- Speaker #0
360 degrés. C'est le tour que l'on doit faire dans nos habitudes pour parvenir à un mode de vie plus sobre. Éviter un monde en surchauffe. Revenir à l'essentiel. Les invités de ce podcast l'ont fait. Et ils témoignent des effets que ce changement a eu sur leur vie.
- Speaker #1
J'ai quand même envie de faire un peu plus attention, d'être un peu moins dans la consommation justement, et d'avoir le strict minimum, ce qui est parfois pas facile, mais en même temps la taille t'oblige à avoir vraiment juste ce qu'il te faut. En fait les gens ont peur ou c'est un peu, je trouve, mal vu. Ils se disent, on arrive, il y a un squat. Je ne sais pas, il y a aussi cette vision-là, j'ai l'impression, de la société avec un grand S. Ta propre intimité peut te manquer aussi, parce que même si t'es en couple, parfois t'as besoin aussi d'avoir des moments un peu seuls et tranquilles. Et donc c'est là où je dirais qu'il y a quand même une certaine limite.
- Speaker #0
Il y a quelques semaines, je me suis rendue à Pabu. C'est une petite commune des Côtes d'Armor, en centre-Bretagne. Là-bas, j'ai rencontré Camille et Émilie. Deux des habitants de l'écolieu sur lequel trône un potager, une maison partagée, des Ausha, des oies et même des tiny house sont de petites habitations sur des remorques. Et dans cet épisode, c'est Camille qui me parlera de ce choix d'habiter un logement un peu différent. On retrouvera ensuite Émilie au prochain rendez-vous de Bonne écoute !
- Speaker #1
Je suis Camille, j'ai 31 ans et il y a deux ans j'ai voulu changer de vie et donc c'est pour ça que je suis arrivée en écolieu. Et j'ai aussi voulu expérimenter plein de choses et notamment l'habitat. Donc vivre dans un habitat qui n'est pas la norme, c'est-à-dire une maison ou un appartement. Et j'ai vraiment aimé tout de suite y vivre. Parce que j'ai trouvé que je faisais limite corps avec l'environnement qui m'entourait, c'est-à-dire les arbres, les oiseaux. Parfois aussi le temps. À un moment, on a eu une tempête, donc j'ai l'impression que j'allais m'envoler avec. Aussi le froid, parce que c'est vrai que des fois, tu te réveilles, il fait 15 degrés. Donc il faut que tu sortes de ton lit pour remettre le feu en route. mais d'un autre côté aujourd'hui je ne voudrais pas vivre ailleurs parce que j'adore me réveiller et être chatouillée par les rayons du soleil le matin Je suis née en ville, j'ai toujours vécu en maison et puis après les études tu grandis, t'as un CDI, la société t'inculque un peu le métro, boulot, dodo et surtout au niveau de logement, le logement il faut investir et tout ça. Donc moi j'ai vraiment tout fait dans les règles en fait, j'ai acheté un appartement. Et puis après, j'ai rencontré du coup l'amour qui m'a amenée là où je suis aujourd'hui, donc sur un écolieu. Et en fait, la particularité de l'écolieu, c'est que toutes les personnes qui y habitent, habitent en habitat léger. On dit habitat léger, mais une tiny, ça fait 3,5 tonnes à peu près, donc c'est pas vraiment léger. Mais en tout cas, ça se prénomme comme ça, donc léger, plutôt réversible. Parce que... Comme la particularité de la Tahini, c'est d'être sur des remorques. En fait, tu peux bouger facilement, entre guillemets, ton habitat. Donc, c'est comme ça qu'en fait, j'ai vécu en Tahini. Donc, la Tahini dans laquelle j'habite, c'est la plus petite du lieu. Elle fait 12 mètres carrés. Et c'est vrai qu'à deux, c'est quand même assez petit. Mais c'est très mignon parce que tout est un peu emboîté. Donc, tu as une petite... petite kitchenette en face, t'as ton dressing. À côté, t'as une salle de bain et puis de l'autre côté, une petite banquette. Et en