Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans mon podcast « Vivre avec soi » , le podcast où on parle d'anxiété, d'hypersensibilité et de ce que l'a fait de vouloir rester doux avec soi-même alors que le monde demande souvent d'être plus fort, plus vite et plus performant. Je m'appelle Juliette, j'ai 26 ans, je suis hypersensible, anxieuse et surtout j'ai le don de culpabiliser pour tout. tout le temps et d'en souffrir beaucoup trop. Et j'aime à croire que parmi les gens qui écouteront ce podcast, vous pourrez vous aussi vous identifier. Peut-être que ça vous donnera des clés pour vivre mieux et de manière un peu plus douce. Dans ce premier épisode, je ne vais évidemment pas vous donner de conseils miracles, même si j'aurais rêvé en avoir. Mais je vais plutôt vous raconter un petit peu mon histoire, mon parcours. Parce que je pense que comprendre ce que l'on vit, c'est déjà un premier pas vers la paix avec soi-même. Alors je vous invite à respirer un petit peu, à vous installer confortablement et dans quelques minutes, on pourra commencer pour un petit peu plus de douceur intérieure. Si je devais reprendre mon histoire, pour moi l'anxiété, ça a commencé il y a plus de 15 ans maintenant, suite au décès de ma maman. Et c'est d'ailleurs pour ça aussi que je fais ce podcast, parce que pour moi, j'estime qu'il est assez thérapeutique. Et en fait, j'essaye de faire ce que j'aurais aimé avoir il y a 15 ans, parce que tout simplement, pour moi, la seule manière de gérer mes crises d'angoisse quand j'étais jeune, que je ne prenais pas encore de médicaments, c'était d'écouter des podcasts, de me concentrer sur la voix de quelqu'un d'autre et d'écouter une histoire qui me... qui me appètent tellement que ça a calmé la crise. Donc voilà, pour moi, les crises ont commencé il y a, je pense, plus de 15 ans et mon hypersensibilité, je pense que je suis née avec. Ça a commencé pas du tout de manière crescendo, mais plutôt d'un coup. Suite au décès de ma mère, j'ai donc développé les crises d'angoisse. J'ai développé l'anxiété chronique. L'hypersensibilité chronique et évidemment tout ce qui peut aller avec un choc à l'âge que j'avais à l'époque. Je me souviens évidemment de cette sensation dans le ventre, toujours à avoir comme un gros boulet dans le creux de l'estomac. Je suis toujours comme ça aujourd'hui, mais relire 15 fois mes messages, culpabiliser de ne pas répondre à un message. toujours me... Avoir un cœur qui s'emballe, même s'il n'y avait rien de grave, pour moi c'était la fin du monde. Et en fait l'anxiété pour moi, c'est vraiment ce sentiment qu'il faut être prêt à tout, tout le temps. Due à mon anxiété, je suis quelqu'un qui est évidemment sur-organisé tout le temps, parce que j'en ai besoin, j'ai besoin de voir les choses arriver, j'ai besoin de me dire que si j'organise tout et si je suis tout le temps dans la maîtrise... Eh bien, il n'y a rien qui pourra m'arriver. Et ce, encore plus depuis le décès de mon papa il y a un an. C'est-à-dire que si je ne sais pas ce qui arrivera dans six mois, eh bien, ça m'angoisse. Je me dis que je ne pourrais pas le supporter. Je me dis qu'il va se passer quelque chose de mal. Et c'est vrai que je me dis aussi que je suis... Pas à la hauteur que je n'arriverai pas à surmonter ces six mois-là. Et l'anxiété pour moi aussi, c'est toujours être dans la peur du jugement, dans la peur de la critique. C'est pourquoi d'ailleurs ce podcast pour moi est une énorme avancée. Mais toujours dans la peur de ce que peuvent penser les autres de moi. Et plus j'y pense, plus je stresse, plus je rumine et plus je m'enferme dans cette spirale d'anxiété qui ne me fait pas dormir, etc. Et après... C'est toujours en plus une perte d'énergie phénoménale. Et puis les montagnes russes au niveau des émotions, parce que je me fais évidemment beaucoup de films. Donc dès que j'envoie un message, j'essaye de deviner quelle va être la réaction