Speaker #0Le mental, ça ne s'improvise pas, ça se travaille. Et les meilleurs, les joueurs de top 14, les champions olympiques ou encore les chefs d'entreprise, ils ont tous un point commun, ils ont des outils, des vrais. Moi c'est Thibaut, coach mental, et dans 100% Mental, on va justement aborder tous ces sujets ensemble, tous ces outils, on va parler du concret, du terrain, des problématiques, voir la théorie pour comprendre et ensuite transformer ça en outil que tu vas pouvoir utiliser tout de suite, que tu sois sur le terrain ou en entreprise. On va pas tourner autour du pot, on va aller directement dans le vif du sujet. Allez, c'est parti ! Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qu'on voit souvent, très très souvent, surtout quand on démarre le sport, quand on démarre une nouvelle activité. C'est de travailler, continuer à travailler malgré qu'il n'y ait pas de résultats, de vrais résultats visibles. En fait, c'est de se dire que quand l'effort... Bah quand... Quand l'effort ne paye pas immédiatement, il faut arriver à tenir et à continuer dans l'intensité, dans le travail qu'on essaie de fournir. Pour donner des exemples, parce que je suis sûr que ça arrive à tout le monde, moi ça m'arrive, je me dis que le commun des mortels ça arrive, c'est quand on reprend un peu de sport, soit de la muscu, soit de la course à pied, on se met rapidement devant le miroir à contempler, essayer de voir les muscles qui apparaissent, etc. En général, on peut le faire très rapidement, une semaine, voire même quelques jours ou quelques minutes après la première séance. On essaie de voir les résultats tout de suite, sauf que ça n'arrive pas. Mais ça vient aussi sur d'autres sujets. Quand on essaie de perdre du poids, de fondre par exemple, perdre de la masse graisseuse, on fait attention à ce qu'on mange. Donc on va se peser. Mais sauf qu'au bout d'une semaine, les résultats peuvent être visibles, mais attention, ils peuvent ne pas l'être aussi. Donc il faut quand même faire attention. Et si on va sur un registre complètement différent, on va sur le cadre des études et étudiants, on révise, on révise, pour une fois qu'on le fait d'ailleurs, mais on est déçu de sa note. Ce n'est pas grave, la note ne va pas refléter les révisions, un peu mais pas que. Mais donc il ne faut pas se dire, tiens, tout est acheté à la poubelle, au contraire. Et dans l'autre registre un peu encore différent, c'est dans le monde de l'entreprise. En temps commercial, on pouvait, je suis passé par là plusieurs fois, à Quand on se dit, allez aujourd'hui je fais une journée de prospection téléphonique, j'appelle pour choper des rendez-vous, des contrats, etc. Et qu'à la fin de journée, rien du tout. Là ça commence à être difficile, on se dit, ben en fait je suis nul. On se met dans un état où on se critique et on se juge soi-même. Pourquoi si on n'a pas de résultat ? Je n'ai pas de résultat, donc je suis nul, j'y arriverai pas, etc. On devient, on se projette dans une spirale négative. Et donc, je l'ai quelque part un peu dit, mais le point commun entre toutes ces situations, c'est le manque de résultats immédiats. On veut du résultat immédiat, ici et maintenant, tout de suite. Et c'est là qu'on devient déçu, qu'on peut vite baisser les bras et on devient impatient. Et justement, c'est un peu ça qu'il faut, il faut de la patience. Vous allez me dire, c'est très très facile à dire, mais très difficile à faire, et je suis tout à fait d'accord. C'est pour ça qu'on va essayer de voir ensemble des moyens pour que les bras ne baissent pas et qu'on continue à rester motivé. Mais avant d'aller dans le côté, le dialogue et le registre de « il faut continuer et pas baisser les bras, c'est pas bien, c'est pas bien, continue, etc. » , il faut prendre du recul et arriver à évaluer le travail que l'on fait. Donc quelle que soit la durée du travail, si