- Speaker #0
Work in progress, formation tout au long de la vie, poursuite de carrière, reconversion professionnelle, innovation pédagogique, bassin socio-économique, utilité sociétale. Bonjour et bienvenue sur Radio Dijon Campus pour un nouvel épisode de WIP. Bonjour Franck, bonjour Laurent.
- Speaker #1
Et bien le bonjour à toutes et à tous. Bonjour Roxane, bonjour Laurent et bienvenue sur Work in Progress. Ici c'est ailleurs, attachez bien vos ceintures, on vous transporte dans le monde d'après-demain.
- Speaker #2
Bonjour Roxane, bonjour Franck. Aujourd'hui un épisode spécial sur les attaques de toutes parts, sur la jeune génération et sur la Gen Z en particulier. On vous précise tout cela dans le sommaire.
- Speaker #0
Effectivement, au sommaire de cette émission, Génération Sacrifiée, nous vous proposons un éclairage sur ces revendications des lycéens et étudiants sur les recruteurs qui critiquent ouvertement la jeunesse et des baisses annoncées ou constatées d'au moins 10%, une pratique qui nous change la vie. mais pas comme on se l'imaginait.
- Speaker #1
Oui Roxane, nous allons balayer les différentes situations abordées dans les émissions précédentes, mais actualisées et focalisées, peut-être remplacées par de l'intelligence artificielle, par des salariés plus expérimentés, et même ces derniers week-ends, les critiques sont cumulées sur cette jeunesse qui subit de plein fouet une crise d'insertion en emploi. Mais on aura également l'agenda et le tout ponctué par des respirations musicales.
- Speaker #2
Nous vous proposons de créer du temps pour penser et repenser à votre projet de vie professionnelle et de formation dans l'enseignement supérieur. Ici, c'est ailleurs.
- Speaker #1
Alors on pourrait même se demander, est-ce que la génération Z ne serait pas trop gâtée ? comme de plus en plus de personnes se mettent à le dire, à l'affirmer. On avait vu ça, c'était surtout aux Etats-Unis, certains pays européens, mais là, ça a tendance à se généraliser. Tout à fait, et puis voilà, avec les manifestations des jeunes lycéens et étudiants sur les campus universitaires, il y a des critiques qui fusent de toutes parts face à cette génération Z.
- Speaker #2
Il y a des critiques et il y a aussi des constats qu'on peut faire sur certaines dynamiques socio-économiques. Le marqueur américain étant souvent un marqueur anticipé par rapport à chez nous. Actuellement, quand on compare les données de certains économistes américains, ils signalent qu'on peut monter... dans l'ère actuelle, des trois derniers mois, jusqu'à 60% de personnes de la jeune génération qui sont en cours de licenciement par rapport à leur posture au rapport au travail et leur posture au rapport au reste de l'équipe au sein de l'entreprise. On n'a pas jugé s'ils ont tort ou raison de se comporter comme ça. C'est simplement que certaines fois, je pense que des RH, ou des chefs d'entreprise, pour 10% de leur équipe qui fait partie de la Z génération, la Gen Z, ne veulent pas sacrifier les 90% autres qui ont stabilisé l'équipe depuis un moment, et que des fois, le conflit du rapport au travail, ce n'est pas un conflit de génération, mais c'est le conflit peut-être du rapport au travail. J'arrive, je pointe, je repars, je pointe, point. J'ai fait mon job au milieu, je ne fais pas plus.
- Speaker #0
Faire attention aux horaires Alors c'est vrai que l'ancienne génération A eu plutôt tendance à ne pas compter ses heures C'est ça,
- Speaker #1
à rester jusqu'à 20h C'est le dernier qui part,
- Speaker #0
qui bosse Moi je l'ai déjà vu Très récemment dans une des entreprises où j'ai travaillé Où c'était Un cabinet on va dire D'études Comment on appelle ça Je ne trouve pas même Une équipe qui étudiait Voilà hum... Une possibilité de travaux, de choses comme ça, vraiment une construction autour d'un marché très compliqué. Et on voyait très bien que les anciens ne comptaient pas leurs heures, s'il fallait rester jusqu'à 20h parce qu'il y avait une petite particularité qui posait problème, ça se faisait. Par contre, les plus jeunes, ceux qui étaient en alternance, voilà. Mais ceux qui étaient récemment arrivés, jeunes diplômés, alors oui, c'était arrivé soit à l'heure, soit en retard. Et surtout, on partait à l'heure, oui. Oui.