de la personne en face. J'essaye de me refaire le message pour savoir s'il était adapté ou non, si mon discours était bien, comment j'aurais pu le refaire. Et souvent, c'est très compliqué. Et une des premières grosses crises que j'ai fait, je pense que c'était, donc ça devait être en 2011, crise d'agoraphobie dans une cafétéria, tout ce qu'il y a de plus classique avec mon papa. Et en fait, ce sentiment de me dire que tout le monde pouvait, je ne sais pas, tout le monde pouvait être malade, tout le monde pouvait être mal, que moi, je ne pouvais rien y faire. que moi-même, je pouvais être prise d'un malaise ou d'un étouffement et que... Comment ça allait se passer ? Comment j'allais pouvoir réagir à ça ? Par où allaient pouvoir passer les pompiers si quelqu'un se sentait mal ? Évidemment, c'est dû à un choc, mais en fait, c'est dans une espèce de... Comme si on était intégrés à son propre cauchemar, que ça ne s'arrêtait pas et que rien ni personne ne pouvait... y mettre fin. Et puis, en fait, là, c'est la crise qui commence à monter. Donc, j'ai chaud, je sens mon cœur qui s'emballe, évidemment. Ma respiration se coupe, devient lourde. J'ai mes mains qui tremblent, j'ai des fourmis. J'imagine que ça, c'est pareil. Enfin, je vous laisserai me dire, mais j'imagine que c'est très indépendant d'une personne à l'autre. Et puis après, je mise à l'eau toilette. J'essaye de... de redevenir un peu lucide. J'essaie de respirer, j'essaie de me dire que ce n'est pas si grave. J'apprendrai plusieurs années, même dix ans après, que ça peut m'aider de me dire, d'ailleurs c'est un petit tip pour ceux qui font de l'anxiété aussi et des crises, que ça peut m'aider de me dire, OK, là autour de moi, il y a un mur blanc. OK, ici, il y a une affiche avec telle et telle information. Et en fait, devenir très concrète sur tout ce qui se passe autour de moi. pour que mon cerveau soit mobilisé à autre chose et qu'il oublie la crise qui finalement n'est pas existentielle en réalité, mais où votre corps hurle le contraire et votre cerveau aussi. Et là, à partir de ces premières crises, vers 11-12 ans, c'était tous les jours, plusieurs fois par jour, la nuit aussi, où je devenais un petit peu... peu obsédée par ce qui s'était passé dans la journée, quel discours j'ai tenu à qui, comment j'aurais pu faire un meilleur discours, comment j'aurais pu répondre à cette situation d'une manière ou d'une autre, et me dire, voilà, là j'ai pas été bonne, là c'était pas bien ce que j'ai fait, là... Et en fait on en vient aussi dans une perte de confiance en soi qui est assez terrible, parce qu'on se sent complètement en décalage avec le monde extérieur. On a aussi l'impression que le monde pour les autres, il est si simple. Et que pour nous, moi j'ai toujours dit que j'avais des monstres qui me hurlaient dans ma tête et qui étaient contre moi. Mais c'est un peu ça en fait qu'on ressent. C'est comme si tout part un peu en vrille, on n'arrive pas à contrôler, tout est irrationnel. Et en fait après, on n'a plus la force. On n'a plus la force, alors moi ça détend sur une dépression assez importante, mais c'est vrai qu'on n'a plus la force parce qu'on a l'impression que... Moi à l'époque, après j'étais au lycée, tout le monde me regarde, j'ai l'impression que tout le monde sait, tout le monde sait ce que je vis et que c'est une honte en plus, que c'est une honte et que du coup il faut combler ça par un peu de nonchalance, un peu de... de je m'en fous de tout, etc. Parce que c'est la honte et c'est être fragile que d'être angoissée et de faire des crises d'angoisse. En fait, j'ai longtemps pensé que c'était un défaut. On m'a souvent dit, Juliette, il faut que tu te construises une carapace. Juliette, il va falloir endurcir ton caractère. Et en fait, j'ai longtemps essayé justement de cacher tout ça, mais j'ai un peu le sentiment. qu'au moment où j'ai essayé de cacher ces angoisses et d'en faire entre guillemets une force, et ben en fait c'était tout l'inverse, c'est-à-dire que je les cachais jusqu'au moment où elles explosaient et où elles étaient dix fois plus fortes, où c'était juste pas possible de gérer. