens, alors notamment, là, on va parler des Nordiques, à quoi va ressembler leur journée ? Est-ce que, enfin voilà, tu disais que tu peux leur proposer des parcours, est-ce que des fois tu les accompagnes ? Enfin, à quoi ils… Ou alors c'est vraiment, comme tu disais, vraiment chacun fait ce qu'il veut et après, s'ils ont besoin de conseils, ils viennent te voir.
- Speaker #1
Oui, on a de tout, de tout. Des gens qui sont archi-autonomes, qui viennent là pour la deuxième ou troisième fois, donc ils connaissent les pistes, ils connaissent le fonctionnement. Il y en a d'autres personnes qui ont besoin d'un peu plus d'accompagnement, notamment de conseils, parce que généralement, c'est plus des gens qui ont envie de faire leur première course. qui sont plus demandeurs de conseils. Donc, ça, on les encourage vivement à poser des questions. Parce que moi, je n'ai eu personne pour m'aiguiller sur mes premières courses de longue distance. Et j'aurais bien aimé qu'on m'aide. Parce qu'aujourd'hui, on m'aide sur mes grandes courses. Et tout le monde aide tout le monde, finalement. Enfin, même les meilleurs, ils sont aidés sur ces grandes courses. Donc, si j'ai jamais eu une bonne idée d'être toute seule dans son coin, ça va être compliqué. Et puis, pour les chiens, c'est jamais cool s'ils ne me gèrent pas comme il faut par... Juste pas un manque de connaissances. Si on peut accélérer les choses pour le bien-être de tous, pour le confort de tous.
- Speaker #0
Est-ce que tu as une anecdote, un client avec qui tu as vécu une expérience ? Quelque chose à nous raconter qui sera un peu de l'ordinaire depuis l'ouverture du camp d'entraînement ?
- Speaker #1
On rigole souvent d'un raid. C'était la première année, je pense. C'était le premier hiver. On avait un... des copains mûcheurs, c'était des clients, mais des copains mûcheurs qui préparaient la fin de marque. Et du coup, on s'est dit, tiens, on va faire un raid qui fait 150 bandes sur deux jours. J'étais confiante. On ne suit que les parcours motoneige, c'est balisé. On a trouvé une petite cabane pile en plein milieu du parcours. Super. Hop, c'était assez glacé quand même, les pistes. Et il se met à neiger. Donc, je me suis dit, là, c'est maintenant. On part cet après-midi. OK, on part cet après-midi. Nickel. On part, il neigeait, c'était top, mais il n'y avait pas encore beaucoup de neige sur la piste. On part et puis en fait, il a neigé que sur notre commune et pas sur les communes environnantes. Et quand on fait un tour qui fait 150 kilomètres, on ne reste pas forcément sur notre commune. Il y a eu des passages un petit peu techniques. Tout le monde était bon bûcheur, personne ne s'est fait mal et on en rigole beaucoup aujourd'hui. Et finalement, ce n'était pas du tout balisé. les pistes étaient marquées sur la carte mais il n'y avait pas du tout d'entretien donc c'était tout au GPS et il y avait des moments où c'était pas évident à savoir s'il fallait tourner à droite à gauche, donc il y avait un peu d'orientation un peu de repérage on a tous adoré mais on a tous des souvenirs rigolos vis-à-vis de ce raid qui a duré que deux jours et on a eu l'impression qu'il a duré une semaine c'est vrai merci
- Speaker #0
pour ce partage est-ce que tu vois Merci. Quand les clients arrivent à la fin du séjour, qu'est-ce qu'ils retiennent, hormis ton accueil chaleureux, parce qu'on n'a que des bons retours sur le web de vos services, mais qu'est-ce qu'ils retiennent d'un séjour un peu particulier, où ils ont l'hébergement, les pistes ? Qu'est-ce qu'ils retiennent le plus ?