- Speaker #1
Alors peut-être pour rappeler, la génération Z, c'est les personnes nées entre 1997 et 2012. Donc, ils sont cette année âgés entre 14 et 29 ans. Et donc il y a des débats intenses en cet automne qui oscillent entre la contestation sociale des transformations dans le monde du travail et les tensions générationnelles avec des prévisions de restrictions d'embauche par les associations de gestionnaires de ressources humaines à minima de 10%, comme tu l'as dit tout à l'heure. Et donc, il y a à la fois une valorisation de la valeur, de ces personnes comme une génération engagée et qui fait valoir des droits. Peut-être que les parents ou les anciens n'avaient peut-être pas assez pris à cœur de respecter ou d'affirmer les engagements socio-écologiques, le respect de la vie personnelle, souvent. Et puis pour beaucoup, la critique qui tombe de façon acerbe, si on regarde les réseaux sociaux, les émissions d'opinion, c'est la génération de fragiles.
- Speaker #2
De fragiles et la génération où ils ont eu quand même à traverser le Covid à un certain moment de leur scolarité, où les choses ont été difficiles par rapport à la pression mentale et ainsi de suite, mais facilitées par rapport à des allégements de parcours, au niveau de passage des examens et ces choses-là, et donc où ils n'ont pas eu à fournir les efforts des générations précédentes pour arriver à la même reconnaissance de niveau, certaines fois. Et c'est aussi une critique qu'on leur fait.
- Speaker #0
Là où elles ne se rendent pas compte vraiment de la valeur, je dirais, tout simplement de l'argent, ou de l'effort fait pour gagner son argent. Il n'y a pas très longtemps, je suis allée voir mon boucher, tout simplement pour en prendre de la viande, et on se met à parler de ça, des jeunes en fait. Parce qu'il a vu mon fils grandir, il a demandé ses nouvelles, et je lui disais que c'était compliqué, il a voulu arrêter les études et qu'il essayait de travailler. Alors lui, c'est un métier quand même de main, la boucherie.
- Speaker #3
D'artisan.
- Speaker #0
Voilà, d'artisan. Donc moi, je me dis que les jeunes qui font ces études sont plutôt engagés et ça viendrait d'eux. Et il m'explique qu'en fait, non, c'est très compliqué pour lui d'avoir les jeunes générations qui restent en entreprise alors qu'un boucher gagne très très bien sa vie. Voilà, donc on a parlé des salaires, etc. Donc malgré ça, malgré le fait d'avoir de l'argent à portée de main, maintenant c'est compliqué de faire une journée en boucherie parce que c'est compliqué.
- Speaker #1
Oui, et on retrouve la même problématique en restauration. Mais par contre, ils ont été capables de changer leur modèle depuis faire la journée de 11 heures à... à 15h et puis revenir de 18h à 22h et on trouve la même chose chez les boulangers par exemple oui les gens qui commencent très tôt les personnes qui ont un temps particulier
- Speaker #2
partitionnés différents. Pourtant, moi qui prends le tram tôt le matin, il y a beaucoup de jeunes dans le tram. Et beaucoup de jeunes qui vont travailler, pas que des jeunes qui vont en études. Il y a une certaine partie de cette Gen Z qui... a peut-être compris les clés de ce qu'attendaient les générations du dessus. Et à mon avis, eux, ils risquent de progresser très très vite. Et de ne pas avoir du tout de soucis d'insertion et ils pourront zapper assez facilement parce qu'ils ont tous les codes et ils ont tout compris des codes. Et puis il y a toute une partie de la population qui ne les a pas... intégrés et qui eux, pour eux, ça sera beaucoup plus difficile.
- Speaker #1
C'est peut-être aussi de la jalousie. Parce que souvent les retours, c'est oui, on dit que c'est à cause du Covid, mais du coup, on ne leur a pas ancré le droit non plus à la paresse. On ne leur a pas dit que l'épanouissement, c'est par le travail, comme aux générations précédentes. C'est la faute à Parcoursup qui change la donne depuis l'arrivée du collège ? où ils sont sur une démarche entièrement balisée d'évolution professionnelle sans pouvoir trop évoluer.