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, le but aussi de ce podcast, c'est de se dire « Ok, on est fait comme ça parce que la vie... » On a décidé ainsi. Ok, on est né avec une hypersensibilité. Ok, parfois on ne réagit pas de la même manière que les autres sur certaines situations. Ou avec certains... C'est un discours tout simplement, c'est de se dire je suis comme ça, pourquoi ça serait un défaut ? Pourquoi ça serait quelque chose à corriger ? Pourquoi je devrais me protéger de ça ? Finalement, est-ce que je ne devrais pas juste essayer d'adapter ma vie en fonction de la personne que je suis et pas l'inverse ? Finalement, c'est mon environnement qui doit s'adapter à moi. Et je pense que tant qu'on n'est pas en accord avec ça, on ne pourra jamais être en accord avec soi-même. Aujourd'hui, évidemment, je ne suis pas du tout guérie. Loin de là, l'anxiété fait partie de mon quotidien tous les jours. Mais en tout cas, ce que j'ai appris dans ces 15 ans, c'est que je ne devais pas... La traiter comme une ennemie. En fait, je pense qu'elle fera toujours partie de moi. Aujourd'hui, je la vois pas comme des monstres, comme à l'époque, quand j'étais petite, mais plutôt comme une partie intégrante de ma vie et comme une réaction, en fait, face à tout ce que j'ai vécu, face à tout ce qu'on m'a imposé de vivre et face à tout ce que je me suis imposé de vivre aussi. Tout ce que j'ai accepté, j'aurais pas dû. Aujourd'hui, je connais mon corps par cœur, je sais exactement quand je vais bien ou non, je sais exactement quand une angoisse arrive ou non, je connais mes crises par cœur. J'essaye aujourd'hui, même si c'est plus facile à dire qu'à faire, de m'autoriser à dire non sur certaines choses. J'essaye de m'autoriser à ralentir, à demander de l'aide quand c'est trop, parce que ça c'est... C'est très important et je devrais le faire même plus. Mais c'est trop important d'avoir un regard extérieur et d'avoir du recul. Parce que c'est ça aussi qui nous fait entre guillemets sortir de notre tête. Et qui nous fait dire, c'est pas si grave. Tout va bien. On va gérer ça ensemble. Et c'est ok. Mais en tout cas, je me suis rendu compte que garder tout ça pour moi à l'intérieur, c'était... trop lourds, c'était pas bon. Je pense qu'à chaque crise d'angoisse que je gardais pour moi, je perdais 10 ans de vie. Donc ça ne fait qu'empirer les choses. Et c'est pour ça aussi que j'ai décidé de lancer ce podcast, parce que c'est comme une thérapie pour moi. En parler, partager ce que je vis, je pense que ça peut être que bénéfique. Alors oui, j'ai encore des crises. Oui, c'est pas tous les jours évident. Mais maintenant, j'essaie de l'appréhender avec... un petit peu plus de douceur, ou en tout cas, j'essaye de l'accepter, si on peut dire. Mais en tout cas, je n'en fais plus une honte. J'essaye de ne plus les cacher. J'en ai informé mon entourage. J'essaye aussi de m'entourer des personnes qui sont bienveillantes avec moi, qui essayent de comprendre ce que je vis au quotidien, même si ce n'est pas évident. Donc ça, c'est vraiment pour le côté angoisse. Et puis, si on part sur l'hypersensibilité, qui est vraiment une autre dimension pour le coup, pour moi, c'est vraiment deux choses complètement dissociées. Parce que là, ce n'est pas de la peur, ce n'est pas de l'appréhension, c'est du ressenti. C'est-à-dire que depuis que je suis née, je ressens les choses trop fort pour tout. Je suis trop triste, je suis trop joyeuse, je suis trop spontanée, ça on me l'a beaucoup dit. Mais pour moi, chaque intonation, chaque regard, chaque silence veut dire quelque chose et je l'interprète constamment. D'ailleurs, parfois mal et ça c'est mon plus gros défaut, c'est-à-dire que chaque