Speaker #0Bonjour, bonjour, bonne nuit, bienvenue dans ce nouvel épisode de cette semaine, le recast qui vous donne cette reculture par caravane. Je viens de terminer le visionnage de la série Downton Abbey, créée par Julianne Fellows. On y suit la vie d'une famille noble, les Crowley, ainsi que celle de leur domestique. Les intrigues mêlent souvent la vie dans les quartiers de la famille, upstairs, à celle dans les cuisines, downstairs. Un casting très fourni où on retrouve Hugh Bonneville, Elizabeth McGovern, Michelle Dockery, Laura Carmichael, Jessica Brown-Finlay, Maggie Smith, Dan Steven... Alan Leitch, Lily James, Jim Carter, Brandon Coyle, John Fogart, Rob James Collier, Leslie Nicole et Sophie McShera pour ne citer qu'une partie des acteurs récurrents. La série commence en 1912 avec le naufrage du Titanic qui laisse la demeure en danger car les héritiers les plus proches de Robert Crowley périssent lors de la catastrophe. On les suivra au fil des six saisons jusqu'à la moitié des années 20, après la première guerre mondiale, les traumatismes qu'elle a généré et les changements sociétaux qu'elle amène. Entre mariage, naissance, mort, trahison... À mort déçue et volonté de changer de vie, ces douze années vont être très mouvementées pour ce beau monde. J'ai eu un peu de mal à entrer dans la série, les épisodes sont assez longs, entre 45 et 95 minutes, et couvrent parfois de longues périodes de temps. J'étais un peu perdue dans la chronologie, mais au bout de quelques épisodes, j'avais pris le pli et j'ai pu suivre avec attention les aventures de nos héros. J'ai une préférence pour les intrigues downstairs, même si elles sont toutes très bien écrites, et j'ai plus d'une fois versé ma larme, même sur les intrigues upstairs. Mais il est vrai qu'entendre parler d'héritage, de mariage arrangé et de guerre pendant des épisodes entiers m'a un petit peu moins plu. J'ai beaucoup aimé le soin apporté au décor, mais surtout au costume. Ce n'est pas ma période modeste préférée, même si, avec 1280 tenues rien que pour les 5 personnages féminins principaux, Susanna Buxton a réalisé un travail titanesque qui est pour moi un très grand plus de cette série. C'est une série récente, donc c'était facile d'y parler de progressisme et d'enjeux de société, mais là encore c'est très bien amené. L'émancipation féminine quand on est une jeune fille de bonne famille, avec Sybille, puis avec Edith, les transfuges de classe avec Tom, ou même l'homosexualité avec le personnage de Thomas, sont très bien amenés sans trop en faire, même si pour le personnage de Thomas je le trouve un tout petit peu trop antagonisé à mon goût. J'ai beaucoup aimé le soin apporté au dialogue, qui respecte le phrasé de l'époque, même si on flirte souvent avec le théâtre filmé pour moi, mais qui n'est pas sans humour, notamment grâce au personnage joué par Maggie Smith, la comtesse de Warrior de Dunton, qui a toujours le bon mot. Il existe trois films qui viennent compléter et terminer la série, je n'ai vu que le premier en salle, mais je vais très vite le revoir et poursuivre avec les deux derniers opus, parce que je ne suis pas encore prête à quitter ces personnages. La série compte 6 saisons et 52 épisodes, elle est disponible en format physique et sur Disney+. J'avais loupé le dernier roman de Gaël Nohan lors de la rentrée littéraire de septembre, mais j'ai enfin rattrapé L'Homme sous l'orage paru chez l'Iconoclast. Hiver 1917, le front s'enlise, l'arrière s'épuise. Une nuit d'orage, un visiteur demande asile à Isor, la propriétaire d'un domaine viticole. Avant le conflit, c'était un peintre talentueux reçu au château. Désormais, c'est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d'Isor, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s'invitent au cœur de la demeure. Peut-on agir sur le destin ? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur est assignée. Ils s'émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d'amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l'orage se lève, il faut tenter de survivre. J'ai beaucoup aimé ce roman. Encore une fois, le bazar fait bien les choses puisque je le découvre quelques jours après avoir terminé d'Hontanabé et que cette histoire aurait pu être l'objet d'un épisode. Ici aussi, la bonne, Marthe, est un personnage très important. Elle voit tout, sait tout. et n'hésitera pas à se servir de ses infos pour pas venir à ses fins. Heureusement, comme Robert Crowley, Isor est prête à beaucoup de choses pour sauver l'honneur de sa fille et de sa maison. Les personnages ne sont pas très aimables, mais ce n'est pas dérangeant. C'est ok d'avoir quelquefois des personnages à qui on ne s'attache pas. L'écriture de Gaëlle Noa est tellement subtile et précieuse que cela ne nous empêche pas d'apprécier leur histoire pour autant. Cette écriture permet de nous plonger dans cette maison et dans ses histoires. L'ambiance est sombre, le rythme saccadé, tout comme la vie de nos protagonistes. J'aime aussi beaucoup les réflexions de Théodore sur sa vie de peintre, avec ses réflexions sur la créativité, et là où on va puiser en nous pour créer. C'était un roman assez doux malgré son sujet et j'ai pris plaisir à le lire. L'homme sous l'orage fait 352 pages. Encore un roman de cette rentrée littéraire de début d'année, j'ai lu L'anniversaire d'André Abajani. Tu reviendras nous voir ? Non. Dix ans après avoir définitivement tourné le dos à ses parents, un homme peut enfin raconter les raisons de cette rupture. Sans accuser ni absoudre, il ausculte, avec de saisissantes précisions, les dynamiques d'un foyer rongé par une autorité paternelle toute puissante. Dans ce huis clos fêtré, où la violence s'insinue sans éclat, les mots sont des dagues enfoncées dans les chairs, et l'emprise est pavée de bonnes intentions. Roman d'une libération, l'anniversaire dessine les contours d'un enfer domestique dont seul un geste lourd peut sauver. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi violent en si peu de pages. 160 pages et autant d'explications sur cette violence froide et impunie qui s'est insinuée partout dans cette famille. Le père n'est pas du genre à casser des meubles ou à hurler de colère. Non, c'est plus que ça. Tout est fait avec douceur, avec seulement des mots. Froid, dur, déshumanisant. Sa femme et ses enfants ne sont que trois entités matérielles qui vivent avec lui. Ils ne vivent que pour l'effacement de leur personne. Et sa femme, la mère de l'auteur pour qui on pourrait croire au schéma tristement classique de la femme résignée, victime elle aussi, Andrea Baggerni nous fera comprendre au fil des pages que oui, elle était victime aussi, mais pas que, et qu'elle semblait se complaire dans cette situation et s'en accommoder tant que cela ne faisait pas de vagues dans le voisinage. Si elle pouvait endurer ça, ses enfants pouvaient bien faire l'effort eux aussi. Ne rien faire, c'est déjà faire quelque chose, et si je suis rarement d'accord avec cette phrase, elle prend ici tout son sens. Mais jamais l'auteur ne portera de jugement sur ses parents. Il se contente d'énoncer des faits avec impartialité et froideur, et c'est ce qui rend le roman aussi fort. On aurait voulu les juger tous ensemble, mais l'auteur ne nous en laisse pas la possibilité. Il préfère l'indifférence aux émotions, même négatives. C'est un roman brillant, à l'écriture soigneusement posée, réfléchi, calculé. L'auteur a eu 10 ans pour faire le point sur son départ et les conditions de celui-ci. Pour quiconque a une histoire familiale qui gratte un peu à l'intérieur, L'Anniversaire est un roman déroutant. Je me suis demandé, par exemple, si j'aurais le courage un jour de faire la même chose que lui. Probablement pas. Nos histoires ne