- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, je suis Nicole Ewek et tu écoutes WeTalk, le podcast qui transforme l'échec en réussite. J'ai fait un constat, c'est qu'en France, on n'a pas le droit à l'erreur. Et pourtant, aux Etats-Unis ou en Angleterre, c'est quelque chose de totalement banalisé, décomplexé et même célébré parce qu'on se dit « tu as osé quelque chose » . C'est la raison pour laquelle j'ai créé WeTalk, c'est donner la parole à des personnes au parcours atypique, authentique, qui assument fièrement leurs erreurs, leurs échecs. les situations difficiles de leur vie et qui viennent nous dire comment ils ont transformé ces échecs en opportunités pour réussir. Qu'est-ce que la réussite au final ? Parce que nous nous questionnons là-dessus, si ce n'est le fait de se relever quand on est tombé et de rester en mouvement quoi qu'il arrive. Cet épisode est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoute de podcast, Deezer, Spotify, Apple Podcast, YouTube j'ai dit. Et bien sûr, n'hésitez pas à nous retrouver sur... sur toutes les plateformes, sur tous les réseaux sociaux, Instagram, TikTok, LinkedIn. Et pour parler de parcours atypique, mon invité du jour est quelqu'un vraiment de très audacieux, de très courageux. Oui, oui, parce que j'ai fait ma petite recherche. Il s'appelle Guy Inchot. Alors, je ne sais pas, on dit Guy Inchot ou Inchot ? Inchot.
- Speaker #1
Inchot.
- Speaker #0
Inchot. OK, d'accord. Je n'étais pas du tout Guy Inchot. Alors, oui, tu es très audacieux, je trouve. Je te définis comme un homme d'action, mais je vais garder ce que moi je dis et te laisser peut-être te présenter à mes auditeurs. Aux auditeurs de WeTalk.
- Speaker #1
Bonsoir à tous, bonjour à tous. Et puis même d'abord,
- Speaker #0
merci d'être venu, parce que je n'ai même pas eu le temps de te remercier.
- Speaker #1
Merci de m'avoir invité. Avant même de me remercier d'être venu, je te remercie de m'avoir invité. Et je te remercie de me donner l'opportunité d'échanger avec tes auditeurs. Si mon parcours, mon témoignage surtout, peut aider quelqu'un. Ce serait une grande bénédiction pour moi. Je suis Guy Hinchot, le directeur de Code Business School et c'est ce que je peux dire aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est ce que tu peux dire aujourd'hui. Écoute, moi j'ai cherché un petit peu sur Internet et j'ai appris quelque chose. Il paraît, parce qu'à WeTalk, on parle d'échecs, on parle de résilience, on parle de choses qui bougent. Toi, il paraît que tu étais zéro en maths, zéro en culture générale, zéro en savoir-être. Qu'est-ce que c'est que ces histoires de zéro ? Donc tu pars de zéro pour aujourd'hui être directeur de Business Code.
- Speaker #1
Je pars de moins.
- Speaker #0
Ah, moins zéro, donc moins un, moins deux, moins l'infini. Comment on fait ? Qu'est-ce qui se passe ? Et c'était d'abord quoi cette situation de moins l'infini ?
- Speaker #1
J'ai grandi, c'est ce que j'explique dans un TEDx. Je pense que c'est ça que tu as dû regarder. Oui, c'est ça. Ce que j'explique lors de ce TEDx, c'est que moi, j'ai grandi dans deux environnements. Le premier environnement dans lequel j'ai grandi, je l'appelle la cité. Quartier populaire, difficultés, violences, tout ce qu'on peut imaginer. Et au sein de ces quartiers, ce que je dénonce, c'est qu'on parle très peu de la vacance pédagogique.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est que la vacance pédagogique ?
- Speaker #1
La vacance pédagogique, c'est que tu peux te retrouver dans des quartiers avec des classes de 30 à 40 élèves, même en 2023-2024. Beaucoup vont dire non, mais la réalité du terrain est que quand tu filmes ces classes, Ou quand tu discutes avec les élèves, oui, ils sont à 30 dans leur classe, 40, ça n'a pas de sens. Et parfois, tu te retrouves dans des établissements où les professeurs ne sont pas remplacés. Il manque des professeurs à la rentrée. C'est totalement inadmissible. Et à mon époque, je suis en première peut-être en 2004 ou en 2005, je ne sais plus, 2003, 2004, et je n'ai pas de prof de maths de toute l'année. Elle tombe malade, en tout cas c'est l'information qu'on a, et on ne la revoit plus. Mes parents font un choix douloureux, mais salutaire, qui est de déménager en province, dans un lycée où il n'y a pas de problème. Donc je me retrouve dans le lycée Gaston Bachelard à Bar-sur-Aube.
- Speaker #0
Où ça, partout ?
- Speaker #1
Gaston Bachelard à Bar-sur-Aube, dans l'Aube, du coup, le 10.
- Speaker #0
D'accord, oui.
- Speaker #1
À côté de Troyes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et dans ce lycée, non seulement les profs sont tous présents à la rentrée, s'il y en a un qui est absent, il est remplacé, mais j'étais largué. Le niveau des élèves n'était pas du tout le même. C'est là où tu te rends compte que la République est peut-être une et indivisible selon la Constitution, mais les territoires sont hyper fragmentés. On n'apprend pas les mêmes choses. On n'a pas le même niveau intellectuel, le niveau culturel. Il y a des endroits en France où il y a beaucoup d'entre-soi. Donc ils se comprennent, ils se connaissent, ils ont l'habitude, ils ont les mêmes codes. Et puis il y a des endroits qui sont beaucoup plus hétéroclites, où il faut faire sens commun. Il faut vivre ensemble. Il faut avoir un sentiment d'appartenance qui soit commun à tous. Et là, on entre dans une difficulté parce que c'est quelque chose qu'on ne sait pas faire encore.
- Speaker #0
Et à Gaston Bachelard, c'était...
- Speaker #1
À Gaston Bachelard, il y avait... Aujourd'hui, c'était beaucoup d'entre-soi. Les gens se ressemblaient tous.
- Speaker #0
Oui. Quand tu dis se ressembler tous, c'est-à-dire ?
- Speaker #1
Ils étaient tous que je ne suis pas. Donc, blanc, pas de barbe. Mais...
- Speaker #0
On met les mots. Il n'y a pas de problème.
- Speaker #1
Il y avait beaucoup de caucasiens. On est dans une partie de la France qui est très peu propice à l'immigration ou au multiculturalisme. Quand j'arrive, les Noirs, on se compte sur le doigt de la main. On est très peu.
- Speaker #0
On se sent comment quand on se retrouve à être l'un des seuls Noirs dans sa classe ou même dans son lycée quasiment ?
