Speaker #0Hello, que la paix soit sur toi, bienvenue dans un nouvel épisode d'Ami Chemin by Kadhi. J'espère que tu vas bien, que tu as passé une bonne semaine. J'ai l'impression de dire la même chose chaque semaine, mais franchement c'est vraiment sincère. De mon côté ça va, alhamdoulilah, comme d'habitude, beaucoup de travail, mais ça va. Alors, le sujet d'aujourd'hui, il me parle énormément. Je voulais le faire depuis un petit moment, et à chaque fois, j'avais l'impression de ne pas tellement être éligible pour le faire. Et aujourd'hui je me suis rendue compte de quelque chose, et je me suis dit ah ouais, non, c'est bon, il va falloir que t'en parles. Donc aujourd'hui j'étais en repos, je me suis dit allez je vais me faire une petite solo day et tout, donc je suis sortie toute seule. Je suis allée faire un peu du lèche-vitrine, j'ai fait un peu de shopping et tout. Et je me suis fait un petit resto, donc je suis partie manger à midi dans un restaurant qu'à la base je connais. Je me suis installée en terrasse, d'ailleurs avec un petit livre en ce moment, je lis Les Impatientes de Jaili Amadou Amal. Le livre il est hyper intéressant, donc en fait c'est inspiré de faits réels. Elle vient dénoncer un peu les souffrances, la vie des femmes dans une communauté peule du Cameroun. Et franchement, c'est hyper intéressant. Pour moi qui est peule, franchement, j'ai... wow ! Par contre avoir le cœur bien accroché, on parle de plein de choses et franchement il est incroyable. Et je trouve qu'elle dénonce vraiment beaucoup de choses hyper intéressantes. Donc voilà j'étais installée, je lisais, la serveuse est venue prendre ma commande etc. Donc j'ai pris une salade avec une portion de frites à côté. Donc elle m'a apporté mon repas et en fait les frites elles étaient cramées. Mais vraiment cramées, elles étaient très très dures. J'ai l'impression d'avoir des chips devant moi. Même la serveuse quand elle m'a apporté le repas ça se voyait qu'elle n'était pas très sereine pour les frites. Et en fait j'étais tellement gênée, j'avais trop peur de demander à la serveuse de refaire faire la portion de frites quoi, que c'était pas normal. Et en fait je commençais à ruminer dans ma tête, je me disais oh la la mais c'est pas normal, tu vas pas manger ça. Et puis d'un côté je me disais ouais mais quand même, genre c'est pas de sa faute, tu vas pas lui redemander. Et je suis restée comme ça bien plus de 5-6 minutes. Et après j'ai pris mon courage à deux mains. J'ai interpellé la serveuse, je lui ai dit que voilà, les frites c'était pas comme d'habitude et tout. Et finalement avant même que je termine ma phrase, elle a tout de suite compris, elle m'a dit ah oui effectivement les frites machin, je vous apporte une nouvelle portion etc. Et finalement j'étais grave fière de moi à la fin. C'est une chose que j'aurais pas osé faire il y a quelques temps. ou quelques années. Alors qu'en vrai, c'est tout à fait normal, parce que finalement, la portion de frites, le repas en soi, c'est quelque chose que je vais payer. Mais j'ai toujours été comme ça, j'ai toujours un peu grandi comme ça et je pense que ça fait aussi beaucoup référence au dernier épisode. Je suis quelqu'un qui n'ose pas trop, j'aime pas déranger, j'ai pas envie de me faire remarquer, je veux faire doucement, faire attention. Et au final, des fois, je me retrouve dans des situations, là, en temps normal, je vous assure que les frites, je les aurais soit mangées, soit je les aurais laissés de côté et je les aurais quand même payés et je n'aurais rien dit. Et honnêtement, des exemples comme ça, j'en ai plein. Et je trouve que cet exemple-là, il fait vraiment référence au travail que je suis en train de faire actuellement sur moi, qui est tout un travail autour de la conscience en soi, de l'estime de soi. Alors, la conscience en soi, elle est définie dans le dictionnaire comme la croyance que l'on a en sa capacité à agir et à réussir dans une situation donnée. et en tant que musulmane, je me retrouve pas tellement dans cette définition là. C'est vrai que généralement, quand on lit des livres sur le mindset, sur la confiance en soi, ou même