sont pas comparables et j'ai du mal avec l'indifférence. Mais je pense que nous sommes beaucoup à devoir faire la paix avec notre enfance. Pas nécessairement avec la personne qui la compose, mais avec cette période où nous n'avions pas de pouvoir et pas assez de recul pour gérer tout ça. Ce n'est pas de notre faute. J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Andréa Bajani dont c'est ma première lecture et j'y découvre une écriture très imagée, brute mais jamais méchante, intime et viscérale qui m'a beaucoup parlé. L'anniversaire est paru chez Gallimard. Pour terminer avec les romans, j'ai lu « Désincarnation » de Julia Richards, paru chez Timelapse. À l'heure où les cimetières accueillent les premières tombes connectées, Marie-Février se fera votre guide dans les allées d'un cimetière qui devient un lieu de vie et de rencontre, vous donnant à voir l'envers du décor. Ses histoires d'amour, ses joies quotidiennes, sa langue monotone. J'ai emprunté ce livre totalement par hasard, sans même lire le résumé, et c'est un heureux hasard. J'ai beaucoup aimé que notre narratrice soit une pierre tombale, et que l'air de rien, elle nous présente son voisinage, les règles de bienséance à observer lorsque vous arrivez dans une nouvelle concession, Des origines dans une carrière froide entourée de ces sœurs minérales, à un abandon où plus personne ne vient ramasser les fleurs fanées, Marie-Février nous narre les décennies qui suivent l'installation de la technologie dans le cimetière. D'abord une borne interactive pour guider les gens en se passant de gardien, puis les tombes connectées, ou contre l'envoi de quelques gigas de données, la famille permet de faire revivre Mamie pour amuser les petits-enfants une dernière fois. Bon, évidemment, les souvenirs non documentés, les coupures de réseau et les mises à jour mal patchées, et Mamie se met à sérieusement dérailler, mais c'est un détail. C'est un roman très malin sur son fond et très bien écrit. C'est une petite novella, à peine 100 pages, mais ça sert son propos et ça évite de se perdre en trop de détails inutiles qui auraient alourdi le récit. Cela m'a inévitablement fait penser au dernier film de David Cronenberg, Les Linceuls, qui traite un peu du même sujet, mais lui avec beaucoup plus de lourdeur. Comme quoi, entre 100 pages de roman et 1h56 de film, une fois de plus, ce n'est pas l'année qui compte. L'autrice n'est pas là pour prendre partie sur l'une ou l'autre des décisions prises par le cimetière, ni se prononcer sur les avancées technologiques. Julia Richards se sert de ça pour faire avancer son propos et ça fonctionne très bien. Rien de plus, rien de moins. C'était très plaisant à lire. Les personnages sont bien caractérisés et je rappelle qu'on parle de pierre tombale, donc je ne pensais pas prononcer un jour cette phrase. Mais bon, je ne pensais pas non plus que des pierres tombales pouvaient avoir des relations amoureuses, alors à partir de là... Je ne connaissais pas Julia Richards, mais entre un roman de cannibale et une revisée d'Emilie une nuit avec des Ausha, ça semble être une autrice à suivre de près ce que je vais faire de ce pas. On retourne à la guerre, mais avec beaucoup moins de légèreté que précédemment, avec Peinture de guerre de Angel de la Cay. Jean Seberg le 11 septembre 1973 à Santiago. De Bord et les Tupamaros. Qui d'autre qu'Angel de la Cay pour nous compter ce que ces trois-là ont en tant que main ? L'auteur nous offre un sublime et terrible roman graphique sur sa mémoire des vaincus de la guerre froide culturelle que l'Empire états-unien mena aux avant-gardes sud-américaines dans les 70's. Si certains pensent encore qu'un exil politique, ça n'est que pour la carte vitale et le confort, il leur faut lire cet album. C'est une bande dessinée un peu difficile à lire, à différents niveaux. Tout d'abord le dessin, bien que très