Speaker #0Toute ta vie, on t'a dit, il faut pardonner pour taper, pour avancer, pour être quelqu'un de bien. Et si pardonner trop tôt était une des façons les plus élégantes de se trahir soi-même ? C'est ce que nous allons voir aujourd'hui dans ce nouvel épisode. Bienvenue sur le podcast à la quête du soi. Je suis Valérie Bastide, chamane, experte de la guérison et de la transformation énergétique. Chaque lundi, je te partage mes clés, mes compréhensions, mes vérités, mon expérimentation et mes connaissances pour t'aider à guérir, à te reconnecter à toi-même et à retrouver ton pouvoir intérieur. Bonjour à toutes et bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que tout va bien pour vous. Moi je suis très ravie de vous retrouver à nouveau. pour cet épisode de podcast, notre petit rendez-vous de tous les lundis sur le podcast et la quête du soir. Donc je suis vraiment très contente de vous retrouver, c'est vrai que ça m'a manqué les dernières semaines. Et pour ce grand retour, j'ai décidé de choisir un sujet, alors autant hyper important, parce qu'il est très important pour votre évolution, mais aussi je pense qu'il est très mal compris. Et c'est bien dommage parce que c'est un sujet qui est capital dans notre évolution. Et j'ai décidé de parler du pardon. J'ai décidé de parler du pardon parce que c'est vrai qu'on nous dit toujours il faut pardonner. Alors c'est vrai, c'est vrai que c'est vrai que c'est une étape qui est importante. Il faut pardonner comme si c'était la première chose à faire. Le problème, c'est que dans la vie, chaque fois qu'on veut concrétiser quelque chose, une leçon, un changement, un projet, on passe par quatre étapes initiatiques. Et c'est toujours dans le même ordre. Le pardon, il faut savoir qu'il a une place précise dans cet ordre. Et il n'est pas positionné à la première place. Alors je vais prendre le temps de vous les expliquer. L'étape 1, c'est le questionnement. C'est la prise de conscience. Là, tout commence par un signal. Il y a quelque chose qui vous dérange. Quelque chose qui ne va pas. Quelque chose que vous ne comprenez pas. Quelque chose que vous ne voulez plus. Ok ? Donc c'est vraiment une grosse prise de conscience. Par exemple, je ne sais pas, vous êtes dans une relation toxique et aujourd'hui vous avez compris que cette relation ne vous convient plus. Elle doit s'arrêter, ça fait des années que ça dure. Vous avez répété un secret à votre meilleur ami, vous lui en avez parlé, vous lui avez confié et vous sentez finalement, après avoir parlé de ce secret, qu'il y a quelque chose qui cloche en elle, qu'il y a quelque chose de toxique. Vous voyez, que ce soit dans la relation ou avec vous, peut-être que vous n'êtes plus en accord avec ce type de relation. Bref, ça, c'est la graine qu'on met en terre. Sans ce questionnement, en fait, il n'y a rien qui peut démarrer. Pourquoi ? Parce que si on ne le fait pas, on continue en pilote automatique, ce que fait 90% de la population. La deuxième étape, c'est l'introspection. C'est le fait de comprendre. C'est obligatoire. Là, on cherche à comprendre. Pourquoi c'est arrivé ? Qu'est-ce que ça révèle de moi ? De mes limites, de mes valeurs, de mes envies ? Est-ce que je me confie trop vite ? Qu'est-ce que je ne veux plus accepter ? Comment j'en ai fait une force ? Comment me prioriser ? Apprendre à dire non, voyez ? Donc ça c'est vraiment l'analyse et ça prend du temps, c'est l'introspection. Et avant de planter, on regarde la terre pour savoir ce qu'elle peut nourrir. Donc cette étape, elle est capitale, c'est l'une des plus importantes. L'étape 