- Speaker #0
Work in progress, formation tout au long de la vie, poursuite de carrière, reconversion professionnelle, innovation pédagogique, bâton socio-économique, utilité sociétale. Bonjour et bienvenue sur Radio Dijon Campus pour un nouvel épisode de WIP. Bonjour Franck, bonjour Laurent.
- Speaker #1
Et bien le bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Work in Progress. Ici c'est ailleurs, alors attachez bien vos ceintures, on vous transporte dans le monde d'après-demain. Super bonjour Roxane et bonjour Laurent.
- Speaker #2
Bonjour Roxane, bonjour Franck. Aujourd'hui un épisode spécial pour nous aider à mieux comprendre un phénomène très actuel, celui du problème d'emploi des plus jeunes et des plus âgés, pour analyser nos besoins en matière de formation dans l'enseignement supérieur. Et dans l'emploi, en cette période de début d'année, on vous précise tout cela dans le sommaire.
- Speaker #0
Effectivement, au sommaire de cette émission, nous vous proposons un éclairage sur les problèmes touchants les plus jeunes et les plus anciens. Quelle formation « courte » bénéficie pour renforcer ses compétences, être opérationnelle pour une entrée sur le marché du travail ou pour terminer sa carrière dans les meilleures conditions possibles ?
- Speaker #1
Et nous allons également nous demander quelles sont les perceptions des employeurs, leurs craintes, quelles sont les conséquences sur notre employabilité et quelles peut-être solutions proposer pour rassurer un employeur quand on est très très très jeune ou très très très mature. Mais nous aurons également l'agenda et le tout ponctué par des respirations musicales et nouveautés de l'équipe. On vous propose une immersion sonore, un petit environnement pour nous accompagner sur toute l'émission.
- Speaker #2
Petit quiz, la précédente émission, on avait déjà un environnement sonore. A vous de trouver dans quel espace paysager nous étions.
- Speaker #0
Pas facile.
- Speaker #2
Nous vous proposons de créer du temps pour penser, repenser à votre projet de formation dans le supérieur et plus globalement à votre vie professionnelle.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, l'emploi des plus jeunes et des plus âgés. Alors c'est vrai qu'on observe depuis la rentrée qu'il y a des nouvelles informations, des nouvelles réglementations et en particulier sur... Deux profils en recherche d'emploi. Il y a eu aussi le vote récent du budget de l'État qui prévoyait un soutien pour les plus vulnérables des travailleurs. Et tout a été un peu remis en cause. Souvent, les arguments, c'est « Ah ben, vous êtes trop vieux, trop cher, trop expérimenté. » Et donc, face au cliché, les seniors au chômage, Tente d'essayer de reprendre confiance et même à l'inverse, on a quasiment la même info. Vous êtes trop jeune, trop cher et pas assez expérimenté.
- Speaker #2
Trop diplômé.
- Speaker #1
Et souvent de plus en plus trop diplômé.
- Speaker #0
Pour pallier à ça, il me semble qu'à un moment donné, le gouvernement... Moi, je vais parler des contrats seniors pour les plus anciens. Il me semble que le gouvernement avait mis en place ça auprès des entreprises. Alors, leur permettait d'avoir peut-être un taux fiscal un peu moins élevé, ça leur coûtait moins cher. Dans le sens où c'est vrai que quand on embauche quelqu'un qui a avancé dans l'âge et qui n'est pas loin de la retraite, on le forme, ça coûte de l'argent, ça coûte du temps. Et les entreprises étaient un peu frileuses là-dessus. Donc je comprends que ça n'a pas été renouvelé ce dispositif, c'est ça ?
- Speaker #1
Alors il y avait ça, mais on évoquera un petit peu plus tard. Il y a quand même une loi un peu senior qui vient de se remettre en place, qui remplace un peu ça.
