- Speaker #0
On est pragmatique, que ça s'adapte à l'entreprise, que ça réponde à son besoin, que ce soit vraiment du sur-mesure. Toutes les fonctions gérées de l'entreprise, sans ça, ça marche pas. Allez-y, c'est le moment. N'attendez pas. Faut y aller tout doucement, à son rythme, il faut y aller maintenant. Grand feuzeux, petit dix œufs, dans le nord.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on poursuit avec un deuxième épisode du nouveau format partenaire. Alors pour celles et ceux qui découvrent le podcast ou ce format, je vous explique rapidement. J'évolue dans le monde du conseil RSE depuis 2021. J'ai eu l'occasion de travailler en cabinet, d'accompagner des entreprises et surtout de voir le marché évoluer assez vite ces dernières années. Avec un constat assez simple, il y a aujourd'hui beaucoup d'acteurs de conseil RSE, beaucoup d'approches. Et côté entreprise, ce n'est pas toujours simple de s'y retrouver quand on cherche à se faire accompagner. Et pour les cabinets, le marché est devenu très concurrentiel et il est difficile de faire valoir son positionnement. C'est ce qui m'a amené à lancer SENS, le premier service de courtage en RSE, avec l'idée d'aider à la fois les entreprises à trouver les bons partenaires et les porteurs de solutions à se développer en leur apportant des opportunités qualifiées. Et le format partenaire du podcast s'inscrit dans cette logique. Aider les porteurs de solutions en leur donnant la parole et en leur... permettant une mise en lumière. Plutôt que de passer par des formats plus classiques type webinaire, j'avais envie de donner la parole à des acteurs que je connais, que j'ai rencontrés et que je vois travailler sur le terrain. L'idée ici, ce n'est pas de vendre un cabinet ou de vous dérouler une offre, mais de prendre un temps un peu différent pour comprendre une vision, une posture, une manière d'aborder ces sujets. Et surtout, rester fidèle à l'approche, partir de ce qu'il se passe sur le terrain en entreprise. Et c'est exactement ce qu'on va effectuer aujourd'hui avec Virginie Crédoz, directrice de RSE Inside. Un cabinet de renom dans la région Hauts-de-France que je connais bien, que j'ai référencé et qui accompagne depuis plusieurs années des entreprises de toute taille avec une approche concrète et opérationnelle de la RSE. Bonjour Virginie, ravie de t'avoir avec nous ce matin.
- Speaker #0
Merci pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir. Est-ce que tu peux te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?
- Speaker #0
Oui. Alors Virginie Credoz, je suis remariée et j'ai trois grandes filles. Je suis de la région, mais du côté sud, c'est-à-dire d'Amiens à l'origine. Depuis une dizaine d'années sur l'île.
- Speaker #1
Ok, alors du coup ton parcours Virginie, avant de monter RSE Inside, de mémoire tu as travaillé dans la collectivité ?
- Speaker #0
Oui, entre autres. Alors il est un peu long, je vais faire synthétique du coup. École supérieure de commerce. J'ai une première expérience assez originale, c'est que j'ai en fait dirigé une petite entreprise dans le traitement de surface des métaux. Donc c'est du chromage, zingage, cuivrage et un petit atelier de polissage. Bon, c'était pas tout à fait prévu. Et j'ai fait ça quelques années, donc du haut de mes 23 ans, dans la métallurgie, avec une équipe très masculine et qui est beaucoup plus âgée que moi. Mais pas commun, effectivement. Alors, comme je dis toujours, j'ai fait un peu mes classes. Mes classes, temps, j'ai appris sur le terrain. Et j'ai eu ma première expérience, enfin, confrontation, ma première expérience sur l'aspect environnemental des choses, parce qu'on avait des effluents. chromique. On avait des effluents acides. Et donc, j'avais une petite station d'épuration pour pouvoir, enfin, d'effluents, pour pouvoir gérer en fait ça. Et donc, cette première prise de conscience un peu de tout. La pollution, enfin,
- Speaker #1
voilà ce qui est ça.
- Speaker #0
Donc, c'est ça, la première. Et puis, après, j'ai eu quelques missions, en fait, de... Consultante junior, plutôt dans les RH, dans la formation, dans les RH, reclassement collectif. Et après, par un pur hasard, je suis rentrée à la région Picardie, sur les questions de formation. Où là, j'y restais quelques années, j'ai géré tout ce qui est ingénierie de formation pour les demandeurs d'emploi. Après, j'ai mis en place les marchés publics pour le compte de la région. On faisait du contrôle de la qualité, des choses comme ça. Très intéressant. Oui, oui. Et le côté plus... humain, formation, reconversion, tous ces sujets-là. Et le monde économique en tant que tel me manquait un peu, parce que dans la formation, je travaillais avec des organismes, mais je n'étais pas auprès des entreprises. Et j'ai eu l'opportunité, dans les dernières années en région Picardie, d'être auprès du DGS avec un super poste où j'ai développé, structuré la filière éolienne et en créant un centre de formation dans les métiers de l'éolien. C'était le dada du président de l'époque, et donc là, ça a été vraiment un super super projet. Et l'éolien, du coup, qui est arrivé, bon voilà, énergie renouvelable, en pleine expansion. Ensuite, fusion des régions. avec le Nord Pas-de-Calais, là ça a un peu bougé, et avec le repositionnement des postes, en fait on pouvait se repositionner, je suis devenue directrice de la dynamique REF3 côté région, et c'est une dynamique qui était portée côté Nord Pas-de-Calais depuis déjà 2013, et la fusion c'était en 2016, et donc j'ai développé REF3 en région. Au début,
- Speaker #1
REF3 c'est de quelle année ?
- Speaker #0
C'est 2013. Et c'était que Nord-Pas-de-Calais, donc il fallait la développer sur l'ensemble de la région. Et au final, quand je suis arrivée, c'était une mission de 5-6 personnes. Quand je suis partie en 2021, on était 50. Donc voilà, très belle expérience aussi. Et justement, pendant cette mission, on parlait des transitions. Rêve 3, c'est les transitions environnementales, écologiques et numériques. Et je rencontrais pas mal de dirigeants. qu'il fallait encore convaincre quand même, et qui me disait « ouais, c'est bien votre truc, je comprends, mais je ne sais pas comment faire chez moi, concrètement, je commence par quoi ? » « Je ne suis pas contre, mais juste comment ? » « Compliqué, nous, on n'est pas des experts. » Et petit à petit, Covid aidant peut-être, questionnement, je me suis dit « je vais retourner sur le terrain pour aider concrètement les dirigeants, les entreprises à se transformer. » Et d'où l'idée de création. En tout cas de cette activité d'accompagnement à l'ASE. Au départ, je pensais la faire toute seule. Et par le jeu de rencontres, j'ai eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Letartre. En même temps, entreprise d'ICT et son parcours EY. Donc le conseil, il connaît bien. Et puis le secteur, l'environnement économique de la région. Et petit à petit, il m'a fait travailler sur mon projet. Et au troisième rendez-vous, il m'a dit, bon, ton projet est super, viens le faire chez nous.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
OK. Donc, j'ai bien fait mon projet. Alors, pas en intrapreneuse au final, puisque j'ai été salariée au sein du groupe IRD pour créer cette activité qui est devenue RSE Inside et aujourd'hui qui comporte... Nous sommes cinq, cinq collaborateurs. et une activité en tant que telle, une offre, une activité qui s'est bien développée depuis.