on travaille depuis une semaine, un mois, six mois, un an, il faut... A mon sens, la première chose, c'est de se demander si la méthode est bonne. Est-ce que j'ai le bon programme sportif ? Est-ce que j'ai le bon plan diététique ? Est-ce que j'ai la bonne méthode de travail ? Est-ce que j'ai la bonne méthode de prospection ? Vous prenez là où ça vous parle le plus. Et encore l'idée, ce n'est pas une question de quantité, mais de qualité. Oui, je peux réviser trois heures, mais si je révise mal, ça ne sert à rien. Oui, j'ai beau prospecter pendant une journée, mais si je n'ai pas le bon plan de prospection, nul. Quand je dis qualité et pas quantité, c'est est-ce qu'on va dans la bonne direction ? Est-ce que j'ai la bonne méthodologie ? Si la réponse est négative, il faut reprendre le plan. Le plan physique, le plan nutritionnel, le plan de prospection, qu'importe, le plan de révision, c'est le plan, la méthode qui n'est pas bonne du tout. Ce n'est pas la destination finale, ce n'est pas la vision, ce n'est pas l'objectif, c'est la manière d'y arriver. Une autre manière de voir les choses, c'est si on se donne l'objectif d'aller du point A au point B, mais on bifure qu'on va au point C. et bien on fait fausse route, ok ? Par contre, si on va du point A au point B, mais entre les deux, on passe par C ou D, là c'est ok. Donc la différence entre les deux exemples, c'est que dans le premier, quand on passe au point C, c'est le C qui devient la nouvelle destination, alors que dans le deuxième exemple, pour aller du point A au point B, on fait un petit détour par C ou D pour toujours aller au point B, la destination est la même. Et là, tout est bon, tout est ok, ok ? La destination est toujours la même, mais c'est le chemin qui est différent et c'est ok, on a le droit. D'accord ? On a le droit de prendre un autre chemin tant qu'on va dans la même direction. Très très important. Encore une fois, je me répète pour une énième fois, tout ça pour dire que si on va toujours dans la même direction, avec la même intensité et qu'on ne voit pas de résultat, c'est qu'il faut juste voir les choses différemment. Il faut prendre du recul, d'accord ? On a la bonne destination, le bon objectif. L'intensité, c'est cool, c'est-à-dire qu'on a la motivation, on a l'envie, on veut y aller. Si on n'a pas les résultats tout de suite, physique, etc., il y a peut-être autre chose à regarder. Il faut prendre du recul, être un peu plus patient et voir les choses différemment. Quelque part, ça a un nom, de prendre... Dans le travail, à un moment donné, pas en plafond, mais la progression est plate. certains appellent ça le plateau de développement, d'accord ? On produit des efforts, mais les résultats ne sont pas encore visibles tout de suite. Visibles à l'œil nu, soit en termes de résultats, soit visuels. Et en fait, le cerveau humain, là-dessus, c'est une question de cerveau humain, de personnalité, vous le mettez comme vous voulez, c'est qu'on a besoin d'une récompense immédiate. Certains vont dire, bah tiens, c'est générationnel, peut-être, peut-être pas. Mais voilà, c'est le côté j'ai besoin d'immédiateté. Je veux une récompense tout de suite. Je n'arrive pas à être patient. Je n'arrive pas à me contenter de ce que j'ai et de continuer à avancer. D'accord ? Alors, c'est normal parce que ces récompenses, il faut les avoir pour valider les étapes et nos efforts. C'est très difficile, très, très, très difficile de continuer à avancer et d'attendre d'avoir des résultats dans X années. C'est très, très difficile. Il y a toujours des étapes intermédiaires. Mais ça, on l'a vu dans un autre épisode sur les objectifs. D'accord ? Donc, pour être sûr que l'on ne perd pas de temps, il faut avoir des résultats, d'accord ? Donc quand c'est trop, trop rapide, trop, trop immédiat, quand on a une attente trop importante, trop exigeante, quelque