simple. Un noir et blanc outré un peu épais, avec des traits très droits, comme s'ils étaient faits à la règle, mais avec des cases très chargées, très sombres. L'auteur ne veut pas qu'on s'attarde sur ces cases. Il est juste question de montrer de manière brute ce qu'il raconte. Et ce qu'il raconte n'est pas facile non plus. La fuite politique, la peur pour soi et pour ses proches. L'inventivité toujours sans limite des bourreaux pour torturer et détruire psychologiquement. Il y aurait plusieurs trigger warnings à mettre dans cet album, mais je comprends qu'il n'y soit pas. Nos protagonistes n'en avaient pas, et rien dans leur vie ne les préparait à cela. Tous ces personnages, et ils sont nombreux, ce qui peut aussi rendre la lecture un peu difficile, se retrouvent à Paris, rassemblés autour d'un jeune auteur venu écrire une biographie de Gene Seberg. Elle va raconter tous ses souvenirs, et c'est autant d'occasion de raconter ses terribles remembrances, car il n'y a pas grand monde qui peut comprendre ce que vous avez vécu. Une écoute sans pitié, sans jugement, juste la douleur de la compréhension. C'est un thème très intéressant à aborder ici, la nécessité d'avoir des gens qui partagent votre souffrance pour s'exprimer librement, sans avoir à doublement souffrir, d'infliger des récits indicibles à des gens qui ne comprendraient pas. On retrouve cette nécessité notamment chez les personnes victimes de violences sexistes et sexuelles ou chez beaucoup de militaires en PTSD, et c'est vraiment un sujet que je trouve très intéressant. sur la nécessité d'avoir fait corps avec cette souffrance pour la comprendre. Je ne dis pas qu'il faut avoir nécessairement souffert des mêmes choses pour comprendre quelqu'un qui se confie à vous, mais ça peut amener quelque chose de plus et amener une libération de la parole, et je trouve que c'est extrêmement important. C'est une BD où j'ai appris beaucoup de choses, parce que je ne suis pas très familière des périodes de révolution sud-américaine. C'est un sujet que j'ai très peu creusé, voire pas du tout, mais ça m'a donné envie d'en savoir plus, et pour ça, c'est une très bonne porte d'entrée. Peinture de Guerre fait 312 pages et c'est paru chez Optium. On passe maintenant au cinéma. A la sortie en salle du film de Bradley Cooper, The Star Is Born, j'avais été un peu agacée par sa promo. Oui Lady Gaga est une bonne actrice, il suffisait de la regarder dans ses clips. C'était avant House of Gucci, tout allait bien, mais c'est un autre sujet. Mais le fait que tout le monde ne parle que de ça comme si c'était une surprise, et le fait que la chanson Shallow soit diffusée 1700 fois par heure quel que soit le lieu où on se trouve m'avait un peu refroidie. Mais je l'ai enfin vue sur les conseils d'un ami et c'est un énorme coup de cœur. Star de rock et de country sur le déclin, Jackson Maine découvre Ali Kampana, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jackson propulse Ali sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adjulée par le public. Bientôt éclipsée par le succès de la jeune femme, Jackson vit de plus en plus mal son déclin et sa chute dans ses addictions. Avec au casting Bradley Cooper et Lady Gaga, donc, mais aussi Sam Elliott, Dave Chappelle et Anthony Ramos, il s'agit du quatrième remake du film Une étoile est née de William A. Wellman, sorti en 1937. lui-même inspiré de la vie de Barbara, Stanwyck et Frank Fay. Pour sa première réalisation, Bradley Cooper met la barre très haute. J'ai été captivée par cette relation. On sait que ça ne peut pas bien se terminer, même si je n'avais pas compris à quel point précisément. Mais pourtant, on se prend au jeu et on a envie que chacun affronte ses démons pour aller de l'avant, et vive cette histoire toute droite sortie d'un conte de fées. C'est un film qui m'a beaucoup rappelé à la Baba Monroe, même si les développements