- Speaker #1
La vie est faite de rencontres.
- Speaker #0
Eh oui, toujours.
- Speaker #1
Tu disais par hasard, mais est-ce que le hasard existe vraiment ? Non, c'est pas un hasard. Donc, qu'est-ce qui y fait ? Finalement, tu t'es intéressée un peu dans ton parcours à tous les niveaux. Il y a eu un lien avec la transition écologique, le retraitement des déchets, c'est la première activité, même la partie RH. C'est vrai que la RSE, on a souvent tendance à penser à la partie environnementale, mais c'est aussi la partie sociale. Donc un peu dans ton cheminement, tu t'es construite...
- Speaker #0
Au final, mais en fait, on se rend compte après, toujours. Mais c'est vrai que cette première étape dans le traitement des effluents et des déchets polluants, c'était un questionnement. Et bon, je n'étais pas trop armée à ce moment-là en sortant de l'école de commerce. Ce n'était pas trop l'essentiel. Mais ça a été des vrais questionnements. Et ensuite, c'est vrai, partie RH, j'ai fait du reclassement collectif des personnes... en Bourgogne, qui sortaient d'usines de confection, de couture, qui se retrouvaient sur le même bassin d'emploi. Elles étaient 400 couzeuses et piqueuses qui avaient fait que ça de toute leur vie et qu'il fallait reclasser. Voilà, tout ça, ça travaille. Et on est vraiment sur l'humain. Et puis après, du coup, la suite, la formation, l'éolien. Tu as eu un déclic. Est-ce que toi,
- Speaker #1
moi, personnellement, j'ai eu un déclic. Effectivement, tu parlais du Covid. Donc oui, le Covid a été un moment. Le Covid a aidé, je crois. Oui, c'était aussi au moment du Covid. Là, tu t'es dit, il y a vraiment quelque chose là, il faut... Oui,
- Speaker #0
alors c'est un moment où... Enfin, quand même, le Covid a été un moment où on s'est tous questionnés, remis en question. Le modèle a été... On me disait toujours le monde d'après. Bon, au final, beaucoup de choses ont repris un peu comme avant. Mais je trouve que dans les mentalités, dans le mindset, ou dans le... On est tous sensibles maintenant au sujet de crises de potentiel, crises majeures, de potentiels gros bouleversements. Il y a un avant après.
- Speaker #1
Après, oui, c'est sûr que le quotidien reprend un peu vite. Mais la question du sens, je pense qu'elle n'a jamais été autant questionnée. Donc oui, après... On ne retourne pas la table du jour au lendemain. Donc, c'est sûr qu'on parlait de cheminement. Ça en est un aussi. Tu vois, avant de pouvoir dire, tiens, il y a un vrai point de bascule, je pense qu'il faut cheminer.
- Speaker #0
Ah oui, c'est toujours très long. Pareil pour les... Enfin, du coup, on en reparlera. Mais les démarches qu'on peut faire auprès des entreprises, avec des entreprises, on ne les fait pas en trois mois.
- Speaker #1
Comment tu percevais le marché de la RSE ? Parce que là, on en était dans ton parcours. 2020, 2021. Même un chouillet avant, tu vois, quand tu étais chez RF3. RF3, aujourd'hui... connue, accompagnée à plein d'entreprises de la région, etc. Comment tu le percevais, ce marché de la RSE, ou les dirigeants que tu évoquais tout à l'heure ? Donc tu les sentais déjà convaincus, démunis ? C'est encore le cas aujourd'hui. Pour toi, il y a une évolution là-dessus ?
- Speaker #0
Ah oui, il y a quand même une évolution. Depuis une dizaine d'années. Alors à ce moment-là, c'est vrai que je pense que le... Au final, le marché n'était pas très fourni. Il n'y avait pas beaucoup d'offreurs de solutions, de cabinets qui accompagnent, vraiment peu. Même au moment où j'ai créé, il y en avait évidemment déjà, mais ça s'est beaucoup développé après. 2020 et après. Et après, beaucoup, beaucoup. Là, pour le coup, c'est vrai qu'on a le choix.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Il y a un peu de monde sur le marché. Mais bon, on a tous des approches différentes. et tout ce... Je trouve vraiment que l'important, c'est qu'on aide tous les entreprises à aller dans le bon sens. Après, peu importe la méthode, il faut que ça réponde aux besoins de l'entreprise et à ce qu'elle est. Et puis c'est le cas sur les nouveaux marchés.
- Speaker #1
Tout nouveau marché, quel qu'il soit, peu importe, pas que dans la RSE. Évidemment, il y a une phase de démarrage, il y a beaucoup de nouveaux entrants. Et puis, ça se structure aussi. Ce sont des phases aussi un peu logiques de marché. C'est quoi l'ADN d'RSE Inside ? Merci.
- Speaker #0
Alors notre ADN, c'est vraiment, et toute l'équipe, on est vraiment tous comme ça, on est pragmatique. Enfin, il y a ce côté-là. Alors on a la chance aussi d'avoir tous une expérience antérieure suffisamment importante pour avoir connu, connaître le monde de l'entreprise. Et ça, c'est super important. Franchement, on parle entreprise, mais on sait ce que c'est une entreprise. On a tous vécu dans les entreprises avant, ou vraiment une antériorité en RSE ou en accompagnement vraiment long. On parle de 10 à 15 ans, on a une séniorité importante. Du coup, ça nous permet d'aborder n'importe quelle entreprise, peu importe son niveau de maturité, et avec beaucoup de pragmatisme. On n'est pas du tout dogmatique. On se retrouve là-dessus. De bon sens, pas à pas, on y va. Et puis, il faut vraiment que ça s'adapte à l'entreprise, que ça réponde à son besoin, que ce soit vraiment du sur-mesure. Pas d'incantation. Il faut faire comme si...
- Speaker #1
Il faut parler concret. Pour le coup, le pragmatisme, je te contente, je le ressens aussi dans les échanges qu'on a ensemble, etc. Tu penses que c'est ce qui vous différencie aujourd'hui ? Effectivement, on parlait qu'il y avait beaucoup de monde sur le marché. Le pragmatisme, le côté opérationnel, le bon sens ? Le bon sens,
- Speaker #0
et puis notre expérience à tous, quand même. Le fait d'avoir accompagné pas mal d'entreprises. Chacun, en plus, on est très complémentaires dans l'équipe et donc on connaît un peu... les secteurs d'activité, on a tous une expérience importante ou en complément, là, il y en a un des autres, qui fait que cette séniorité, elle est vraiment... On a en mémoire tout ce qu'on a pu faire avant dans les entreprises. Donc, on a un bagage, quoi. Et je pense que c'est les deux. C'est notre séniorité dans le métier et à la fois notre pragmatisme.
- Speaker #1
Et ça, pour le coup, ça peut effectivement vous différencier parce que... dans le monde du conseil, souvent, on vend de la séniorité de l'expertise. Et puis, dans les faits, il y a aussi des cabinets qui mettent des juniors en face. Et là, c'est l'effet de déception pour les clients où on a vendu une expertise et dans l'opérationnel, on a besoin de jeunes qui ont besoin d'apprendre, etc. Effectivement, la transparence, mais on a besoin de séniorité. Ce sont des sujets qui sont complexes. et on a besoin d'opérationnels. Est-ce que tu peux expliquer, pour celles et ceux qui ne connaissent pas RSE Inside, bien que vous soyez quand même assez connus dans la région, mais est-ce que tu peux expliquer en quelques mots RSE Inside ?
