- Speaker #0
Valeurs agitées.
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Valeurs agitées. Valeurs agitées.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Valeurs agitées, votre premier podcast pratico-pratique pour mieux vivre au travail. Chaque semaine avec mes invités, nous croisons nos regards sur les valeurs de ce nouveau monde et partageons nos secrets pour gagner en efficacité et sérénité professionnelle. DG, DRH, Manager, vous avez des enjeux de transformation ou tout simplement souhaitez être plus performant ? et plus d'épanoui dans votre vie professionnelle ? Alors ce podcast est fait pour vous. Je suis Magali Ogé, DRH EDG depuis 20 ans et coach professionnel certifiant. Curieux d'en savoir plus ? Demandez-moi en contact sur LinkedIn et rendez-vous sur vos plateformes préférées.
- Speaker #2
Encore une fois, je pense que le fait que l'humain soit souvent la boussole, je trouve que c'est bien. Après, il y a beaucoup d'affects aussi parfois, notamment dans le secteur associatif, donc il faut faire attention à ça.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui à mon micro de Valeurs Agitées, j'accueille Nicolas Froissart, mon invité et l'un des experts de l'économie sociale et solidaire, et co-dirigeant du groupe SOS, qui représente plus de 22 000 salariés qui œuvrent dans le secteur social. Est-ce que ce sont des métiers d'avenir ? Et êtes-vous fait pour travailler dans le secteur social ? Je vous dis à tout de suite pour répondre à ces questions. Je vous souhaite une très belle écoute. Je te propose de passer à un autre temps. C'est notamment de comprendre comment on manage des équipes de l'économie sociale et solidaire, comment on pilote des projets de l'économie sociale et solidaire, et comment on arrive dans ce secteur. Donc, ma toute première question sur ce registre-là, c'est comment toi, tu es arrivé groupe SOS ?
- Speaker #2
Par hasard. À l'époque, c'était peut-être plus difficile de rencontrer, ça fait 23 ans quand même, ça ne nous rajeunit pas tout ça. C'était plus difficile de rencontrer ce secteur-là parce qu'il était moins connu. On parlait moins de l'économie sociale et solidaire. Aujourd'hui, on parle de l'ESS, on parle de l'entrepreneuriat social, de l'entrepreneuriat impact. Tu as même des grandes écoles ou des universités qui lancent des formations, des diplômes là-dessus. Nous, on en a créé un, d'ailleurs, un diplôme avec Dauphine. pour des dirigeants qui voudraient se spécialiser dans ce secteur-là. Il y avait beaucoup moins ça. Donc moi, c'est le hasard, c'est des rencontres. Moi, je suis juriste de formation. J'avais fait après un DEA, ce qu'on appelle un DEA de sociologie des organisations, après mes 50 droits. Après, j'ai bossé quelque temps dans une grande compagnie d'assurance et je savais que je n'allais pas forcément y faire ma vie. Et je commençais à m'interroger très sérieusement sur la suite de ma carrière. J'avais besoin de sens. Donc cette quête de sens dont on parle beaucoup aujourd'hui, elle était là pour moi. Mais je ne savais pas trop, je ne connaissais pas le secteur associatif. J'étais un peu paumé. Alors je commençais à me dire, je vais garder mon boulot, mais par contre je vais faire du bénévolat. Donc je commençais à regarder pour des assos, pour faire de l'écoute, notamment au téléphone sur des situations un peu difficiles. que pourraient connaître nos concitoyens. Je m'intéressais à ce type de choses. Et puis, à l'époque, je vis avec Caroline, qui est toujours le cas aujourd'hui, mais à l'époque, elle allait devenir magistrate. Et au début de son stage à l'École nationale de la magistrature, elle devait faire un stage en dehors de l'institution judiciaire. Et elle se retrouve à faire un stage au sein du Sleep In, qui est un centre d'hébergement d'urgence pour toxicomanes SDF, qui fait partie du groupe SOS. C'est comme ça qu'elle connaît le groupe SOS, c'est comme ça qu'elle me le fait connaître, et c'est comme ça que je découvre cette organisation et que je la rejoins quelque temps.