mot, chaque... discours que tu vas m'interpréter va être vraiment va vraiment avoir une dimension différente chez moi que chez quelqu'un d'autre je vais me dire bon bah ok là j'ai fait quelque chose de mal parce qu'il a réagi de telle manière ou bah là il m'aime moins aujourd'hui qu'hier ah bah là c'est sûr que j'aurais dû être plus comme ça et pourtant souvent personne n'a rien dit la situation n'était pas pas vraiment grave, mais c'est comme si je captais des micro-signaux, des non-dits. les émotions des autres, comme si j'essayais de capter leur subconscient ou leur inconscient qui me disait « Oui, là je te dis une phrase complètement basique, mais en vrai ce que je veux te dire c'est que je suis énervée contre toi. » Et on est complètement d'accord sur le fait que c'est de l'interprétation à 100% et que ça n'engage que moi. Et c'est là où je fais un petit peu le lien avec l'angoisse parce que finalement... parfois les gens me tiennent un discours tout à fait classique et moi je vais m'en faire une montagne de me dire ok il ne m'aime plus, ok il va me juger parce que là j'ai dû annuler ça ou ok est-ce qu'il va comprendre la manière dont j'ai voulu dire ça et ça enchaîne chez moi un parcours d'angoisse c'est quand même très très souvent lié Et en grandissant, en fait, cette hypersensibilité, elle s'est exprimée de mille façons. Dans les conflits, par exemple, la personne en face de moi va être plutôt calme et moi, je peux éclater en sanglots parce que je ressens trop de choses et que c'est trop pour moi. Mais pareil, dans la joie, je peux aller voir un match de basket. Ça me rend très heureuse, très nostalgique et je fonds en larmes parce que je suis juste heureuse d'être là. Au Noël... je pleure quasiment à chaque fois parce que ça me provoque une émotion hyper intense dans les relations par exemple au travail ou même dans la vie personnelle je vais sur-analyser chaque message chaque discussion que j'ai avec les autres si je reçois un vu sans réponse je vais me dire ok c'est bon il lui est arrivé quelque chose c'est une catastrophe ou alors je l'ai saoulé il m'aime plus C'est vraiment toujours trop, en fait. Trop sensible, trop présente, ou alors trop absente. Et je chercherai toujours à ne pas déranger. C'est surtout ça aussi qui va développer l'angoisse chez moi. C'est que je me dis souvent, mais ça se répercute surtout, même sur mes habits. Ok, aujourd'hui, j'ai mis du rouge. Les gens vont trop me remarquer. Qu'est-ce qu'ils vont penser de moi ? Le rouge, ça a quelle connotation ? Ça va toujours être comme ça. Ou si j'envoie un message le matin pour prévoir quelque chose et que l'après-midi j'annule parce que finalement mon angoisse est survenue, je vais me dire mon dieu, la personne va penser que je l'aime plus ou que j'ai voulu annuler parce que je voulais pas l'avoir alors que c'est pas le cas. Et c'est ça en fait qui est hyper compliqué au quotidien. Et pareil, longtemps j'ai pensé que c'était un problème comme l'angoisse parce que si j'étais moins sensible, ça serait plus facile à vivre. Ça serait... beaucoup plus normales. Mais, alors j'ai plus de mal pour le coup avec l'hypersensibilité parce que je trouve toujours que c'est très dur à vivre au quotidien parce que pareil, ça me prend énormément d'énergie. Et en fait, j'essaye de me dire que peut-être qu'une hypersensibilité va aussi avec une hyperempathie, que c'est pas un défaut, que c'est une force qui me permet peut-être de comprendre et d'écouter les autres. de capter certaines émotions, de sentir aussi quand quelque chose ne va pas, même si personne le dit. En tout cas, c'est en ça que je veux que ça réside dans une force. Je veux que ça me permette d'être plus empathique, plus à l'écoute. Et je veux que cette hypersensibilité fasse de moi une meilleure personne. Je pense aussi que ça nourrit ma créativité, notamment sur le plan professionnel, parce que je suis chargée de communication. Et