- Speaker #0
Est-ce qu'il faut quitter LinkedIn ? Les gens qui se demandent, qui veulent prendre la parole, qui n'osent pas le faire, qui le font déjà mais qui hésitent, etc. Alors je prends du coup une newsletter que tu as écrite là-dessus, qui était très intéressante. Oui, LinkedIn est moins intéressant aujourd'hui qu'hier, ça que tu mets, donc le reach, c'est les impressions,
- Speaker #1
la visibilité.
- Speaker #0
La visibilité est en baisse depuis 5 ans, on est passé de 20 à 35 millions d'utilisateurs en France, donc quand même c'est la moitié de la France en fait. Il y a Ausha Platé qui a débarqué. Et le symptôme le plus significatif de ça, c'est que le prix des Ghostwriters, donc tu as fait partie, maintenant tu fais autre chose, tu fais du conseil pour moi, c'est pas la même chose, tu n'écris pas pour tes clients, tu les aides à écrire. Mais donc ceux qui le font, par contre, ce prix-là a chuté, parce que effectivement, Ausha Platé, c'est ça. Donc c'est quoi ton analyse ? Est-ce que LinkedIn va devenir ringard ? Est-ce que, au contraire, il va devenir incontournable comme Instagram, YouTube, qui sont... hyper utilisés, mais qui sont toujours incontournables. D'ailleurs, j'ai fait des performances sur Instagram. Je l'ai lancé il n'y a pas trop longtemps. Je suis à 10 000 abonnés. Grâce notamment à mon épisode avec Jean-Philippe Cartier. Je te embrasse, Jean-Philippe. Je sais que tu étais un peu frustré. Que je ne me laisse pas le cross-post parce que je ne savais pas utiliser Instagram. Mais du coup, ça a explosé grâce à ça. Donc voilà. C'est quoi ? Ça va devenir ringard ? Est-ce qu'il faut rester dessus ou pas ? C'est quoi ton analyse ?
- Speaker #1
Moi, je ne sais pas. Honnêtement, je pense qu'il y a deux issues possibles. C'est soit ça devient ringard comme Facebook, soit ça devient un incontournable comme Instagram. Et là, pour l'instant, je n'arrête pas à savoir entre les deux ce qui va se passer. J'ai plus l'impression que ça part vers Facebook, pour l'instant, de ce que je vois. Et surtout que je vois pas mal de gens qui étaient très forts à quitter ces plateformes pour partir sur d'autres. Genre Substack, tu vois, aujourd'hui. Mais... On n'est jamais à l'abri de retournement de situation. Peut-être que LinkedIn, ils vont dire, putain, là, ça ne marche pas. Là, je pense qu'ils sont vraiment à un moment charnière, parce qu'ils sont en train de pousser pour que les gens cliquent sur leur bouton « boost your post » , le truc qu'ils ont vraiment lancé, là, il y a quelques mois, en force. Donc, c'est l'époque où... Pareil, c'est arrivé... Oui, oui, tu le vois bien. Aujourd'hui, le « boost » , ce n'était pas là avant. Donc là, c'est pour ça que d'autant plus, en fait... en train de faire chuter toutes les impressions organiques pour pousser les gens à pousser ça.
- Speaker #0
Et moi, je vois un post booster, je ne le lis pas par définition. J'ai encore moins envie de le lire. Je vois booster, je me dis flemme. C'est la pub.
- Speaker #1
Ça, c'est sûr. Après, il faut voir. Je pense que là, ils font leur test. Pendant six mois, ils vont voir dans le business qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas. Est-ce que les gens publient ? Est-ce que les gens ne publient pas ? Est-ce que les gens utilisent le boost your post ou pas ? Et là, on verra. D'ici là, moi, je pense qu'il faut rester. Parce que ce qui se passe, c'est que, à mon avis, justement, il y a beaucoup de gens qui partent. Il y a beaucoup de contenus qui se sont créés avec ChatGPT, tu vois. Et du coup, si toi, au milieu de tout ça, c'est un peu comme si, je ne sais pas, tu es dans une pièce, tout le monde qui part comme des poulets sans tête, tu vois, en courant. Et toi, si tu es là, tu continues ta stratégie, tu es calme au milieu, bon, tu as plus de chances d'avoir de l'écoute qu'on va dire d'une certaine manière, tu vois, parmi tout ce brouhaha. Donc, j'ai l'impression, en tout cas, que plus tu gardes une stratégie qui est en dehors de ce qui se fait avec le GPT et que tu restes régulier. Moi, j'ai quand même toujours du reach et du like sur les contenus et je vois bien que les gens continuent à lire ce que je fais. Et après, on verra si ça devient comme Facebook. Il y a un intérêt à être là parce que sur Facebook, il y a tellement personne que du coup, c'est pareil. Il y a la prime au... ceux qui sont là. Quand tu n'as pas de concurrence, le peu qui sont là font beaucoup de visibilité. J'ai vu des business en ce moment qui sont lancés sur Facebook mais qui cartonnent.