- Speaker #1
J'étais le seul de ma classe. Tu te sens épié ? Mais en fait, ce n'est pas comment tu te sens, parce que la question n'est pas correcte. C'est comment l'environnement te renvoie à ta différence. Ce n'est pas pareil. Parce que moi, je n'ai pas vraiment connu le racisme. Je l'ai connu, mais je n'en ai pas vraiment souffert. Pourquoi je n'en ai pas vraiment souffert ? Parce que j'avais les armes linguistiques pour me défendre. Quelqu'un ne peut pas me prendre de haut trop longtemps. Je vais lui répondre d'une manière qui lui fera prendre conscience que nous sommes à minima égaux, voire j'ai fait des études que tu n'as pas faites.
- Speaker #0
Tu avances trop vite là ! Oui,
- Speaker #1
c'est important de le dire. Et ça, c'est important en fait, de comprendre que le racisme aujourd'hui, c'est pipi-caca. C'est des personnes qui te voient moins importantes, qui te considèrent moins que ce qu'elles sont parce qu'elles croient être supérieures à toi. Mais quand tu as quelques réalisations à ton actif, celui qui peut te faire croire ça, il est né trop tard.
- Speaker #0
Est-ce que même si tu n'as pas de réalisation, comment est-ce que tu peux répondre à du racisme ?
- Speaker #1
Par de l'intelligence. Parce que le racisme, par définition, c'est quelque chose de stupide. Donc on répond à la stupidité par l'intelligence. Il n'y a pas à s'énerver, il n'y a pas à crier, il n'y a pas à être blessé. Et je pense que c'est mon état d'esprit qui fait que je n'ai jamais souffert du racisme.
- Speaker #0
Et quand tu dis intelligence, tu mets quoi derrière ce mot ?
- Speaker #1
Tu mets les mots, tu t'exprimes. quelqu'un qui te traiterait de qui t'insulterait de sale noir.
- Speaker #0
Oui, par exemple.
- Speaker #1
Ok, merci. Je me suis lavé hier soir et ma couleur de peau est très belle. Donc quand tu dis sale, à quoi est-ce que tu fais référence en fait ? À mes vêtements peut-être ? Non. À quoi tu fais référence ? Concrètement sale et puis noir dans la même phrase. Qu'est-ce que tu veux dire ? Linguistiquement et sémantiquement quel est le niveau auquel tu veux qu'on s'adresse ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc si intellectuellement, tu n'as pas le niveau pour échanger avec moi et construire un argumentaire qui m'indiquerait la raison pour laquelle quelqu'un qui me ressemble, ça ne te convient pas, je n'ai pas de raison de te répondre. Je ne vais pas perdre du temps avec des imbéciles. Donc c'est compliqué. Et c'est ça en fait, le racisme, c'est quelque chose que tu balayes. C'est des gens qui vont mourir entre eux et qui malheureusement n'atteindront pas leur objectif, à savoir créer un complexe, créer une volonté de... de se courber ou de se terrer dans un petit trou. Ce ne sont pas des choses qui vont arriver. La preuve, aujourd'hui, on est très nombreux, des personnes qui me ressemblent, à faire des choses absolument extraordinaires. Donc, pour revenir sur Gaston Bachelard, c'était un très bel environnement qui m'a fait prendre conscience de quelque chose. Mais l'acune qui m'a fait prendre conscience de quelque chose, la différence et la fragmentation des territoires français. Qui m'a fait prendre conscience que, si on veut pouvoir avoir un poids économique, social, environnemental, politique, Il faut travailler son intellect, son savoir, sa culture générale et acquérir les codes. Et ça, c'est ce que c'est un an chez Gaston Bachelard m'a permis d'obtenir. Puis quand je passe mon bac, j'arrive à la fac de droit. Il y a aussi autre chose dans mon parcours scolaire qui est difficile, c'est que j'ai sauté des classes. Du coup, j'avais une dichotomie entre mon niveau académique et mon corps et mon âge. Je ressemblais déjà à un adulte. Quand j'arrive en sixième, on me prend pour un surveillant. Je suis en sixième. Et je suis le plus jeune de ma classe. Dans ma classe, il y a peut-être des gens qui ont 50 plus que moi parce qu'ils ont redoublé plusieurs fois. Et moi, j'ai sauté des classes. Du coup, j'ai toujours eu, moi, cette difficulté, cette problématique de me dire, « Je suis le plus petit, je ne réfléchis pas du tout comme les autres, je suis complètement immature. » Bien que je réfléchis vite, ma maturité, c'est les dessins animés, moi. ça va pas plus loin.
- Speaker #0
Tu es encore un bébé quoi.
- Speaker #1
Je suis un bébé et j'ai été un bébé pendant très longtemps dans mes environnements même en études supérieures puisque j'ai sauté des classes par définition donc les gens même si je redouble, les gens qui arrivent ils sont encore plus vieux que moi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc moi c'était ça ma difficulté première, celle d'être au niveau intellectuel des autres parce que quand tu es dans une classe tu veux t'intégrer et moi j'avais des difficultés pour m'intégrer puisque je réfléchissais pas comme les autres donc c'était d'abord ça Ensuite, un racisme que je n'ai pas vécu, mais me faire être différent des autres, ça je l'ai compris. Parce que certains n'étaient pas forcément sympas et me renvoyaient un fantasme qu'ils voyaient sur la télévision.
- Speaker #0
Là,
- Speaker #1
on est à Gaston Bachelard à nouveau. Et même en fac de droit. Tu vois, en fac de droit, moi, j'habite dans un logement étudiant qui est dans une cité. J'arrive dans la ville. Je ne connais pas les cités. Je ne sais pas où. J'arrive à Troyes. Je ne connais pas. Donc, je renvoie un imaginaire de celui qui peut nous fournir en substance ou autre. Donc, c'est comme ça que je suis d'abord identifié dans mon amphi. Ensuite, je suis identifié comme un élève à part entière. C'est difficile. C'est difficile au départ, mais tu ne mets pas de mots dessus. C'est aujourd'hui, en tant que... Ça fait 15 ans aujourd'hui que je ne suis plus là-bas. C'est aujourd'hui que j'arrive à mettre mon doigt dessus et à le verbaliser en me disant « Ouais, c'est hyper violent. » Tu arrives dans des environnements où ton faciès joue contre ou pour toi, en fonction des fantasmes que les uns et les autres peuvent avoir et nourrir. À toi de déconstruire un fantasme. Tout le monde a le droit d'en avoir. À toi de déconstruire. à quoi de te faire ton identité.
- Speaker #0
Et d'où te vient cette force-là de te dire à partir de quand ? Tu t'es dit, je veux déconstruire l'image que l'on me renvoie de moi-même.
