Speaker #0Hello, que la paix soit sur toi, bienvenue dans un nouvel épisode d'Amis Chemin by Kadhi. J'espère que vous avez passé une bonne semaine, moi de mon côté, alhamdoulilah, mais c'est vrai que j'ai eu pas mal de jours de repos, mais en vrai, en faisant le point, je suis sortie tous les jours. J'avais toujours un truc à faire, donc est-ce que c'est du réel repos ? Je sais pas trop. Aujourd'hui, je vais aborder le sujet du voyage. Aujourd'hui, le voyage, c'est vraiment quelque chose qui fait partie de ma vie, de mon quotidien. Par exemple, le matin, quand je me réveille et que je suis vraiment KO, que j'ai pas envie d'enchaîner ma journée, et je me dis, allez, motive-toi, t'inquiète pas. pas, tu pourras te payer un billet pour aller je ne sais où. Et là je me dis bon, ok vas-y. Et c'est drôle parce que je le vois aussi même dans mon entourage ou dans ma famille. La question la plus fréquente de la part de mes proches, de ma famille, de mes amis, excepté la question du mariage, c'est vraiment la question du voyage. Alors Kadhi, c'est quoi ta prochaine destination ? Ah mais t'es encore là ? Mais t'es pas partie cette fois-ci ? Alors tu comptes partir où ? Alors comment c'était ta destination ? À côté de ça, moi aussi j'aime trop ça, genre vraiment... si on veut parler de quelque chose, on parle voyage, mais je vais pouvoir en parler pendant des heures et des heures. Mais en vrai, en faisant le point, je suis quelqu'un qui a toujours aimé bouger. Et je pense que depuis toute petite, en fait, j'aime ça. J'aime partir, j'aime découvrir de nouvelles choses. Après, c'est vrai que petite, j'ai rarement eu l'occasion de pouvoir voyager, de pouvoir faire d'énormes destinations, je sais pas, partir à Bali avec mes parents, mes frères et soeurs. Non, ça n'a jamais été possible. Par contre, même si effectivement, j'ai pas pu faire d'énormes voyages, à chaque vacances, je partais tout le temps. Et en fait j'ai vraiment l'impression, là j'en rigole maintenant, c'est que ça faisait vraiment crescendo. Au début je restais vraiment dans la région. Donc j'allais chez ma tante à Vanvelin, j'allais chez ma famille à Vénissieux. Et on faisait le tour comme ça avec mes cousins-cousines. On allait une semaine chez chacun et franchement j'en garde tellement un beau souvenir. Après j'ai été un tout petit peu plus grande. Donc cette fois-ci j'avais le droit d'aller à Paris, en banlieue parisienne. J'allais chez ma tante, chez mes cousins-cousines. Alors là j'étais trop contente. C'est vrai que maintenant ça a un peu changé, ça se fait de moins en moins quand même. Et à l'âge de 16 ans, 17 ans, alors là c'était le Graal, mais vraiment j'ai pu aller chez ma tante qui habitait à Londres. Alors là c'était incroyable, mais vraiment incroyable. Mais mes vraies premières vacances, ça a été à Mallorque en Espagne. Je me revois encore avec ma maxi-valise pour un petit séjour d'une semaine. Franchement j'étais tellement contente d'y aller. Puis deux ans après ça a été l'Egypte et là ça a été le premier voyage en dehors de l'Union Européenne. Et à partir de là je me suis jamais arrêtée. Et aujourd'hui je m'en lasse pas. J'ai fait plus d'une trentaine de destinations et franchement j'ai toujours envie de découvrir le monde, de voir ce qui se passe ailleurs. Le voyage ça m'a tellement apporté pour moi en tant que personne dans ma religion. Oh là là si vous saviez dans ma spiritualité comment ça m'a fait du bien. J'ai l'impression que ça m'a rendu meilleure, ça me rend humble aussi. J'ai appris tellement de choses sur l'histoire, sur la géographie, sur la culture, sur certaines habitudes de vie, sur certaines manières de faire. sur la place de la femme, de manière générale, dans le monde, la place de la femme dans tel pays. Puis je me rends compte que par moments, c'est très différent de chez nous. Et ça m'a apporté une certaine ouverture d'esprit que je n'aurais jamais pu avoir si je n'aurais pas voyagé. Et franchement, ça m'a donné une force inouïe. En tant que femme noire, voilée, qui vit dans notre société aujourd'hui, on sait toutes que ce n'est pas simple. En me disant, bon, ok, sur tel sujet, ici en