- Speaker #0
Ce que j'allais dire, parce que Facebook, on a fait la jeune génération qui se moque des boomers, mais Facebook, moi j'ai fait mes shorts, je les publie maintenant sur mes contenus Reels, les contenus courts, je les publie sur Instagram Reels, sur YouTube Shorts et sur Facebook maintenant Mais j'ai des perfs de zinzin sur Facebook. Je ne suis pas étonnée. Parce que ça touche une autre catégorie de gens. C'est des gens qui ont plutôt passé 45 ans, voire beaucoup plus, et qui n'ont pas trop la culture de YouTube, d'Instagram, de ces trucs-là.
- Speaker #1
Et du coup, tu es en avance pour eux.
- Speaker #0
Quelque part.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quelque part. On est toujours le loser de quelqu'un.
- Speaker #1
Mais c'est exactement ça, tu vois. Genre sur YouTube, pour les jeunes, ou sur TikTok, tu vois, eux, ils ont des créateurs, en fait, qui sont genre hyper avancés. Tu sais, c'est un peu comme... Enfin, je vais faire une comparaison avec le monde et la mondialisation, tu vois, et puis les pays, en fait. Mais si tu vas... Si aujourd'hui, tu te lances, tu vois, au fin fond de l'Afrique, dans un pays, tu vois, qui n'est pas développé avec tes techniques et tout, ben, tu vas être hyper en avance, tu vois. C'est pareil, si tu vas sur Facebook, aujourd'hui, avec tous tes montages et tout, ils n'ont pas l'habitude. Moi, je regarde mes parents, par exemple, ils n'ont pas l'habitude des contenus comme moi, je regarde. Et eux, ils sont sur Facebook, donc forcément, ça capte leur attention. C'est des mécanismes qui fonctionnent. Donc sur LinkedIn, c'est pareil. Soit il va y avoir un désert, tout le monde va partir et il ne restera plus que certaines personnes. Mais du coup, il n'y aura pas beaucoup de gens pour aller leur parler et donc ça sera intéressant. d'être là-dessus, après à savoir si c'est la cible ou pas. Soit ça devient comme Instagram, ils arrivent à stabiliser le truc, et auquel cas, sur Insta, oui, c'est un marché qui est saturé, mais il y a toujours des profils qui débarquent et qui font des croissances phénoménales.
- Speaker #0
C'est ça qui est fascinant. Je pense, tu vois, à Grégoire Gambato, qui était un des premiers à publier sur LinkedIn, en tout cas, à avoir une audience de plus de 100 000 abonnés. À la base, c'était vraiment... En gros, il possédait des contenus clivants. Il racontait son histoire de bouseux sorti de Grenoble qui va devenir l'entrepreneur et essayer de conquérir le monde et maintenant la Silicon Valley. Et puis il mettait des contenus clivants sur HEC, sur les grandes écoles françaises. Il a monté hyper vite ce qu'il n'y avait personne, avec son petit tracteur à la fin. Il est parti. À un moment donné, ça l'a bouffé parce qu'il passait trop de temps, etc. On lui a dit ça, le défocuser de son entrepreneuriat. Il est parti. Et là, maintenant, il est revenu quand même, tu vois. Et c'est un peu comme Twitter, tu sais, où tout le monde disait, quand Elon Musk a arraché, tout le monde a dit, c'est bon, on part tous sur Threads, qui est l'équivalent de Meta. Et en fait, il n'y a rien sur Threads. Il ne se passe absolument rien sur Threads. Personne, je ne connais personne qui est sur Threads, tu vois. Et donc, ils sont tous quand même revenus sur Twitter. Après, Twitter a d'autres problèmes, enfin, X a d'autres problèmes, puisque je trouve que c'est un réseau social un peu déprimant, parce que c'est très sombre. Donc, moi, j'y vais vraiment quand je suis le cœur. Par contre, c'est très libre. Alors, moi, j'aime bien le côté libre. Parce que moi, je n'aime pas la pensée unique. Je n'aime pas le côté, il faut penser ça. Le côté woke énervant aussi, tu vois. Mais il faut faire attention en même temps. Il y a une dureté de contenu sur X qu'il faut être prêt à observer. Mais par contre, les gens sont restés parce que très libre, tu vois. Donc en fait, c'est plutôt quelle va être la vraie patte de LinkedIn pour que les gens aient envie de rester dessus. Oui.
- Speaker #1
Tu vois ce que je disais du coup dans la newsletter. Je pense qu'en fait, ce qui va par contre mourir, C'est le marché, le business autour de LinkedIn. Ça, tu vois, je pense qu'effectivement, c'est de plus en plus compliqué. C'est que, effectivement, les Ghostwriters, tu vois, le prix, il descend de ouf. Donc, tu vois, je pense qu'il y avait beaucoup de bootcamps. Thibaut Louis, il avait un bootcamp sur LinkedIn. Moi, j'ai un programme là-dessus. Nina Ramen, elle avait un bootcamp aussi sur LinkedIn. Tu vois, il y a un marché quand même autour du business LinkedIn qui s'est délancé. Et ça, par contre, je pense que la petite bulle, elle va exploser à ce niveau-là. Merci. Mais je ne crois pas que, par contre, la création de contenu en tant que telle sur LinkedIn va disparaître.