- Speaker #2
Et je crois qu'à ce niveau-là, on se trompe de cible parce qu'on vit l'hypande par course. Parcoursup, comme mon master, c'est une plateforme où on poste ses vœux d'orientation et où les écoles dans lesquelles aux candidats font leur marché. Et c'est pas Parcoursup qui refuse quelqu'un, c'est l'école que le quelqu'un a ciblée. Et donc, oui, mais beaucoup de monde dit que c'est la faute à Parcoursup. Non, Parcoursup, vous postez, ça arrive au bon endroit et au bon endroit ils disent ou non.
- Speaker #1
Alors voilà, pour remettre le jeune au milieu de la classe, il faut bien comprendre que c'est pas qu'un problème franco-français. On le retrouve en Belgique, beaucoup en Italie en ce moment, et ils s'en vendent pas trop. Ça passe pas dans tous les journaux en ce moment. Mais au Kenya, au Maroc, au Népal, à Madagascar, et donc il y a des rassemblements de la jeunesse qui manifestent Alors des fois sur les questions climatiques et beaucoup des critiques institutionnelles qui pointent une forte défiance envers les pouvoirs en place. Et donc qui revendiquent un besoin urgent de services publics, de justice sociale et plutôt que d'être dans une posture d'éco-anxiété qui les isole du reste du monde.
- Speaker #2
Et je pense aussi que cibler Parcoursup, qui est... un des éléments voulus dans le parcours, c'est la première fois qu'on leur demande de faire des choix vrais. Et c'est la première fois que eux doivent faire des choix. Et souvent, quand on rencontre des gens sur des salons ou des choses comme ça, c'est les parents qui viennent demander pour leurs enfants qu'est-ce qu'ils doivent choisir. Laissez-le choisir. Parce que jusqu'à maintenant, c'est souvent eux qui ont fait le choix pour lui. Donc le jeune souvent s'est retrouvé guidé, forcé. Coucouner, on a décidé pour lui, des fois c'est peut-être même pas lui qui voulait faire, il a été obligé parce qu'il y a une contrainte sociale, familiale, filiale, et là, il se retrouve confronté, où on lui dit, fais gaffe, si tu te vautres, c'est fini, t'as pris une direction, tu pourras pas revenir en arrière. Même si on peut revenir en arrière, c'est tout à fait possible, on perd un an.
- Speaker #0
Mais il y a un conflit entre les anciennes générations, on se laissait pas le droit à l'échec. Voilà, et là, cette nouvelle génération, on se dit, on se forme une année, mais ce n'est pas grave, c'est de l'acquis de toute façon dans tous les cas, et on peut changer l'année d'après. Donc, je pense qu'il y a ça aussi qui fait que les jeunes sont un peu perdus entre les parents qui veulent absolument que l'enfant choisisse son chemin tout de suite et l'enfant qui dit, moi, je ne sais pas quoi faire, si je veux choisir plus tard, j'ai le droit. Maintenant, le système nous le permet largement. Donc, je pense qu'il y a aussi ce petit conflit d'intérêts là.
- Speaker #2
De représentation, oui, et de droit à l'échec, effectivement.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Excellent, messieurs. Comme d'habitude, un sujet très passionnant. Je vous propose maintenant une respiration musicale avec le morceau Computer, interprété par Stage Show.
- Speaker #1
Et vous êtes bien sur WIP Radio Dijon Campus. Alors aujourd'hui nous abordons un focus sur cette génération de jeunes qui ne correspond pas au canon de l'emploi et de la formation. Je voulais vous proposer de revenir un tout petit instant. Il y a aussi un paradoxe en situation de travail. c'est qu'on voit aussi les premiers managers issus de la génération Z qui se retrouvent en porte-à-faux à devoir encadrer des jeunes de la même génération. Et donc, il y a aussi des tensions au sein de la même génération entre salariés et salariants. Donc, des critiques sur les plus jeunes qu'ils encadrent eux-mêmes. Il y a aussi beaucoup de veillité sur... sur des critiques ouvertes sur des plus jeunes de la même génération.
- Speaker #2
Je crois que c'est toujours le même problème du conflit sur la représentation du travail et la représentation de la posture dans le travail. Celui qui est manager, il aurait plutôt les codes de l'ancien monde, de l'ancien temps. Et il applique à des gens qui ont le même âge que lui, des codes qui ne sont pas en fait des codes à lui.
