- Speaker #0
J'ai compris depuis quelques temps qu'on était un ovni, on ressemble à personne. La boîte est taillée différemment par rapport à tout ce qui se fait sur le marché, je ne connais personne qui est fait comme nous, personne n'aime autant mon équipe que moi, personne ne fait autant de croissance, personne ne se dit leader international, personne n'a 100% de sa boîte, on fait plein de choses originales.
- Speaker #1
Je suis Mathieu Lolland. cofondateur d'un club d'entrepreneurs et créateur de ce podcast. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous partager ma conversation avec Wilfried Granier, fondateur et CEO de Superprof, une plateforme qui permet de trouver un professeur partout dans le monde avec ses 30 millions d'enseignants dans 50 pays. C'est un patron qui m'inspire par sa confiance inébranlable en lui, ses positions tranchées sur le management et son obsession de rendre les gens heureux. Dans cet épisode, on va parler de son contrôle fiscal, d'ambition illimitée, de comment il a créé cette culture d'entreprise unique, de son refus du télétravail ou d'ouvrir son capital, et même de couples libertins. Abonnez-vous sur votre plateforme préférée, et si vous avez apprécié ce moment, mettez 5 sur 5, ça nous aide énormément. Merci beaucoup. Avant ça, une dernière chose, je remercie notre partenaire 108 milliards fondé par Mounia RK. C'est le coaching basé sur les neurosciences qui t'apprend à reprogrammer ton cerveau pour parvenir à tes objectifs. J'en bénéficie depuis 3 mois, c'est absolument ouf. J'ai réussi à reprogrammer totalement mon agenda, à oser y intégrer des moments de pause, à caler les moments importants au bon endroit et aussi à pratiquer la visualisation et le téléchargement de pensée pour être bien plus performant dans mes journées. Je vous invite à les contacter vivement.
- Speaker #0
Clappe première, à poil et sans filet.
- Speaker #1
Ok, magnifique.
- Speaker #0
Donc je suis très content de vous recevoir Mathieu Lolland. Merci. On va commencer par enlever cette chemise déjà, parce qu'on est beaucoup trop habillés.
- Speaker #1
C'est parti.
- Speaker #0
Et on est sans filet. Donc il va falloir me répondre à toutes mes questions. de façon la plus directe et sincère possible.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
pour ou contre ?
- Speaker #1
L'avortement. Pour ou contre ou pour ou contre ? Pour ou contre ou pour ou contre. Ok, écoute, parfait, merci Will de lancer ce podcast de façon la plus spontanée possible. Faudrait que tu racontes d'ailleurs cette histoire incroyable d'achat immobilier. On va en reparler un petit peu plus tard dans le podcast Synthesim.
- Speaker #0
On verra.
- Speaker #1
Donc Wilfried, merci beaucoup d'être là. Un plaisir de te recevoir.
- Speaker #0
Moi aussi, je suis trop content, évidemment.
- Speaker #1
L'homme qui fait un podcast par semaine, il est partout sur la toile. T'en as pas marre ?
- Speaker #0
Ah non, j'adore. Non, non, j'adore. J'adore et surtout à chaque fois les questions, il y a du renouveau, il y a des échanges. Je fais vachement de rencontres. Moi, j'adore rencontrer aussi des gens qui sont souvent des entrepreneurs, des gens extrêmement intéressants. Donc non, moi, j'adore ces exercices. Et puis ça me fait, je ne sais pas, ça me permet aussi de poser tes mots, de poser ta pensée. Donc non, je trouve que c'est un très bon exercice d'introspection. Je ne vais pas chez le psy. Je fais des podcasts.
- Speaker #1
Ok, écoutez l'invité, magnifique. Écoute, la première question que j'ai envie de te poser, mon cher Wilfried, que je pose à tous mes invités, c'est quand la dernière fois que tu t'es senti à poil et sans filet ?
- Speaker #0
Alors là, c'est une excellente question. Je ne crois que ça... Je ne sais pas si c'est vraiment... Ça m'est déjà arrivé parce que depuis que je suis né, j'ai quand même l'impression d'avoir une vie assez heureuse, assez joyeuse.