3, ensuite, on va planifier, on va visualiser et donc on va pardonner. Une fois qu'on a compris, en fait, on prépare la nouvelle direction. Où est-ce que je veux aller, avec quelle valeur, quelle vibration, etc. Mais on ne peut pas dessiner les plans d'une nouvelle maison en portant les décombres de l'ancienne. Pour visualiser la suite, il faut de l'espace. C'est là que se place le pardon. Alors attention pour les situations qui ont été très compliquées. On ne pardonne pas l'acte et on ne pardonne pas la personne. On est bien d'accord. On se pardonne à soi-même. pour se libérer, d'avoir fait confiance, d'être resté trop longtemps, de ne pas avoir vu plus tôt. Parce que si on ne se libère pas, on perd nos valeurs humaines, on perd le sens de sa vie, on perd l'envie d'évoluer, l'envie de croquer la vie à pleines dents, vous voyez ? Donc en fait, c'est une étape qui est très importante. Et ça prend du temps. Et ça ne se fait pas parce qu'on nous le dit, ou parce qu'on se dit, allez, il faut le faire. Non, non, absolument pas. C'est intuitif. Et l'étape 4, c'est le fait de passer à l'action. Là, on met en œuvre. On va choisir... On choisit mieux en fait, on choisit mieux à qui on se confie, on prend de la distance, on pose une limite, on sait dire non, on se priorise en fait. La leçon, la leçon, n'importe quoi, la leçon elle devient concrète. Là on y voit beaucoup plus clair et surtout on est prêt à passer à l'action. Une fois qu'on respecte les quatre étapes, la quatrième étape, on ne revient plus jamais en arrière. Si on revient en arrière, c'est parce que justement on n'a pas respecté les quatre étapes. Et ensuite l'action, elle crée une nouvelle situation et donc de nouvelles questions. On revient à l'étape 1 puisqu'on va expérimenter une nouvelle leçon. On bascule vers une nouvelle étape initiatique, une nouvelle leçon. Ce n'est pas un cercle, ce n'est pas une spirale, absolument pas. À chaque tour, on est un cran plus haut. Et c'est comme ça qu'on évolue personnellement et professionnellement. Alors pourquoi pardonner trop vite ne marche pas ? Parce qu'on saute directement à l'étape 3. On ne s'est pas encore vraiment questionné, on n'a pas encore compris. Donc, il n'y a rien à planifier et le pardon, il reste en surface. La leçon, elle n'est pas intégrée. Et la vie vous la représentera avec un autre visage. Pourquoi on ne respecte pas l'étape 3 ? Parce qu'il faut prendre sa part de responsabilité et être honnête avec soi-même. Donc, c'est plus facile d'avoir des excuses. C'est pour ça que pour la plupart des personnes, ça ne marche pas. Si vous êtes dans une relation toxique et que vous y êtes resté pendant des années, Oui, oui, oui, c'est bien, on a passé l'étape 1. Pourquoi ? C'est un peu compliqué de se dire qu'on avait toujours la possibilité de partir et de faire autrement. Et puis après, il y a l'étape 3, l'étape 4. On veut toujours la solution avant de comprendre la racine. Le problème, c'est que l'étape 2 est importante. C'est celle qui vous permettra de ne pas revenir en arrière. À l'inverse, ne jamais pardonner, c'est rester bloqué à l'étape 2. Et là, on va ruminer. Donc, il n'y aura pas de nouvelle direction. Il n'y a pas de nouvelle leçon, en fait. Et le timing, je pense que vous savez que la notion de timing est importante et ce n'est pas nous qui le décidons. Chaque étape, elle prend le temps qu'elle prend et ça, c'est vrai que la plupart du temps, les personnes sont toujours excitées, elles ont toujours ce besoin d'aller très vite, mais ça ne marche pas, ça on le voit dans le développement personnel, on le voit