quand on fait des formations ou qu'on regarde des vidéos, généralement c'est vraiment, faut que t'aies confiance en toi, tu es capable de toute chose, rien ne dépend que de toi, et au final, toute chose ne dépend que de toi. On laisse pas de place au tawakul que nous en tant que musulmans on est censé appliquer. Pour moi, selon ma vision des choses, l'être humain il est limité. il est imparfait et il ne maîtrise pas toute chose. Et j'ai vraiment cette vision-là où je me dis que je peux croire en mes capacités, par le biais de mon expérience, par le biais de mes connaissances, sans faire de moi la source ultime de ma conscience. Parce qu'au fond, tout ne dépend pas de moi et tout ne repose pas sur mes épaules. Je suis consciente de mes compétences, de mon parcours, de mon expérience en tant qu'infirmière, que voyageuse et tout plein d'autres choses. Je sais que je suis capable de faire ces choses-là, mais que par la permission de Dieu. Donc pour moi, je le vois vraiment dans le sens, j'ai les ressources que Dieu m'a données pour avancer, pour pouvoir vivre. Je lui fais confiance pour ce dont je ne maîtrise pas. Voilà pourquoi aujourd'hui, on va plus parler estime de soi. Le psychiatre et psychothérapeute français Christophe André, il définit l'estime de soi comme le regard que l'on porte sur soi-même et la valeur que l'on s'accorde. Autrement dit, c'est la manière dont nous nous percevons, la valeur que nous nous accordons, indépendamment de nos réussites et de nos échecs. Et ça, il faut vraiment se le mettre en tête. Et une personne qui possède une bonne estime d'elle-même, c'est pas quelqu'un qui va se croire supérieur aux autres, mais ça va être quelqu'un qui va reconnaître ses valeurs, reconnaître ses qualités, ses limites, sans jamais remettre en question cette notion-là de valeur fondamentale. Prenons l'exemple d'une infirmière qui fait une prise de sang, voilà, et elle se loue. Au moment de la prise de sang, elle n'y arrive pas. L'infirmière, avec une faible estime de soi, va dire « Je suis vraiment nulle, je ne suis pas à la hauteur. » Contrairement à une infirmière qui va avoir une estime de soi un peu plus solide, va dire « Ah bah, j'ai peut-être commis une erreur, effectivement, ou j'ai peut-être pas senti la veine, quelque chose comme ça. » Mais cela ne va pas remettre en cause mes compétences ni ma valeur en tant qu'infirmière, en tant que... professionnelle ou même en tant que femme. L'acte ou l'erreur que tu vas faire ne va pas définir ta valeur. Ce qu'il faut aussi savoir c'est que l'estime de soi elle se construit progressivement à travers les relations avec les parents, à travers nos différentes expériences qu'on va pouvoir vivre tout au long de notre vie, à travers les réussites, les échecs, le regard des autres et les messages que l'on reçoit sur soi depuis l'enfance. Et avec le temps ces expériences elles vont devenir des croyances. Donc je suis capable de... Je mérite d'être aimé, je suis important, ou au contraire, je ne suis pas assez bien, ma valeur dépend de ce que j'accomplis. Et ce qu'il faut comprendre, c'est que tout commence dès le plus jeune âge. À la naissance, un enfant, il ne sait pas qui il est, il n'a aucune idée de sa valeur, et en fait, son cerveau, il va progressivement se construire une image par rapport à ce qu'il va vivre avec les adultes qui vont l'entourer. Les études en neurosciences ont montré que le cerveau, il se développe énormément durant les premières années de vie. Il y a des millions de connexions neuronales qui vont se faire en fonction des différentes expériences qu'on va vivre de manière répétée. Ce qu'il faut savoir, c'est que le cerveau, il apprend ce qu'il vit régulièrement. Les actes répétés vont avoir tendance à s'enregistrer. Du coup, un enfant qui va souvent entendre « je suis fière de toi, tu peux essayer, tu as le droit de te tromper, c'est pas grave si tu échoues » , inconsciemment, son cerveau, il va comprendre et apprendre. j'ai de la valeur, je suis digne d'amour, je peux essayer sans risquer de perdre l'affection des autres. Et à l'inverse pour un enfant qui va grandir dans un environnement où on va