France, on pense ça, mais finalement, on n'est pas... pas limité qu'à ça. J'ai le droit de pouvoir créer mes propres normes et d'avoir ma place dans la société. J'ai appris tellement de choses sur la vie, dans le voyage, que j'ai pas appris à l'école, que j'ai pas appris à la maison, sans oublier que tout ça c'est un luxe. Et vraiment je remercie Dieu de m'avoir accordé cette capacité financière, cette chance d'avoir le passeport européen, aujourd'hui qui me permet de voyager dans le monde entier, sans visa pour beaucoup de destinations, et c'est pas offert à tout le monde. Aujourd'hui le monde il n'a jamais été aussi accessible géographiquement parlant. mentalement, culturellement, socialement parlant, ça reste des fois encore très inégal. Aujourd'hui, on trouve des billets qui font France-Australie en 24 heures de voyage. On trouve des billets pour aller à Dubaï à quelques heures, des billets pour aller au Sénégal, en Guinée. Bon, ça reste selon les destinations. Des fois, ça peut être un peu cher, mais pour autant, il y a aussi des destinations qui sont très accessibles d'un point de vue financier. Entre la folie des réseaux sociaux et l'apparition des compagnies low-cost, le voyage est devenu presque banal pour certains. Je suis tombée sur une étude de l'ONU Tourisme qui disait qu'il y avait plus d'1,5 milliard de voyages internationaux réalisés en 2025. C'est énorme ! Aujourd'hui, pour voyager, il suffit d'aller sur un comparateur de vol ou un site internet. On réserve ses billets en quelques clics. Contrairement à avant, je me souviens à l'époque de mon grand-père quand il voulait aller en Guinée. Mais c'était tout un truc. Fallait aller à l'agence de voyage. Les prix étaient tellement chers qu'il fallait carrément faire des cotisations pour pouvoir acheter un billet, quoi. Par ces exemples-là, on voit bien que le rapport au voyage a complètement changé ces dernières années. Là, on voit qu'on est la génération qui voyage. Le site infotravel.fr a publié une étude il n'y a pas si longtemps qui montrait que la génération Z représente C'est 50% des voyageurs mondiaux, c'est énorme ! Et je pense que tous les jeunes issus d'immigration comme moi, on a été confrontés à un moment donné à nos parents, qui ont une vision parfois un peu différente du voyage. Je sais que pendant longtemps, le voyage pour mon père par exemple, c'était carrément une perte de temps et surtout une perte d'argent. Du moment où je partais pas dans mon pays d'origine, il n'y avait vraiment aucune nécessité à voyager. Et en fait, en réfléchissant, alors que ce soit mon père ou mon grand-père, je me suis rendu compte d'un truc. Toutes les fois. où il partait en voyage, c'était pour repartir dans son pays d'origine. Du coup, l'intention du voyage était complètement différente. À ce moment-là, il voyage pour repartir auprès des siens, pour repartir chez lui et pas pour voir le monde. C'est pareil quand on était petit et qu'on repartait dans notre pays d'origine. Généralement, quand on repartait dans le pays d'origine, on partait chez la famille, on partait au village ou dans le quartier, mais en tout cas, on... partais pas pour visiter le pays. Pour ma part, je suis partie très peu de fois en Guinée, mais toutes les fois où je suis partie, je suis partie au village, je suis partie chez la famille ou chez nous, mais je ne suis pas partie visiter le pays. Là, j'aimerais trop d'ailleurs visiter, enfin, faire un vrai voyage en Guinée. Au final, on oublie souvent qu'historiquement parlant, voyager pour le plaisir, c'est quelque chose de très récent. Et pendant longtemps, dans le passé, et même en Occident, les personnes ne voyageaient pas ou voyagent que par nécessité, quand c'était pour travailler, commercer, fuir certaines choses. Et je trouve que pour les enfants issus de l'immigration, c'est même carrément quelque chose d'encore plus différent. Et dans ces cas-là, on peut parler de psychologie de survie et de psychologie d'exploration. Et quand je parle de psychologie de survie, je fais écho à nos parents, ou nos grands-parents, qui eux ont immigré en France. La priorité, ce n'était pas l'exploration, c'était plutôt