- Speaker #1
Le mieux, ce serait de leur demander. ce serait peut-être plus nécessaire je pense qu'ils repartent quand même avec une nouvelle expérience je pense qu'il reste 2, 3 semaines, 4 semaines et je pense qu'ils apprennent beaucoup durant ce séjour ils repartent avec beaucoup plus d'expérience acquise, plus qu'ils ne pensaient à mon avis, puisqu'on voit vraiment nous d'un point de vue local on voit vraiment une progression sur les équipes, sur des chiens qui m'ont tout fou au départ et puis... qui ne vont pas... Je ne vais pas dire pas être jolies à regarder, mais moins fluides qu'au bout de deux, trois semaines où là, on va se dire l'équipe est vraiment belle, c'est cool, on a fait notre job. Il rentre chez lui, il a une belle équipe qui tourne bien et qui n'est pas trop maigre, pas trop grosse, qui est nickel. Et je pense que ça va être l'expérience.
- Speaker #0
Trop bien. Et toi, qu'est-ce que tu as appris depuis le début de cette aventure, depuis que toi et Thomas vous êtes installés ? En Suède, qu'est-ce que vous avez appris ? Est-ce qu'il y a des choses que tu vois différemment ? Et j'ai envie aussi de te poser la question, est-ce que l'intégration dans un pays, elle est aussi facile qu'on le voit sur les réseaux ? Ou il y a des choses où tu as été un petit peu déstabilisée sur l'expatriation ?
- Speaker #1
L'intégration, elle va se faire selon les personnalités. Et ça, quelqu'un, on va dire le français typique, il va arriver, « Bonjour, c'est Marion, j'ai fait troisième à la Grande Odyssée. » Ça va pas marcher du tout, mais je ne suis pas comme ça. Je vais me présenter. Donc, quand je suis arrivée ici, je pensais savoir quand même pas mal de choses sur les chiens de traîneau et le mushing. Et en fait, je me suis rendue compte qu'on était vraiment tout petit par rapport... dans le monde de la longue distance il y avait beaucoup beaucoup beaucoup à apprendre et là j'ai ouvert une porte j'appelle ça la porte du mushing norvégien pas le suédois pour le coup mais vraiment norvégien où là, ils ont un niveau vraiment exceptionnel, les meuchers norvégiens. Pas tous, mais les meilleurs. J'ai eu un accueil super favorable quand je suis allée les voir pour leur demander des conseils et pouvoir évoluer dans cette discipline. Et ça, j'ai vraiment ouvert une porte et j'ai appris des choses. J'ai beaucoup, beaucoup appris sur tous les sujets et j'apprends encore tous les jours. C'est vraiment chouette. En Suède, il y a peu de mûcheurs suédois, finalement. Bon, il y a évidemment Peter Carlson, Malin Street, qui sont ultra connus. Mais il y a peu... Vraiment, je trouve peu de mûcheurs suédois. Sur les courses, on a des mûcheurs allemands, des mûcheurs français, etc. En Norvège, les courses norvégiennes, il y a à peu près 90-95% de mûcheurs norvégiens et beaucoup plus nombreux que les courses classiques en Norvège, qui rendent 20 et 100 attelages, ce qui est incomparable par rapport à la Suède, et de gens vraiment performants. Et c'est là qu'on voit qu'il y a beaucoup, beaucoup à apprendre pour ne serait-ce que faire un top 10 d'une course norvégienne. Et que les gens, en fait, ils sont vraiment super accessibles à partir du moment où on reste naturel et sympa.
- Speaker #0
Donc finalement, ce qu'il faut retenir, c'est aller à la rencontre des personnes. Et c'est comme ça qu'on apprend.
- Speaker #1
Voilà, rester humble et se rendre compte que ces gens-là, ils en savent tellement qu'on est vraiment... pas grand-chose à côté de ces gens-là, mais qu'eux-mêmes ont beaucoup à apprendre d'autres personnes. Donc, c'est vraiment des échanges hyper pertinents.
- Speaker #0
Trop bien. Par rapport à tes chiens, j'ai envie de creuser un petit peu qu'est-ce qui change dans les températures extrêmes par rapport à la France. Est-ce que tu as... J'imagine que tu as peut-être changé leur alimentation. Voilà, si tu peux nous en parler un petit peu plus rapidement.