dans certaines thérapies, mais la vie, on n'a rien appris, ça a toujours été là, c'est la logique. Pourquoi les personnes vont trop vite ? Parce que la part de responsabilité c'est compliqué, mais surtout l'étape 2, elle se vit de façon émotionnelle, c'est dans vos triples. Ça passe par des cycles bas, ça passe par une charge émotionnelle très basse, et c'est comme ça qu'on comprend nos leçons. C'est comme ça que l'intégration se fait. Le problème c'est que pleurer, c'est qu'être en mini-dépression, c'est pas une vraie dépression, tout ça on n'a pas l'habitude de penser que c'est normal, et c'est tout à fait normal. Chaque étape prend le temps qu'elle prend et personne ne peut le fixer à votre place. Ce n'est pas vous qui décidez, c'est votre âme. Votre corps, lui, il sait où vous en êtes. Pourquoi ? Parce que vous allez vous retrouver avec un ventre serré, une gorge nouée ou de la légèreté. Donc le conseil, c'est écoutez-le. C'est lui qui tient le calendrier. Et quand vous avez vraiment traversé les quatre étapes, vous avez fait de l'épreuve une force. Ceux qui vous ont blessé n'ont pas fait ce chemin. Par contre, vous si, vous les avez dépassés. Et ça, c'est une valeur que vous ajoutez à votre propre valeur humaine. Ce qu'il faut comprendre maintenant, c'est pourquoi on saute l'étape 2. Si autant de personnes sautent l'étape 2, c'est qu'elle est inconfortable. L'étape 2, c'est le moment où je me demande, et moi dans tout ça, quelle est ma part ? De responsabilité. Donc ça demande d'être honnête. Et là, il faut vraiment, mais absolument, de l'honnêteté envers soi-même. On n'est pas là pour se juger, d'accord ? Mais la plus difficile de toutes, c'est vraiment le fait de prendre sa part de responsabilité et d'être honnête. C'est pour ça que la plupart des êtres humains ne guérissent pas et n'évoluent pas. Parce qu'on peut mentir à tout le monde, mais on ne peut pas mentir à soi-même sans payer le prix. Alors attention, je ne dis pas que c'est de votre faute. Prendre sa part de responsabilité, ce n'est pas endosser ce que l'autre a fait. Une trahison reste une trahison. Ma part, c'est ailleurs. Qu'est-ce que j'ai ignoré ? Quel signe j'ai préféré ne pas voir ? Qu'est-ce que j'ai accepté trop longtemps ? Voyez, c'est là que se trouve le pouvoir. Ce que l'autre a fait, je ne peux pas le changer. Ma part, si je peux. Alors, on saute l'étape parce que c'est plus confortable de rester dans « c'est sa faute » ou de dire « j'ai pardonné » pour clore le sujet. Mais dans les deux cas, la leçon, elle n'est pas intégrée. Alors, comment vivre l'étape du pardon de façon intuitive ? Le pardon, c'est une étape intuitive, je vous l'ai dit, c'est ce qui la rend difficile à expliquer. On ne peut pas la forcer, on ne peut pas la décider par la logique, ça ne marche pas. Pensez au sommeil. Vous ne pouvez pas décider de vous endormir, sinon les insomniaques n'existeraient pas. Bon, vous avez vu, j'ai eu du mal à le dire en plus. Par contre, vous pouvez préparer les conditions. Vous pouvez préparer une pièce sombre, du calme, pas d'écran, un corps détendu. Et le sommeil viendra quand il est prêt. Le pardon, en fait, il fonctionne pareil. Vous ne décidez pas de vous préparer le terrain. Alors voici comment on fait. Premièrement, c'est de vérifier que vous avez fait le travail. Est-ce que j'ai vraiment fait l'étape 2 ? Est-ce que j'ai trouvé ma part ? Est-ce que cette situation m'a appris ? Comment savoir ? Vous allez être apaisé. Vous allez être totalement aligné en accord avec vous-même. Fier de vous. Sinon, si ce n'est pas fait, restez-y. Continuez, ça va