fait, nous, on a une mezzanine où il y a notre lit et en face, juste un petit espace où on peut bouquiner ou prendre un petit temps. un petit an. Mais c'est vrai que c'est vraiment un petit habitat, donc tu as intérêt à être minimaliste et vraiment ordonné, parce que dans ces cas-là, tu te prends vite la tête et ça peut amener quand même à des petites embrouilles de couple, mais bon, j'ai l'impression que ça, quoi qu'il arrive, c'est normal. Moi, personnellement, j'adore vivre en Tahini. J'adore vivre en Tahini parce que c'est vrai qu'avant d'y habiter, J'avais comme envie d'être un peu plus minimaliste en fait de manière générale donc même si c'est pas toujours le cas mais j'ai quand même envie de en tout cas de faire un peu plus attention d'être un peu moins dans la consommation justement et d'avoir en fait le strict minimum ce qui est parfois pas facile mais en même temps la taille t'oblige à avoir vraiment juste ce qu'il te faut que ce soit en fringues en ustensiles, voilà, enfin tu as juste ce qu'il faut pour pouvoir y vivre. On a aussi un petit poêle, tout petit poêle, adapté du coup à la surface de la taille. Et personnellement pour moi c'est tout confort quoi, parce que c'est vrai qu'on a tendance à oublier, mais de coup on a besoin en fait c'est d'être au chaud, de pouvoir manger comme il faut, et quand même un petit confort en plus c'est de pouvoir avoir de l'eau chaude. Pour se laver, mais en fait, on a ce qu'il faut. Donc voilà pourquoi j'aime autant la tiny. Et puis c'est un peu comme une petite cabane. Parce que c'est vrai que nous, on est quand même entouré de végétation. Le matin, tu te réveilles, on peut voir le lever de soleil. Souvent, on entend aussi les petits oiseaux. Il y a un côté très petit cocon, petite cabane un peu. Donc au début, quand on parle de voyage, on pense tout de suite à partir à l'autre bout de la Terre, prendre un billet d'avion et puis partir faire des PVT ou des choses comme ça. C'est un peu quand même la mode. Et puis en fait, moi, je crois que j'avais plutôt envie d'un voyage un peu initiatique, en fait, plus une découverte de soi, de, comme je te dis, des envies un peu. Moi, l'écologie, ça me motivait aussi et j'avais envie de plus de l'actionner. Et c'est vrai qu'en ville... Finalement, à part les nouvelles, pas obligations, mais en tout cas, il y a beaucoup de mairies qui essayent de mettre des composts et des choses comme ça, ou même des jardins partagés. Pour moi, c'était trop peu. Et donc, quand il m'a proposé de le rejoindre ici, à l'écolieu, j'ai dit oui. Je l'ai suivi directement. Et au début, je ne connaissais vraiment pas les habitats réversibles. Encore moins les tiny, où j'avais vu quelques petits documentaires, des shows, j'avais lu. Mais jamais y habiter, où je me suis jamais dit, viens, ça te dit, on habite en tiny ? Pas du tout. Mais j'ai tout de suite aimé. Après, j'avoue, nous, notre force aussi, c'est qu'au-delà de la tiny, il y a quand même d'autres endroits où on peut aussi se retrouver. Il y a quand même une maison commune, il y a quand même beaucoup. Il y a une étable qu'on a modifiée et qui est devenue une cuisine commune l'été. L'été, on est quand même beaucoup dehors. L'hiver, on peut être parfois un peu plus dans cette maison. Donc c'est vrai que je pense aussi que quand on est dans un petit habitat comme ça, c'est bien. Il y a quand même une histoire un peu de si on a d'autres choses à côté, ça permet d'aider aussi à mieux vivre dans un petit endroit.
- Speaker #0
En creusant, je réalise que pour Camille, vivre dans sa cabane serait beaucoup plus difficile si elle ne pouvait pas profiter des endroits partagés de l'écolieu.