c'est vrai que très souvent, on m'a dit qu'il fallait que je sois moins dans le storytelling, moins dans la sensibilité. Et je suis comme ça. Je suis très créative et je pars parfois dans tous les sens. J'aime raconter des histoires pour qu'elles provoquent de l'émotion chez les autres. J'aime choisir les mots. J'aime parler des émotions. Et c'est vrai que ce n'est pas tous les jours facile à gérer. Ça, j'en conviens complètement. Mais c'est ça en fait, aujourd'hui je ne cherche plus à réparer mon hypersensibilité, je cherche vraiment à l'apprivoiser en fait, à comprendre comment vivre avec. Donc j'essaye de m'autoriser à m'isoler quand j'en ressens le besoin, j'essaye de me poser des limites et j'essaye aussi de me dire ok, tu n'es pas obligé de prendre cette information trop à cœur, c'est ok. Essaye de t'en détacher un tout petit peu. pour que tu puisses mettre ton énergie ailleurs. Et ça, pour moi, c'est hyper important. Et c'est vraiment une très, très, très, très grosse victoire quand j'arrive à le faire. Donc, voilà, quand je sens que je déborde, j'essaye de respirer. Je me rappelle que ressentir tout en multiplié, c'est pas être faible, c'est être humain. Et que c'est pas grave, au contraire, c'est que bénéfique et ça me forcera à être meilleure de jour en jour. Donc, voilà. Je vous ai raconté un petit bout de mon histoire, notamment deux facettes qui font partie intégrante de ma vie, de ma personnalité et de moi. Mon anxiété qui me serre le cœur à chaque épreuve et mon hypersensibilité qui me fait vibrer chaque jour, parfois même jusqu'à épuisement. Mais en vous racontant tout ça, en fait, je ne veux pas vous dire que tout ira mieux de manière magique. Mais en fait, je veux juste vous dire que vous n'êtes pas seul parce que moi, c'est ce que j'aurais aimé entendre. Vous n'êtes pas seul, vous allez y arriver et pour moi, la seule manière d'arriver à comprendre l'anxiété et l'hypersensibilité, le plus important c'est d'abord de se comprendre soi-même et c'est pour moi toute l'essence de ce podcast. Vous n'êtes pas trop, vous n'êtes pas pas assez, ce que vous vivez c'est logique même si personne ne vous l'a jamais dit. et ce que vous vivez, c'est en accord avec vous-même. Et le jour où vous vous connaîtrez vous-même, vous irez mieux, même si l'anxiété et l'hypersensibilité ne seront pas parties. Vivre avec soi, j'ai choisi le nom de ce podcast parce que ça veut dire aussi s'accorder de ressentir, accepter de se tromper. et être en accord avec le fait de ne pas être parfait et en fait juste rester tendre avec vous-même, rester doux et apprendre à s'aimer. Pour moi, c'est ce qui est le plus important. Mais encore une fois, c'est plus facile à dire qu'à faire. Si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de vous dire, prenez juste une minute pour vous dire peut-être « Ok, je suis comme ça et je veux apprendre à vivre avec moi. » Et dans les prochains épisodes, on ira plus loin sur les thèmes comme des petites routines qui apaisent ou des ressources qui m'ont aidé à comprendre certaines choses, des limites à poser, comment aborder les relations quand on est hypersensible. Je ferai peut-être intervenir aussi des psychologues, des amis à moi aussi pour avoir un regard extérieur à cette hypersensibilité et cette angoisse. Et bien sûr, comment dédramatiser... l'exigence de penser positif tout le temps parce que je trouve que c'est une des choses qu'on nous demande le plus aujourd'hui et en fait c'est pas obligatoire et c'est ok merci beaucoup d'avoir été là et de m'avoir écoutée jusqu'au bout j'espère que vous vous sentirez un petit peu moins seule dans tout ce bazar émotionnel, en tout cas moi ça m'a fait vraiment du bien de faire ce premier épisode et n'hésitez pas à le partager avec quelqu'un qui se sent aussi trop ou pas assez je suis sûre que on peut tous s'aider d'une manière ou d'une autre à bientôt et surtout prenez soin de vous Juliette