- Speaker #1
Très tôt, mais je savais pas le faire. C'est aujourd'hui que j'arrive vraiment à le verbaliser. Avant, je prenais. C'est-à-dire que ma petite soeur me disait Guy, toi t'as été sexualisé très tôt. Parce que très tôt, les gens t'ont vu comme des gens de leur âge. Très tôt, les jeunes femmes qui t'abordaient où les personnes qui venaient te voir te voyaient comme leur égal alors que tu étais un gamin. Tu ne comprends pas ça au départ. Tu le comprends que quand tu t'en émancipes et quand tu as envie de faire changer foncièrement les choses. Moi, je sais que d'aussi loin que je me souvienne, j'ai envie de changer le statu quo. Je n'ai pas les mots, je n'ai pas les actions, je n'ai pas la capacité de le faire, mais je sais que je veux le faire. Et aujourd'hui que je suis en ordre de marche pour ça, ça fait tout son sens. Tu vois, on est nombreux à dire que voter, ça ne sert à rien. Et malheureusement, on a un gouvernement qui nous le prouve. On a tous voté pour un parti. C'est le parti minoritaire qui se retrouve à Matignon et dont est le gouvernement aujourd'hui. Rien ne va, en fait. Et plutôt que rien ne va, moi, je suis comment on construit quelque chose de différent. Comment on se réunit, on se structure, on pose des idées, on a un programme et on avance pour que ça se fasse. De manière très concrète, j'ai créé une école. Et c'est là où je suis en capacité, avec mon corps professoral, de distiller des idées qui font sens et qui changeront la société de demain. L'idée n'est plus de chercher à être électeur. On a bien vu que ça ne sert à rien. On a élu un parti.
- Speaker #0
Aujourd'hui, les politiques nous ont prouvé que...
- Speaker #1
Absolument incroyable. On a élu un parti. Ce parti-là n'est pas au pouvoir. C'est un parti qui n'a même pas été capable d'atteindre 10%. qu'il est. Ok, le game, c'est pas d'être électeur, en fait. Le game, c'est d'être éligible. Le game, c'est comment est-ce que maintenant, moi, dans ma posture, je change radicalement parce que je me vois en quelqu'un qui est potentiellement éligible. T'as plus de 18 ans en France, t'as pas de casier judiciaire.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est qu'être éligible ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est qu'être éligible ? C'est ça. T'as plus de 18 ans en France. t'as pas de casier judiciaire, t'as une tête bien faite t'as une vision pour ta nation monte un parti, un parti politique c'est une association
- Speaker #0
Tu te définis comme un révolutionnaire ?
- Speaker #1
Non, comme un rêveur qui réalise ses rêves.
- Speaker #0
D'accord. Et d'où te vient cette envie, cette rage ? Parce que moi, c'est ce que je ressens.
- Speaker #1
Parce que mes parents ont fait 6000 kilomètres pour venir dans un pays qui leur a été hostile. Ils ont vécu sans papier pendant des années. Ils ont tout fait pour nous élever, mes petits frères, mes grands frères et moi. Ils ont tout fait pour nous apporter le meilleur. Ils se sont battus et sacrifiés toute leur vie. Mon père y a laissé sa santé, ma mère y a laissé son dos. C'est inadmissible, en fait, que je ne fasse pas tout pour qu'ils aient une meilleure vie et tout pour que les gens qui ont la même histoire que moi vivent une meilleure vie, dans ce pays et dans tous les autres.
- Speaker #0
Waouh ! Là, tu viens d'insuffler une flamme à l'intérieur de toi. Alors, j'aime bien, j'ai appris beaucoup. Juste sur cette première partie, j'ai appris énormément de choses. Mais ceci dit, il n'y a pas de mais, j'aime présenter mes invités, moi, maintenant, au travers d'un compte que j'écris pour eux. Alors, ce sont des mots qui m'engagent. C'est la photo que j'avais à un instant T, avant qu'on ait cette discussion, on va dire, à cœur ouvert. Est-ce que tu es prêt à écouter ton compte ?
- Speaker #1
C'est parti.
- Speaker #0
Bon, sans mémoire, j'ai pris des libertés. Il était une fois... Un jeune garçon turbulent et dissipé qui détestait l'école. Guy Hinchot naît et grandit dans un quartier populaire de France. Ici cohabitent les clichés habituels. Oisivité, drogue, violence et vacances pédagogiques. Tout est parfaitement orchestré pour consolider le déterminisme social du petit Guy. Il ne fera pas d'études, ne laiera pas son âme à la connaissance. Guy sera en bon à rien. Et pourtant, tout ne se déroulera pas comme prévu. Les parents de Guy sont convaincus qu'un avenir différent est encore possible. Ils emménagent dans une petite ville de campagne. inscrive Guy dans l'école du coin et exige de lui qu'il passe son bac du premier coup.
- Speaker #1
Ouais, ça c'est mon père.
- Speaker #0
Guy découvre et prend conscience de ses limites. Zéro en maths, en culture générale et pire encore en savoir-être. Et pourtant, il réussira son bac au premier essai, grâce à sa volonté et à la bienveillance de ses camarades qui sont d'un soutien inestimable. Ce qu'il retient de ces années, ce ne sont ni le théorème de Pythagore, ni celui de Thalès, mais un constat. amère. L'école républicaine n'assure plus sa fonction première. Celle d'offrir à toutes celles et à tous une instruction qui permet d'être égaux en droit et en chance. Guy est un homme d'action. Il aime les solutions. Il décide de fonder une école de commerce, une école où il donne des codes pour apprendre à se connaître et à être intègre. C'est une safe place où l'on peut s'instruire, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle. Voilà.
- Speaker #1
C'est beau quand même.
- Speaker #0
Voilà, en fait, un instant T. ce que moi j'ai vu et j'ai compris de toi et c'est vrai qu'en discutant sur cette première partie tu le confirmes tu es un homme d'action, tu es un révolutionnaire où est-ce que tu penses que tout cela va te mener ?
- Speaker #1
c'est pas comme ça que je réfléchis je réfléchis pas à où est-ce que les choses vont me mener mais je réfléchis à où est-ce que les gens qui en bénéficient vont aller
- Speaker #0
Ok. Donc, en fait, je suis dans une espèce de don de toi.
- Speaker #1
Carrément, totalement, clairement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
La plateforme de Code Business School, j'aime bien dire que c'est notre plateforme, parce que ce n'est pas moi. Moi, j'ai juste eu la grâce de dire qu'il faut faire ça. Mais j'ai des gens autour de moi qui m'aident à l'administrer, sans qui d'ailleurs je ne pourrais même pas faire mes lacets. Donc, aujourd'hui, c'est notre plateforme. C'est à tous ceux qui veulent y participer. Et l'objectif de ça, c'est de créer des champions. Je discute avec beaucoup de maires. de chefs de communes. Surtout dans les QPV, ils veulent tous créer des champions. Ils veulent tous créer des champions, des championnes et faire rayonner les talents de leur ville, mais ils ne savent pas comment faire. C'est là où j'arrive avec un véhicule qui permet de révéler les désidératas des uns et des autres, permettre de faire tourner l'économie, avoir un impact social et environnemental fort, parce que pour moi, ça ne sert à rien d'être riche et de se retrouver aujourd'hui, comme Didi, dans la tourmente avec des fantasmes absolument fous. Non, créons un impact social.
- Speaker #0
Didi c'est Pididi, juste comme ça en aparté, c'est le chanteur.
