Speaker #0Je suis Emmanuelle. Avant même de savoir marcher, j'étais déjà sur un traîneau entouré des huskies de mes parents. Depuis, 19 chiens ont façonné ma façon de vivre, de voyager, de travailler et de rêver. Dans une havique nordique, je te partage chaque semaine mes aventures, mes conseils et des rencontres inspirantes. Que tu sois amoureux du froid, du grand nord, de la montagne ou tout simplement fasciné par les chiens de traîneau, mecheur ou pas, tu es au bon endroit. Chaque épisode est pensé pour provoquer un véritable déclic, t'aider à oser, à dépasser tes peurs et à t'aider à franchir ce premier pas vers ton propre rêve d'aventure. Bonne écoute et si tu es nouveau, bienvenue dans mon univers givré. Salut salut, j'espère que tu vas bien aujourd'hui pour ce nouvel épisode. L'été arrive à grands pas ici dans le sud-ouest de la France, il prévoit des chaleurs extrêmes, alors on est passé de la neige le week-end dernier à 40 degrés prévus ce week-end. Et j'avais envie de parler aujourd'hui de la carte IGN, de savoir se repérer sur une carte, que ce soit en road trip, en voyage ou simplement lors d'une randonnée. Beaucoup de personnes partent avec leur téléphone à moitié chargé en balade et n'ont pas vraiment d'idée réelle du terrain qui les entoure. Pourtant, savoir lire une carte IGN, c'est vraiment indispensable pour moi. Je suis de la team année 88, donc j'ai grandi avec les cartes dans la voiture, on avait toujours un atlas routier et ça a fait partie de mon éducation de lire une carte IGN et aujourd'hui ça continue encore, même à l'époque des téléphones et des technologies parce qu'en fait une carte ça ne dit pas seulement où tu vas, elle raconte toute une histoire, elle raconte le terrain. Et avant même de te parler de cartes, j'ai une chose à te rappeler, une sortie... même de quelques heures peut se transformer en imprévu. Déjà, il y a des indispensables à avoir, que ce soit à pied, en vélo, à cheval ou avec ton chien, peu importe. Moi, je ferai un épisode de podcast plus détaillé, je pense, là-dessus. Mais les indispensables pour moi, c'est une frontale. On en trouve de très bonnes frontales. Si vous avez une lampe de poche, c'est bien aussi. Mais une frontale, c'est mieux. Ça permet d'avoir les mains disponibles. Un sifflet en cas... que l'on soit perdu ou si on est blessé, qu'on puisse nous entendre. Une couverture de survie, évidemment de l'eau, de quoi manger. Une boussole, on y reviendra juste après. Des vêtements chauds, ça ne concerne pas franchement que la montagne, ça concerne toutes les saisons, même en plein été, il peut y avoir un orage n'importe où. Un téléphone chargé à 100%, on a tous un téléphone dans la poche, ça serait vraiment dommage qu'il ne soit pas chargé. Des papiers d'identité, une trousse de secours humain si vous partez avec votre chien. L'aventure se prépare aussi avec lui. Il faut la quantité suffisante d'eau, de snacks et le matériel pour lui. J'avais envie de te raconter une anecdote qui m'est arrivée il y a plusieurs années maintenant. On venait d'aménager dans une nouvelle maison et en fin d'après-midi, on s'est dit qu'on allait explorer la forêt pas très loin de chez nous. Une forêt qu'on ne connaissait pas encore. On a bien fait beaucoup de repérages pour y aller après avec les chiens. Et on a dit, on part juste deux heures aller maximum. Il devait être peut-être 16 heures aller à 18 heures. C'était en automne. Pour la nuit, on sera revenus, c'est sûr. Donc vraiment, on avait pris juste la gourde accrochée au vélo. On était sans les chiens là. C'était vraiment en repérage. On avait pris juste la gourde. On avait pris juste un petit pull et c'est tout. Et donc déjà, pour se rendre à la forêt, il y avait déjà une bonne demi-heure de vélo. On se rend à la forêt. Moi, j'avais déjà repéré sur la carte un petit peu ce que je