- Speaker #0
D'accord. Et alors, pourquoi on y reste 23 ans après ?
- Speaker #2
Pourquoi on y reste ? Parce qu'une fois qu'on a trouvé du sens, c'est difficile d'imaginer de perdre ça. Alors, sans doute qu'on peut le trouver ailleurs. Mais j'ai découvert aussi justement cette logique entrepreneuriale qui fait qu'il n'y a pas que le sens, il y a aussi le fait de développer des compétences, d'être dans une forme d'exigence qui fait qu'on est poussé à progresser chaque jour. Et je crois beaucoup à ça, c'est-à-dire à la recherche, la quête de sens, la recherche de sens au quotidien, elle est évidemment importante. Et il faut aussi développer des compétences. et progresser professionnellement. Et donc, j'ai trouvé les deux au sein du groupe SOS.
- Speaker #0
OK. Et comment on fait pour aujourd'hui recruter ? dans le secteur de l'économie sociale et solidaire, alors qu'on est face à une pénurie de talents dans certains secteurs qui relèvent du social ou de la relation d'aide à la personne, que ce soit les crèches, les hôpitaux, les maisons de retraite ou l'action sociale généraliste, c'est quand même très difficile aujourd'hui, il y a une baisse d'évocation. C'est clair. Comment vous faites face à cette pénurie-là ?
- Speaker #2
On essaie d'être meilleur, on essaie de faire en sorte que, en tout cas, toute la partie conditions de travail, management, soit exemplaire, pour que les personnes qui nous rejoignent n'aient pas à connaître des situations négatives de ce point de vue-là. On travaille beaucoup sur la formation, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ont envie d'être accompagnées, de pouvoir continuer à se former au quotidien. Je pense qu'on est assez exemplaire sur cette question de la formation pour accompagner au quotidien nos équipes. On travaille beaucoup sur la question de l'accompagnement, de l'écoute. On avait mis en place avec le Covid, par exemple, un dispositif qui permettait à nos équipes d'appeler 24 heures sur 24 quelqu'un et de pouvoir avoir des réponses ou simplement avoir une écoute et trouver des solutions parce qu'on avait beaucoup de nos salariés qui étaient en première ligne pendant la crise sanitaire. Donc des situations parfois très difficiles à vivre. une situation dure du jour au lendemain avec des décès, des personnes qui décèdent autour de soi quand on travaille dans des hôpitaux ou dans des EHPAD. Donc voilà, on a beaucoup travaillé sur cette question de l'accompagnement et que les personnes puissent avoir un soutien, une écoute quand elles le voulaient. Et on a continué ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, même encore maintenant qu'on est globalement sortis de cette crise sanitaire, de faire en sorte que les personnes puissent... avoir un soutien dans le cadre de leur travail ou de leur situation sociale, parce qu'on a aussi des salariés, effectivement, qui peuvent parfois elles-mêmes se retrouver dans des situations sociales difficiles, donc qu'elles puissent avoir une écoute et qu'on puisse trouver avec elles des solutions pour que ça aille rapidement mieux. Mais après, culturellement, on a toujours eu ça, nous. C'est-à-dire qu'on a les métiers du social, en tout cas quand on les fait bien, dans les organismes de façon efficace et professionnelle. Il y a toujours eu ces moments d'écoute, de partage, d'accompagnement. On a toujours mis ça en place, on est toujours allé au-delà de la réglementation et de la loi là-dessus. Pour faire en sorte que nos équipes, et particulièrement celles qui travaillent sur des problématiques complexes au quotidien, puissent avoir ces moments d'écoute, de partage, pour essayer de trouver des solutions ensemble pour que ça... pour trouver des solutions. Donc culturellement, pour nous, ce n'est pas difficile d'aller encore plus loin là-dessus parce que ça a toujours été.
- Speaker #0
D'accord, donc ça veut dire que c'est une priorité pour vous d'accompagner le bien-vivre au travail. Ça fait partie de vos priorités et donc de vos choix budgétaires ?
