- Speaker #0
Bonjour à tous, vous êtes sur WIN, le podcast des placements performants. Je m'appelle Jérémy Orfeo, je suis un des fondateurs de la société WIN et après plus de 10 ans à accompagner des investisseurs de tous horizons, j'ai décidé avec ce podcast de vous donner accès à un contenu. contenu exclusif et à forte valeur ajoutée. Tout ça pour vous aider à piloter judicieusement vos placements en fonction de vos motivations, de vos capacités d'investissement et de vos objectifs de performance. Dans ce podcast, je reçois donc des experts de la finance, sociétés de gestion, entrepreneurs, conseillers ou investisseurs aguerris pour échanger, débattre et partager avec vous notre expérience et nos convictions éclairées. Alors bonne écoute ! Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast WIN, le podcast des placements performants. Je suis Jérémy Orfeo, dirigeant et fondateur de la société Weelim, une société de conseil en investissement spécialisée sur toutes les thématiques de placement. Aujourd'hui, on s'intéresse à une question brûlante. Comment investir en bourse dans un environnement instable et sous tension ? Guerre en Ukraine, incertitude politique aux US ? tensions géopolitiques et crises énergétiques. Ce sont autant de défis qui bousculent nos économies et les marchés financiers. Face à cette tension et cette instabilité apparente, certains investisseurs sont plutôt attentistes, d'autres prennent des décisions, cherchent des opportunités, des solutions, une nouvelle manière d'allouer leurs fonds. C'est le cas de notre invité du jour, Emery Gastaldi, gérant actions internationales chez Edmond de Rothschild Asset Management. et responsable de la gestion du Fonds Global Résilience. Bonjour Aymeric et merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Bonjour Jérémy.
- Speaker #0
Je suis ravi de te recevoir Aymeric et merci d'avoir accepté mon invitation. Les gens qui nous écoutent ou qui nous regardent sur YouTube ont sûrement déjà entendu parler du nom Edmond de Rothschild. Il est devenu symbole au fil des siècles de la gestion de fortune et de la richesse. Il se dit même riche comme Rothschild. Mais c'est avant tout une belle réussite entrepreneuriale et familiale puisqu'après tout... trois siècles et sept générations d'existence, plus de 250 ans d'existence. L'actionnariat est aujourd'hui à 100% familial et le groupe emploie dans le monde entier plus de 2700 collaborateurs dont plus de 700 dans l'activité Asset Management, donc gestion d'actifs en français. Et on ne parle pas d'une petite activité puisque l'Asset Management chez Edmond de Rothschild, c'est plus de 100 milliards d'euros d'actifs sous gestion et 9 milliards en gestion par les équipes France, dont tu fais partie à fin décembre 2024. Merci, Aymeric, d'avoir accepté mon invitation. C'était une introduction complète pour entamer notre sujet du jour. Et avant de parler plus concrètement de ce fonds Global Résilience, je voulais qu'on revienne ensemble, Aymeric, sur le contexte de marché, pour que les gens comprennent en quoi ce fonds va répondre aux attentes, en tout cas, pourquoi il y a des convictions aujourd'hui sur la performance au travers de ce fonds. Donc est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le contexte, la thématique de la résilience ? Pourquoi le contexte aujourd'hui fait que demain cette résilience peut créer de la valeur à long terme ?
- Speaker #1
En fait, l'idée est la suivante. On a connu 30 ans, depuis les années 80 jusqu'à la fin des années 2010-2020, une période assez enchantée qui a vu la montée en puissance du libéralisme économique, politique, avec notamment la chute du mur de Berlin. la chute des barrières douanières et globalement la progression de la paix dans le monde. Et ce qui a peut-être été le paroxysme de ce mouvement-là a été l'inclusion de la Chine dans l'OMC en 2003. A l'époque, tout le monde trouvait ça extraordinaire. Et en fait, on s'aperçoit que cette période enchantée de calme globalement économique, enfin de prospérité économique et de calme sur la partie diplomatique et géopolitique, se referme. on ouvre une nouvelle ère, une nouvelle séquence qui est marquée par davantage de volatilité géopolitique, davantage d'incertitude également, une refonte des alliances. Et bien cela, on est convaincu que ça aura un impact économique majeur et donc un impact sur les marchés financiers. Ce qui veut dire que si vous, vous investissez ça en bourse, et bien vous devez tenir compte absolument de ce changement d'environnement si vous voulez performer. Et donc c'est avec cette idée-là qu'on a construit, qu'on a dessiné Merci. la stratégie de EDR Global Resilience.
- Speaker #0
Ce que tu dis, c'est qu'en gros, depuis 20 ans, on voit que les marchés progressent, quels que soient les indices, notamment les marchés américains, qu'il y a des perturbations géopolitiques, économiques, mondiales qui font qu'il faut réinventer ou inventer de nouvelles stratégies. qui sont complémentaires d'autres stratégies pour aller chercher du défensif. Mais défensif ne veut pas dire contre-performance.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
OK. Alors, ça m'amène quand même à une question annexe. C'est, OK, on parle de croissance économique, de croissance des marchés, mais est-ce que finalement, on n'est pas à la veille d'une bulle et aujourd'hui, les marchés sont... En gros, ce que tu dis, toi, tes géants d'action, ça vaut le coup aujourd'hui quand même de revenir, de continuer à investir sur les marchés parce que les gens sont un peu attentistes ou frileux.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors nous, notre conviction, c'est que sur le long terme, les marchés à action restent la meilleure classe d'actifs, sans véritable alternative crédible. Notamment dans un monde où l'inflation risque de revenir, ou en tout cas de se stabiliser à des niveaux plus élevés que ce qu'on a connu pendant 30 ans, notamment pour les conséquences de ce dont on parlait juste avant, à savoir qu'il y a moins de mondialisation, on aura moins de facilité à optimiser les chaînes de valeur, que nous allons même baisser les coûts. Donc, davantage d'inflation, l'inflation, c'est ce qui va endommager durablement les stratégies type fixed income, donc les obligations, par exemple, ou les taux. Donc vraiment, la partie action représente, selon nous, dans ce cadre-là, le meilleur placement à long terme. C'était le cas dans le passé, ça restera à l'avenir. Maintenant, sur la partie bulles, nous ne pensons pas que nous sommes en bulles. Il y a des poches de survalorisation dans le marché, effectivement. Mais on ne peut pas dire que le marché dans son ensemble soit très cher. Le marché européen se paye 13 fois ses bénéfices annuels. C'est en ligne avec les moyennes et longs termes, ce n'est pas excessif. Donc oui, il y a peut-être des poches de survalorisation, mais en aucun cas le marché aujourd'hui se rétambule dans sa globalité.
