Speaker #0Bienvenue dans Unicité, le podcast des femmes qui en ont assez de s'adapter pour... plaire ou ne pas déranger. Je suis Suzanne Kenny, coach en conscience et leadership personnel, fondatrice de l'Espace Authentique. Ici, je t'invite à ralentir, à écouter tes besoins, à honorer ta singularité et à prendre ta juste place. Unicité, c'est être soi sans compromis. Depuis le début de la saison, on avance ensemble vers une même intention, c'est-à-dire créer une vie profondément alignée. On a parlé de reprendre le volant pour diriger notre vie. On a exploré pourquoi, certaines fois, c'était difficile de passer à l'action. Pourquoi on a tendance à s'oublier en chemin. Et la semaine dernière, on a pris le temps de réfléchir à notre propre définition de la réussite. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on aille un petit peu plus loin. Parce qu'une fois qu'on a réfléchi à ce qui compte vraiment pour nous, il reste une question qui est quand même essentielle. Quelle direction est-ce que je veux donner à ma vie maintenant ? Pas la direction que les autres espèrent pour moi. Pas celle qui est la plus logique ou qui paraît la plus impressionnante. La mienne. Et je crois qu'avant de... parler d'objectifs ou de projets, c'est important d'apprendre à construire une vision. Une vision qui repose pas seulement sur ce que tu veux accomplir, mais sur la personne que tu choisis de devenir. Je sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais disons que tu rencontres une amie ou quelqu'un que t'as pas vu depuis longtemps. Après quelques minutes, la conversation tourne autour de ce qui occupe ton quotidien, donc ta vie. En général, donc le travail, la famille, les enfants, les vacances qui s'en viennent, les rénovations, les projets, bref, vous parlez de la vie. Et là, imagine que cette personne-là s'arrête puis te demande, dis-moi, à quoi aimerais-tu que ta vie ressemble dans trois ans ? Pas ce que tu vas faire, pas ce que tu espères avoir. La vie que t'aimerais vraiment être en train de vivre. Je pense que plusieurs d'entre nous auraient besoin d'un moment avant de répondre. Parce qu'on est tellement occupé à faire avancer notre vie qu'on prend rarement le temps de se demander dans quelle direction on est réellement en train de l'amener. Et ça, je ne crois pas que ce soit à cause d'un manque de clarté. Je crois surtout que personne ne nous a vraiment appris à nous arrêter pour construire consciemment une vision de notre vie. Donc on nous apprend à planifier, à performer, à organiser, à prévoir, mais très peu à nous demander « est-ce que la vie que je suis en train de construire me ressemble ? » Puis aujourd'hui, il y a une croyance que j'aimerais remettre en question. On pense souvent qu'une vision, c'est savoir exactement où on veut être dans 5 ou 10 ans. Comme si une vision, c'était une destination. à atteindre. Pourtant, je crois pas que c'est ça. Je crois qu'une vision, c'est beaucoup plus vivant que ça. Une vision, c'est pas un endroit où t'arrives. C'est une direction qui influence toutes les décisions que tu prends chaque jour. Parce qu'au fond, c'est pas les grandes décisions qui construisent notre vie. C'est les centaines de petits choix qu'on fait quotidiennement. À quoi je dis oui ? À quoi je dis non ? C'est où que j'investis mon temps, mon énergie, mon attention. Et ces choix-là, on les fait jamais au hasard. On les fait en fonction de ce qui est important pour nous. Et c'est précisément ce que j'aime dans les travaux d'Edward Springer, sur lesquels s'appuie le Profil Nova. Donc, il nous rappelle que nos comportements expliquent comment on réagit, comment on avance. Mais nos motivations, elles, elles expliquent... pourquoi on le fait. C'est elle qui oriente nos décisions puis qui donne une direction à nos comportements. Autrement dit, deux femmes peuvent avoir exactement le même objectif, soit de créer une entreprise, changer de carrière, prendre une retraite anticipée, mais si leurs motivations sont différentes, leur vision va l'être aussi. Parce qu'elles ne chercheront pas à nourrir la même