- Speaker #2
Et la logique, les chiffres, je crois que pour les plus de 55 ans, il y en a 40 qui sont hors de l'emploi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
En fin de carrière professionnelle et qui n'arrivent pas à retrouver les 3, 4, 5 dernières années pour les raisons qu'on a mises en avant, trop chères, trop expérimentées, trop vieux. Ça ne colle pas à la logique d'entreprise et ainsi de suite. Il y a aussi de la frilosité, le temps d'adaptation, de nouvelles choses. Mais c'est un problème de stratégie globale au niveau des entreprises, parce que là, les entreprises ont leur responsabilité, que ce soit sur les trop vieux ou sur les trop jeunes, on va dire trop jeunes, c'est-à-dire tous les emprunts dans la vie professionnelle qui vont avoir 40 et quelques années de carrière. la notion d'intergénérationnalité et les apports que chaque génération peut faire aux autres. C'est important dans des entreprises où on a une pyramide des salariés vieillissantes, intégrée dans les effectifs des gens jeunes qui arrivent avec plein de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs, mais aussi des nouvelles représentations du travail, mais aussi des nouvelles priorités au regard du travail et de la vie personnelle. Ils ne sont pas obligatoirement en adéquation avec celles des... publics en place qui ont 20 ans de carrière dans la même entreprise et qui ont une conception du travail, une conception des valeurs au travail qui ne sont pas les mêmes que les jeunes. Qui a raison, qui a tort. Et à l'inverse, dans des structures assez jeunes, je ne vais pas dire start-up, mais dans des entreprises où il y a beaucoup de jeunes générations, intégrer quelqu'un d'une plus vieille génération, ça peut être quelque chose qui peut être anxiogène. parce que quelqu'un qui est âgé, il ne va pas maîtriser les mêmes outils, il va aller moins vite, il va utiliser le crayon et le papier plutôt que de tout mettre sur tablette et ordinateur. Ça me fait penser à un film américain avec Robert De Niro, il fait un stage dans une... Ah oui, le stagiaire. Le stagiaire, voilà. Il apprend beaucoup de choses à tous les jeunes parce qu'il a des valeurs et des... Façons de fonctionner qui sont très différentes. Et c'est la même chose. Et on s'aperçoit que, en fait, quand on étudie un peu, il y a des entreprises qui font ce pari-là. Pari de recruter des très jeunes pour anticiper le départ en retraite de certaines publiques âgées qui ont les valeurs de l'entreprise. Et avec la logique que les personnes ayant l'expérience de l'entreprise vont transmettre leur savoir, leurs usages des outils, leurs usages... aux jeunes. Et puis aussi intégrer des jeunes qui vont permettre de booster un peu la mise en place de certaines choses. Ça peut être des paris. Et souvent, c'est des paris réussis. Économiquement, on voit que c'est des entreprises qui sont dans une dynamique positive sur le marché du travail. Humainement aussi,
- Speaker #0
j'imagine. C'est du partage, c'est des valeurs. C'est intergénérationnel, c'est dur à dire. Donc, je pense que en vrai, pour... l'enrichissement même de l'entreprise au-delà du travail, humainement, je pense que c'est un pari à faire.
- Speaker #2
C'est un pari à faire avec une RH qui y est préparée.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
Et aussi pour ne pas perdre souvent la mémoire et les savoir-faire en interne, on le voit avec les plantes de licenciement, les fermetures de brantes, de marques, de détriches reconnues dans le monde entier. Et finalement, on se dit que tout ça peut partir à la poubelle, disparaître du jour au lendemain. Et comme tu disais très bien, Roxane, c'est souvent une approche stratégique avec un décalage dans le temps. Moi, je t'ai remonté. La première vraie baisse significative du chômage en France, c'était en 1998, sauf pour les plus de 49 ans. Sous la présidence de François Hollande, il y a eu la mise en place du CICE pour accompagner... à l'emploi des plus vulnérables, à la fois plus jeunes et plus anciens. Sauf que les effets ont commencé sous le mandat d'Emmanuel Macron. Et la fin de... Donc là, on a connu un million d'apprentis en France. Et la fin du soutien de l'État par des politiques publiques, on voit observer aujourd'hui un effet de rattrapage d'une mauvaise conjoncture. internationale.
