- Speaker #0
Salut, salut ! J'espère que vous allez bien. Je suis très heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode de Wellness Impact. Et aujourd'hui, j'ai la joie, l'immense joie, que dis-je, d'inviter Alexia Cornu, une femme qui m'inspire depuis très longtemps par son travail. Tu la connais peut-être à travers ses vidéos, ses formations, ses interventions dans les médias ou à la radio. Mais ce qu'on voit moins souvent, c'est la femme qui a construit tout ça, avec constance, rigueur et une grande authenticité. Elle accompagne depuis toujours les femmes à comprendre leur fonctionnement, se reconnecter à leur corps et développer leur potentiel. Tout ça sans jamais perdre son alignement ni sa mission. Un entrepreneuriat qui respecte ton rythme, ta santé mentale et ton énergie. Avec Alexia, on a parlé d'énormément de sujets dont l'alignement, la charge mentale, l'hygiène de vie, la santé des femmes. Bref, vous allez kiffer. Avant de commencer cette interview, n'oublie pas d'activer la petite cloche pour ne jamais louper les prochains épisodes. bien sûr de laisser un petit avis, un petit commentaire. Je suis toujours contente de vous lire et surtout ça m'aide grandement. Allez, c'est parti ! Salut Alexia, tu vas bien ?
- Speaker #1
Très bien et toi Léa ?
- Speaker #0
Eh bien ça va très bien, je suis ravie de t'accueillir sur Wellness Impact aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation surtout.
- Speaker #0
Avec grand plaisir, en plus je t'ai fait traverser Paris. Oui,
- Speaker #1
un petit peu. C'est vraiment un plaisir.
- Speaker #0
Pour moi aussi. Alors, pour ceux et celles qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux un petit peu te présenter, nous dire ce que tu fais dans la vie ? Comment tu décrirais ton activité ? Voilà, je te laisse te présenter comme tu as envie.
- Speaker #1
Ok. Je pense qu'en premier, je dirais entrepreneur, parce que c'est ce qui me définit, je pense, avant tout et depuis que je suis toute petite. En deuxième, coach sportif. C'est ma formation, mon diplôme et le cœur de mon activité. Et puis à ça, c'est rajouter beaucoup de choses ces dernières années. Autrice, je suis en train de terminer mon troisième livre. Chroniqueuse à la radio, à la télé. Productrice, puisque je suis en train de lancer mon documentaire. Et tout ce qui tourne, au final, avec la santé de la femme. Donc mon objectif dans la vie, c'est d'avoir de l'impact sur la santé des femmes. Toutes les femmes. Les sportives, mais les non-sportives. Les plus jeunes, les moins jeunes. Du coup, j'utilise plein d'outils différents, comme tu peux le voir, pour avoir de l'impact et partager les connaissances que j'ai acquises sur ces sujets-là.
- Speaker #0
Quand tu dis de l'impact, c'est aussi une transformation que tu proposes aux femmes que tu peux accompagner. Quelle transformation, justement, tu leur promets, tu leur proposes ? C'est quoi l'impact que tu veux avoir pour elles ?
- Speaker #1
La première chose, c'est que le sport, c'est accessible à toutes. Et je pense que ce qui me drive le plus, c'est la confiance en soi. Et en fait, utiliser le sport comme un outil pour leur redonner confiance en elles. Et donc, c'était mon outil initial, parce que j'ai fait mes études là-dedans et c'est ma formation de base. Et en fait, après, je suis allée acquérir d'autres connaissances sur la nutrition, parce que ça joue beaucoup sur comment on se sent dans son corps, l'énergie qu'on a, et donc du coup, sur la confiance en soi aussi. Et puis, sur tout ce qui est hormones, comment fonctionne le cycle féminin. Donc, je me suis intéressée aussi à la ménopause. Et je me suis rendue compte qu'il y avait énormément de femmes qui souffraient d'incontinence, de futurinaires par exemple. Et du coup, ça leur faisait perdre la confiance en elles ou ça leur faisait décrocher des activités sportives parce que justement, elles n'étaient pas bien dans leur corps par rapport à ça. Et donc, au fur et à mesure des années, finalement, j'ai du coup rajouté plein d'outils à ma boîte à outils pour pouvoir accompagner ces femmes. Donc concrètement, j'ai un programme de remise au sport pour les débutantes et les femmes qui n'en ont jamais fait et qui n'aiment pas ça. J'ai un programme pour tout ce qui est abdominopérinée, pour les femmes qui souffrent d'incontinence ou de troubles au niveau pelvien. J'ai un programme qui s'appelle Easy Menopause pour passer cette période, la préparer de façon la mieux possible et mieux se connaître. Et puis après, j'ai des livres et les accompagnements sur ma plateforme au niveau sportif, etc. Donc tout va dans le sens de mieux se sentir dans son corps et d'avoir plus confiance en soi.
- Speaker #0
Oh waouh ! C'était venu d'où cette idée ?
- Speaker #1
Alors, ma maman, principalement. Je pense que d'avoir grandi avec une maman qui, parfois, n'avait pas trop confiance en elle, c'était quelque chose qui, je pense, me faisait vraiment souffrir, en fait, en tant que petite fille. J'avais beaucoup de confiance en moi, parce que j'ai grandi avec beaucoup d'amour. Et bon, après, il y a mon caractère aussi. Et c'est vrai qu'en fait, ils m'ont toujours permis d'oser. pas forcément de la façon qu'on croit, c'est-à-dire qu'ils ne m'ont pas aidée à oser, ils m'ont juste aidée à me démerder toute seule. Et donc, de me laisser libre comme ça, de s'adapter à un tempérament que j'avais initialement, qui était en demande de beaucoup d'indépendance, et de m'offrir cet espace où je pouvais être moi-même, ça a fait que j'ai grandi avec beaucoup de confiance en moi, mais autour de moi, que ce soit mes sœurs ou que ce soit ma maman, j'étais avec des personnes qui étaient hyper anxieuses ou alors qui n'avaient pas forcément confiance en leur corps, en elles. Et donc, je pense que... C'est injuste pourquoi moi je suis plus avec ça et elle moins. Et donc d'aller chercher dans les ressources que j'avais, dans les études que j'ai faites, comment je pouvais leur transmettre ça.
- Speaker #0
Tu as dit plusieurs choses qui sont hyper intéressantes et surtout qui ont de l'impact sur nos vies d'après. C'est l'amour que tu as reçu de tes parents qui t'ont tout donné, peut-être même tout permis, je ne sais pas. Ton caractère aussi d'indépendant, donc on voit déjà petite que tu avais envie d'être entrepreneur, que tu avais envie d'avoir de l'impact sur le monde, la société, les gens. C'est hyper intéressant de voir ça parce que là-dessus, on n'est pas tous logés à la même enseigne. Et toi, ça t'a permis vraiment de faire ce que tu avais envie de faire aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et pendant plusieurs années, j'étais driveée un peu par la colère aussi. De me dire, mais ce n'est pas juste. Pendant des années, je ne me suis pas sentie à ma place par rapport à l'ambition que j'avais. Et donc, du coup, pas au sein de ma famille. Parce que là, je me sentais vraiment à ma place pour le coup. Mais c'était plus au niveau de la société. D'être une jeune femme dans le sport, jolie. Avec beaucoup d'ambition. C'était pas évident.
- Speaker #0
Comment t'as géré ça ?
- Speaker #1
Je suis partie aux Etats-Unis. Franchement, j'ai pas géré du tout, en fait. J'ai fui. Ça a été ma façon de gérer. C'est ok ? Ouais, la fuite. J'ai créé ma boîte entre ma deuxième et ma troisième année à l'université. Je fais mon stage de troisième année, mon mémoire sur ma boîte. Derrière, j'ai continué avec mon activité indépendante les quatre premières années après mes études. Et puis, en fait, je me sentais coincée parce que je prenais beaucoup de réflexions sur mon ambition, sur le fait que j'évoluais dans un milieu dans le sport, où c'était beaucoup de dinosaures, des hommes plus âgés, et qui n'avaient pas forcément envie de me voir chambouler un peu les codes, parce que c'est clairement ce que j'avais envie de faire, je voyais toutes les incohérences. Du système dans lequel j'ai évolué, j'avais envie de tout changer. Et j'ai eu de la chance parce que d'un côté j'ai été soutenue par les gens proches. Donc tu vois mon entraîneur, mon président de club m'ont soutenue. Mais par contre partout où j'allais je me sentais en décalage en fait. Et je prenais beaucoup de réflexions et voilà je les ai encaissées. C'est pour ça que je te dis que la colère m'a driveée. Parce que le fait d'encaisser beaucoup de remarques faisait que je voulais montrer à la terre entière que j'étais légitime et que j'avais envie. Donc du coup j'ai beaucoup fait... grâce à cette énergie de la colère. Et puis après, je suis partie aux Etats-Unis où je me suis sentie à ma place.
