Speaker #0Bienvenue dans Work Confessions, le podcast pour celles qui veulent construire quelque chose de grand sans attendre d'avoir tout compris. Moi c'est Aurélie. A 31 ans, je me suis lancé un défi. Atteindre la liberté financière avant 40 ans. Dans cette quête, il y a eu des projets abandonnés et c'est ok. Des remises en question, des victoires, quelques obsessions. Et aujourd'hui, le lancement de ma marque Maison Sennolia en parallèle de mon job à temps plein. Ce podcast, c'est à ta dose de réalité. La vérité sur ce que la création demande, les coulisses de mes réussites et de mes ratés, et surtout, l'élan dont tu as besoin pour te lancer. Du concret, du franc-parler, et de vraies confessions. Un peu comme si on se retrouvait après le travail autour d'un verre pour refaire le monde. Alors, commente ta boisson préférée ? Aujourd'hui, j'ai une confession à te faire. Je vais te faire un aveu, quelque chose qu'on n'ose jamais dire à haute voix quand on est ambitieuse et qu'on lance un projet. Tout le monde parle constamment de la peur de l'échec, la peur de perdre de l'argent, de ne pas faire de vente, de se planter littéralement. Pour ma part, l'échec n'a jamais vraiment été quelque chose qui m'a fait peur. En revanche, ce qui me terrifie au plus profond de moi, c'est de réussir. Oui, je sais, dit comme ça, ça paraît un peu absurde. On passe notre temps à courir après le succès, à bosser comme des dingues pour que nos projets fonctionnent, pour avoir des clients, pour générer du chiffre. Alors comment peut-on avoir peur de quelque chose qu'on désire autant ? Et surtout, pourquoi est-ce que certaines personnes comme moi peuvent avoir énormément d'ambition tout en essayant parfois d'avoir envie de disparaître précisément au moment où les choses commencent à fonctionner ? Laisse-moi t'expliquer. Si j'ai lancé autant de projets, Autant de business différents au fil des années, c'est pas forcément par inconstance, ou parce que je me lasse vite. C'est parce que inconsciemment, tant que je suis dans cette phase de création, dans l'ombre, dans le laboratoire à inventer de nouvelles choses, je me sens en sécurité. Personne ne me regarde finalement. Personne n'attend rien de moi. Je peux tester, me tromper, tout le monde s'en fiche. Mais le jour où un projet commence à marcher, le jour où ça devient une vraie réussite, Là, tout change. La réussite, ça veut dire quoi ? Ça veut dire la lumière, l'exposition. Ça veut dire que soudain, les gens te regardent. Ils ont des attentes. Ils commencent à avoir une opinion sur ce que tu fais. Ça veut dire qu'ils peuvent commencer à attendre quelque chose de toi. Et ça, je crois que ça me fait beaucoup plus peur que l'échec. Et cette sensation-là, cette peur de décevoir, elle me paralyse. Je vais te donner un exemple très concret, comme toujours. Si tu as écouté mon premier épisode de podcast, tu sais que j'ai écrit deux livres de romance, dont un que j'ai publié. Il a eu de super retours, il a même noté un petit peu plus de 4 étoiles sur 5. Bref, pour moi c'était une vraie réussite. Mais qu'est-ce que j'ai fait après à ton avis ? J'ai bloqué, j'ai jamais publié le deuxième. Il est là, dans un dossier, sur mon ordinateur, bien au chaud, même si j'ai tenté quelques maisons d'édition. La simple idée de le sortir et d'affronter à nouveau le regard des gens, de me dire... Peut-être qu'il est moins bien finalement, et surtout, si je déçois tous ceux qui ont aimé le premier, ça me terrifie. Du coup, j'ai préféré ne rien faire, plutôt que de risquer de ne pas être à la hauteur de la réussite du premier. Et je suis sûre que si tu m'écoutes en ce moment, il y a un petit quelque chose qui résonne en toi. Est-ce que ça ne t'est jamais arrivé, au moment précis où un projet commence enfin à porter ses fruits, de te surprendre à vouloir tout ralentir, à procrastiner ? voire pire, à saboter quelque chose pour que ça redescende un petit peu en pression. On nous apprend à avoir peur de l'échec, mais jamais on nous prépare