- Caroline Frey
Quand on veut faire un vin, et notamment un grand vin, il faut avoir un rêve.
- Philippe Hermet
Dans le précédent épisode de 20 Divin, vous avez pu découvrir le parcours incroyable de Caroline Frey, qui, suite à des problèmes de santé, a décidé en juillet 2025 de quitter la direction de la Lagune et des autres domaines familiaux pour se ressourcer et s'installer en Suisse, où elle possédait déjà un modeste domaine. Elle rachète la même année les vignes de son voisin Benoît Dorsaz, à Fully, dans le Valais, et y produit aujourd'hui une dizaine de cuvées issues de cépages autochtones. Je m'appelle Philippe Hermet, bienvenue dans 20 Divin. Philippe Hermet (PH) : "Je crois savoir que vous avez des origines suisses, il y a votre grand-père paternel, c'est ça ?" Caroline Frey (CF) : Oui, exactement, suisse et valdotaine. PH : Et vous avez découvert cette région, en tout cas ces parcelles, un peu par hasard je crois.
- Caroline Frey
CF : Alors, par hasard, oui et non, parce qu'en fait c'est comme si naturellement j'avais suivi à nouveau un peu un... une intuition, un chemin un peu guidé par les choses que j'aimais. En fait, moi, je venais beaucoup dans la région pour la montagne. Donc, j'ai toujours fait beaucoup de sport de montagne, sport de montagne avec les pieds sur terre, pas du tout ce qui est parapente, etc.
- Philippe Hermet
PH : Ma question était mal posée. Ce n'est pas que vous avez découvert la région par hasard, c'est que vous avez découvert l'opportunité, vous avez eu l'opportunité d'acheter une parcelle par hasard.
- Caroline Frey
CF : Ah oui, c'est par hasard. En 2015, je... Je prépare la course qui s'appelle Sierre Zinal, qui est une course assez connue, un trail assez connu. Et avec quelqu'un qui est un coureur assez connu aussi, Tarcis Ançay, puisqu'en 2006, il a gagné Sierre Zinal devant Kilian Jornet, ce qui n'est pas rien. Donc je fais un stage de préparation pour cette course avec Tarcis Ançay. Et voilà, forcément, on parle de vin. Et il me lâche cette idée comme ça. Il me dit, mais est-ce que ça t'intéresserait de reprendre une parcelle de vignes à Fully ? Je connais quelqu'un qui donne ses vignes. C'est pas de la Petite Arvine, mais il les donne.
- Philippe Hermet
C'est du chasselas, c'est ça ?
- Caroline Frey
C'est du chasselas, du Johannis. Enfin, à la base, je ne savais même pas trop ce que c'était. Mais bon, on est allé voir les vignes. En fait, personne dans la région voulait les reprendre parce qu'il y avait des murs à refaire. C'était que des petits escaliers. C'est vraiment pas très pratique d'accès. Mais moi, j'ai trouvé ça génial et je n'ai même pas réfléchi. Je dis " oui, absolument, je prends ces vignes, c'est magnifique". Et donc je me suis retrouvée avec quelques parchets. J'ai tout de suite surgreffé de la Petite Arvine, parce que c'était ça moi le projet. Et ce vignoble m'a fait beaucoup de bien parce que tout à l'heure, je disais que j'avais un petit peu perdu le lien avec les travaux du quotidien à la vigne et à la cave. Là, comme j'étais seule à m'en occuper, je suis retournée à la vigne, j'ai repris les travaux, j'ai repris tout de A à Z et ça m'a fait énormément de bien, même si c'était une logistique pas toujours simple. mais heureusement le climat valaisan est assez sympathique, donc même si parfois je loupais un peu des créneaux de traitement, ça allait. Mais c'était chouette, ça a changé d'ailleurs du jour au lendemain, le fait de moi revenir sur ce travail de la vigne, ça avait complètement changé mon rapport avec mes chefs de culture, par exemple. Ça avait beaucoup fluidifié les discours, enrichi les échanges, donc c'était chouette.