- Speaker #0
Pour reformuler ce que tu dis, quand tu parles de poches sur lesquelles il peut y avoir des survalorisations pour les moins initiés, tu parles de secteurs d'activité spécifique, de profils d'action spécifiques, comme par exemple les valeurs tech, où aujourd'hui on se dit qu'il y a peut-être des survalorisations type... des actions type Nvidia par exemple qui se payent plus de 20 fois les bénéfices c'est de ça quand tu parles par exemple,
- Speaker #1
Nvidia c'est pas forcément la valeur sur laquelle j'ai le plus de crainte mais il y a une cohorte d'entreprises sur les thématiques à la mode sur l'intelligence artificielle générative et Nvidia c'est un peu différent parce qu'ils sont très profitables donc on peut se poser la question de la durabilité de leur profitabilité mais il y a d'autres entreprises beaucoup plus profitables qui se payent très très cher et là effectivement on voit des risques importants donc nous nous les évitons mais il y a des poches comme ça il y a des... Il y a des segments de marché qui sont plus dangereux. Et ce qu'il faut aussi avoir à l'esprit, c'est que nous, nous partons du principe que... les gagnants des 15 ou 20 prochaines années seront très différents des entreprises qui ont bénéficié des 30 dernières, à savoir les entreprises qui ont bénéficié notamment de la chute des baires douanières. Les entreprises qui ont fondé un modèle d'activité qui se basait sur la production bon marché dans les usines chinoises destinées par des designers français ou milanais pour vendre le produit à New York, ça c'est typiquement le genre de modèle qui a beaucoup bénéficié de 30 ans de mondialisation des terreuses. ce n'est pas forcément ceux qui sont le mieux armés pour le contexte politique, géopolitique et économique des années à venir.
- Speaker #0
C'est très clair. Donc du coup, on a vu un peu, tout le monde voit en regardant les infos aujourd'hui un peu le contexte dans lequel on est. Ce qui vous a amené chez Edmond Rothschild à lancer un fonds sur la thématique de la résilience. C'est quoi la résilience ? cette thématique,
- Speaker #1
comment est venu ce terme qu'est-ce qui se cache derrière ça peut être assez abstrait absolument et c'est un terme qui est souvent galvaudé il y a une définition psychologique il y a une définition physique mais globalement l'idée de la résilience c'est sa capacité à se remettre d'un choc exogène et de continuer à avancer donc c'est assez proche de ce qu'on pourrait appeler solidité ou résistance, mais avec une dimension dynamique en plus. C'est ça la résilience. Et pourquoi on en parle aujourd'hui ? Parce qu'en fait, avec ce changement de contexte politique et géopolitique, On voit un retour du politique sur l'économique, mais aussi on voit la nécessité pour les entreprises d'adopter des modèles plus solides. Pendant 30 ans, on a privilégié la performance avec des politiques de stock zéro, des supply chain extrêmement optimistes, etc. Aujourd'hui, on s'aperçoit que ce n'est plus en ligne avec les nécessités, ou en tout cas... la politique et la géopolitique. Il faut repenser ça, il faut avoir plus de stocks, il faut prévoir les imprévus, il faut repenser les partenariats qu'on a dans les pays politiquement aléatoires, on va dire. Et donc, c'est ce qu'on appelle cette aspiration à la résilience, repenser les modèles d'affaires pour avoir davantage de sécurité, davantage de durabilité, une capacité à opérer dans des environnements macroéconomiques et politiques changeants. C'est peut-être pour simplifier le propos, cette volonté de pouvoir s'assurer des conditions d'opération. normal, quel que soit l'environnement exogène.
- Speaker #0
Et donc, ça veut dire s'intéresser à des secteurs d'activité peut-être spécifiques par rapport à d'autres ? Je suppose que dans le spectre des cibles des secteurs d'activité ou même géographiques qui seraient visés par ce fonds, il y a des choix qui ont été faits, des décisions qui ont été prises en amont. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Alors, sur les choix géographiques, c'est très simple. On évite complètement les pays qui sont politiquement instables. Donc, nous ne sommes investis que dans les pays qui sont politiques. solid. Alors, cette notion est émouvante, puisqu'aujourd'hui, en fait, même les politiques, les pays souliers d'aujourd'hui le sont moins qu'ils l'étaient il y a 15 ou 20 ans. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe chez nos cousins d'Amérique. Mais ça reste un prisme très important pour nous, un jeu relatif, en fait. En termes de secteur d'activité, nous, effectivement, on investit dans des secteurs qui sont généralement résilients, à savoir qu'ils peuvent opérer, quel que soit leur environnement. Je pense par exemple aux entreprises qui gèrent les réseaux d'eau. En Europe, en Angleterre, aux Etats-Unis, il y a des grandes entreprises qui font ça, on appelle ça des utilities. Elles sont payées par le consommateur final dans le cadre d'une activité qui est régulée. Donc le régulateur vérifie que tout se passe bien et que tout est respecté. Ce qui est intéressant, c'est que ce sont des entreprises qui peuvent opérer dans des environnements macroéconomiques très difficiles et même dans des environnements géopolitiques en cas de guerre, ça ne change pas grand-chose à leur activité. Mais elles offrent également de la croissance. Parce que nous, on ne veut pas juste jouer de la défensivité pour la défensivité. les entreprises dans lesquelles nous investissons. investissons, notamment dans la partie eau. C'est des entreprises qui croissent parce qu'il y a des besoins de remise à niveau des infrastructures d'eau, notamment, c'est vrai partout, à Paris, à Londres, partout, il y a de grands problèmes de fuite dans les canalisations. Ces entreprises investissent pour mettre à niveau les réseaux, en contrepartie de quoi elles peuvent charger leur facturation de consommation d'eau à des prix plus élevés. Donc c'est un deal avec le régulateur. Donc il y a de la solidité, il y a aussi de la croissance c'est tout à fait ce qu'on que nous, nous apprécierons dans...
