- Speaker #0
Valeurs agitées.
- Speaker #1
Valeurs agitées.
- Speaker #0
Valeurs agitées.
- Speaker #1
Valeurs agitées. Valeurs agitées.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Valeurs agitées, votre premier podcast pratico-pratique pour mieux vivre au travail. Chaque semaine avec mes invités, nous croisons nos regards sur les valeurs de ce nouveau monde et partageons nos secrets pour gagner en efficacité et sérénité professionnelle. DG, DRH, Manager, vous avez des enjeux de transformation ou tout simplement souhaitez être plus performant ? et plus d'épanoui dans votre vie professionnelle ? Alors ce podcast est fait pour vous. Je suis Magali Ogé, PRH EDG depuis 20 ans et coach professionnel certifié. Curieux d'en savoir plus ? Demandez-moi en contact sur LinkedIn et rendez-vous sur vos plateformes préférées.
- Speaker #2
On en a tous des cas de conscience et moi aussi.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, mon invité est co-dirigeant du groupe SOS.
- Speaker #0
l'un des experts de l'économie sociale et solidaire. J'accueille à mon micro de valeur agitée Nicolas Froissart. Et à travers ce jeu du tip-top, il va encore nous surprendre. Je vous souhaite une très belle écoute. Je te propose de passer à un petit jeu qui s'appelle le tip-top. Je vais te demander un chiffre entre 1 et 35 et je vais te poser quelques questions un peu plus personnelles encore. 32. Alors, quelle est ta phrase pour te remotiver quand tu es un peu down, quand tu es un peu découragé, fatigué ?
- Speaker #2
Qu'est-ce que ça pourrait être ? Ça pourrait être soit le changement que tu veux voir dans le monde, un cas d'un peu ce changement, je ne sais plus comment il l'a prononcé exactement. C'est Gandhi, je crois, qui a dit ça, tout simplement. Et voilà, il y a l'idée d'être au quotidien ce que je voudrais voir dans le monde autour de moi. Et j'aime bien cette phrase-là. Et je ne sais pas si c'est celle que je me dis quand je suis down, mais si, c'est possible, parce que je me dis qu'en fait, d'incarner ce que j'ai envie de voir comme évolution dans la société. Je pense que c'est quelque chose qui peut faire du bien, se faire du bien à soi-même. Et puis je pense que c'est comme ça qu'effectivement on va changer les choses. Donc voilà, travailler pour une organisation qui fait elle-même du bien à la société, faire du bénévolat. Je parraine un jeune qui s'appelle Lamine, qui vient d'Afrique, qui est arrivé, il était mineur, il est parti tout seul, il considérait que c'était une question de survie pour lui. Donc je l'accompagne dans ses choix d'apport scolaire, maintenant professionnel, et puis simplement passer des bons moments avec lui, parce qu'il en a passé des beaucoup moins bons. notamment pendant son parcours d'exil. J'en parle beaucoup autour de moi, je parle beaucoup du don de sang, parce que je me suis mis à donner mon sang il y a quelques années. Clairement, c'est quelque chose de simple quand on est en capacité de le faire et qui pourtant sauve des vies. J'adore faire ce genre de choses quand je trouve le temps et en parler autour de moi, parce que je me suis aperçu que quand on en parle autour de soi, ça convainc des personnes elles-mêmes de le faire. Et en fait, ça me file le sourire, en fait, quand j'ai des gens qui me disent « Ah, j'ai vu que t'avais donné ton sang, ça m'a donné envie de le faire, c'est cool » . Et donc voilà, quand je suis, y compris quand je suis un peu moins bien, je repense à ça et je me dis que je vais continuer à le faire et ça me fait plaisir.
- Speaker #0
Oui, la force de l'exemplarité, la puissance du modèle, c'est certain que ça... Ça nourrit, je crois. Ça nourrit soi-même et ça nourrit les autres.
