Description
La reine du rockabilly, comme on surnommait Wanda Jackson, compare dans sa « Fujiyama Mama », sortie en 1957, l’énergie d’une femme à une bombe atomique. Explosif !
Suit la fanfare funk des Ceux Qui Marchent Debout, des Parisiens festifs et ultra positifs. Ici, on écoute leur cover bien re-saucée de « One Nation Under A Groove », dont l’originale est des Funkadelic de George Clinton.
Parmi les groupes les plus innovants du rock, les MC5 du Michigan. Garage rock très énergique, peu conventionnel pour l’époque, souvent considéré comme du proto-punk. Leur « Looking At You », sortie en 1970, représente parfaitement leur créativité et leur puissance musicale.
Autre groupe très innovant, encore plus méconnu : The Residents. On ne connaît même pas les noms de ses membres, notamment parce qu’ils apparaissaient toujours masqués sur scène. Certains pensent même que différents musiciens ont participé au projet au fil du temps. Ils prétendaient venir de Louisiane, mais après la panne de leur fourgon près de San Francisco, ils auraient décidé de s’y installer définitivement… vrai récit ou pure invention ?
Très créatifs, totalement inclassables, ils étaient en dehors de tous les schémas musicaux de leur époque et, par moments, leur musique semble encore incroyablement actuelle. « Rest Aria », sortie en 1974, vous donnera peut-être envie de plonger plus profondément dans leurs mystères et leur œuvre.
Multi-instrumentiste et bidouilleuse informatique, MindSpring Memories nous vient de Baltimore. La calme slushwave de sa « Illusionary Utopia » nous introduit ensuite à Holger Czukay, l’un des fondateurs des Can, dont il était le bassiste. Groupe majeur ayant inspiré une ribambelle de musiciens, du rock au punk, de la musique expérimentale à l’électronique, Can a laissé une empreinte immense. Une fois en solo, Czukay développera encore davantage son goût pour l’expérimentation électronique. Voici sa très sombre « Dark Moon », sortie en 1993.
Plus rythmée et hypnotique est « Imidi » de Mouma Bob. Nous voilà dans le Sahara, au cœur du blues touareg du nord du Niger. Rebelle au début de sa carrière, Mouma soutenait la cause touarègue avant de devenir, plus tard, un chantre de la paix et de la non-violence.
Direction les États-Unis pour écouter « Get Into It » de Bobby Williams, sortie en 1974. Du deep funk fortement inspiré par James Brown, tout comme les vêtements de notre Bobby d’ailleurs.
On reste aux USA avec Isis, groupe formé à New York en 1972, composé exclusivement de femmes. Selon les périodes, elles étaient entre six et dix musiciennes. Du rock aux accents funky, bourré de cuivres : voici « Do The Football », une petite perle.
Si vous vous rappelez, dans la précédente playlist il y avait Ferdinand Richard. Le revoilà avec Etron Fou Leloublan, groupe dont il est l’un des fondateurs. Leur « Face à l'extravagante montée des ascenseurs, nous resterons fidèles à notre calme » était, en 1978, une véritable explosion rock avant-gardiste aux tendances free.
Suivent les Mad Curry, groupe belge adepte d’un jazz-rock progressif très softmachinien. On écoute leur « Men », chanson apparue en 1971 sur l’unique album qu’ils aient publié.
Maintenant, on se relâche un petit moment avec la house music des The Timewriter et son « Did My Time (City Light Sax Mix) », dans laquelle, comme le titre l’indique, un petit saxophone vient régulièrement insuffler une légère touche jazzy.
Nous voilà arrivés au dernier morceau de la playlist : calme, chill, parfait pour décompresser et finir en apesanteur. « Tightening Of Ghostly Rivets » nous est proposé par Magnum Innominandum & Undersaken.
Après l’atterrissage, on vous donne rendez-vous à la prochaine playlist, toujours curieuse et imprévisible.
peace & love
« d’r Unbekànnt Schàllplàttahàndlanger »