- Speaker #0
Quand on a échangé la dernière fois sur ce fonds, tu m'as parlé de quatre piliers importants sectoriels. Je pense que c'est important que les gens qui nous écoutent aient conscience de ces quatre piliers qui font les convictions de ce fonds. Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus sur ces quatre piliers ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, il y a quatre piliers très forts, qui représentent 100% du fonds. Le premier, c'est défense et cybersécurité, qui représentent aujourd'hui grosso modo 40% du fonds. Ça peut changer. On a eu beaucoup d'opportunités dans ce Il est là, du coup, on a 40% de la population. Le jour où on en verra moins, ça peut baisser. La défense, c'est assez évident. On a eu 30 ans de sous-investissements massifs dans la défense en Europe. Aux US aussi un petit peu, mais surtout en Europe. Il y a un grand rattrapage à jouer.
- Speaker #0
On le voit parce qu'il y a des annonces qui ont été faites sur des investissements. Absolument. compléter ce que tu dis.
- Speaker #1
Exactement. Et donc on va avoir 10-15 ans de croissance de la demande en équipement militaire européen. Parce que notamment en Europe, il y a le fait qu'on a sous-investi, mais aussi la volonté d'augmenter la part des équipements dans les budgets défis. défense et la volonté d'augmenter la part des équipements européens au sein des équipements qu'on achète. Aujourd'hui, on ne source que 35% des équipements en Europe pour les armées européennes. Donc il y a un potentiel de croissance qui est monumental pour les valeurs de défense européenne. La cybersécurité, c'est évident, on lit les journaux tous les jours des cyberattaques, etc. dans un monde qui se fragmente davantage, avec davantage de pression géopolitique, il n'y a aucune raison de penser que les menaces cyber vont diminuer. C'est même plutôt l'opposé. Donc là encore, c'est les budgets qui en moyenne progressent de 15% par an. On arrive à trouver des niches dans la partie cyber qui progressent à 20-25% par an, pour en parler plus en détail. Par exemple, ce qu'on appelle le Privileged Access Management, c'est les techniques les plus exigeantes en termes de protection des management ou des ressources clés de l'organisation. Le second pilier, les infrastructures critiques, on en parlait à l'instant avec l'eau, ça représente grosso modo 30% du portefeuille aujourd'hui. Donc effectivement, c'est des entreprises qui répondent à des besoins de base. Donc ça peut être l'eau, ça peut être l'énergie, l'électricité. Les entreprises en fait qui, par la nature des services et des biens qu'elles vendent, sont très peu cycliques. Et a contrario, peuvent croître. Enfin, au contraire, non seulement elles sont peu cycliques, mais elles peuvent aussi croître. on sélectionne les bonnes entreprises, on parlait de l'eau, c'est un bon exemple, on parlait des opérateurs et des réseaux d'eau, mais il y a aussi toute la chaîne de valeur qui va derrière, il y a aussi tous les vendeurs d'équipements pour les usines de traitement de l'eau, il y a également les acteurs dans le conseil autour de l'eau, donc on a investi dans une entreprise qui s'appelle Tetratech et qui aide les municipalités ou les entreprises à améliorer leur réseau d'eau, donc qui apporte des solutions, également des entreprises qui dessinent des infrastructures pour lutter contre la moitié des eaux. par exemple. Donc voyez-vous, dans cet écosystème de l'eau... Il y a de la robustesse, de la solidité, des activités qui sont peu cycliques, mais également des activités qui peuvent croître. Troisième pilier, tout ce qui est protection civile. Donc ça va être la protection des individus, mais également les technologies de médecine préventive et les entreprises qui peuvent apporter des solutions en cas d'urgence sanitaire. Donc si par exemple il y a un néovirus, une nouvelle bactérie, il faut l'analyser, il faut la diagnostiquer. Il y a des entreprises qui sont spécialisées là-dedans. On est actionnaire de ces entreprises-là. Et puis le quatrième pilier, c'est l'accès aux ressources stratégiques. Dans un monde où on est moins à l'aise avec son partenaire commercial, notamment on a vu l'Allemagne qui sourçait l'essentiel de son gaz auprès de la Russie, on voit à quel point c'est friable, c'est aléatoire. Les pays doivent repenser leur politique d'approvisionnement en ressources stratégiques, en premier lieu desquelles les autres carbures. Et nous, on investit dans des entreprises qui permettent... pays et bien de multiplier leur base de fournisseurs ou bien d'alimenter leur autonomie énergétique en augmentant leurs ressources sur place, en développant les solutions d'énergies renouvelables ou en maîtrisant mieux leur consommation énergétique.