de s'installer, de poser des fondements. Et elle valorisait du coup la sécurité, l'épargne, le travail, l'installation. Contrairement à nous qui sommes installés depuis plusieurs générations pour certains, là, les bases sont sécurisées. Donc on est en capacité de pouvoir sortir de sa zone de confort, aller explorer, voir ce qui se passe ailleurs. Et ça me fait vraiment penser au principe de la pyramide de Maslow. Abraham Maslow, c'est un psychologue américain du 19e siècle, fondateur de la psychologie humaniste. Pour beaucoup, vous l'avez certainement étudié au lycée. Donc Maslow explique que les humains ont des besoins de niveaux différents. Et que tant que les besoins de base ne sont pas sécurisés, on ne peut pas atteindre un niveau d'épanouissement personnel. Et sa pyramide est souvent représentée par cinq niveaux différents. Il va parler du besoin physiologique, donc manger, boire, se loger, survivre, dormir. Après, il va mettre le besoin de sécurité. Donc à l'intérieur, il va rentrer les besoins d'argent, travail, sécurité physique, santé. Après, en troisième position, il va aborder le besoin d'appartenance, donc la reconnaissance sociale, l'amitié, la famille. En quatrième point, le besoin d'estime, avec la confiance en soi, l'autonomie, l'accomplissement. Et c'est seulement en dernière position qu'il va parler d'accomplissement de soi. Et à ce moment-là, on aura le fait d'explorer, de comprendre, de créer. Donc quand je vois tout ça, je me dis qu'en fait, nos parents ou grands-parents qui sont venus, qui ont immigré, qui se sont installés, qui ont sécurisé les besoins de base, travail qu'on n'a pas eu besoin de faire. Donc effectivement, c'est bien plus simple pour pouvoir avoir d'autres visions et atteindre le step 5 plus facilement. Et franchement, avec le voyage, j'ai vraiment l'impression... que mes parents ont un autre regard quand même. Et je trouve que mon expérience à travers les différentes destinations leur apprend autant qu'à moi. Par exemple, je me souviens, avant d'aller en Thaïlande, mes parents me disaient « Mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas ? » Mais mes frères, ils me disaient « Mais t'es sûre ? Qu'est-ce que tu vas faire là-bas ? La Thaïlande, c'est comme ci, c'est comme ça. » Et une fois rentrée, elles me disaient « Waouh, je ne m'attendais pas à ça. En vrai, c'est complètement différent et tout. » Donc en vrai, je trouve que ça nous éduque, nous. Mais au final, c'est éduquer même notre entourage. Après, je trouve que la manière dont tu vas voyager, ton choix de destination dépend clairement de ta personnalité, de tes choix et bien évidemment de tes finances aussi. Moi, ce que j'aime bien faire avant de choisir une destination, c'est que je mets en place un thème. Je me dis, allez, ma prochaine destination, ça sera une destination chill. Je sais que je ne vais pas aller... prendre un billet pour aller en Namibie par exemple, où là on va être sur un voyage road trip, découverte, aventure. Une fois le thème choisi, après alors j'ai déjà une to-do liste de destinations que j'ai envie de faire, ou sinon par moment je me renseigne aussi sur les destis, des fois ça peut être des destinations que j'ai vues sur les réseaux, des fois c'est des destinations que j'ai vues en reportage, parce que j'aime trop regarder les reportages sur les voyages. Une fois la destination choisie, je commence à regarder les billets. Généralement j'utilise des comparateurs de vols, alors j'aime bien Skyscanner ou Google Fly et franchement des fois je scrolle pendant des jours. Et bien évidemment en amont j'aurais déjà eu une idée de la date, la période en tout cas à laquelle je vais voyager donc je me renseigne si au vu de la destination c'est la bonne saison et surtout je me mets d'accord avec mes collègues au travail pour pouvoir partir à ce moment là. Une fois les billets pris, je commence à me renseigner et tout, je regarde les logements et franchement je m'aide des réseaux sociaux. TikTok est ton meilleur allié. Et d'un point de vue financier, ce que je fais c'est que je m'organise. Le premier mois, je prends le billet, le mois d'après je réserve les