- Speaker #0
360 degrés. C'est le tour que l'on doit faire dans nos habitudes pour parvenir à un mode de vie plus sobre, éviter un monde en surchauffe et revenir à l'essentiel. Les invités de ce podcast l'ont fait et ils viennent témoigner des effets que ce changement a eu sur leur vie.
- Speaker #1
Dans quelle culture on va se retrouver et comment on va gagner notre vie ? Le mot est peut-être très très fort, mais je pense que pour certaines familles c'est... Presque du suicide social, en fait. Alors que, justement, ce qu'on a découvert ici en tant que lien social, d'entraide, il est complètement différent de ce qu'on retrouve en ville, on va dire, où, ok, on est beaucoup, mais il y a aussi un niveau de solitude qui est très élevé.
- Speaker #0
Après plusieurs mois d'absence, voici le septième épisode de 360 degrés. Il fait suite à celui sur Camille, que j'avais rencontré fin 2024, à Pabu. un petit village dans le centre bretagne. Camille nous avait alors parlé de sa vie en Tanny House. Vous voyez ces petites maisons qui obligent à la sobriété. Aujourd'hui vous écouterez Émilie qui partage le même écolieu que Camille. Et elle vous parlera de ce que la vie en communauté lui apporte mais aussi des difficultés que ça peut générer au quotidien. Je tiens également à attirer votre attention sur le fait que cet épisode a été tourné il y a un an et qu'il n'est donc pas forcément une photographie actuelle de l'état d'esprit d'Émilie. Bonne écoute !
- Speaker #1
Salut, je m'appelle Émilie et j'expérimente le collectif depuis 4 ans maintenant. J'ai très rapidement senti qu'il y avait un truc qui clochait dans le fait d'être chaque foyer barricadé dans sa maison, avec très peu de contact avec les voisins voisines. Même si on a eu un couple de voisins, on a toujours eu des voisins voisines ange gardien qui sont venus toquer à notre porte, avec qui on a sympathisé, mais étant donné que la conscience écologique était déjà là à ce moment-là... avec Louis on travaillait dans une entreprise zéro déchet de cosmétiques zéro déchet je sentais qu'il y avait une dissonance entre mes valeurs et le mode de vie que j'avais et à cette époque là le Covid est arrivé donc d'autant plus tout le monde chez soi Louis a commencé à tâter du potager et moi c'est à ce moment là que ça a germé que je me suis dit ok Il y a un truc qui cloche dans le fait qu'on soit tous barricadés chez nous avec les mêmes électroménagers. Est-ce qu'il y a vraiment des ressources pour que tous les foyers consomment comme ça ? Quel sens ça a ? Il est où le lien dans ce mode de vie-là ? Et comme souvent, je me suis dit, allons tester quelque chose de radicalement différent. Donc, j'ai lancé une bouteille à la mer à l'époque sur les réseaux en expliquant qu'avec Louis, on avait envie de découvrir d'autres modes de vie, plutôt en communauté, c'est-à-dire des modes de vie qui favorisent l'entraide, le faire ensemble, apprendre ensemble. Et cette bouteille à la mer a été reçue par une amie d'école de naturopathie qui commençait... Un projet d'écolieu en Bretagne. On est venu visiter ce lieu plusieurs mois après. Et Louis et son amoureux du lieu tout de suite. Moi, j'avais un peu plus d'appréhension, notamment vis-à-vis du climat breton. On habitait dans la Drôme, passer de la Drôme à la Bretagne, sur le papier, ça m'a fait un peu flipper. Mais en fait, on est arrivés ici et... En tout cas, au niveau de la région, je ne me suis jamais aussi bien sentie. Et je sens vraiment qu'avec ce projet, il y a un ancrage qui a germé lui aussi en arrivant sur ce lieu. Et depuis quatre ans qu'on est là, on a vécu pas mal de saisons différentes sur les projections des projets qu'on aurait ici, sur la réalité terrain. L'exigence de la vie en collective aussi. On est passé vraiment du schéma classique, on va dire, à quelque chose de radicalement différent en termes de vie collective, de demande de temps et d'investissement, d'engagement pour faire avancer un projet comme celui-là. Voilà comment ça a germé et voilà où est-ce qu'on en est maintenant. J'avais une appréhension, ce serait l'appréhension que ça se passe bien au niveau humain. Parce que non seulement c'est un changement qui est radical, mais on s'embarque