- Speaker #0
Tu as switché aux Etats-Unis de la colère à cette rage qui te fait... Ça s'était attenu. Comment tu as switché ces énergies-là comme moteur ?
- Speaker #1
C'est déstabilisant parce que quand tu es drivée pendant des années par la colère, quand tu es apaisée, tu te dis, est-ce que je vais encore être créative ? Est-ce que je vais encore... avoir l'énergie de faire tout ce que je fais, etc. Donc il y a un petit moment où tu es un peu déstabilisé, mais finalement c'est quand même en toi. C'est pour ça que je suis entrepreneur avant tout. Je pense que le sport fait partie intégrante de ma vie depuis que je suis toute petite, mais l'entrepreneuriat aussi. Je pense que dès que j'étais petite, j'avais déjà des idées de faire différemment, etc. Donc ce changement d'énergie, ça crée de l'instabilité. Mais du coup, t'as des cycles, t'as des moments où tu te sens hyper ancrée et hyper solide, et puis il y a des moments où tu te sens pas solide du tout et c'est très déstabilisant. Mais en fait, t'avances, t'avances, t'avances, t'avances, et puis voilà, sans trop se poser de questions. Et ça passe.
- Speaker #0
La preuve, t'es toujours là aujourd'hui avec la même belle mission. Et justement, parlant de mission, pourquoi spécifiquement les femmes ? Je sais qu'il y a une histoire avec ta maman et la maladie qu'elle a eue. Et j'imagine que c'est de ça d'où vient cette flamme et ce feu pour les femmes et la santé des femmes particulièrement.
- Speaker #1
Alors, la maladie de ma maman dont tu parles, un cancer digestif, ça arrive bien après. Mais du coup, aujourd'hui, ça fait énormément de sens parce que c'est le projet du documentaire. Mais du coup, avant, c'était plus... J'ai deux petites sœurs, je suis l'aînée et j'avais une maman qui n'avait pas confiance en elle. Et en tant que femme, j'étais tout le temps remise en question. parce que j'évolue dans un univers d'hommes. J'ai un diplôme de préparatrice physique, j'étais coach en athlétisme.
- Speaker #0
C'est la performance.
- Speaker #1
T'es entourée d'hommes et c'est les hommes qui assoient vraiment beaucoup plus le respect, la connaissance, l'expertise, etc. Toi, en tant que jeune femme, genre sois jolie, tais-toi. Ça, ça m'a beaucoup motivée à me battre pour les femmes. Et après, il y a aussi une réalité qui est claire et qu'il faut qu'on parle, c'est que je travaille avec le corps. Et qu'en fait, j'ai subi des agressions sexuelles quand j'étais plus jeune. Et que du coup, je ne voulais pas bosser avec des hommes, en fait. Ça peut s'expliquer. C'est ça. Tu vois, dans le sport, quand tu es dans le sport et que tu as un bon niveau, tu es beaucoup avec des kinés, tu es beaucoup avec des médecins du sport, des ostéopathes et tout ça. Et puis, tu as des gens qui sont incroyables et hyper respectueux. Et dans l'ensemble, j'étais extrêmement bien entourée. Et puis, des fois, tu as des hommes qui se permettent de... d'avoir des gestes déplacés, etc. Et donc, quand tu travailles de près avec le corps, ce qui est le cas pour moi avec le sport, surtout que j'ai fait des années, pendant dix ans, je fais du coaching à domicile. Donc, j'allais chez les gens, j'avais besoin de me sentir en sécurité, en fait. Donc, j'ai choisi, dès le début, de me dire, en fait, je ne vais bosser qu'avec des femmes. Et les seuls hommes avec qui j'étais OK de faire un peu d'accompagnement, c'est parce que je connaissais leurs femmes, que c'était des gens proches de moi. Donc, tu vois, il y avait déjà tout un check avant à passer. pour être sûre que j'étais en sécurité. Mais même comme ça, je n'étais pas à l'aise avec le corps de l'homme. C'était quand même un truc où je ne me permettais pas autant de souplesse qu'avec le corps de la femme. Je me sentais beaucoup plus safe, donc beaucoup plus à même de bien faire mon métier aussi. Du coup, c'est la raison. Il y a cette double raison d'être entourée de femmes, d'avoir envie d'avoir de l'impact et de les aider à mieux se connaître, à prendre confiance en elles et à avoir un corps performant. Et puis aussi pour le côté où moi, pour me protéger, je ne voulais pas travailler avec de la proximité physique avec des hommes.
- Speaker #0
Je comprends. Et aujourd'hui, par rapport à cette proximité physique ou juste proximité avec les hommes, tu es quand même entrepreneur R.E. Mais je sais que tu évolues aussi avec des entrepreneurs R. tout court. Est-ce qu'aujourd'hui, tu vois quand même un changement ? Est-ce que de par ta posture d'entrepreneur, de chef d'entreprise, est-ce que ça a changé quelque chose pour toi d'être au contact d'hommes et de femmes entrepreneurs ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu as vu évoluer par rapport à cette posture-là, spécifiquement ?
- Speaker #1
Sur la partie entrepreneur, vu que moi je l'ai toujours été, il n'y a pas eu vraiment de switch. Mais par contre, en termes de ma posture de femme, j'ai énormément évolué, clairement. Je pense qu'aujourd'hui, ce n'est même pas un sujet, parce que je suis tellement positionnée, et mettre les limites, et mettre un cadre, etc. que je n'ai aucun problème, et j'ai des super... relation avec tous les hommes aujourd'hui que je côtoie dans le milieu de l'entrepreneuriat. En fait, je pense que quand ta posture à toi change, il n'y a plus de sujet. Et le fait qu'aujourd'hui, je n'ai rien à leur prouver, si on m'attaque aujourd'hui sur ce que je fais, vu que je n'y crois pas à leurs attaques, ça ne me touchera pas. Et je pense que quand tu es jeune et que tu démarres et que tu as tout à faire, tout à prouver, Donc, On reparle de 16 ans en arrière.
- Speaker #0
Il y a eu de l'évolution depuis, bien sûr. C'est ça,
- Speaker #1
tu vois. Et je pense que ma posture a énormément changé. Aux Etats-Unis, ça m'a énormément transformée aussi. J'ai pris beaucoup d'assurance. Je me suis sentie à ma place. Beaucoup plus légitime. Donc, c'est sûr qu'aujourd'hui, que ce soit dans un milieu avec des femmes ou avec des hommes, il n'y a plus de sujet pour moi. C'est très clair.
- Speaker #0
Tu parles du fait que tu t'es sentie à ta place. À l'instant, c'est ce que tu viens de dire. À quel moment tu t'es dit... « Ok, c'est aligné, je suis au bon endroit. »
- Speaker #1
Aux US. Pas forcément au tout début, tu vois. Mais quand j'étais... Je pense que j'avais un million de choses à me prouver. Vraiment. Je ne sais pas d'où ça vient, mais il fallait quand même que je me prouve un million de choses. Et donc la France, c'était trop petit. Je me sentais coincée dans une case. Donc je ne me sentais pas à ma place parce que je ne rentrais pas dans les cases. Et vu qu'on voulait absolument me mettre dans des cases, du coup, tu as tout le temps l'impression d'être à côté de tes pompes. Quand je suis arrivée aux US, il y a beaucoup moins de cases. Donc en fait, il fallait juste que j'arrive à me prouver à moi ce que j'avais besoin de me prouver, de m'apaiser par rapport à ça. Et une fois que ça a été fait, du coup, apaisement. Parce que du coup, je n'étais plus dans une case. En fait, j'étais juste moi et je m'étais prouvé ce que j'avais besoin de me prouver. Donc ça, il y a quelques années aux US, je serai entre 28 et 30 ans à peu près. Je suis à 8-10 ans après avoir créé ma boîte.