chose. Et c'est là qu'il y a beaucoup de femmes qui se trompent. Elles cherchent d'abord à définir ce qu'elles veulent faire, alors qu'avant même de parler de projet, elles devraient se demander « qu'est-ce qui m'anime profondément ? » Parce que c'est là que va naître la vision qui va être alignée. Avec le temps, je me suis rendu compte qu'il existe ce que j'appelle les vies héritées. Une vie héritée, ce n'est pas une vie que quelqu'un t'impose. C'est une vie que tu finis par adopter parce qu'elle te semble normale. Elle ressemble à ce que tu as toujours vu, à ce qu'on valorise, à ce qu'on applaudit, à ce qui semble être une vie réussie. Alors, tranquillement, tu prends une décision, puis une autre. Puis chacune de ces décisions-là est logique. Le problème, ce n'est pas chacune des décisions que tu prends. Le problème, c'est qu'elle ne t'amène pas toujours dans la même direction. Puis c'est là que je vois qu'il y a une immense différence entre prendre des décisions et construire une vision. Parce qu'une décision répond à une situation. Une vision, elle, elle va répondre à une intention. Donc imagine que je te donne une grande feuille blanche. Et ce que je te demande... c'est de dessiner la direction que tu veux donner à ta vie. Comment vas-tu réagir ? Je suis convaincue que beaucoup de femmes seraient capables de planifier les trois prochains mois de leur vie, mais auraient beaucoup plus de difficulté à décrire la direction qu'elles souhaitent donner aux trois prochaines années. Pourquoi ? Parce qu'on nous a appris à organiser notre temps, à planifier nos projets. à atteindre des objectifs. Mais rarement, on nous a montré à construire consciemment une vision. Ça, on le fait dans les organisations, les entreprises, mais rarement pour notre vie personnelle. Et quand il n'y a pas de vision, bien, on fait de notre mieux. On prend des décisions, on saisit de belles occasions, on répond aux besoins du moment. Sauf qu'au fil des années, ces décisions-là... raconte pas nécessairement la même histoire. Donc, une vie qui est héritée, qu'on hérite de notre entourage, de notre famille, de la société, c'est pas une mauvaise vie. C'est souvent une succession de bonnes décisions qui ont jamais été reliées par une vision. Et je crois que c'est là que commence la vie alignée. Pas quand on change tout, mais quand on décide enfin de donner une direction qui est consciente à l'ensemble de nos choix. C'est pour ça que j'aime autant les motivations de Springer. D'ailleurs, ça fait plusieurs fois que j'en parle dans le podcast. Parce qu'elle nous oblige à commencer ailleurs. Pas par des objectifs, pas par des projets, pas par les performances, mais par une question beaucoup plus fondamentale. Qu'est-ce qui m'anime profondément ? Je vais te donner un exemple. Imagine quatre femmes qui décident... de créer leur entreprise. Vu de l'extérieur, elles ont exactement fait le même choix. Pourtant, c'est peut-être pas du tout la même vision. Donc, la première, elle le fait parce qu'elle aime apprendre, comprendre, transmettre. La deuxième, elle, c'est parce qu'elle ressent un profond besoin de contribuer au bien-être des autres. La troisième femme, c'est parce qu'elle a besoin d'autonomie et de liberté. Et la quatrième, c'est parce qu'elle veut défendre une cause qui lui tient profondément à cœur. Le projet, c'est le même, c'est-à-dire avoir une entreprise. Sauf que la vision, elle, elle est complètement différente. Pourquoi ? Bien, comme je l'ai dit, c'est parce qu'une vision n'est pas définie par ce qu'on fait. Elle est définie par ce qui nous fait triper. Ce qui nous fait vibrer en dedans. Puis c'est là que plusieurs personnes, plusieurs femmes vont se tromper et vont essayer de construire une vie qui ressemble à celle qu'elles admirent. Au lieu de construire une vie qui les nourrit, qui nourrit leur propre motivation. Et je crois que c'est ici qu'on peut se poser une autre question. Pas, c'est quelle vie que j'en vis ? Mais plutôt, quelle vie me permettrait d'exprimer pleinement ? ce qui est vivant en dedans de moi. Je sais pas si tu sens la