dans quelque chose, comme je le disais, qui est engageant. C'est marrant, mais ça me fait penser, je l'ai vécu il n'y a pas longtemps, donc c'est pour ça que c'est vivant là. Mais j'ai recherché du travail là à nouveau, un travail salarié. Et les étapes de recrutement aujourd'hui, ce n'est pas du tout comme ce que j'ai vécu il y a 6 ans, 7 ans. Aujourd'hui, il y a plusieurs entretiens avec plusieurs personnes différentes. Et il y a ce qu'on appelle l'entretien de culture fit. Bon, c'est très startupeur ce que je suis en train de dire. Et là, on rencontre les gens de l'entreprise pour voir si mon profil va amener de la diversité ou pas dans l'équipe. L'idée étant, a priori, d'après ce que les recruteurs et recruteuses des startups disent, éviter d'avoir une copie conforme. Mais en fait, je me rends compte aussi de l'importance de ces étapes de recrutement. C'est pour s'assurer que derrière, on ne peut jamais s'assurer à 100%. C'est évident, c'est l'humain, donc ce n'est pas à 100% sûr. Mais c'est vivant, en tout cas, ça peut changer, etc. Mais l'intérêt de ces entretiens-là, c'est de faire en sorte que ce soit le plus aligné possible pour les deux parties sur le moment. Et j'ai beaucoup appris à ce niveau-là. En arrivant ici, ça me permet de délimiter dans ma tête comment faciliter ces choses-là, donc l'intégration de personnes, comment nous, en tant que collectif, est-ce qu'on a besoin d'être mature pour pouvoir accueillir les bonnes personnes au bon moment. C'est rigolo parce que c'était mon appréhension avant de rejoindre le projet et c'est à la fois ce qui me... Ce pourquoi j'ai beaucoup beaucoup de curiosité et que j'ai envie d'aller creuser en fait. Le questionnement de la famille c'est comment est-ce qu'on va gagner notre vie ? C'est toujours le premier sujet, je pense que les familles elles ont envie que leurs enfants, quand on parle des parents notamment, que leurs enfants réussissent. Quand on parle d'une culture moderne de réussite, c'est quoi ? C'est avoir un travail, avoir un toit au-dessus de la tête et avoir une vie assez... Dans un modèle de famille nucléaire, trouve-toi un ou une partenaire, fais des enfants et gagne ta vie. Donc la crainte principale c'est comment est-ce que vous allez gagner votre vie et dans quelle culture on va rentrer en entrant dans cet écosystème d'écolieux qui aujourd'hui est parfois associé à quelque chose de secteur en fait. Et je pense qu'il y a autant d'écolieux que de cultures de vie d'écolieux. Donc là plutôt du côté ami j'ai eu oui notamment une amie il n'y a pas longtemps qui m'a dit qui est venue à l'occasion de mon mariage donc c'est cool que ça ait donné créé l'occasion pour qu'elle vienne parce que c'est vrai qu'elle n'était pas venue avant et elle m'a avoué que je savourais que j'avais un peu d'appréhension à l'idée de venir parce que je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Elle a aussi un niveau de confort qui est le sien aujourd'hui. Et elle avait de l'appréhension à l'idée des toilettes sèches, par exemple. Et ça, je pense que ça se retrouve au niveau de la famille. Quel confort est-ce qu'on va avoir ? Dans quelle culture on va se retrouver ? Et comment on va gagner notre vie ? Le mot est peut-être très très fort, mais je pense que pour certaines familles, c'est presque du suicide social. Alors que... Justement, ce qu'on a découvert ici en tant que lien social d'entraide, il est complètement différent de ce qu'on retrouve en ville, on va dire, où on est beaucoup, mais il y a aussi un niveau de solitude qui est très élevé. Donc voilà, je pense que ça casse des idées. Et ça leur permet de voir autre chose. C'est tellement à l'opposé de leur mode de vie à nos familles que ça les interroge et à la fois, le mot qui ressort beaucoup dans les échanges avec les familles, c'est « Ah ben dis donc, vous êtes courageux. » Nous, de là où on est, on ne le perçoit pas tellement comme du courage, on le perçoit comme vraiment une volonté de tester quelque chose de différent. Peut-être qu'il y a une forme de courage à l'idée de vraiment le faire, mais en fait si on le fait c'est aussi qu'on ne se voit plus faire autrement. Donc le courage là-dedans pour nous il est vraiment moindre.