- Speaker #2
Oui, c'est fondamental. Après, les choix budgétaires, on n'est pas les seuls. à décider, puisqu'on travaille beaucoup, comme on l'a dit tout à l'heure, avec les fonds publics, avec les contrats publics. Donc si nos partenaires publics ne mettent pas suffisamment d'argent, on peut se retrouver un peu limité. Après, on a quand même une marge de manœuvre et on fait effectivement des arbitrages qui vont dans ce sens. Mais à un moment, on est quand même... On touche un mur à un moment donné, qui est celui des financements qui nous sont alloués. Donc on fait aussi de plus en plus un gros travail. j'y contribue pleinement parce que je trouve qu'il est juste. On fait un gros travail pour essayer de plaider pour justement cette meilleure reconnaissance et cette plus grande valorisation de nos métiers. On travaille beaucoup avec des fédérations, des syndicats, des représentants de nos métiers pour que l'État évolue là-dessus. Encore une fois, l'État, c'est nous toutes et tous. Parce que moi, je suis un peu fatigué des discours qui consistent à dire « oui, c'est la faute de l'État » . Si l'ensemble de nos concitoyens considère que c'est important que tous les métiers essentiels, tous ces métiers des premières lignes soient davantage reconnus, le politique suivra. Donc, on a aussi un travail à faire à destination des médias et des politiques, mais plus largement à destination de toutes les Françaises et de tous les Français. qu'ils comprennent un peu mieux ce que font nos salariés sur le terrain et qu'ils les portent aussi un peu plus. Parce que c'est quand même l'intérêt de tout le monde. Et quand on a un problème dans la vie, quand on devient... Quand on a un handicap, quand on a un proche qui est en situation de handicap, quand à un moment donné la question de l'EHPAD se pose pour nos parents, on comprend vite l'utilité des métiers d'une organisation comme celle du groupe SOS. Mais quand on n'est pas confronté à ces problèmes-là, je pense que c'est un peu humain, on y réfléchit un peu moins et on est un peu moins concerné. Donc voilà, un de mes enjeux c'est comment faire en sorte que chaque citoyen ait envie de soutenir un peu plus ces métiers-là. pour qu'au quotidien ce soit plus facile pour nos équipes.
- Speaker #0
Complètement. C'est vrai qu'on se sent parfois intouchable ou invulnérable, sauf qu'en réalité, on peut tous, demain, être dans ces situations de vulnérabilité.
- Speaker #2
Évidemment.
- Speaker #0
Que ce soit suite à un accident. Pour soi ou pour des proches, évidemment. Voilà. Qu'on soit aidant ou qu'on soit soi-même concerné, on peut tous, à un moment donné... avoir une vie qui bascule parfois sur des questions de fraction de seconde, si on prend la question de l'accident par exemple. Et c'est vrai que si on comprend qu'on est tous potentiellement vulnérables, on sera peut-être plus ouvert ou en tout cas plus attentif à la bonne santé de ce secteur social au sens large. Et quand je dis social au sens large, c'est effectivement toutes les entreprises, cette économie sociale et solidaire, mais aussi, j'allais dire, le secteur public. C'est-à-dire, on entend beaucoup de fonctionnaires bashing. Et moi, pour avoir travaillé là 20 ans dans le secteur public, je peux vous dire que j'ai vu énormément de personnes, notamment dans le social, mais pas seulement. Ils sont extrêmement investis. Ils sont bien au-delà des horaires de travail d'ailleurs. et qui n'hésitent pas quand il faut aller chercher un enfant dans une famille le week-end ou le soir, ils le font. Et on n'est pas dans cette problématique de pointage par exemple.
- Speaker #2
Je parlais de ma compagne qui est magistrate, je peux vous dire que les magistrats ça y va au niveau boulot, et ça concerne effectivement beaucoup de... Beaucoup de métiers et effectivement, on est parfois dans une vision très caricaturale dans notre société de pas mal de choses, notamment de la fonction publique. D'ailleurs, on peut dire la même chose sur le secteur associatif, mais je pense effectivement, par rapport à ce que tu disais, ça me semble très important de pouvoir parler davantage de cette question de la vulnérabilité. Peut-être qu'il faut faire là aussi une convention citoyenne sur la vulnérabilité, mais c'est vrai que c'est des choses qui sont peu évoquées et que les gens mettent sous le tapis quand ils ne sont pas concernés. Et puis, par fin de jour, c'est là. Et là, on est bien contents, effectivement, qu'il y a des gens qui s'occupent de vous et de vos proches.