part, c'est-à-dire des résultats, je veux les avoir à l'heure, à la minute, à la journée, ou quelque part la semaine, on peut commencer à les avoir, mais à la journée, c'est difficile. On ne veut pas prendre de temps, d'accord ? Et on veut avoir des résultats rapidement. Encore une fois, ces validations, elles sont importantes. Elles permettent de renforcer notre confiance en nous et notre estime de soi. Quelque part, pour le traduire d'une autre manière avec ce discours interne, j'ai de la valeur, je me sens bien parce que j'ai travaillé et je vois les résultats, ça paye. Donc ça va augmenter notre motivation et cette motivation va nous permettre de continuer les efforts. Je continue, je vois des résultats, c'est cool, j'ai eu des difficultés, j'ai peut-être souffert, c'était difficile, je continue, je continue parce que je vois les résultats de tout. tous mes efforts. Sans résultat visible, c'est là où la motivation, elle risque de s'affaiblir. Et les excuses vont vite arriver. J'y arriverai pas, c'est pas bon, c'est pas fait pour moi, etc. Donc juste avant, on va voir deux outils ensemble qu'on va pouvoir utiliser et mettre en place tout de suite. Et surtout, quel que soit le milieu. Est-ce que c'est sport, études, monde de l'entreprise, ce qui importe. C'est deux outils que vous allez pouvoir mettre ensemble tout de suite. Le premier outil, c'est changer ses indicateurs de succès. Et on va y aller en plusieurs phases. La première, donc il y en a deux, la première, c'est de définir sa destination finale. C'est définir dès le départ pourquoi je veux atteindre cette destination, cet objectif ou ce rêve. C'est le fameux pourquoi de Simon Sinek. On avait déjà, j'ai dû en parler plusieurs fois dans certains podcasts, mais c'est pourquoi. Pourquoi je fais ce que je fais ? Pourquoi je m'efforce à faire tout ce que je fais et que je sacrifie tout ce que je sacrifie ? Pourquoi je fais tant d'efforts ? Quel est le résultat attendu ? Quel est l'objectif voulu pour mettre en place tous ces sacrifices, tous ces efforts ? Et quand je dis sacrifices et ces efforts, ils peuvent être simples ou très très compliqués à mettre en place. Le simple, c'est de dire, je me couche un peu plus tôt le soir. Au lieu de 23h minuit, je me couche à 22h30. Ou voire même 22h et je lis 10 minutes, un quart d'heure ou une demi-heure dans le lit. Voilà, au lieu de regarder la télé. Donc ça, c'est que face à nous. Mais ceux qui sont un peu plus difficiles... pour moi personnellement, et donc je me doute que ça va être la même chose pour les autres, c'est par rapport au regard social. Salut les gars, je rentre de soirée parce que demain, enfin j'ai besoin de me reposer, demain j'ai entraînement, et il n'est que 23h. Mais qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu ne restes pas avec nous ? Etc. Et bien c'est ça, ça c'est un effort qui est un peu plus difficile, de dire non, non je ne me resserre plus, non j'ai fini de boire, non j'arrête de manger, etc. Ça aussi, c'est... Ça peut être difficile pour certaines personnes, mais si on comprend pourquoi on le fait et que ces sacrifices sont nécessaires pour atteindre l'objectif, ça devient peut-être un peu plus simple. Ou du moins, une fois qu'on arrive à dire non, on se sent mieux, il y a moins de culpabilité. Donc encore une fois, en ayant le pourquoi, on a la motivation profonde, pourquoi est-ce qu'on veut faire. Cette motivation, c'est celle qui va donner cette énergie, cette envie, cette motivation. de surmonter les différents obstacles, arriver à dire non, etc. Le comment ou la manière d'y arriver va être différente en fonction de qui on est, d'accord ? De notre entourage, de notre environnement, de notre expérience, de notre âge, d'accord ? Et surtout peut et va sûrement évoluer avec le temps. Ça veut dire que la manière et le comment, c'est comment je arrive à destination. Rappelez-vous, tout