Speaker #0Bonjour, bonsoir, bonne nuit. Je vous donne ce nouvel épisode de cette semaine, le podcast qui vous donne 7 recocultures par quinzaine. Après deux films uniquement sortis sur Netflix, En passant Péchaud et Les Nouveaux Riches, Julien Royal arrive enfin dans les salles de cinéma avec Bagarre. Au casting, Nassim Liès, Ramzi Bedia, Anaïd Rezam, Edi Bouchenafa, Mathieu Longate et Lamine Ba. Naïm est un amour dans la vie, et un monstre quand il s'agit de se battre. Pour soigner sa chienne malade, il est contraint d'intégrer Allo Bagarre, un service de combattant de rue à la demande qui règle les embrouilles à votre place. Mais le jour où il comprend que les conflits se règlent par le dialogue, Naïm aura bien du mal à se faire entendre. C'est un film aussi teubé qu'il est jouissif. Le côté bagarre est très bien mis en avant, beaucoup d'acteurs sont des cascadeurs, et il y a beaucoup de travail sur les chorégraphies. On ne se perd jamais dans la lecture des scènes. Les ralentis, les accélérations, les gros plans, c'est filmé comme un animé, et ça fonctionne vraiment bien. Il y a un côté évidemment slapstick qui m'a un peu fatiguée par moments, mais les gags annexes sont très bien dosés à côté de ça, et ça équilibre très bien le film. Les dialogues sont très bien écrits, les vannes fonctionnent bien, et j'ai beaucoup ri pendant la séance, même si parfois c'était un peu d'exaspération, tant la bêtise de Naïm est absurde. Je me demande vraiment ce qui a pu se passer dans la jeunesse de Julien Royal pour qu'il ait ces références-là. On ne s'imagine pas du tout cette ambiance-là dans la famille. Car Royal, c'est le nom de sa mère. Il s'appelle en réalité Julien Hollande. On n'est évidemment pas obligé d'avoir le même humour que nos parents, mais là le grand écart est digne de Jean-Claude Van Damme. Heureusement que Ségolène a œuvré pour proposer des œuvres culturelles non violentes et intelligentes à la génération des années 90. Je suis tellement curieuse de savoir ce qu'elle pense du travail de son fils. J'aime aussi beaucoup le fait que tout soit bourrin en apparence, mais très subtil en détail. Que ce soit les costumes... Par exemple le personnage d'Audrey Lamy dont le push-up défie les lois de la gravité. Ou le reste de l'image qui est en apparence très criarde, ça dégueule de couleurs flashées et de néons. C'est très chargé mais c'est très harmonieux et il y a beaucoup de petits détails dans les décors et les arrière-plans qui sont très sympathiques à dénicher. C'est vraiment très plaisant à voir. Nassim Liès s'en sort très bien dans la comédie, je ne l'avais jamais vu dans ce rôle mais ça lui va très bien. Il n'hésite pas à en prendre plein la gueule et passe tout le film abîmé, presque défiguré. Avec en prime un sourire idiot qui ne le quittera jamais pendant les 98 minutes du film. Bagarre est une coproduction studio-canal et Shifumi est actuellement en salle. Ceci est l'histoire de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d'un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d'otage va durer 63 heures sous les yeux de la télévision locale puis nationale. L'Amérique se passionne pour cette affaire, chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel ou simplement une victime qui réclame justice ? Gus Van Sant nous revient devant les écrans avec la corde au cou, servie par Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colma Domingo, Miala Herold et Al Pacino. Je connaissais le fait divers car c'est l'un des premiers à être suivi en temps réel par les médias et j'aurais aimé qu'on se penche un peu plus sur cet aspect de l'histoire, mais ce n'est pas l'angle choisi ici. Gus Van Sant a vraiment voulu se pencher sur le personnage de Tony Kyritsis et sa manière de gérer son plan. C'est une personne très méticuleuse, très minutieuse, tout était préparé dans les moindres détails. La seule chose qu'il n'avait pas