- Speaker #2
Et personne n'est parfait. Je ne me dis pas parfait. Personne n'est parfait. Je n'ai pas une vocation de dire que je suis parfait. Mais par contre, effectivement, essayer déjà pour soi-même de progresser et de faire des choses utiles. On en a beaucoup parlé pendant ce moment qu'on a passé ensemble. Je trouve que c'est bien pour soi. Et puis, effectivement, voir après des gens eux-mêmes évoluer ou faire des choses parce que... ils ont vu ce que tu faisais toi-même, je trouve que ça crée un sentiment qui est assez agréable.
- Speaker #0
Complètement. Un autre chiffre entre 1 et 35 ?
- Speaker #2
11.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui peut te démotiver le plus dans ton travail ?
- Speaker #2
C'est de ne pas être compris par la société dans laquelle on évolue. À Paris, il y a pas mal de problèmes d'addiction, de krach, et puis l'argument de... misère qui est quand même assez visible qui va peut-être être cachée parce qu'il y a les Jeux Olympiques qui arrivent. Mais du coup, c'est un peu à s'arracher les cheveux. Et moi, depuis 23 ans, je côtoie au quotidien des gens extraordinaires, mais qui ont aussi des compétences et un savoir-faire assez dingue. Et je sais qu'il n'y a pas de problème insoluble, parce que j'ai vu des situations tellement compliquées, finalement, trouver une issue favorable ces dernières années. Je sais qu'il y a une solution à tout, notamment dans le champ du social. Et voilà, je pense que c'est une question de moyens, de volonté politique, et puis on l'a beaucoup dit aussi, de volonté individuelle. Donc pourquoi notre société ne comprend pas mieux les enjeux, pourquoi elle ne s'y intéresse pas plus, et pourquoi on n'arrive pas vraiment à attaquer ces problèmes en profondeur, alors qu'encore une fois, on a tous les savoir-faire. Toutes les compétences pour le faire. Donc voilà, parfois ça me... Pas très longtemps, mais parfois ça me... Je ne sais pas si ça me démotive, mais ça m'agace un peu.
- Speaker #0
Je te remercie beaucoup. Un autre chiffre entre 1 et 35 ?
- Speaker #2
18.
- Speaker #0
Quel super pouvoir ou quel talent ou don de la nature tu aimerais posséder ?
- Speaker #2
C'est une bonne question. Qu'est-ce que j'aimerais posséder ? J'aimerais avoir cette capacité de parler de ces sujets qu'on a évoqués et de réussir à convaincre le plus grand nombre que c'est... qu'on a besoin d'engagement, qu'on a besoin de solidarité. J'essaye de le faire tant que je peux, oralement, avec les personnes que je croise. Je le fais beaucoup sur les réseaux sociaux et sur LinkedIn. Ça marche un peu, ça pourrait être plus efficace. Donc voilà, s'il y a un don qui me permettrait d'avoir beaucoup plus d'impact là-dessus. Et de passer de plus de 70 000 personnes qui me suivent sur LinkedIn à 700 millions, je n'en sais rien, par exemple. Je prends.
- Speaker #0
OK, ça marche. Un autre chiffre entre 1 et 35 ?
- Speaker #2
2.
- Speaker #0
Le 2. Quel est ton principal trait de caractère ?
- Speaker #2
Je suis sympa, je crois. Voilà.
- Speaker #0
OK. Ça se traduit comment dans ton quotidien ?
