- Speaker #0
J'avais eu un électrochoc quand je suis allée courir à la Lagune et qu'on m'avait dit « Ah mais attention, il ne faut pas aller courir dans les vignes, il y a le délai de rentrée dans les parcelles. »
- Speaker #1
Pour cette nouvelle saison de Vin Divin, j'ai le plaisir de recevoir une grande onologue et vigneronne qui, après Château-la-Lagune dans le Haut-Médoc, Paul Jaboulé-Ainé en Vallée du Rhône et Château-Corton-C. en Bourgogne, exploite aujourd'hui un domaine en Suisse. Il s'agit de Caroline Frey qui, très jeune, s'est retrouvée à la tête du groupe viticole familial et s'est appliquée à valoriser la qualité de ses terroirs tout en transformant ses différents domaines en viticulture bio. Je m'appelle Philippe Hermet bienvenue dans 20 Divin. Philippe Hermet (PH) : Bonjour Caroline.
- Speaker #0
Caroline Frey (CF) : Bonjour.
- Speaker #1
PH : Bienvenue dans 20 Divin.
- Speaker #0
CF Merci, bienvenue à Fully
- Speaker #1
PH : Voilà, merci beaucoup. Vous êtes une célèbre oenologue, en tout cas en France, j'imagine aussi en Suisse, mais le vin n'a pas toujours été votre passion, puisque je crois que votre première passion c'était l'équitation.
- Speaker #0
CF : Oui, effectivement, ça me ramène dans mes jeunes années. J'étais passionnée d'équitation par les chevaux. J'ai fait beaucoup de concours hippiques en équipe de France. Je m'entraînais avec un cavalier qui s'appelle Michel Robert. J'étais vraiment à 200%. J'ai passé mon bac par correspondance. J'ai arrêté mes études après le bac. Je m'étais consacrée vraiment à ça. ... Et puis, j'ai eu un espèce de déclic que je ne saurais pas totalement expliquer. Enfin, une espèce d'instinct sur le moment où j'ai... Alors que j'étais passionnée et que certainement, on m'aurait demandé un jour si j'allais arrêter l'équitation. J'aurais dit que c'est absolument impossible. Et puis, tout d'un coup, ça m'a semblé vraiment naturel de le faire. Et j'ai repris mes études sans trop savoir exactement ce que je voulais faire. Mais j'avais échangé à ce moment-là avec ma mère, qui m'avait un petit peu redessiné mes passions d'enfant. Et donc, c'était la nature, être dehors. Et c'est vrai que gamine, moi, j'étais tout le temps dans la forêt. J'étais tout le temps en train de planter des fleurs, de faire des potagers, des herbiers, des trucs. Enfin, j'avais tout le temps les mains dans la terre. Et donc, elle m'a vraiment orientée comme ça. Et puis, elle m'a dit, mais peut-être que, parce que j'habitais en Champagne, sur la montagne de Reims, mon père avait déjà repris des maisons de Champagne. PH : Vous êtes originaire de Reims ? CF : Je suis originaire de Reims, oui.
- Speaker #1
PH : Votre papa fait fortune dans l'immobilier ?
- Speaker #0
CF : Exactement, il a démarré dans l'immobilier, il a repris des maisons de champagne quand on était petite avec mes soeurs.
- Speaker #1
PH : La maison Henri Germain, c'est ça ?