- Speaker #0
Alors RSE Inside, on est à cinq consultants. On accompagne les entreprises de la région, je dirais peu importe la taille, peu importe le secteur d'activité, puisque nos accompagnements sont systématiquement... sur mesure, donc à chaque entreprise son accompagnement RSE, ce qui nous permet d'aborder tout type d'entreprise, tout type de maturité RSE aussi. Et c'est souvent aussi un accompagnement dans le temps qui permet ce côté pragmatique de s'adapter à l'entreprise, s'adapter à son organisation. au temps qu'elle peut y passer aussi. On a aussi cette habitude, et je trouve ça vraiment important, au fur et à mesure de l'accompagnement, d'autonomiser l'entreprise pour que ça prenne chez elle et qu'après ça perdure. Surtout que ça perdure après. On n'est vraiment pas dans notre ADN, ce n'est pas le one-shot, et puis c'est bien, on rend un diag et on s'en va. Surtout pas. L'idée, c'est vraiment d'accompagner dans le temps, il y a une proximité et un peu de temps. D'autonomiser après. Et d'autonomiser, oui.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, tu disais 5 personnes chez RSE Inside, et après vous avez une communauté d'insiders ? Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Alors en fait, dès le début, c'est vraiment natif avec RSE Inside, j'étais seule, donc j'avais évidemment pas toutes les compétences en RSE, et je me suis dit, pour répondre aux besoins des entreprises, je vais savoir faire un diagnostic général, mais le jour où je vais accompagner dans le temps et aller chercher différentes expertises. Je serai un peu courte, je n'ai pas toutes les expertises. Donc j'ai constitué dès le début, j'ai fait un référencement, tu vois, un peu comme toi. Je suis allée chercher les bonnes personnes sur les compétences complémentaires, donc aux miennes, pour pouvoir répondre entièrement aux besoins des entreprises. Et puis cette communauté, c'était 22 experts au départ autour de moi. Au fur et à mesure, évidemment, avec l'intégration dans les équipes de nouvelles compétences, ça a un petit peu bougé. Qui auraient des besoins des clients. Oui, oui. Donc, c'est vrai qu'elle est un peu mouvante, on va dire. Mais là, ils sont 17, Insider, qui travaillent avec nous. Et au coup par coup, on va chercher vraiment, on dit toujours, le bon expert au bon moment et au bon prix pour notre client. Alors, c'est hyper confort pour le client parce qu'au final, on voit qu'au cours du déploiement de la démarche, on a besoin d'un bilan carbone. Ok, si vous voulez, en plus, on en a plusieurs qui ont des secteurs différents, un peu de prédilection, etc. Donc, on leur présente l'insider qui va bien. Et puis, voilà, il va faire son bilan carbone. Derrière nous, on récupère, en plus, on travaille ensemble, on récupère les éléments. C'est hyper transparent, on les connaît, on a une fluidité. Et hop, on continue comme ça la démarche. Pareil sur la communication responsable. Enfin, voilà, on a plein d'ergonomie sur les postes. Plein de spécialités qu'on va chercher pour nos clients grâce à cette communauté d'insiders.
- Speaker #1
Et vous avez cinq piliers de mémoire ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas vraiment des piliers. C'est qu'en fait, on a des blocs de, par exemple, la sensibilisation, on sait faire. Mais derrière, on a plein de formats différents. On a un bloc sur mesurer. Mesurer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire un état des lieux, diagnostiquer. Mais on peut mesurer la maturité RSE d'une entreprise. sur des référentiels différents. On a justement, ce que je disais, cette complémentarité dans l'équipe et puis cette expérience. Si l'entreprise nous dit j'ai envie de tel label, on va lui faire dès le début le diagnostic de maturité sur le label qu'elle va aller rechercher. Est-ce que c'est cohérent, pas cohérent ? Voilà, comme ça, on prépare déjà le travail qui va suivre. Et s'il n'y a pas de label particulier, on a la base ISO 26000 et puis on sait faire sur la base neutre. Donc, on s'est diagnostiqué, fait un état des lieux de RSE dans une entreprise. Ensuite, évidemment, on s'est accompagné des entreprises vers Alain Bell ou pas. Une certification ou pas, ce n'est pas une obligation. Et donc, l'idée, c'est de la faire progresser. Et là encore, on a des formats différents qu'on adapte, du participatif, des ateliers collectifs, plus en coaching. Enfin, voilà, on a plein de formats différents. Donc, c'est des blocs comme ça. de ce qu'on sait faire et après, en fait, pour répondre à une entreprise et à son besoin, on va chercher ce qui lui correspond le mieux dans ses différents blocs. On travaille sur la raison d'être aussi, on a une offre un peu particulière sur ça, qui est un peu différente, enfin, ça rentre évidemment dans la RSE, mais elle arrive à un moment, soit au début, mais soit un peu après. Et quand on commence à se poser des questions après le diagnostic, après la feuille de route, au final, on réfléchit sur le sens. notre raison d'être, on a aussi une possibilité de travailler là-dessus.
- Speaker #1
Tu vas chercher au plus profond de l'entreprise. C'est un exercice qui n'est pas évident, qui est hyper intéressant intellectuellement, même pour l'entreprise. Ça fait énormément grandir et ses collaborateurs. Ça fait d'air beaucoup et ça donne du sens. Ça t'interroge vraiment sur dire qu'on n'a pas juste une activité économique, quelle vision, comment on a envie de l'orchestrer, qu'est-ce qu'on veut apporter aussi au monde ou à l'environnement dans lequel on évolue.
- Speaker #0
Justement, ça apporte ce côté projection. Donc, moyen terme, long terme, en disant qui on est, mais qui on veut être.
- Speaker #1
Pourquoi tu as souhaité être référencée chez Essence et travailler avec nous ?
- Speaker #0
Eh bien, toutes les bonnes initiatives m'intéressent. Mais en fait, j'ai trouvé qu'on se reliait vraiment, parce que dans notre ADN, c'est de répondre. Au besoin de l'entreprise, à son modèle, son organisation, son ADN, on fait vraiment du sur-mesure. Et du coup, ce que tu proposes, c'est d'apporter à l'entreprise exactement ce dont elle a besoin. Et on est vraiment focus client, besoin du client. Et donc, je me suis dit que c'était assez naturel que je réponde favorablement et qu'on soit référencés chez toi. Parce qu'on est exactement sur le même focus et la même ambition.
- Speaker #1
Et ce qui est intéressant pour le coup, puisque vous connaissant et connaissant aussi vos valeurs et la manière dont vous appréhendez les sujets, c'est aussi important pour moi de vous apporter des clients qui matchent avec ça. C'est ça. De ne pas vous apporter n'importe quel client, mais des clients où je sais qu'ils attendent de l'opérationnalité, du pragmatisme, où ils ont cette envie, ces critères. Et donc, ce n'est pas vous apporter n'importe quel client, mais des clients qui vous ressemblent vraiment. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. En effet, il y a aussi une question de méthode, mais aussi d'humain. Il faut que ça matche. Je pense que là-dessus, on se ressemble. Tu nous connais. Tu peux vraiment proposer nos services à une entreprise qui correspondra exactement à ce qu'on fait. Bon cours.