voulais faire, mais je n'avais pas pris la carte en me disant, on ne part que deux heures, ce n'est pas grave. Et finalement, c'est perdu dans cette nouvelle forêt. On n'avait pas de carte, pas d'affaires. On était en zone blanche, donc zéro réseau. Je n'ai même pas pensé à faire une capture d'écran, une photo de la carte. C'est assez difficile à se repérer. À un moment donné, le soleil s'est couché. Donc, en montagne, quand le soleil se couche, vraiment le froid arrive, même si c'est qu'en automne. On était congelés, je n'avais aucune inquiétude parce que j'avais vraiment repéré que c'était une petite forêt et qu'on allait à un moment donné tomber sur une route. Cependant, on a quand même tourné pendant deux heures avant de trouver une route. Moi, j'étais complètement gelée, un petit peu en hypoglycémie, parce que c'était une rando imprévue, je n'avais pas trop goûté avant, etc. Je n'avais rien surmangé. Donc, quand on a trouvé la route, j'ai dit à mon conjoint, écoute, rentre par la route. Parce qu'on n'avait pris qu'une frontale pour deux. Puisqu'à la base, on n'avait pas forcément prévu de rentrer de nuit. Et il est allé, il est retourné à la maison chercher le van. Et il m'a récupéré après. Mais voilà, finalement, une sortie de juste deux heures peut s'avérer un petit peu plus longue et avec beaucoup d'imprévus. On avait des téléphones, mais voilà, pas de réseau, donc ça ne nous servait vraiment pas à grand-chose. Donc je trouve indispensable, pour cette raison par exemple, qu'une carte IGN reste indispensable. IGN, c'est l'Institut Géographique National qui a pour mission de croiser et traiter toutes les données géographiques pour les rendre accessibles à tous, pour pouvoir lire le terrain. En 2026, on a tous l'habitude de suivre les lignes d'un GPS. Je pense qu'on l'a tous fait, je m'inclus dedans, parfois dans les villes ou en campagne. D'ailleurs, on a un rendez-vous, on est pressé, on n'a pas envie de réfléchir, on met le GPS. Et finalement, si on réfléchissait deux secondes, on connaissait la route. Donc en fait, on a l'habitude de regarder l'écran, de se laisser diriger et on ne réfléchit plus du tout. On ne regarde pas les reliefs, on regarde. pas les repères naturels, ce qui est très dommage. En fait, le GPS, ça vous donne une direction et la carte hygiène, ça vous donne une vraie compréhension. Je reprends l'exemple de mon rendez-vous si on est en retard. Si le GPS nous fait passer à l'heure des sorties des écoles devant une grosse école, on va finalement perdre du temps avec les bus, les voitures en double fil, etc. Or que peut-être si on avait réfléchi, on aurait pris une rue adjacente et on aurait gagné notre temps. Donc en fait, une carte topographique, c'est une représentation en 3D du paysage. Elle montre les vallées, les pentes, les sommets, les rivières, les sentiers, les constructions comme les églises, par exemple, ou les châteaux. Et surtout, tu vas devoir choisir une échelle adaptée à ce que tu fais. Une carte routière, donc c'est une carte à l'échelle 1 cm sur la carte égale 2,5 km. Donc, c'est utile pour avoir une vue globale et peu détaillée. Par exemple, quand on part en road trip ou sur des vacances et qu'on veut, par exemple, choisir un itinéraire, déjà, ça nous donne une vue globale. Voilà, on trace un trait, une grande ligne. Si on veut choisir une pause, par exemple, donc sur le moment, de mettre chaque destination, de dire, ah, ça attend de kilomètres, essayer de zoomer, etc. On prend la carte, on prend la carte. Là, on se dit, ok, là, par exemple, ça correspond à 2,5 km. Je veux m'arrêter dans 5 km. Voilà, avec mon doigt, je trace un rayon et c'est très simple de voir. Si on veut faire la randonnée, il faut quelque chose de plus précis. Par exemple, une carte sur 1 sur 25 000. Donc, 1 cm sur la carte égale 250 m sur les sentiers. Donc, c'est