- Speaker #1
Il y a plein de choses comme ça. Il y a plein de gens comme ça. Je pourrais parler de Epstein, je ne sais plus comment on dit. Jeffery Epstein. Ouais, comme ça, Epstein ou quelque chose. Il n'y a que des fous en fait. Et tu te rends compte que ces gens-là, parce qu'ils n'ont pas d'impact social, sont complètement tarés. Complètement tarés. Avec des fantasmes et des possibilités qui sont les leurs et qui sont totalement folles.
- Speaker #0
Peut-être parce qu'ils sont déconnectés de la réalité.
- Speaker #1
plus que déconnecté de la réalité, ils la font. Comment tu peux expliquer, toi, que tu peux racketter, kidnapper, et pas être inquiété, ne serait-ce qu'une seule fois pendant des décennies ? Je vais passer par où, moi, pour kidnapper quelqu'un ? Je ne sais même pas comment on fait. Je ne le vois que dans les films. Donc, nous, on voit une réalité à travers les films, qu'eux vivent réellement. Parce que leurs moyens, leurs ressources, leurs puissances, ne servent pas qu'à faire le bien. Et moi, mon objectif... Il est de faire en sorte, à travers les plateformes qu'on met en place, d'aider un maximum de personnes, in fine, à faire le bien en réalité. Parce que tu vas t'enrichir, tu vas t'émanciper socialement, tu vas entreprendre et bien gagner ta vie, je le souhaite. Mais tout ça, ça ne sert à rien si ça n'a pas d'impact sur ta communauté. Ça ne sert à rien si ça n'a pas d'impact dans ta famille, si ça ne t'aide pas à sortir de tes traumas, si ça ne t'aide pas à vivre sainement. In fine, c'est ce qu'on veut en fait. On veut tous un avenir et de l'espérance. Et cette espérance, c'est nous conduire à la paix, à la sérénité, au bien-être. OK, on va créer une plateforme qui va aider les individus, les femmes et les hommes qui nous rejoignent à le vivre. Et c'est ça Code Business School. Donc où est-ce que ça va me mener, moi ? Honnêtement, j'en sais rien. Mes élèves me le rendent déjà beaucoup. Merci, monsieur le directeur. Merci, monsieur le directeur. D'ailleurs,
- Speaker #0
on dit merci à deux élèves qui sont là aujourd'hui.
- Speaker #1
on les embrasse mais oui ils me le rendent bien déjà ils me le rendent énormément et là où ils me le rendront de manière ultime Mais c'est quand, à leur tour, ils auront créé des sociétés et qu'ils prendront leurs petits frères, c'est-à-dire les futurs alternants de Code Business School. Mais bien évidemment, c'est pour ça que je... C'est ce que je construis, j'y crois pas seulement. C'est ce que je construis. J'y ai rêvé, j'y ai cru, je le bâti. Et c'est ça qui va se produire. Maintenant, il faut attendre un petit peu que les graines poussent. Mais les graines sont plantées. Et maintenant qu'elles sont plantées, les deux élèves qui sont présents, leurs camarades qui sont à l'extérieur et ceux qui sont à l'école ou en alternance, c'est ça le goal. C'est ce cercle vertueux qui profite à tout le monde, à la grande communauté que nous allons créer.
- Speaker #0
Ça me fait beaucoup de bien de l'entendre. Ça fait du bien d'entendre un rêveur. J'ai l'impression de me dire, tu es un peu comme un Malcolm X, un Martin Luther King aussi à sa manière. Je pense, de ce que tu dis en tout cas, c'est qu'on devrait tous avoir un rêve. C'est-à-dire que ce n'est pas réservé à Martin Luther King, c'est réservé à tout le monde. d'avoir un rêve. Et ce rêve-là, l'avoir, le chérir et travailler à le réaliser permet de changer le monde. Et le monde, ce n'est pas le monde entier, c'est déjà son monde à soi. Les gens qui nous entourent parce que il y a ce cercle vertueux qui se met en place et qui fait que ça impacte comme ça au fur et à mesure et ça crée quelque chose de très... Ça me fait penser au film Le meilleur des mondes avec Kevin Spacey à l'époque. Et le jeune homme qui a joué dans... Ma mémoire me fait défaut. Avec Samuel Lédiakson. Dans Incassable. Et en fait, c'était le meilleur des mondes. Et le petit, il a dit, en fait, il a créé un cerveau vertueux. Il était tombé malade. Il voulait faire du bien. Il croyait fermement au fait que faire du bien, aller faire en sorte que la personne qui fait du bien... Qui le reçoit, le fasse à son tour. Et il a fait un défi. Il a fait, je fais du bien à quelqu'un qui ne me connaît pas, etc. Et quand il va bénéficier du bien que je lui ai fait, je lui demanderai de faire du bien à quelqu'un d'autre. Mais je te recommande ce film. Il est très, très beau. Il est magnifique. Ok,
- Speaker #1
je vais regarder.
- Speaker #0
On est à We Talk. On parle d'échecs. Pour toi, quelle est ta définition de l'échec ?
- Speaker #1
C'est un escalier.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais encore.
- Speaker #1
C'est un marché pied. Ouais, c'est un escalier. En fait, les échecs, c'est des escaliers que tu amoncèles les uns sur les autres et qui te permettent d'atteindre le succès.
- Speaker #0
J'espère que les gens entendent bien ce que tu dis. Je vais répéter peut-être. C'est très important parce qu'on ne sait pas. On peut vivre des choses tellement difficiles à un moment, à un instant T. Et se dire que c'est juste un escalier qui va nous permettre d'agir.
- Speaker #1
C'est vraiment un escalier. C'est un escalier qui peut te mettre à la cave, tout comme c'est un escalier qui peut te mener au rooftop. Mais c'est toi qui choisis. L'échec, c'est rien.
- Speaker #0
Là, tu viens de dire quelque chose de puissant.
- Speaker #1
C'est toi qui choisis. C'est toi qui choisis ce que tu fais de l'échec. C'est rien du tout. On en fait trop autour de ça. C'est rien du tout l'échec. L'échec, c'est rien. C'est un état. C'est une photographie à un instant T, comme on dirait en comptabilité. C'est une photographie à un instant T d'un état. Ça n'a pas marché. Qu'est-ce que tu fais de l'information ? Soit tu te morfonds et tu fonces vers la cave. Donc c'est un escalier qui te mène au sous-sol. Soit tu dis, ok, je refais différemment. et c'est un escalier qui te mène au rooftop. Combien de trucs j'ai foiré. Combien de trucs j'ai raté ? Combien de trucs j'étais complètement nul ? Combien de trucs je suis toujours nul d'ailleurs ? Je disais à mes élèves hier, j'avais un rendez-vous très important avec le maire d'une commune. Et je me suis promis que j'allais me prendre en photo avec lui. Tout le long du rendez-vous, je ne pensais qu'à la photo. C'est-à-dire que je ne l'écoutais qu'à moitié, mais je ne pensais qu'à la photo. On s'est bien entendus, ça s'est bien passé, on était contents, on a rigolé, on s'est tapé dans les bras, tape sur l'épaule, tape dans le dos je devais faire la photo je suis parti sans la photo échec total t'as eu l'occasion de faire un truc créer un buzz faire le gars sur les réseaux sociaux et je sais pas faire ça échec total donc maintenant eux ils ont pris le défi ils ont dit monsieur on va vous accompagner quand vous sortez comme ça au moins vous aurez forcément une photo ok wow tu vois donc ça c'est du dévouement total là merci les élèves mais regarde ce que ça a créé cet échec tu vois regarde ce que ça a créé et là je parle d'un échec gentil c'est vrai mais regarde ce que ça a créé mais c'est gentil ça dépend tu sais les gens prennent des choses oui tu peux le prendre même très à coeur mais Regarde ce que ça a créé. Ça a créé des jeunes qui sortent de leur territoire habituel, qui viennent sur Paris, qui découvrent des gens qui n'ont jamais vu, qui se retrouvent sur un plateau, qui trouvent un studio, qui découvrent ce que c'est qu'un podcast, qui voient les coulisses de ce qu'ils regardent peut-être sur TikTok, ou dont ils n'ont même pas... Tu vois, ils ne connaissent pas. Voilà ce que ça a créé.