- Speaker #0
On parlera après un peu plus en détail de valeurs sur lesquelles il y a des convictions parce que c'est intéressant que les gens nous écoutent comprennent l'analyse et le travail du gérant mais en amont j'aimerais bien bien court. qu'il y a un sujet qui est quand même brûlant aussi en ce moment sur le format de gestion entre gestion passive et gestion acquis parce que ces thématiques-là, c'est des thématiques qu'on peut éventuellement retrouver sur ce qu'on appelle des ETF. Il y a des ETF axés sur l'eau, par exemple, qui est une thématique que tu viens de citer. J'aime bien en parler parce que, que ce soit des professionnels de la gestion du patrimoine ou des particuliers qui nous écouteraient, qui se posent des questions sur comment investir demain, quand les particuliers font des recherches sur Internet, ils les placardent partout. Investir dans des ETF, c'est incroyable. C'est un peu la recette miracle. Il y a une étude qui est sortie, tout le monde la connaît je pense qu'aujourd'hui, puisque ça a été relayé sur plein de médias. Il y a une étude de la Spiva qui dit que 90% des fonds en gestion active sous-performent leurs indices de référence. En gros, ça veut dire que par rapport à un tracker qui achèterait l'indice, au sens qui répliquerait l'indice, on y attirerait plus de performance que si on confiait l'argent à un gérant comme toi. Ça nous fait sourire. qui gérait pour nous notre argent plutôt que de suivre simplement l'indice. Donc, cette thématique-là, pourquoi on irait la chercher avec un gérant actif plutôt qu'un gérant passif ? Il n'y a pas de gérant passif, plutôt que d'être dans une gestion passive. Ça, c'est la première question. Et l'autre question, c'est... finalement, est-ce que ça vaut plus le coup d'aller sur Global Resilience ou sur un ETF ? C'est un peu le sens de la question.
- Speaker #1
Sur la gestion active et la gestion passive, il y a beaucoup de choses à dire. Il y a un premier recueil de la gestion passive, c'est que il faut savoir que l'économie, c'est l'art de faire rencontrer des ressources et des emplois. C'est ce que fait la gestion active en finançant l'économie réelle, en finançant les entreprises. C'est ce que ne fait pas la gestion passive. Vous ne verrez pas des gestions passives participer à des introductions en bourse. Et d'ailleurs, on peut corréler la moitié en puissance de la gestion passive et la baisse des introductions en bourse. Donc, la gestion active a un rôle essentiel dans le financement de l'économie que n'a pas la gestion passive. Et la gestion active, par sa capacité discriminante, finance les entreprises qui ont besoin de capital pour se développer, les entreprises les plus prometteuses, et en retirant du capital les entreprises qui sont matures, ou en tout cas moins prometteuses. Ça, c'était juste une remarque en termes de préambule. Maintenant, pour le porteur, parce que j'entends bien que c'est ton point, je pense, en priorité. Quand on achète un fonds, un ETF, on n'achète pas un portefeuille, on achète une liste. Alors, plusieurs choses, c'est souvent, on réplique souvent un indice. Cet indice, il a été composé, pas par des professionnels de la finance, il a été composé par un exchange, une bourse. Le NICE, Euronext, etc. Quand ces gens ont composé cet indice-là, il y a sûrement, il y a généralement des dimensions de liquidité, mais il n'y a pas de dimension de construction de portefeuille.
- Speaker #0
D'analyse fondamentale de l'entreprise ? Encore moins. Encore moins.
- Speaker #1
Mais en termes d'exposition sectorielle, de gestion du risque, d'exposition géographique, il n'y a pas cette dimension-là. Donc ça, on se prive quand même d'un filtre analytique important. logique de répliquer un indice, eh bien en fait, on embarque beaucoup de biais sans s'en rendre compte. Ce qu'on peut aussi dire, c'est qu'après la période des 15 dernières années... qui a bénéficié non seulement de taux bas, mais de taux qui baissaient. Les marchés se sont très fortement concentrés. Quand on achète des ETF généralistes, indiciels, on a en fait des portefeuilles qui sont beaucoup plus concentrés que ce qu'on peut avoir avec des fonds de gestion actifs. Donc là encore, en termes de risque, il y a une dimension qui est souvent occultée lorsqu'on achète des ETF. Ce qu'on peut aussi dire, c'est qu'en achetant un ETF, on achète en fait ce qui est à marché. Donc on a une vision, comme disent les Anglais, qui est très backward. looking, on regarde vers l'arrière, on se projette assez peu vers le futur, on n'essaye pas de deviner quelles sont les entreprises qui marcheront à l'avenir, on se contente juste d'acheter des grosses entreprises aujourd'hui. Ce qui pose d'ailleurs des problèmes économiques par ailleurs, mais ça c'est un autre sujet, le porteur je pense pour lui ce n'est pas un sujet majeur. Maintenant, sur ta question sur pourquoi résilience par rapport à... C'est très simple. Tout à l'heure, on parlait de la défense et de la cybersécurité. Je te disais qu'on a 40% du portefeuille parce qu'on a vu beaucoup d'opportunités en début d'année, en janvier, de la défense. Notre poche défense est passée de 25%. à 40% en l'espace de quelques semaines à mesure qu'on avait davantage de visibilité sur la progression des budgets militaires. On a pu bénéficier du coup de la hausse très forte du secteur de la défense. Maintenant, investir aujourd'hui dans la défense est peut-être moins intéressant qu'il y a 2-3 mois parce que les titres ont beaucoup monté, notamment en Europe. Nous, nous avons la latitude d'arbitres récents. C'est-à-dire, effectivement, peut-être que tel titre qui a fait plus de 150% depuis l'année, aujourd'hui est arrivé à ce qu'on peut appeler la fair value, une valeur, disons, juste. on peut commencer à réduire la position. A contrario des entreprises dans la défense civile, la protection individuelle, ça va rester sur le bas côté. Il y a des opportunités, on peut arbitrer. Ou bien même de la cybersécurité, qui a été une tendance très marquée ces dernières années. Depuis l'année, il y a des acteurs qui sont très en retard. On peut arbitrer vers la cybersécurité. Si vous restez à la défense, vous avez le risque d'acheter un ETF qui puisse faire moins 5, moins 10 % sur les six prochains mois. Je pense que sur le long terme, on reste sur des dynamiques qui sont très porteuses. Mais il y a vraiment, avec l'ETF, une absence de gestion des risques très importante. Vous pouvez avoir, du coup, une approche tactique. Vous voulez faire un coup sur un mois, sur deux mois, peut-être. Tu peux faire ça. Nous, dans notre approche EDR de Bavaria-Zéliens, on est vraiment là sur le long terme. On estime qu'il y a un changement géopolitique qui est majeur, qu'il y a des impacts multidimensionnels sur la défense, certes, mais pas seulement sur la défense. aucun ETF aujourd'hui n'offre cette capacité à se positionner sur ce secteur-là de façon multisectorielle, multidimensionnelle. Et pourtant, c'est une thématique qui l'est.