- Speaker #2
La remontée du chômage en France actuellement, c'est exactement les chiffres de non-emploi d'apprentis.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #2
C'est la perte des apprentis qu'on avait il y a deux ans ou il y a trois ans. C'est mécaniquement cette remontée-là, en sachant que les jeunes qui terminent leurs études en faisant de l'apprentissage, quel que soit le niveau dans lequel ils font l'apprentissage, sont des gens qui ont un premier emploi en apprentissage, et donc qui, pour se placer sur le marché du travail, ne vont pas sortir des élus dans... des études en essayant de trouver leur premier emploi, mais ils ont déjà une expérience professionnelle. Donc ça va beaucoup plus vite et ça rassure les entreprises.
- Speaker #0
Et ils sont formés à l'image de l'entreprise pour la plupart. On sait très bien qu'on est formé dans une entreprise. En général, on part dans le diamant brut, on va dire, on le façonne à son image, à la culture de l'entreprise, finalement pour le garder.
- Speaker #2
Il y a 50 à 60% des entreprises avec lesquelles on travaille sur l'université qui proposent un contrat à la sortie du contrat d'apprentissage. à leurs apprentis. Il y a certaines entreprises qui ont été chassées des aides, ils ont pris des apprentis sans avoir de volonté de les garder. C'était une main d'oeuvre à vil prix, mais celles-là ont disparu quand les aides ont disparu. Par contre, il y en a d'autres qui ont continué et qui continuent de faire de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et qui embauchent, parce qu'ils anticipent ce renouvellement générationnel. Il ne faut pas oublier qu'on est dans une baisse démographique. qu'on a de moins en moins de jeunes et qu'à un moment ou un autre, on aura dans les entreprises une tendance à où il faudra de toute façon embroucher des jeunes.
- Speaker #1
Alors, pour aller un petit peu plus loin avant la pause, je vous recommande quand même un rapport du Bureau international du travail qui a récemment calculé par-delà les chiffres de la Darès ou de France Travail, de l'INSEE, qu'il y aurait 2,5 millions de chômeurs en France actuellement. Mais qu'on ne distingue pas vraiment les personnes qui sont sans emploi pour une raison temporaire d'accident de la vie personnelle ou conjoncturelle, l'entreprise a fermé. Des personnes qui sont réellement au chômage et des personnes en inactivité. Et que du coup, de tout ça, il y a des personnes qui sont prêtes à être en emploi. immédiatement disponibles et si demain il y a un travail, ils vont y répondre. Et du coup, ça ne fait pas les mêmes chiffres que ceux qui sont proposés parce que souvent on va évaluer la totalité à presque 5 millions de personnes sans activité professionnelle.
- Speaker #0
Ah ben messieurs, c'est si passionnant comme d'habitude. Je vous propose maintenant une respiration musicale avec le morceau Give a Man a Fish.
- Speaker #1
Radio Dijon Campus, aujourd'hui nous abordons un focus sur l'employabilité des plus jeunes et des plus anciens.
- Speaker #0
Spotlight, la partie immergée de l'iceberg.
- Speaker #1
Alors, on a entendu ça cette semaine. Le MEDEF, le syndicat patronal, propose du coup une nouvelle forme de contrat de travail qui rappelle pour les plus anciens d'entre nous soit le système qui se déroule en Amérique du Nord et pour le MEDEF, ce serait inspiré du contrat italien. sur lequel il prend exemple un contrat à droit progressif. Et donc apparemment sur une loi de 2015, l'État italien aurait contribué à la baisse du chômage structurel dans le pays avec un chômage des 18-25 ans de presque 40% en 2015. Et aujourd'hui, 10 ans plus tard, il n'y aurait plus que 20% de jeunes au chômage.