souvent le critiquer, le comparer, l'humilier ou avoir de l'indifférence émotionnelle, le cerveau va finir par enregistrer des choses comme je suis pas assez bien, je dois être parfait pour être aimé, les autres sont plus importants que moi. Et le problème c'est que ces croyances-là, à l'âge adulte, elles vont devenir automatiques. Et pour le coup j'ai vraiment l'impression... que c'est des agissements, des comportements ou des choses qu'on va beaucoup retrouver dans l'éducation un peu africaine. Et une fois à l'âge adulte, c'est des idées qui sont vachement compliquées à déconstruire. On entend souvent des phrases comme tu dois réussir, tu représentes la famille, il faut pas que tu nous déçoives, il faut pas que tu déçoives la famille, même si bien évidemment ces phrases à la base elles partent d'une bonne intention. Souvent les parents ils pensent que ça va permettre de nous motiver, d'être plus fort. plus coriace. Mais le cerveau de l'enfant, c'est pas du tout comme ça qu'il va les percevoir. Au contraire, pour lui, il va se dire ma valeur, elle dépend que de mes performances. Donc il faut que je sois quelqu'un de performant. Et en fait, à l'âge adulte, ça peut donner des femmes qui vont être très compétentes mais qui vont avoir du mal à se sentir assez. En fait, ça sera jamais suffisant. Donc l'estime de soi, elle naît d'abord dans le regard des personnes qui nous ont élevées. Souvent, c'est nos parents ou... en tout cas les adultes qui vont nous entourer. Et en fait, je me dis que devenir adulte, finalement, ça consiste aussi à réapprendre, à se regarder avec plus de bienveillance, contrairement à ce qu'on a pu apprendre quand on était enfant. Et je trouve qu'en tant que futur parent, en tant que jeune parent ou parent tout court, c'est hyper important de prendre conscience que tout se joue dès le plus jeune âge, dès le début finalement. Que tous nos mots, tous nos agissements, tous nos comportements qu'on va avoir envers nos enfants vont avoir un impact. sur le « e » d'après, sur l'adulte qu'il sera. L'objectif, ce n'est pas d'élever des enfants sans aucune blessure ou frustration, c'est juste impossible. Mais par contre, on peut essayer de leur offrir suffisamment de sécurité affective pour qu'ils grandissent avec la conviction qu'ils ont de la valeur, indépendamment de leurs performances ou de leurs actes. L'humain est un être profondément social. Depuis sa naissance, il a besoin des autres pour pouvoir survivre. apprendre et se construire. Le cerveau est donc formaté pour rechercher les liens, l'appartenance et l'acceptation. L'une des pires craintes du cerveau humain, c'est le rejet social. La peur de ne plus être aimé, de ne plus avoir sa place dans un groupe, ou ne plus sentir son appartenance. Et pour ça, il va mettre en place plein de stratégies pour pouvoir éviter ce fameux rejet. Et là où c'est intéressant, c'est que le cerveau, il est vachement modulable. Donc tout ce qu'on a appris peut être modifié. Et on appelle ça la neuroplasticité. Toutes les différentes croyances qu'on a pu apprendre quand on était enfant peuvent être déconstruites. Et tout cela grâce à de nouvelles expériences, à des relations saines, de la thérapie, de l'introspection, une connaissance religieuse, spirituelle, et surtout la connaissance de soi. D'ailleurs, ce matin, j'ai écouté un cours religieux. et ça me fait faire le lien, j'ai trouvé ça hyper intéressant. Elle disait que Dieu a honoré l'être humain. Et elle s'est arrêtée sur un verset dans lequel il est dit « Nous avons certes honoré les fils d'Adam » . Et elle faisait le parallèle en disant que c'est pas l'homme le plus beau qui a été honoré, ou le plus riche, ou le plus performant. Elle disait qu'on parle de l'être humain, avec un grand H tant que tel. Et franchement, j'ai trouvé ça... hyper intéressant, hyper réconfortant et je trouve que ça permet vraiment de ne pas nous apporter la demi-mesure et que l'estime de soi va vraiment consister à reconnaître avec humilité la valeur que Dieu nous a déjà donnée. Et pour ma part qui ai grandi dans une famille d'origine avec la culture africaine dans laquelle on parle peu de