Speaker #0Vous aspirez à plus, plus de liberté, plus d'espace, plus de fluidité dans votre expansion, plus de prospérité, mais autrement. Ici, on ne cherche pas à faire plus, on cherche à créer mieux, à trouver un mouvement qui nourrit au lieu d'épuiser, un chemin où l'ambition ne s'oppose plus à la conscience. Bienvenue dans un nouvel épisode de Vérité. Depuis l'épisode avec Léa Mispoulet, quelque chose continue de tourner en moi. Pas à propos de son histoire en elle-même, mais plutôt ce qu'elle révèle de plus large. Léa, souvenez-vous, a fermé une entreprise à plus d'un million d'euros. Elle l'a fait avec intégrité jusqu'au bout. Cette décision était juste pour elle. Je ne la remets pas en question une seule seconde. Mais ce dont j'ai envie de parler dans cet épisode, c'est ce qui se passe avant ce moment-là. Ce moment où on arrive à un seuil, où quelque chose en nous dit C'est elle ou c'est moi. Ce moment où l'entreprise devient l'adversaire et où se choisir soi semble exiger de tout quitter. Ce que j'observe depuis des années avec beaucoup de femmes que j'accompagne et aussi certains hommes, c'est que ce sentiment d'ultimatum est réel. Il ne dit pas une dramatisation, il ne dit pas non plus une faiblesse, il dit quelque chose de vrai sur l'état intérieur à ce moment-là. Mais il ne dit pas forcément la vérité sur ce qui est possible. Parce que quand on arrive à ce seuil chargé de fatigue, de sens perdu, de sacrifice qu'on n'a même pas nommé, on ne voit plus clairement. On décide à partir de l'épuisement, à partir de la douleur, à partir de ce besoin urgent de sortir de quelque chose qui nous étouffe. Et dans cet état-là, la seule sortie qu'on voit possible, c'est la porte. Ce que j'aurais voulu faire avec Léa si on s'était rencontré avant sa décision, et peut-être qu'elle aurait fait exactement le même choix, je ne le sais pas, c'est possible, mais on aurait d'abord libéré la charge émotionnelle, avant de décider quoi que ce soit. Pas pour la convaincre de rester, pas pour la convaincre de partir, mais pour que la décision soit prise depuis un espace neutre, depuis la clarté, et non pas depuis la douleur, ou la vengeance, ou la réaction, et encore moins la fuite. Parce qu'une décision prise depuis la douleur, la fuite, la vengeance, même quand elle est juste, reste marquée. Et ce que je vois souvent quand on crée cet espace avant de décider, c'est qu'un troisième chemin apparaît. Pas la croissance à tout prix, pas la liquidation, quelque chose d'autre. Quelque chose qui était là depuis longtemps en fait. Mais que le bruit, la fatigue, les injonctions, la pression, le quotidien avaient rendu inaudible. Je pense par exemple à Lucie Navarro que j'ai reçue dans le podcast, qui était à l'arrêt quand on s'est rencontrée. Elle s'était accordée un congé sabbatique parce qu'elle n'en pouvait plus. Son activité ne décollait pas vraiment. Elle portait encore le deuil d'une première entreprise créée avec son ancien compagnon. Et la question qui tournait en elle, c'était « est-ce que je continue ou est-ce que je fais autre chose ? » Ce qu'on a découvert ensemble, c'est que la question n'était pas la bonne. Ce n'était pas son activité le problème, c'était la posture depuis laquelle elle la tenait. Elle se pensait solopreneur, freelance. Elle agissait en freelance. Alors que ce qu'elle portait, la singularité de son approche, la vision de ce qu'elle voulait construire, appelait une toute autre identité. Celle d'une dirigeante, d'une fondatrice d'agence de personal branding. La question a disparu quand son identité juste a émergé. Je pense aussi à Céline Boura, également reçue dans le podcast. qui portait depuis des années une vision qu'elle n'osait pas vraiment nommer, une vision qui touchait au mécénat, à l'impact, réduire le nombre de clients à quelque chose de bien plus grand que le cadre classique de l'entreprise. Ce n'était pas une stratégie nouvelle, c'était une identité qui attendait d'être accueillie. Et une fois accueillie, tout a commencé à se réorganiser. Ce que ces deux histoires ont en commun, c'est quelque chose qui me semble important à dire ici dans vérité. Ce n'est pas l'entreprise qui est à la traîne, c'est l'identité qui n'est pas encore celle qui est requise. L'entreprise, elle est souvent déjà en train d'appeler votre prochaine version. Elle contient déjà les graines de ce qui doit émerger. Mais tant que vous ne vous êtes pas transformé dans votre posture, dans ce que vous vous autorisez à être, dans la vision que vous osez tenir, vous ne pouvez pas le voir. Vous voyez une entreprise qui ne vous ressemble plus, alors qu'en réalité, c'est vous qui n'avez pas encore rejoint ce qu'elle est en train de devenir. Toi oui, cette évolution demande une décroissance, un retour à l'essentiel, créer de l'espace, faire le tri, lâcher certaines choses. Pas forcément l'entreprise entière, mais un modèle qui étouffe, une posture qui ne tient plus, une vision devenue trop petite. Ce travail-là demande de la présence, un cadre juste, du temps et de la vérité. Mais il n'exige pas nécessairement de tout fermer. Alors le message que je veux vous laisser aujourd'hui, c'est celui-ci. Il n'y a pas de choix à faire entre votre entreprise et vous-même. Si vous êtes à ce moment où ça semble être elle ou vous, peut-être que vous ne vous choisirez pas tout de suite, peut-être que vous tiendrez encore un peu, mais vous finirez toujours par vous choisir, parce qu'il n'y a pas d'autre issue possible. Ce que je vous invite à explorer avant de trancher, c'est si ce choisir exige vraiment de tout fermer. Ou si une autre version de vous, et donc une autre version de votre entreprise, n'est pas déjà là en train d'attendre d'être vue. Peut-être que ce que vous cherchez à quitter n'est pas une prison, peut-être que c'est juste un passage, une nouvelle identité qui frappe à la porte. Avant de clôturer cet épisode, j'aimerais vous poser une question. Est-ce que cette fatigue que vous ressentez vient vraiment de votre entreprise ou de la distance entre qui vous êtes devenu ? et qui vous vous autorisez encore à être dans cette entreprise. Laissez cette question reposer. Cherchez pas la réponse dans le mental. Écoutez ce qui remonte. Et si quelque chose s'est ouvert en vous à l'écoute de cet épisode, je vous invite à ne pas rester seul avec ça. Vous pouvez réagir directement par e-mail. L'adresse est dans la description et je lis tous vos messages. Et si vous sentez que vous avez besoin d'un espace pour aller plus loin, pour traverser ce seuil avec d'autres entrepreneures qui vivent la même chose, L.I.B.R.E.S est là pour ça et le lien est aussi dans la description. Dans le prochain épisode, je viendrai vous parler de quelque chose que beaucoup vivent mais que personne ne nomme vraiment, la pression financière. Pas comme un problème de chiffres, mais comme une messagère. Parce que derrière chaque pression financière chronique, il y a quelque chose de bien plus profond qui cherche à être entendu. On se retrouve très vite dans Vérité.