- Speaker #0
Ok, ça a été un long chemin pour que tu puisses te sentir pleinement ancrée. Et par rapport à ta mission avec les femmes, qu'est-ce qui nourrit aujourd'hui justement ce sentiment d'alignement que tu as ? Ce feu sacré, on en a déjà parlé. à d'autres moments toutes les deux. Qu'est-ce qui nourrit aujourd'hui ce feu sacré que tu as ?
- Speaker #1
D'être entourée de tellement de femmes qui n'ont pas les solutions, qui n'ont pas les connaissances, qui souffrent en fait. Je pense que ça, ça me drivera toujours de me dire qu'il y a encore des femmes qui ne savent pas comment leur corps fonctionne et qu'ils subissent, qui ne sont pas bien dans leur peau, qui ont des douleurs. des incontinences ça en fait ça me drive énormément je pense que je perds le feu quand je suis plus en contact avec les gens que j'accompagne et tu vois quand tu crées ta boîte il y a plusieurs étapes on s'est rencontré à travers des masterminds et des espaces où on peut connecter avec d'autres entrepreneurs et du coup challenger un petit peu où est-ce qu'on en est au niveau professionnel pour grandir Et donc, dans ce chemin-là, il y a des moments où on te dit, c'est important aussi que tu prennes de la hauteur par rapport à ton business, délègue, Et donc, j'ai eu des périodes où je n'ai jamais délégué complètement ce qu'on appelle la livraison. Donc, le moment où je suis vraiment avec mes clientes, ça, je ne l'ai jamais complètement délégué. Mais il y a des fois où, en fait, il y a des moments où j'étais moins présente. Là, aujourd'hui, c'est moi qui suis derrière mon compte Instagram. Je gère mes réseaux sociaux, je réponds aux supports clients. Je participe aux échanges de mes clientes pour savoir vraiment quels sont les problèmes qu'elles ont. Et je fais tous mes lives de coaching moi-même. Donc je suis très connectée. Mais il y a des périodes où j'étais moins présente. Et à chaque fois que je suis moins présente, je perds l'envie de faire mon métier. Donc en fait, clairement, ce qui me nourrit... Et ce qui met des bûches dans le feu pour pas qu'ils s'éteignent, c'est le contact avec ma communauté. Et donc, pour garder ça, en fait, c'est juste garder le contact avec les gens, que ce soit en virtuel à travers les réseaux sociaux ou en présentiel, quand je crée des immersions, que je rassemble les gens autour de moi.
- Speaker #0
Pour rejoindre un peu ce que tu viens de dire, pour toi, c'est quoi une hygiène de vie qui est compatible avec... Donc, quand je parle d'hygiène de vie, je parle d'écologie pour toi. Dans ce que tu viens de dire, c'est-à-dire garder le contact avec tes clientes, garder ce que tu aimes et qui te génère de l'énergie. Comment tu fais aujourd'hui pour avoir une écologie pour toi, compatible entre la croissance et un business aligné ? Déjà, est-ce que tu penses que c'est possible ? Je pense que j'ai la réponse. Mais comment tout ça peut se mettre un peu en musique ?
- Speaker #1
C'est accepter que l'équilibre va avec le déséquilibre. En fait, c'est jamais serein tout le temps. Mais c'est de prendre les périodes où c'est serein et de s'en nourrir et de lâcher prise sur les périodes où c'est montagne russe et où tu ne contrôles pas. Je pense que tu ne peux pas être dans ces moments d'équilibre si tu n'as pas des moments où tu te casses la figure. Donc c'est jongler tout le temps entre les deux et se dire continuellement que tout passe en fait, rien ne dure. Quand t'es au top et que tout fonctionne bien, c'est une période. Et quand t'es au fond et que tout va mal, c'est une période aussi. Et qu'en fait tu passes ton temps à naviguer entre les deux. Donc me nourrir à fond des moments où ça va bien et franchement les prendre. En fait ne pas être stressée pour les moments où ça ne va pas quand ça va. Il y a beaucoup d'entrepreneurs comme ça. Quand tout va bien... Ils sont là, oh là là, ça va trop bien, c'est la catastrophe, qu'est-ce qui va se passer ? Donc en fait, quand ça va bien, ça va juste bien. Et genre, kiff. Et quand ça ne va pas, ça va passer. Mais du coup, ne pas penser au moment où ça n'ira pas bien quand ça va bien, et penser au moment où ça ira bien quand ça ne va pas bien. Tu vas vraiment le faire dans ce sens-là. Je pense que ça, ça m'aide énormément. Avoir des ressources et les connect, savoir exactement ce qui te ressource. Moi, c'est ma famille et mes amis, les voyages.
- Speaker #0
J'allais te demander tes rituels, ce qui aujourd'hui te génère de l'énergie.
- Speaker #1
Oui, mes gens, vraiment. Et à tous les niveaux, en fait. D'accepter qu'il y a des gens qui sont là temporairement, et de les kiffer et de prendre du plaisir quand ils sont là. De faire rentrer les nouvelles relations et de les accueillir, parce que c'est plein de cadeaux. Et puis, de la base, je suis très très famille, j'ai mes amis d'enfance qui sont toujours là. Et ça, je le chéris et j'en prends soin, en fait. Il y a des périodes où j'ai plus ou moins le temps de le faire, mais je le privilégie, ça fait partie de mes objectifs. Tu vois, quand je fais mes objectifs annuels, il y a une grosse partie, c'est ma famille et mes amis. Donc, j'ai mis en place des choses concrètement dans ma routine pour entretenir ça et que ça reste précieux.
- Speaker #0
Ça l'est, ça l'est. Je pense que c'est un socle, notre entourage, quand on est à son compte. Seule, quasi seule, mais en fait on ne l'est pas vraiment parce qu'on a une équipe, tu es souvent en interview, sur les plateaux, etc. Tu fais plein de trucs, on en reparlera tout à l'heure. Mais cet équilibre-là que tu as avec tes proches, j'imagine que c'est des moments de ressources ultimes où ça te permet aussi de créer de nouvelles choses.
- Speaker #1
Oui, du coup ma mère c'est une source d'inspiration depuis le début. Parce que c'était mon cobaye quand j'étais à la fac. C'était ma première cliente. Ma cliente, tu vois, la bêta-teste, c'est elle, clairement. Et elle en parle très bien aussi parce que du coup, quand tu testes, tu te foires. Donc du coup, elle a eu le droit à tout. Donc ma mère, c'est une grande source d'inspiration. Mes soeurs, c'est un moteur, vraiment. Je travaille que pour des femmes qui sont plus âgées, puisque j'accompagne à partir de 40 ans à peu près. Et c'est vraiment, j'aime les femmes matures qui sont dans cette transition. Au niveau maternité, pré-ménopause, etc. C'est vraiment ma zone de kiff ultime quand j'accompagne. Donc je n'accompagne pas des gens qui ont l'âge de mes soeurs, mais par contre c'est un moteur de dingue pour créer, de les avoir. Donc c'est clairement une source d'inspiration. Mes amis aussi, j'ai créé beaucoup de programmes à partir de mes amis. Tu vois le programme Abdo Périnée qui est un de mes programmes phares. On vient de passer les 2000 clientes accompagnées sur ce programme-là. Et c'est une de mes meilleures amies aux US qui a eu son bébé pendant le Covid, qui savait que j'étais formée sur tout ce qui était abdo-périnéologie, puisqu'aux US, vu qu'il n'y a pas vraiment de rééducation du périnée, j'étais allée me former avec les sages-femmes et les kinés pour avoir ce background-là. Et qui, pendant le Covid, m'a dit « Alex, il faut que tu me proposes un programme en ligne, parce qu'en fait, on ne peut pas se voir, je ne peux pas aller consulter. » Et en fait, là, je viens d'accoucher et ça ne va pas du tout. Donc, j'ai créé le programme pour elles à la base. Et tu vois, aujourd'hui, il y a 2000 femmes qui en ont bénéficié. Donc, mon entourage, clairement, c'est source d'inspiration en permanence.
- Speaker #0
Tu as vu qu'il y avait un besoin et tu as développé autour de ça quelque chose qui pourrait les aider.