- Philippe Hermet
PH : Et puis il y a un an, vous décidez de... d'abandonner la direction des trois domaines dont vous aviez la responsabilité en France. C'est votre sœur qui a repris la gestion de ces trois domaines. Et donc, vous venez définitivement vous installer en Suisse. À Lavaux aussi, vous avez des parcelles à Lavaux ?
- Caroline Frey
Oui, parce que j'habite à Grandvaux, dans le canton de Vaud. et donc j'ai repris une maison de vignerons dans le centre du village, dans le bourg en fait, et il y avait quelques parcelles de vignes qui étaient abandonnées en dessous de la maison donc évidemment je ne pouvais pas les laisser comme ça à l'abandon c'était pas possible donc j'ai repris mais j'ai 700 m² de vignes
- Philippe Hermet
PH : Ici donc on est sur un changement de vie complet on va dire par rapport à avant alors on n'a pas précisé avant de parler de vos projets que vous avez repris l'année dernière la cave où nous sommes
- Caroline Frey
Merci. Oui, exact.
- Philippe Hermet
Qui appartenait à ?
- Caroline Frey
Benoît Dorsaz.
- Philippe Hermet
Benoît Dorsaz, voilà.
- Caroline Frey
Qui était voisin des vignes, des 5000 m² de vignes que j'avais construits au cours de ces dix dernières années. Et donc, Benoît était mon voisin, on se connaissait en tant que voisin. Et donc, en 2024, il m'a contacté pour m'expliquer qu'il préparait son départ à la retraite et il souhaitait remettre le vignoble. Et donc moi, il y avait vraiment une continuité, puisque... Les vignes étaient dans le prolongement. Benoît travaille depuis très longtemps, il a été un des pionniers de la biodynamie en Suisse. Et puis le vignoble de Benoît était essentiellement installé sur ce terroir qu'on appelle les Perches, qui a été classé en Grand Cru pour la petite Arvine. Pour moi, c'était le projet de rêve pour m'installer ici.
- Philippe Hermet
Très bien. Et donc pour revenir au projet, quelle est votre ambition justement sur ce domaine suisse, puisque pour la plupart de nos auditeurs qui ne connaissent pas forcément les vins suisses... parce qu'ils s'exportent peu, malheureusement. Soit parce qu'il y a une consommation domestique qui est importante, soit parce qu'ils sont trop chers, ou plus chers en tout cas que les vins français. Et c'est bien dommage de ne pas les connaître. Donc quel est justement votre projet par rapport à ça ?
- Caroline Frey
C'est vrai que les vins se consomment beaucoup en Suisse. Les productions sont petites aussi. Et la partie qui s'exporte, quand un domaine exporte 1% de sa production, c'est déjà un exploit. Le projet, déjà, c'est un gros changement, moi, dans mon quotidien, puisque je reviens un peu à ce que j'ai connu comme métier quand j'étais chez Denis Dubourdieu, c'est-à-dire que c'est une petite cave. On est, il y a 6 hectares, alors que je gérais presque 300 hectares en France. On est une équipe, moi compris, de trois permanents. Donc, je fais... C'est le métier de vigneron avec un grand V, en fait. Je fais tout, absolument tout. Et ça...
- Philippe Hermet
Retour aux sources, un peu.
- Caroline Frey
Retour aux sources, oui. Avec pas mal de choses à reprendre, des choses très basiques, mais... J'ai fait mon permis de traiter par exemple, mais ça c'est pas quelque chose que je faisais en France, puisque c'était mes chefs de culture qui faisaient ce qui s'appelle le certiphyto par exemple en France. Donc il y a eu le fait que je repasse ce diplôme, que je reprenne les réglages des buses, etc. Toutes ces choses que je n'avais pas faites depuis très longtemps. Là, on a fait la mise en bouteille la semaine dernière, remettre une tireuse en route. C'est vrai qu'au quotidien, ce n'était pas moi qui installais la tireuse.