- Speaker #0
CF : Oui, juste, Henri Germain, les champagnes Binet aussi, et puis par la suite les choses ont évolué, il y a eu Ayala, et puis ensuite une participation minoritaire dans Billecart Salmon. Donc les choses ont beaucoup évolué en Champagne. J'ai quand même grandi un petit peu dans cet univers. On allait voir les caves, on allait au pressoir pendant les vendanges. Tout ça mis bout à bout, je me suis lancée dans cette idée de faire de l'oenologie. J'ai fait un DEUG de sciences. J'ai repris mes études, puisque j'avais arrêté pendant deux ans. J'ai fait un DEUG de sciences. biologie, physiologie, biochimie, etc. Enfin, vraiment axé pour préparer le DNO à Reims. Et puis, je suis rentrée au DNO à Bordeaux. À ce moment-là, mon père n'avait pas repris La Lagune. Les choses se sont faites un peu en même temps, en fait. C'est comme si, tout d'un coup, les planètes s'alignaient, effectivement, dans cette direction. Pendant mes études d'oenologie, j'ai rencontré Denis Dubourdieu. qui était professeur à la fac. Il m'avait sollicité pour faire mon stage dans son sac à Reynon. Donc évidemment, ça a été une grande chance. J'ai pu faire le stage chez Denis. Ensuite, j'ai refait un deuxième millésime chez Denis à Floridène. Donc en fait, Denis est vraiment devenu mon maître, mon mentor. Il m'a vraiment tout appris sur le vin. C'était aussi... C'est aussi comme ça que j'ai découvert la vie du domaine viticole, c'est-à-dire que j'habitais à Reynon, il y avait la maison, les repas de famille autour du vin le soir, la cave en face, on traversait la cour, on arrivait à la cave, j'ai vraiment découvert l'univers d'une famille du vin qui vit sur le domaine et ça, ça m'a vraiment beaucoup plu. Et en même temps, mon père, effectivement, a cette chance incroyable de pouvoir reprendre La Lagune. Donc c'était assez drôle parce que quand je travaillais chez Denis en 2003... Denis avait commencé à consulter à La Lagune et le soir pendant les vendanges, on avait une grande tablée avec toutes les personnes qui travaillaient là et Denis me demandait des nouvelles de sa cave, comment s'étaient passées les fermentations etc... et lui me donnait des nouvelles de La Lagune puisqu'il était allé consulter au château de La Lagune.
- Speaker #1
PH : très bien et donc finalement vous atterrissez, vous démarrez votre carrière d'oenologue à La lagune, en réalité, sans forcément que ce soit le choix de votre père d'ailleurs, puisque, enfin, pas le choix initial en tout cas, mais vous avez été un peu poussé par votre mentor Denis Dubourdieu.
- Speaker #0
CF : Exactement, c'était ni mon choix, ni celui de mon père en fait. Peut-être qu'on avait une petite crainte à travailler ensemble, et c'est vrai que moi j'étais allée voir Denis, et je lui avais demandé pour travailler, intégrer son équipe à Denis. "Je me sens pas trop... de travailler à la lagune, ou en tout cas peut-être pas tout de suite". Et Denis m'avait dit, "c'est dommage, il va se passer beaucoup de choses à la lagune, il y a toute la restructuration, il faut absolument que tu participes à ça, tu regretteras d'arriver après". Et je l'ai su après, mais il avait appelé mon père et il avait dit à mon père, "mais voilà, Jean-Jacques, Caroline est prête". Et il avait toujours raconté cette histoire qui m'a toujours fait sourire, parce que mon père avait répondu : " prête à quoi ?" Et Denis avait dit, "prête à s'occuper de La Lagune". Voilà, donc c'est comme ça que je suis arrivée à la lagune. Mais à cette époque-là, je suis arrivée et c'était parfait, en fait, que ça se fasse comme ça. c'était pas facile mais c'était très bien. Personne n'était forcément très prévenu à La Lagune que j'arrivais. Bon, ils savaient que j'existais quand même et que j'étais dans le vin. Mais je ne suis pas arrivée avec un titre, avec un poste, avec un bureau, avec une place. J'ai fait un petit peu ma place avec les équipes au fur et à mesure. Il y avait Patrick Moulin qui était là à l'époque, qui avait été directeur de la propriété pendant longtemps. Il y avait Thierry Budin qui ensuite est parti sur d'autres projets. Voilà donc je suis arrivée, j'ai fait ma place avec avec les équipes, avec les ouvriers de Chai, avec les vignerons, et puis petit à petit gagner la confiance un peu de tout le monde. Donc je dirais doucement, mais sûrement.