- Speaker #1
Je vais te poser deux ou trois questions plutôt sur ta lecture du terrain. Tu es quelqu'un de terrain. Les équipes RSF Insights vous l'aident. C'est important aussi pour moi d'aller vous chercher un peu là-dessus. Les sujets de raison d'être, tu dis que c'est des sujets de projection, des sujets de vision, des sujets long terme. Aujourd'hui, j'ai un peu le sentiment que les entreprises sont plutôt sur le court terme. Je l'ai expliqué en introduction. Avant la fin du monde, c'est déjà la fin du mois. Il y a beaucoup de difficultés. C'est quoi aujourd'hui ? Comment tu perçois les entreprises, les clients, quand ils viennent vous voir ou dans les premiers échanges que vous avez avec un client, avec un dirigeant ou un responsable RSE ? En ce moment, le contexte, c'est quoi ? Pourquoi on vient vous chercher ? C'est quoi les questions, les difficultés ? Sur quoi ils viennent vous chercher ?
- Speaker #0
C'est vrai qu'en général, ils viennent nous chercher parce qu'ils ont une demande client, ils ont une demande où ils doivent répondre à un marché public, il faut écrire quelque chose, et elles ne savent pas trop valoriser ce qu'elles font. Donc ça vient plutôt de l'extérieur, une pression extérieure, où on les pousse un peu au pied du mur. Un petit peu. C'est pas que ça, mais c'est souvent, ça enclenche, il y a un besoin, on y répond. Alors c'est vrai que du coup, la première motivation, elle va être plutôt court-termiste, en disant, il me faut une médaille pour la fin d'année, il me faut ça, il me faut... Le côté plus long terme, plus profond, il va se dévoiler, en tout cas s'inscrire, une fois qu'on aura démarré l'accompagnement. Et c'est là où je pense qu'on... on a gagné, enfin, gagné entre guillemets, c'est que l'entreprise, après avoir répondu aux premiers besoins, elle comprend l'intérêt, elle voit les choses évoluer dans ses équipes, dans son organisation, elle voit les retours, et elle se dit « Ah ouais, ok, je continue, et j'y vais, je progresse. » Et voilà. Quelque part, c'est pas grave si les entreprises arrivent juste pour répondre à un besoin du moment. C'est pas grave. Si on arrive à faire ce...
- Speaker #1
C'est le point de départ. Très bien. Oui, bien sûr. Est-ce que, toi, lecture de terrain, il y a des choses qui bloquent, selon toi, aujourd'hui en entreprise ? Soit à la RSO, on vient à un moment un peu particulier. Qu'est-ce qui bloque, selon toi, aujourd'hui, qui fait que les projets sont peut-être un peu moins prioritaires ou dépriorisés ?
- Speaker #0
Ce qui est le plus compliqué, je trouve, en ce moment, c'est vraiment l'incertitude ambiante. Les guerres, les crises énergétiques, les nouveaux... On ne sait pas, enfin, les nouvelles décisions outre-Atlantique, ce qui va nous sortir demain matin. Donc, c'est normal que les entreprises soient prudentes.
- Speaker #1
Elles commencent à être impactées aussi économiquement, du coup. Et oui,
- Speaker #0
et c'est vraiment ça, je trouve, cette incertitude, même si on vit depuis des années, enfin, quand même dans une certaine incertitude, mais là, elle est quand même beaucoup plus prégnante. Et ça, ça peut empêcher ou... Je vais attendre un petit peu. C'est plutôt ça, c'est mettre un petit peu à deux mains le sujet. C'est ça qui... Alors ça ne bloque pas, mais ça freine.
- Speaker #1
C'est un peu d'attentisme. J'attends voir. Alors que sur le papier, même si ce n'est pas toujours simple, c'est un peu tout l'inverse qu'il faut faire. C'est justement essayer d'anticiper pour passer bien les crises et d'être résilient et plus robuste. On parle beaucoup de robustesse, de performance.
- Speaker #0
Et ça, c'est le côté que tu évoquais tout à l'heure, en disant le côté court terme et plus long terme. C'est ça, c'est quand les entreprises ont compris qu'une démarche RSE, véritablement structurée, qui va travailler sur les achats, sur les fournisseurs, sur le bien-être des salariés, on est sur du moyen long terme. Et c'est pour la robustesse, en effet, pour la pérennité de l'entreprise. Mais il faut pouvoir se projeter.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que, collectivement, on a loupé quelque chose ? Tu vois, nous, les acteurs, on va dire, de la RSE ?
- Speaker #0
En matière de RSE ?
- Speaker #1
Est-ce que tu penses qu'on a loupé quelque chose ?
- Speaker #0
Je trouve que c'est resté longtemps un concept un peu fumeux qu'on n'arrive pas trop à définir. Je ne sais pas trop pourquoi, mais en tout cas j'ai eu cette impression. Et très souvent les dirigeants, et encore un peu aujourd'hui d'ailleurs, ne savent pas dire ce qu'il y a derrière les trois lettres. Quand même. Et souvent, on a un format de quiz RSE où on démarre par les trois lettres. Et c'est un format de quiz interactif où on demande aux salariés d'entreprise, ou bref, quand on fait cette intervention, ce qu'il y a derrière ces trois lettres, ce n'est pas la bonne définition. Donc... Ça veut bien dire qu'il y avait quelque chose d'incompris ou quelque chose qui est resté trop conceptuel pendant longtemps. Enfin, je pense.
- Speaker #1
Et tu penses que, collectivement, nous, on a une barre là-dessus, à ne pas avoir su l'expliquer, le promouvoir. Tu crois qu'on a eu un problème de discours aussi ? Il y a Julia, la précédente invitée de Citizen Dev Nation, disait là-dessus qu'on l'a peut-être un peu trop abordée sous la contrainte. Oui. Et donc du coup, ça ne donne pas envie. Et de mettre à part la suite à raison, effectivement, de l'avoir mis un peu à part. Au départ, la RSE, ça paraît tellement risible aujourd'hui, mais c'était le panier de fruits, le baby-foot. Oui, c'est ça. C'est ça, alors qu'en fait, c'est beaucoup plus profond. Et l'idée, c'est de toucher à l'activité même, au cœur de l'activité de l'entreprise pour être plus...
- Speaker #0
Oui, il n'y avait peut-être pas au départ suffisamment de témoignages justement concrets d'entreprises, qu'on faisait, etc. Et donc, les dirigeants ne comprenaient pas, ne visualisaient pas vraiment ce que ça pouvait être. Bon, après, il faut quelques années, justement, pour avoir ces expériences et ces témoignages.
- Speaker #1
Comment tu penses qu'on doit s'adapter à ce contexte aujourd'hui ? On explique l'incertitude générale, l'incertitude ambiante, la difficulté pour les dirigeants à se projeter. Comment tu penses que nous, acteurs du conseil RSE, on doit s'adapter pour embarquer ?