- Speaker #0
Ça éveille leur conscience. Ça éveille leur conscience,
- Speaker #1
ça va éveiller peut-être leur volonté, leur vision, leurs objectifs. Voilà ce que cet échec a créé.
- Speaker #0
Ah, c'est beau, ça.
- Speaker #1
On est dans du concret,
- Speaker #0
dans du pragmatique.
- Speaker #1
très concret. Ils n'ont rien à faire là, mais ils sont là. Donc c'est très concret. L'échec, c'est ce que t'en fais. T'as pas réussi à faire une prise de parole ? Bah écoute, il y en a beaucoup où ils me disent « Ah bah non, j'arrive pas à parler la parole en public, c'est trop dur, je me suis affiché. » Bah recommence. Si tu recommences pas, comment tu vas t'améliorer ?
- Speaker #0
Ah mais tu me fais penser à une chanson de Youssoupha, le rappeur, qui dit à son fils dans sa chanson « Si tu l'as déjà fait une fois, tu peux le refaire. »
- Speaker #1
Tu peux le refaire. C'est tout. Moi, j'ai perdu des boîtes. C'était dur. c'était douloureux je sais que techniquement peut-être ça va être une question qui va arriver mais j'ai perdu beaucoup de choses j'ai perdu beaucoup de choses et des fois tu vois, l'échec c'est un gain mais on en fait trop on fait trop une fixette sur ce qu'on perd ou sur ce qu'on n'arrive pas à faire, l'être humain le cerveau est programmé à retenir ce qui est négatif c'est pas le cerveau qui est programmé comme ça parce que le cerveau il est programmé pour ce que tu lui donnes de faire c'est la société qui te conditionne C'est l'environnement dans lequel tu es qui te conditionne. Et si tu te laisses conditionner, c'est-à-dire que si tu laisses les virus pénétrer ton programme, effectivement, tu vas mal réfléchir. Et quand tu vas perdre quelque chose, ou quand les gens vont se détourner de toi, ou quand on va te calomnier, t'accuser faussement, tu vas te suicider. Tu vas aller mal. Parce que tu n'as pas conscience qu'après, elle n'a plus le beau temps. Quelle que soit la longueur de la nuit, le soleil finit toujours par se lever. Quelles que soient les difficultés que tu rencontres, il va forcément y avoir du positif à un moment donné. Et comme on est très court-termiste et qu'on n'est pas capable de réfléchir long terme, on ne se rend pas compte que la situation la plus négative que tu vis aujourd'hui, c'est demain cette situation qui sera la source de ton salut.
- Speaker #0
J'ai presque envie de dire, tu as tellement raison, parce que moi je crée We Talk. parce que j'ai vécu des choses très très difficiles et qu'en fin d'année dernière je devais signer un contrat dans une entreprise j'étais recrutée c'était dans les conditions que je voulais j'avais signé la promesse d'embauche ils avaient signé la promesse d'embauche deux jours avant le début de la mission ils ont dit on ne veut plus de vous sans raison aucune c'est à dire les raisons pour lesquelles ils me prenaient Merci. Ce sont les mêmes raisons pour lesquelles ils ont décidé de ne plus du tout me prendre. C'est-à-dire le truc complètement lunaire. Et aujourd'hui, ça m'a fait tellement mal. Je suis tombée de tellement haut. J'étais tellement dans l'incompréhension totale que je me suis dit ou j'en fais quelque chose de positif ou je me laisse sombrer. C'est la raison pour laquelle j'ai fait We Talk.
- Speaker #1
Et tu as choisi le bon escalier.
- Speaker #0
J'ai choisi le bon escalier. Toi, donc, raconte-nous ton échec ou en tout cas ton... ton escalier le plus, allez, qui a le plus tangué, qui a le plus bougé.
- Speaker #1
Ouais, c'est ce que je disais.
- Speaker #0
C'est lequel ?
- Speaker #1
Parfois, on est dans une ère de réseau social où chaque rumeur peut être amplifiée.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et la rumeur, par définition, elle n'est pas fondée.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, parfois, des gens, plus ou moins bien intentionnés, plus ou moins intelligents. vont balancer des choses sur toi. La problématique, ce n'est pas les gens qui balancent des choses. C'est combien ça se propage, combien c'est récupéré, combien c'est amplifié, combien ça affecte des gens qui hier t'admiraient. Et ça, c'est quelque chose de particulièrement douloureux dans la vie d'un homme. Moi, hier, j'étais très attaché à mon image. Parce que mon témoignage, mon image de Marc, c'était une carte de visite. Ah, Guy Hinshott ? Oui, bien sûr, allez-y, donnez-lui. Et du jour au lendemain, un faux témoignage, une fausse accusation, une calomnie a fait exploser ce monde en éclats.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux en dire ? davantage. Parce que moi, pour le coup, là...
- Speaker #1
Je vais être très évasif, parce que j'ai pris des actions. Et il faut que nous, les hommes, les femmes, qui avons décidé de nous dédier à nos causes, et qui, par conséquent, devenons des personnalités publiques,
- Speaker #0
Il faut absolument apprendre à se détacher de cette image.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Comme une star de cinéma qui sombre dans l'alcool et dans la drogue parce qu'on ne l'appelle plus pour faire des films. Quand tu t'accroches trop à quelque chose, moi je suis profondément accroché à un monsieur que j'appelle mon grand frère, qui est mon seigneur, qui est mon sauveur, qui a racheté ma vie à son prix et qui par son sang m'a lavé d'absolument toutes choses négatives. Et mon grand frère m'a lavé complètement. Là où j'étais totalement dépendant de certaines choses, de certaines personnes, cet épisode de ma vie m'a permis de changer radicalement, radicalement, dans mon comportement, dans mon rapport aux autres, dans ma méfiance, dans mes relations, dans ce qui est important. dans ce qui ne l'est plus. Et parfois, l'échec ou la difficulté que tu vas vivre, c'est ça qu'elle va permettre. Elle va permettre que ce à quoi tu t'attachais parce que tu croyais que c'était un gain, tu vas le voir comme de la boue à cause de l'excellente connaissance que tu as des choses à présent. Et c'est pour ça que toutes les personnes qui croient vivre des échecs restent dedans. Mais vous n'avez pas compris, c'est une bénédiction.