différence. Parce qu'on peut admirer la vie de quelqu'un sans avoir envie de la vivre. Parce que ce qui nourrit cette personne-là, c'est pas nécessairement ce qui te nourrit toi. Puis, c'est pour cette raison-là que c'est aussi difficile de copier le chemin des autres. Leur vision est construite à partir de leur motivation. La tienne... Elle va devoir être construite à partir des tiennes. Pendant longtemps, quand on me demandait « Où tu te vois dans cinq ans ? » , j'avais plus de réponse. Et pourtant, j'avais toujours été une femme organisée, une femme qui planifie, qui aime avoir une direction. Mais cette question-là me laissait complètement bouche bée. La seule chose que je savais, c'est que je ne voulais plus être exactement là où j'étais. Puis pendant longtemps, j'ai cru que ça venait d'un manque de clarté. Puis aujourd'hui, je crois que c'était autre chose. Je crois que j'étais arrivée au bout d'une vision que j'avais construite pendant des années. Une vision qui avait du sens à ce moment-là, qui m'avait permis de grandir, d'apprendre, de contribuer d'une certaine façon, mais qui ne correspondait plus à la femme que j'étais devenue. Tu sais ce qui était plus difficile à ce moment-là ? C'était pas de quitter. C'était d'accepter qu'avant de choisir une nouvelle direction, je devais accepter de ne plus avoir toutes les réponses. Parce qu'on ne construit pas une vision en une journée. On la construit en revenant tranquillement à soi. En comprenant ce qui nous anime, ce qui nous nourrit, ce qui nous fait sentir vivante. Et c'est à ce moment-là que j'ai pu commencer à bâtir une vision qui m'appartenait vraiment. Pas parce qu'elle est plus impressionnante, mais parce qu'elle est beaucoup plus alignée avec ce que je veux, puis avec la personne que je deviens. Si je t'accompagnais individuellement aujourd'hui, je ne commencerais pas par te demander c'est quoi tes objectifs. Je ne te demanderais pas non plus où tu te vois dans trois ans. Avant de te parler de destination, J'aurais envie de comprendre ce qui donnera une direction à cette destination-là. Et c'est exactement là que commence la vision qui est alignée. Pas avec un plan, pas avec un objectif, mais avec quatre choix qui donnent une direction à ta vie. Donc le premier choix, c'est probablement le plus important. De définir la femme que tu choisis de devenir. Une vision alignée commence pas par un projet, elle commence par une identité. Donc avant même de réfléchir à ce que tu souhaites accomplir dans les prochaines années, c'est important de prendre le temps de définir la femme que tu veux devenir, pas le rôle que tu veux occuper. La présence, mais la présence que tu veux incarner. Parce que les gens oublient souvent ce qu'on fait, mais ils se souviennent longtemps de ce qu'ils ressentent en notre présence. Et cette présence-là, elle se construit aussi consciemment. Le deuxième choix, c'est choisir ce que tu veux nourrir dans ton quotidien. Une vision alignée, ça ne se résume pas... à ce que t'accomplis, ça se reconnaît dans la façon dont tu habites tes journées. Le rythme que tu choisis, l'espace que tu laisses dans ton quotidien, la liberté que tu décides de cultiver, la profondeur de tes relations et pas nécessairement la quantité. Le plaisir que tu t'autorises. Une vision, c'est pas seulement... Un futur, c'est quelque chose qui transforme déjà la façon dont tu vis aujourd'hui. Le troisième choix, c'est de clarifier la contribution que tu veux offrir. Donc, je crois profondément que chacune de nous possède une façon unique de contribuer dans le monde. Parce que notre unicité, elle devient précieuse quand elle est mise au service des autres. Une vision qui est alignée a dépasse toujours notre propre personne. Donc, elle va influencer nos relations, notre famille, notre communauté, les personnes qu'on accompagne, les conversations qu'on choisit, la trace qu'on laisse autour de nous. Et c'est important de se questionner là-dessus. Le quatrième choix, c'est protéger ce que tu refuses. maintenant de sacrifier. Alors, chaque vision a besoin aussi de frontières. Parce qu'on