- Speaker #0
Je pense que c'est vraiment le côté concret. du cours le dire mais le faire concrètement et de passer par les entreprises, les dirigeants qui le font pour qu'eux le témoignent et que les impacts, les effets positifs de l'ARSE soient valorisés par les dirigeants eux-mêmes. Je pense que la clé, elle est vraiment là. Tant que ça reste des... Des experts qui vont parler de la NSE, ça ne va pas suffisamment parler. Dès qu'on parle très concret, pragmatique, et aussi en expliquant que ce n'est pas qu'une contrainte, c'est une opportunité pour l'entreprise, c'est transformant, mais ça va dans le bon sens, et que tout ce que ça peut leur apporter d'autre, ça commence à accrocher.
- Speaker #1
Après, il faut l'aborder sous un angle un peu héroïsable. Il y a des sujets pour lesquels c'est beaucoup plus simple. C'est-à-dire que tous les sujets énergétiques ou carbone, tu peux très facilement mettre en avant des coûts, un investissement, des chiffres. En 6 mois, 8 mois, etc. Là où c'est évidemment beaucoup plus difficile parfois à faire valoir. Mais vraiment, financièrement, si vous faites ça même pour vos salariés, ça travaille votre marque employeur, votre turnover, l'investissement, etc. Mais mettre des chiffres en face, ce n'est pas toujours simple. C'est aussi là toute la difficulté. mais c'est vrai Pareil, épisode précédent avec Sylvain Lemancatel qui est à l'ARSE dans l'écosystème Agap, où il évoquait que oui, certes, pour avoir cette mission-là aujourd'hui dans l'ARSE, dans un écosystème comme Agap, il faut avoir des convictions. Et pour autant, il faut parler le discours auprès du Codire et donc leur parler le langage aussi financier, économique, pour montrer en fait concrètement les risques financiers que l'on prend ou les opportunités financières que l'on va prendre. d'être... Concrets, pragmatiques et parler heureux. Ce n'est pas tabou, mais parler heureux. Je ne sais pas si tu me rejoins.
- Speaker #0
Oui, complètement. On voit bien que pour que ça prenne dans une entreprise, même si le dirigeant se dit qu'il va faire de l'ARSE, après, il faut embarquer. On embarque le codire. Toutes les fonctions de l'entreprise, et après, c'est tous les salariés. Sans ça, ça ne marche pas. Donc, il faut que le DAF... Il faut qu'au niveau de la com, il faut qu'au niveau de la RH. Vraiment, dans toutes les fonctions, les commerciaux voient l'intérêt, du coup, la plus-value d'être RSE. Après, quand les commerciaux se disent, ça, c'est vachement fendeur. Chacun doit prendre ce qu'il peut servir dans son métier, en fait. Casser les fils silos. Oui. Et puis après, en effet, ça peut prendre parce que tout le monde y voit un intérêt.
- Speaker #1
C'est ça, pour toi, une bonne démarche RSE ? C'est une démarche qui a réussi à embarquer collectivement, où chacun... Chaque service a compris le sens que ça en a dans son quotidien et l'applique. Tu dirais que c'est ça pour toi ?
- Speaker #0
Une bonne démarche, oui. Déjà, il faut qu'elle soit structurée et qu'il y ait un véritable plan d'action, que ce soit structuré aussi dans le temps. Il y a du court terme, moyen terme, long terme. On ne fait pas tout, tout de suite. Il faut que ce soit vraiment très pragmatique et ça colle à l'organisation de l'entreprise. Et en effet, il faut que tout le monde ait compris. l'intérêt de la démarche, chacun dans son métier, et qu'après, ça diffuse. Comme ça, ça peut impliquer, évidemment, les collaborateurs. Parce qu'après, quand on modifie nos pratiques, si les collaborateurs n'ont pas compris les enjeux ou le pourquoi on leur demande de faire autrement, c'est beaucoup plus compliqué. Donc, il faut aussi embarquer tous les collaborateurs.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Et qu'est-ce qui t'agace ? Est-ce qu'il y a des choses qui t'agacent, aujourd'hui, en entreprise ? Non, mais sur la RSE, c'est important aussi, très concrètement. Sur le terrain, parfois, c'est vrai qu'on est confronté à des clients. On se dit, mais là, non.
- Speaker #0
Ce qui m'agace, je vais le dire, c'est quand j'entends le RSE.
- Speaker #1
Ah oui, effectivement.
- Speaker #0
Vraiment, je me dis, on a encore du chemin. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils mettent derrière ? Parce que du coup, ils ne savent pas ce qu'il y a derrière ces trois lettres. Je l'entends encore.
- Speaker #1
Je te confirme, c'est concret pour moi aussi. Le RSE, effectivement.
- Speaker #0
Le RSE, ça, j'ai beaucoup de mal.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui t'a peut-être le plus surprise depuis le lancement de RSO Inside ?
- Speaker #0
Ce qui m'a le plus surpris, c'est peut-être l'adage, entre guillemets, grand feuzeux, petit dix œufs dans le Nord. Eh bien, c'est vrai. Ce n'est pas un mythe. Non, ce n'est pas un mythe, parce que systématiquement, quand on aborde une entreprise qui nous dit « Ah ouais, non mais moi, j'ai rien fait. Moi, vraiment, enfin voilà. » et en fait on fait des états des lieux on fait des diagnostics, on dit bah si ça c'est RSE ça c'est RSE, ah bon ah bah non c'est du bon sens, ouais c'est de la RSE et après ils se rendent compte qu'en fait ce qu'ils faisaient ça me fait penser à un dirigeant qui me dit bah prendre soin de ses collaborateurs c'est normal mais pour eux ça fait bizarre de communiquer sur bah je prends soin de mes collaborateurs c'est tellement normal et donc je trouve vraiment Alors, ce n'est pas une surprise, mais en tout cas, une surprise qu'en fait, c'est quand même vrai. Les entreprises ne se mettent pas trop en avant là-dessus alors qu'elles faisaient des choses déjà. Oui,
- Speaker #1
alors effectivement, il y a une forme de pudeur de dire, voilà, je le fais, mais je n'ai pas forcément vocation à le dire. Et puis, peut-être peur de l'effet boomerang, de dire, tiens, je ne suis pas parfait, par contre, je fais tout bien. Et peur de dire, tiens, je... Je vais me prendre un retour de bâton, parce que oui, je ne suis pas parfait.
- Speaker #0
Il y a peut-être aussi cette épreuve de peur du greenwashing,
- Speaker #1
et donc plutôt dire,
- Speaker #0
je ne dis pas. Oui, c'est sûr que ça rentre en ligne de compte. Et c'est vrai que c'est dévastateur, le greenwashing ou le socialwashing, c'est une catastrophe. Ça fait effet indirect, c'est contre-productif, c'est très mauvais, à la fois pour l'image de l'entreprise, mais pour l'image globale de la RSE. Parce qu'après, tout le monde va dire « Ah bah si c'est ça la RSE, c'est nul ! » Et donc, pour le coup, ils ont raison, il ne faut pas communiquer n'importe comment quand on fait une démarche RSE. Il faut attendre d'avoir une vraie démarche structurée, il faut attendre d'avoir des indicateurs, il faut communiquer avec des chiffres, des ambitions, quelque chose de construit. Pas « je vais être neutre en carbone, nanana » . On sait que c'est pas possible.
- Speaker #1
C'est tout le cheminement, tout le parcours. Je te propose qu'on entame une rubrique qui s'appelle « On y croit ou pas ? » . Donc en gros, je te propose une petite séquence rapide. Je te donne des affirmations un peu directes. Et l'idée, c'est que, sans forcément trop réfléchir, tu me dises un peu spontanément « J'y crois ou j'y crois pas » . Évidemment, après, tu peux étayer et expliquer, etc. Mais... L'idée, c'est d'être un peu spontané au départ sur j'y crois ou j'y crois pas. L'IA a pris le dessus sur les priorités RSE. Tu y crois ou pas ?