- Speaker #0
Ok, c'est très clair. Merci pour ta réponse franche. Un peu longue, hein. Merci pour ta réponse franche. Pour revenir un peu sur le fond global résilience et rentrer au cœur de la machine, parce que je pense que les gens qui nous écoutent à un moment donné se disent ok, on a parlé... On a une vision assez claire du contexte macroéconomique dans lequel on est qui justifie la création de ce fonds-là, de cette thématique qui réporte des besoins essentiels sur la pyramide de Maslow. Et quatre piliers... bien identifié, très clair, que tu nous as évoqué. J'aimerais bien qu'on puisse prendre un exemple, plusieurs exemples, dans chaque thématique, si tu en as en tête, chaque pilier, où tu pourrais dire aux gens qui nous écoutent, on a pris ou j'ai pris la décision d'acheter telle action pour telle et telle raison, parce que ça répond à tels et tels fondamentaux, et on a utilisé tel prisme d'analyse, parce que les gens ne se rendent peut-être pas compte On parlait gestion active, gestion passive juste avant. Mais un gérant, il a un prisme d'analyse, il suit ça. ces indicateurs clés et se positionne à l'achat à un moment donné parce qu'il estime que c'est le bon market timing, c'est un bon timing, même si toujours une vision de long terme. Et ça m'oblige aussi à rappeler aux gens qui nous écoutent que on parle d'action, on parle de bourse, mais les performances en bourse ne sont pas garanties. Le capital que les porteurs investissent en bourse et dans le fonds global des résiliences n'est pas non plus garanti, donc il faut être très vigilant à tout ça. Et c'est aussi pour ça que tu es là, pour prendre des décisions d'arbitrage ou pas. qu'est-ce que... Est-ce que tu peux nous donner des exemples par piliers ?
- Speaker #1
Alors, on peut commencer par la défense, puisqu'on en parlait. On a investi dans une entreprise américaine qui s'appelle Raytheon, qui est un grand acteur historique du secteur de la défense aux États-Unis. Alors, il y a plusieurs choses intéressantes à avoir à l'esprit. Ils sont en pointe sur les technologies des missiles hypersoniques. qui est l'une des grandes priorités de l'administration à Washington en place, mais qui en fait, même s'il y a un changement dans les années à venir, ça va rester l'un des grands enjeux pour la guerre de demain, c'est l'émissile hypersonique. Ça a aussi été un grand architecte du dôme de fer au-dessus d'Israël. Donc si on pense que Trump ou son successeur avancera sur le projet de dôme de protection de bouclier antimissiles au-dessus des États-Unis, ça sera également une entreprise qui sera privilégiée par son expertise, parce qu'elle a démontré sa capacité à exécuter un projet comme celui-ci. Pourquoi on s'est positionné dessus ? Parce qu'en fait, il y a beaucoup de défiance du marché. marchait à l'égard de Raytheon, en début d'année notamment, puisqu'on craignait une baisse des dépenses militaires américaines. Il y avait tout ce quasi-fantasme autour de la capacité du DOJ, le département des baisses de coûts statiques.
- Speaker #0
Qui était piloté par Elon Musk.