psychologie, d'estime de soi ou de santé mentale, c'est vrai que dans ma famille que ce soit mes parents ou les adultes qui m'entouraient m'ont transpi Merci. énormément de choses qui sont précieuses comme des valeurs, le sens de l'effort, le respect, la solidarité. Mais c'est vrai que certaines notions dont on parle davantage aujourd'hui n'étaient pas forcément connues ou en tout cas abordées. Et c'est vrai qu'en grandissant, je me rends compte que certains modèles éducatifs sont très différents. Et en m'intéressant un peu plus à la psychologie, j'ai compris que certaines difficultés ou blessures émotionnelles étaient liées à mon enfance, à mon histoire, à mon éducation. à ma culture, et c'est le cas pour nous tous. Et je pense que pendant longtemps, j'ai cru que ma valeur, elle dépendait de ce que j'apportais aux autres. de ma capacité à être forte, à être responsable, à être utile. En fait, aujourd'hui, je commence à apprendre, petit à petit, bien évidemment, que ma valeur, elle dépend pas uniquement de ce que je fais, mais aussi de qui je suis. Et pour ça, je pense qu'il faut déjà apprendre à se connaître, qui je suis, quelles sont mes qualités, quels sont mes défauts, mes valeurs, qu'est-ce qui est important pour moi, quelles épreuves j'ai déjà traversées. Et après, un deuxième point, c'est reconnaître ces différentes... compétence et son parcours sans se surestimer bien évidemment faut rester dans la réalité comme là dans mon cas je me dis j'ai obtenu mon diplôme j'exerce depuis déjà plusieurs années j'ai appris à voyager à voyager seul j'écris un podcast je fais des formations il ya aussi un truc des fois qu'il faut qu'on essaye de se dire même si par moment on a trop du mal je sais que moi pour moi c'est très compliqué mais de reconnaître ses réussites en fait de dire que Il faut que tu reconnaisses tes réussites et le fait de les reconnaître, ce n'est pas de l'orgueil. Et le fait de nier tes compétences, ce n'est pas de l'humilité. Et en troisième point, j'aurais tendance à dire arrêter de conditionner sa valeur. Des fois, on peut penser ou même entendre dire « Ah, j'aurais de la valeur quand je serais mariée. J'aurais de la valeur quand j'aurais de l'argent. J'aurais de la valeur quand j'aurais perdu du poids ou quand j'aurais plus d'abonnés. » Mais à ce moment-là, on pourrait plutôt se dire « J'ai de la valeur aujourd'hui. » même si je veux continuer à avoir plus d'abonnés, ou même si je veux continuer à maigrir après par la suite. Après, en quatrième point, j'aurais tendance à dire apprendre à parler à son cerveau différemment. Le cerveau, il a pour habitude de retenir les erreurs, et rarement les réussites. Vous avez jamais remarqué que des fois, après une journée entière, réussite avec, je sais pas, on a fait tout ce qu'on avait prévu, etc., et qu'il va se passer un truc. négatif et ben on va se focaliser sur le problème et on va oublier tout ce qui a été fait de bien et c'est à ce moment là que le journaling c'est pas mal moi ce que je fais souvent c'est que j'ai pris l'habitude de noter ce que je fais de ma journée etc et tout ce qui s'est bien passé tout ce que j'ai appris tout ce dont je suis fier je vais noter ça dans mon petit cahier je vous avouerai que maintenant je suis passé à une fois par semaine Je voulais le faire tous les jours mais j'ai du mal à m'y tenir et du coup je le fais une fois par semaine et je trouve ça génial. Après le cinquième point, j'aurais tendance à dire c'est d'oser être soi-même. Et ça c'est très compliqué en vrai parce que comme je disais plus haut dans l'épisode, l'une des craintes du cerveau c'est vraiment le rejet. Donc c'est vrai que par moment on va être amené à nous adapter pour être aimé, pour être accepté, pour éviter d'être critiqué ou d'être différent. Donc des fois faut vraiment pas hésiter. à se poser la question de qu'est-ce que je ferais si je n'avais pas peur du jugement des autres. Genre là, si je suis maintenant toute seule, sans qu'il n'y ait personne autour de moi, qu'est-ce que je ferais ? Après, en sixième point, j'aurais tendance à mettre l'accent sur le fait de développer la cohérence entre ses valeurs