une carte très précise, donc idéale pour la randonnée. Quand on randonne, en fait, on veut éviter de se perdre, on veut éviter de subir le terrain. On veut que ça reste un plaisir. Donc, je trouve ça essentiel de choisir la bonne échelle. Et lire une carte, ce n'est pas forcément aussi pour la montagne. Lire une carte, ce n'est pas uniquement pour la montagne ou très loin. Comme je le disais tout à l'heure, moi, j'ai toujours un atlas routier. Les GPS, c'est génial, mais ça peut tomber en panne. On peut perdre le réseau, vider la batterie. On ne peut pas trop zoomer non plus. que la carte, ça donne vraiment une bonne idée globale. Pour le road trip, ça permet de visualiser une distance. Par exemple, l'atlas routier ou une carte regroupant un pays ou plusieurs pays, ça nous permet vraiment de visualiser les distances en disant aujourd'hui, on veut faire par exemple 200 kilomètres. Ça nous donne vraiment une idée très facile, rapide, en un coup d'œil en fait. On peut estimer les kilomètres facilement. se dire, ok, là, c'est une autoroute, on a envie plutôt de découvrir le bord de mer. Allez, on va plus passer par là. On voit avec les courbes de niveau si vraiment c'est montagneux ou pas, par exemple. Voilà, s'il y a des ponts, s'il y a des ferries, c'est vraiment en un clin d'œil. On voit vraiment beaucoup de détails. Je trouve que parfois, une carte papier, c'est quand même plus concret que naviguer 15 minutes sur une application. on va mettre... vraiment du temps à trouver l'information qu'on cherche. Parce que voilà, sur une carte, on prend une règle, on prend le bord d'un livre, on trace un axe et tout de suite on a les distances, les étapes possibles si on passe à côté de tel point de vue ou de telle ville. C'est très facile à voir. Donc les bases simples, quand on a une carte, déjà trouver la carte à la bonne échelle, la tenir dans le bon sens, donc utiliser une boussole, regarder le paysage. identifier ce qu'il y a autour de nous. Ça peut être un sommet, un clocher, un grand arbre, une ferme. une voie de chemin de fer, il y a beaucoup d'indications autour de nous qu'on a oublié dans notre quotidien de regarder, mais en fait c'est hyper essentiel de toujours regarder autour de nous, et non pas seulement un écran. Même si on est plusieurs, il faut être toujours vigilant à notre environnement. Et donc la boussole, ça indique le nord, c'est toujours très utile. Moi je l'ai toujours dans mon sac, si on n'a plus de batterie, s'il y a un bug, s'il n'y a plus de réseau. Voilà, ça indique toujours le nord et on peut mettre la carte dans le bon sens, ce qui est quand même beaucoup plus simple pour se repérer. On va éviter de la ronger contre un objet métallique, ça peut perturber le champ magnétique. Voilà, on arrive à la fin de l'épisode. Donc pour moi, lire une carte IGN, ce n'est pas forcément revenir comme à l'ancien temps, ce n'est pas être contre les téléphones non plus. Je pense que je ferai aussi un épisode sur toutes les applications de GPS, de randonnées, de parcours, etc. Je trouve que c'est prendre une forme, comme on dit, d'autonomie, apprendre à observer, à anticiper, à gagner du temps, comprendre vraiment là où on est. Et quand on déplie la carte sur la table de la salle à manger, je trouve qu'on se projette directement dans l'aventure. Que ça soit, voilà, juste pour aller à nos vacances, un road trip, une randonnée pas loin de chez soi, un bivouac. Voilà, je... En tout cas, moi, quand je regarde une carte, je visualise vraiment déjà mon futur trajet. dis-moi en commentaire sur Instagram ou en bas de l'épisode si tu es la team carte ou tu es la team GPS. Allez, à bientôt ! Merci d'avoir écouté cet épisode. Si cela t'a plu, laisse un commentaire, 5 étoiles ou partage-le à un proche qui en a besoin. On se retrouve très vite. D'ici là, continue à oser l'aventure !