- Speaker #1
Exactement, et qui voulait baisser d'un trillon les dépenses, etc. Donc évidemment, c'était complètement illusoire. Mais toutes les entreprises qui, de près ou de loin, étaient liés à des contrats étatiques ont été très... très punis par le marché. Et donc nous, on a saisi ça comme une superbe opportunité de se positionner sur une superbe entreprise avec un vrai savoir-faire, un calé de commande qui se déroule sur 10 ou 15 ans, avec une très forte visibilité et une défiance qui nous paraissait injustifiée. Donc on a pu se positionner sur des prix, sur des valorisations très intéressantes. Et en revanche, ça reste une position de long terme. C'est-à-dire qu'on est certain de la capacité, on est confiant de la capacité du groupe à exécuter à des bonnes croissances régulièrement. régulière de son chiffre d'affaires, de ses bénéfices et une expansion également de marge parce qu'il y a des éléments en cours qui vont leur permettre d'améliorer leur marge opérationnelle. Si on change de secteur, on peut penser par exemple, enfin on peut parler de l'accès aux ressources stratégiques et on parlait d'autonomie énergétique, on investit. dans une entreprise qui s'appelle GTT, une entreprise française. GTT, ils font quoi ? Ils font les membranes qui permettent le transport du gaz naturel liquéfié du transport maritime pour le GNL. les fonds, ce n'est pas tout à fait vrai, c'est mieux que ça, ils ont le brevet, les brevets, pour pouvoir fabriquer ces membranes-là. Donc, ils ont toute l'intelligence derrière. Le kit fabriquant, c'est génial, c'est un bureau d'études, pour faire simple, c'est la matière grise, essentiellement. Ils ont 95% du marché, donc c'est un monopole, pour faire simple. Dès que vous voyez un super tanker traverser l'Atlantique Pacifique avec du gaz plein la cuve, c'est grâce à GTT, et donc c'est typiquement l'exemple d'entreprise qui permet à des états des multis... multiplié leur nombre de fournisseurs. Donc, JTT apporte une solution à l'autonomie ou à l'indépendance énergétique des États. Et puis après, d'un point de vue financier, c'est une entreprise qui a des marges, j'allais dire à deux chiffres, ce n'est pas ça, c'est des marges de pression à 50-60%, qui a un calé de commande extraordinaire, donc il n'y a aucune incertitude sur l'activité à 7-8 ans, puisqu'en fait, on sait aujourd'hui, on a accès aux commandes des chantiers navals, donc on sait combien de super tankers sont en course. sur les 5-10 prochaines années. On sait aussi le besoin en supertanker sur les 15-20 prochaines années, qui dépend de la moitié de puissance du GNL dans le mix énergétique. Donc on a une visibilité extraordinaire, un niveau de profitabilité extraordinaire, un bilan qui est très solide. Et lorsqu'on en a acheté, le titre se payait sur une très très légère prime de valorisation par rapport au marché. C'est-à-dire que... le marché, les investisseurs ne reflétaient pas le surplus économique, enfin la valeur économique de l'entreprise. Et donc c'est pour ça que nous avons construit une position, il y avait l'axe thématique, effectivement, cette entreprise permet l'émancipation quelque part énergétique des pays, mais offre surtout une opportunité d'investissement très très forte.
- Speaker #0
Pour les gens qui nous écoutent et qui ont peut-être pas cette sensibilité de la gestion active, Quand tu dis que tu estimes que l'action était sous-pricée, c'est quoi concrètement les indicateurs qui te font dire que le titre est sous-coté par rapport à ce que tu estimerais qu'il devrait être ?
- Speaker #1
Alors, on va regarder très simplement, par exemple, le PE. Donc, le multiple cours sur bénéfice. On va le comparer au multiple de marchés. Aujourd'hui, par exemple, le marché européen se traite sur un PE de 13-14 fois. C'est-à-dire qu'on paye 14 années de bénéfices. Si vous trouvez des entreprises qui se payent, qui sont valorisées 15-16 fois, donc on parle d'une prime par rapport au marché de 10%, mais qui offrent des caractéristiques économiques, par exemple une marge deux fois supérieure à celle du marché.
- Speaker #0
une croissance supérieure, une visibilité supérieure et un bilan plus solide, il y a généralement une opportunité. Alors là, j'ai grossi le trait, évidemment. Mais sur la GTT, c'est un petit peu le scénario. C'est-à-dire qu'on ne l'a pas payé moins cher que le marché. Pas du tout. On l'a payé plutôt plus cher. Mais en revanche, il y a un supplément économique qui est très, très important. Donc, on peut regarder le PE, on peut regarder aussi le dividende et voir... On trouve aujourd'hui des entreprises ce qui offre des dividendes à... plus de 5-6% par an, donc c'est très généreux. C'est bien supérieur au dividende moyen du marché. C'est supérieur également au taux que vous aurez via une obligation. Donc, quand on voit 5-6%, on se dit, ah, c'est intéressant, mais attention, ça veut peut-être dire que l'entreprise va couper son dividende. Et quand on fait une analyse fouillée, approfondie, donc c'est plusieurs jours l'analyse, du bilan, du cashflow, etc., et qu'on s'aperçoit qu'il n'y a pas de risque, de baisse du dividende, ça peut être une opportunité. Un autre exemple également. Très clair.
- Speaker #1
Pour revenir sur des exemples concrets d'entreprises, on a évoqué deux secteurs, deux entreprises sur deux des piliers. Est-ce que tu as d'autres exemples ?