à l'heure, je parlais du point A au point B. Certains vont passer par C pour arriver à B directement. mais d'autres vont peut-être utiliser C, D, E, F pour arriver au point B. Aucun problème, d'accord ? Et bien entendu, on peut dire, tiens, je suis au point A, je vais au point C pour arriver au point B. J'ai prévu de passer au point D, mais finalement, je bifure par un autre chemin. Qu'importe, on est tous différents et ça va vraiment dépendre de qui nous sommes, d'accord ? Donc, la première chose à faire dans ces indicateurs de succès, c'est de définir où je vais, dans quelle direction. Quelle est la destination finale, ma vision, mon but, mon objectif ? Ensuite, c'est un peu ce qu'on vient de dire, mais d'une autre manière, c'est comment y arriver. Le comment y arriver va être important, c'est un cap, d'accord ? Bien entendu, on va pouvoir changer ce cap. Quelqu'un qui fait de la navigation en mer, on a un point de départ, une ligne d'arrivée. Le Vendée Globe, on fait le tour du monde. On a tous des points différents pour y aller. pour pointer quelque part, mais en fonction des intempéries, du vent, de la houle, etc., on va prendre des chemins plus ou moins différents en fonction de la météo, mais aussi de notre expérience et de notre capacité. C'est ça, la manière d'y arriver a été également importante. C'est comment est-ce qu'on va savoir, tiens, j'ai bien réussi ou pas. Donc, si on mesure notre succès uniquement par le résultat final, j'y suis arrivé, oui ou non, Donc oui, je suis une bonne personne, non, je suis à moins que rien, c'est pas bon. On dépend de facteurs qui sont entre guillemets hors de contrôle pour nous sentir bien. Surtout quand il y a quelqu'un d'autre qui fait partie de ça. Quand on met son curseur sur le curseur, le regard ou la validation, ça c'est du non contrôle. Je m'explique. Quand on fait un sport collectif et l'entraîneur donne la feuille de match, pour le week-end et ben j'ai beau faire un entraînement d'une semaine d'entraînement ou deux semaines d'entraînement comme il faut si l'entraîneur ne me sélectionne pas c'est pas de ma faute en partie peut-être mais c'est pas parce que j'ai fait un mauvais entraînement peut-être que les autres ont été meilleurs que moi ça c'est du non contrôlable d'accord Donc ça c'est la petite parenthèse à prendre en compte ok donc si on remplace par contre si on remplace les indicateurs par des indicateurs de processus Ou de moyen, c'est-à-dire, est-ce que j'ai fait tout ce que je devais faire ? Est-ce que j'ai fait toutes mes révisions en temps et en heure ? Je m'étais fixé deux heures, est-ce que j'ai fait deux heures ou j'ai fait 30 minutes, une heure ? Qu'importe, oui, non. Est-ce que j'ai fait mes séances d'aujourd'hui et de cette semaine dans le sport ? Est-ce que j'ai programmé mes quatre séances de sport ? J'en ai fait une, deux, trois ou quatre dans la semaine, à quelle intensité, etc. Est-ce que j'ai regardé ma vidéo de la semaine ou de la semaine dernière ? par rapport au match, est-ce que j'ai refait le match, etc. Est-ce que j'ai bien récupéré ? Est-ce que j'ai fait tout ce qui était hydratation, étirement, qu'importe. Est-ce que j'ai tout fait pour me donner les chances d'être pris, d'y arriver ? C'est ça le processus et le moyen, d'accord ? Ce qui est très intéressant là-dessus, c'est que ces indicateurs-là, on les contrôle à 100%. Encore une fois, les révisions, est-ce que j'ai révisé deux heures aujourd'hui ? Oui, non. Oui, tant mieux. Non, on va essayer d'analyser pourquoi. Mais ça, c'est du contrôle à... Oui, je contrôle à 100% si j'y vais ou pas. Et donc cocher cette case maintient ta confiance alors que les résultats ne suivent pas forcément encore. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ma méthodologie, je dois faire ça, ça, ça et ça pour espérer avoir de bonnes notes. Mais si je ne fais pas ça, ça et ça, j'ai zéro chance d'y arriver. Donc là, moi, j'ai envie de me donner toutes mes chances. Donc je fais ça, ça, ça et ça pour réviser ou pour avoir des bonnes notes. Ou je fais ça, ça, ça et ça pour pouvoir être plus athlétique. Je fais attention à ce que je mange. Je ne dis pas qu'il faut sacrifier faire régime. Ça, c'est un autre débat. Mais je fais attention à ce que je mange tout en me faisant plaisir. J'ai fait mes séances de sport, etc. Oui, j'aurais dû perdre peut-être 200 grammes, j'en sais rien, à la fin de la semaine. Mais j'ai perdu que 100, c'est pas grave. C'est peut-être un truc qui a cloché ou autre. Ou parce que je reprends le sport, mon corps n'est pas encore habitué. Donc, il stocke. J'en sais rien, je ne suis pas diététicien ni prépa physique. Mais il se peut des fois qu'on prévoit quelque chose et qu'on ne l'atteint pas. C'est pas grave, on continue. Si c'est la même tendance sur les 6 prochains mois, ou il y a peut-être un truc. Mais si on... Comment dire ? La première semaine, il ne faut pas se décourager. Il faut continuer. On continue, on continue, on continue. Encore une fois, on a en tête l'objectif final. D'accord ? Pour conclure cette partie-là, c'est un peu ça. C'est que les résultats vont dépendre de toi, uniquement de toi. S'ils sont contrôlables. D'accord ? Si on te propose de sortir ou autre chose, d'aller au resto, d'aller en boîte, etc. La décision, le oui ou le non, il ne dépend que de toi. Oui, c'est peut-être plus difficile, mais c'est toi qui décide du oui ou du non. Le consentement. C'est toi qui décide de dire oui ou du non. Tu dis, dire non, c'est peut-être difficile. Pas de souci. Si ça devient difficile de dire non, pense à ta destination finale, à ton objectif, ta vision. Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ? Quel est le but final ? Et tu te concentres sur comment, les moyens, et plus du tout sur le résultat. Comment je vais y arriver ? Et est-ce qu'au quotidien, je fais tout ce que j'ai à faire ? Ok ? Quelque part, c'est traduire cette pensée, je sais que je vais y arriver, et j'ai confiance dans le processus et la manière. Basta. Ni plus, ni moins. Je sais que je vais y arriver, je sais que je vais réussir, et j'ai confiance en moi, et j'ai confiance dans le process que j'ai mis en place, ou qu'on m'a mis en place, etc. J'ai confiance, ça va le faire. Ok ? Donc ça, c'est le premier. Le premier, rappel, c'est de changer ses indicateurs de réussite et de succès. nommer la destination finale et de deux d'aller sur les moyens, le processus et non que sur le résultat. Le deuxième qui est certains disent sous-coté, moi je trouve qu'il est génial, pas forcément utilisé tout le temps, tout le temps ou d'une manière un peu différente, c'est le journal. Le journal, je crois que c'est même pas, c'est pas la première fois que j'en parle, j'en parle, j'ai déjà en parlé souvent, c'est le journal, le journal, il n'y a rien de mieux. Pourquoi ? Parce que c'est le meilleur moyen de tenir le cap, ok ? C'est de tout noter sur un carnet. L'objectif final et les moyens pour arriver. Et à la limite, les moyens pour y arriver, on peut en parler en années, en trimestres, en mois, en semaines, en jours s'il le faut. On peut, d'accord ? Donc c'est d'arriver à avoir un carnet et de noter objectif final, donc c'est la ligne d'arrivée. Le moyen, il peut y avoir plusieurs moyens. Le moyen 1, donc c'est le plan. Le plan, comment dire, dans les grandes lignes, mais aussi le savoir-être, l'état d'esprit qu'il faut avoir au quotidien, les intentions et les attitudes. Donc ça, c'est ce que j'appelle moi le savoir-être. Et ensuite, le moyen 2, si on va sur du sport, c'est 2-3 choses, 1 à 3 aspects du jeu qu'on doit maîtriser pour atteindre son objectif. Est-ce que ça peut être un geste ? Qu'est-ce que c'est ? Tiens, ça peut être de la récup, la nutrition. 