anticipée, c'est que L.M. Hall ne serait pas au bureau ce jour-là et qu'il n'y aurait que son fils. Alors c'est lui qui le va enlever. Fils qui a une trentaine d'années, on ne parle pas d'un enfant comme l'affaire Eric Peugeot, ce petit garçon de 4 ans de la famille du constructeur enlevé pour une rançon de 50 millions de francs. Ici c'est un adulte, est-ce que ça rend l'acte moins grave ? Ce n'est pas à moi de le dire. Chacun se fera son avis. J'aime beaucoup comment on nous montre que Tony est à deux doigts de buter tout le monde alors qu'il tente de faire croire qu'il est très calme. Malheureusement, je trouve que l'attention ne prend jamais chez moi. Je connais l'histoire, alors c'est peut-être pour cela, il n'y a pas vraiment d'enjeu, puisque je sais comment l'histoire s'est terminée. Et je pense que Gus Vinson sait que c'est le cas d'une grande part de ses spectateurs, alors il va se concentrer sur des petits détails qui montrent que Kiritis a perdu d'avance. On passe d'une scène dans son appartement où il expose son plan, ses motivations, ses griefs à la télé, puis on a une coupe, et retour dans les bureaux de la chaîne de télé, qui appartiennent à l'entreprise de Hellem Hall, alors que le directeur des programmes envoie une page de pub pour Coca, car ses audiences sont telles... que de ne pas faire de pub serait un suicide professionnel. Cet événement est surtout une occasion de faire un max d'argent. C'était le même cynisme décrit dans 5 septembre et à l'écran ça fonctionne très bien. J'apprécie le jeu des acteurs, ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu Bill Skarsgård comme ça. On met vraiment en avant le fait que c'est un bon acteur, comme les autres membres de sa famille, et qu'il n'est pas juste bon à faire des grimaces et à faire peur. Ici on lui donne un personnage à la hauteur de ses capacités et ça fait du bien. Coleman Domingo est impeccable, comme toujours, ça n'est pas vraiment une surprise, et maintenant j'ai envie qu'il lance un podcast pour qu'on l'entende nous parler sur le même ton que quand il joue l'animateur radio. La corde au cou dure 1h45, il est distribué par ARP et actuellement en salle. Dernière sortie récente de cet épisode, j'ai vu La Poupée de Sophie Beaulieu, avec Vincent Macaigne, Cécile Defrance, Zoé Marshall, Gilbert Milki, Marianne Bassler et Adèle Journeau. Rémi ne s'est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s'est mis en couple avec une poupée, c'est plus simple. Elle s'appelle Audrey. Le jour où Patricia, une nouvelle collègue, arrive dans l'entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie. C'est une comédie très sympathique et rafraîchissante, un pitch très absurde qui ne sera jamais expliqué. On ne saura pas pourquoi Audrey se réveille, sinon pour servir le scénario, et personne ne semble se poser la question non plus. C'est comme ça, ce sont des choses qui arrivent. J'aime beaucoup la caractérisation des personnages secondaires. Les parents de Rémi et Domi, Gilbert Melki est parfaitement détestable. Domi, bien sûr, meilleur personnage selon moi. Et je ne suis pas la seule à le penser, ça doit être une question de prénom. Mais aussi les collègues de Rémi qui ont toujours des petites phrases ou des expressions faciales qui vont donner du corps à leur personnage. Je trouve ça très bien écrit. J'apprécie aussi qu'on fasse de Rémi un type chiant. Oui, c'est notre héros, oui, il a souffert, mais on ne le glorifie pas. C'est un gâchon, monotone, et je pense qu'il était déjà comme ça avant la dépression quand on nous annonce à demi-mot. Le filmage est simple, mais ça fonctionne plutôt bien. Sophie Beaulieu n'en fait pas trop. Elle a su, avec son budget qu'on devine modeste, apporter des éléments visuels assez forts. La maison de Rémi est un chalet tout en bois. La maison de Patricia, verte et blanche, toute mignonne, au bord d'un lac où chaque maison est différente. Et