- Speaker #0
Bien sûr. Dans tout ce qui est médecine et protection civile, on a investi dans des entreprises qui font des machines pour diagnostiquer. Donc une entreprise comme Thermo Fisher aux Etats-Unis, ils ne font pas que ça. Thermo Fisher, ils font de l'équipement, des équipements, des machines pour des labos. Alors ça peut être des laboratoires académiques, la recherche fondamentale. Ça peut être pour des laboratoires privés, recherche appliquée. Ça peut être pour les entreprises, ça peut être pour les universités. Ils ont un mix de clients très variés. Ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que leur chiffre d'affaires correspond en fait à la progression des budgets en R&D, en recherche et développement. parce que c'est ce qui alimente les équipements laboratoire et que généralement les budgets en R&D progressent plus vite que le PIB ce qui est assez intuitif d'ailleurs on peut aussi dire que dans un monde qui se fragmente avec davantage de concurrence entre pays, notamment sur les dimensions recherche dans la santé mais pas seulement, ces budgets en recherche d'éveloppement pourraient être encore plus revalorisés c'est d'ailleurs ce vers quoi tendent les derniers programmes de dépenses étatiques notamment aux Etats-Unis mais également en Europe donc c'est un acteur qui qui bénéficient de cette course pour la R&D, c'est l'acteur mondial de référence. Ils sont vraiment leaders de très très loin. Et en plus, ils ont, comme je te le disais, cette partie diagnostique spécifique. Donc si par exemple demain, il y avait de nouveaux, de nouvelles bactéries, de nouveaux virus qui apparaîtront, on aura besoin de ces équipements en priorité pour comprendre ces virus, afin de trouver des solutions. C'est une entreprise qui se payait, lorsque nous l'avons rentrée en portefeuille, très proche du multi... multiples moyens de marché, quand même, la dynamique bénéficiaire est très forte. C'est-à-dire qu'on peut attendre une croissance des bénéfices chaque année, compris entre 9 et 12, 13 % par an, ce qui est très élevé en rythme de croisière. Donc, ça vient d'une croissance du niveau d'activité, du chiffre d'affaires de 6 %, un peu d'expansion de marge, d'arrachat de titres, ce qu'on appelle les opérations d'élection du capital. Et on a payé ça, je crois. 23 fois les bénéfices de l'année en cours. Donc, des multiples assez intéressants vu la croissance et la visibilité sur la croissance.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Peut-être sur le dernier pilier, on n'a pas parlé des infrastructures climatiques. On a parlé de l'eau en début. Effectivement, dans l'eau, nous avons investi dans America Waterworks. Donc, c'est la grande utilité aux Etats-Unis. Donc, ce qui est très intéressant aux Etats-Unis, Sécurité. 80% des infras d'eau sont opérées par des entités publiques et seulement 20% par le privé. C'est l'inverse quand on parle d'excessivité d'eau de gaz. C'est des domaines qui ont été très privatisés, sauf l'eau. En fait, le sens de l'histoire, c'est que les États-Unis privatisent également leur réseau d'eau. et qu'est-ce qui se passe globalement c'est que lorsqu'une municipalité opère un réseau d'eau et qu'elle s'aperçoit qu'elle doit investir dans son infrastructure, elle se rend compte qu'elle n'a pas les moyens, du coup elle fait un appel d'offres elle demande à 2-3 utilities de connaître quels seraient leurs projets si elle devait reprendre la gestion du réseau d'eau et généralement ils sélectionnent America Waterworks, pourquoi ? parce que America Waterworks, l'entreprise avec laquelle nous nous sommes investis, a les frais de structure les plus bas parce que c'est la plus grande donc il y a des économies d'échelle importantes, donc c'est eux qui permettent d'offrir le coût de l'eau le plus faible aux consommateurs que toi ou moi sommes et puis également comme c'est la référence du secteur et bien celui qui prend les décisions à la mairie de l'Immunistata par exemple a beaucoup moins de risques à prendre le leader on n'ira pas lui demander pourquoi tu as pris celle-là et pas l'autre si jamais il y a un problème donc c'est le leader du secteur en croissance je te dis 20% aujourd'hui du système d'eau et dans les manies privées, dans 10 ans, ça serait de 25% ou 30%. Et puis qui répond à un besoin absolument vital. Donc ça, c'est la couche inférieure de la pyramide de Maslow. Donc très peu cyclique. On ne va pas changer, toi ou moi, notre consommation d'eau, s'il y a une guerre ou juste s'il y a une récession. Donc superbe combinaison thématique et logique financière.
- Speaker #1
Moi, ce qui m'intéresse beaucoup dans ce que tu dis, c'est que c'est quand même un fonds qui a... qui n'est pas là pour surfer sur des modes, au final, mais plutôt sur des tendances de fond. Et ce que j'aimerais bien qu'on voit maintenant, que tu puisses nous dire maintenant, tu nous as donné des exemples d'actions concrètes. Tout en rappelant évidemment qu'investir sur les marchés financiers comporte des risques et que si on parle de performance, c'est sans garantie, risque de perte en capital. des exemples de succès c'est à dire des achats qui ont été faits, des valorisations d'actions aujourd'hui, si tu as eu des titres où tu te dis depuis qu'on est rentré on a pris 15% de progression ou 10% ou 5% est-ce qu'il y en a un peu des succès ?
- Speaker #0
Bien sûr, alors très proche de nous Thalès, on en a depuis le début en portefeuille Thalès depuis le 1er janvier c'est une progression de quasiment 85% de son cours de bourse ce qui est intéressant c'est que lorsque nous on en a acheté, lors du lancement du fonds c'était en novembre dernier c'est c'était la défense, la défense c'était encore un secteur... Je ne vais pas dire infréquentable, mais que beaucoup de gens refusaient de toucher.
- Speaker #1
C'est pas le secteur green sur lequel on se dit tout de suite j'ai des convictions durables, responsables, je vais investir dans la défense.
- Speaker #0
Oui, alors que quand on parle de durabilité, il faut de la défense. C'est une évidence. Quand on veut garantir la sécurité de ses populations, il faut une armée qui soit indépendante, qui soit autonome, et ça passe par passer des commandes chez des gens comme Thalès. L'exposition à la défense, Moi, je suis un ferme. fervent défenseur de sa légitimité dans les politiques ESG. Bref, c'est une parenthèse de deux côtés. Donc Thalès, progression depuis l'année à 80-85%. Ce qui est intéressant, c'est que lorsque nous on en a acheté en portefeuille, le titre était valorisé 14 fois ses bénéfices annuels. Alors qu'il y avait une bonne visibilité sur l'activité, il y avait moins de croissance que ce qu'on a aujourd'hui, enfin que ce qu'on sait qu'on aura aujourd'hui. Donc on est passé de 14 fois à 23 fois des bénéfices. qui est de la revalorisation, mais on est encore très à l'aise avec ça, parce que cette revalorisation a été accompagnée, a été en tout cas justifiée par une réestimation des perspectives de croissance du groupe. Croissance plus élevée et surtout beaucoup plus durable, beaucoup plus long terme. Donc voilà, une belle réussite. Oui,
- Speaker #1
tu ne te dis pas que c'est le moment de solder la ligne ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ok. Tu as d'autres exemples ?