- Speaker #1
Et tous mes programmes, c'est ça. En fait, à chaque fois, ce qui m'a beaucoup nourrie les dix premières années de ma carrière, c'était le coaching à domicile, parce que chaque cliente, pour moi, c'était un sujet d'études. Et donc, ça m'obligeait à aller énormément étudier, parler avec d'autres professionnels de santé pour comprendre les pathologies qu'elles avaient, comment moi, en tant que coach sportif, je pouvais les accompagner là-dessus, me former en nutrition, me former en hormones, en sommeil, etc. pour vraiment être optimale dans ce que j'avais à leur proposer. Et du coup, j'ai fait plus de 15 000 heures de coaching à domicile sur 10 ans. Ce qui m'a permis en fait... Oui, je faisais 70 heures semaine, donc ça va vite. Et ça m'a permis d'acquérir énormément de connaissances sur la femme, avec plein de femmes différentes, et d'établir qu'est-ce qui est commun, c'est quoi les 80% dont elles ont toutes besoin. Et ensuite, en individuel, je faisais les 20%, et là, je faisais énormément de recherches pour avoir les 20% qui me manquaient pour être optimale dans la préparation de ces femmes-là. Et quand j'ai transféré toutes mes connaissances en ligne, je me suis dit, le 20%, on va le faire sur des coachings individuels, avec des échanges en one-on-one, par email, ou sur mes coachings. Mais par contre, le 80%, je peux vraiment créer des programmes pour ça. Et donc, je me suis énormément concentrée aussi sur le 80%. C'est ce que je fais sur mes réseaux sociaux, dans mes chroniques, etc. Je sais qu'il y a 20% que je ne peux pas transmettre sur de la masse, quand tu fais de l'accompagnement global, collectif. Il y a 20% que tu ne peux pas transmettre, mais il y a 80% qui servent énormément. Et donc je me dis, comment est-ce que je peux faire en sorte pour que tout le monde ait accès aux 80% ?
- Speaker #0
D'ailleurs ton livre, qui est juste à côté de moi,
- Speaker #1
c'est ça ? Je t'ai apporté le deuxième. Guide santé des femmes, c'est une bible vraiment autour de la santé des femmes. J'ai co-écrit avec Julie, qui est kiné, qui est aussi experte en physiologie de la femme. On a mis dedans tout ce qu'on devrait apprendre sur nous-mêmes dès le collège. je me dis quatrième, troisième, on devrait savoir tout ce qu'il y a là-dedans. Vraiment. Le cycle féminin, mais aussi l'endométriose, SOPK, les troubles de la fertilité, le périnée, la grossesse, le postpartum, la périménopause, la ménopause, les cancers féminins.
- Speaker #0
On est complexe.
- Speaker #1
En fait, tous ces sujets qui sont énormément tabous, dont on parle peu, et qu'on devrait savoir, parce que quand tu sais tout ça, déjà ça détend. parce que tu dis, ah mais c'est pour ça que je fonctionne de cette façon-là. Tu comprends, tu comprends mieux ta mère, ta soeur, ta fille. Donc en fait, ça aide tout le monde. Et donc, les hommes aussi peuvent le lire, même si à la base, ils s'adressent beaucoup pour les femmes. Mais tous les hommes sont entourés de femmes et donc ça leur permet aussi de mieux comprendre les femmes qui les entourent.
- Speaker #0
Merci. Merci, c'est un cadeau que tu fais aux femmes.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Enfin, un deuxième cadeau, parce que c'est le deuxième.
- Speaker #1
C'est le deuxième, le premier c'était plus pour la nutrition et le sport. Et le troisième sera sur l'importance de la musculation pour toutes les femmes.
- Speaker #0
Ok, allez le lire ! Il est dispo sur ton site.
- Speaker #1
C'est Larousse, donc Laflac, Amazon, toutes les librairies.
- Speaker #0
Je le mettrai en description aussi de l'épisode. Alors, on parle de livres, je sais aussi que tu as fait un documentaire qui vient de sortir. Tu veux nous en parler raffinement ?
- Speaker #1
Oui, on peut en dire deux mots. Ma maman, comme je te disais tout à l'heure, c'était ma source de motivation et surtout d'inspiration, mon cobaye numéro un. Je l'ai accompagnée toutes les semaines quand j'étais en France. Je suis partie ensuite aux Etats-Unis au bout de quatre ans d'activité pro, en 2014. Je suis depuis toujours un pied aux Etats-Unis, même si je suis plus présente en Europe depuis 2022. Toujours entre l'Europe et les Etats-Unis. Et ma maman, en 2024, a déclaré un cancer digestif, à l'origine endocrinien. Donc vraiment, c'est un cancer hormonal et qui a énormément atteint son système digestif.
- Speaker #0
Je souffre parce que ma mère a eu aussi un cancer hormonal. Et je me dis, mais j'entends que ça.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup. Et du coup, c'est terrible parce qu'un cancer hormonal, elle, ce qu'elle a, on arrive à le stabiliser, mais on ne sait pas exactement pourquoi. Donc, on ne sait pas comment le traiter. Donc, tu vois, elle est avec une épidermoclase au-dessus de la tête, dans le sens où ça peut revenir n'importe quand, n'importe où. Donc, ça fait prendre du recul sur pas mal de choses. Et comme je te disais, ça a beaucoup atteint son système digestif. Donc, elle a eu une énorme opération où, en fait, on a ouvert tout son ventre. Et elle avait des tumeurs un peu partout. Donc, ils ont retiré énormément de choses pour retirer un max de tumeurs. Et après, ils ont traité avec des piqûres. Elle n'a pas eu de chimio ou de radiothérapie. Elle a eu un traitement par piqûre, qui a un peu les mêmes effets en termes de violence de traitement, mais c'est efficace. Et ça lui a permis aussi de ne pas perdre ses cheveux, donc elle y tenait. Donc, tant mieux pour ça. Elle est très féminine, donc c'était important pour elle. Et elle ne voulait pas le dire. Donc c'était bien parce qu'elle a pu le cacher. Bien pour elle. Après, pour nous, c'était un peu plus difficile à vivre. Parce que quand ta maman était très proche d'elle et qui te cache pendant plusieurs mois qu'elle a un cancer, c'est un peu dur. Mais c'était son choix, donc je respecte. Et elle me l'a annoncé au moment où elle a eu cette opération. Parce qu'elle n'a pas eu le choix. Le médecin a dit, il y a un risque que vous ne vous réveillez pas. Et donc, du coup, il faut le dire à vos enfants. Et donc, elle est un peu arrivée comme une fleur. Genre, bon, je vais me faire opérer, mais by the way, ça fait plusieurs mois que j'ai un cancer. Enfin, tu vois, toi, t'es là, genre, what ? Euh, ok, très bien. Oh, la sidération que t'as due. Ouais, bah, c'est un peu...
- Speaker #0
C'est un peu en mode genre bon ok donc bon bah je vais pas t'engueuler parce que de façon voilà c'est ton choix et on va le respecter mais ouais c'est un coup dur un peu en tant qu'enfant tu vois t'es là genre surtout que ma mère on n'a pas un rapport mère-fille en fait c'est inversé chez nous donc toi je suis sa coach et je m'occupe d'elle depuis que je suis petite enfin tu vois on a vraiment on est amis enfin donc on a vraiment une relation qui est très particulière
- Speaker #1
Une fusion sur plein de points.
- Speaker #0
Oui, je suis témoin de son remariage. On a vraiment une relation qui est très proche. Et d'un autre côté, tu te dis, elle m'a caché ça quand même. C'est un peu dur. Mais voilà, du coup, une fois que ce truc-là est passé, moi, de toute façon, j'étais tout de suite dans l'action. Qu'est-ce que je peux faire ? Et puis, vu que j'adore apprendre et que je suis passionnée par la physiologie de la femme, c'était OK. je veux comprendre, en fait. C'est quoi exactement ton cancer ? Comment ça se manifeste ? Ça vient d'où ? Qu'est-ce que tu vas avoir comme opération ? Et comment, moi, je peux t'aider, en fait ? Et donc, il y a eu cette grosse opération. Et après, il y a eu toute la période de recovery, tu vois, où il a fallu l'armette qu'elle récupère, en fait, de cette opération importante. Et donc, j'ai pu l'aider avec le programme abdo-périnée, tu vois. Genre, typiquement, pour retravailler sa respiration, sa posture. retonifier les muscles profonds de son abdomen qui avait été énormément endommagé lui redonner confiance en sa capacité tu vois, avoir un corps le centre vraiment qui est solide donc on a commencé vraiment par cette partie là et après je l'ai remise en forme on a recommencé renforcement musculaire puis course à pied etc et en fait le documentaire c'est ça c'est à dire que c'est du jour 1 de sa préparation physique jusqu'à un an après en fait et toute la façon dont je l'ai accompagnée pendant un an pour la remettre en forme avec les défis qu'elle s'est lancée, puisqu'elle s'est lancée deux défis sportifs celui de courir un trail de plus de 10 km alors qu'elle n'avait jamais couru et celui de faire l'ascension d'un mont, le mont de l'étendard donc c'est de l'alpinisme tu finis avec crampons, piolets et tout ça, elle n'avait jamais fait d'alpinisme mais elle faisait de la marche nordique avec moi, c'est tout donc que... Voilà, c'était deux défis qu'elle avait envie de se lancer. Et moi, j'étais là pour faire le soutien et toute la structuration de son entraînement autour de ces deux défis. Et donc, le documentaire, c'est ça.