ça apporte une très jolie patte esthétique qui contraste avec les bureaux de gaz en zon. Froid et sans âme, même si maintenant, attention, ils ont un baby-foot. Et même le nom de l'entreprise, Gazonzon, je trouve que ça marche très bien, parce qu'on comprend très vite ce qu'ils vendent, du gazon synthétique. Et en même temps, il y a ce côté un peu nul, en fait, c'est pas ouf comme nom, Gazonzon. Et en même temps, vendre du gazon synthétique, c'est pas ouf non plus, et je trouve que tout a été travaillé, tout a été pensé, et ça fonctionne vraiment bien. Je trouve que les réflexions menées par Audrey sont intéressantes elles aussi. Évidemment, si son seul but dans la vie c'est de se maquiller, de se démaquiller et de travailler son apparence à 24, autant qu'elle reste une poupée. De même, pourquoi une femme ne pourrait pas parler de ses débours intestinaux alors qu'un homme le pourrait ? Ces quelques scènes, ça est là qui amène beaucoup de comédie et qui fonctionne très bien. Le film n'aborde pas frontalement la question du traitement de la poupée. On sent que Remy est tellement décontenancé qu'il ne songe pas tout de suite à ce qu'il a fait à sa poupée. Si nos sextiles se réveillaient et pouvaient parler, ils auraient sûrement bien des choses à dire, et je suis d'avis que personne n'aurait envie d'entendre ce qu'ils ont à dire. J'aime le fait que le film n'aille pas dans ce sens pour rester sur de la comédie pure. C'est une discussion amenée par le film, mais qui lui choisit de ne pas la traiter frontalement et je trouve ça plutôt malin. La poupée dure 1h20 et c'est distribué par Advitam. Les jeunes mariés Stéphane et Valérie rentrent en Angleterre en wagon-lit. Leur train se trouvant bloqué, ils descendent dans un grand hôtel désert à Ostende. Le soir venu, une énigmatique comtesse et sa suivante, Ilona, entrent dans l'établissement. Le réceptionniste reconnaît la femme, déjà venue il y a 40 ans. Cette dernière n'a pas pris une ride. Petit tour dans les années 70 avec Les Lèvres Rouges d'Harry Cummel, avec Delphine Seyrig, Daniel Ouimet, André Haro, John Carlin et Paul Esser. C'est un petit ovni fantastico-érotico-gothique découvert sur Mubi qui nous propose en ce moment un triptyque intéressant. Les Lèvres Rouges, Le Cercle Rouge et Les Chambres Rouges. Trois salles, trois ambiances. Ce film est une nouvelle pierre au monument des films de vampires et il est loin d'être déméritant. J'ai passé un bon moment. On sent très rapidement ce qui va se jouer... Dès que Delphine Sérig et André Haro arrivent dans l'hôtel. Tout en elle crie vampire, danger, sensualité. Et le couple est dès cet instant en danger. Je trouve ça juste un peu dommage qu'on revienne autant sur le patronyme de la comtesse, Batory. Ça permet aux spectateurs qui n'auraient pas encore compris de peut-être raccrocher les wagons, mais c'est un peu redondant. Et le couple a beau connaître l'histoire, ils ne rebondissent pas dessus pour se dire qu'ils sont sans doute en grand danger. On ne rebondira pas non plus sur l'intrigue autour de la mère de Stéphane, qu'il doit appeler pour la prévenir de leur arrivée imminente, mais qui fait tout pour retarder cet appel sans que Valérie ne s'en rende compte. On découvrira pourquoi il ne veut pas passer cet appel lors d'une scène qui arrive de nulle part et n'apporte rien au récit. C'est un film qui a malheureusement quelques défauts d'écriture, et quelques défauts tout court en réalité. Il n'est pas très bien écrit, il n'est pas très beau ni bien filmé, ça ne joue pas très bien non plus, mais comme dit j'ai quand même passé un bon moment. Delphine Serig est magnétique et nous captive. Ce que j'aime aussi dans ce film c'est qu'il n'hésite pas à jouer de ses références. Le porno chic des années 60-70, l'expressionnisme allemand et le diallo notamment dans une scène de douche. Le sang est très esthétisé et heureusement dans un film de