Speaker #0Bienvenue dans Work Confessions, le podcast pour celles qui veulent construire grand sans attendre d'avoir tout compris. Moi, c'est Aurélie. À 31 ans, je me suis lancé un défi, atteindre la liberté financière avant mes 40 ans. Dans cette quête, il y a eu des projets abandonnés, et c'est ok. Des remises en question, des victoires, quelques obsessions. Et aujourd'hui, le lancement de ma marque Maison Senolia, en parallèle de mon job à temps plein. Ce podcast c'est ta dose de réalité, la vérité sur ce que la création demande, les coulisses de mes réussites et de mes ratés, et surtout l'élan dont tu as besoin pour te lancer. Du concret, du franc-parler et de vraies confessions. Un peu comme si on se retrouvait après le travail autour d'un verre pour refaire le monde. Alors commande ta boisson préférée, aujourd'hui j'ai une confession à te faire. On rentre directement dans le vif du sujet avec ma confession numéro 1. J'ai un trait toxique, un vrai et bien ancré. A chaque fois que je me découvre une passion, mon cerveau refuse catégoriquement l'idée que ça reste une simple passion, un simple passe-temps. Mon cerveau ne se dit jamais « c'est sympa, je vais en faire le week-end » . Instantanément, une voix dans ma tête s'allume et dit « comment ? » . est-ce qu'on transforme ça en business ? Donc tu l'auras compris, ma confession très toxique, c'est que je suis obligée de transformer mes passions en business. Et quand je te dis que c'est une habitude chez moi, ce n'est pas une simple image. La liste est très concrète et je vais te l'énoncer. J'adore lire, surtout de la romance, des thrillers, des policiers. Bref, la lecture, c'est quelque chose que je fais dès que j'ai du temps libre. Donc, évidemment, mon cerveau s'est mis en mode « Eh ben, tu peux peut-être écrire un livre, rien que ça ? » Eh ben oui, effectivement, je me suis mis une déter et j'ai écrit deux livres, deux romances, dont une qui a été autopubliée. Si vous tapez « Nos cœurs égarés » sur Amazon, vous le trouverez. Pour l'autre livre, je l'ai envoyé à des maisons d'édition. Pour l'instant, ça n'a pas abouti. Mais voilà, c'est rien qu'un exemple. de ce que j'ai pu faire. J'aime beaucoup les bijoux. Je ne me suis pas contentée d'en acheter. Non, j'ai commencé à m'intéresser sur comment on pouvait créer, construire, assembler des bijoux. Donc, j'ai construit une marque de bijoux qui n'a pas duré très longtemps pour le coup parce que je n'ai pas persévéré. Mais ça m'a beaucoup animée de faire mes propres bijoux, de les mettre en avant et de les proposer par la suite à la vente. Pareil pour le prêt-à-porter. J'adore la mode. Évidemment, vous connaissez la suite. Mon cerveau s'est mis un objectif. Eh ben, pourquoi tu ne créerais pas ta propre marque de vêtements ? Pour le coup, je n'ai aucun talent de designer. Donc, c'était vraiment des vêtements que je sourçais et que je revendais par la suite. Mais voilà, va savoir pourquoi mon cerveau se met toujours en mode business. Et entre nous... Si ce soir je me découvre une passion soudaine pour la céramique ou les bougies artisanales, il y a de fortes chances qu'à 2h du matin, vous puissiez me surprendre à chercher des noms de domaines disponibles et à faire des tableaux Pinterest pour la charte graphique. C'est une vraie pulsion. En cherchant sur Internet, je suis tombée sur ce qu'on appelle être multipotentiel. Ce qu'ils disent sur Internet... c'est qu'un profil multipotentiel désigne une personne capable d'exceller, de s'intéresser et de s'épanouir dans plusieurs domaines différents qui n'ont souvent rien à voir, qui n'ont aucun lien apparent, par opposition à quelqu'un qui pourrait être spécialiste et qui va se consacrer à une seule discipline. Alors oui, ça peut expliquer certaines choses, mais ça n'explique pas forcément le pourquoi j'ai ce besoin. d'en faire un business. Alors je ne sais pas si c'est réellement ça et j'avais envie d'en parler parce que je pense que je ne suis pas la seule à être dans ce cas. Je suis sûre que des personnes qui vont m'écouter ont également ce trait qu'on peut appeler toxique et qui voit le business partout. Perso, j'adore l'adrénaline des débuts, la phase de démarrage où tout est encore possible, où l'idée est pure. et où aucun obstacle réel n'est encore venu gâcher la fête. Mais c'est cette obsession du lancement qui a un coût énorme. Et c'est ça dont j'ai envie de parler particulièrement aujourd'hui. Le premier impact de ce fonctionnement, et honnêtement le plus lourd à porter sur le plan émotionnel, c'est le regard des proches. Au début, quand t'annonces ton tout premier projet, tout le monde est super enjoué. « Waouh, c'est génial, t'es tellement courageuse ! » Puis vient le deuxième. « Ah ouais, c'est super, tu touches un peu à tout toi ! » Et puis arrive le troisième, le quatrième, le cinquième, et là la dynamique a totalement changé. Tu commences à ressentir ce décalage, tu débarques à un repas de famille ou à un impéro avec tes amis, les yeux pétillants parce que tu viens encore d'avoir l'idée du siècle. Tu commences à raconter ton nouveau concept avec toute l'énergie du monde, et en face de toi, tu lis ce petit mélange de tendresse, d'amusement et de lassitude. C'est ce regard qui dit poliment, c'est Mimi, voyons combien de temps ça va durer cette fois. Ou pire, la question qui tue, mais tu n'avais pas lancé une marque de bijoux la dernière fois ? Et la vérité, c'est que je les comprends. De leur point de vue externe, j'ai l'air d'une personne un peu