- Speaker #0
En fait, ils n'ont pas l'image. Moi, je pense que c'est surtout aussi... le RH à l'image de l'entreprise, du recrutement en entreprise, de son objectif. Voilà.
- Speaker #2
Il a une vision plus globale du système.
- Speaker #0
Exactement. Et il est obligé de se calquer là-dessus. Si c'est un système à l'ancienne que l'entreprise souhaite véhiculer toujours et perpétrer, malheureusement, même le RH le plus jeune quel qu'il soit, doit appliquer ça. Et il y a aussi l'inverse. Les anciens qui se retrouvent avec une génération très jeune qui les dirigent. Et ça, pareil, ça peut être aussi très compliqué pour le manager. Et pour les équipes en même temps. Pourquoi un jeune arriverait là et me dirait quoi faire alors qu'il ne les connaît rien ?
- Speaker #1
Il ne connaît pas le boulot.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Il y a une enquête très récente du cabinet des lois, la Global Gen Z Millennial Survey, qui montre qu'en fait, la nouvelle génération ne refuse jamais le travail. Mais ils exigent... du sens à leur travail. Et donc, il y a quand même des stéréotypes sur ce que tu disais tout à l'heure, qu'on va appeler le quitting. Il y en a qui se préparent à partir sans faire de bruit. Et ça, on le voit de plus en plus. Les questions d'absentéisme, d'inconscience de règles du droit du travail, à acquérir, tous nouveaux salariés.
- Speaker #2
Des abandons de postes déguisés.
- Speaker #1
Peut-être des arrêts maladie plus intenses. Donc, il y a beaucoup de critiques par rapport à des compétences traditionnelles. L'écriture manuscrite au profit des claviers et des écrans tactiles. Ce qui fait que les générations communiquent très mal. Entre elles, au sein d'un environnement de travail. Et alors, les économistes sont quand même assez catégoriques. C'est que cette nouvelle génération, elle doit faire un choix dès maintenant. C'est-à-dire qu'on n'arrête pas de les acculer aussi à faire des choix qui n'ont peut-être jamais été faits par les générations précédentes. Il faut être tout de suite spécialiste ou super geek généraliste. Donc là, dans le monde de l'ingénierie, du développement informatique, 75% des offres en technologie exigent des compétences en IA. Et donc, soit ils doivent s'hyperspécialiser ou être polyvalents pour pouvoir aborder n'importe quelle structure d'accueil et modèle d'entreprise.
- Speaker #2
Avoir des capacités adaptatives. en ayant une vision globale de tous les systèmes et pouvoir sauter du coq à l'âne ou super spécialisé et puis deux ans après se reformer pour de nouveau super spécialisé parce qu'on est sur des obsolescences très rapides des compétences liées au fait du numérique et
- Speaker #1
le problème c'est que même des étudiants qui sortiraient maintenant d'un bachelor sur technologiques en informatique ou un master ou un cycle d'ingénieurs. Ils ont quasiment tous travaillé sur ce qu'on va appeler la première génération d'IA jusqu'à l'IA générative, mais c'est basé sur ce qu'on appelle des modèles d'agents conversationnels. On lui pose une question, il nous répond. Sauf que là, maintenant, la nouvelle génération, c'est la génération agentique. on lui confie une tâche Et elle nous propose un livrable, un résultat. Limite, on peut lui confier nos droits d'accès, carte bancaire, et elle nous fait la livraison, elle commande, elle fait les choix en fonction du cahier des charges. Et est-ce qu'on apprend bien ça dans toutes les formations maintenant ? C'est pas sûr.
- Speaker #0
Ah bah non, c'est pas sûr. C'est sûr qu'on... De toute façon, on le voit bien même dans les annonces, moi je le vois pour guetter très régulièrement ça, on demande toujours, comme on dit, le mouton à cinq pattes. Il faut avoir l'expérience, il faut avoir la connaissance, il faut être pointu dans tous les domaines. On va dire par exemple, une entreprise du BTP qui recrute. Il faut être bon dans l'ingénierie, il faut être bon dans le savoir-faire et il faut être bon aussi dans la législation elle-même. Donc ça c'est carrément impossible d'être pointu sur tous les sujets.
- Speaker #1
C'était trois formations, trois métiers.