- Speaker #0
Et quand ils sont concernés, quand on est concerné, on peut même avoir une forme de honte. C'est-à-dire qu'il y a aussi un regard sociétal qui est posé sur les personnes qui connaissent à un moment donné des difficultés ou des échecs. Et c'est vrai qu'on voit beaucoup de gens qui masquent, qui cachent. Et ça, c'est aussi quelque part symptomatique. Et je pense que donc en valorisant justement ces métiers, je pense qu'on réglera peut-être une partie aussi de cette crise des vocations et on arrivera plus facilement à recruter les futurs talents de l'économie sociale et solidaire. Vous par exemple, quand vous recrutez, quels sont vos critères ? Vous avez des profils type ou au contraire vous êtes plutôt sur une approche très ouverte ?
- Speaker #2
Nous on a tellement de métiers que c'est un peu compliqué de répondre comme ça à la question. Après, on va évidemment, puisqu'on revendique cette professionnalisation, on va être très exigeant sur le côté professionnel. Et après, on va être aussi très exigeant sur la question des valeurs et pourquoi les personnes, effectivement, ont envie de travailler chez nous. Et ce n'est pas la même chose de travailler au PSOS qu'ailleurs. Donc, on va regarder, effectivement, on va être très attentif à ça. Voilà. Donc,
- Speaker #0
c'est à la fois des questions de... de recherche d'expertise, pointue parfois pour certains secteurs, j'imagine, mais aussi, on va dire, quelque part, une posture ou des dispositions pour être dans cette ouverture, dans cet accueil, dans cette…
- Speaker #2
Ça dépend des niveaux de responsabilité aussi. Après, sur des fonctions de direction, on va aussi attendre de la personne qu'elle soit justement capable d'interroger ce qu'elle va faire au quotidien. de se poser la question de l'efficacité de ce que fait l'établissement qu'elle dirige, de savoir se remettre en cause justement pour être toujours plus utile. Après, ça dépend effectivement des niveaux de responsabilité et des niveaux de rémunération. C'est vrai qu'on va avoir une exigence importante plus on s'élève. C'est vrai que d'ailleurs, plus on s'élève dans la hiérarchie, plus on va avoir un niveau d'exigence important, alors que plus l'écart entre ce que gagnent nos professionnels et ce qu'ils pourraient gagner dans le privé s'accroît. C'est-à-dire que pour les métiers les moins qualifiés, je pense qu'on a parfois même des métiers qui peuvent parfois être mieux rémunérés que ce que fait le privé lucratif. Par contre, plus on s'élève dans nos théoriches, plus l'écart se réduit et les dirigeants du groupe SOS, évidemment, ne gagnent pas ce qu'ils pourraient gagner dans une structure, dans une entreprise de cette taille-là. Et voilà, ça vient, par exemple, ce qu'on disait sur l'échelle des salaires tout à l'heure. Et on a un nombre incalculable de personnes qui, parfois, ont quitté le privé pour nous rejoindre. en divisant leur salaire par deux, par trois, par quatre. Et ils viennent trouver autre chose. Après, nous, on a toujours fait attention de ne pas sous-payer les gens, ce qui peut arriver parfois dans le secteur associatif. Et c'est un peu facile aussi de vendre du sens aux gens et de les sous-payer. Donc, il faut faire attention ainsi à ça.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. De toute façon, si on commence à comparer effectivement les salaires, que ce soit associatif ou public, avec le privé… C'est sans commune mesure. C'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure. À l'époque, si je commençais à comparer mon salaire avec le salaire de DRH de structure de taille similaire, effectivement, il y avait un 3-4 qui passait par là. Mais quand on fait ce choix associatif ou public, effectivement, on est dans d'autres dispositions. D'autres choix. Et est-ce qu'il y a des spécificités ? Sur les questions de management des salariés dans l'économie sociale et solidaire, où est-ce que finalement le management, j'allais dire, c'est l'écoute de ses employés et finalement il n'y a pas de spécificité particulière ?