- Speaker #1
Donc en fait, il y a une personne qui t'a accusé de choses et qui aujourd'hui a déteint sur ton image, sur ta notoriété. Et cette histoire-là, aujourd'hui, t'a permis de prendre du recul sur toi-même. Peut-être que tu as fait du ménage autour de toi. Comment ton entourage a accueilli ces accusations ?
- Speaker #0
Je ne savais pas qui m'aimait. Mais aujourd'hui, je sais très bien identifier qui m'aime de tout son cœur et qui peut aller à la guerre pour moi. Et parfois, quand tu grandis, quand tu gagnes en notoriété, en fame et tout ce qu'on veut, tu ne sais pas qui est sincère avec toi. Tu ne sais pas qui t'apprécie, qui ne t'apprécie pas, qui te veut du bien, qui ne te veut pas du bien, qui attend ta chute. Tu ne sais pas. Tu ne sais pas qui se cache derrière un buisson et rêve que tu ne t'en sortes pas. Tu ne sais pas. Et quand il t'arrive un drame, un scandale, ça met les choses au clair. Et c'est ça qui est formidable. Donc au départ, tu t'es effondré. Mais en réalité, tu ne sais pas que ce qui t'a enfoncé, on t'a planté. Tu n'es pas enfoncé, tu es planté. C'est ça l'état d'esprit de développement, de croissance à avoir. J'étais sous terre.
- Speaker #1
On avait semé une graine.
- Speaker #0
En réalité, on a semé, tu es une graine. Donc on t'a planté, on ne t'a pas enfoncé. ça dépend de ce que t'en fais moi j'ai voulu me suicider mais bien sûr j'ai voulu partir la douleur était trop forte la douleur était trop forte c'était trop fort c'était trop fort les gens se rendent pas compte de leur folie l'objectif s'il était de me parce que l'objectif derrière ces personnes là c'était quand même de me nuire l'objectif aurait pu être atteint j'ai pensé à supprimer ma propre vie waouh Bien sûr. Mais ça, c'est quand tu ne sais pas que tu ne t'appartiens pas. C'est quand tu n'es pas mort à toi-même. C'est quand tu ne sais pas que c'est petit. Là où tu t'en vas, c'est tes actions que tu mènes, l'école, les gens, les QPV, tout ton discours. Ça va forcément t'emmener quelque part. Et ce quelque part-là, les attaques sont encore plus terribles.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
« Tranquillise-toi, ce que tu as vécu, c'est un avant-goût. C'est pour te préparer, c'est l'entraînement. Tu es au CP de la vie, là.
- Speaker #1
Tu es à la maternelle. » C'est comme ça que tu l'as pris pour pouvoir te relever.
- Speaker #0
Bien évidemment.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Bien évidemment. Parce qu'après, je te parlais de mon grand-frère. Mon grand-frère, il a été calomnié. Il est venu pour sauver le monde et on l'a insulté de démon. Donc, c'est très grave. et toutes les personnes qui viennent pour faire du bien le mal sera toujours là pour le pervertir
- Speaker #1
même de la part de gens qui étaient tes proches que tu aimais de tout ton coeur et blablabla ça va arriver il faut se dire que ça va arriver ça va arriver c'est obligatoire si ça n'arrive pas ça va arriver si
- Speaker #0
ça n'arrive pas c'est que tu tu déranges personne tu déranges pas c'est le mal ce que tu fais là c'est pas totalement bien parce que tu déranges personne mais quand tu vas commencer à te déranger mon ami
- Speaker #1
Il va avoir ce type d'adversaire.
- Speaker #0
Il va avoir cet adversaire, c'est obligatoire.
- Speaker #1
J'aime à dire qu'on ne se fait pas seul et que sur notre chemin, je pense que tu as un petit peu anticipé la première question, c'est qu'il y a des détracteurs qui nous mettent dans des situations qui sont vraiment très difficiles. Et j'ai envie de te demander, mais je pense que tu y as certainement déjà répondu, la pire situation dans laquelle les détracteurs t'ont mise et finalement de laquelle tu sors comme un phénix. C'est peut-être celle dont on vient de parler.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu ça. C'est un peu ça.
- Speaker #1
Et donc, je vais rebondir en disant, ensuite, je dis qu'il y a des rencontres fortuites. Alors, c'est celles qu'on ne les attend pas. Ces personnes rentrent dans nos vies et disent quelque chose. Parfois, ils n'en sont même pas conscients. Ils disent quelque chose qui résonne tellement fort que ça nous permet de prendre un chemin, en tout cas de suivre le chemin qui nous est réellement destiné. Voilà. C'est une décision que l'on prend. C'est quelque chose qu'on décide de faire. Est-ce que tu as un exemple comme ça ? Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Au-delà même des rencontres, ça peut être des gens qui sont déjà là.
- Speaker #1
Oui, aussi.
- Speaker #0
Et qui se révèlent d'une manière différente.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et oui, il y en a plein. Il y a déjà les personnes qui travaillent avec moi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Les personnes qui travaillent avec moi, les personnes qui privent.
- Speaker #1
C'est le moment de les remercier. Ça, c'est l'ave.
- Speaker #0
Oui, je les remercie tous les jours. C'est big up, là. Merci à vous tous. Vous connaissez, on est ensemble depuis maintenant un an et demi, deux ans. On les remercie tous les jours, mais je les aime et ils savent déjà tout ce que je sais, Mais oui, toutes ces personnes-là, elles se révèlent parce qu'elles se révèlent comme des piliers. Elles se révèlent comme des soutiens, comme des encourageurs, comme des personnes qui font pour toi. Elles se révèlent comme des partenaires, comme des collaborateurs. Donc des fois, ce n'est même pas des rencontres, des fois, c'est aussi des gens qui étaient là et qui n'attendaient qu'une seule chose, c'est de pouvoir prendre une place plus importante dans ta vie.
- Speaker #1
Et comment on fait pour qu'à un moment, ils prennent cette place-là ?
- Speaker #0
Il y a un vide qui le comble d'eux-mêmes. Ce n'est pas à nous de faire, c'est eux qui font. Quand tu veux servir quelqu'un, c'est toi qui fais. Tu vois qu'il y a un vide, il y a un manque, il y a un besoin, tu le combles. Et c'est ce que ces gens-là font pour nous.
- Speaker #1
En tout cas, je les remercie parce que j'ai quand même quelqu'un de formidable devant moi aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est gentil.
- Speaker #1
J'aime également parler de la personne-providence. C'est celle qui, à un moment, nous donne notre chance. Elle voit notre grain de folie et ouvre la porte là-haut. personne d'autre ne l'aurait fait.
