Description
C'est un véritable coup de théâtre auquel vient d'assister en France le secteur de l'enseignement supérieur.
Sous pression, la prestigieuse École polytechnique vient d'annuler sa migration vers Microsoft 365.
Le cadre juridique se durcit sérieusement
Ce revirement spectaculaire est d'abord le signe que le cadre juridique se durcit sérieusement. En tentant d'imposer l'écosystème Microsoft, Polytechnique s'est heurtée de plein fouet au Code de l'éducation, qui exige de prioriser les logiciels libres.
Mais surtout, en migrant vers ces outils, l'école exposait les données sensibles de la recherche française aux lois extraterritoriales américaines, notamment le fameux Cloud Act.
Sous la menace d'une action en justice menée par le Conseil National du Logiciel Libre, et face à la fronde de ses propres chercheurs, la direction a dû capituler.
Ce dossier dépasse largement les murs de l'école
Mais attention, ce dossier dépasse largement les murs de l'école.
Car au même moment, l'autorité de protection des données autrichienne édicte que la version éducation de Microsoft 365 viole purement et simplement le RGPD, notamment en pistant les utilisateurs à des fins commerciales.
Il est donc temps de sortir du déni. Les promesses d'hébergement localisé ne suffisent plus lorsque la société mère reste contrainte de livrer ses données sur simple injonction d'un juge outre-Atlantique.
Quelle alternative s'offre aux décideurs ?
Face à ce constat, quelle alternative s'offre aux décideurs ? Longtemps perçu comme complexe, le logiciel libre pourrait servir de levier stratégique.
Le Conseil National du Logiciel Libre assure structurer une véritable filière d'accompagnement.
L'objectif est d'aider les organisations à migrer vers des outils ouverts, souverains et interopérables.
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