1 ou 3 aspects qu'on doit améliorer. Si c'est les études, c'est peut-être la concentration, la méthodologie de travail ou de révision, j'en sais rien. Les créneaux dans la journée aussi. Certains sont plus du matin et d'autres plus du soir, qu'importe. Et si on est en entreprise, c'est l'organisation de la journée avec les rendez-vous clients, prospects, rappels, mails. Je me souviens, dans mon job précédent, mon responsable me disait, écoute, le matin, quand on est un peu plus frais mentalement, le matin, tu te mets une plage d'horaire de 2 à 3 heures de prospection, juste après manger, qu'on est un peu en période de digestion, tu fais tes mails. Et les deux, trois autres heures de la journée, tu fais les rappels. Ces personnes que tu as eues ont tellement envie de te rappeler. Tu fais les rappels de la matinée, on t'a dit de rappeler moi dans l'après-midi. Et la dernière heure de la journée, tu refais tes mails et les devis, par exemple. C'est l'organisation en fonction de nos besoins, peut-être du client, etc. Tout doit être carré. Et tous les jours, idéalement en fin de journée, voire minimum toutes les semaines, le vendredi ou le lundi, qu'importe, on fait un bilan. On fait un bilan de ce qui a été fait et de ce qui n'a pas été fait, à savoir ça j'ai bien fait, ça j'ai pas réussi et pourquoi. L'idée c'est pas de blâmer, de pointer du doigt, t'es pas bon etc, c'est non, j'ai eu des difficultés à tel moment, à tel endroit, pour quelle raison ? Qu'est-ce que je dois changer dans la semaine ou la semaine prochaine pour optimiser au maximum ? J'ai pas pu faire 100% ? Ok, c'est très bien, pas de soucis, la semaine prochaine, au lieu de faire 80, j'en sais rien, je vais faire 85 ou 90. Mais pour ça il faut que je fasse le bilan. Je suis obligé de faire un feedback à moi-même, un auto-feedback. Donc, en comprenant ce qui s'est passé, les réussites et les difficultés, comme je disais, on va pouvoir ajuster pour qu'après, on puisse optimiser. S'il n'y a que des succès, cool, l'analyse et le feedback vont être plus faciles et surtout, ça va maintenir encore plus notre confiance et notre motivation. S'il n'y a pas que des succès, ce n'est pas grave. Pourquoi ? Parce que le feedback, il va permettre de se dire, eh bien, ce n'est pas grave. J'ai des... d'axe d'amélioration, je vais progresser là-dessus. Et tous les jours, si on fait ça régulièrement, tous les jours, cette confiance et cette motivation va continuer à grandir, à grandir, à grandir. Et on va comprendre que chaque jour, c'est un pas supplémentaire vers l'objectif final. Ce n'est pas faire des sauts de 3, 4, 5 mètres, mais peut-être de 10 centimètres en 10 centimètres en 10 centimètres. Alors que faire un saut de 3, 4 mètres, j'en sais rien, et bien on va hésiter, je ne sais pas si je vais y arriver, on doute, alors que 10 cm par 10 cm, ça va aller beaucoup plus vite. C'est la métaphore, c'est l'histoire du lièvre et de la tortue, c'est exactement la même chose. On ne demande pas à être le lièvre et d'aller trop vite tout de suite, blam blam blam, on demande à prendre son temps, la tortue. On y va petit à petit et on y va, on y va, on y va, d'accord ? Tout ça, ses objectifs... Comment y arriver ? Plus le carnet va permettre de prendre du recul, d'accord ? Et de vivre à l'instant présent. Ne pas être dans le futur, dire « Ah, il est trop projeté sur son résultat idéal. » Et se dire « Parfait, j'y suis toujours pas, j'y arrive pas. » Et d'être motivé. Non. L'instant présent, c'est « Je suis en train de faire. » L'instant présent, c'est aussi porter son regard sur soi et non sur les autres. Moi, je suis en train de faire. Je suis en action. Je suis en mouvement. Et je suis en train d'avancer petit à petit. J'ai peut-être pas tous les résultats que je souhaite, mais je sais que je vais y arriver parce que je les vois les petits. Et au bout d'un an, les résultats, vous allez commencer