- Speaker #0
Je n'y crois pas du tout.
- Speaker #1
Tu ne crois pas du tout ?
- Speaker #0
Non, je n'y crois pas. Vas-y, explique, ça m'intéresse. Parce que ce n'est vraiment pas la même chose. Enfin, je veux dire, c'est deux enjeux. Ce sont des vrais sujets à aborder pour toutes les entreprises. Ça, c'est vrai. Mais il n'y a pas une qui prend le dessus par rapport à l'autre. Et pour le coup, là où je rejoins, c'est que les deux doivent être... Adapter Ce n'est pas non plus la même IA pour tout le monde, comme la RSE. Donc, c'est deux enjeux. Les entreprises doivent regarder et travailler chez elles, dans leurs entreprises. Mais ça n'a pas pris le dessus.
- Speaker #1
Ok, intéressant. Les entreprises sont encore perdues sur la RSE, tu crois ou pas ?
- Speaker #0
De moins en moins. De moins en moins. Elles ont... En tout cas, tous les régions en ont entendu parler. C'était moins vrai il y a 5 ans ou 10 ans. Là, tout le monde en a entendu parler, donc ils sont moins perdus. De là à dire exactement ce qu'il y a derrière, comme je le disais tout à l'heure, ce n'est pas encore parfait, mais ça avance bien.
- Speaker #1
Les entreprises ne sont pas prêtes à se transformer ?
- Speaker #0
Alors, ça dépend. À bout le pourpoint, en démarrant, leur dire qu'on va tout transformer, évidemment, pas forcément. Donc... Au départ, peut-être un peu compliqué. Une fois qu'on a démarré, on a fait cette idée, ils ont compris les enjeux, etc. D'elles-mêmes, elles proposent des transformations.
- Speaker #1
Tout comme on plante une graine, ça germe. C'est ça, exactement.
- Speaker #0
Mais après, derrière, elles se transforment. Si elles se disent, au final, c'est mieux pour mon business, c'est mieux pour ma pérennité, elles vont le faire, il n'y a aucun problème.
- Speaker #1
Les labels ont pris trop de place, tu y crois ou pas ?
- Speaker #0
Oui, non. Désolée. Oui, parce qu'il y a quand même pléthore. Ça a mis un petit peu de confusion. En fait, qu'est-ce qui vaut mieux ? Et souvent, on nous pose la question dès le départ en disant « Alors, quel label ? Quelle certification ? » Puis nous, à chaque fois, on répond « Ce n'est pas une obligation déjà, donc pas obligé. » Vous avez déjà questionné le fait d'y aller ou pas ?
- Speaker #1
Oui, bien oui.
- Speaker #0
Et c'est vrai que ça, en fait, c'est pas... Enfin, sauf si on vous le demande expressément, mais sinon, c'est pas une obligation. On a des entreprises qu'on accompagne, qui ont une démarche structurée, sans label.
- Speaker #1
Souvent, c'est fait par un prisme business, économique, parce que client, marché, fournisseur, c'est ce qu'ils demandent. En plus,
- Speaker #0
ça arrive sous la contrainte. Donc, en général, bon, voilà. Donc, ça a mis un peu de confusion ou l'effet contrainte, justement. Mais il y a quand même de bons côtés. C'est que parfois, se référer justement à Un label ou une certification fait que dès le début, on va structurer, on va pouvoir valoriser ce qui est fait. C'est sympa de dire tiens, on est ceci, on est cela. Les équipes sont fières d'avoir un trophée. Donc il y a un bon côté quand même.
- Speaker #1
Les élections présidentielles seront décisives pour la transition ?
- Speaker #0
Oh, quelle belle question ! Joker, non. Enfin, je pense pas. Je ne pense pas.
- Speaker #1
Là, on entend beaucoup, c'est les élections qui vont arriver, donc en fait, tout est un peu gelé, on est en attente, etc. On a souvent un peu tendance à attendre l'homme providentiel, tu vois, qui va régler.
- Speaker #0
Non. Enfin, pour moi, il n'y a vraiment pas de solution miracle ou d'homme prévidentiel ou le côté politique qui va apporter. Je pense que ça doit venir du terrain, des entreprises qui vont se transformer. qui vont faire des démarches très concrètes. Je pense que le sujet est très économique. Là, du coup, on parle de modèle économique, on parle de pérennité des entreprises. Et si elles y vont, elles ont compris, je pense que là, ça peut vraiment bouger les choses. Côté politique...
- Speaker #1
C'est sûr que le réglementaire peut aider. Le réglementaire, oui, parfois,
- Speaker #0
c'est vrai. Ça arrive sous la contrainte, mais c'est vrai que ça pousse, du coup.
- Speaker #1
Il faut un choc ou une crise pour que ça rebouse vraiment. Est-ce que tu penses qu'on a besoin d'une crise majeure pour que les sujets s'accélèrent ?
- Speaker #0
Pareil, oui, non. Dans le sens où le Covid, on le disait tout à l'heure, ça a quand même bousculé la question du sens, la souveraineté, ces choses-là. Donc en effet, ça fait progresser, progresser en tout cas dans les réflexions, les crises énergétiques. Elles obligent un peu, les entreprises regardent de plus près leur consommation. Et puis elles font des choses. C'est vrai que ça pousse un peu, ça contraint. Mais ce n'est pas la solution miracle non plus, une crise majeure. Il reste toujours un choc. Il y a toujours des effets négatifs.
- Speaker #1
compliqué. On parlait du Covid tout à l'heure, même le Covid qui a été quand même un choc, une crise majeure. On parlait de la réalité terrain qui reprend assez vite le dessus. Par contre, ça a quand même permis une prise de conscience et on en a un après.
- Speaker #0
Mais on ne réclame pas beaucoup de chocs ou beaucoup de crises quand même.
- Speaker #1
C'est quand même très compliqué. En sachant qu'on les enchaîne quand même. Le retour d'une loi type CSRD, est-ce que tu y crois ou pas ? qui soit ambitieuse.
- Speaker #0
C'est vrai que la CSRD, ça a été quand même un... ça a été trop... Trop fort, trop complexe. C'était une usine à gaz. Il y avait un bon côté dans le sens où l'intention est bonne. L'intention est bonne, il n'y a pas de problème de pousser un peu les entreprises à aller plus loin, à être transparentes, à réfléchir vraiment à l'impact et pérennité. Du coup, on va très loin sur une démarche à la CRD. par contre une usine à gaz faite par l'Europe. qui a fait effet contraire. C'est que tout le monde, il y a eu vent debout sur ça parce que c'était trop compliqué. Et là, je l'ai rejoint. Enfin, c'était vraiment difficile à appliquer. Et donc, au final, voilà, ce flou qu'on a eu l'année dernière, tout le monde s'est dit, pour finir, ce n'est plus un sujet. Donc, au final, ça a fait un peu effet contre-productif. Pour des PME,
- Speaker #1
c'est sûr que ça a impliqué d'avoir de la donnée, déjà. C'est déjà un sujet. De la structurer. Par contre, effectivement, tout le monde l'a aperçu comme un moment où il y a eu le rétro-pédalage senti soulagé. Mais ça a au moins eu le mérite, je trouve, encore une fois, d'avoir mis une graine, on va dire, dans la tête des dirigeants, l'extra-financier, de dire que la valorisation de la boîte n'est pas que sur de l'économique, elle est sur de l'extra, et ça a eu le mérite de peut-être même aussi travailler, mettre un peu plus en avant des sujets comme la biodiversité, la double matérialité, l'analyse de double maths. Typiquement, je trouve que c'est Il y a beaucoup de dirigeants qui l'ont faite sans forcément aller jusqu'au rapport.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça a eu au moins ce mérite, je trouve.