demander plus de temps. Donc si c'est non, retournez-y. Le pardon n'a rien à digérer sans elle. Deuxièmement, c'est le fait d'écouter votre corps. Donc, pour vous y aider, ce que je vous recommande, c'est de penser à la situation, calmement. Mettez une main sur votre ventre et observez. Est-ce que ça se serre ? Est-ce que ça chauffe ? Est-ce que la respiration se coupe ? Ou est-ce que c'est plus neutre, plus léger ? Alors, si ça se contracte, Ce n'est pas un échec, c'est votre corps qui dit pas encore, ce n'est pas encore le moment, il faut plus de temps. Lui, il sait vous en être et il ne se trompe jamais. La troisième étape, c'est de chercher ce que vous vous reprochez. Le vrai pardon est celui qu'on adresse à soi-même, déjà premièrement. Donc pour vous y aider, posez-vous la question, de quoi est-ce que je m'en veux dans cette histoire ? D'abord, fais confiance d'être resté, de ne pas avoir écouté mon intuition. Et ensuite, dites-vous à voix haute si possible. Si vous ne pouvez pas, écoutez, à la limite, allez dehors, faites-le dans votre voiture. Je me pardonne d'avoir. Et là, vous laissez votre cœur parler. Je faisais ce que je savais à ce moment-là. Et vous verrez si votre corps suit ou s'y résiste. Donc je faisais avec ce que je savais à ce moment-là, ça vous le mettez à la fin. Entre les deux, c'est votre histoire. Et logiquement, si vous décidez de poser le pardon et que c'est le bon timing, je vous rassure, vous saurez quoi dire parce que ça se fera de façon intuitive. La quatrième étape, c'est visualiser la version libérée de vous. On est à l'étape du planifié, de la visualisation. Donc imaginez-vous dans quelques temps, Sans ce poids, sans cette histoire. Totalement libérée. Qu'est-ce que vous faites de l'énergie que vous récupérez ? Vous allez en faire quoi ? Quelle personne vous êtes ? Ce n'est pas de la rêverie, c'est de la planification. Votre corps avance vers ce qu'il voit. Donc, quelle nouvelle personne vous voulez être ? Ça, ça prend du temps aussi. C'est une question de timing. Rien ne se fait de façon rapide. De toute façon, ce n'est pas vous qui contrôlez les étapes, c'est votre intuition. Plus vous serez connecté à vous, plus vous serez dans le moment présent et plus vous comprendrez les messages de votre corps. Cinquièmement, ne confondez pas le pardon et la réconciliation, ça n'a absolument rien à voir. Pardonner ne veut pas dire reprendre contact, ni faire comme si de rien n'était. Absolument pas. On peut se libérer complètement d'une histoire et ne jamais revoir la personne. Comment savoir que c'est fait ? Alors, vous y pensez et il ne se passe plus rien. Il n'y a pas de serrement, il n'y a pas de colère, il n'y a plus de besoin de raconter l'histoire. Vous n'avez plus envie de raconter cette histoire une fois de plus. Et là, vous apercevez que l'énergie revient et l'envie d'agir arrive toute seule. Voyez ? C'est le signe que l'étape 4 s'ouvre. Et si ce n'est pas encore le cas, en fait, ce n'est pas grave. Vous êtes juste à l'endroit où vous devez être. Donc, continuez d'avancer sans vous forcer et le moment viendra. Voilà les amis, j'espère que cet épisode vous aura aidé, en tout cas j'espère qu'il aura été beaucoup plus clair que ce soit sur les étapes, les étapes initiatiques que nous vivons, mais également sur le pardon. Toujours pareil, n'hésitez pas à liker, partager vos commentaires, à partager cet épisode peut-être à une personne qui en aurait besoin, qui a besoin d'entendre ce que je vous ai transmis à travers cet épisode. En tout cas, je vous embrasse très fort et je vous dis à lundi prochain.