- Speaker #1
Elle n'est pas facile, moi, chaque fois que tu la dis, je la pose, c'est ça.
- Speaker #0
Effectivement, à un moment, tu te sens démuni. Or, moi, j'ai le sentiment que rien n'est vraiment grave. C'est-à-dire que là, en ce moment, on est en train de subir un contrôle fiscal chez Superprof, par exemple, et potentiellement, on est en train de nous redresser d'un montant stratosphérique qui ferait que la boîte serait complètement morte. Et bien, tu vois, même dans ces moments-là, qui sont quand même des moments extrêmement intenses, et d'ailleurs, plein de gens me disent, mais comment tu fais pour être cool ? Eh bien écoute, c'est pas grave. Moi en fait, si tu veux, j'ai assez de confiance en moi pour me dire que même si demain on perdait Superprof et que c'était pourtant la boîte de mérite et que c'était vraiment un truc qui me coûterait complètement à poil, ayant deux bras, deux jambes et beaucoup d'énergie, je serais capable de refaire encore quelque chose.
- Speaker #1
Putain ! Ok, ça c'est incroyable, je ne m'attendais pas à ça. Donc là, en ce moment, tu as M. Cheval qui est en train d'inspecter l'intégralité des biens, des actifs Superprof, la holding Superimmeuble. Alors il n'y a pas de holding parce que Superprof,
- Speaker #0
c'est vraiment le plus mauvais en fiscalité et en optimisation. C'est-à-dire que vraiment, Superprof est 100% détenu par Wilfrid Granier et cette société détient une société qui fait de l'immobilier à 100%. Et il n'y a pas de holding, il n'y a pas d'optimisation, rien du tout. Donc c'est vraiment très limpide et très fluide. Donc ces deux sociétés sont auditées en fait. Et effectivement, on nous dit qu'on a fait des erreurs de comptabilité depuis la création de Superprof, qu'on a mal fait. Alors là, je me suis retourné vers mes comptables pour leur dire « Mais les amis, pourquoi je vous paye ? » Et donc, comme on aurait fait des erreurs, du coup, on est rattrapé de nos erreurs, ce qui est normal, ce qui est bien, ce qui est même assez sain. D'ailleurs, moi, j'accueille à chaque fois les contrôles fiscaux. On en a eu un en 2018 et en 2024. À chaque fois, j'accueille ça avec beaucoup d'intérêt en me disant « Si on a fait une erreur, autant la corriger pour que le prochain coup, comme on grossit beaucoup, qu'on ne répercute pas les erreurs. » Et bien là, on nous dit, effectivement, vous avez fait des belles erreurs. Et donc, le redressement total s'élève effectivement assez... est assez important.
- Speaker #1
D'accord. Donc c'est en millions d'euros. Potentiellement,
- Speaker #0
peut-être qu'on ne s'était pas trompé non plus. On est en débat. Je ne suis pas non plus... ce n'est pas finalisé.
- Speaker #1
Parce que là, comme tu as déjà eu des contrôles fiscaux précédemment, les mecs ont dit tout va bien. Et là, d'un coup, il y en a un autre qui revient. Il se dit en fait non, pas du tout. On s'est planté. C'est incroyable.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, c'est le point que j'ai souligné aux deux inspectrices qui étaient là. J'ai dit écoute, en 2018, avec le même système, la même comptabilité, le même cabinet, le même logiciel. On nous a fait un contrôle qui s'est bien passé, on a eu un redressement à zéro et aujourd'hui vous dites que tout était mauvais et qu'il faut... C'est terrible.
- Speaker #1
Et ça se passe comment un contrôle fiscal ? Raconte-nous un peu parce que c'est vrai qu'on a vraiment l'image du nez de con avec M. Cheval. Mais il se passe quoi ? C'est les mecs qui viennent faire fouille ? Non mais c'est sain en fait.