vampire. Ces quelques bonnes idées permettent de sauver le film et de le rendre agréable à regarder. Je n'avais jamais entendu parler de ce film autrement qu'en l'ayant vu dans la filmo de Cérig et je suis contente de l'avoir vu même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre. Le film dure une heure quarante et comme dit il est dispo sur Mubi. On passe à la bande dessinée avec deux albums lus tout récemment. Premièrement les derniers festins de Rubin scénarisés par Ram 5, dessinés par Philippe Andrade et traduit par Maxime Ledin. Mohan l'avait pressenti dès leur première rencontre. Ce Rubin Bakch ne lui dit rien qui vaille. Le simple fait de proposer plus d'argent pour une simple rencontre qu'il n'en gagne en un mois aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Mais la curiosité était trop forte et bien qu'il ait d'abord refusé la proposition de l'accompagner sur les routes pour réaliser un documentaire culinaire, il finit par accepter. Cette quête de saveurs oubliées et cachées le mènera sans le savoir au dernier festin de Rubin. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. On sent immédiatement que Rubin est louche mais je pensais que ce serait juste un mafieux comme les autres. Leur pérégrination ne m'intéressait pas tant que ça et j'étais décidée à ne pas vous parler de cet album ici quand est arrivé un élément qui a changé la donne presque à la moitié du livre. Je ne vous en dis rien mais j'ai été très positivement surprise et la bande dessinée m'a accrochée pour le reste de son histoire. C'est aussi un album que j'ai dû lire en plusieurs fois ce qui ne m'arrive jamais et je pense que c'est pour ça que j'ai été un peu perdue au début Mais dès la grande révélation du milieu, je n'ai pu réussir à le lâcher. J'ai beaucoup aimé la mise en couleur, tout est très coloré, on parle de recettes de cuisine indienne, ça aurait été dommage d'avoir des planches en noir et blanc. Et ici les couleurs sont très vives mais douces, ça n'est pas criard du tout, ça amène de la douceur en comparaison à une certaine dureté du propos, ça s'harmonise très bien. J'aime beaucoup le mélange qui est fait entre la gastronomie et la mythologie indienne. Tout est question de légende et d'histoire dans ces domaines. Les recettes qu'on se passe de famille en famille, de génération en génération, sont comme les mythes et les contes. Et vu l'âge de Rubin... Il doit en connaître un certain nombre de ses histoires. C'est une bande dessinée très singulière que j'ai beaucoup appréciée malgré des débuts un peu difficiles, qui a su m'amener là où je ne pensais pas aller. Laissez-vous guider par les épices Chai et Tandori dans ces 150 pages, et croyez-moi, votre prochain Vindaloo n'aura assurément pas la même saveur. Deuxième BD de cette sélection, Sanglier de Lisa Blumen, paru chez l'employé du mois. Nina est maquilleuse professionnelle, mais c'est son activité d'influenceuse beauté qui l'occupe principalement. Son quotidien est rythmé par la création de tutoriels pour les réseaux sociaux. Elle aime son métier, et c'est avec le pseudo de Nina Makeup qu'elle s'y investit avec ferveur. Mais pour exister dans ce monde du paraître, elle se doit d'être productive. Et Nina s'enferme dans une routine qui la pousse à la solitude. Entre harcèlement, pression de son agent, incompréhension de sa famille, et un stalker qui rôde près de chez elle, Nina est à deux doigts de perdre pied. J'ai beaucoup aimé cette plongée dans la vie d'une influenceuse, et au fil des pages on y reconnaît telle ou telle influenceuse dans la vraie vie. Un décor, une expression. Je ne sais pas si Desablumon a pensé à quelqu'un en particulier, ou si ses inspirations sont conscientes. Mais l'ensemble est crédible et cohérent, du peu que je connaisse de ce monde en tout cas. L'histoire montre bien aussi la pression qu'il y a avec ce genre de métier. Comment encenser un produit décevant