- Speaker #1
PH : Qu'est-ce qui met le plus de pression ? Est-ce que c'est de travailler dans un domaine qui appartient à sa famille, notamment à son père ? Ou de reprendre en quelque sorte un troisième grand cru classé dans le Haut-Médoc qui a déjà une histoire et qu'il faut un peu relancer?
- Speaker #0
CF : Mais alors par chance, je ne me suis pas posé la question sur le moment. Je me la suis posée après, je me suis dit mais quand même, c'était... c'était un sacré challenge mais sur le moment où j'avais tellement d'enthousiasme de motivation, d'envie de bien faire que j'étais assez convaincue que ça allait marcher parce que je voulais que ça marche et je savais que j'allais tout faire pour que ça fonctionne, que j'allais apprendre, que j'allais prendre le temps, et que ça irait. Sur le moment, je ne me suis pas posé la question, alors que c'est vrai, avec le recul, j'étais quand même jeune, c'était finalement mon premier boulot. J'étais une jeune femme, la fille du propriétaire. J'avais quand même beaucoup de cases pour que ça ne soit pas simple et que se faire accepter par les équipes... PH : beaucoup de cases pour être mal vue des équipes en place peut-être... CF : Mais ça s'est bien passé. Non, ça s'est bien passé parce que j'ai vraiment travaillé avec eux et j'ai fait des changements progressifs. Pas des changements de principe en fait, des changements parce qu'on a discuté et qu'on a fait des essais et que petit à petit, tout le monde voyait que ça allait dans le bon sens en fait.
- Speaker #1
PH : Et votre première décision, une de vos premières décisions, c'est de transformer le domaine en bio ?
- Speaker #0
CF : Ça s'est fait progressivement aussi, ça. on a commencé à l'époque je ne sais pas si ça existe encore, l'agriculture raisonnée PH: oui ça existe toujours CF: on a commencé par ça...parce qu'il fallait apprendre, aussi moi je devais apprendre, les équipes devaient apprendre donc ça a pris plusieurs années on n'a pas fait ça de façon brutale et radicale mais pareil les équipes ont trouvé un intérêt à cette façon de faire. Et puis, d'une façon, j'avais tout de suite remarqué que ça déliait les langues sur les observations de chacun au vignoble, ce qu'ils voyaient, tel pied de vigne, tel rang, etc. Ça rendait le travail moins systématique et moins... moins un peu robotisé en fait, on mettait un peu de sensibilité et d'humain dans tout ça. Mais ça s'est fait doucement, moi je voulais aller dans cette direction parce qu'il était absolument inconcevable... en fait j'avais eu un électrochoc quand je suis allée courir à La Lagune et qu'on m'avait dit "ah mais attention, faut pas aller courir dans les vignes, il y a le délai de rentrée dans les parcelles..." je me suis dit "comment ça le délai de rentrée dans les parcelles, PH: Les intrants... CF: je... je ne peux pas aller courir dans les vignes et bon ça c'est absolument pas possible". Je n'avais pas choisi ce métier pour qu'on m'interdise d'aller dans les vignes à cause des traitements qui avaient été faits quelques jours avant.
- Speaker #1
PH : Donc là, ça a été un peu le déclic.
- Speaker #0
CF : Il n'y a même pas de question. Là, il n'y avait pas d'alternative. Il fallait changer.
- Speaker #1
PH : D'accord. Et ensuite, le domaine, La Lagune passe en bio en 2016, ça ? CF : Oui, la certification en 2016. PH : Un peu plus de 10 ans plus tard, puisque vous êtes rentrée dans le domaine en 2004. CF : Le premier millésime, c'est 2004. PH : En parallèle, votre père rachète aussi d'autres domaines, notamment dans la vallée du Rhône. Et là, c'est un autre terroir, mais finalement, vous appliquez un peu la même philosophie, je dirais.