- Speaker #1
La taille ni hors écolieu, je pense que c'est très compliqué. J'y ai déjà pensé en me disant, imaginons, je pars de cet endroit où il y a quand même d'autres espaces où on peut faire la cuisine, dormir et autres, ailleurs que la tiny en tout cas. Et je pense que quand même, c'est très compliqué de vivre en tiny sans un autre espace où tu peux, enfin je dis maison commune, mais je ne sais pas, un autre espace où tu peux... Tu peux cuisiner ou tu peux avoir un endroit à toi. Je pense que ça peut être vite compliqué en tout cas. Et on peut vite avoir des limites. Même si on connaît quand même beaucoup de personnes en tiny, beaucoup de familles en tiny aussi. Mais ils font preuve d'ingéniosité. Parce que c'est vrai que quand c'est comme ça, nous on connaît un couple d'amis qui ont créé deux tiny en L. Et en fait, le couple a sa tiny, les enfants ont leur tiny. Et en fait, ils ont, comment dire, pas un briquet, mais il y a un passage entre les deux tiny. Et donc voilà, je pense qu'après tu peux aussi créer tout ce que tu veux. C'est ça qui est intéressant, en fonction de tes besoins. des attentes, mais sinon je pense que ça peut vite devenir limitant de vivre dans un espace quand même très petit et en fait une seule pièce où tu n'as même pas un endroit où tu te dis bon voilà, je ferme la porte, je vais être tranquille Quand tu vis à deux dans une tiny, c'est bien quand tu as le même rythme avec la personne, par exemple quand tu dors à la même heure, quand tu te réveilles à la même heure. Donc c'est vrai que ça peut aussi parfois faire l'objet de disputes parce que toi tu as envie de dormir un peu plus et que l'autre se réveille. Et donc c'est vrai que tu veux faire échauffer ton café, du coup ça fait du bruit parce qu'il n'y a pas de porte, il n'y a pas vraiment d'endroit fermé. Donc c'est vrai que même ta propre intimité peut te manquer aussi parce que même si tu es en couple, parfois tu as besoin aussi d'avoir des moments un peu seul et tranquille. Et donc c'est là où je dirais qu'il y a quand même un... Il y a une certaine limite, ou ça peut être compliqué en tout cas d'être à deux dans un petit espace. Et c'est vrai que nous notre tiny c'est une des plus petites, 12 mètres carrés. Après il y a deux types de tiny qui existent, des plus grandes, des plus longues. Mais ça reste quand même un habitat, une pièce. Comme un studio, donc t'as pas de porte non plus fermée aussi dans la salle de bain, mais bon tu vas pas rester dans la salle de bain pour aller bouquiner et encore. Donc c'est vrai que t'as pas d'espace où tu peux... tu peux être tranquille.
- Speaker #0
Pour autant, la jeune femme se sent plus en accord avec ses convictions écologiques et apprécie donc avoir un mode de vie plus résilient.
- Speaker #1
En fait, ça m'a aussi permis d'avoir un peu plus conscience en termes d'écologie aussi, quel est l'impact aussi de ton habitation. Aussi bien quand tu habites dans une maison avec de la béton et tout ça, quel impact ça a sur la terre. Il y a moins d'empreintes vraiment sur le sol parce que déjà elle est sur une remorque. Donc tu ne fais pas couler une dalle béton pour créer ton habitat. C'est un petit espace aussi, donc tu prends moins d'espace sur le sol non plus. Et nous notre taïni, comme je te disais, il y a un poêle. On utilise, à part les lampes, mais on n'utilise pas beaucoup d'électricité. Là, on est actuellement au gaz, mais on aimerait bien quand même être sur des panneaux solaires. On a des toilettes sèches, du coup. Et nous, notre eau, on l'a raccordée à une phytoépuration. Donc voilà, après, elle est filtrée et elle repart. petit fleuve en bas, donc elle repart dans le fleuve. Donc ouais, je pense que la taille née répond quand même un peu plus à une solution plus écologique qu'une maison standard, classique. Habiter dans des endroits où t'as du mal à chauffer, où t'es pratiquement jamais dans des pièces, ça arrive souvent, quoi, de personnes qui sont dans des, je sais pas, 100 mètres carrés, qui n'utilisent que le salon du bas. parce que c'est chaleureux et ils s'y retrouvent. Bon, après, je ne dis pas que c'est possible pour tout le monde et que c'est une généralité, mais en tout cas, c'est vrai que parfois, c'est aussi intéressant d'y penser ou juste de se questionner, en tout cas, de se demander, en fait, c'est intéressant, c'est bien, mais quel est l'impact que tu peux avoir aussi ? Surtout, ce qui m'embête un peu quand même par rapport à l'habitat léger et en y vivant, parfois, je ne comprends pas tout le temps. C'est que c'est vrai, c'est très mal vu aussi l'habitat léger ou réversible. Je parle de tiny house parce que j'habite dedans, mais il y a aussi des yurts, il y a aussi beaucoup de personnes par exemple qui ont des yurts. Et la plupart du temps, elles se font déloger parce que c'est mal vu, déjà un. Et deux, en termes de réglementation, ce n'est pas accepté. En fait, la plupart du temps, les villes n'ont pas du tout envie qu'il y ait des petites maisons comme ça. Comme les tiny ou des yurts, les voisins. Les gens ont peur ou c'est un peu, je trouve, mal vu. Ils se disent, on arrive, il y a un squat. Je ne sais pas, il y a aussi cette vision-là, j'ai l'impression, de la société avec un grand S.