- Speaker #1
Ça va être passionnant.
- Speaker #0
Il est chouette.
- Speaker #1
À mon avis, ça doit toucher l'émotionnel très, très fort aussi.
- Speaker #0
Il y a avec les mouchoirs, oui. Mais ce n'est pas un film triste, parce qu'on avait toutes les deux envie de plutôt passer un message d'espoir. Moi, vraiment, sur ce côté où on peut se remettre... au sport à n'importe quel âge, avec n'importe quelle embûche, n'importe quel challenge, il y a un sport qui est fait pour toi et tu peux y arriver. C'est juste d'être accompagnée correctement et d'être patiente, parce qu'on ne peut pas brûler les étapes, mais c'est possible. Ma maman est très digne. Elle ne voulait pas dire qu'elle avait un cancer, parce qu'elle n'avait pas envie que les gens la regardent différemment. Je comprends. Donc c'est... C'est pas du tout un documentaire où on a voulu se dire « Oh la pauvre ! » et tout, pas du tout, au contraire. C'était genre « Ah ouais, en fait, après 60 ans, et voilà quelques embûches corporelles, tu peux vraiment faire des choses super cool et te sentir au mieux de ta forme et redécouvrir des choses sur toi et reprendre confiance après 60 ans. »
- Speaker #1
C'est beau, franchement, d'avoir fait ça pour... Pour ta mère, pour toi, mais aussi pour toutes les personnes, hommes et femmes, qui vont regarder ce documentaire, c'est génial. Courez le voir !
- Speaker #0
Il faut aller le voir, il est disponible gratuitement, donc il faut y aller.
- Speaker #1
On peut le voir où d'ailleurs ?
- Speaker #0
Youtube, sur ma chaîne Youtube. Ok,
- Speaker #1
génial, trop bien. Alors, documentaire, livre, je sais que tu entretiens beaucoup ta chaîne Instagram, tes programmes, ton équipe. Tu vis ? Comment tu fais, Alexia ?
- Speaker #0
Ouais, et puis je vis sur deux continents,
- Speaker #1
oui, avec plusieurs lieux d'habitation en plus.
- Speaker #0
Écoute, je me nourris beaucoup des choses qui me passionnent, donc ça me donne beaucoup d'énergie. Je m'écoute beaucoup aussi. Et du coup, je n'ai pas trop de fuite d'énergie, de désalignement. Je trouve qu'on peut perdre beaucoup d'énergie quand on n'est pas au bon endroit, au bon moment. Et du coup, cette énergie-là qu'on perd, ça se traduit derrière sur ce qu'on fait. Donc, je pense que le fait de faire que des choses qui me font extrêmement plaisir, qui m'animent, qui m'amourissent, forcément, ça me remet des sous dans la machine pour continuer de faire vraiment grandir tous mes projets. Donc, oui. Je pense que c'est ça qui fait que j'y arrive. J'ai une super équipe que j'ai structurée, qui me permet aussi d'avoir de la constance et qui me donne la liberté de pouvoir nourrir des nouveaux projets et d'être disponible aussi pour faire des choses à côté comme les médias.
- Speaker #1
Tu es assez sollicitée, j'allais en parler, par les médias, la presse. Comment tu fais pour respecter ton rythme, dire non, j'imagine, à certains moments ? Tu parlais d'alignement, encore une fois. Comment tu fais pour décider, en fait, de dire, « Ok, je sais que ça, ça va me donner de l'énergie, ça, non. » Comment ça se passe dans la tête d'Alexia ?
- Speaker #0
Ça se passe beaucoup sur le papier. Je prends beaucoup de temps pour écrire et rester hyper connectée à ma vision, en fait, de ce que j'ai envie de transmettre. Je ne peux pas tout faire. Et je ne veux pas dire oui à tout, ça c'est clair. Donc en fait, très concrètement, une fois par an, je me pose et je fais ma vision sur 25 ans, que je refais tous les ans, parce qu'elle évolue.
- Speaker #1
Sur 25 ans, tu fais une vision ?
- Speaker #0
Et donc du coup, 25 ans, ça t'amène à quand tu arrêtes de travailler. Donc en fait, la question, c'est le jour où j'arrête de travailler. Qu'est-ce que je veux avoir accompli ? Qu'est-ce que je veux avoir fait ? Quel impact j'ai envie d'avoir eu ? De qui je veux être entourée ? Où est-ce que j'ai envie de vivre ? Dans quel environnement ? Et donc à partir de ça, qui est du coup une vision lointaine, j'en fais découler quelles sont les étapes. Parce qu'en fait j'ai un rapport au temps qui est un peu compliqué. Maintenant je me suis beaucoup détendue avec ça, mais pendant des années, j'ai l'impression que je n'aurai jamais le temps de tout faire. Que j'avais trop de choses, trop d'idées, et que du coup... Les journées, elles passaient trop vite, les mois, ils passaient trop vite, les années, elles passaient trop vite et que je n'avais pas le temps. Donc en fait, j'ai pris le truc à l'inverse. Donc dans 25 ans, où est-ce que je suis ? Et du coup, vu que c'est dans très longtemps, il peut se passer un million de choses. Donc je peux mettre toutes mes idées et je peux recentrer sur ce qui me fait vraiment vibrer, ce que j'ai vraiment envie de réaliser. Et ensuite, je découle. Donc si dans 25 ans, je suis là, je suis où à peu près dans 10 ans ? Et du coup, tu vois, ce truc de rallonger le temps fait que je peux vraiment mettre les choses qui comptent En fait, quand tu te poses la question de dans dix ans, de qui j'ai envie d'être entourée, qu'est-ce que j'ai envie de faire, à quoi ressemble ma vie, ça te détend sur le présent. Parce que tu te dis, en fait, cette relation n'a pas lieu d'être. Ce projet-là ne me drive absolument pas parce qu'en fait, dans deux ans, ça ne servira à rien. Et donc, en fait, tu fais le tri. Tu fais le tri sur les choses du quotidien qui n'ont rien à faire dans le quotidien, qui sont là parce qu'en fait, c'est des sollicitations et que tu n'as pas envie de dire non. Parce que tu as envie de dire oui à tout. Et en fait, quand tu es très connecté à ce que tu as envie dans le temps, le temps et que tu fais ce travail, du coup, après, c'est beaucoup plus facile de dire oui, non dans le quotidien. Parce que ça, oui, ça fait du sens parce que ça va nourrir ma vision pour dans longtemps. Et ça, en fait, sur le moment, j'ai trop envie, c'est excitant. C'est une opportunité. Mais en fait, ça n'a aucun sens pour ma vie dans dix ans.
- Speaker #1
J'avais jamais entendu ça comme ça. C'est puissant. C'est hyper puissant parce que dès que tu as dit... Ma vision dans 25 ans, moi, ça m'a donné le tournis. Je me suis dit, mais comment je fais pour être ancrée dans le moment présent si j'ai une vision à 25 ans ou je ne sais même pas si je serai encore là dans 25 ans, tu vois. Sauf que ta manière de l'amener, c'est tu... En fait, tu fais à l'inverse et tu dis, OK, qu'est-ce qui nourrira ma vie ? Encore faut-il... Et je pense que ça, on est beaucoup à ne pas forcément le faire aussi ancré que toi, à savoir... Qu'est-ce que je veux pour ma vie ? Où est-ce que je me vois ? Avec qui ? Comment ? Quand ? Enfin, le quand dans 25 ans, mais... ou avant. Le mieux, c'est ça. Et après, tu découles tes décisions, tes oui, tes non, des...