- Speaker #0
Loin d'être des êtres isolés et en marge de la société, Émilie apprécie surtout la qualité des relations qu'elle noue avec les autres habitants du village depuis son arrivée en Bretagne. Et elle constate par exemple un changement dans les modes de relation, qui contraste beaucoup avec son ancienne vie citadine.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'ici, on rencontre des gens... Quand on rencontre des gens, le lien se crée peut-être plus sur la longueur et plus lentement. En ville, je rencontrais des gens plus rapidement, parce qu'il y avait plus d'opportunités de rencontrer des gens. Mais le lien était... Plus superficielle et tenir moins dans le temps. Ce qui va faire que les relations ici, elles vont s'allonger dans le temps déjà, c'est qu'on tisse des liens d'entraide justement, qui fait qu'on va se revoir régulièrement parce qu'on va presser les pommes ensemble. Parce qu'il y a des choses dans la saisonnalité qui reviennent, des réunions. À l'été, on sait qu'un tel là-bas au camping, il va faire son food truck, tout le monde y va, tous les habitants y vont. On sait qu'un tel là-bas, il fait son marché. L'été, on sait que l'hiver, il y a le compteur qui a construit sa maison, qui fait le paumé en octobre, novembre. Il y a des choses comme ça de la saisonnalité qui fait qu'on se retrouve. Il y a aussi beaucoup d'initiatives culturelles qui ont lieu dans des lieux comme les nôtres. Beaucoup d'associations qui se créent pour se retrouver autour d'événements culturels qui vont montrer une autre façon de réfléchir et de faire les choses.
- Speaker #0
Même si ces liens ouvrent ses horizons, sans aucun doute, Émilie regrette toutefois un certain étiolement des valeurs du groupe et de la philosophie du lieu, qui se retrouve souvent diluée dans un quotidien bien chargé.