à les voir. Beaucoup plus tôt, je l'espère, mais en fonction de vos objectifs, vous allez les voir petit à petit. C'est de le faire petit à petit et de vivre à l'instant présent. C'est aussi puiser dans son envie profonde pour garder sa motivation. Pourquoi ? Parce que vous n'allez pas vous griller. Vous n'allez pas être dans le... Le futur, à vous dire, c'est trop dur, c'est trop loin. Non, petit à petit, pas par pas. D'accord ? C'est aussi de se focaliser sur le process et non le résultat. Vous allez me dire, c'est facile à dire, mais franchement, pour l'avoir vécu et le vivre au quotidien là-dessus, en termes de sport, c'est le process, Et c'est kiffer le process, c'est kiffer la difficulté. C'est le process de dire, là, je n'avais pas envie de le faire. mais je l'ai fait, je suis content de moi. C'est le process de se dire, aujourd'hui la séance est très difficile, je ne suis pas motivé, je ne suis pas en forme, donc soit j'y vais, mais quoi qu'il arrive, je vais être content parce que j'ai fait quelque chose, soit je me dis, écoute, je ne vais pas y arriver, et si je n'y arrive pas à 100%, je vais être déçu, donc je diminue les 100% pour faire que 50, 70, 80, et je vais être très très très content de moi. Et à la fin, je vais dire, cool, tu n'as pas baissé les bras. T'as pas écouté cette voix, ce discours interne, cette voix négative qui te dit tu vas pas y arriver, c'est pas bien, c'est trop difficile. Je l'ai quand même fait. Peut-être pas 100%, mais j'ai quand même fait quelque chose, d'accord ? Les résultats, ils vont venir. Je vous garantis à 3000%, ils vont venir, d'accord ? L'autre anecdote que j'ai et qui m'est venue en écrivant ces lignes du podcast, c'est les heures de conduite pour le permis. Et je me souviens, le moniteur me parlait, enfin je lui parlais, tiens j'ai l'impression de ne plus progresser, j'ai l'impression de progresser hyper rapide, et dès les 2-3 premiers coups, il m'a dit mais en fait le permis je vais l'avoir tout de suite. Il est arrivé vers, je ne sais plus du tout, mais peut-être la 7ème ou la 8ème sur les 20 heures, et bien j'ai stagné. Et le moniteur me disait, c'est tout à fait normal, la phase 1 on progresse énormément, c'est vraiment le skyrocket, comme ils disent en anglais, c'est la fusée, on progresse énormément. La phase 2, c'est le plateau. On stagne. On augmente un tout petit peu, mais c'est très limite. C'est le faux plat, le fameux faux plat dans les courses. Et après, ça repart. d'accord ça repart aussi vite que la phase une mais c'est normal d'accord la phase de plateau elle est normale il suffit juste de la gérer de la gérer par l'objectif final les moyens et le carnet pour pour tout faire pour le feedback analyser comprendre et quelque part se rassurer d'accord donc c'est un peu le challenge que je vous je vais vous mettre maintenant c'est de à vos tours de faire pareil et de vous focaliser sur le pourquoi et le comment la manière et vous notez tout vous notez tout sur un carnet un téléphone tablette pas de souci moi je préfère le papier je trouve ça plus cool mais tout est possible nous faites le et regarder dans les prochaines semaines les prochains mois ce que ça donne noté tout et si vous avez déjà commencé bas faites moi déjà les commentaires partagez moi plutôt vos commentaires avec grand grand plaisir et si c'est pas encore fait on se donne rendez-vous d'ici quelques semaines et quelques mois pour voir pour voir ce que ça donnait. En tout cas, j'ai hâte d'avoir vos retours. Un grand merci à vous. J'espère que ça va vous aider. N'hésitez surtout pas à me faire un retour, commentaire, feedback. C'est très, très important pour moi pour progresser, pour faire mieux et surtout pour proposer des sujets qui, j'espère, répondent à vos problématiques. Encore une fois, un énorme merci pour votre écoute, votre fidélité et à très, très bientôt. Ciao, ciao !