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours été en viande et croquettes, même en France. Et là, je suis pareil en viande et croquettes en Suède. Au niveau des températures, ce qu'on va voir surtout, c'est une perte de poids assez rapide, avec de la difficulté à ce qu'ils retrouvent du gras. Nous, ce ne sont pas des chiens gras, mais à ce qu'ils retrouvent un poids correct, qu'ils soient moins maigres. Donc, c'est là où on va leur donner plus de viande et carrément du gras. On achète du gras de poulet, 100% gras de poulet. qu'on va donner en plus des rations. Au niveau des pattes aussi, on a des problèmes qu'on ne rencontre pas forcément en France au niveau de crevasses aux espaces interdigités. Là, il faut savoir gérer bien avant que ça arrive avec des crèmes spéciales et savoir regarder les pattes des chiens pour prévenir tout ça. Une fois que ça est arrivé, c'est un peu long à repartir. Ça, c'est vraiment les principales difficultés du grand froid. Après, on trouve aussi une différence entre les chiens nés ici et les chiens nés en France. J'ai encore des chiens nés en France, évidemment. Et quand il fait moins 20, les chiens nés ici, ils jouent dehors sans se rendre compte qu'il fait froid. Les chiens français vont être plus tendance à rester dans la grange en mode « on se revoit demain » .
- Speaker #0
C'est là que tu reviens. Est-ce que tu pourrais donner des conseils aux auditeurs ? Est-ce que tu pourrais donner des conseils aux auditeurs pour quelqu'un qui voudrait se lancer dans une aventure, alors qui ne serait pas forcément identique à la tienne, mais l'aventure peut commencer juste déjà avec un retreat de quelques jours. Qu'est-ce que tu pourrais leur donner comme conseil par ton expérience pour des gens qui n'osent pas se lancer dans un voyage avec leur chien ?
- Speaker #1
Justement, on a créé la structure pour ça, pour tendre la main aux gens qui n'oseraient pas se lancer en facilitant heure. toutes les démarches possibles en aidant à choisir le bon itinéraire, les bons arrêts, trouver un endroit où ils sont autorisés avec leurs chiens, où les chiens seront bien. Donc c'est se renseigner, on va dire se renseigner vis-à-vis de personnes qui ont déjà effectué le trajet, se renseigner sur différents points de vue. Par exemple, est-ce qu'on vient avec les ferries ou avec le pont en Suède ? Il y a différents points de vue. Et c'est bien de prendre différentes opinions pour avoir la sienne et faire le bon choix. Et puis après, ne pas arriver en terrain conquis. Parce qu'il y a quand même, même s'il y a peu d'habitants ici, il y en a quand même. Et pour que ça se passe bien pour tout le monde et pour la suite, c'est bien d'être bien vu dans un pays étranger. De ne pas arriver avec des gros sabots, mais d'arriver sur la pointe des pieds. et se montrer humble et respectueux.
- Speaker #2
Trop bien.
- Speaker #1
Et puis voilà, on va se demander aux gens à se renseigner.
- Speaker #2
Ouais. Est-ce que toi, quand tu pars, voilà, est-ce que...
- Speaker #0
J'imagine que maintenant, autour de chez toi, tu connais bien les parcours. Quand tu pars un petit peu plus loin que tu ne connais pas, quelle va être ta démarche ? Est-ce que la première chose, c'est prendre une carte et regarder ? Ou tu vas regarder la météo ? Comment tu procèdes pour découvrir des nouveaux parcours ?