- Speaker #1
Je pense qu'à la base, la vision qui nous faisait nous réunir, c'était l'écologie. Et au plus les équipes ont changé, au plus la vision s'est diluée. Je pense que c'est hyper important d'avoir une personne... qui va être garante de cette vision-là et qui va rester sur le long terme parce que plus il y a d'humains, plus il y a de visions différentes qu'il faut amalgamer ensemble pour nourrir une énergie qui va rester sur le long terme et qui va diriger aussi on fait quoi, quand, comment et aujourd'hui je sens que cette vision elle est clairement diluée et on sent dans l'énergie du groupe qu'il y a une sorte de de flou vis-à-vis de la vision. Et comment réveiller cette vision ? C'est essentiel de la réveiller pour pouvoir continuer à se réunir autour de la même chose. Et c'est ça aussi qu'apportent notamment les nouvelles personnes qui rentrent dans le collectif. Ça permet de réactualiser cette vision. Donc si je devais chercher autour de quoi est-ce qu'on se réunit aujourd'hui, je dirais que... C'est autour de l'écologie, toujours. C'est autour de l'envie de vouloir faciliter l'entraide et de vouloir faire des choses ensemble. Mais ça a besoin d'être plus fort que ça pour que ça reste dans la longueur. On a différentes visions de l'écologie et justement du curseur de ce qu'on va faire nous-mêmes, ce qu'on va acheter, ce qu'on va récupérer, etc. Je pense que ça, dans la vision de départ, c'est important de le délimiter. Et si ce n'est pas délimité, d'être OK avec le fait que chaque personne a son curseur différent. Ici, on est dans un lieu où il y a des curseurs différents. et où c'est OK. Cela dit, c'est limite quand on a des projets comme ceux-là de rénovation, c'est-à-dire le choix du matériel, combien ça va coûter. Du coup, là, si on n'est pas sur la même vision, ça peut donner lieu à des disparités d'organisation de travaux. Donc, je sens que nous, on marche comme ça pour le moment et ça va parce que chacun, chacune a envie d'y mettre une énergie positive. Cela dit, je pense aussi qu'à long terme, c'est recommandé d'avoir une vision qui soit très similaire sur la manière dont on voit l'écologie et dont on a envie de consommer et de construire les choses ensemble. Il y a des personnes qui auront envie, par exemple, d'utiliser uniquement du matériel de récup. Il y a d'autres personnes qui voudraient faire uniquement du low-tech chez elles, c'est-à-dire ne pas être... Avoir une tiny pas du tout raccordée au réseau, à l'électricité, mais vraiment mettre en avant l'énergie low-tech, l'énergie verte, si on ne pleut plus comme ça aujourd'hui. Il y a des rapports différents au niveau de ce qu'on consomme aussi, ce qu'on mange peut-être. Sur le papier, on a des réunions tous les lundis soirs, c'est des réunions d'organisation, cette semaine il se passe quoi, il y a qui qui vient, qu'est-ce qui a besoin d'être fait, la roue des tâches, elle est à tel endroit, qui fait quoi ? Mais dans la pratique, on vit ensemble et on se fait vite rattraper par la vie aussi. Donc il y en a peut-être deux qui vont partir une semaine en famille, ils vont revenir. Le rythme, il est plus difficile à rattraper. Puis vient l'été et l'été, on reçoit du monde. Donc du coup, le rythme change. Donc il faut se réadapter comme ça. à chaque fois. Et c'est là où pour revenir sur la vision, c'est important d'en avoir une qui est solide pour regarder dans la même direction et continuer à avoir ces rendez-vous récurrents en fait. Donc on a ces réunions organisationnelles normalement tous les lundis et on a aussi ce qu'on appelle le cercle de partage. On a changé son nom parce qu'avant c'était le cercle émotionnel et l'idée étant de pouvoir partager ce qui se passe en moi en ce moment et en quoi est-ce que ça influence mon rapport au collectif. De pouvoir dissoudre peut-être des tensions qui ne sont pas encore palpables mais qui risquent de le devenir si elles ne sont pas nommées. Et c'est facile aussi de décaler ces réunions. plus facile de décaler ces réunions-là que de décaler les réunions organisationnelles qui sont plus dans le fer. Mais ces réunions, elles sont essentielles aussi pour le bien-être du collectif.
- Speaker #0
Ces réunions n'ont pas de vocation sectaire, ni même organisationnelle. Ce sont des moments dans lesquels on peut, par exemple, partager un besoin de solitude ou son état d'esprit général.