logements et le mois d'après je commence déjà à épargner pour l'argent de côté ou pour les activités si ça va prendre en avance et tout. Et bien sûr je me renseigne aussi d'un point de vue administratif si j'ai besoin d'un visa. Je me renseigne aussi sur autre chose. et ça je crois que je ne l'ai jamais dit en story. Mais en fait, je me renseigne sur les différents numéros d'urgence, savoir s'il y a des hôpitaux sur place, des choses comme ça. Mais bon, ça je crois que c'est vraiment mon côté infirmière qui prend un peu trop le dessus par moments. Et bien évidemment, en tant que fan de mode, souvent j'ai déjà un peu le visuel des outfits que je vais utiliser là-bas. Donc sachez que quand vous voyez mes tenues, mes photos, etc., c'est des tenues qui ont été réfléchies en amont. D'ailleurs, souvent pour la valise, c'est une catastrophe. Mais c'est dingue, je vois vraiment une réelle évolution. Et on parlait de ça avec ma sœur il n'y a pas si longtemps. Je sais que mon tout premier voyage, c'était en dehors de l'Europe, c'était en Égypte. Mais il fallait voir la valise que j'avais prise. Elle était juste énorme. Je crois que j'avais droit à 23 kilos. J'étais arrivée, je crois que je devais avoir 28, 30 kilos. Et dire qu'aujourd'hui, je voyage par moments en sac à dos. Et tout rentre dans un sac à dos. Bien évidemment, des fois, il m'arrive de mettre des couches de vêtements sur moi quand je voyage en sac à dos. Mais franchement, les valises que je faisais avant, sur mes tout premiers voyages, c'est vraiment très très très différent de maintenant. Et même dans ma manière de voyager, j'ai vraiment l'impression d'évoluer à ce niveau-là aussi. Avant, je me souviens qu'en un voyage, je voulais tout faire. Le pays dans son intégralité. Ce qui est littéralement... impossible. Et puis maintenant, ce que j'ai remarqué aussi, c'est que je commence à me connaître en tant que voyageuse. Je commence à connaître mes préférences, ce que j'aime un peu moins. Du coup, ça me permet d'ajuster un peu et franchement, c'est vraiment bien. Et voyager en tant que femme noire, musulmane, voilée, sachez que c'est pas si impossible que ça. J'essaye de vraiment pas me mettre de barrière dans mes choix de destination. Je vais autant faire des destinations, bah j'aurais jamais pensé y aller. Je sais pas, la Namibie, euh... Barbade, la république dominicaine et autant j'ai aussi pu faire des destinations hyper muslim friendly ou des destinations qui ressemblent à mon pays d'origine comme le Sénégal, Dubaï, ce genre de pays comme là le Sénégal ça ressemble à la Guinée donc je me suis retrouvée dans beaucoup de choses là-bas les femmes sont noires, l'islam et la religion donc c'est plus pratique et pour Dubaï pareil c'est un pays musulman donc pour manger c'est plus simple, les mosquées sont accessibles et pour autant les pays comme Porto Rico, la République Dominicaine, Barbade. Pour trouver des restaurants à l'Ale, c'est un peu plus compliqué. À ce moment-là, je mange du poisson. Ce n'est pas du tout quelque chose qui me gêne. Par contre, là où je mets un point d'honneur à respecter, c'est ma pratique, par exemple, religieuse, donc la prière. J'essaye d'organiser mes sorties, mes activités par rapport aux différentes heures de prière, ou en tout cas au fait de pouvoir trouver un lieu de prière sur place. Et puis pour la question du voile, je sais que c'est une question qui revient énormément. Alhamdoulilah, je n'ai jamais eu de problème, et malgré toutes les destinations que j'ai pu faire. La destination que j'ai appréhendée vraiment par rapport au fait que je sois noire et voilée, ça a été l'Italie. On entend tellement de choses sur le racisme en Italie que j'étais vraiment craintive d'y aller. Et finalement, ça s'est super bien passé. Au contraire, on a même été arrêtés à Positano, en Italie, pour me dire que ma tenue était magnifique, le outfit était très beau. Donc vraiment, je pense qu'il ne faut pas se fermer l'esprit et qu'il faut vraiment oser visiter le monde. Et je suis toujours fascinée par la création de Dieu dans le monde. Et ce que j'aime, c'est de rencontrer... des frères et sœurs musulmans