instable, qui papillonne, qui sait pas ce qu'elle veut. Mais de mon point de vue à moi, à chaque fois, j'y croyais à 100%. J'y mettais mes tripes, mon argent. Mais soirée après le boulot, pour finalement voir l'enthousiasme accueilli par un sourire un peu poli, ça fait mal à l'ego. Petit à petit, tu finis par ne plus oser parler de tes projets. Tu gardes tes idées pour toi, par peur d'être jugée ou de passer pour la fille qui s'enflamme pour rien. Tu te sens seule dans ton propre bouillonnement créatif, et c'est vrai que c'est pas toujours facile à gérer. J'en suis même venue à un point... Ou parfois, je voulais bloquer certaines personnes sur mes réseaux pour être sûre qu'ils ne tombent pas sur l'un de mes nouveaux projets. Mais le problème ne vient pas seulement des autres. La vraie confession de cet épisode, c'est ce que je me masquais à moi-même. Quand on aime créer, on tombe amoureuse du démarrage. Le démarrage, c'est magique. Tu choisis un nom de marque, tu crées un compte Instagram, un beau tableau Canva, tu te fais des épingles sur Pinterest. T'imagines les shootings photos, tu reçois tes premiers échantillons, c'est hyper stimulant, c'est visuel, c'est gratifiant. Mais ça, c'est seulement 10% du travail d'auto-entrepreneur. Les 90% restants, c'est quoi ? C'est la régularité, c'est la discipline, c'est gérer le service client quand un collier est perdu, c'est faire de la comptabilité, passer des heures à paramétrer des tunnels de vente, c'est faire de la prospection le mardi soir à 21h. Alors que t'as une journée de travail épuisante et que t'as peut-être une vie de famille également, ce qui est mon cas. Et c'est là que le piège de la multipotentialité se referme sur toi. Dès que le projet demande de la rigueur et de la répétition, la nouveauté s'éteint. Et si à ce moment précis, une nouvelle idée de passion surgit dans ton esprit, ton cerveau cherche la porte de sortie la plus facile. Tu te dis... Ouais, bah finalement, ma nouvelle idée a l'air tellement plus excitante. Et hop, t'abandonnes le projet précédent, au moment exact où il demandait le plus de courage pour dépasser le premier plateau. Résultat des courses, après quelques années, bah t'as dépensé des milliers d'heures, une énergie monstrueuse, parfois pas mal d'argent, et tu te retrouves avec un cimetière de projets entamés, mais aucun arrivé à maturité. Et ça, c'est épuisant. Ça te donne l'impression de courir sur un tapis roulant sans jamais avancer. Pourtant, il y a quelques mois, j'ai eu un déclic un peu brutal. Je me suis posée face à moi-même et je me suis dit Aurélie, si tu veux vraiment atteindre cette liberté financière avant tes 40 ans, tu dois absolument arrêter de jouer au chef d'entreprise et commencer à réellement devenir une en fait. Construire grand, c'est pas accumuler... 10 000 projets en même temps, construire grand, c'est choisir une seule voie, lui donner 100% de temps d'attention et accepter de traverser les phases ennuyeuses ou difficiles sans fuir vers la prochaine idée brillante. C'est de là qu'est née la décision autour de Maison Senolia, la marque que j'ai créée et qui sera bientôt lancée. Maison Senolia, c'est une marque d'art de vivre, mais ça j'en parlerai... Dans un autre épisode, je pense. En tout cas, pour cette entreprise, pour cette marque, j'ai décidé d'appliquer trois règles d'or très strictes pour canaliser ce trait toxique. Alors, prends des notes, si t'es comme moi. Maison Sennolia, c'est mon seul focus business de l'année. De l'année prochaine, je lui donne le temps de grandir, de se structurer et de traverser les tempêtes en parallèle de mon travail à temple. Le cimetière des idées. Quand une nouvelle idée géniale me vient à 23h, et croyez-moi, il y en a encore, pas plus tard qu'hier, j'étais en train de faire des cinnamon rolls, et voilà, j'aurais pu prendre un food truck et faire n'importe quoi. Bref, je l'ai pas fait. Au lieu d'acheter un nom de domaine, je note tout ça dans un carnet dédié, je lui laisse une place pour exister, mais je ne lui donne pas une seule minute de mon temps d'exécution. Et enfin, le droit au loisir gratuit. J'ai réappris à apprécier une passion juste pour le plaisir qu'elle me procure. Écrire sans obligation de vendre un livre, lire sans en faire un business de recommandation, le droit de faire des choses sans chercher à les rentabiliser à chaque fois. Si tu écoutes cet épisode aujourd'hui et que tu te reconnais là-dedans, si toi aussi t'as eu 15 dossiers de projet entamés sur ton bureau, et que t'as déjà acheté trois noms de domaines que tu n'as jamais utilisés, et que tes proches te sourient poliment quand tu leur parles de ta dernière idée, sache que tu n'es pas bizarre. Tu es juste passionné, t'as une énergie créative débordante, et c'est une immense force. Mais rappelle-toi d'une chose, la créativité sans discipline, c'est juste du bruit. Pour transformer cette énergie en quelque chose de grand, il faut accepter de fermer certaines portes pour... concentrer toute sa lumière au même endroit. Je suis curieuse de savoir c'est quoi, toi, le projet, la passion que t'as lancé ou abandonné ces dernières années. Tu peux tout raconter sur Instagram ou encore sur TikTok ou en commentaire. J'ai tellement hâte d'échanger avec toi parce que même si j'ai l'impression d'être hyper bizarre, je sais que je ne suis pas seule dans ce cas. Prends une grande inspiration, reste concentré sur tes objectifs et on se retrouve. très vite pour une nouvelle confession dans Word Confessions. Bye !