- Speaker #1
Là, tu tombes en plein dans le mille parce que je suis en train de préparer mes expéditions pour fin d'hiver prochain. OK. On n'est pas en France ici du tout, mais même en course. Ces conseils s'appliquent également à ceux qui veulent faire de la course, qui se pensent encadrés dans une course, mais on n'est pas tant encadrés que ça du tout au niveau sécurité. C'est-à-dire qu'au niveau tracé, et également quand la date d'échéance va s'approcher, dans tous les cas, dans mon traîneau, je vais avoir tout l'équipement obligatoire pour pouvoir dormir dehors. Et ça, c'est applicable également en course, même s'il y a une étape qui ne fait que 60 kilomètres. On peut avoir une vraie tempête, une vraie, vraie tempête nordique et l'organisation ne va pas arriver parce qu'on les appelle. Je suis dans une tempête, venez me chercher. Non, ils ne viennent pas chercher du tout. Ils attendent 24 heures pour cela, donc il faut être autonome sur 24 heures. Et ça, c'est la même en rando qu'en course. Il faut vraiment être autonome, avoir du vrai matériel contre le froid, de la vraie nourriture, une vraie thermos. Donc, c'est du matériel qui est coûteux malheureusement, mais qui est nécessaire en cas de... Un cas d'incident, de toute façon, on se casse un bras ou on perd l'équipe, j'en sais rien. Tout peut venir très, très dramatique en quelques secondes. Même si on est en vacances et voilà. Non, non, on reste dans des conditions rudes ici. Et donc, voilà, par exemple, les expéditions, je les prépare maintenant. Ça me prend énormément de temps de trouver les bons tracés, de trouver les bons hébergements. Et ensuite, j'ai proposé ces expéditions sur des gens qui aimeraient partir, mais qui ne se rendent pas forcément compte de tout le danger, de toute l'organisation qu'il y a au préalable. Je ne me dis pas, demain, je vais me faire la Coupes Fédènes, la Voix Royale. Non, ça ne marche pas du tout comme ça. Ou alors, il faut vraiment être aguerri, avoir une tente dans le traîneau, tout l'équipement nécessaire. Mais en premier aide, il n'y a pas grand monde qui va oser arriver au bout de ce projet à cause de ça. complexité de la chose. Par exemple, la Cuxedene, c'est un allé simple. Ce n'est pas une course quand ça se passe à l'arrivée. Pour une même chose, le départ, et puis avoir tout le matériel, les refuges, comment ça se passe. Il y a l'équivalent du CAF en Suède, le STS. Il faut savoir comment ça fonctionne. Est-ce que c'est autorisé aux chiens, pas aux chiens ? Il y a tout un travail préalable. Je ne veux pas faire peur aux gens. Justement, je veux les engager à partir, à faire du raid. C'est vraiment exceptionnel. Mais pas partir de la fleur au fusil.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
C'est vraiment, vraiment extrême. Ça peut devenir vraiment extrême. Ça peut être très facile, une semaine de beau temps, sans un coup de vent. Et là, c'est merveilleux. Mais on peut avoir une météo qui annonce grand mot pendant une semaine. Sauf que la météo à 24 heures, elle est relativement fiable, mais pas en montagne. Et à 48 heures, elle est plus fiable. Donc, quand on part en autonomie sur plus de deux jours, la météo, déjà, on va devoir s'adapter au jour le jour. Et vu qu'on est en autonomie, il faut être préparé à toute éventualité et l'éventualité de devoir stopper à tout instant et monter un bivouac de fortune en s'imaginant qu'il peut faire avec du vent.
- Speaker #0
Et du coup, on n'a pas parlé de l'été. Est-ce qu'il fait aussi des sorties avec les chiens de l'été ou justement, c'est des temps de repos pour eux ?
- Speaker #1
Alors l'été, il fait quand même assez chaud. C'est-à-dire qu'en journée, il fait 20-25 degrés, avec un ressenti de plus 5 degrés par rapport à ce qui est annoncé. S'il fait 15 degrés, on a super chaud, on est en t-shirt, comme un grain de gris en France. Donc l'été, on ne peut pas sortir les chiens attelés. Et nous, on a un marcheur, c'est une roue mécanique, comme pour les chevaux, où on les laisse en liberté dedans, et ils courent comme ça dans leur rond, pendant une heure, deux heures, selon... selon la période de l'année. Donc, on fait ça du 1er juin jusqu'à mi-août, plus du parc des bas à côté, plus des jeux. Mais ils n'ont pas de vacances, on les maintient dans un métabolisme de travail toute l'année. Et après, on réattèle à partir de mi-août. Mi-août, le matin, il fait moins de 10 degrés, il fait entre 5 et 10. Et en journée, il fait 15 à peu près, jusqu'à ce que ça descende petit à petit.