- Speaker #1
Dans l'intime, vraiment, qu'est-ce qui se dit dans ces réunions-là ? Ça peut être des choses aussi simples qu'au niveau des personnalités, justement. De vouloir éclaircir un point de « Ok, tu fonctionnes comme ça, moi je fonctionne comme ça. Est-ce que tu peux m'expliquer ? » Ce qui se passe en toi, en fait, quand on est face à ça, pour que je puisse comprendre comment tu fonctionnes et peut-être, moi, m'adapter à toi ou pas, ou qu'on trouve un compromis pour quand même arriver à fonctionner ensemble alors qu'on est différents et différentes. Ça peut être aussi un besoin individuel qui doit être exprimé pour le groupe, pour que nous, on s'adapte à la personne qui a un besoin d'espace, par exemple. Adélaïde est arrivée sur le lieu et a dû changer d'espace de vie. Personnel plusieurs fois, une fois dans la tiny ici, une fois là-bas, parce qu'il y avait des gens qui venaient dans la tiny. En fait, savoir ce qui se passe pour l'autre en ce moment, ça peut être aussi le quotidien de chaque personne. Camille qui a repris un boulot en ce moment, qu'est-ce que ça implique dans la vie du collectif ? Ça, le fait que chaque personne puisse nommer ce qui se passe pour elle, ça permet aux autres de s'adapter, et ça nous permet d'avoir chacun sa note, chacun, chacune sa note, et de faire de la musique à peu près entendable ensemble. Et souvent, je pense que c'est parce qu'on ne sait pas vraiment ce qui se passe chez l'autre que des fois, ça peut donner des frictions et des inconforts. La collaboration, c'est aussi comment est-ce qu'on prend soin du lieu, qu'est-ce qu'on a envie de développer sur ce lieu et qu'est-ce qu'on a envie d'accueillir sur ce lieu-là, comment est-ce qu'on va monter un tarif d'accueil, donc est-ce qu'on a la même vision de l'argent. Est-ce qu'on a la même vision du rythme de réunion qu'on doit avoir ? Est-ce qu'on a le même niveau de... Enfin, est-ce qu'on a envie de... des mêmes relations personnelles ou de mettre une limite entre ok on vit en collectif mais j'ai une vie personnelle que j'ai pas envie de dévoiler à 100% vivre en collectif il y a vraiment cette notion de qu'est-ce qui est personnel et qu'est-ce que je donne au collectif est-ce que je me donne à 100% ou est-ce que je mets une limite et si j'en mets une c'est laquelle collaborer quand on vit sur le même lieu ça va jusqu'à là de se poser des questions sur tout ça et du coup ça... demande là encore à soit développer une tolérance pour les visions personnelles de chaque personne et de voir comment on peut faire alors qu'on n'a pas la même vision de l'argent par exemple. Donc on ne mettrait pas forcément le même tarif sur accueillir des personnes en tiny house ou accueillir pour un stage. Et c'est jongler un peu avec tout ça la collaboration pour moi. Moi, dernièrement, je me suis retirée de la vie associative parce que j'avais pas d'espace mental et émotionnel pour gérer une vie collective, organiser un événement personnel très important pour moi et me remettre à chercher un travail parce que la vie que j'avais projetée ici ne me rémunérait pas encore. Et là, ce qui va être important, je pense aussi, c'est d'être vraiment honnête avec ça. pouvoir le dire au bon moment au collectif pour éviter la crise justement. Et si crise il y a, en fait ces cercles de partage ils servent à... c'est du soin du collectif, en prévision aussi de crise. Si la crise arrive, là on met en place des choses donc par exemple un cœur à cœur qui est un moment, un temps de partage à deux où vraiment on va essayer de se... l'idée c'est de se dire ce qui se passe. individuellement pour qu'on puisse désamorcer la tension et le conflit qui a eu lieu du coup et souvent en fait on se rend compte que c'est parce qu'il y a des choses qui n'ont pas été nommées avant par peur de blesser par peur de déséquilibrer aussi l'harmonie collective une sorte de love story qu'on n'aurait pas envie de péter mais en fait à force de mettre ces précautions là il y a peut-être un manque d'authenticité qui se crée Merci. et qui va se payer plus tard en conflit en fait.