- Speaker #2
Il y a une telle variété dans ces structures, c'est difficile de dire. Après, encore une fois, je pense que le fait que l'humain soit souvent la boussole, je trouve que c'est bien. Après, il y a beaucoup d'affects aussi parfois, notamment dans le secteur associatif. Donc, il faut faire attention à ça. Nous, ça a pu être le cas chez nous aussi, parce qu'on a des gens qui sont passionnés, qui sont parfois même militants, qui adorent ce qu'ils font. Et puis avec des dream teams où tout le monde s'adore. Et puis un jour, il y a un truc qui fonctionne un peu moins bien et ça part en vrille. Donc, il faut faire attention. Il faut trouver un équilibre entre le militantisme, la passion et quand même avoir un cadre qui... qui sécurise aussi un peu tout le monde, parce que l'affect, ça peut être synonyme un jour de burn-out, de plein de choses qui sont moins rigolotes. Donc il faut faire attention. Le groupe SOS a aussi cette professionnalisation et cette taille qui fait que depuis longtemps, on est vigilant à ça. Encore une fois, le risque zéro n'existe pas, mais c'est vrai que chez nous, c'est assez limité, je pense. Il y a des petites ou moyennes associations dans lesquelles on sait que... L'affect est encore très présent, l'informel. Donc ça, mais je pense que ces associations ont besoin aussi parfois de gens justement du privé, à condition effectivement qu'elles puissent les rémunérer correctement pour venir apporter un peu de cadre, parce que les entreprises, elles ont leurs défauts, mais elles ont aussi souvent quand même posé des cadres qui font que c'est un peu plus structuré que dans le secteur associatif. Bon, après, il y a plein d'entreprises qui déconnent justement parce que... La rentabilité financière étant au cœur du truc, ça finit par ne pas être très sain. Mais voilà, je pense qu'il faut aussi s'inspirer de pas mal de choses en termes de formation, d'entretien annuel, d'évaluation, d'organigramme. Il faut avoir des organigrammes qui soient quand même assez précis pour que des fiches de poste. Parce que le flou, ce n'est pas toujours génial.
- Speaker #0
Ah oui, c'est sûr.
- Speaker #2
qu'il faut faire attention.
- Speaker #0
Il y a aussi des respects de réglementation, du code de travail. Oui, évidemment,
- Speaker #2
je ne parle pas, parce que ça, c'est la base. Mais au-delà de ça, c'est trop facile. J'ai trop vu de managers dans le secteur associatif, en dehors du groupe SOS, bien sûr. Mais dire que voilà, on n'a pas besoin de trop structurer les choses, parce que nous, ce qui compte, c'est l'engagement. Et puis tu te retrouves avec des gens qui bossent comme des malades, qui en plus culpabilisent quand ils ont envie de réduire un peu, parce qu'ils considèrent que du coup, ça met en danger le projet de l'association. Enfin, tu peux tomber sur des trucs très très très malsains, quoi. Donc, il faut faire attention à ça. Mais il y a plein d'associations, il y a plein d'entreprises de l'économie sociale et solidaire qui sont vigilantes à ça et dans lesquelles on a un cadre qui est bien mis en place et à la fois des activités effectivement tournées vers l'humain, passionnantes, engagées, auxquelles je pense qu'on se régale au quotidien.
- Speaker #0
J'espère qu'en tout cas notre échange et ce podcast Valeurs Agitées pourra contribuer à sa mesure. justement sur la valorisation de ces métiers et peut-être faire naître des vocations.
- Speaker #2
C'est important, oui.
- Speaker #0
Alors oui, j'ai pour ambition avec mon podcast Valeurs Agitées de faire naître quelques vocations et notamment dans le secteur social car ce sont des métiers utiles à nous tous. On peut tous être concernés, on peut tous être vulnérables un jour et heureusement qu'il y a des professionnels, des experts qui prennent soin de nous. Merci, merci, merci. Et maintenant, je vous donne rendez-vous dans le sixième et dernier épisode de cette interview incroyable avec Nicolas Froissart. Et à travers ce jeu du tip-top, il va encore nous surprendre. Je vous souhaite une très belle écoute.
- Speaker #1
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- Speaker #0
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