- Philippe Hermet
Vous préférez faire que faire faire ?
- Caroline Frey
Oui. Je passe beaucoup de temps à...
- Philippe Hermet
C'est votre truc,
- Caroline Frey
ça. Oui. Mais après, j'aime bien travailler en équipe. J'aime bien former des gens. J'aime bien former des jeunes, etc. Mais c'est vrai que j'aime bien faire. C'est un peu un problème parce que je surdimensionne complètement mes journées. Ça me met un peu dans le rouge parfois. Et ça rejoint... Vous connaissez Yves Beck, j'imagine, qui est ce critique suisse qui intervient beaucoup à Bordeaux.
- Speaker #1
Le fameux critique suisse !
- Speaker #0
Et il raconte une histoire assez marrante la première fois qu'il est arrivé à Bordeaux. il a demandé à rencontrer les vignerons et à Bordeaux dans les châteaux, le premier château à qui il a fait cette demande, apparemment c'était pas très bien compris, mais pourquoi veut-il rencontrer les vignerons ? Et il a réalisé effectivement que le vigneron en Suisse et le vigneron à Bordeaux, ce n'est pas tout à fait la même chose. Le vigneron en Suisse, c'est le propriétaire, c'est celui qui fait tout, c'est celui qui fait la cave, c'est celui qui fait la vigne. Le vigneron à Bordeaux, c'est celui qui travaille la vigne, c'est tout, ça s'arrête là.
- Philippe Hermet
Oui, bien sûr.
- Caroline Frey
Donc il y avait une petite différence. Donc moi, j'ai repris cette casquette de vigneron avec un grand V, où je fais absolument tout. Mais aussi des choses moins glamour, de compta, de salaire, etc mais c'est chouette
- Philippe Hermet
de chef d'entreprise...
- Caroline Frey
exactement
- Philippe Hermet
Et ici, donc 6 hectares, qu'est-ce que vous produisez comme type de vin ? Là on a on a dégusté la Petite Arvine "Les perches" 2024, qui est vraiment très intéressante, très fine, ronde, très agréable, qu'est-ce que vous avez comme type de cépage, à part la Petite Arvine ? On a dit Chasselas tout à l'heure, on a dit Johannisberg, vous avez quoi d'autre sur le domaine ?
- Caroline Frey
Alors, ça, c'est vraiment aussi le cœur du projet. La Petite Arvine, c'était essentiel. Il y a beaucoup de cépages autochtones. En rouge, le cornalin et l'humagne. Donc ça, j'ai la chance d'avoir pu reprendre des vignes que Benoît avait dans son vignoble. Après, il y a beaucoup de choses. Il y a effectivement du chasselas, qu'on appelle le Fendant ici, du Johannisberg, qui est l'équivalent du Sylvaner, du gamay, du pinot. Il y a des choses un peu plus originales que Benoît avait plantées. Il y a du Cabernet Franc à 700 mètres d'altitude quasiment.
- Philippe Hermet
Intéressant.
- Caroline Frey
Oui, il y a du viognier, il y a du merlot donc ça c'est pour la partie moins autochtone il y a du pinot blanc, du gamay je ne sais plus si j'en ai parlé et puis ensuite il y a des cépages là vraiment qui font partie du conservatoire. Il y a la Grosse Arvine, on en parle moins, mais la Grosse Arvine, c'est un très vieux cépage valaisan originaire de Fully. Très rare, la surface plantée aujourd'hui, ce sont quelques milliers de mètres carrés. Et il y a encore plus petit, il y a ce qui s'appelle l'Inconnu de Brançon, l'inconnu de Salaud, qui étaient des petits lieux-dits au-dessus de Fully. Et là, il y a quelques rangs de vigne qui sont micro-vinifiés. Et là, je travaille effectivement avec José Vouillamoz, parce que moi, je me sens aussi une vraie fibre à conserver ces cépages autochtones.