au vertif du succès. Parce que réussir, ça demande de la place, de la conscience en soi. Ça demande d'assumer d'être vu, d'être critiqué aussi, parce que plus tu as de succès, plus tu divises, et surtout ça pèse lourd sur tes épaules. On se met en tête qu'il ne faut plus jamais redescendre, qu'il faut faire mieux. Toujours plus, toujours plus grand, plus fort, que si ça redescend, ce sera un échec monumental. Sauf que, à mon sens, l'échec n'existe pas. Oui, t'as très bien entendu, l'échec n'existe pas. Il y a des essais, il y a des virages, il y a des pauses. Mais la seule, l'unique façon d'échouer dans la vie ou dans le business, c'est d'abandonner définitivement. S'il n'y a pas d'abandon, il n'y a pas d'échec. Ce ne sont... que des étapes d'apprentissage qui font partie du process. Évidemment, je ne dis pas que toutes les décisions sont bonnes à prendre. Ni que tous les business vont fonctionner si on attend suffisamment longtemps. Et encore moins, il faut s'acharner sur quelque chose qui ne fonctionne manifestement plus. Parfois, il faut fermer une entreprise, il faut arrêter un projet. Parfois, il faut reconnaître qu'une idée n'était pas la bonne, il faut changer complètement de direction. Mais pour moi, ça ne signifie pas forcément avoir échoué. Ça signifie avoir appris. Et je pense qu'il y a une différence énorme entre abandonner et changer de stratégie. Parce qu'un entrepreneur qui change de stratégie n'a pas échoué. Il vient de recevoir une information, il vient de découvrir que quelque chose ne fonctionnait pas, et maintenant, il sait quelque chose qu'il ne savait pas avant. Et cette information a une valeur. Le véritable échec pour moi, c'est quand tu décides définitivement que l'histoire est terminée. Et justement, l'histoire de la marque de Victoria Beckham illustre parfaitement cette idée. On la connaît toutes. Ancienne Spice Girl, femme de David Beckham, ultra médiatisée. Elle a décidé de lancer sa propre maison de haute couture en 2008. À ce moment-là, tout le monde s'est moqué d'elle. Les journalistes de mode, les critiques, le milieu entier l'a prise de haut en se disant « Encore un caprice de star qui s'ennuie et ça va durer 6 mois » . Et devine quoi, pendant des années, ça a été une horreur financièrement. Sa marque a accumulé des millions de... pertes, pendant 18 ans, sa société n'a pas été rentable. 18 ans ! Dis-toi bien que n'importe quelle autre personne sur cette terre, avec le regard des autres, la pression médiatique, les pertes d'argent et la peur de passer pour une incompétente aux yeux du monde entier, aurait fermé boutique au bout de la troisième année en criant à l'échec monumental. Mais Victoria n'a pas abandonné. Elle a encaissé les critiques. Elle a bossé dans l'ombre. Elle a restructuré. Elle a appris, elle s'est entourée de bons experts et elle a continué. Aujourd'hui, sa marque est respectée par les plus grands. Elle fait partie intégrante du calendrier de la Fashion Week de Londres et de Paris. Et c'est devenu un empire florissant. Est-ce que tu penses que ces 18 premières années ont été des échecs ? Non, c'était juste le temps d'apprentissage nécessaire pour bâtir quelque chose de solide. Si elle avait arrêté en chemin, par peur du ridicule ou par peur de ne pas être à la hauteur, elle n'en serait sûrement pas là aujourd'hui. Sur les réseaux, beaucoup vantent l'entrepreneuriat, la liberté financière et diabolisent le salariat. Mais tout à un coup, si tu es au tout début de ton idée, de ton projet et que tu n'es pas prête à affronter les tempêtes, je suis désolée de te le dire, mais en toute bienveillance, ça va être compliqué de tenir sur le long terme. Alors non, on ne te demande pas de tenir 18 ans, mais il y aura quand même des années où ce ne sera pas évident. Ne compare pas ta marque à Rode, Allo ou encore à une marque implantée depuis longtemps, comme les Secrets de Loli. La majorité des marques que tu idolâtres ont emprunté un chemin semé d'embûches et leur succès ne s'est pas fait en