- Speaker #0
Exactement, mais maintenant c'est ce qu'on demande quand on recrute quelqu'un, c'est d'avoir le savoir-faire et l'expérience aussi. Ça aussi on ne le dit jamais assez, il faut être sorti d'études mais avoir quand même de l'expérience.
- Speaker #2
Vive l'apprentissage.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Plus tout le monde, là la semaine dernière, il y avait un énorme colloque sur l'intelligence artificielle, avec tous les secteurs d'activité et même les enseignants, cherchent à se mettre d'accord et peut-être proposer autre chose que de simplement corriger un mémoire, parce que la jeune génération va d'instinct rédiger le mémoire. quitte à ce que ce soit un mémoire de recherche de master, fait par l'IA. Et il y en a qui n'ont même pas conscience, ils livrent le résultat à leurs enseignants.
- Speaker #2
Sans les regarder. Sans les regarder,
- Speaker #1
c'est-à-dire qu'il y a encore les notes, les propositions de l'IA marquées, la personne a fait un copie-collée, et les références bibliographiques, tout est faux, il n'y a rien qui existe. Donc ça veut dire qu'il n'y a rien qui est... Oui,
- Speaker #0
on ne met pas de sens à ce qu'on attend au final en fait. C'est ça.
- Speaker #1
C'est-à-dire que c'est une génération qui porte une énorme attention au sens donné à la valeur travail, dans le travail, dans les conditions de travail, mais qui ne vont pas avoir conscience de la perte de sens qu'ils créent eux-mêmes dans l'utilisation des outils numériques.
- Speaker #2
Et on en parlait récemment avec Franck. une autre conversation, toutes les entreprises qui ont généralisé l'accès à l'IA, ça leur coûte de plus en plus cher parce que maintenant, tout le monde fait référence à l'IA et les abonnements pour les tokens qui sont le nombre d'inférences demandées à l'IA explosent. Et ce qui fait que certaines entreprises... ça se compte en centaines de milliers d'euros par mois.
- Speaker #1
Ou millions d'euros.
- Speaker #0
Ça crée un investissement.
- Speaker #2
Est-ce que l'IA fera gagner tant de salariés que ça ?
- Speaker #1
On le voit dans les administrations, quel que soit le secteur. Là, les directions attendent au maximum de savoir s'ils ne vont pas avoir un modèle d'IA qui a été fabriqué en interne pour ne pas avoir à payer ces... Ces budgets de tokens, parce que sinon, là dans le secteur privé, et la semaine dernière il y avait plusieurs salons de la tech sur Paris, et le problème c'est que... Au moment de l'embauche, un informaticien aujourd'hui, il va dire c'est quoi le salaire et c'est quoi mon budget. Si vous ne me donnez pas les deux, je vais voir ailleurs. Parce qu'il sait qu'il va devoir travailler avec quelque chose de... Ça n'a pas été réfléchi par l'employeur.
- Speaker #2
Et bien sur ces mots, je vous invite à partir dans un nouveau voyage créatif avec le titre Bug. par Steyn.
- Speaker #4
J'vais péter la gueule, y'a des bobos, c'est pas loyal, on était beaucoup, on fait la magie, on est des bodos Si t'es le fill, moi j'suis gogo, cette meuf elle me parle pas, elle me répond J'écris des couplets H24 enfermés comme réponses Y'a des voix derrière la prod, c'est pas moi qui les ai faits Le ballon rentre dans l'panier, ça fait switch avec effet Faut monter l'son, faut monter l'volume Si j'étais pas bilingue, j'te dirais tu ressembles à Colu,
- Speaker #5
l'esprit J'avance et ça baigne, amis des Ausha comme les tivés On fait de la pop, on fait de la plug. J'entrais ma gueule sur ton mug. J'avance et ça bug. Amis des Ausha comme les divans. On fait de la pop, on fait de la plug. J'entrais ma gueule sur ton mug. J'suis pas né d'un temps ni de heure. Yeah,
- Speaker #3
let's go !
- Speaker #5
J'ai vécu, j'ai vécu.