d'autres origines, d'autres pays ça me fait penser à quand je suis partie au Barbade, sachez qu'à Barbade il y a des musulmans, franchement ça m'a surprise, je m'y attendais pas après bien évidemment ça reste une minorité il y en a pas beaucoup, mais il y en a je me suis dit mais c'est dingue ils sont à je ne sais combien de kilomètres de chez moi, ils ont reçu le même message que moi j'ai reçu et que d'autres frères et sœurs ont reçu en Arabie Saoudite, aux Etats-Unis enfin c'est incroyable Incroyable. D'ailleurs, ça me fait penser à une anecdote quand je suis partie en Jordanie. On était sur mes premiers voyages. C'était un jour de vendredi et je suis allée prier dans une petite mosquée de village. J'étais la seule touriste. Donc je vais faire mes ablutions. Je m'installe. L'imam y commence le prêche du vendredi. Puis on a prié. Et franchement, j'avais l'impression d'être en France. Il n'y a rien qui a changé. Et à la fin de la prière, il y a plein de femmes. qui viennent me demander d'où je viens, et les dames faisaient que de répéter Dieu est grand, Dieu est grand, et en sortant, mais franchement, je me suis dit waouh, là je suis dans un village en Jordanie, en train de prier avec des sœurs que je reverrai certainement pas, qui ne me ressemblent pas, qui ne parlent pas la même langue que moi, mais par contre on avait... un truc en commun, la religion et l'amour de Dieu. On a prié dans la même langue, avec la même gestuelle, on adore le même Dieu. Franchement, je suis sortie, ça m'a complètement... Je sais pas comment vous expliquer, ça m'a bouleversée, ça m'a fait un truc dans le cœur, c'est impressionnant. Pourtant, voilà, je sais que la religion islamique, elle est universelle, qu'il y a des musulmans partout dans le monde, mais là, je l'ai vue avec mes yeux et je l'ai vécue. Je sais pas comment vous expliquer, mais c'est tellement bizarre. Et honnêtement, à ce moment-là, je me suis sentie à ma place. Et en fait je me dis en vrai partout où tu vas tu peux adorer ton seigneur, c'est pas un problème C'est pour ça qu'un peu plus tôt dans le podcast je disais que le voyage m'a beaucoup appris sur ma religion Le fait de voir la création de Dieu, de parler paysage ou même de parler personne On est tous des êtres humains mais on a tous des traits, des caractères spécifiques à notre nation, à notre pays d'origine Et ça de le voir de ses propres yeux c'est incroyable Et si je devrais vous donner ma meilleure destination, même si bien sûr j'ai aimé toutes les destinations que j'ai faites, il y en a juste vraiment une que j'ai moins appréciée, ça a été de Lisbonne. Mais franchement je sais pas, est-ce que je l'ai mal fait ? Après on était partis pour pas longtemps, j'avais fait un long week-end, mais j'avais pas trop apprécié mon séjour à Lisbonne. Mais ma meilleure destination à l'heure actuelle c'est la Namibie. Franchement je suis revenue de ce voyage, j'ai été une nouvelle personne. J'ai fait beaucoup de vidéos, d'ailleurs j'ai longuement hésité avant de faire un vlog, je voulais en faire un vlog YouTube. Mais bon, je ne sais pas trop encore. N'hésitez pas à me le dire en commentaire si vous voulez le vlog de la Namibie. C'est un voyage que j'ai fait sous forme de road trip. Et en vrai, je crois que c'est vraiment le genre de destination, le type de voyage qui me convient. Le fait de voyager en format road trip ou de découvrir en tout cas de nouvelles choses, de renouvelles destinations dans la destination. C'est un voyage qui m'a poussé dans mes retranchements. Fallait voir, on a essayé de faire du feu avec du bois, avec du charbon. On a appelé ma mère pour qu'elle nous aide. On dormait sur une tente au-dessus de notre voiture. Donc il fallait tous les soirs monter la tente. Donc là, on était loin des voyages avec des chambres d'hôtel hyper luxueuses. Et franchement, ça a été mon plus beau voyage. On roulait des fois pendant plusieurs heures sans voir d'autres voitures. J'ai vu des paysages juste incroyables, des animaux que je n'avais jamais vus de ma vie. Je suis restée plusieurs jours sans manger de viande Et pour tous ceux qui me connaissent Franchement j'aime tellement la