- Speaker #0
J'en ai deux, du coup. C'est quand j'étais étudiant et salarié. C'est deux hommes que j'appelle les hommes de ma vie. Le premier, c'était mon directeur pédagogique quand j'étais étudiant. Et le deuxième, c'est celui qui m'a permis de signer mon premier CDI lorsque j'ai terminé totalement mes études. Et il n'y avait absolument rien pour que ces gens-là me prennent, rien pour que ces gens-là m'aident, rien pour que ces gens-là... me permettent pour le premier de passer mon diplôme et pour le second d'avoir une expérience professionnelle. Mais ils l'ont fait et je les remercierai toute ma vie.
- Speaker #1
Moi aussi, je les remercie. On les remercie, c'est le moment de remercier. Comment ça se passe à Business Code ? À Code Business School. Comment ça se passe ? Quelle est la vision que tu as aujourd'hui derrière Code Business School ?
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Ta manière d'amener l'éducation.
- Speaker #0
Ok. Le projet pédagogique de Code Business School, il est simple. On prend en considération le cadre familial, le CPF, donc le cadre personnel et familial de l'étudiant. L'éducation, il faut l'avoir de manière holistique. On aime bien prôner l'excellence académique, être exigeant avec les notes, etc. Mais ce n'est pas possible quand une petite fille se fait toucher par son papa ou par les oncles qu'elle a dans sa famille. Ce n'est pas possible quand... Une jeune femme est dans la difficulté avec son environnement parce que copain toxique. Ce n'est pas possible quand un jeune garçon a des difficultés avec son père qui est violent. Ce n'est pas possible quand un jeune garçon entend les sirènes de la rue, du deal, l'appeler continuellement. Avec des gens qui lui font comprendre que tu vas étudier pour gagner 1500 euros par mois, je t'en propose 1500 la semaine. Donc, il y a tout ça à prendre en compte. Et moi, notre pédagogie, elle se veut donc active, forcément, mais comme j'aime le dire, éthique. Reprendre l'individu. Elle se veut inclusive. Je me fiche de ce que tu as sur la tête, de ce que tu sois un homme, une femme, de ton orientation sexuelle, de tes origines, ce n'est pas mon problème. Elle se veut efficace. Je veux t'apprendre ce qui va t'aider à t'en sortir dans la vie. et à ce vœu multiculturel. Je veux prendre ton background en compte pour t'aider à évoluer. Et nous, on crée des classes qui sont très cocooning. ils sont pas plus de 20, maximum c'est 20, 22, tu vois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais en tout cas, on n'essaie pas de dépasser 20.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce qu'on veut que les professeurs les connaissent chacun et qu'il y ait une relation qui se crée, un suivi, pour permettre à ces jeunes d'avoir quelqu'un à s'identifier, parce que parfois, ils ont personne à qui s'identifier. Et quand t'as personne à qui t'identifier, t'as pas de rêve, t'as pas de vision, t'as pas d'inspiration, t'as pas d'envie. C'est pour ça que quand on parle aux jeunes et on leur demande tu veux faire quoi plus tard je sais pas parce qu'il a pas d'exemple qu'on crée.
- Speaker #1
Donc en fait, tu crées des classes où finalement les profs sont un peu des mentors.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est des mentors. C'est pas un peu... C'est des mentors. Ils ont des mentors aussi. C'est-à-dire que moi, j'ai des gens dans mon entourage qui vont les prendre en charge, qui vont s'en occuper, avec qui ils pourront parler. Et c'est ça l'idée. Chez moi, on dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Et je pense que l'école n'est pas juste la solution de l'éducation. Je rencontre d'ailleurs les parents de mes élèves dans deux semaines, le 7 octobre. Parce que l'éducation, il y a l'institution apprenante. Elle ne peut pas avoir toute la responsabilité. L'institution apprenante, ce n'est pas possible. Il faut aussi prendre les parents ou les responsables légaux et l'enfant en question. Donc, il faut tout un système, un écosystème autour de l'enfant pour lui inculquer ce qu'on veut lui inculquer et lui permettre de s'en sortir et à son tour de faire vivre ce cercle vertueux et cette communauté. Donc, c'est ça qu'on... essaye de faire. Et c'est ça la vision de Code Business School. Et je disais, c'est ce qu'on essaye de faire parce qu'on attend d'en voir les résultats. Et quand tu crées une école, les résultats, c'est sur 10 ans.
- Speaker #1
Elle a combien d'années d'existence ?
- Speaker #0
Elle n'a que 2 ans.
- Speaker #1
Elle a déjà 2 ans. Et ça te vient d'où de créer ton école ? Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées sur ton chemin ? Pour quelle sorte de terre ?
- Speaker #0
J'ai toujours voulu, depuis que je suis... Ça fait longtemps, depuis que je suis petit, je veux créer une école. Je ne savais pas comment faire. J'ai commencé par le périscolaire, mon ancienne société, et puis aujourd'hui j'ai eu les reins suffisamment solides pour lancer un établissement d'enseignement supérieur.
- Speaker #1
Il faut beaucoup d'argent pour ça ? Je sais pas, moi je pose des questions,
- Speaker #0
je me dis quand même. Non, c'est une très bonne question. J'allais dire non, parce que moi quand j'ai commencé j'en avais pas. Mais c'est une bêtise. Ça fait deux ans que je me payais pas par exemple. Ça fait deux ans que c'est ma trésorerie personnelle qui a financé un bon nombre d'opérations. Aujourd'hui, j'atteins un équilibre. Donc l'école s'autofinance. Mais pendant un an, c'était le compte en banque de Guy Hinchot qui finançait l'intégralité de nos opérations.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, tu as des aides de l'État ?
- Speaker #0
Tu n'as pas d'aide de l'État quand tu fais une école. Il faut que tu sois une école publique. Ce n'est pas notre cas, je suis un privé. Donc tu n'as pas d'aide. Mais en revanche, tu as des business models que tu peux mettre en place. Déjà, l'alternance.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Le fait que mes étudiants soient en alternance, ce sont donc des apprenants, pour utiliser le terme exact. Mes apprenants sont en alternance, je suis payé par ce qu'on appelle les opcos.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ce n'est pas une aide, c'est un financement réalisé pour la scolarité de l'apprenant. Donc, on appelle ça un niveau de prise en charge. D'accord. Après, tu peux avoir des business models, donner de la formation.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Moi, je suis formateur en prise de parole.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, je suis en capacité de former des professionnels, des non-professionnels, tout type de personnes qui cherchent à augmenter, améliorer son éloquence. Ça, c'est mon travail. Il y a d'autres formations aussi qu'on peut donner en leadership, en management, en vente. Et ça, c'est subsidiaire, c'est à côté. Mais juste le business model de l'école, bon, il faut être très altruiste. Il y a des écoles qui font beaucoup d'argent et qui ne sont pas du tout dans notre philosophie de bienveillance. Elles voient l'élève en chèque et donc elles blindent les classes. Moi, ce n'est pas mon cas. Une classe avec à peine 20 élèves, ce n'est même pas forcément rentable. Donc, on est dans une dimension qui est très familiale, très artisanale. Et qui veut...
- Speaker #1
Il y a combien de classes ? C'est l'école de commerce, donc...
- Speaker #0
On a plusieurs promos.