- Speaker #0
Le contrôle fiscal c'est une activité faite par l'État comme tout le monde le sait et qui est même assez sain. Du coup c'est la vie de l'entreprise, c'est la partie de la vie de l'entreprise. Quand tu es à une entreprise, tous les 4-5 ans... Des gens viennent et viennent auditer si tu paies bien tes impôts, en gros, c'est ça, c'est tout bête. Et a priori, nous, on a commissaire aux comptes, comptable, et tout un système de gestion qui est quand même super carré. En plus, on n'a pas de cash, tout tombe sur des comptes bancaires, enfin c'est très simple, notre compte à vie est très simple. Et donc on est contrôlé pour voir effectivement si on déclare tout bien.
- Speaker #1
En fait, ils te demandent des documents, c'est ça en gros ? Ils te demandent tout, en fait, ils regardent. Ils viennent dans les bureaux ou pas ? Bien sûr Ah ils viennent dans les bureaux Donc t'es un mec en costard cravate Avec sa petite attachée caisse Alors en l'occurrence A chaque fois c'était des femmes
- Speaker #0
Là elles sont deux Mais elles sont charmantes Ça se passe assez bien On les accueille On se boit un café Non mais c'est cool Moi j'essaie d'en faire un bon moment C'est un moment
- Speaker #1
Ça fait partie de la vie d'une entreprise Ouais Ok Voilà Mais c'est vrai que c'est ça que j'admire chez toi C'est ta capacité À ce que les choses te coulent dessus On a l'impression que l'échec, la réussite, tout va bien se passer.
- Speaker #0
L'échec c'est toujours pareil, c'est un point de vue. J'ai raté des millions de trucs évidemment, j'ai déjà monté des bottes qui ne marchaient pas, j'ai voulu faire des acquisitions qui ont raté, j'ai raté mille choses. Mais en fait, soit tu dis que c'est un échec et dans ce cas-là c'est un poids sur toi. sur ta respiration et que c'est compliqué à vivre. Ou soit tu te dis, j'ai appris plein de trucs et le prochain coup, je ne ferai pas l'erreur. Tu vois ce que je veux dire ? C'est un point de vue, l'échec. Donc moi, je ne suis pas d'accord avec toi. Et puis après, c'est vrai que je ne sais pas, je suis construit comme ça. Ma maman, elle était très gentille. Elle m'a construit avec une mémoire de poisson rouge qui fait que tous les matins, moi, je me réveille, je suis quand même super content, super joyeux. J'ai un peu oublié les problèmes de la veille. Et j'arrive le matin avec la banane. Voilà. dans ce studio qui était quand même à nos endroits improbables. Mais on garde le système.
- Speaker #1
C'est cocooning, moi j'adore. C'est juste que la façade, on avait l'impression d'arriver en prison un peu. Mais après, une fois qu'on est dedans, on est bien. Mais alors du coup, c'est quoi ton dernier échec ? Ce que tu considères peut-être comme un échec, c'est quoi ?
- Speaker #0
Alors justement, comme je te dis, c'est difficile pour moi de dire que c'est des échecs, parce qu'encore une fois, j'ai appris plein de choses. Non, alors je dirais que les dernières choses que j'ai ratées, alors j'en ai raté mille, mais... Un truc dont je me rappelle qui m'a vraiment marqué, c'était une acquisition que j'ai voulu faire. Et je ne l'ai pas eu, du coup c'est mon concurrent qui l'a racheté. Or d'habitude je ne rate pas les acquisitions, déjà parce que j'essaie de faire un trépote avec la personne qui me vend. déjà comme ça on passe des bons moments donc il a plutôt envie de me le vendre 2 je surpaye les boîtes que je rachète je ne me pose pas trop de questions je paye beaucoup plus comme ça ils sont sûrs de me vendre et malgré ça si tu veux j'ai raté cette vente enfin cet achat, cette acquisition parce que je Je suis allé un peu trop brutalement justement, en étant un peu trop sûr de moi, tu vois. Comme ils ne comprenaient pas que j'étais sympa, j'ai l'impression qu'ils ne comprenaient pas, et qu'ils ne comprenaient pas que je disais un bon prix, à un moment, j'ai un peu cassé la relation. C'est-à-dire que j'ai dit, écoute, si ce n'est pas content, c'est comme ça, c'est à prendre ou à laisser. J'ai fait cette erreur de débutant, de rompre l'élastique. Et après, en discutant avec des gens qui sont spécialisés dans les acquisitions, ils disent, il ne faut jamais rompre l'élastique. C'est-à-dire qu'une négociation, même si tu n'es pas d'accord, il faut tendre l'élastique. tu le détends mais tu le casses jamais. Et là c'est vrai que j'ai fait l'erreur de dire écoute, ça a passé ou ça casse. Exactement parce que au bout d'un moment ça me gonflait, c'est pareil. Et donc voilà, j'ai raté, c'est parti chez mon concurrent. Bon aujourd'hui on essaie de racheter du coup le concurrent parce que... Mais voilà parce que je...