- Speaker #0
D'autant qu'à ces questionnements sur le collectif s'ajoute l'avis de couple. Cette dynamique à deux s'inscrit forcément, elle aussi, dans le groupe, ce qui implique des regards extérieurs sur la relation, comme une thérapie non sollicitée en quelque sorte. Cette situation permet des prises de conscience, mais peut également mettre mal à l'aise.
- Speaker #1
Il n'y a pas longtemps, je me représentais les différents noyaux qui composaient... Ma vie en termes de vie collective, donc j'ai moi et tout mon collectif intérieur, c'est-à-dire ma vie mentale, ma vie émotionnelle, ma vie professionnelle, ma vie créative, etc. Ensuite, deuxième noyau, ma vie avec mon partenaire, donc voilà, tout ce qu'on partage ensemble, plus ma vie collective, plus ma vie sur l'écolieu, donc les relations que l'écolieu a avec l'extérieur, par exemple, plus, enfin voilà, etc. Bien sûr que ça a une incidence dans... Enfin, tous ces rapports-là s'entrechoquent, en fait. Et vivre en couple dans un collectif, c'est rigolo parce qu'il y a des choses qui se disent dans l'intimité du couple qui ne se disent pas forcément dans l'intimité du collectif. Et c'est justement l'honnêteté qu'on va avoir, cette espèce de... la membrane qui est entre la vie de couple et la vie de... collective je pense que là il ya vraiment un équilibre à avoir entre ce qu'on veut garder pour nous et est aussi ce qui influence le collectif en fait donc dans de quelle dans quelle mesure est ce que parfois des fois moi des comportements que je peux avoir avec mon partenaire quand on est en collectif ça peut influencer positivement ou négativement le collectif et j'ai la sensation aussi qu'il ya vraiment besoin Quand on vit en collectif, d'être OK avec le fait que des fois, on peut se confronter à des remarques, des avis sur notre vie de couple. Là, c'est au collectif de déterminer ce qui est entendable ou des limites à ne pas dépasser certainement. En fait, on est des êtres humains, on voit comment les gens se comportent à la fois dans leur couple et à la fois individuellement. En ça, c'est aussi assez rigolo et assez étrange parfois à expérimenter. Si on veut se lancer en vie en écolieux, faire des immersions dans des écolieux. Ça doit être tellement du luxe. Vraiment, pour pouvoir se projeter dans différentes cultures d'écolieux, parce que je disais tout à l'heure, il y a autant d'écolieux que de cultures de collectifs différentes. Je pense que c'est important de venir goûter à ça, pour se projeter et maturer une vision dans laquelle on se voit s'insérer. Vraiment. Je dirais ça en tout premier lieu. Et aussi de ne pas forcément mettre les deux pieds dedans en se disant c'est ça ou c'est rien. Et d'amener un petit peu de légèreté à ça et de garder une posture de curiosité. J'expérimente quelque chose, de rester dans une posture d'expérimentation. Je pensais que ça allait être facile à mettre en place. Et ce n'est pas si simple. c'est impliquant comme je disais et c'est de l'endurance aussi, c'est pas j'arrive quelque part on met ça en place et ça y est c'est de l'endurance parce que les visions elles vont changer parce que les personnes vont changer donc c'est de l'endurance et de l'adaptation et moi je pensais qu'en arrivant c'était ok on arrive, il y a une vision qui est claire et puis c'est comme ça toute la life et tout le monde va toujours suivre les séries de partage et dans la vraie vie des fois on part une semaine et du coup il faut relancer la machine, il y a aussi des moments où c'est juste pas le moment de dire des trucs en séries de partage, c'est complètement juste aussi mais ouais, c'est pas aussi comme dans un template, non non c'est beaucoup plus vivant que ça
- Speaker #0
Merci sincèrement d'être allé au bout de l'épisode. S'il vous a plu, prenez quelques secondes pour laisser une note ou partager l'épisode. Cela aidera à son référencement. Je vous laisse quelques secondes. En attendant, je vous dis à la prochaine pour un nouvel épisode consacré au changement d'habitude de voyage. A bientôt !