- Speaker #4
On veut les femmes, on veut les bézoses, groupe PDG comme Jeff Bezos L'hyper-papa envoie ses pliables, juste pour qu'il voit un permis noble Yeah, yeah, elle m'aime de temps en temps Mais gros si c'est comme ça c'est non A l'époque on faisait des carles en matinale Tu m'as quitté là j'ai faim comme Comme un animal
- Speaker #5
J'avance et ça bouge Amis des Ausha comme les dix bœufs On fait de la pop, on fait de la pleu J'ventraîne ma gueule sur ton mur J'avance et ça bouge Amis déjà comme les dix mecs On fait de la pop, on fait de la plug J'vendrai ma gueule sur ton mug J'suis pas né d'Adam ni de Heu J'ai vécu la peine Regarde c'est de l'amour qui coule dans mes veines Personne n'a je prends ses balles dès qu'on m'achète J'suis pas né d'Adam ni de Heu J'ai vécu la peine Regarde c'est de l'amour qui coule dans mes veines C'est un âge principal,
- Speaker #0
t'es décompte ma scène Vous êtes de retour sur WIP, nous sommes bien ensemble sur le 92.2 FM Nous analysons ensemble les stéréotypes sur cette génération, la Gène Z Oui, alors est-ce qu'on ne pourrait pas se dire aussi que ça va créer parfois des ruptures familiales, des ruptures, un isolement relationnel ? Il y a des études qui sont relayées cet automne qui indiquent qu'une part importante des jeunes fait le choix de couper les ponts avec certains proches qui s'attirent tellement de critiques sur leur individualisme. et qui finalement reçoivent plutôt du soutien de psychologues sur la gestion de traumas familiaux. Bref, un isolement de ces jeunes qui sont en décalage complet avec les proches, la famille.
- Speaker #1
Les attentes familiales.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les attentes familiales surtout, les représentations que les parents avaient projetées sur eux.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et qui eux sont décalés parce qu'ils ont leur façon de voir les choses qui est très bien.
- Speaker #2
Après, ce qu'on peut comprendre, on les a entre guillemets lâchés sur les réseaux parce qu'en fait, c'est comme ça que ça se passe maintenant. On leur a donné un téléphone. Ils se débrouillent tout seuls avec les réseaux. Ils sont enfermés dans leur chambre et entre eux avec les copains. Et d'un coup, on se remet dans leur vie à leur dire non, mais c'est comme ça que ça se passe alors qu'eux, en fait, vivaient une autre vie en parallèle. peut comprendre le décalage entre la réalité et ce qui se passe sur leur téléphone.
- Speaker #1
Non, et puis il y a aussi leur... comment dire... Les réseaux sociaux amènent une vision biaisée de certains vécus, de certains influenceuses ou influenceurs, qui ne sont qu'une petite partie de la population qui vit de cette activité réseau, où beaucoup de jeunes s'identifient et souhaiteraient devenir pareils. C'est-à-dire avoir les mêmes codes de vie. Aujourd'hui je suis à Dubaï, demain je suis à machin, après-demain je vais faire ça, je teste tel truc, c'est la belle vie. C'est une vie rêvée, c'est une vie fantasmée. Alors je ne sais pas si dans ma génération, je ne me rappelle pas la vie fantasmée que j'avais à cette adolescence-là.
- Speaker #2
Nous on fantasmait sur les films, les séries, on les voyait beaux, jeunes et ambitieux. Beverly Hills, voilà. Mais ce n'était pas réel, c'était des films. On pouvait s'identifier et vouloir leur vie. Et en même temps, on savait que ce n'était pas la vraie vie.
- Speaker #1
Et que ce n'était pas chez nous. Tandis que là, c'est une influenceuse. Elle a commencé comme moi. Et puis maintenant, elle a X followers. C'est comme ça qu'on dit.
- Speaker #3
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et c'est vrai que ça provoque certains biais. Voilà, ou alors je veux devenir sportif de très haut niveau, footballeur bien évidemment parce que cycliste ça paye pas, ou je veux devenir influenceur. On entend ça chez des jeunes.
- Speaker #2
Ah bien sûr, ah oui ils veulent devenir ça, c'est le nouvel objectif de vie, c'est de devenir influenceur.
- Speaker #1
Moi à mon époque c'était pompier ou maîtresse, maintenant c'est autre chose.
- Speaker #2
Et après sans s'imaginer que les influenceurs quand même ont du travail. C'est un vrai boulot. C'est un vrai travail. Il faut réfléchir tout le temps au contenu qu'on veut ramener. Il faut rester sur la même ligne parce que tous les influenceurs ont leur petite marque. Ligne éditoriale. Leur petite touche, exactement. Et il faut se filmer toute la journée.