- Speaker #0
C'est ça ce qui te permet d'être ancrée. C'est parce qu'en fait, tu sais où t'as envie d'aller. Et je la refais tous les ans. Donc en fait, c'est pas un truc que j'écris et ensuite, on suit à la lettre, tu vois, le truc millimétré. En fait, c'est juste quelque chose qui me permet d'être au clair sur mes envies de cette année. basée sur ma projection de moi à 60 ans et qui me permet du coup, dans le quotidien, de me détendre. Parce que d'une, j'ai le temps.
- Speaker #1
finalement.
- Speaker #0
Voilà. Et de deux, en fait, il y a des choses qui comptent beaucoup plus que d'autres quand tu te poses vraiment la question. Mais quand tu es dans le rush, tu n'arrives pas à voir ce qui compte plus que d'autres. Non,
- Speaker #1
c'est vrai. Tu es dans le brouillard.
- Speaker #0
Non, tu es dans le brouillard. Et donc ça, ça me fait gagner en clarté. Ce qui me fait gagner en clarté me fait gagner en ancrage. Ce qui me permet au quotidien de savoir exactement ce que j'ai envie de faire. Et en fait, je suis libre parce que j'ai cette structure-là. En fait, les gens ont tendance à mettre les deux en opposition. Ils me disent, mais si tu prévois tout, T'as plus de spontanéité. Mais en fait, non les gars, c'est parce que j'ai justement prévu ce qui était important pour moi, qu'au quotidien, je peux être hyper spontanée et me dire, en fait, ça oui, ça a du sens et ça non, ça n'en a pas.
- Speaker #1
Et t'as déroulé ta vision, donc tu dis que chaque année tu la déroules. Là, par exemple, ta vision de 2026 qui arrive à grands pas.
- Speaker #0
Est-ce que t'as une idée ? Oui, du coup, je suis au clair.
- Speaker #1
Du coup ?
- Speaker #0
Du coup, je suis très au clair. Il y a plein de plans en 2026, mais en gros, il va y avoir l'optimisation de tout ce que j'ai créé, parce que j'ai énormément créé ces dernières années. Et donc, je n'ai pas envie de recréer des nouvelles choses. J'ai envie d'optimiser ce qui existe déjà. Donc, j'ai envie de me remettre dans tous mes programmes, parce que j'ai fait énormément de formations depuis qu'ils existent. Donc, de les remettre à jour, de les renouveler, etc. Donc, vraiment le côté renouveau dans quelque chose qui existe déjà. Ça, c'est sur mes programmes. Après, d'être au contact des gens, clairement, parce que là, j'ai créé, j'ai mes trois livres, j'ai le documentaire, et j'aimerais beaucoup, en 2026, pouvoir aller au contact des personnes, dans les villes, pour pouvoir présenter tout ça, donc faire une sorte de tour de France, pour pouvoir présenter le travail que j'ai fait, et déclencher des discussions et des échanges autour de ça, pour, encore une fois, transmettre de la confiance en soi. et les outils pour pouvoir travailler dessus, et les connaissances pour pouvoir avoir moins de problèmes de santé. Et puis sur le plan perso, ça bouge pas mal aussi. J'étais beaucoup en transition ces dernières années entre Lisbonne, la Californie et Paris. Et là je retourne plus en Californie et Paris pour les médias. Donc vraiment d'être un peu moins... partout, tout le temps, parce que mon mode de vie faisait que je n'étais jamais plus d'une semaine à peu près au même endroit. Et donc là, d'être davantage ancrée entre la Californie et la France.
- Speaker #1
Je voudrais juste revenir sur quelque chose que tu as dit tout à l'heure. J'avais l'impression de ne pas avoir le temps. Quand tu fais ta vision à 25 ans, c'était en tout cas le moteur pour cette vision long terme. Mais aujourd'hui, je me dis, attends, là, tu veux te rajouter Ta vision 2026, tu veux te... Je ne sais pas si tu le vois comme ça, c'est pour ça que ça m'intéresse ton retour. Tu veux t'ajouter plus de présentiel, plus de physique, avec potentiellement un tour de France ou peut-être du monde un jour. Je me dis, mais Alexia, quand est-ce qu'elle a du temps pour elle ? Et est-ce que, du coup, ce temps pour elle, c'est quoi ta définition du temps pour toi ? Parce qu'on n'a pas tous la même définition au final.
- Speaker #0
Oui. Le temps pour moi, c'est tous les jours. Enfin voilà, c'est tous les jours un peu quoi. D'avoir des petites routines. Tu vois, toute la matinée, je suis en tournage. Donc je cours un peu partout à Paris pour faire des tournages. Et cet après-midi, je suis au spa. Et ce soir, je suis avec mes clientes. Donc en fait, parce que je l'inclus dans mon quotidien, je n'ai pas besoin de moments de pause en mode genre... « Oh, là, j'en peux plus, je suis allée trop loin, donc je décroche complet et ne me parler plus pendant un mois. »
- Speaker #1
Quand c'est déjà trop tard, limite.
- Speaker #0
Parce que c'est trop tard. C'est pour ça que tu ressens ça. Mais moi, c'est tous les jours, je fais des trucs pour moi et tous les jours, je fais des choses qui me nourrissent. Et je suis très attentive aux choses qui me prennent de l'énergie et qui ne me nourrissent pas. Donc, si j'identifie quelque chose qui me prend beaucoup d'énergie ou qui me crée de l'irritabilité, de la frustration et du mal-être, je me débrouille pour le faire sauter de ma vie le plus vite possible. des fois t'as pas le choix donc tu prends sur toi un petit peu mais il faut que ce soit très temporaire et dans ces moments là où j'ai besoin de prendre sur moi parce que je fais des choses avec lesquelles je suis pas forcément 100% alignée mais j'avais parti du truc et du coup je me dis pas en fait faut quand même y aller je mets encore plus de trucs puis qui me détendent non mais c'est vrai plus je vais tirer sur la corde d'un côté plus il faut que j'équilibre de l'autre je te dis l'équilibre c'est du déséquilibre Donc plus ça tire d'un côté, plus ça doit tirer de l'autre. Comme ça, tu restes à l'équilibre. Mais si ça tire tout le temps d'un côté et que tu ne t'emmènes jamais la corde de l'autre côté, au bout d'un moment, tu te laisses la figure. Donc c'est vraiment ça pour moi. Je navigue. Après, je suis très organisée. J'ai une organisation de malade mental. Ça fait que je peux être une semaine à New York avec mon papa où on va avoir du temps hyper qualitatif tous les deux et bosser en même temps.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce que j'ai réussi à organiser ma vie. Mon papa sait qu'il y a quatre heures dans la journée où je vais être à fond sur mon taf et qu'après, je vais être à fond sur lui. Et il est OK avec ça. Donc, ma vie, c'est ça, en fait. d'être hyper dans l'instant présent, au moment où j'y suis. Quand je suis avec toi, je suis avec toi. Je ne suis pas avec le tournage d'après ou avec le spa, tu vois, je suis avec toi. Et ce qui me permet du coup de vraiment profiter des choses au moment où je les fais. Et après, le reste du temps, c'est d'avoir suffisamment de recul sur ton planning et de connaissance sur toi pour te dire, là, je vais tirer sur la corde, il va falloir que je crée de l'espace pour me reposer, là, il va falloir que je crée de l'espace pour me ressourcer, là, il va falloir que je crée de l'espace avec mes amis parce que Merci. Je vais avoir besoin d'aller puiser mon énergie là. Et puis, tu navigues avec ça. Et des fois, tu te casses la figure. Des fois, tu te plantes. Des fois, ça ne va pas. Tu appelles ta psy et ça va mieux. Il y a des bases fondamentales qui sont la nutrition, le sommeil, la psy, le sport. Et en fait, ça, quoi qu'il arrive, ça ne bouge pas.
- Speaker #1
C'est béton. Je rajouterais aussi le coaching parfois.
- Speaker #0
Oui, tu vois, psy pour moi...
- Speaker #1
Le côté développement personnel, extériorisation de ce que tu peux ressentir. Je suis assez d'accord. Alors, tu es entrepreneur depuis quelques années, plusieurs années.
- Speaker #0
Toujours, quoi, en fait. Depuis toujours.