- Speaker #0
Donc comment ça se trame ? C'est-à-dire que quand on est jeune, on commence avec un contrat de travail, on va dire avec moins d'heures, et progressivement, on en rajoute ?
- Speaker #1
Alors, plus on a de l'ancienneté dans la... Dans la structure employeuse, et plus on acquiert des droits, un peu comme les congés où on accumule deux jours et demi par mois, et bien là, c'est plus on a d'années ou de trimestres d'ancienneté, et plus on va avoir un salaire et des droits au chômage qui vont pouvoir se capitaliser quelque part.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais donc il y a quand même des réflexions parce que les syndicats sont vent debout, ça rappelle le fameux... un contrat CEP, un contrat premier emploi de l'époque.
- Speaker #2
CPE, oui.
- Speaker #1
Et ça rappelle beaucoup la culture à l'américaine. En fait, c'est un CDI, mais qu'on peut encore casser tant qu'on n'a pas acquis deux à trois ans d'ancienneté. pour rassurer l'employeur.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Alors il y avait ce volet-là qui a l'air d'être compréhensible, mais ils ont en plus proposé dans la même panière que ce soit payé comme un apprenti au pourcentage du SMIC. Et donc ça fait un peu beaucoup dans la même proposition.
- Speaker #0
C'est un peu dans l'exagération.
- Speaker #1
Oui. Et face à... Face à ça, il y a aussi le problème des seniors qui devient cette année, en 2026, un axe structurant du droit du travail avec des nouvelles obligations. Alors pour les très grandes entreprises qui sont à plus de 1000 salariés, qui doivent négocier, trouver des outils adaptés, spécifiques, d'aménager les fins de carrière. par-dessus tout ça, doivent éviter des contentieux autour de la discrimination liée à l'âge lors de l'embauche. Donc c'est quelque chose qui s'observe aussi, c'est que des personnes se sentent discriminées, être trop âgées. Alors face à l'essor aussi du CV anonymisé, mais qui du coup, si on met trop d'expérience, on peut dire que...
- Speaker #2
Je vois quelqu'un, c'est toi, c'est quelqu'un. qui est jeune ou d'âge intermédiaire, mais qui est un zappeur, soit c'est quelqu'un qui est âgé.
- Speaker #1
Et donc, l'État a mis en place une mesure dans la loi Bien vieillir, qui a été votée en 2024 et qui s'applique aujourd'hui. Alors, avec la mise en place d'un index senior pour avoir une transparence dans les grandes entreprises, à l'image de l'index égalité hommes-femmes. dans les structures et qu'on voit s'appliquer de plus en plus jusque dans les quotas électoraux ou autres. Donc c'est des nouveaux indicateurs pour mesurer la politique d'emploi des seniors. Alors ça reste dans les très grandes entreprises.
- Speaker #2
Il y a aussi des évolutions envisagées sur le cumul retraite-emploi. Pour les gens qui ont déjà leurs allocations retraites et qui cumuleraient avec des emplois à temps partiel, avec des plafonds qui sont en cours de changement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
En sachant que pour les personnes... Ayant un certain âge, il y a des secteurs porteurs parce qu'il y a des secteurs qui embauchent et qui recherchent les compétences ou les appétences qu'une personne sur une fin de carrière pourrait avoir.
- Speaker #1
à transmettre, tout à fait. Mais c'est un peu le paradoxe, c'est que le budget voté il y a quelques semaines, le budget 2026, maintenant impose des conditions beaucoup plus strictes pour cumuler... la pension et le salaire. Et donc des personnes à la limite de la retraite ou déjà retraitées, mais touchant une pension pleine et entière, maintenant se voient contraints de devoir abandonner quelque part leur activité connexe ou réduire leur activité connexe. Ou réduire leur activité.
- Speaker #0
Je crois qu'il y a un nombre d'heures à respecter. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #2
Mécaniquement, c'est que quelqu'un qui aurait un bon niveau d'allocation et qui aurait... En plus des activités professionnelles, ils pourraient libérer potentiellement des heures qui pourraient être utilisées par une autre personne au même niveau d'âge.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc, on est en général, c'est ça, la zone médiane, c'est 160% du SMIC. Donc, à peu près, un peu moins de 2 900 euros.