- Speaker #1
Se renouveler tout en étant dans une continuité.
- Speaker #2
Exactement. Et faire des prises et avoir tout le temps de l'imaginaire et être disponible. Je pense qu'on travaille plus en tant qu'influenceur qu'en tant que salarié.
- Speaker #1
Oui, c'est comme un indépendant.
- Speaker #2
Voilà, on est toujours, on est sollicité, sur-sollicité, parce que les gens après veulent tout savoir de toute la vie.
- Speaker #1
Ils s'approprient votre vie.
- Speaker #2
Ah oui, c'est incroyable. Et on ne se rend pas compte qu'en fait, c'est qu'une infime partie de la vie des gens, et comme on les voit toute la journée sur les réseaux, on a l'impression que c'est toute leur vie. Ça aussi, je pense que le décalage a du mal à se faire dans la tête des gens. C'est tellement à portée de main qu'on se dit en fait on vit avec eux, mais comme quand on regarde une série en fait on a l'impression de vivre avec les personnages parce qu'on les regarde tous les soirs, mais en fait pas du tout, c'est une infime partie de leur vie, c'est quelques heures de leur vie qui nous donnent on va dire.
- Speaker #1
Tout le back office, on le voit pas. La production, la post-production, tout ça.
- Speaker #2
Ah ouais, c'est quelque chose, il faut investir dans du matériel, parce que pour filmer dans une bonne qualité, il faut avoir un beau téléphone, il faut avoir des belles lumières.
- Speaker #1
Savoir mettre en musique tout le système.
- Speaker #2
Exactement, faire des montages.
- Speaker #1
Tous les droits qui vont avec.
- Speaker #2
Non, franchement, je pense que c'est du taf.
- Speaker #1
Oui, mais c'est du taf, mais les gens ne le visualisent pas obligatoirement.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Alors moi ça me fait penser aussi que face à tous ces stéréotypes, il y a eu des recherches quand même pour essayer de vérifier si cette jeune génération qui ne veut plus travailler, est-ce que c'est un mythe ? Où est-ce que c'est une réalité ? Alors, parce qu'elle est qualifiée à la fois de paresseuse, de rétive à toute autorité, souvent très mal considérée par tous les aînés. Et ce qu'il ne faudrait quand même pas oublier, c'est qu'il y en a qui ont bien compris, et déjà la dernière fois par rapport à quand on a fait l'émission sur les parents. Il y a des coachs qui, eux, ont bien saisi l'enjeu et jouent sur les stéréotypes pour proposer des conseils et appréhender les jeunes salariés. Donc là, ils se tournent vers les plus anciens pour comment donner du sens. à votre jeune génération de travailleurs dans l'organisme ?
- Speaker #2
Je pense qu'on a créé un peu involontairement cette génération, dans le sens où, moi je pense, en regardant autour de moi, le fait déjà d'être, par exemple, un truc tout banal, mais enfant de parents séparés. Enfant de parents séparés, ça veut dire quoi ? c'est avoir double, on va dire, cadeau. double attention double machin donc on est doublement demandeur d'attention voilà et après on se retrouve dans le monde du travail à vouloir être reconnu par ses supérieurs alors que ça se passe pas du tout comme ça alors que les parents s'y font attention parce qu'on l'a pas tout le temps parce que ci parce que ça donc je pense que déjà inconsciemment on créé on crée ces situations et en même temps donc de par ces situations et en même temps il y a eu les générations de montées souris Il faut en parler de ça, les générations Montessori. Un enfant qu'on éduque en lui disant tu fais ce que tu veux quand tu veux à ton rythme.
- Speaker #1
En ne le frustrant pas.
- Speaker #2
En ne le frustrant pas.
- Speaker #1
Sauf que la vie est pleine de frustrations.
- Speaker #2
Le sentiment de frustration c'est très très important.
- Speaker #1
Et ce qui va avec aussi, c'est l'ennui.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
L'autre jour je regardais les... C'était le nageur français, Léon Marchand, qui disait que, heureusement que je m'ennuie, ça me permet de mettre beaucoup de choses en perspective. Et on a une génération qui ne s'ennuie pas, parce qu'on les a toujours occupées. Aujourd'hui, ils ont ça, demain, ils vont au foot, après-demain, ils font équitation et solfège et machin. Et puis tout ça, ils sont tout le temps occupés, ils n'ont pas le temps de s'embêter.