- Speaker #0
Mais toi, tu ne te sens pas menacée par ça, du coup ? Parce que ton business est quand même vraiment beaucoup orienté sur LinkedIn.
- Speaker #1
Forcément, après, tu vois... Moi,
- Speaker #0
je pense que c'est le top 1%. Ce n'est pas pour te faire prier, mais c'est factuel, tu vois. Non, mais c'est factuel, tu vois. À un moment donné, le top 1%, pour moi, il reste toujours. Mais tu n'as quand même pas peur ?
- Speaker #1
Déjà, effectivement, je me dis bon. Je suis peut-être mieux positionnée que d'autres personnes aujourd'hui. Donc, a priori, dans cette crise-là, je peux m'en sortir. Après, un autre truc que j'ai fait, c'est que je me suis positionnée toujours sur le terme du personal branding au sens large. Et j'ai essayé au minimum de me lier à LinkedIn pour que justement mon business soit plus durable. En me disant, je n'ai pas envie que... Il y a beaucoup de gens qui se sont toujours présentés comme coach LinkedIn. Toutes leurs bannières aussi, c'était très LinkedIn. Moi, ça n'a jamais été le cas. Justement, je suis toujours associée à Personal Branding en me disant « En fait, tu ne sais pas combien de temps et je ne peux pas lier mon business à une autre entreprise. » Je pense que c'est un peu fou. Après, j'ai envie de te dire, c'est le jeu Maple Plus 7. Il n'y a aucun business qui dure. 30 ans, 40 ans sans aucun pivot, tu vois. Donc, de toute façon, oui, moi, je pense que je vais pivoter. Et puis après, de toute manière, je vais pivoter vers un truc de l'écriture, tu vois, au sens plus large, quoi. Et après, même moi, tu vois, je le vois bien que les sujets qui m'intéressent le plus en plus, tu vois, je suis aussi très intéressée par les questions de newsletter, par... Je m'intéresse aussi à Instagram, par la créativité au sens large. Donc, je pense que mon business, il va évoluer, tu vois, et je verrai au fur et à mesure. Mais après, comme je te disais avant que, tu vois... En fait, il y a toujours des gens, c'est comme la courbe de l'adoption. Là, on a passé la masse, mais il y a toujours des gens qui débarquent sur LinkedIn. J'ai toujours des clients qui débarquent. Et puis là, il commence à y avoir des gros... Je commence à avoir de plus en plus de gros patrons, de grosses boîtes du 440 qui commencent à s'y intéresser. Parce que, ben oui, ils sont 5 ans après tout le monde.
- Speaker #0
Jean-Claude Legrand, c'est le DRH de L'Oréal. Je ne sais pas si tu vois qui c'est. Je ne le vois pas, mais... Il a un contenu... Je ne le connais pas, mais il a vraiment un contenu de boomer. Il écrit tel qu'il a l'impression qu'il écrit un texto sur LinkedIn. Il met des milliers de likes à chaque truc parce que je pense que c'est le DRH de L'Oréal. Par ailleurs, ce qu'il dit est intéressant. C'est juste, il défend vachement l'inclusion pour les jeunes. Il a plein de thèmes, beaucoup de vérités sur le DRH que les autres ne vont pas dire. Et puis, le monde secret du K40, c'est toujours... intéressant pour les gens, ça les fait cliquer je pense mais ouais t'as des mecs comme ça quand même qui ont débarqué il y a pas si longtemps et qui sont devenus des figures du truc quoi en fait,
- Speaker #1
peut-être c'est juste le nouveau Facebook mais le Facebook ça marche quoi c'est ça et c'est pour ça que je dis ça dépend en fait je pense que ce qui... c'est pas trendy quoi mais ça fonctionne voilà ce qui est plus le cas c'est qu'on peut pas dire que c'est la stratégie la plus héroïste maintenant comme ça l'était avant, avant il y avait une vraie opportunité dans le sens où effectivement il y avait tellement personne, il suffisait de poster des trucs pour faire énormément de visibilité, tu vois. Donc, c'était facile, tu vois. Et ça, aujourd'hui, c'est plus le cas. Mais, ouais, tu vois, si t'es patron de L'Oréal, je pense qu'il y a toujours une énorme opportunité, quand même, à y aller, parce que t'as une visibilité qui sera naturelle, de facto. T'as quand même 35 millions de personnes qui sont dessus, tu vois. C'est très professionnel. Donc, forcément, aujourd'hui, y a pas d'équivalent, tu vois, en termes de réseau social, capable de parler autant de sujets business, tu vois. Donc même pour moi, pour mon métier, je me dis en vrai, dans les faits, non, je pense que ça va juste évoluer de clientèle peut-être, mais...