- Philippe Hermet
On va revenir un petit peu à votre histoire et votre expérience. Qu'est-ce que vous retenez, en fait, de toute l'expérience que vous avez accumulée durant ces 20-25 dernières années ? Qu'est-ce que tout ça vous a apporté par rapport à ce que vous faites aujourd'hui ?
- Caroline Frey
Ça m'a énormément enrichie, c'est certain. Toutes ces expériences m'ont enrichie et je m'en rends compte au quotidien. mais mon approche de la viticulture, mon approche de la vinification, ma compréhension des terroirs, de la vigne, ma sensibilité, donc ça ce sont des choses qui m'aident à prendre des bonnes décisions, enfin en tout cas je pense les bonnes décisions au quotidien. C'est vrai que j'ai eu la chance de travailler chaque cépage sur ces terroirs de prédilection donc ça m'a aussi donné des ... Des idéaux un petit peu par rapport à ces cépages, ça m'a donné des rêves. Et ça c'est aussi quelque chose que j'avais appris avec Denis Dubourdieu, c'est que quand on veut faire un vin, et notamment un grand vin, il faut avoir un rêve, il faut rêver de quelque chose, il faut avoir un objectif, un rêve, quelque chose à atteindre. Il faut imaginer ce grand vin qu'on a envie de produire. Et petit à petit, ça met sur le chemin. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. C'est quelque chose qui prend du temps. Mais ce que j'ai appris, c'est construire ce rêve pour chaque vin. chaque cépage, chaque terroir, ce rêve qu'il y a d'une texture, d'une saveur, d'une aromatique. Ce n'est pas forcément quelque chose qu'on peut parfaitement décrire sur le papier, mais c'est une sensation et petit à petit, on essaye de s'en rapprocher. Et j'ai pu apprendre au travers des différents endroits dans lesquels j'ai travaillé, des terroirs, des cépages, avec l'aide des gens que j'ai rencontrés. Comment on va avoir de la douceur, comment on va avoir de la finale, comment on va avoir des textures de tanin. J'ai ces repères qui ont énormément enrichi mon rêve en fait. Et pour moi c'est la plus grande richesse, c'est d'avoir ces rêves en tête.
- Philippe Hermet
D'accord. Qui vous a le plus influencé dans votre carrière ? Votre père ou Denis Dubourdieu ? O u d'autres personnes
- Caroline Frey
Différemment en fait, ils m'ont tous les deux énormément... mon père bien sûr parce que je n'aurais jamais eu cette possibilité déjà de travailler sur ces domaines sans lui donc ça c'est une chance exceptionnelle que j'ai eue grâce à lui et puis il m'a appris évidemment au quotidien une façon d'aborder ces entreprises et de les faire évoluer et d'avoir une stratégie où on va, où est-ce qu'on veut les emmener. Denis il m'a appris le vin, il m'a appris toute cette partie, vignes, cave. Et ensuite, il y a d'autres personnes dont les noms ne vous parleront pas, mais des chefs de culture avec qui j'ai travaillé, qui m'ont énormément enrichie, qui m'ont appris beaucoup de choses, beaucoup de gestes. Presque toutes les personnes avec qui j'ai travaillé m'ont appris. Et c'est ça, même les personnes avec qui je travaille encore aujourd'hui, ici, m'apprennent des choses. J'essaye de construire le puzzle comme ça et de continuer à le construire. Toutes les expériences sont bonnes à prendre.
- Philippe Hermet
D'accord. Si vous n'aviez pas été oenologue, vigneronne, qu'est-ce que vous auriez aimé être ?
- Caroline Frey
Alors ça, j'aurais été, je le sais, pépiniériste, herboriste, mais quelque chose comme ça. Pépiniériste, ça continue à me travailler de temps en temps. J'me dis "tiens, j'aimerais bien avoir une pépinière".
- Philippe Hermet
C'est pas impossible.