viande Que c'était compliqué Parce qu'il n'y avait pas de poisson aussi C'était encore pire Mais au-delà de ça Moi d'un point de vue personnel Ça m'a énormément aidée J'ai fait des choses dont je n'aurais pas pensé être capable Et ça m'a beaucoup aidée d'un point de vue personnel et professionnel En parlant profession J'ai appris qu'en France, les infirmières faisaient partie des professions qui voyageaient le plus. Et honnêtement, en tant qu'infirmière, je vois un réel bénéfice au fait de voyager. Ça permet une vraie coupure. Et j'ai vraiment l'impression que ça a fortifié cette ouverture d'esprit, ce non-jugement qu'on est censé avoir en tant que professionnel de santé. Puis mine de rien, ça met toujours un sujet de conversation sur la table. Des fois, quand j'ai un patient qui est originaire d'un des pays que j'ai déjà fait ou que je vais visiter, automatiquement, ça apporte un sujet de conversation. conversation d'ailleurs j'ai une petite anecdote j'ai une patiente dans un certain âge que je suis depuis plusieurs années à domicile elle me dit bon alors vous partez où cette fois ci du coup je lui donne le nom de la destination elle me dit ah bon bah super je vais faire des recherches et du coup elle fait des petites recherches sur le pays où je vais etc elle me place sur la carte puis elle me dit bon bah quand vous reviendrez on en rediscutera la la la et puis bah une fois rentrée on en discute et c'est hyper intéressant et ça crée des liens en fait Donc contrairement à ce qu'on pourrait penser, le voyage n'est pas juste un paysage beau à regarder, c'est bien plus que ça, et on le voit, je trouve que c'est un super bon exemple, les enfants. qui voyagent. On en voit maintenant de plus en plus, de plus en plus de parents sont ouverts à faire voyager leurs enfants, et on voit la différence. C'est des enfants qui vont être hyper ouverts d'esprit, qui vont avoir une acceptation de l'autre, qui vont être différentes, qui vont avoir un autre regard sur le monde, et c'est hyper bien. Et avant, je trouvais que les gens de ma communauté, on n'avait pas tendance à beaucoup voyager, et j'ai l'impression que maintenant, ça commence à changer. Et certains, bah, inculquent eux-mêmes cette culture-là du voyage à leurs enfants, et je trouve... Je trouve ça magnifique. Je trouve ça vraiment magnifique. En tout cas, c'est vraiment quelque chose que j'envisage de transmettre à mes enfants. Si Allah m'accorde des enfants, vraiment. Je trouve que c'est hyper intéressant. Franchement, avec le temps, j'ai vraiment compris que voyager, c'est apprendre à regarder les autres, à regarder le monde et à se regarder soi-même différemment. Et en tant que jeune femme, noire, musulmane, voilée, issue de l'immigration, qui voyage, j'ai aussi pu comprendre que chacun porte un rapport différent au voyage, selon son histoire, selon ses... peur, son éducation, et qu'il y a une réelle différence entre voyager et être en vacances. Mais bon, ça je pense que c'est un autre sujet que j'aborderai dans un autre épisode. Je me dis aussi que les anciennes générations, elles ont voyagé pour survivre, et aujourd'hui on a cette chance de pouvoir voyager dans le monde entier, avec un passeport européen, cette liberté de circulation, beaucoup en rêve, sans jamais pouvoir l'obtenir. Alors oui, voyager c'est un investissement financier, ça demande une organisation. Mais sachez que c'est un investissement qui en vaut la peine. Il y a une citation hyper populaire sur le voyage que vous devez certainement connaître, qui est « Le voyage est la seule chose qu'on achète qui nous rend plus riches » . Bien évidemment, quand je dis « riches » , je parle au sens littéraire, vous revenez pas avec de l'argent, c'est sûr, mais on revient avec tellement de belles choses, tellement d'éducation, enfin sur tous les aspects de notre vie, on en revient. riche. Et voilà, je vais m'arrêter là sur cet épisode. J'espère que ça vous aura plu. N'hésitez pas à liker, à commenter ou à partager. Vous pouvez aussi me faire un retour sur mes différents réseaux sociaux. Et j'ai plus qu'à vous dire à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Bisous !