- Speaker #2
En fait, je crois que je suis quelqu'un qui est plutôt... Je n'aime pas tout le monde, mais globalement, je donne quand même leur chance aux gens. Et voilà, j'aime bien la relation. et donc je suis assez cool et assez dans l'écoute je m'intéresse aux gens dans une discussion je pense que c'est rare que je parle plus que la personne avec laquelle j'échange c'était peut-être un peu différent pendant les deux heures qu'on a passé ensemble mais c'est parce que c'est ton rôle de poser des questions et mon rôle d'y répondre bien sûr mais ça c'est normal dans une conversation classique je crois que je suis celui qui pose des questions Je n'aime pas forcément toujours parler beaucoup de moi. Je le fais effectivement avec plaisir parce que je pense que c'est comme ça qu'on fait avancer les choses aussi dans un podcast comme le tien. Mais effectivement, dans la vie de tous les jours, je suis plutôt quelqu'un qui va s'intéresser aux autres, qui va être dans l'écoute, qui va poser des questions, qui n'est pas dans le jugement. J'ai une vision effectivement de la société, de ce qu'il faut pour que notre société... dans le bon sens qui est assez clair et que j'ai pu partager effectivement pendant ce moment. Mais voilà, si des gens ont aussi une vision un peu différente, je ne suis pas dans le jugement moralisateur tout de suite. J'aime bien effectivement discuter. Je pense qu'on a besoin de ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on a aussi pas mal parlé de ces conventions citoyennes qu'on pourrait faire sur plein de sujets. Je pense qu'aujourd'hui, même si parfois il faut être un peu radical pour aussi faire évoluer les choses. On a besoin aussi d'avoir des moments vraiment d'écoute, où les gens peuvent parler, dire des conneries, c'est pas grave. T'as le droit de dire des conneries, mais par contre, je vais te dire pourquoi moi je pense que c'est des conneries, et puis on avance. Et puis peut-être que tu vas pas avancer tout de suite, peut-être que t'avanceras jamais, peut-être que tu réfléchiras dans deux jours à ce que je t'ai dit, et que quand même ça te fera un peu évoluer. Et voilà, et dans notre société, tout est tellement immédiat, clivant, agressif que... On se perd un peu, je pense, collectivement là-dedans.
- Speaker #0
Donc tu me diras si dans deux jours, tu repenses à notre épreuve. Et qu'est-ce que tu n'as jamais dit sur un podcast que tu pourrais partager aujourd'hui et qui peut-être justement te permettra d'atteindre les 700 millions d'écoutes que tu évoquais tout à l'heure ? Qu'est-ce que tu as envie de partager que tu n'as jamais partagé avant ?
- Speaker #2
J'allais dire j'adore le banana split, mais je ne suis pas sûr que ça soit... Je ne l'ai jamais dit sur un podcast. Je crois que c'est mon dessert préféré. Et je ne sais pas, peut-être que c'est le banana split et la formule magique que chacun se mettait à en manger. Sauf que la banane, je ne suis pas sûr que ce soit très durable. C'est une question d'ailleurs. Est-ce qu'il faut continuer ? de la banane et est-ce que je dois continuer à manger du banana split ? Tiens, au moment où j'en parle, ça me pose la question.
- Speaker #0
Ça te pose un cas de conscience. Tu penseras à moi la prochaine fois où tu vas manger ton banana split.