et ses actions. La psychologie a prouvé que l'estime de soi a tendance à augmenter quand on vit en accord avec nos valeurs. Et en septième point, j'aurais tendance à parler de l'entourage. C'est hyper important. Parce que mine de rien, l'estime de soi se construit dans la relation. Par exemple, si t'es entouré de personnes qui te rabaissent en permanence, qui te comparent, minimisent tes réussites, franchement c'est à fuir. Et après en huitième point, et ça franchement il apparaîtra à chaque fois et je pense qu'elle qu'en soit le sujet, mais c'est l'apprentissage de la science religieuse. Et je me dis que Dieu nous a honorés, Dieu nous a créés d'une telle manière, a fait qu'on a tel trait de visage, telle morphologie, telle couleur de peau. telle origine ethnique et je vous avouerai que rien que d'y penser ça aussi ça joue sur l'estime que j'ai de ma propre personne je vais vous donner cinq tips que moi j'applique au quotidien qui commence à faire leurs effets quand même alors premier tips c'est que j'apprends à me parler avec bienveillance et je vais essayer de faire attention à ce que je dis notre dialogue intérieur il a un effet sur l'estime de soi du coup ça va être hyper important de se parler avec avec bienveillance, avec douceur. Je vais plus me dire je suis nulle, mais je vais plutôt me dire aïe j'ai fait une erreur, je vais apprendre à faire mieux la prochaine fois. En deuxième point, c'est que j'essaie de reconnaître mes victoires quotidiennes. Et tous les soirs avant de m'endormir, je fais un peu le récap de ma journée et de me dire ah bah trop bien je suis fière d'avoir fait ça. Ou ça je suis contente d'avoir pu apprendre ça. Ou je suis reconnaissante d'avoir pu faire ça. Et des fois, ça peut être des trucs banals, comme Ah super, t'as marché au lieu de prendre le bus. Ou super, t'as pu boire de l'eau au lieu de boire du jus. Et en troisième type, j'aurais tendance à dire de ne pas se comparer aux autres. Et surtout sur les réseaux sociaux. Ou alors sinon, les seules comparaisons que je vais faire, c'est avec moi-même. Je vais venir comparer la moi d'il y a 10 ans. La moi d'il y a un mois. La moi d'il y a deux semaines. Mais je trouve vraiment que la comparaison aux autres, surtout dans un contexte avec les réseaux sociaux, il y a plein de choses, on se base sur des choses des fois qui sont totalement fausses et ça nous fait perdre la perception de la réalité. En quatrième point, j'aurais tendance à dire que j'essaye de te... tenir mes engagements envers moi-même. Donc les engagements que je me fais dans ma tête, bien évidemment. J'essaie quand même de faire en sorte de les respecter. Et par moments, ça va vraiment être des petites choses. Marcher 20 minutes, faire 10 000 pas, prier, la prière à l'heure. Et comme ça, chaque engagement tenu va envoyer un message fort à mon cerveau qui va être « je suis une personne fiable » . Et en cinquième point, je me répète tous les jours que ma valeur ne dépend pas de mes performances. Je vais m'arrêter ici pour ce sujet. Et selon moi, s'il y a bien une chose qu'on devrait retenir de cet épisode, c'est que l'estime de soi, elle prend souvent racine dès l'enfance. En tant que parents, futurs parents ou adultes qui accompagnent des enfants, nous avons une responsabilité qui est importante, qui va être celle de leur transmettre la conviction qu'ils ont de la valeur, qu'ils sont aimés et qu'ils ont leur place. Et pour les adultes qui aujourd'hui se retrouvent avec des difficultés ou des soucis d'estime de soi, Il faut vraiment se dire que la capacité d'adaptation du cerveau, elle est juste incroyable et qu'on peut continuer à apprendre, à évoluer et à transformer certaines croyances tout au long de notre vie. Je vais finir avec une citation de Nathaniel Brandon. Bon, l'absent américain, il est un peu bancal. C'est un philosophe américain qui disait « L'estime de soi, c'est la réputation que l'on a auprès de soi-même. » Et j'ai trouvé ça vrai. Le jeu de mots est assez rigolo. mais j'ai trouvé ça vrai. J'ai plus qu'à te souhaiter une bonne semaine et je te dis à la semaine prochaine dans un nouvel épisode d'Ami Chemin by Kadhi