ne sont pas les mêmes. Mais on a un couple de musiciens, beaucoup de larmes, beaucoup d'alcool et énormément d'amour, alors forcément... les parallèles se sont faits tout seuls. J'aime beaucoup la réalisation de Bradley Cooper, qui n'a pas ce côté fourre-tout de beaucoup de premiers films, où les réalisateurs veulent mettre tout ce qui leur tient à cœur parce qu'ils ne sont pas sûrs de pouvoir faire un deuxième film par la suite. Ça notant Yéti, lui ayant déjà assuré qu'il pourrait poursuivre sa carrière de réalisateur, Cooper a pu se mettre 100% au service de son histoire, avec une réalisation sobre, contrairement à son personnage. Je le disais aussi, Lady Gaga est une très bonne actrice qui arrive entièrement à s'accaparer le personnage et à le faire sien. Ce qui n'a pas été très compliqué, je pense, quand on sait ce qu'elle a en commun avec le personnage. Et si j'ai d'abord été sceptique en la voyant arriver avec un rouffle envoyant à un certain point du film, je suis bien obligée de reconnaître que c'est une couleur qui lui va divinement bien. Entendre Charlotte telle qu'elle est amenée la première fois dans le film m'a permis de redécouvrir la chanson. J'ai aimé chaque chanson du film, même si, s'agissant de Gaga, le contraire aurait été étonnant. C'est la coucheur des chansons que je réécouterai plus tard et un film que je reverrai avec plaisir, et des mouchoirs. Le film dure 2h10, il est dispo en format physique et sur Prime Vidéo. Et on termine avec Arrêtez-moi là de Gilles Bagné sorti en 2014 avec Reda Kateb, Léa Drucker, Gilles Cohen et Érika Sainte. Chauffeur de taxi à Nice, Samson Casalet, la trentaine, prend en charge une cliente ravissante à l'aéroport. Un charme réciproque au père. Le soir même, la fille de cette jeune femme disparaît et des preuves à câble sans son. Comment convaincre de son innocence quand on est le coupable idéal ? Je ne m'attendais pas à grand chose en commençant le film. La miniature avait une vibe très téléfilm et je n'avais jamais entendu parler de ce film. C'est le duo d'acteurs qui m'a convaincue de le lancer et j'ai eu une très bonne surprise. L'histoire est très bien écrite. On sent peu à peu le piège se refermer sur Samson. Le hasard est contre lui et une série de décisions inhabituelles le désignent directement. Son avocat commis d'office ne semble pas très doué ni impliqué dans sa défense, alors c'est perdu d'avance. Heureusement, au fil du récit, Samson pourra compter sur des gens qui le croient et qui sont prêts à tout pour faire la lumière sur cette affaire. Tous les éléments se tiennent bien. Gilles Bagné a écrit ce film avec Nathalie Herzberg, qui a collaboré à l'écriture du procès Goldman. Je ne suis donc pas la seule à lui trouver du talent. La mise en scène est très classique. il y a effectivement un petit côté téléfilm sur l'image. La lumière est très correcte, mais sans plus. Je pense que c'est un film petit budget et qu'il ne fallait pas avoir trop d'attentes non plus. Mais le film a néanmoins de belles idées de mise en scène, notamment une scène où Samson est dans une chambre d'hôtel et où va s'installer tout un rituel avec une poignée de porte. J'ai beaucoup aimé ce que ça amène à la caractérisation de Samson, et c'est une scène qui m'a vraiment beaucoup touchée, comme une autre scène dans une fourrière qui montre que Samson reste fidèle à lui-même jusqu'au bout. J'aime aussi qu'on se concentre sur lui et qu'on n'aille pas trop du côté des victimes. Même si leur destin est lié, c'est Sanson, notre fil rouge. Mention spéciale à Gershwin, le chat, qui volera la vedette à Redacatep dans toutes les scènes où il apparaît, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Arrêtez-moi là, dure 1h40 et il est dispo sur ArtTVOD. C'est la fin de cet épisode, merci de m'avoir écouté. Les liens sont dans la description comme d'habitude. A dans 15 jours.