- Speaker #2
Un cas de conscience. Non mais en fait, c'est ça que je n'ai jamais dit. C'est qu'on en a tous des cas de conscience et moi aussi et c'est vrai que sur LinkedIn, souvent j'ai pas mal d'éloges, des gens qui me disent c'est super ce que tu fais. notamment ces derniers temps, je parle pas mal des questions d'égalité des hommes-femmes, des droits des femmes et du coup je pense qu'il y a beaucoup de personnes et notamment des femmes qui sont reconnaissants que des hommes aussi viennent aborder ces sujets-là et je dis souvent, j'en parle mais c'est pas pour apprendre, c'est pas pour dire aux femmes ce que doit être le féminisme parce que voilà, c'est ce qui peut être un travers un peu masculin d'expliquer à chaque fois l'imprimé quand on n'est pas concerné par le sujet ce qu'il faut faire. Mais par contre, je pense qu'effectivement, le rôle d'un homme, ça peut être un peu engagé sur ce sujet-là, ça peut être d'essayer d'entamer une discussion avec d'autres hommes, parce que les hommes sont quand même aujourd'hui une très grande partie du problème, et du coup, je considère qu'ils sont aussi une très grande partie des solutions. Néanmoins, je pense que ça m'est arrivé dans ma vie. d'avoir des propos limite sexistes. C'est ça un peu que j'avais envie de partager, c'est que personne n'est parfait. Moi, le premier. Par contre, je pense que ce qui est important, c'est d'évoluer. Je pense qu'aujourd'hui, je ne tiens plus. Non, je ne pense pas que ça puisse arriver. Je ne tiens plus de propos sexistes. Je ne fais pas de blagues sexistes. Ça a pu m'arriver par le passé. Pas très souvent, je pense. Je pense que c'est ça qui est important aussi, c'est que les gens qui essayent de faire un peu changer les choses ne soient pas toujours dans le jugement et acceptent aussi que les gens puissent passer par un process par lequel moi-même je suis passé, sur cette question-là et sur d'autres. J'ai eu aussi la chance dans ma vie de tomber à 23 ou 24 ans sur le groupe SOS et qui m'a fait ouvrir les yeux sur plein de choses, sur cette question des inégalités, sur les fractures sociales, sur ce que vivent... certaines minorités au quotidien, les discriminations. J'ai aussi eu la chance d'évoluer dans un environnement qui m'a fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Donc tout le monde n'a pas cette chance-là. Après, il n'y a pas de hasard. Je suis aussi allé vers ça parce que j'avais envie de ça. Je pense qu'il faut aussi accepter que les personnes n'aient pas forcément eu ce parcours-là et que chacun doit aussi avoir son propre process sur cette question des... de l'égalité femmes-hommes notamment, chacun son rythme, mais par contre c'est important, je pense qu'il y a une prise de conscience, et il faut aider tout le monde à prendre conscience, parce qu'une fois qu'on prend conscience de ce qui se passe dans notre pays et au-delà, c'est plus facile après d'évoluer et de changer les choses.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et tu évoquais le fait que... Tu disais, je crois, dans tes propos, je n'ai plus exactement la formulation précise, mais que le problème vient pour partie ou en majeure partie des hommes. Alors, quelque part, de fait, oui, puisqu'ils sont aussi à la tête de la plupart des structures dirigeantes. Donc, effectivement, on paye aussi parfois les conséquences des décisions qui ont pu être prises par ces hommes. Mais est-ce que... les décisions auraient été prises de manière différente si ça avait été porté par des femmes, on n'en sait rien. C'est-à-dire que je pense que toutes les femmes ne sont pas non plus des saintes. Et on peut avoir des femmes parfois maltraitantes, toxiques. Enfin voilà, je pense que c'est aussi important de se dire que... effectivement, ce n'est pas aussi binaire que ça. Je pense qu'on a intérêt aussi à accompagner les femmes pour qu'elles prennent confiance en elles, qu'elles prennent conscience aussi de leur potentiel, qu'elles-mêmes, elles ne se... ne se placent pas de manière spontanée dans une posture de victime ou de soumission. Je pense qu'il y a plein de femmes qui vivent des moments dramatiques, y compris dans les cercles familiaux restreints, et qui ont aussi un pouvoir en elles pour renverser les choses. pour faire changer les choses, y compris le regard qu'on peut porter sur elles.