sans fâcher la marque ou la communauté ? Comment faire pour être toujours souriant aux événements auxquels on n'a pas envie d'aller ? Et puis le pire de tous, les stalkers. Ceux qui vous suivent à la trace avec plus ou moins de discrétion. Ceux que vos proches minimisent. Ceux qu'ils excusent. Bah en même temps tu t'exposes sur les réseaux, tu l'as un peu cherché. Bah non Jean-Michel, ce n'est pas normal de suivre des gens comme ça et d'attendre des heures devant leur fenêtre de cuisine. Et face à ça, la solitude qui se cache derrière vos milliers de followers. Heureusement Nina a quelques personnes sur qui elle peut compter pour l'aider dans ses différentes épreuves. Le dessin est très épuré et la mise en couleur, avec ses tons pastels très saturés, amène le contraste que l'on a dans le personnage de Nina. J'aime énormément ce choix de couleur et ça fonctionne très bien. La palette dominante et le rose, ce qu'il a encore, pardonnez-moi le cliché, est assez cohérent avec le métier d'une influenceuse beauté. De Lisa Blumen, j'avais déjà lu, toujours chez l'employé du mois, Astra Nova, Ou si mes souvenirs sont bons, on a ce même travail de couleurs et de saturation, même si je crois que là, les couleurs étaient plutôt bleues et violettes. Ce qui est sûr, c'est que Lisa Blumen sait manier ses couleurs avec talent, et j'ai hâte de découvrir la suite de son travail. Un peu de littérature fantasy young adult pour terminer cet épisode. Je viens de lire le premier tome d'une trilogie que j'ai dévorée en 24 heures. Les dieux déchirés, tome 1, Godkiller, Dana Kenner. Les dieux se délectent toujours du sort des martyrs. Kisan est une déicide, une tueuse de dieux. Elle leur voue une haine dévorante depuis que les adorateurs d'une divinité du feu ont violemment assassiné toute sa famille. Elle croise un jour le chemin d'un étrange dieu amnésique dont l'existence est liée à celle d'une jeune noble. Ne pouvant le tuer sans prendre la vie de la petite fille, elle décide de les accompagner dans la cité en ruine de Blenraden afin d'obtenir les faveurs des derniers dieux sauvages qui y résident. Rejoint par un chevalier désabusé et poursuivi par de ténébreux démons prêts à tout pour les tuer. Ils prennent conscience du rôle capital qu'ils auront à jouer pour sauver leur monde de l'agonie. Je dis roman young adult, mais je vois que l'éditeur annonce une lecture à partir de 16 ans, et je comprends pas trop pourquoi pour moi c'est très accessible des 13 ou 14 ans. Oui, c'est assez violent, mais pas plus que d'autres œuvres tout public, donc je ne sais pas trop. J'ai adoré l'histoire. Alors oui, on retrouve les codes habituels du genre, les alliés qui n'en sont pas, les traîtres qui en fait sont gentils, mais en fait non, les histoires d'amour débutantes et contrariées, le sacrifice d'un personnage qui reviendra sûrement dans le tome 2, rien de bien original, certes, Mais le tout est mené d'une main de maître par l'autrice, et on se laisse embarquer au fil des 390 pages avec Kissen et sa troupe. On sent qu'Anna Kenner est une grande lectrice de fantasy, et qu'elle a su s'inspirer de ce qui marche dans les classiques du genre pour faire sa propre version de la quête initiatique. Alors oui, c'est un premier tome, et je ne pourrais vraiment juger qu'en armée dans la trilogie, mais je suis très enthousiaste et confiante quant à cette série. J'ai aimé les personnages, leur passé, leur réaction, l'univers dans lequel se passe l'histoire. Les guerres de religion avec des dieux qui sont un peu dépassés par la tournure que prennent les événements, c'était vraiment très plaisant. Je vais aller faire du forcing auprès de ma médiathèque pour que les deux autres tomes soient rapidement disponibles, et si j'y pense, je viendrai vous faire un update ici. C'est la fin de cet épisode, merci de m'avoir écouté. Les liens sont dans la description comme d'habitude. A dans 15 jours !