- Speaker #0
Rank, par exemple, en Allemagne, Rank, c'est le leader. des croates de transmission pour les véhicules blindés. Ça peut être des chars, mais ça peut également être des transports de troupes. C'est une entreprise allemande qui a 70% de part de marché auprès des véhicules blindés des pays membres de l'OTAN. Donc en fait, 70%, c'est un quasi-monopole. Donc c'est une entreprise qui bénéficie Très naturellement, de l'effort de réarmement et de développement des armées européennes, à commencer par l'Allemagne. Cette entreprise-là, la progression cette année, ça doit être de 200% pour tenir l'ordre de grandeur. Et là encore, ça a beaucoup revalorisé, plus que Thalès, certes, mais on reste à des niveaux qui nous paraissent acceptables. Alors on ne serait pas sur le niveau de renforcement, mais on n'est pas encore sur le niveau de... de sortie. Secteur rien à voir, Agnico, les mines d'or, on est très investi dessus. La progression du Pays de l'Ais, je ne sais pas le chiffre exact, mais c'est un très très bel succès historique qui a bénéficié des progressions des cours de l'or. Mais ce qui est intéressant sur Agnico, c'est la raison par laquelle nous, on l'a sélectionné. On n'a pas pris celle qui avait la plus forte croissance, qui était le plus sexy. On a pris celle qui opérait uniquement dans des régions politiquement stable et c'est absolument fondamental. Quand tu regardes ce qui se passe sur les mines d'or depuis 30 ans, ça a été un jeu loose-loose pour l'épargnant. Ou bien le prix de l'or baissait et les actions en bourse des mines d'or baissaient, ou bien le prix de l'or montait. Alors, généralement, in fine, ça finissait par faire monter le prix des mines d'or, sauf qu'il y avait des tels problèmes de gestion de la relation avec le gouvernement du pays en question, souvent on a des pays qui sont instables, que l'upside ou le surplus de bénéfice censé provenir de la hausse du prix de l'or était capturé par... Par la relation avec le gouvernement sur place ou les aléas politiques, pour ne pas dire autre chose. Ça peut être une revisite des termes du contrat, ou ça peut être juste une nationalisation monimilitarie de la mine en question. Donc c'est un axe qui est très important. On a pris Agnico qui est la seule à opérer uniquement, donc c'est surtout le Canada, un peu l'Australie, un peu le Finlande. Et ça, je pense que j'en parle parce que ça reflète aussi la philosophie du fond. On investit dans des entreprises qui nous paraissent être solides, robustes et avoir le moins de risques risques politiques embarqués,
- Speaker #1
a priori. Oui, c'est ce que tu avais dit à l'introduction. Quand on a présenté le fonds, effectivement, il y a toujours cette thématique d'être exposé géographiquement sur des pays stables, politiquement. Ok, très clair. Donc, c'est un fonds qui est accessible en assurance vie.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, pour les professionnels de la gestion du patrimoine qui nous écouteraient ou qui nous regarderaient sur YouTube, on peut dire que c'est un fonds qui est aujourd'hui référencé chez différents assureurs et qu'ils peuvent se rapprocher de leurs interlocuteurs habitués. actuelle auprès d'Edmond de Rothschild Asset Management. Il y a d'autres assureurs d'ailleurs qui sont en train de référencer ce fonds. C'est un fonds qui a toute sa place. En tout cas, si vous êtes un particulier, que vous nous écoutez, que vous vous dites... j'ai un contrat assurance vie ou un plan épargne retraite et je voudrais faire une allocation, une diversification. La meilleure chose que je peux vous conseiller de faire, c'est de nous contacter chez Willim pour qu'on puisse vous aider à intégrer ce fonds dans votre portefeuille et votre allocation d'actifs. En tout cas, ce qu'on dit surtout aujourd'hui, c'est qu'il ne faut pas non plus d'un coup, parce qu'Emeric est quelqu'un qui est convaincu par ce qu'il dit, donc vous avez probablement été convaincu par l'intérêt d'investir dans ce fonds, il faut Il ne faut pas tout d'un coup tout arbitrer et mettre dessus si jamais il est légitime dans votre contrat d'assurance-vie. Évidemment, ça fait partie d'une logique de diversification, d'aller chercher à la fois des secteurs, des thématiques qui sont... d'une part différenciante mais aussi complémentaire pour qu'on ait un portefeuille le plus résilient pour reprendre le terme aussi sur la partie allocation d'actifs bah écoute c'était hyper enrichissant et très intéressant, pour moi on a fait le tour de tous les sujets qu'on devait aborder au cours de ce podcast Merci beaucoup. Moi, ce que je retiens, je ne sais pas si tu as quelque chose, une conclusion, une phrase de conclusion que tu aimerais dire pour que les gens se souviennent de ça et se disent en quittant ce podcast, c'est la phrase que je retiens, effectivement.
- Speaker #0
Écoute, ce serait peut-être ma phrase d'intro, à savoir que... Nous, on est convaincus que l'environnement géopolitique change et que ce changement est pérenne. On a un rapport derrière. Ce n'est pas dramatique. On a vécu les périodes de paix. Ce n'est pas la norme. Ce qu'on a connu depuis 30 ans, ce n'est pas la norme. C'était une parenthèse. Ce n'est pas grave, on a une nouvelle séquence. et ce changement géopolitique il a un impact économique, il aura forcément un impact sur le marché écoutier action, donc si vous partagez ce constat sur le changement de donne géopolitique ce fonds là, je vais dire qu'il est pour vous, c'est un peu agressif mais en tout cas devrait vous intéresser à minima.
- Speaker #1
Super, c'était une excellente conclusion. Merci Aymeric, merci à tous de nous avoir écoutés. N'hésitez pas à laisser un avis positif, 5 étoiles, si cet épisode vous a plu. Il y aura encore dans cette saison de nouveaux épisodes et on vous remercie beaucoup pour votre écoute. A très bientôt.
- Speaker #0
Merci Jérémy.