- Speaker #1
Pour moi c'est un petit peu le Gengis Khan moderne. C'est le gars qui dévale sur la Chine.
- Speaker #0
Parce qu'en effet tu es en train de lancer la chine.
- Speaker #1
qui est père d'un cinquième des enfants sur Terre. Je ne sais pas si c'est ton cas ou si ce sera ton cas, mais en tout cas... Parce que pour l'instant, on en a un d'enfant. On l'embrasse. Mais c'est vrai que c'est... Il reste... C'est ça que je me suis dit en regardant tes chiffres. Là, vous êtes à quoi ? 60 millions de chiffres d'affaires. Cette année, oui. On parle de 9 millions de profs. Il reste 30 millions de profs. Il reste quoi, tu vois ?
- Speaker #0
Mais tu plaisantes ou quoi ? Va aux Etats-Unis. aux États-Unis, il y a encore des leaders qui sont... énormes. Il y a une boîte qui fait 200 millions de chiffres d'affaires qui s'appelle Wysant et que je rêve de racheter. Combien tu dis ? 200 millions. Mais c'est le marché US. Le marché US, il est monstrueux. C'est les leaders. Ils ont levé des dizaines de millions d'euros. Et ça, c'est des acquisitions qu'on pourrait encore faire. Et il y en a d'autres. C'est pas les seuls. En ce moment, je suis en train d'essayer de racheter... Des sociétés de cours particuliers comme ça, un peu dans tous les pays exotiques, donc en Pologne, en Ukraine, j'essaye, j'essaye. Non, je n'ai pas encore tout racheté, je n'ai pas finalisé vraiment d'être partout dans tous les pays du monde. C'est un de nos objectifs, étant donné que la pédagogie, la transmission de connaissances, le partage, le mentorat, le disciple et compagnie, c'est un truc universel, donc il faut que ce soit dans tous les pays du monde. Eh bien voilà, on n'a pas fini, on est dans 54 pays aujourd'hui, il nous en manque encore une centaine. Et puis on n'est pas leader partout sur tous les marchés. En France, vous êtes 80% du marché. En Europe, on est largement leader. On a la plus grosse communauté de professeurs au monde. Ça, il n'y a pas de débat. Mais il y a quelques petites poches de résistance. C'est ça. C'est pour ça que je suis encore excité le matin.
- Speaker #1
Il va bien rester un irréductible Gaulois qui va te faire chier jusqu'au bout. Mais où est-il ?
- Speaker #0
Mais non. Mais il n'y a pas que moi qui suis comme ça. C'est-à-dire qu'on est tous comme ça. toute l'équipe, on a envie effectivement de... On a trouvé un truc qui marche bien pour les profs et les élèves. Vraiment, ça rend heureux les profs, ça rend heureux les élèves, si tu veux. Notre système, il est cool, il permet d'accéder aux profs au plus grand nombre, c'est pas cher, les profs, ils travaillent en direct avec les élèves. Enfin, tu vois, le truc est intelligent. On a fourni un professeur à plus de 100 millions d'élèves depuis la création de Superprof. Donc, on a un truc chouette, tu vois. Et donc, on a envie d'évangéliser, on a envie que tout le monde sur Terre ait accès à la meilleure façon d'apprendre, en fait. C'est un peu notre mission, donc c'est pas une question de conquête. En fait, c'est plutôt une question de, ouais, je sais pas, c'est notre mission, tu vois.