- Speaker #0
Oui, vraiment. Mais l'intention, elle est vraiment très bonne. Il n'y a aucun problème. Mais c'est vrai que le cadre et la structuration de la CSRD en tant que telle, elle était beaucoup trop usine à gaz.
- Speaker #1
Merci pour ta réponse. C'est quoi l'erreur que tu vois peut-être le plus souvent, que vous voyez le plus souvent en entreprise ?
- Speaker #0
L'erreur ? Sur la RSE,
- Speaker #1
est-ce que tu vois des choses ?
- Speaker #0
Oui, alors ça va être une entreprise taille moyenne qui va dire, bon, il faut qu'on fasse la RSE. Bon, Jean-Paul, qu'il soit DAF ou directeur com, enfin, ou DRH, Jean-Paul ou Martine, il n'y a pas de problème. Et c'est quelqu'un qui est déjà en poste, donc que dire ? Bon, qui n'a en fait pas du tout les compétences, ce n'est pas son sujet. Et on va lui dire, tu t'occupes de ça. Et là, en fait, ça part un peu mal. C'est quelqu'un qui n'a pas le temps. L'entreprise, elle n'a pas les ressources, elle n'a pas le temps, elle n'a pas les bras, elle n'a pas l'expertise. Et c'est quelqu'un qui va démarrer. Donc, en même temps, c'est là où on a un rôle à jouer. On a l'air pour les accompagner. Et c'est l'erreur aussi, derrière ça, c'est aussi de filer le bébé à une personne dans l'entreprise. Surtout pas. Donc en fait... Ce qu'on fait, si ça démarre comme ça dans une entreprise, on commence à l'accompagner. Tout de suite, on crée autour de la personne qui a le sujet en main, on va créer un petit groupe projet, un copil RSE, pour qu'il y ait justement les représentants de chacune des fonctions dans l'entreprise, que la personne ne soit pas seule sur le sujet, et on structure autour. Mais c'est vrai que de rester sur ce schéma-là, ils vont droit dans le mur.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Il faut casser l'effet silo et effectivement, il faut expliquer que la RSE, ça touche à tous les domaines de l'entreprise et qu'évidemment, chacun a sa perception de l'entreprise. Quand tu es Ausha, évidemment, tu perçois l'entreprise sous ton prisme parce que tu discutes avec tes fournisseurs, tu es sur la chaîne amont. Et quand tu es au commerce, c'est le côté client. Donc, ce n'est pas qu'il y en a qui ont tort ou qui ont raison. En fait, chacun. Et donc, c'est là de mettre tout le monde autour de la table. Et ça donne une vraie impulsion, une vraie dynamique au projet RSE dans ces cas-là. Est-ce que tu as un exemple d'un projet que vous avez réalisé, un accompagnement avec un client ? Je suis plein ! Il y a une centaine, je crois. Plus,
- Speaker #0
on a plus de 150 missions à notre actif, 170.
- Speaker #1
C'est beau.
- Speaker #0
Plus ou moins important. Bien sûr. Mais pour un peu plus d'une centaine d'entreprises. parce que très souvent, une fois qu'on a fait une première étape, par exemple, de diagnostic, on continue, on revient avec une deuxième, une troisième, et puis on continue. Oui, alors des exemples. Je vais prendre Proferm, qui est une belle entreprise de fabrication de menuiserie à l'U.V. Ah oui,
- Speaker #1
pardon.
- Speaker #0
Et qui a démarré en 2023 avec nous, on va dire un peu sous la contrainte. Parce que, alors je ne sais plus si c'est une banque ou un fonds d'investissement de lui demander. Bon, ok, je vais y aller. Et on travaille toujours avec cette entreprise. On a démarré par un diagnostic. Pas de label, pas de certification, on continue une politique sous durée. Et en fait, depuis, on a vraiment fait le schéma, on va dire, idéal. Le dirigeant hyper pragmatique, hyper résultat, hyper machin, et bien, en fait, de la contrainte maintenant, il vante les mérites, et il a vu, il voit son entreprise se transformer. Et on a fait vraiment le schéma, on va dire, idéal de diagnostic, plan d'action, le copil, la structuration. C'est le copil après qu'on coache et chacun a une, deux, trois actions dans l'année à mettre en place sur les différents sujets de la RSE. Et ça fonctionne et ça avance, il s'autonomise. C'est vraiment le schéma idéal et c'est un super témoignage d'ailleurs, Étienne Gruyet. témoin d'un dirigeant qui a vraiment vu, qui a compris l'investissement qu'il avait mis. Et puis qui s'investit.
- Speaker #1
Je pense que c'est aussi un élément clé. Tu as complètement raison sur l'effet groupe. S'il s'est mis dans les mains d'une seule personne, effectivement, ça va être compliqué. Et il faut que la direction, le dirigeant s'appropre que le sujet est en soi convaincu.
- Speaker #0
Oui, alors ça, c'est la première chose. Au final, il faut vraiment que le dirigeant... comprennent l'enjeu et en soient convaincus. C'est lui qui donne le lard, c'est le dirigeant qui va donner le sens, qui va donner vraiment l'éthique, comment ça va se traduire après dans son entreprise. Donc en effet, c'est d'abord le dirigeant.
- Speaker #1
Comment tu vois la RSE évoluer dans les années à venir ?
- Speaker #0
La RSE évoluer dans les années à venir ? Je pense qu'on a encore beaucoup de travail, parce que petit à petit, ça s'essaime. Le fait que la RSE ne soit pas juste... l'entreprise toute seule dans son organisation mais avec ses parties prenantes, donc ses clients, ses fournisseurs, ses membres, fait que tout doucement ça touche les autres et puis au fur et à mesure ça deviendra la norme. Toutes les entreprises auront vraiment intégré des démarches plus structurelles RSE sur les enjeux sociaux, les enjeux environnementaux. leur partie prenante. Ça va continuer, je pense, comme ça, à se déployer.
- Speaker #1
Tu penses que ça deviendra une norme, quoi, finalement ?
- Speaker #0
Quelque part, oui. C'est un peu comme la qualité il y a 20 ans, 30 ans, je ne sais plus, où c'était des démarches qualité et tout. Et puis là, aujourd'hui, les entreprises s'intégrer, en fait. Le process qualité, il est là. Donc, je pense qu'on devrait arriver à ça, oui. Non, pas tout de suite, tout de suite. Parce que sinon, on n'a plus de boulot. Non, mais on aura le sentiment du devoir accompli. En fait, super. Oui, clairement. Tant mieux, c'est le jour où on n'aura plus besoin de nous, c'est que ça y est.
- Speaker #1
Il y a encore du boulot.
