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Alors que le géant américain supprime des postes dans sa division Reality Labs, Palmer Luckey, le fondateur d'Oculus, prend la parole pour défendre une vision à contre-courant et plutôt optimiste pour le secteur.
10 % des effectifs
D'abord, regardons les faits sans céder à la panique. Meta vient de se séparer d'environ 1 500 employés au sein de sa division Reality Labs.
Si le chiffre paraît impressionnant, Palmer Luckey rappelle qu'il ne représente "que" 10 % des effectifs de la branche, ce qui correspond selon lui à six mois de rotation naturelle du personnel, mais concentrés sur une courte période.
Surtout, il insiste sur un point crucial : même après ces coupes, Meta emploie toujours la plus grande équipe dédiée à la VR au monde, et de très loin, personne d'autre n'arrive à la cheville de leur force de frappe.
Pour lui, le narratif selon lequel Meta abandonnerait la VR est donc "évidemment faux".
La fin des jeux développés en interne
Ensuite, il faut comprendre la logique stratégique derrière ces licenciements. Luckey explique que ces coupes visent principalement les équipes de contenu "first-party", c'est-à-dire les jeux développés en interne par Meta.
Selon lui, c'est une excellente nouvelle pour l'écosystème.
Pourquoi ? Parce que ces studios internes, aux budgets illimités, créaient une concurrence déloyale pour les développeurs tiers indépendants.
Il cite un exemple frappant d'inefficacité avec le jeu Rock Band VR. Meta a dépensé une somme à huit chiffres, donc au moins 10 millions de dollars, pour s'assurer que le jeu soit parfait, pour au final n'en vendre que 700 exemplaires au lancement.
En arrêtant de subventionner artificiellement ses propres productions à perte, Meta pourrait donc assainir le marché et laisser plus de place aux créateurs externes.
Une question de croyance
Enfin, restons prudents, car cette transition n'est pas sans douleur ni sans risque. Si la théorie de l'assainissement se tient, la réalité immédiate est la fermeture de studios talentueux comme Sanzaru Games ou Armature.
Cela implique l'annulation pure et simple de projets majeurs qui auraient pu porter le casque, comme un jeu Harry Potter ou la suite de Batman Arkham Shadow.
Le risque est ici symbolique : si Nintendo annulait ses jeux maison pour sa prochaine console, le message envoyé au marché serait désastreux. En se retirant de la production de contenu, Meta risque de donner l'impression, comme Sony avec le PSVR 2, que le constructeur ne croit plus assez en son propre produit pour investir dedans.
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