- Speaker #1
Une question qui me vient quand même, c'est, tu vois, d'où te vient... Il faut que tu te recules à part, parce que tu sois plus beau. Nous, on dit tout à la caméra, c'est à poil et sans filet. Donc, d'où te vient cette obsession pour l'hypercroissance ? Et la question qui est associée, qui m'est venue, c'est, je me suis dit, mais quand est-ce que tu sauras que tu as réussi ?
- Speaker #0
Ah bah, jamais déjà, premier point. La réussite, c'est déjà très personnel. La réussite, ça dépend pas du tout de ma boîte, de mon bonheur personnel. Déjà, je dirais, c'est ça, que tu réussis à être heureux. Le reste, la réussite, ça vient, ça passe, ça s'en va, tu vois. Donc, non.
- Speaker #1
C'est quoi ta définition, juste ?
- Speaker #0
Non, d'être heureux. Réussir,
- Speaker #1
c'est être heureux. Ouais,
- Speaker #0
c'est tout, point. La réussite, c'est dire... Donc, non, je ne considère pas du tout que Superprof, c'est une réussite pour le moment, tu vois. Puis d'abord, c'est pas fini. Et pourquoi l'hypercroissance, en fait ? L'hypercroissance, c'est parce que moi, j'ai besoin d'apprendre déjà. Et l'hypercroissance, ça te fait réapprendre tout ce que tu as fait, tout ce que tu remets constamment sur l'ouvrage, ce que tu as fait l'année dernière, tu le refais, tu apprends, tu apprends. Moi, j'ai besoin d'être stimulé intellectuellement, c'est-à-dire d'arriver le matin. Moi, j'ai besoin de deux choses, Mathieu, quand je vais quelque part le matin, et principalement je vais au bureau, enfin, je vais toujours au bureau. Un, retrouver mes potes. Deux, apprendre des nouvelles choses. Moi, les métiers où on fait tout le temps la même chose, ce n'est pas pour moi. Je ne sais pas faire, je m'ennuie très vite. Donc, j'ai besoin de les stimuler. Donc, l'hypercroissance, c'est génial. En plus, l'hypercroissance, ça te fait rêver plus grand. C'est-à-dire que si on te donne 100 euros, tu vas rêver avec 100 euros. Si on te donne 1000 euros, tu vas rêver avec 1000. Et ainsi de suite. Donc, plus tu as de sous, plus tu grossis, plus tu rêves grand. Moi, j'ai pu attaquer les États-Unis, j'ai pu attaquer la Chine parce qu'effectivement, on avait les moyens financiers. Au début, moi, j'étais franco-français. J'attaquais rien du tout. Donc, j'ai pu rêver plus grand. Et puis, l'hypercroissance résout tous tes problèmes. C'est-à-dire que tes problèmes d'aujourd'hui, demain, si tu gagnes trois fois ce que tu gagnais aujourd'hui, tes problèmes d'aujourd'hui sont petits. Oui,
- Speaker #1
tes équipes sont embarquées sur le long terme. Oui,
- Speaker #0
et puis parce que tu as besoin de recruter, par exemple. Tu as un problème, tu as besoin de recruter un talent où sans argent, tu n'y arrives pas. Puis après, si tu te dis, tiens, si dans quelques semaines, quelques mois, j'aurai cet argent, tu vois, d'un seul coup, tu peux le recruter. Merci. L'hypercroissance, c'est ça, c'est intellectuellement satisfaisant, ça guérit tous tes problèmes et puis ça fait rêver grand.