- Speaker #0
CF : Oui, j'arrive dans la vallée du Rhône en 2006. Et la même philosophie, c'est... Oui, forcément, j'ai une philosophie de la viticulture, du vin, des terroirs, mais comme chaque vigneron. Ce qui est toujours difficile, c'est qu'on a besoin de temps pour comprendre un terroir et que les jugements, par contre, arrivent très vite. Et c'est vrai que quand je suis arrivée dans la Vallée du Rhône, on m'a tout de suite dit « Ah, elle fait du Bordeaux sur l'Hermitage » . Mais en fait, je n'ai même pas eu le temps de... finalement de faire quoi que ce soit que l'étiquette était déjà collée. PH : donc votre père rachète Paul Jaboulet Aîné en 2006 c'est ça ? Qui est une maison de négoce également ? CF : alors c'est déjà un des plus gros propriétaires du Rhône-Nord puisqu'il y a plus de 100 hectares de vignes mais effectivement c'est aussi une maison de négoce. PH d'accord donc là vous arrivez sur un peu le Graal pour vous, je parle de "La Chapelle", c'est quand même un peu mythique, vous vous dites waouh là, ça va être... encore plus de pression ? CF : Mais à nouveau, je ne réalise pas sur le moment. Je dirais peut-être que le plus gros coup de pression que j'ai eu, c'est en 2006, quand il a fallu prendre la décision de la date des vendanges. Et ça, j'ai arpenté les vignes en long, en large et en travers, et ce n'était pas simple. Là, vraiment, il ne faut pas se louper, quand même. Et ce méal qui est vraiment le coteau au cœur de l'Hermitage, qui fait le cœur de la chapelle, c'est quand même un terroir assez impressionnant. Mais à nouveau, bien entouré par des équipes historiques, l'envie de bien faire, l'attention, le temps qu'on y passe, permet de faire des choses. Alors peut-être pas les choix les plus parfaits dès le premier millésime, mais en tout cas, de faire des choses avec l'envie de bien faire. Et puis la chapelle est un terroir qui pardonne beaucoup de choses avec le temps. Donc même si j'ai fait quelques petites erreurs à ce moment-là, je sais qu'aujourd'hui elles sont loin, puisque les 2006 sont absolument magnifiques. Et c'est pas un terroir... Si il y a l'envie de bien faire, c'est pas un terroir qui s'arrête à quelques petites imprécisions.
- Speaker #1
PH : D'accord. Donc le domaine, vous le certifiez aussi bio ?
- Speaker #0
CF: Oui.
- Speaker #1
PH : Et puis aussi deux autres terroirs qui sont un en Bourgogne, du côté d'Aloxe-Corton, et puis là dans le Valais où nous sommes aujourd'hui. Comment vous avez fait pour gérer quatre domaines en même temps, en parallèle ? ça demande, j'imagine, beaucoup d'organisation et beaucoup d'énergie, beaucoup de temps passé. Ce n'est pas facile d'être sur quatre domaines à la fois, même si vous êtes probablement bien entourée avec des équipes ?
- Speaker #0
CF : Oui, ça, c'était essentiel. C'était essentiel d'être bien entourée et j'ai eu la chance de pouvoir avoir des équipes à mes côtés avec qui j'ai pu travailler longtemps. Donc, on a vraiment pu travailler une philosophie commune. Ce qui étéiat compliqué, c'est que pour quelqu'un comme moi qui avait vraiment envie d'être dans les vignes dans la cave, forcément c'était compliqué d'être dans les vignes à Bordeaux, dans le Rhône et en Bourgogne et en suisse en même temps pas de continuer à être vraiment sur le terrain, tout en gérant ses différents vignobles..PH : plus un peu business woman ? CF : oui par la force des choses mais moi mon ADN et mon savoir-faire, c'est la vigne et le vin. Et je me suis toujours dit que le plus grand service que je pouvais rendre à ces entreprises et à ces domaines, c'était de faire de bon vin. Donc ça a toujours été mon fil conducteur. Et après, évidemment, j'ai été sollicité par la force des choses sur d'autres sujets commerciaux, de gestion, etc.