- Speaker #0
Ok, trop bien. justement il y a quelque chose que j'entends souvent quand les gens partent sur l'été avec leurs chiens le fait qu'ils fassent très jour quasiment toute la nuit les gens me demandent est-ce que les chiens vont s'habituer vont savoir que c'est la nuit est-ce que tes chiens français au départ ça a été difficile pour eux
- Speaker #1
Alors les chiens, nous ils vivent, en fait ils ont une grange, une grande grange compartimentée en chenilles d'intérieur avec un accès à l'extérieur. Donc à l'intérieur, quand il n'y a pas l'électricité, quand on a éteint les lumières, il fait relativement sombre. Même en pleine journée, si on rentre dans la grange sans la lumière, on allume la lumière. Donc ils ont quand même un contraste sombre-lumière s'ils veulent. Par contre c'était super compliqué pour mes chevaux. Si on arrivait début mai, c'était quasiment déjà... le soleil de minuit, ils vivent toujours très très longtemps, et les chevaux, on les retrouvait allongés comme morts au milieu des prés, en se posant les questions, s'ils sont morts ou quoi, s'ils n'avaient pas à gérer le jour et la nuit, puisqu'ils étaient en extérieur tout le temps. Un chien en vacances avec ses proprios, qui est dans la maison avec eux, le soir, les proprios vont fermer les rideaux pour pouvoir dormir, on n'a pas de volets, mais on a des rideaux occultants. Et du coup, le chien, il va être quand même dans une pénombre, même si il fait jour dehors, il va être dans une pénombre dans la maison et il va comprendre. Il va voir que ses maîtres vont se coucher. Enfin, voilà, il va comprendre.
- Speaker #0
Trop bien. Merci. Est-ce que pour terminer, tu pourrais… Quel message tu aimerais bien transmettre à ceux qui rêvent d'aventure avec leur chien, franchir le pas, peu importe le type d'aventure, est-ce que tu as un message, un seul message, ça serait lequel ?
- Speaker #1
Je dirais tout est possible.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Ça ne vient pas de moi, parce que ces trois mots ne viennent pas de moi. Pour la petite anecdote, j'étais enceinte de ma fille quand je suis allée voir, visiter, je vois un méchant norvégien super connu, Robert Sorli, pour ceux qui connaissent la longue distance. Et j'étais enceinte jusqu'au cou et j'allais accoucher mi-décembre, Noël, et je me disais pour la Femmoun en février, c'est peut-être un peu chaud. d'aller faire la Femmoun en février. Celui-là, franchement, il ne se passe pas bien. Bon, peut-être pas. Et je lui ai dit, moi, mon plan B serait de faire la Femmoun début mars, qui est une course encore plus difficile que la Femmoun, au passage. Et c'est lui qui m'a dit, tout est possible. Donc, je me suis dit, ok, c'est bon, je vais sur la Femmoun.
- Speaker #0
Et tu l'as fait.
- Speaker #1
Je l'ai fait. Donc, il a raison. Tout est possible.
- Speaker #0
Trop bien. Bon, merci. Est-ce que tu as quelque chose à rajouter qu'on aurait oublié ?
- Speaker #1
Non, on a essayé d'ouvrir au max les portes de la Scandinavie pour que chacun puisse vivre ses rêves à son échelle. Et ça marche bien. Je souhaite que chacun puisse monter, découvrir ces paysages magnifiques et cette nature quasiment intacte autour de nous. Je souhaite ça à tout le monde.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. Si cela t'a plu, laisse un commentaire, 5 étoiles ou partage-le à un proche qui en a besoin. On se retrouve très vite. D'ici là, continue à oser l'aventure !