- Speaker #0
Comme un symbole de cette société qui crée rétive au changement, la famille de Camille a d'abord été inquiète. Elle craignait même pour la santé mentale de cette ancienne parisienne.
- Speaker #1
Quand j'ai annoncé à ma famille que je partais vivre déjà en Bretagne, en écolieu et dans une tiny, ça faisait quand même beaucoup d'informations. Pour te dire que j'avais fait une vidéo WhatsApp. parce que mes parents sont divorcés, donc avec mes deux parents et mon grand frère. Et je pense qu'ils avaient peur pour moi. C'est vraiment la première réaction, c'était quand même de la crainte et une peur parce qu'en fait je changeais quand même totalement de vie entre un boulot quand même très classique, un appartement. Voilà, une vie très classique. Tu pars dans un écolieu, vivre avec une personne que tu connais depuis à peine un an, et en tiny, ça fait toujours quand même peur. Mais je crois que mon frère, ça lui a plu, parce qu'il est ingénieur dans l'environnement, et lui aussi, avec sa compagne, ils sont très portés sur l'environnement. Et voilà, je crois qu'il était content pour moi. Mon père, je sais qu'il m'a dit qu'il s'inquiétait pour moi. Plus psychologiquement, je crois qu'il avait un peu cette peur de mais où est-ce que tu vas, dans une secte ou pas ? Et ma mère, c'était physiquement. Donc j'avais vraiment les deux parents, ça se complète du coup. Donc voilà, au début, beaucoup d'appréhension. Et très vite, ils sont venus me voir en fait. Ils sont venus voir le lieu, ils sont venus visiter la Tahini, qui n'est pas très grande, mais c'est très rapide. Et ça leur a plu, le lieu les a conquis, je crois. Et ils reviennent souvent me voir, du coup. Et eux aussi ont testé, du coup, quelques jours en Tahini. Donc ça, c'était aussi intéressant, je trouve, de se rendre compte, en fait, quelles sont les choses assez plaisantes, quand même, de vivre en Tahini. Et d'un autre côté, il y a des moments où on a très peu d'espace. Voilà, c'est exigu. C'est vrai que la Tahini... Ça dépend du toit, mais il y a des moments où on est quand même très proche du plafond dans la chambre, donc il ne faut pas être claustrophobe. Je sais que mes parents, ça leur plaît quand ils viennent de temps en temps quelques jours, mais ils m'ont déjà dit qu'ils ne pourraient pas vivre en tiny toute leur vie.
- Speaker #0
Effectivement, ce mode de vie implique quelques changements drastiques. Le plus difficile pour Camille, qui cherchait pourtant plus de sobriété. Ça a été de se séparer de sa garde-robe. Ses habitudes et ses souvenirs y étaient très attachés.