- Speaker #2
C'est jurassien, quand même.
- Speaker #1
Oui, il faut bien. Les soutenir ! Donc voilà, il y a aussi une volonté de limiter les dépenses publiques. Alors il n'empêche qu'il y a des métiers qui recrutent et qui sont vraiment en recherche de seniors en ce moment. Les secteurs porteurs, le médico-social, surtout dans la santé, aussi pour un retour d'expérience. Parce que souvent, celles et ceux qui vont être bientôt en retraite, ont été aidants et ont eu un parent aussi qui a été en maison de retraite ou de convalescence ou autre. Et ils peuvent être vraiment des auxiliaires de contact de vie et ont peut-être plus de temps aussi à consacrer à leurs congénères, leurs aînés, mais de très peu, d'une petite génération. Il y aurait quand même 350 000 postes à pourvoir d'ici 2027.
- Speaker #2
Oui, en un an. Pourvoir en un an et demi. C'est aller vite. Il y a aussi le secteur commercial qui recherche certaines expériences d'échange, de relations, de valeurs humaines, de valeurs d'échange.
- Speaker #1
C'est tout le côté relation client. Il a peut-être été perdu avec la technologie et peut-être les jeunes n'ont pas été assez bien formés à ça. La relation humaine qu'on retrouve dans les soft skills. Et donc, il y a en effet un énorme besoin.
- Speaker #2
Quand on a plus l'habitude d'échanger via des réseaux sociaux, on a perdu la capacité à échanger humainement.
- Speaker #1
Et après, il y a aussi le secteur du conseil et de l'expertise, mais c'est quand même un milieu de requins. Donc, il y en a quand même un qui va bien travailler pour 10 qui vont vivoter s'ils se mettent en micro-entrepreneurs.
- Speaker #2
Tout à fait. Eh bien, sur ces mots, je vous invite à partir dans un nouveau voyage créatif avec le titre « Seigneur » de Catherine Ringer
- Speaker #0
« C'était comment avant d'être un neuf ? »
- Speaker #3
« Avant d'être un neuf ? Je ne sais pas. » Je sais pas mais... En tout cas... Après l'heure, j'étais poussé, c'était bien. Je passais qu'à mettre, c'était très long. Quand je fus, j'étais... Je vais le régler alors. Tu ne sais pas, l'âge adulte, la vie est me voilà. Et alors, Seigneur, c'est comment ? Seigneur ? J'adore. J'adore. Je avance. Ce sont là, oui, de très bons niveaux, toujours aux intenses, sans bavillon. Comme la mastitude, cela joue les apaisés. Ma pénis est sûre, je veux la partager. Je fasse un suspens de corps, mais j'ai peur de souffrir. Alors j'écoute.
- Speaker #0
Vous êtes de retour sur WIP, nous sommes bien ensemble sur le 92.2 FM.
- Speaker #1
Et oui, aujourd'hui nous abordons l'éclairage sur l'emploi et la formation dédiée aux plus jeunes et aux plus âgés d'entre nous. On venait de voir les secteurs qui recrutent, qui cherchent des seniors en même temps.
- Speaker #2
Et qui cherchent des jeunes aussi.
- Speaker #1
Et qui cherchent des jeunes aussi, on est bien d'accord. Il y a quatre secteurs qui sont en défaillance actuelle et je pense que c'est peut-être justement aussi des profils qui peuvent venir redynamiser un peu tout ça. Il y a l'automobile, il y a des besoins en compétences nouvelles parce que c'est beaucoup d'électronique et d'informatique. Maintenant, embarquer dans les véhicules.
