Description
« Les gens croient qu’ils savent parler. Ils savent peut-être parler, mais ils ne savent pas communiquer. »
C’est le point de départ de Vincent Bosc Bousquet, coach de dirigeants, cofondateur de Dealer d’Histoires et auteur de Le Leadership narratif — Raconter pour mieux engager ses équipes.
Pour ce hors-série, j’ai bravé la grève des trains jusqu’à Tours, et Vincent m’a reçu chez lui. Merci à Isabelle Rochard (Éditions Prochain Chapitre) pour cette nouvelle rencontre.
Vincent se décrit comme un rebelle, mais pas une grande gueule. Plutôt une « mèche courte » : il se tait, jusqu’au jour où l’on touche à ses valeurs non négociables, la liberté, l’équité, la justice et la justesse.
Né à Bègles et surfeur, il fait d’abord du génie civil et de l’urbanisme et s’entend répondre qu’il est « trop ambitieux ». Il claque la porte. Viennent ensuite la vente de jouets, de produits bio et de voitures, puis six ans comme directeur régional d’un cabinet de formation, où il découvre les soft skills (et le syndrome de l’imposteur). Il y a aussi un père retrouvé à 30 ans, un reset complet, une installation à Tours, le coaching et la canne de combat.
Enfin, la rencontre avec Franck Marcheix : Franck a le génie intuitif du storytelling, Vincent sait le structurer. De ce duo naît Dealer d’Histoires, dont le modèle est Inception : on occupe le cerveau conscient avec de la logique pendant que les histoires font passer l’émotion.
On entre ensuite dans la méthode :
l’ancrage : un message naît de la rencontre entre vos convictions et les souffrances conscientes de ceux qui vous écoutent
vendre le problème : ne pas couper l’arbre des conséquences, car on ne bouge pas à confort zéro, on bouge à -10
l’intention ne suffit pas : parler avec le cœur sans structure, c’est souvent chiant à mourir
les scalpels : affûter ses formules jusqu’à ce que le message « mette les poils »
la bibliothèque d’histoires : des moments clés émotionnels, racontés avec de la tension, des ruptures chronologiques et des micro-spoilers
le miroir : la caméra comme « meilleur ami factuel », pour remplacer le jugement par des critères
On parle aussi de manipulation et d’influence, d’associés d’accord sur les finalités mais pas sur les modalités, du « qui je suis » qui passe avant le why (le chêne est déjà dans le gland), des posts IA jugés creux (le problème, c’est la pensée, pas la structure), et de l’Open Pitch : deux minutes sans écran, faut-il apprendre par cœur ? Non. Avec le par cœur, la référence devient la page, alors que la référence, c’est vous et vos convictions. Et le naturel, ça s’entraîne : 20 à 30 passages face caméra minimum
🎙️ Un épisode pour les étudiants qui pensent n’avoir rien à raconter (à 25 ans, vous avez 25 ans de soft skills), les pédagogues qui veulent rationaliser ce qu’ils transmettent à l’intuition, et les entreprises dont les dirigeants ont de bonnes idées qu’ils n’arrivent pas à faire passer.
📚 références citées :
Inception, de Christopher Nolan
Richard Wiseman, 59 secondes
Gary Bencivenga et les classiques du copywriting
WakeUp! – 🎙️ Le podcast qui réveille l’éducation à travers les concours étudiants.
Un podcast imaginé et animé par Lénaïc Boucher, en partenariat avec les écoles, les pédagogues et les entreprises qui croient au potentiel des talents "au berceau"
crédit musique Mattwerk & The Michels (dans ta gorge)
crédit vignette Jean Julien d'Almeida
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