- Speaker #1
Alors moi, j'adore les habits, j'adore m'habiller. Et c'est vrai que j'ai eu une partie de ma vie, parce que du coup, je suis née en région parisienne, mais après, je suis partie vivre à Lille. Et à un moment, j'ai eu un peu une folie du shopping. Donc j'ai acheté beaucoup d'affaires. Donc je n'étais pas du tout résiliente à ce niveau-là. Et je me suis beaucoup fait plaisir, mais du coup, j'ai eu énormément d'affaires. Et j'avoue que pour moi, ça a été très compliqué. C'est bizarre, c'est très du coup matérialiste, mais j'ai eu beaucoup de mal à me défaire d'affaires et à faire des choix. Du coup, à être un peu plus aussi, je trouve ça intéressant, mais enclin à je veux être minimaliste. Mais du coup, maintenant, tu n'as pas d'espace, donc tu n'as pas le choix. Donc ouais c'était intéressant mais c'est vrai que ça m'a aussi beaucoup fait réfléchir à le moment où j'étais très dans la consommation. J'étais dans une frustration, j'avais des mauvaises notes à la fac. Avant de rentrer chez moi j'allais faire du shopping, j'allais m'acheter la 15ème paire de chaussures dont j'avais pas besoin. Mais du coup ça passait vraiment sur une p***. une certaine frustration. Alors que c'est vrai que c'est drôle, quand je suis arrivée sur l'écolieu, toutes les affaires qui me rappelaient un peu qui j'étais à cette période-là, il y en a plein où j'ai su aussi me débarrasser, entre guillemets, soit donner, soit échanger, soit troquer. Ou alors nous on a beaucoup de woofing aussi chez nous et donc dès qu'il y avait des personnes je leur proposais bah tiens tu vois j'ai fait du rangement ou ça me rappelait aussi quand j'étais jeune et qu'avec mes copines on se faisait des trocs de fringues parce que bon on n'allait pas non plus faire du shopping à 15 ans tous les jours et du coup on s'échangeait on avait l'impression d'avoir une nouvelle garde-robe donc... Donc voilà, mais paradoxalement, c'était vraiment les fringues. Et puis, comme avant, j'avais un appartement, du coup, j'avais des meubles aussi. Mais ça, j'ai dû tout vendre et me débarrasser un peu, ou alors mettre dans le commun. Je dirais que c'était vraiment les affaires où j'ai eu du mal vraiment à lâcher un peu plus.
- Speaker #0
Elle ne rencontre cependant aucun obstacle à ne pas adhérer au rêve, qui est pourtant très partagé, de la propriété incarnée par la belle maison longtemps imaginée.
- Speaker #1
L'objectif de l'habitat, d'avoir cette grande maison avec des grandes pièces, des vitrées et autres, je t'avoue qu'aujourd'hui, ça ne me dérange pas plus que ça. En tout cas, c'est... pas une envie, enfin je suis pas frustrée d'être en tiny où je me dis pas mince, j'aurais pu avoir une grande maison de 102 mètres carrés, plein pied. Moi je suis très contente d'être dans un petit espace et j'ai pas de frustration ou en fait je suis pas non plus dictée par ce qu'on nous propose aussi aujourd'hui en disant bon bah maintenant, pour être heureux, il faut une grande maison avec un grand jardin. Un labrador, une famille, enfin un peu c'est... C'est pour ça que j'ai voulu changer de vie aussi et que je suis partie et que... C'est parce que j'avais envie de... De casser un peu ce Ausha justement de... Pour être heureux, il faut avoir une maison. Une belle maison, tout confort comme on dit et... Non, donc j'ai pas de frustration. Je suis bien en tiny. Mais oui, je suis pas sûre non plus dans 5 ou 10 ans de vivre quand même dans une tiny parce que... C'est vrai que... Après tu vieillis, j'ai le temps mais après tu vieillis quand même et je suis pas sûre qu'au bout d'un certain temps t'aies toujours envie pour aller te coucher, d'escalader sur ton petit escalier pour aller te coucher en tout cas. Donc ouais je pense pas. Après il y a des tiny plein pied aussi qui existent mais c'est vrai que je pense que oui j'aurais peut-être envie un peu plus d'espace. Parce que là c'est vrai qu'aujourd'hui je peux faire du sport dans ma tiny, moi oui je peux inviter des amis, mais 4 ou 6 grands maximum, 4 personnes ou 6 personnes grand maximum, mais vraiment grand maximum. Puis voilà, il y a plein de choses que tu ne peux pas forcément faire et qui je pense sur le long terme vont me manquer ou dont j'aurais besoin en tout cas. Au niveau économique, c'est moins cher que si on achetait une maison. Après, la tiny... Avec les problèmes qu'on a actuels de matières premières qui augmentent aussi, le bois augmente énormément. La remorque, en fait, souvent les tiny, ça dépend lesquels, mais tu peux en avoir une, je pense, pour au minimum 40-50 000 euros. Mais il faut aussi savoir que les remorques, elles sont autour de 6 000 euros. Donc en fait, limite ce qui est le plus cher, c'est ta remorque, tes fenêtres et ton bois aussi. Et puis après, si tu as envie de... De toi la construire, c'est là où tu peux faire des économies. Mais c'est vrai que je sais qu'il y a de plus en plus de personnes qui construisent leur tiny et en fait, elles trouvent d'abord les fenêtres ou les portes et en fait, elles font leurs plans et elles construisent leur tiny en fonction de ça. Donc voilà, elles font le chemin vers ça. Elles se disent, qu'est-ce qui est le plus cher dans la tiny ? Et après, elles essayent de créer autour de ça. par exemple avec les fenêtres. Et après, c'est vrai que notre habitat ne coûte finalement pas très cher non plus. Donc nous, ça nous permet aussi de mettre plus d'argent sur l'alimentation, ou des sorties, d'autres choses. Mais c'est vrai que ça nous permet en tout cas de nous dégager. D'autres activités, sachant que nous on aime bien voyager, mais par exemple on s'essaye plutôt au voyage à vélo. Enfin en fait, on n'a pas non plus un style de vie qui nous demande non plus beaucoup d'argent. mais l'habitat encore moins.