- Speaker #0
Donc, automobile plutôt mécanique. Ou la vente, aussi les commerciaux auprès de ventes de véhicules électriques, mais les nouvelles formes qui ne sont peut-être pas appliquées comme dans l'ancienne façon de faire des concessions et des réseaux qui est chamboulée par des grands comme Tesla où maintenant tu commandes ta voiture sur Internet. Et tu ne passes même pas par un garage. Elle t'est livrée sur un point de livraison comme un colis Amazon. Ah ok.
- Speaker #1
Je ne savais pas.
- Speaker #0
Donc il y a ce secteur. Il y a le commerce de proximité. Et les plus jeunes et les plus anciens peuvent être aussi à même à essayer de fédérer sur cette typologie de commerce. Il y a toute la petite mécanique qui va jusqu'à la mécanique de précision. Et on a abordé le Jura. Et c'est quand même une de leurs spécialités dans l'horlogerie, la pipe et j'en passe. Les diamants. Et ou le diamant.
- Speaker #2
Les pierres précieuses en général.
- Speaker #3
Et oui.
- Speaker #0
Et le domaine de la restauration. Parce que même si les employeurs ne fractionnent plus les contrats, comme on peut le voir aussi dans la logistique et la distribution, il y en a qui préfèrent ne pas s'engager plutôt que... de ne pas trop savoir vers quoi s'engager. Et peut-être que les plus jeunes et les plus anciens peuvent être des médiateurs aussi pour accompagner les employeurs et les entrepreneurs à aller vers les nouvelles possibilités dans le monde du travail actuel. C'est une réflexion que je partage.
- Speaker #2
Les gens qui ont déjà été salariés bénéficient d'outils qui leur permettent d'accéder à des formations. qui leur permettent soit de compléter leurs compétences, soit de se reconvertir de façon assez rapide, soit via le compte personnel de formation, soit via transition professionnelle. En sachant que les jeunes, eux, peuvent bénéficier d'une typologie d'outils qui leur permet d'acquérir des compétences non négligeables. Au cours de leur formation, c'est l'alternance.
- Speaker #1
Ou alors les diplômes, moi je pensais aux diplômes style BAFA, des choses comme ça pour des jeunes qui sont...
- Speaker #2
Encore lycéens ou post-lycéens.
- Speaker #1
Et de dire qu'on s'est déjà investi dans ce genre de formation, ce qui est assez lourd, moi je le mettais à renseigner pour mon fils, ça prend du temps, de l'énergie. C'est trois cycles. C'est trois cycles avec des stages obligatoires.
- Speaker #2
Théoriques, stages, théoriques.
- Speaker #1
Donc je pense que les jeunes qui sont dans ce cadre-là ont plus à près de facilité auprès des employeurs de se justifier d'une expérience ou même d'un investissement dans le milieu professionnel.
- Speaker #2
Puis on est dans le cadre de métiers d'aide à la personne. On a le public jeune, jeune enfant qui peut aller jusqu'aux adolescents. Et ça peut révéler des compétences qui sont très intéressantes.
- Speaker #1
Après, pour les jeunes, on... recherche d'emploi ou alors encore les siens et de faire par exemple du babysitting, je ne sais pas trop si ça se fait encore, du dog-sitting, de l'aide aux devoirs, des choses comme ça. Un truc qui va faire que dans le CV, en fait, on voit vraiment, ce n'est pas une vraie expérience professionnelle en tant que telle, on va dire, mais quand même. C'est un engagement.
- Speaker #2
Ça véhicule des valeurs de responsabilité, de respect, pas mal de choses. Par exemple, dans le cadre de Parcoursup, on est dedans, sur certaines compétences et sur certaines candidatures liées à certaines composantes, être titulaire du BAFA, ça ramène des points. Staps, par exemple, ça ramène des points dans la discrimination, pas dans la discrimination, mais dans l'étude du dossier. Il a un engagement extérieur.
- Speaker #1
Bien penser à des petites choses comme ça, on n'y pense pas forcément, ou alors on se dit, ça ne va servir à rien, alors que si, c'est quand même très important.