- Caroline Frey
C'est pas impossible.
- Philippe Hermet
On peut être vigneronne et pépiniériste.
- Caroline Frey
C'est ça, mais faut pas que je mette tous les projets en route en même temps.
- Philippe Hermet
Vous avez donc fait du sport à très haut niveau, donc vous avez cet esprit de compétition. Je sais pas si aujourd'hui c'est toujours le cas. vous avez toujours envie d'être la première. de sortir des grands vins, peut-être d'avoir demain un vin, une petite Arvine reconnue mondialement ? Est-ce que c'est quelque chose qui vous taraude ? Ou est-ce que finalement c'est quelque chose qui est derrière vous ce côté compétition ?
- Caroline Frey
Je garde de cette approche compétition l'idée... que pour réussir, il faut beaucoup travailler. Voilà. Ça c'est quelque chose et je pense que la compétition m'a beaucoup appris à ce niveau-là. Il n'y a pas de réussite sans travail. Mais après oui, c'est sûr que j'ai... Je rêve assez grand en général, voilà.
- Philippe Hermet
Juste pour terminer, qu'est-ce qui est le plus important selon vous, la théorie, donc la formation ou la pratique ? Puisque, pour rappel, votre père a fait l'école de la vie, comme il aime à le dire. Vous, vous avez fait... des études quand même très techniques, très pointues. Vous êtes même sortie majeur de votre promo du DNO. Pour vous, c'est quoi la bonne balance ?
- Caroline Frey
Je pense qu'il faut des deux. Mais après... Chacun fait sa recette avec son caractère, son tempérament. Pour moi, il faut des deux. Moi, j'ai besoin d'avoir un vrai bagage technique. J'ai besoin d'avoir des connaissances très précises pour ensuite avoir un sentiment de liberté. Je compare ça parce que j'ai fait beaucoup de piano aussi. Et il m'a semblé, en tout cas de ma perception et de ma sensibilité à moi, que j'arrivais à mettre de l'émotion et de la sensibilité justement à partir du moment où je maîtrisais parfaitement la technique. Et dans le vin, j'ai cette même approche. et je pense que c'est mon approche de vie, c'est que j'ai besoin de maîtriser parfaitement la technique pour m'en libérer par la suite.
- Philippe Hermet
C'est un peu comme au théâtre, pour bien jouer la pièce, il faut...
- Caroline Frey
Je ne veux pas faire de généralité, parce qu'il y a des gens qui fonctionnent forcément différemment, mais il me semble que ça existe dans beaucoup de domaines.
- Philippe Hermet
Parfait, on arrive aux termes de cet entretien. Est-ce que Caroline, vous avez quelque chose à ajouter, un point qu'on n'aurait pas abordé ?
- Caroline Frey
Je suis ravie de vous avoir reçu parce que vous êtes un peu une de mes premières visites un peu officielles à la Cave.
- Philippe Hermet
J'en suis ravi.
- Caroline Frey
Merci d'être venu. C'est vrai que les choses se mettent en place et c'est chouette de pouvoir commencer à parler de ce projet.
- Philippe Hermet
C'est super, merci. en tout cas de m'avoir reçu. Et puis, je vous souhaite évidemment une bonne continuation.
- Caroline Frey
Merci.
- Philippe Hermet
A bientôt. Au revoir. Fin de cet épisode consacré à Caroline Frey. Merci d'avoir pris le temps de nous écouter. Comme vous le savez déjà certainement, vous pouvez retrouver nos contenus sur 20divin.fr, sur les réseaux sociaux et sur Youtube. Abonnez-vous et partagez ce contenu autour de vous. Dans quelques jours, nous fêterons les 6 ans de 20divin, lancé le 20 octobre 2020. Je tiens de nouveau à vous remercier pour votre fidélité et votre soutien. Et je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour célébrer les 75 ans d'une appellation du Val de Loire. D'ici là, portez-vous bien !