- Speaker #1
PH : Vous avez créé une cave à vin à Tain-L'Hermitage, etc.
- Speaker #0
CF : Oui, oui. Il y a beaucoup de petits projets qui se sont greffés comme ça. Pareil, par exemple pour la partie commerciale, je me suis toujours dit qu'à nouveau, le plus grand service que je pouvais rendre à l'équipe commerciale, c'était de faire de bons vins et que finalement, ça leur faciliterait la tâche par la suite. Oui, j'ai ouvert à Tain. À la base, c'était un bar à vin qui s'est transformé en restaurant et qui est devenu un des piliers de Jaboulet. Mais j'ai... J'ai réussi à... En fait, ça m'a demandé beaucoup de travail pour finalement organiser le travail de la Cave, pour que les équipes puissent prendre les décisions que j'aurais prises face à des situations du quotidien auxquelles moi, je n'étais pas confrontée puisque je pouvais être sur un autre domaine. Donc j'ai beaucoup travaillé tout ça, tous ces cas de figure. J'ai souvent travaillé avec des équipes assez jeunes et j'aimais bien aussi, j'aime bien former. Souvent c'était des stagiaires que j'ai embauchés, etc. et qui ont évolué avec moi. Donc ça, c'est quelque chose qui m'a plu dans le travail. Et puis, c'était quand même beaucoup de trajets pour être au bon moment, au bon endroit.
- Speaker #1
PH : D'accord. Alors je crois savoir que vous avez des origines suisses via votre grand-père paternel, c'est ça ? CF : Oui, exactement, suisse et Valdotaine. Moi je me suis toujours sentie très attachée à la Suisse. C'est aussi une culture qui a été transmise beaucoup par mes grands-parents. Mon arrière-grand-mère, que j'ai connue très peu, mais j'ai quand même des souvenirs, elle avait un chalet suisse à Reims en fait. C'était un chalet avec les volets rouges qui était en plein milieu de Reims. Donc il y avait une culture suisse qui a quand même été toujours très forte du côté de mon grand-père paternel. Et puis ma grand-mère maternelle, elle, c'était le Val d'Aoste. Donc elle nous faisait la cuisine du Val d'Aoste, etc. Donc j'aimais ce coin, je me sentais quand même des racines ici. Je venais beaucoup dans le Val d'Aoste et dans le Valais. Et puis... Et puis, parallèlement à ça, en 2002-2003, quand je suis chez Denis Bourdieu, je vous disais, le soir, il faisait des tablées avec la famille, les employés, les stagiaires, et il ouvrait des bouteilles, il nous faisait découvrir plein de choses. Et il a ouvert plusieurs fois des Petites Arvines, parce que Denis, à l'époque, il travaillait beaucoup sur les cépages à thiols. C'était vraiment sa spécialité. La Petite Arvine fait partie des cépages à thiols. Et même si elle a tout un tas d'autres qualités, on ne va pas la résumer juste à ses thiols, mais en tout cas, il travaillait là-dessus et il présentait ce cépage comme un des plus grands cépages blancs au monde. Et ça m'a marquée, c'est resté vraiment quelque chose un peu ancré au fond de moi. PH : Fin de cette première partie d'entretien, je vous invite à écouter la suite dans deux semaines, où l'on parlera plus spécifiquement de la nouvelle vie de Caroline Frey en Suisse et de ses vins. À quelques semaines du sixième anniversaire de 20 Divin, je tenais à vous remercier chaleureusement de votre fidélité. Comme vous le savez maintenant, vous pouvez retrouver nos contenus sur 20divin.fr, sur les réseaux sociaux et sur Youtube. Je vous donne donc rendez-vous dans deux semaines. D'ici là, portez-vous bien.