un jour. Donc dès à présent, considère que tout ce que tu fais, tout ce qui t'arrive, que toutes les embûches sont là uniquement pour que tu apprennes, pour que tu développes tes compétences, pour que tu adaptes ta stratégie, mais par pitié, n'abandonne pas. si ce projet te tient vraiment à cœur. Et concrètement, si demain la réussite commence à pointer le bout de son nez et que tu paniques, applique ces règles. Premièrement, la règle du « un niveau à la fois » . Quand tu as peur du regard des autres ou que tu as peur de décevoir, c'est souvent parce que tu visualises la marche d'après, le niveau 10, alors que tu es encore au niveau 2. C'est le meilleur moyen de te paralyser. Pour couper sa nette, force-toi à redescendre et pose-toi… une seule question. C'est quoi la prochaine action technique, administrative ou créative hyper simple que je dois faire aujourd'hui ? Pas demain, pas dans six mois. Aujourd'hui, tu débranches ton cerveau de la grande visibilité et tu te replonges dans l'instant présent, dans le concret. Deuxièmement, crée un déficit d'informations volontaires. Quand la visibilité augmente, tu n'es pas obligé d'exposer toute ta vie ou d'être partout. Tu as le droit de cloisonner. Par exemple, Arrête de regarder fénétiquement tes statistiques ou les commentaires en boucle tous les matins. Tu te fais un sas de sécurité, tu crées, tu publies et tu laisses vivre ton travail sans le scruter en permanence. La meilleure façon de ne pas paniquer face à l'exposition, c'est de garder le contrôle de ton propre espace mental. Et troisièmement, souviens-toi de ton why. Pourquoi est-ce que tu as créé cette marque ? Est-ce qu'elle va changer la vie de certaines personnes ? Est-ce qu'elle va te permettre d'atteindre ta liberté financière ? Est-ce qu'elle va te donner plus de temps à consacrer à ta famille ? Est-ce qu'elle va te permettre de voyager, de vivre des expériences dont tu rêves depuis des années ? Quand les doutes s'installent, reviens toujours à ça. Parce que derrière ce que tu es en train de construire, il y a une raison. Tu travailles dur, tu fais des sacrifices, tu repousses parfois certaines envies, certains plaisirs, certaines sécurités d'aujourd'hui, pour construire quelque chose qui pourra changer ton quotidien de demain. Alors rappelle-toi toujours pourquoi tu as commencé. Parce que ton « why » , ce n'est pas simplement une jolie phrase que tu écris dans un carnet au début de ton aventure. C'est ton point d'ancrage. C'est ce qui doit te rappeler, dans les moments où tu doutes, pourquoi tu acceptes de travailler aussi dur aujourd'hui. Et si ton objectif, c'est de construire un empire qui dure, alors garde toujours ce « pourquoi » en ligne de mire. Parce que c'est lui qui donnera du sens à tout ce que tu es en train de faire. Voilà ce que j'avais envie de te confier aujourd'hui, avec le cœur ouvert. Si en ce moment tu doutes, Si tu as l'impression d'avoir testé plein de choses, d'avoir l'impression de recommencer à zéro, ou si au contraire, tu as un projet qui commence à marcher, que tu paniques à l'idée d'être vu et que tu sabotes ton travail en relâchant tes efforts, respire un grand coup. Tu n'es pas en train d'échouer, tu es juste en train d'apprendre. La seule personne qui peut décréter que c'est un échec, c'est toi, le jour où tu décides que tout doit s'arrêter pour de bon. Tant que tu fais un petit pas, même fatigué, même en doutant, tu es sur le chemin. Accepte d'avoir peur de la réussite, c'est normal. Ça veut juste dire que tu grandis. Mais ne laisse pas cette peur-là t'enfermer dans l'ombre. Le monde a besoin de ce que tu fais et tes projets méritent de voir la lumière. Merci de m'avoir écoutée. Prends soin de toi. On se retrouve mardi prochain pour une nouvelle confession dans World Confessions. Et si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à le partager à une copine qui a besoin de l'entendre. Et mets 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide. énormément à faire grandir le podcast.