- Speaker #2
Tout à fait. Et puis, un autre moyen de s'adapter à un marché d'emploi rapide et à l'acquisition de nouvelles compétences, c'est d'envisager de suivre des formations qui sont sur des temps courts. Dans l'enseignement supérieur à l'université, on a deux typologies de ce type de cours. On a ce qu'on appelle des diplômes universitaires qui se déroulent entre 70 et 100 heures sur une dizaine de mois pour les plus longs. Et autrement, on a des actions courtes qui peuvent être ciselées main, qui sont des actions qui peuvent se dérouler sur 1, 2, 3, 4, 8 jours maximum. dans des typologies d'action qui sont en train d'exploser, parce qu'on a plein de demandes extérieures, ce qui permet d'ouvrir des champs du possible, de façon très importante. On a des typologies de formation auxquelles on penserait même pour.
- Speaker #0
Alors, c'est vrai qu'un diplôme universitaire, en général, il va venir... presque valider ce qu'on appellerait un bloc de compétences sur une fiche du RLCP. Une formation courte va aller juste proposer un complément de formation pour maîtriser une technique, un savoir-faire, un protocole.
- Speaker #2
On pourrait appeler une micro-compétence.
- Speaker #0
Une micro-compétence, tout à fait.
- Speaker #1
Un approfondissement.
- Speaker #0
Et c'est vrai que les diplômes universitaires, ils sont faits en sorte qu'en général, c'est deux à trois jours par mois. maximum. Ça va être un lundi-mardi ou un jeudi-vendredi, une fois par mois. Comme ça, c'est assez souple pour son activité personnelle, professionnelle. Ça va aider aussi l'employeur à dire, d'accord, je te laisse partir en formation, mais ce n'est pas trop impactant.
- Speaker #1
Donc se diriger vers le CFK ?
- Speaker #0
Par exemple.
- Speaker #2
Service de promotion continue, et puis les composantes. Il ne faut pas hésiter, presque toutes les composantes proposent des thématiques qui vont de l'utilisation de l'hypnose dans le secteur médical, à un diplôme sur la technique en oenologie, à un diplôme de préparation physique.
- Speaker #0
Je vous en ai trouvé quelques-uns. Par exemple, il y a un diplôme universitaire, le sens de la peine, pour accompagner toutes les... toutes les structures en contact avec le milieu carcéral et le ministère de la Justice, mais aussi pour créer un peu une médiation et faciliter le travail des avocats, des enseignants, de tous les intervenants dans le milieu de la pénitentiaire. Et je pense au tango thérapeutique aussi pour aider, accompagner les personnes à vraiment avoir une... une conscience de leur morphologie et de tout ce qui peut permettre de conserver une activité.
- Speaker #2
C'est une action de 4 jours qui est proposée par l'UFR STAPS. On n'aurait pas été obligatoirement la chercher en STAPS. Et c'est une action qui permet d'utiliser la mémoire ancienne des personnes qui sont dépendantes parce que souffrant d'un Alzheimer plus ou moins avancé. Et en fait, c'est reproduire les gestes du quotidien par la danse qu'est le tango. Ce qui limite les chutes et ce qui limite la médication. Le tout étant appuyé sur des recherches fondamentales, importantes, qui amènent des publications. Et c'est une action de formation qu'on a été faire aux Etats-Unis, à Stanford, qui a montré ses capacités et ses compétences.
- Speaker #0
Et c'est ouvert à tous les aidants, par exemple. Il n'y a pas de prérequis de niveau.
- Speaker #2
Il y a des salariés d'EHPAD, mais il y a des aidants familiaux, et il y a des personnes qui ont fait de la danse leur activité libérale, et qui interviennent dans les EHPAD de façon ponctuelle, et qui mettent cette corde nouvelle à leur arc.