- Speaker #2
Alors après, voilà, ça c'est un discours qui est plus facile à porter pour une femme que pour un homme. Parce que c'est vrai que moi, je ne suis pas forcément très à l'aise sur le fait de dire qu'il faut que les femmes déconstruisent des choses, mais c'est vrai que c'est sans doute la vérité. De toute façon, aujourd'hui, on est sur un modèle qui repose beaucoup sur la domination et qui a été intégré par les hommes et par les femmes. Et effectivement, on connaît sans doute des femmes qui ont tendance à... en situation de pouvoir, à incarner un peu ce système-là de domination. Et puis voilà, et puis les hommes, les garçons, et tout n'est pas rose encore, y compris avec la nouvelle génération. On a tendance parfois à dire qu'avec la nouvelle génération, ça va aller, mais pour fréquenter de près cette... nouvelle génération, donc les 15, 15, 20 ans, non, on n'y est pas encore. Et pourtant, ces jeunes garçons, ces jeunes hommes ont été aussi éduqués par des hommes et par des femmes. Et donc, il y a les hommes comme les femmes, effectivement, reproduisent des choses en matière d'éducation des hommes, notamment, qui doivent évoluer parce qu'on a aussi aujourd'hui beaucoup d'hommes qui... à qui on a dit qu'il fallait cacher ses émotions, à qui on a dit qu'il ne fallait pas pleurer. Et malheureusement, j'ai l'impression que ça évolue, mais c'est encore là. Et on a des jeunes hommes qui ont du mal à gérer leurs émotions, qui quand même sont encore dans quelque chose qui ressemble à de la domination, qui quand même inconsciemment ont parfois tendance à avoir à considérer qu'un homme est supérieur à une femme. Enfin, moi, on m'a... On m'a raconté récemment une jeune femme lycéenne qui me racontait qu'elle connaît, qu'elle a cinq amis ou amies d'amis qui se disent avoir été victimes de viols. Et on parle de la bourgeoisie parisienne, donc il faut arrêter aussi avec les idées reçues sur le fait que ça arriverait dans des quartiers populaires et pas ailleurs. Non, enfin, je pense que cette question de la domination masculine, elle est présente malheureusement un peu partout. Et donc, quand on parle de ces agressions sexuelles, ce n'est pas un inconnu. Je crois qu'un viol sur dix, c'est un inconnu. Et neuf viols sur dix, c'est un proche. Et là, en l'occurrence, ça va être un flirt qui dégénère, un ex qui a trop bu. Et si j'en parle, on s'éloigne un peu de la question de l'entreprise. Mais sauf que ces hommes-là, ça va être après des collègues, des managers, et qu'on n'est pas différent quand on est dans l'entreprise de la façon dont on est dans la vie de tous les jours. Donc voilà, il faut vraiment que notre société s'interroge là-dessus et que ce soit un débat. Effectivement, alors moi, c'est plus à l'aise d'avoir une conversation avec des hommes plutôt que de dire aux femmes, voilà, il faut vous déconstruire sur tel ou tel truc, parce que là, on revient sur des trucs qui ne sont pas... Voilà, je n'ai pas envie de ça, et puis je ne pense pas que ce soit aux hommes de le faire. Mais je pense qu'effectivement, chacun de notre côté, que des femmes parlent à des femmes, aussi pour dire qu'il y a sans doute des choses à déconstruire, mais c'est encore plus utile et nécessaire, parce que ça a été très peu fait du côté des hommes, et voilà, qu'il y ait des hommes comme moi ou d'autres, qui parfois essayent d'engager des conversations avec d'autres hommes, sur comment on peut améliorer les choses, est-ce que c'est utile quand une femme prend la parole sur ce qu'elle vit au quotidien, de dire mais tous les hommes ne sont pas comme ça, le fameux not all men, non ça ne sert à rien il faut plutôt écouter et voir comment à notre niveau on peut aider peut-être quand on assiste dans le monde de l'entreprise ou ailleurs à des comportements qui peuvent être un peu sexistes il y a encore des hommes qui interrompent les femmes en réunion il y a encore des hommes qui vont faire des blagues sexistes et donc si c'est un homme qui à un moment donné pas besoin d'être d'une violence infinie, mais juste dire là tu dis quelque chose, je suis en désaccord avec toi, point, ça peut s'arrêter là ça commence par là parce qu'on parle beaucoup de la solidarité féminine Merci. Il y a aussi une solidarité