- Speaker #1
Toujours,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Je pense que tu le vois, toi, aussi, peut-être, dans ton entourage. Il y a aujourd'hui beaucoup d'entrepreneurs qui perdent, et j'en ai parlé beaucoup avec toi parce que j'ai vécu cette période-là de perdre la flamme, ce feu sacré dont on parlait tout à l'heure. Tu as dit que toi... Tu faisais tes choix en fonction de ce qui te donnait de l'énergie ou qui pouvait t'en faire perdre, le côté vraiment énergivore. Est-ce que tu as déjà eu des moments comme ça, de down, où tu t'es dit, là j'ai perdu ce feu ? Je connais un peu la réponse, mais c'est pour ceux et celles qui nous écoutent et qui nous regardent. Et si oui, si tu as déjà eu des moments comme ça, même courts, ça peut être une journée, tu vois, comment tu as fait pour repartir ?
- Speaker #0
Oui. 2016, burn-out aux US. Donc, c'est la première fois de ma vie où je me réveille le matin et je me dis, je ne sais pas ce que je fous là. Sur terre.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est violent.
- Speaker #0
Ouais. Et alors que j'ai toujours été hyper driveée, que ce soit pendant mes études, je suis très curieuse. toujours à l'affût de comprendre, C'est un truc qui m'a toujours énormément animée. Je pars aux US en 2014. Je kill the game. Je me surpasse. Je vais chercher dans des réserves insoupçonnées une énergie de dingue qui me permet en quelques mois de pouvoir travailler dans un pays où je ne parle pas la langue. Et parce que je suis arrivée là-bas avec rien, j'avais pas de travail, pas de contact, que dalle. Et en quelques mois, je développe mon business. Je bosse pas pour les autres, je développe mon business. Et j'arrive en trois mois à être à l'équilibre, en six mois à me sortir un salaire. Donc j'ai vraiment énormément puisé dans les réserves. Et j'ai accumulé une dette de tout, de sommeil, de surmenage. de maltraitance envers moi-même, vraiment, pendant cette période-là, qui fait qu'en 2016, au moment où tout roule, où ça y est, les finances sont stables, l'activité est stable, je prends mon premier appartement, parce que pendant un an et demi, j'ai habité chez l'habitant pour faire des économies. Donc, je prends mon appartement à San Francisco, etc. Et là, mon corps me dit, OK, c'est bon, t'es safe, on y va, quoi. Il me lâche. Et du coup, c'est là où tu te dis, en fait, déjà, il est capable d'endurer beaucoup parce qu'il y avait très peu de signaux. Il y en avait, mais très peu. Franchement, il m'a laissé faire ma connerie. Et il m'a soutenue vraiment jusqu'au bout. Franchement, j'ai énormément de reconnaissance pour mon corps parce que je l'ai énormément maltraité à cette période-là. Et qu'il a tenu parce qu'en fait, il savait que c'était mon rêve et qu'il fallait que ça tienne. Et au moment où vraiment, c'est bon. Là il me dit ouais ok ça va plus trop là en fait. Donc ça s'est manifesté avec vraiment cette perte de sens. J'étais insensible à tout. Moi, le burn-out, c'est dépression. C'est ce que j'allais dire. C'est la dépression. C'est la dépression de surmenage. Mais ça s'est vraiment manifesté, cette perte de sens total. Je ne comprends pas. Je suis à l'endroit où j'ai toujours rêvé d'être. Je vis de ma passion. J'ai des clientes qui sont incroyables. Je me régale au taf. Je suis dans un environnement qui me fait rêver. Tous les matins, je pars à 5h du mat et je vois le soleil se lever sur Manhattan. j'étais à San Francisco mais du coup c'est sur la Touai-Thi pour les gens qui connaissent t'as la 101 et t'as la Touai-Thi c'est les deux autoroutes qui descendent dans la baie depuis San Francisco et donc je prenais la 280 parce que t'es dans les montagnes et que t'as cette brume c'est magnifique vraiment ça me donnait des frissons et là en fait je ressens plus rien j'ai des crises de larmes je ne sais pas pourquoi je suis pas bien dans mon corps en fait genre j'ai pris 5 kilos alors que je ne comprends pas. Je ne comprends plus rien, en fait. Et là, je commence à essayer de parler à des gens, de me faire aider, etc. Je ne trouve pas forcément personne qui m'aide. Tu es toute seule, en fait. Oui, je suis seule. Je me suis sentie tellement seule à cette période-là. En plus, j'étais encore solopreneur. Je n'avais pas d'équipe à cette période-là, donc j'étais vraiment seule, Mais avec des clients que j'aimais trop. Et puis, je ne voulais pas inquiéter ma famille parce que j'étais à l'autre bout du monde. Je ne voulais pas inquiéter mes amis parce que j'étais à l'autre bout du monde. Je ne voulais pas perdre la face devant mes clientes parce qu'en fait, c'était moi le pilier. Donc, ce n'était pas à elle de subir le fait que moi, ça allait perdre. J'étais là pour elle et non pas... Donc, en fait, tu coules.
- Speaker #1
Gentiment.
- Speaker #0
Voilà. Et quand j'ai commencé vraiment à avoir beaucoup de crises de larmes et cette perte de sens, là, ça a été vraiment le signal d'alerte. Je me suis dit, ce n'est pas normal. C'est pas normal que je ressente plus rien, c'est pas normal que je sois dans cet état-là. Moi, ce qui m'avait fait vriller, c'était le sommeil. Je dormais plus. Donc, de recommencer à dormir, ça a été le premier élément. Et puis ensuite, ce qui m'a énormément aidée, c'est d'écrire tous les jours un truc positif. Parce qu'en fait, t'as plus de sensations, donc tu ressens plus rien. Donc tous les jours, je me forçais à écrire un truc cool de ma journée. Et je prenais plein de photos. Et j'imprimais ma photo préférée de la journée et je la collais dans l'agenda. Donc en gros, dans mon agenda, tous les jours, je me forçais à écrire ce qui était positif et de mettre une photo de quelque chose que je trouvais jolie et qui m'avait fait plaisir pendant la journée. Et j'ai fait ça pendant un an.
- Speaker #1
Mais attends, à quel moment, quand tu es genre cramée, tu te dis je vais faire ça ? Tu as quand même une force intérieure assez importante.
- Speaker #0
En fait, j'aimais trop les photos et tout. Et du coup, j'avais besoin de les voir. Et je pense que j'avais besoin de me reconnecter à de la créativité aussi, parce que c'était un moyen d'avoir des jolis cahiers que je décorais beaucoup, sur lesquels je m'étais acheté une petite imprimante photo. Et donc, c'était les photos de mon téléphone que j'imprimais. Et du coup, je faisais mon petit scrapbooking, en fait.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
bah ouais. Et puis, dormir. J'avais besoin de dormir. En fait, quand tu dors pas, le cerveau pète un câble. Donc, moi, la perte de sens, c'est le fait que mon cerveau fonctionnait plus, parce que je dormais plus. Je dormais moins de 5 heures par nuit. J'ai fait 6 mois à moins de 5 heures par nuit.
- Speaker #1
C'est pétanque.
- Speaker #0
Du coup, tu patins câble. Déjà, redormir et faire ces petits trucs-là pendant un an tous les jours. Après, ça revient. Après, tu remontes. Ça m'a beaucoup appris sur moi. Ça m'a beaucoup appris sur les autres. Forcément, quand tu traverses ça, tu veux comprendre aussi. J'ai énormément lu. Je me suis formée aussi beaucoup sur le sommeil, sur la nutrition, comment ça pouvait aider avec le cerveau, etc. Donc, c'est une période qui m'a permis aussi de faire évoluer mes accompagnements puisque j'ai évolué beaucoup en tant que personne à ce moment-là.
- Speaker #1
Tu as des non négociables aussi, j'imagine, aujourd'hui pour ne pas retomber dans ces...
- Speaker #0
Dormir. C'est con à dire, mais c'est la base. C'est tellement le plus important, vraiment. C'est le plus important, donc le sommeil. Très très très important. Et puis bon, après, le sport, la nutrition, pour moi, ça fait partie de ma vie, donc c'est pas un travail, c'est pas une charge mentale. C'est ce que j'essaye d'apporter aux femmes, c'est comment aller jusqu'à l'étape où ton activité physique et ta nutrition ne sont plus une charge mentale, que ce soit suffisamment ancré pour que ce soit facile. Mais voilà, je pense que ça c'est important. Et puis comme je disais tout à l'heure, la thérapie, que ce soit avec des coachs, des retraites ou avec des psychologues, thérapeutes, etc. Mais toute la dimension psy fait énormément partie de ma vie et pour moi, c'est un pilier de mon hygiène de vie. Et c'est un non négociable aussi.