- Speaker #0
Donc il y a des formations sur la nutrition, sur... l'utilisation au quotidien de l'intelligence artificielle. Il y a une grosse formation qui s'appelle CARE, développée par l'Université Bourgogne-Europe. Il y a par exemple une autre formation pour fabriquer soi-même de la bière, du grain à la chope, préparé par... C'est une mode, mais du coup, ça peut devenir professionnalisant.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #2
C'est une formation qui est hébergée par l'Institut de la Vignée du Vin.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et puis, ce qu'on oublie peut-être de savoir, parfois on peut dire j'ai raté mes études ou je veux me reconvertir. Sachez qu'il y a des passerelles en licence professionnelle ou troisième année de BUT ou de licence plus classique ou en deuxième année de master. juste l'année avant la professionnalisation, il est possible de candidater, soit naturellement si on a le niveau maîtrise ou master 1, ou par une validation des équipes professionnelles.
- Speaker #2
La validation des équipes professionnelles, c'est un dispositif qui a été mis en place en 1985, ce qui fait qu'on l'appelle aussi VA85. C'est un dispositif qui permet de... de demander à accéder à un niveau de formation dont on n'a pas les prérequis, parce que l'expérience professionnelle nous permet de dire qu'on peut avoir ce niveau-là. Donc quelqu'un qui aurait un BTS et une expérience professionnelle dans le secteur d'activité dans lequel il veut faire un master, il pourra envisager de demander à entrer directement en master 1, voire en master 2, ça dépend de son niveau de compétence. Si l'équipe pédagogique lui donne le droit d'accéder à la formation, la personne va suivre la formation. A la fin de l'année, si elle valide le master, elle a un master sans licence juste avec son BTS par contre si elle n'a pas son master elle a toujours que son BTS elle n'a pas de niveau elle n'a pas de reconnaissance de niveau et
- Speaker #0
bien je vous propose une petite respiration musicale avec le titre Youngster par Mecoto Blanco
- Speaker #2
Vous êtes bien sur Work in Progress et pour conclure, mesdames et messieurs, l'agenda.
- Speaker #1
Alors, les rendez-vous du mois de mars en Bourgogne-Froche-Comté débutent avec la semaine de l'emploi et de l'apprentissage de l'université. de Bourgogne, Europe, du 10 au 13 mars à l'université à la salle multiplex de 9h à 17h.
- Speaker #0
Oui, toute cette semaine, il y aura l'organisation de stands pour rencontrer des structures employeuses, des job dating, des présentations de l'alternance des stands sur l'apprentissage. Et ça commence le 10 mars, dès le matin, 9h à 12h, sur les domaines juridiques et notariaux, par exemple.
- Speaker #2
Oui, très orienté pour les étudiants actuels de l'université. Le 11 mars, toute la journée, on aura tous les domaines liés à l'information, communication, l'informatique, les métiers du multimédia, comptabilité, gestion, GRH, réseau, télécommunication.
- Speaker #1
Le 12 mars également, de 9h à 12h, les domaines suivants, informatique, physique, chimie, traitement des données et mathématiques.
- Speaker #0
Le 13 mars... De 9h à 12h, il y aura la biologie, l'environnement, la géologie, la nutrition. Et je pense même, il y a Polytech Dijon qui fera aussi des présentations. C'est le bâtiment qui est juste en face. Voilà,
- Speaker #2
le jeu du 12 après-midi pour Polytech, en parallèle du forum qui se déroule au Multiplex. Forum axé sur la gastronomie et les métiers de bouche.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
pour vous inscrire, obtenir plus d'informations. N'hésitez pas à vous connecter sur le blog en tapant la semaine de l'emploi de l'UBE et vous obtiendrez directement le blog qui vous donnera toutes les informations.
- Speaker #1
Eh bien, monsieur, merci à vous et rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle émission de WIP sur Radio-Dijon Campus.
- Speaker #0
Et retrouvez-nous en podcast sur toutes les plateformes et pour les prochains épisodes en FM sur le 92.2. sur le DAB+, et tous les postes modernes, et même en direct live sur le site www.radiodijoncampus.com A bientôt !
- Speaker #2
Merci à vous,
- Speaker #1
au revoir !