- Speaker #0
Et il y a le téléphone au pire du pire pour faire la jonction.
- Speaker #2
Exactement, les images, les films, la télé. Donc en fait, il faut se mettre aussi à la place des jeunes générations. Et en même temps, prendre du recul sur nous, comme on a élevé cette génération, parce que c'est nous qui avons créé ça en fait. C'est de ta faute. C'est de ma faute.
- Speaker #1
Ce monstre là.
- Speaker #2
Exactement, j'allais dire monstre en plus, je voulais le dire depuis tout à l'heure, mais j'ai pas osé. Mais au final, c'est ça. Je pense qu'il faut savoir prendre du recul et essayer maintenant, malheureusement ou heureusement, peu importe, de s'adapter aussi à ce qu'on a créé.
- Speaker #1
Pour faire la moitié du chemin.
- Speaker #2
Exactement, voilà. remettre du sens à ce qu'on leur demande parce qu'on n'a jamais rien demandé et ça c'est vrai, on est une génération où on n'a rien demandé à nos enfants alors que nous on nous demandait d'être responsable, on nous demandait de garder nos frères et soeurs, on nous demandait de faire le repas, à manger, alors que nous nos enfants on ne leur demande rien, donc forcément au bout d'un moment ça ne matche pas bon
- Speaker #0
C'est super tout ça. Merci. Je vous propose une nouvelle petite respiration musicale avec le titre Gen Z par LA Witch.
- Speaker #1
Vous êtes bien sur Work in Progress et pour conclure mesdames et messieurs l'agenda. Alors les 5 et 6 novembre, Paris pour l'emploi. Paris pour l'emploi se déroule à la Concorde et en simultané en ligne avec la présence de 2000 chargés de recrutement en face à face proposant de multiples offres d'emploi et de formation à des candidats avec... ou sans expérience, diplômés ou non. Pour toutes informations, www.carrefour-emploi.org
- Speaker #0
Le 7 novembre, salon de l'étudiant orienté journalisme, marketing et communication. Le lieu, c'est le New Cape Event Center aux trois quais de Grenelle à Paris. C'est la 13e édition dédiée aux formations et les métiers de la communication jusqu'au journalisme.
- Speaker #2
Alors les Nuits de l'Orientation, c'est un lancement national. Alors les dates ce sera à partir de novembre 2026. Vous trouverez les dates selon les CCI locales, donc il faut bien vous renseigner. Donc c'est un événement organisé par les réseaux des CCI pour aider les jeunes à découvrir les métiers et les filières de formation.
- Speaker #0
Du 17 au 18 novembre, rencontre Campus France qui réunit les établissements supérieurs et les acteurs de la coopération internationale avec une séance d'ouverture à l'Alliance française de Paris suivie d'ateliers.
- Speaker #2
Le 19 novembre, journée nationale de la reconversion professionnelle partout en France. En région Nouvelle-Aquitaine, donc Bordeaux, Bayonne, Pau, Limoges, Brive-la-Gaillarde, New York, ateliers et financements portés par Transition Pro. Par exemple à Dijon, sur le campus universitaire, en salle multiplex.
- Speaker #1
Attention, date limite administrative clé, le 20 novembre 2026, date limite d'inscription en cumulatif CPGE, classe préparatoire aux grandes écoles dans certaines universités. Et le 1er décembre, fin des inscriptions en doctorat.
- Speaker #2
Les 18 et 25 novembre, cycle de conférences, l'université s'installe au musée par l'université de Lorraine. au centre Pompidou-Metz.
- Speaker #0
Le 28 novembre, le campus d'Evreux lance les hostilités avec leur journée portes ouvertes.
- Speaker #1
Pour sa 15e édition, la semaine de l'industrie est organisée du 16 au 22 novembre 2026 par le ministère de l'Éducation nationale dans tous les établissements de France, collèges et lycées et dans les Greta.
- Speaker #2
Merci à vous messieurs et merci pour votre écoute. Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle émission de WIP sur Radio-Dijon Campus.
- Speaker #0
Et retrouvez-nous en podcast sur les plateformes et pour les prochains épisodes en FM sur le 92.2, sur le DAB+, sur tous les postes modernes et en direct live sur le site www.radiodijoncampus.com. A bientôt !
- Speaker #2
Belle journée !
- Speaker #1
A bientôt, au revoir !