- Speaker #1
Et tu as changé des choses dans ton entreprise à ce moment-là ? Tu t'es dit, ça, ça ne me le fait pas. Peut-être qu'à ce moment-là, en 2016, quand tu burn out, est-ce que tu délègues ?
- Speaker #0
Non, je suis restée solo. J'ai ralenti sur le networking. D'accord. J'en faisais beaucoup, mais c'était indispensable. En fait, tu vois, si je devais refaire, c'est aussi grâce à ça que je suis qui je suis aujourd'hui. Et c'est grâce à ça que j'ai réussi à vivre là-bas. Si je n'avais pas autant bossé, si je n'avais pas, tu vois, genre, je n'aurais pas pu, en fait, vivre de mon activité. Je suis arrivée là-bas toute seule. Je ne parlais pas anglais. Donc, il y a un moment, il faut y aller, quoi. C'est ton chemin. C'est ça. Donc, en fait, Dans mon entreprise à l'époque, mon entreprise est extrêmement liée. depuis 16 ans à moi. Donc en fait, elle n'est pas dissociée. Et elle n'est pas dissociable.
- Speaker #1
Et comment tu fais quand tu ne vas pas bien ?
- Speaker #0
Donc quand je ne vais pas bien, la boîte ne va pas bien. Et donc ce que tu fais, c'est que tu mets en place une équipe qui est solide, de façon à ce que quand tu ne vas pas bien, ça ne se voit pas trop. Mais clairement, si moi je ne vais pas bien, la boîte ne va pas bien. Si je vais très bien, la boîte va très bien. Donc en fait, c'est juste d'accepter ça et ensuite de mettre en place des fondamentaux. pour que, au niveau de l'équipe, ça se structure suffisamment, pour que ce ne soient pas des grosses vagues ou des tsunamis, parce que tout dépend de moi, mais qu'il y ait une équipe de façon à ce que, quand moi je vis des vagues, que la boîte soit des petites vaguelettes et pas les tsunamis que moi je vis à la petite perso.
- Speaker #1
Tu disais tout à l'heure que tu avais vachement structuré, processé, tout le monde a son poste, tout le monde sait ce qu'il a à faire, et ce qui te permet aussi que ça se voit moins. Quand tu ne vas pas bien.
- Speaker #0
Exactement. Quand ma mère, elle est tombée malade. J'ai pris une claque phénoménale. Moi, ça a été un tsunami de ouf dans ma vie, vraiment. Mais tu vois, on a continué les programmes. On n'a rien mis en pause. On a continué d'innover. Parce qu'il y avait l'équipe qui me soutenait, en fait. Mais c'est la première fois où je leur ai dit que ça n'allait pas. D'habitude, je ne leur disais pas, tu vois. Et à ce moment-là, en fait, j'ai dit à tout le monde, je dis là, je ne vais pas aller bien. et ça ne va pas aller en s'arrangeant et j'ai besoin de vous en fait mais tu vois de vulnérable, honnête à un moment il faut dire les choses et à mes clientes moins parce que encore une fois j'estime que c'est à moi de les accompagner et pas l'inverse mais par contre à mon équipe oui parce qu'eux ils m'aident à accompagner mes clientes et c'est ce qui a permis de pouvoir rester au top et puis franchement le fake it until you make it ça fait du bien aussi Il y a des jours où j'étais en larmes, mais j'avais coaching avec mes clientes. Tu sèches tes larmes, tu y vas, et ça fait du bien de faire semblant. Il y a plein de fois où, grâce à elles, et grâce au fait que je faisais semblant, j'allais mieux.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est quelque chose qui te donne de l'énergie d'être au contact de tes clients, de les aider. Et puis,
- Speaker #0
ça te sort de ton truc. Toi, tu ne vas pas bien, mais tu te connectes et tu switches sur elles. Du coup, tu reprends confiance en toi parce que tu sais que tu leur apportes quelque chose. Et donc, en fait, ce n'est pas être une imposteur que de dire, en fait, j'ai une expertise et en fait, elles viennent pour l'expertise. Et là, aujourd'hui, je ne suis pas en grande forme, mais en fait, d'être avec elles, ça me redonne, moi, confiance en moi. Et donc, ça me permet aussi d'être plus performante. Et donc, à la fin du coaching, d'être beaucoup mieux, de me sentir beaucoup mieux qu'au début.
- Speaker #1
C'est un beau mot de la fin. Je voudrais quand même te poser une ultime question, si tu es d'accord, puisqu'on parle beaucoup d'alignement, de flammes, de feux. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui entreprend depuis quelques années et qui, tu vois, a peut-être perdu le sens, perdu le kiff, perdu l'alignement, l'incarnation, tu vois ? Le côté, parce que je sais que toi, tu accompagnes des femmes à se reconnecter à leur corps. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui... qui n'arrive plus à se reconnecter à ses envies, à cette flamme ?
- Speaker #0
Petit pas par petit pas, déjà. D'arrêter de fantasmer le déclic, la prise de conscience, la claque qui va faire que ta vie va basculer. On n'est pas dans des films de Noël. Donc, du coup, on fantasme beaucoup ça en def perso, je trouve. Tu as vraiment ce moment où... Tu vas avoir l'étincelle, ça y est, ta mission de vie, tu l'as trouvée et tout ça. Je trouve qu'on a tendance à trop fantasmer ça, où finalement, tout est déjà là, tout est déjà en toi, clairement. Après, c'est ta capacité à t'écouter réellement versus tes conditionnements. Des fois, on se déconnecte un peu de ça. On a tendance à être trop dans la tête, à vouloir trop comprendre, processiser et tout ça. en fait, on oublie... ce qui est dans l'estomac et ce qui fait vibrer. Parce qu'on a peur. On a des croyances qui font qu'on a peur d'y aller. Donc, voir ses peurs en face. Être honnête avec ses réelles peurs. Qui j'ai peur de décevoir ? Pourquoi ? Qui j'ai envie d'être réellement ? Se poser ces questions-là. Et ensuite, faire des petits pas et se connecter. Si tu as envie d'aider des gens, se connecter à ces gens-là. Parce que c'est en passant du temps avec eux que tu vas tout de suite voir là où tu peux vraiment impacter et aider. C'est pour ça que je te dis que pour moi, c'est hyper important de te connecter. à mes clientes parce que c'est comme ça que j'ai des idées et envie de créer parce que je vois ce qu'elles traversent. Si tu es dans un truc où tu veux accompagner des gens, se connecter à ces gens-là, passer du temps avec eux. Et puis après, si tu as des peurs, les regarder en face. En fait, c'est ok d'avoir peur. Tout le monde a peur. Moi, j'ai peur tout le temps. Mais après, c'est juste que j'ai plus peur de ne pas passer à l'action. et d'avoir des regrets que peur de y aller.
- Speaker #1
La peur, c'est un moteur.
- Speaker #0
En tout cas, elle est là pour tout le monde. Elle fait partie de l'équation. Donc, c'est juste d'accepter qu'elle est là et que c'est OK. L'accueillir et y aller quand même. C'est j'ai peur, mais j'y vais quand même.
- Speaker #1
J'ai peur, mais j'y vais. Il n'y a pas un film là-dessus.
- Speaker #0
Vraiment, pour moi, c'est ça, l'entrepreneuriat. C'est j'ai peur, mais j'y vais quand même.
- Speaker #1
Merci pour ce beau mot de la fin, Alexia. Et puis, écoute, je mettrai toutes tes actualités, la panoplie de tout ce que fait Alexia en description de l'épisode. Merci encore une fois d'avoir été avec moi. Je suis super contente que tu sois venue sur Wellness Impact.
- Speaker #0
Merci à toi. Je passe un très bon moment et j'espère que du coup, les personnes qui nous ont écoutées aussi.
- Speaker #1
J'espère. Et si vous avez aimé l'épisode, laissez un petit like. Vous laissez aussi un petit commentaire si vous avez des questions. Et puis, je vous dis à bientôt. Bye bye !