- Speaker #0
Il y a encore du boulot.
- Speaker #1
Mais ok. Tu vois, on parle souvent d'un creux de la vague en ce moment. Moi, personnellement, que j'identifie, mi-2024, tu vois, limite le moment de la dissolution de l'Assemblée nationale. Après, un peu en cascade, il y a eu multitude de crises qui ont amené qu'eux. donc On a un peu le sentiment qu'aujourd'hui, on est un peu dans le creux de la vague. Est-ce que tu le ressens, ça, aujourd'hui ?
- Speaker #0
Pas vraiment, en fait. Nous, on bosse pas mal. On ressent, en effet, la dissolution de l'Assemblée. On a eu un petit creux. Mais ça a repris rapidement. L'année dernière, avec la CSRD qui avait été recalée, la revue, on a eu un petit creux. Après, c'est revenu deux mois après. Donc, ça fait des petits creux. Mais au final... Au global, franchement, on a beaucoup de récurrence, on a beaucoup de nouveaux clients. Donc, on ne le ressent pas et tant mieux.
- Speaker #1
Et alors, ton expérience, tu as monté le cabinet il y a quelques années aujourd'hui. Qu'est-ce que tu pourrais dire aujourd'hui à un acteur qui est plus récent dans la RSE ? Un témoignage, quelque chose que tu peux conseiller ? Comment tu peux guider, on va dire, ou porter un conseil à un dirigeant qui est dans le conseil RSE ?
- Speaker #0
Il faut se différencier. Je trouve qu'on a tous quelque chose à apporter. Je le disais tout à l'heure, la concurrence est toujours très bonne parce que ça nous challenge. Et puis voilà, il faut être toujours à la page. Je pense qu'il faut proposer des choses un peu différentes. Et en effet, il ne faut pas opposer, comme je le disais tout à l'heure, il ne faut pas opposer les différentes méthodes du moment qu'on arrive. Que l'entreprise arrive à trouver ce qui lui convient et qu'on l'aide les uns les autres à avancer. Moi, après, ça va se différencier un peu.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui fera la différence pour une entreprise demain, selon toi ?
- Speaker #0
Ça changera tout, demain. Une entreprise qui ne fait rien, elle aura des coûts certainement exorbitants, les énergies. où elle manquera d'eau, parce que pour finir, elle n'a pas fait très attention. Elle n'arrivera plus à recruter, surtout les jeunes talents, parce qu'elle sera has-been, elle ne sera pas du tout attractive. Donc, sans collaborateurs, elle aura beaucoup de difficultés. Ou bien alors, le dirigeant voudra revendre son entreprise, elle ne sera pas moins valorisée. À côté d'une entreprise qui aura fait ce qu'il faut au bon moment, ça change tout.
- Speaker #1
Du coup, ça m'amène à cette dernière question, mais quel conseil tu donnerais ? un dirigeant ou une entreprise aujourd'hui.
- Speaker #0
Allez-y ! C'est le moment !
- Speaker #1
N'attendez pas !
- Speaker #0
N'attendez pas, ne soyez pas l'entreprise que je viens de citer qui sera invendable, qui n'arrivera plus à recruter. Et il faut vraiment, prenez vraiment la RSE comme quelque chose d'intégré, structurant, l'intégrer dans la stratégie globale de l'entreprise. et c'est... Une stratégie aussi transformatrice. Et ne pas en avoir peur. C'est pour votre bien, c'est pour le bien de l'entreprise. C'est pour la pérennité. Donc allez-y maintenant. Parce qu'il ne faut pas attendre d'être au pied du mur. Parce que ça se fait, il faut du temps. C'est du changement. Et donc, il faut y aller tout doucement, à son rythme. Il faut y aller maintenant.
- Speaker #1
Tu parlais de valorisation de boîte. C'est un sujet que j'ai lu un article cette semaine. Un effet un peu démographique. des dirigeants qui sont dans une phase où ils vont céder maintenant ou dans les quelques années à venir. Il va y avoir beaucoup d'entreprises qui vont être en session. Du coup, en ce qui est de valorisation, un dirigeant qui est peut-être à 5 ans d'une passation, d'une retraite, c'est des sujets où ça va jouer sur la valorisation de votre boîte. Et là, tu raccroches aussi au financier.
- Speaker #0
Les banques ont déjà commencé. Les banques, aujourd'hui, regardent pour les prêts ou au moment où, justement, si un acheteur d'une entreprise je veux faire un prêt Ils lui diront, vous achetez quoi ? Ah, une entreprise, mais qui est complète. Les banques ne suivront pas non plus. Donc, c'est vraiment important aujourd'hui d'enclencher les choses parce qu'en effet, la boîte de demain, elle ne sera plus du tout...
- Speaker #1
Oui, et puis les banques, pour le coup, ça touche direct à leur cœur de business parce qu'effectivement, elles, c'est aussi du risque. Donc, elles ont parfaitement intégré que la valorisation d'une boîte ou le dynamisme de la performance d'une boîte n'est pas qu'économique. Et donc, évidemment, si... Elles travaillent tous ces sujets-là. C'est une entreprise qui est plus résiliente, qui est plus performante. Elles l'ont parfaitement intégrée. C'est comme les assurances. Les assurances, c'est un vrai sujet. Elles l'ont parfaitement intégrée parce que c'est dans leur modèle économique. C'est peut-être elles qui vont aussi beaucoup impulser.
- Speaker #0
Là, on le sent déjà. On a déjà des entreprises qui viennent nous voir en disant que ma banque me demande pour le prêt bonifié. Ou les fonds d'investissement aussi qui sont de plus en plus regardants sur ces sujets-là. eh bien, parfois, c'est le déclencheur. Et tant mieux pour faire bouger les choses. Donc n'attendez pas d'être au pied du mur au moment de la vente. C'est trop tard. Il faut s'y prendre quelques années avant.
- Speaker #1
Merci, Virginie, pour cet échange vraiment riche et très concret. On voit bien que derrière les discours autour de la RSE, il y a surtout des réalités terrain, des arbitrages, des contraintes et aussi beaucoup de bon sens. On est dans une période un peu particulière où les entreprises doivent jongler entre court terme et long terme. Entre performance et transformation, la RSE s'inscrit pleinement dans ces équilibres à trouver. Si cet épisode vous a fait réagir, vous a parlé ou vous a questionné, n'hésitez pas à nous le partager. On sera ravis d'en discuter avec vous et d'y répondre avec Virginie. Si ce format partenaire vous apporte de la valeur, dites-le nous aussi. Ça nous aide à continuer et à donner la parole à des acteurs de terrain. D'ailleurs, si certains de mes partenaires souhaitent prendre la parole sur ce podcast, n'hésitez pas à nous contacter. Et si vous n'êtes pas encore référencés dans notre portefeuille de solutions, mais que vous avez envie de partager votre vision, vos convictions, votre manière de faire, contactez-nous. on étudie votre référencement et une prise de parole. Et comme d'habitude, si vous souhaitez soutenir le podcast, abonnez-vous, partagez-le autour de vous et laissez-nous un commentaire. En espérant que cet échange vous a permis de prendre du recul, de mieux comprendre comment se passe réellement sur le terrain et peut-être d'aborder la RSE de manière plus simple et plus concrète. Merci à toutes et à tous, à très bientôt pour un prochain épisode d'Abonne Entendeur.