- Speaker #0
En plus de réaliser quelques économies, vivre dans un si petit espace peut aussi être perçu comme un outil de développement personnel, tant cela nécessite de développer de super qualités d'adaptation.
- Speaker #1
Vivre en tiny, je pense que déjà ça t'apprend beaucoup de patience, parce qu'au début, tu es quand même dans un endroit tout petit. Et que même si t'adores cuisiner et en même temps pouvoir t'habiller, parfois ça peut être un peu compliqué. Et je pense qu'en tout cas ça t'aide aussi à rapidement connaître ton couple, quand tu as deux, et vraiment être un peu plus dans le... Le verbal, je veux dire, par exemple, là je suis fatiguée, est-ce que tu veux bien ne pas faire de bruit ? En tout cas, ça t'oblige quand même un peu plus à communiquer avec ton partenaire pour pouvoir éviter des crises, des frustrations aussi. Donc je dirais que la patience et la communication. De vivre en tiny, je pense que déjà la base c'est de tester. Parce qu'aujourd'hui on a quand même... Beaucoup d'endroits un peu avec du tourisme écologique mais insolite et les tahinis sont quand même assez connus pour ça. Moi je dirais déjà d'essayer, sachant qu'il y a différents types de tahinis. En fait la tahini elle peut être à la carte aussi. Donc si on crée sa tahini, par exemple on adore cuisiner, on peut très bien se créer une belle cuisine. Et ça va être un peu le cœur de la tahini. Donc on va moins privilégier la salle de bain et un endroit pour lire peut-être. Mais parce que pour nous, cuisiner c'est très important, donc on va axer là-dessus. Nous à un moment on y avait pensé, à créer notre tiny. Donc c'est vrai qu'on s'était un peu plus intéressé à l'architecture, ou trouver des personnes pour créer des tiny, ou trouver des remorques. Donc on avait vraiment fait un peu cette... notre recherche de comment créer, pourquoi créer et à quel endroit aussi. Tout ça. La conclusion pour le moment, c'est qu'on est très bien dans notre petite taille unique de 12 mètres carrés. Et justement, on s'était dit que c'était peut-être plus intéressant de créer un autre type d'habitat, un peu plus grand, et que pour le moment, comme on en avait eu, il n'y avait pas forcément besoin d'en construire une autre.
- Speaker #0
L'épisode est terminé. Merci beaucoup de m'avoir écouté et surtout d'avoir écouté Camille. Si le numéro vous a plu, prenez quelques secondes pour le partager ou mettre une étoile, ou les deux, même si vous l'avez déjà fait par le passé, parce que cela facilite mon référencement et donc valorise le travail bénévole qu'il y a derrière. Si vous avez des questions ou des suggestions, n'hésitez pas non plus, vous pouvez m'envoyer un message sur le compte Instagram du podcast 360°C. Il est en description de l'épisode sur l'application que vous utilisez. Et au prochain rendez-vous, vous aurez la chance d'écouter Émilie, qui partagera son expérience sur ce que ça implique de vivre en communauté dans un écolieu. Merci beaucoup encore une fois et à très vite. Prenez soin de vous, au revoir.