ne construit pas une vie alignée uniquement avec des « oui » . On la construit aussi avec des choix qui sont conscients. C'est important de choisir de protéger son énergie, son temps, ses valeurs, son rythme, sa santé, sa paix intérieure aussi. Puis ce n'est pas des limites qui nous enferment, c'est des limites qui vont protéger ce qu'on est en train de bâtir, ce qu'on est en train de construire. Tu sais, c'est exactement pour cette raison que quand j'accompagne une femme, je ne commence pas par bâtir un plan d'action. Je commence par développer ce que j'appelle la conscience essentielle. Parce qu'avant de construire une vision, c'est important de reconnaître la personne. Qui va la construire ? Donc tout commence par la conscience identitaire. C'est-à-dire reconnaître ce qui nous anime profondément, nos motivations, nos valeurs, notre vie, notre façon unique de contribuer. Puis ensuite vient la conscience relationnelle. Prendre conscience de la façon dont on entre en relation avec les autres. Les rôles qu'on porte parfois depuis des années. puis ceux qui reflètent réellement la personne qu'on est devenu. Puis finalement, la conscience collective. Parce que c'est important de comprendre que notre unicité, elle prend tout son sens quand elle devient une contribution. Parce qu'une vie alignée ne se construit pas uniquement à partir de nous, à partir de soi. Elle se construit aussi à partir de l'empreinte qu'on choisit de laisser. autour de nous. Alors au fond, une vision alignée, elle ne prend pas naissance à partir d'un agenda. Elle prend vie à partir d'un niveau de conscience qui est plus grand. Et c'est précisément ce chemin-là que je propose aux femmes qui choisissent des accompagnements avec moi. Donc, l'accompagnement Essence est disponible sur mon site web. Je te mets le lien dans... la description si jamais t'as envie qu'on fasse ce bout de chemin ensemble. Pendant longtemps, j'ai cru qu'une vision, c'était savoir exactement où je voulais aller. Puis aujourd'hui, je vois ça autrement. Je crois qu'une vision, c'est avant tout une façon de choisir comment je veux habiter ma vie. Elle devient comme une boussole. Elle sert pas à prédire l'avenir, surtout pas. Elle sert à orienter les décisions que je prends aujourd'hui. Parce qu'au fond, c'est pas les grandes décisions qui façonnent notre vie, c'est les centaines de petits choix qu'on fait chaque jour. Une vision leur donne une cohérence, une direction, un sens. Et cette direction-là, elle est pas figée. Elle évolue en même temps que nous. On change, on grandit, nos motivations se précisent, notre contribution prend une autre forme et notre vision, bien, elle grandit elle aussi. Alors aujourd'hui, je ne t'invite pas à imaginer ton avenir. Je t'invite à commencer à le construire. Un choix à la fois, une décision à la fois, une action à la fois. Toujours guidé par ce qui est profondément vivant à l'intérieur de toi. Parce qu'une vie alignée, ça se découvre pas. Ça se construit consciemment. Cette semaine, je t'invite à t'offrir un vrai moment de réflexion. À prendre une feuille blanche, puis à écrire en haut de la page « Ma vision dans trois ans » . Et là, laisse émerger ce que tu souhaites bâtir à partir des choix qu'on a parlé aujourd'hui. Donc commence par définir la femme que tu choisis de devenir. Choisis ce que tu veux nourrir dans ton quotidien. Clarifie la contribution que tu veux offrir dans le monde. Et identifie ce que tu choisis de protéger pour rester profondément aligné. Ensuite, laisse ta vision prendre forme. Pas une vision parfaite, pas une vision impressionnante. mais une vision qui te ressemble. Une vision qui va pouvoir guider chacune de tes décisions, une à la fois. Et si cet épisode a résonné en toi, je t'invite à t'abonner si ce n'est pas déjà fait et à laisser un avis 5 étoiles. C'est une façon simple de contribuer à faire grandir cette communauté de femmes qui choisissent elles aussi de construire une vie profondément. Alors, je te dis à la semaine prochaine et surtout n'oublie pas, ton unicité est ton plus grand pouvoir. Continue de rayonner