masculine qui est très présente. Et les mecs vont parfois avoir tendance à ne rien dire, voire parfois un peu à ricaner quand il y a une blague sexiste, même encore aujourd'hui. Et même s'ils ne sont pas d'accord, ils ne vont pas forcément le dire parce qu'il y a aussi cette solidarité, ce clan entre mecs dont il va falloir sortir et être capable d'avoir le courage de dire simplement, écoute... Là, ça ne me fait pas rire ou simplement je ne suis pas d'accord avec toi parce que je considère qu'il faut un peu évoluer là-dessus et que ta vision des femmes telle que je la reçois par rapport à ce que tu fais ou par rapport à ce que tu dis, je ne suis pas d'accord. Donc, il faut réussir à avoir ce type de conversation. Et ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Et ce n'est pas évident de trouver les mots. C'est-à-dire que, pour le coup, ça m'est déjà arrivé à plusieurs reprises. Je vais prendre un exemple concret. J'étais dans un comité de direction régionale. Au départ, j'étais la seule femme. Évidemment, les blagues entre hommes étaient plutôt portées sur des histoires de sexe, on va dire de relations hommes-femmes. Et c'est vrai que dans ces moments-là, on se dit, ou d'ailleurs, des fois, ce n'était même pas des blagues, simplement, ils se racontaient leur vie sexuelle, etc. Et on est à côté et on se dit, mais en fait, là, ça me heurte. C'est-à-dire que si on n'y prend pas garde, on peut se mettre à rire avec eux.
- Speaker #2
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Pour faire partie du groupe.
- Speaker #2
C'est le problème d'un système. C'est que le système, c'est très difficile.
- Speaker #0
Exactement. Et à un moment donné, tu te dis, mais en fait, je me sens heurtée là. Donc, c'est comment tu fais ? Et franchement, même moi, pourtant je n'ai pas la langue de ma poche, mais même moi, j'ai eu un moment donné à me dire, quelle est la posture que je veux prendre ? Quels sont les mots les plus adaptés pour pouvoir dire, mais en fait, là, je ne vous suis plus, les gars.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je ne souscris plus à...
- Speaker #2
votre délire et en plus on est dans un cadre professionnel donc si on pouvait revenir sur des choses professionnelles ça m'arrangerait et c'est là où il faut que les hommes aussi prennent le relais parce que c'est particulièrement difficile pour une femme si déjà en plus elle est en minorité et du coup elle est la première concernée et c'est toujours difficile quand on est la première concernée je pense en plus de devoir prendre la parole donc s'il y a des alliés à un moment donné qui sont là aussi en tant qu'homme pour dire moi je suis un homme et pourtant Merci. Je ne suis pas complètement, ou même je suis complètement en désaccord avec ce que vous faites, ce que vous dites. Je pense que c'est aussi un service un peu à rendre quand même aux femmes. Et on parle beaucoup de leur charge mentale. Alors si en plus elles doivent se rajouter la charge mentale de à chaque fois dire je ne suis pas d'accord, c'est là où je pense que les hommes ont ce rôle d'allié qui est assez important, même crucial.
- Speaker #0
Tout à fait. Et si la blague elle est dite par celui qui est dirigeant, c'est encore plus compliqué. plus il monte et plus c'est compliqué de s'y opposer, enfin bref mais je pense qu'on pourrait refaire un épisode entier sur le sujet en tout cas je te remercie beaucoup Nicolas pour cet échange merci Magali, j'ai passé un super moment est-ce que, merci moi aussi et vraiment j'aurai grand plaisir à te recevoir de nouveau parce que je pense qu'on a plein de sujets sur lesquels on pourrait débattre est-ce que si on veut déjà aller plus loin à ce stade Comment on fait pour te contacter ? Comment on fait pour contacter le groupe SOS ?
- Speaker #2
Le groupe SOS, on va sur son site internet et puis après, on trouve très facilement tous les contacts en fonction de la question qu'on se pose. Pour moi, c'est facile aussi. C'est plutôt LinkedIn où j'essaie de répondre aux messages qu'on m'adresse. Donc voilà, n'hésitez pas. Sur ce réseau, je suis assez présent, même très présent, on peut le dire. Et voilà, je trouve que c'est un formidable outil pour discuter, échanger, confronter des idées. Donc, avec plaisir.