- Speaker #1
Cinq années, pasteur à la fin ?
- Speaker #0
Exactement. D'accord. Tu as plusieurs promos.
- Speaker #1
C'est reconnu par l'État ?
- Speaker #0
Oui, forcément.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, tu as plusieurs promos. Et dans ces plusieurs promos... Eux, par exemple, c'est la promo qui se trouve à Épinay-sur-Seine. Ils ont cours les lundis. Et d'autres arrivent pour les autres jours de la semaine parce que leur rythme d'alternance, c'est un jour, quatre jours. Un jour à l'école, quatre jours en entreprise. Ce qui fait qu'ils ne voient pas forcément leurs camarades. Mais systématiquement, il y a des nouvelles promos qui arrivent.
- Speaker #1
D'accord. Quel est le conseil que tu peux donner aujourd'hui à un enfant en situation d'échec ?
- Speaker #0
Scolaire ?
- Speaker #1
Oui, scolaire ou dans la vie, ce que tu as pu décrire. Si un enfant, un étudiant, un jeune aujourd'hui écoute ce podcast et qu'on lui renvoie, lui, qu'il est dans une situation d'échec et qu'il ne fera pas grand-chose de sa vie, tu lui dis quoi ?
- Speaker #0
Déjà qu'il fera quelque chose de sa vie, mais ça dépend que de lui. Ça dépend de personne d'autre. C'est pas le conseiller, la conseillère d'orientation qui décide de ta vie. C'est pas tes parents non plus. C'est pas l'environnement dans lequel tu vis. C'est toi. Et quand t'es dans cette situation de flou en réalité, l'école ne te convient pas, tu sais pas ce que tu veux faire plus tard, échine-toi. à aller chercher ce que tu veux faire, à te découvrir. On aime beaucoup parler de tu veux devenir quoi, tu veux faire quoi dans la vie ? Ce n'est pas tu veux faire quoi dans la vie qui compte, c'est tu veux devenir quoi ? Qu'est-ce que tu veux être ? Moi, je veux être quelqu'un qui change le monde. Le véhicule que j'ai choisi pour faire ça, c'est l'éducation. J'aurais pu choisir l'informatique, j'aurais pu choisir l'IA, j'aurais pu choisir d'autres choses. Le véhicule que j'ai choisi, c'est l'éducation parce que je suis doué pour ça. Tu es doué pour quoi en fait, gamin ? T'es doué pour quoi, mon enfant ? T'es doué pour quoi championne ? T'es doué pour quoi championne ? Et quand tu trouves ce pour quoi t'es doué, et ce que tu veux être, ce que tu veux devenir, là, on commence à discuter de choses intéressantes. Mais avant ça...
- Speaker #1
Et accessoirement, tu peux aller t'inscrire à Code Business School. Accessoirement,
- Speaker #0
si t'es en âge de nous rejoindre, si t'as le niveau bac, tu nous retrouves. Mais l'idée, d'abord, elle est surtout de savoir ce qu'on veut devenir. Tu veux devenir quelqu'un avec une vie paisible ? Ok, qu'est-ce que tu dois faire pour avoir une vie paisible ? Tu veux devenir quelqu'un de riche ? Les jeunes aiment bien dire ça. Qu'est-ce que tu dois faire pour être quelqu'un de riche ? Tu veux devenir quelqu'un qui a de l'impact ? Qu'est-ce que tu dois faire pour devenir quelqu'un qui a de l'impact ? Qui tu dois observer du coup ? Qui tu dois imiter ? Qui tu dois copier ? Là, on commence à parler de choses intéressantes.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu leur dis ? Ça, c'est quasiment le mot de la fin. Tu leur dis quoi par rapport à la réussite ? Qu'est-ce que c'est que réussir ?
- Speaker #0
Ça aussi, c'est comme l'échec. C'est un mot, c'est un état. Réussir, c'est quoi ? Moi, réussir, c'est quand tous mes élèves auront une situation. Or, je ne compte pas mourir demain et je compte avoir plein d'élèves. Donc, je n'aurai pas réussi de moins vivant. Parce que potentiellement, il y aura des rentrées chaque année à Code Business School. Ça va s'élargir et il y aura toujours un élève qui n'aura pas encore réussi sa vie ou atteint ses objectifs. Donc, moi-même, mon objectif, je ne vais pas l'atteindre. Mais réussir, c'est ce que tu te fixes. C'est ce après quoi tu cours. C'est ce que tu veux voir. Tu veux remporter quel prix ? Quelle est ta vocation ? C'est des concepts. Il ne faut pas s'enfermer dans j'ai réussi, je suis en échec, je n'ai pas réussi, je ne suis pas en échec. Celui qui est successful, n'importe qui qui est au sommet, il a des jours sombres. N'importe qui qui est au sommet a des gros échecs pour soit rester au sommet, soit continuer de s'en approcher. Ce n'est pas ça le but. Le but, c'est de t'affranchir de ça déjà pour commencer et de te fixer simplement comme objectif. de faire ce que tu veux faire et de te battre pour que la cause que tu défends, les convictions que tu prônes, se réalisent. Moi, mon rêve, je ne vais pas le voir de mon vivant, mais j'aurais semé toutes les graines possibles et imaginables pour qu'il se réalise. Et en ça, je ne pense pas que j'ai réussi, mais que je réussis. Tu vois ?
- Speaker #1
Je n'aurais pas pu dire mieux. pour le mot de la fin. C'est tellement captivant de t'écouter. En tout cas, je te remercie, Guy, pour cet échange puissant.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
On ressort grandi. On challenge effectivement notre vision de la réussite et de l'échec. Donc, dans le mot de la fin, c'est au final la réussite, de ce que je retiens de tout ça, c'est la réussite ou l'échec, ce ne sont que des concepts dont il faut s'affranchir. Réussir, c'est finalement aller vers son but. Même si on ne le voit pas, on peut dire déjà, dans notre présent, que l'on réussit. Et l'échec, c'est juste un escalier pour nous emmener vers la réussite. Je te remercie Guy pour ce moment, pour cet échange. Comment tu te sens à la fin de cette éphémère ? Dans un environnement, dans un décor très sympathique. Au nom de mes auditeurs, je te souhaite en tout cas beaucoup de belles choses pour la suite. et que tu... inspire énormément de jeunes qui, je crois, profondément, changeront le monde de demain.
- Speaker #0
Je l'espère aussi.
- Speaker #1
We Talk, le podcast, c'est terminé pour aujourd'hui. Je vous remercie infiniment d'avoir écouté cet épisode, que vous pouvez retrouver sur toutes les plateformes d'écoute de podcast. YouTube, Spotify, Deezer, Apple Podcast, Apple Podcast Addict, je crois. J'arrive pas toujours à le dire. Et bien sûr, si vous avez aimé cet épisode, likez, partagez, commentez. Voilà, faites le buzz sur Internet. Rejoignez-nous également, la communauté WeTalk, sur Instagram, sur LinkedIn, sur TikTok. Ça me fera énormément plaisir de vous lire. À très bientôt. Bye bye.