- Speaker #0
Ça marche. Et est-ce que tu as une personne en tête que tu souhaiterais entendre à ce micro de Valeurs Agitées ?
- Speaker #2
Oui, complètement. En plus, c'est très en lien avec le sujet qu'on vient d'évoquer. C'est Sébastien Gersin qui est entrepreneur, qui a créé il y a quelques années une boîte dans la tech et qui, je trouve, est assez précurseur justement sur cette question de l'égalité femmes-hommes, notamment. Il est sur d'autres sujets aussi, mais particulièrement sur ce sujet-là. Il dit des choses intéressantes, passionnantes depuis longtemps. Et ce qui est intéressant aussi chez lui, c'est que cette conversation qu'il peut avoir avec d'autres hommes, il a écrit un livre, il a une newsletter qui s'adresse aux hommes sur la façon dont on peut être de meilleurs alliés. auprès des femmes. Et ce qui est intéressant, oui, c'est ça que je voulais dire, c'est qu'il parle et il écrit sur ces sujets-là, mais aussi en tant qu'entrepreneur, il applique ses principes, ses idées, ses valeurs. Et notamment, je crois qu'il s'impose une parité stricte, alors qu'il est dans le domaine de la tech, ce n'est pas forcément là où c'est le plus facile, mais il s'impose une parité stricte qui va, je crois, jusqu'à dire, sur tel poste, puisqu'on n'est plus à la parité, je donne un exemple, il faut absolument qu'on recrute une femme, donc on s'interdit de regarder les CV des hommes. Ce qui peut paraître un peu radical, mais qui par ailleurs est intéressant et en tout cas permet d'atteindre un objectif qui est celui d'avoir le même nombre de femmes et d'hommes dans une entreprise, dans un champ d'activité où ce n'est pas forcément toujours évident. Donc, voilà, je trouve que c'est intéressant en tout cas de l'écouter, de le challenger peut-être aussi là-dessus pour voir.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une question que tu voudrais que je lui pose en particulier ?
- Speaker #2
Eh bien, écoute, justement, comment peut-être que les hommes qui sont dans son entreprise adhèrent à ces principes-là, qui à un moment donné peuvent être finalement synonymes quelque part aussi un peu d'exclusion pour leurs congénères, puisque parfois Sébastien va s'interdire de regarder les CV des mecs. Donc comment les hommes qui sont déjà dans l'entreprise... vivent ça et comment ils font en sorte pour qu'ils aient envie de soutenir cette forme de management.
- Speaker #0
D'autant que ça pose la question de la discrimination sur le genre.
- Speaker #2
Qu'il assume complètement quand il s'agit de recruter une femme à la place d'un homme. C'est ça qui est intéressant aussi, c'est de voir comment il vit ça et jusqu'où il assume ça. Je trouve que ça peut être un échange assez passionnant.
- Speaker #0
Je n'hésiterai pas à le contacter avec grand plaisir. Merci beaucoup Nicolas.
- Speaker #2
Merci Magali, c'était un plaisir.
- Speaker #0
Plaisir partagé.
- Speaker #2
A bientôt.
- Speaker #0
Et voilà, cette rencontre incroyable avec Nicolas Froissart s'achève ainsi. J'espère que vous avez pris beaucoup de plaisir à écouter Nicolas, au moins autant que moi à l'interviewer. Je vous dis à tout de suite pour un prochain interview avec un invité qui sera tout aussi passionnant, j'en suis certaine. A tout de suite. Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous à la newsletter Valeurs Agitées pour ne rater aucune des prochaines diffusions et laissez-moi 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Ce podcast est propulsé par France Coaching. France Coaching, c'est bien plus que la référence numéro 1 du coaching professionnel en France. C'est le début de votre réussite. Retrouvez-moi tout de suite sur francecoaching.com