- Speaker #1
Tu vois, il y a plein d'entrepreneurs, je trouve, et je n'ai pas l'impression que ce soit ton cas, mais tu vas me dire, qui fonctionne, je trouve, par l'insatisfaction permanente ? C'est pour ça que je t'ai posé cette question. J'ai l'impression que des fois, des patrons que je vois, je leur dis, mais les gars, c'est bon, tu peux être fier de toi. Pas besoin de te mettre, parce qu'ils sont un rapport douloureux à leur entreprise. Ils sont là, ils triment le matin, il faut qu'ils suent des larmes, pour se dire, OK, c'est bon, j'ai réussi quelque chose. C'est ton cas, toi, où tu arrives à être satisfait, à avoir de la gratitude ? Parce que parfois, je me dis, si tu n'as plus ce désir de revanche, ou ce désir de tout casser, tu n'as plus envie de progresser.
- Speaker #0
Alors moi, je travaille avec amour qu'avec haine ou revanche. Tu vois ce que je veux dire ? Je n'ai pas de revanche à... Encore une fois, les deux trucs qui me font lever le matin et qui me rendent joyeux, c'est de retrouver mes potes. Vraiment, j'ai besoin de retrouver un univers de joie avec mes collègues, mes collaborateurs que j'adore. Vraiment, je suis profondément attaché à mes équipes. J'aime profondément mon équipe.
- Speaker #1
Vous êtes 200, c'est ça aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, on est un peu plus de 200. Donc j'aime mon équipe. Je crois qu'ils m'aiment bien. En tout cas, ils ne me trouvent pas trop... Enfin, ils m'aiment bien, je pense. Et donc non, travailler dans la haine, en disant il faut que je me fasse du mal, non, moi je me fais du bien, je rêve grand, je ne mets aucune limite, je suis dans la joie plutôt, après si d'autres ont besoin de labeur, de trimé, après c'est peut-être une éducation particulière.
- Speaker #1
C'est ça ce que je veux dire, ça devient doux, t'as eu quoi comme enfance ? T'es ressemblé à quoi quand t'étais petit ?
- Speaker #0
Comme mon fils, je suis la copie conforme de mon fils. C'est trop marrant, je vois ce qu'il fait, on dirait moi, c'est trop marrant, c'est trop mignon. Et je me dis, putain, mon papa, il a dû être vraiment gentil, il était vraiment très gentil, parce que mon fils est adorable, mais il est beaucoup, il est très énergique, il parle beaucoup, il répond beaucoup, il n'écoute rien, donc voilà, c'est intéressant. Quel âge il a ? 6 ans.
- Speaker #1
6 ans.
- Speaker #0
Il a eu 6 ans le 6 décembre. Au limpe. Au limpe, oui. Ma plus grande passion avec Superprof. Et donc, non, j'ai une enfance très heureuse, moi j'ai une maman solaire. qui m'a éduqué. J'étais dans l'amour de mes parents. Mes parents, je les ai vus très amoureux. Ils ont fini par divorcer, c'est comme statistiquement tout le monde. Mais non, j'ai eu une enfance très heureuse. Je n'étais pas trop mauvais en classe. J'avais des copains. J'étais très sportif. J'adore le judo. J'ai fait du judo toute ma vie. J'adore la compétition, le combat. J'adore.
- Speaker #1
Le fait du judo, je ne savais pas. Bien sûr. Tu étais quoi, ceinture quoi ?
- Speaker #0
Jusqu'à ceinture marron.
- Speaker #1
Ah marron quand même, juste avant la noire. Pas mal. Moi j'ai détesté le judo parce que ça puait. Sur le tatami, ça sentait les pieds, ça me dégoûtait à chaque fois. J'avais l'impression de manger des bouts de ronde. Parce que tu tombais beaucoup. Tu tombes tout le temps de toute façon.
- Speaker #0
Tu peux essayer de faire tomber,
- Speaker #1
mais quand même, tu vas finir par tomber.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Les dojos, le tatami. Oui, voilà, ça sent l'homme.
- Speaker #1
Ça sent le pied, surtout. Le pied d'homme.
- Speaker #0
Non, bref, enfance très heureuse. Ou ça, d'ailleurs. T'as vécu où, toi ? 78.
- Speaker #1
78 ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai une maman mère au foyer, un papa enseignant, et un frère et une sœur, mes meilleurs amis. Voilà, la joie. Et par contre, toujours, effectivement, depuis que je suis né, l'envie... de monter une boîte. Si tu veux, pour me faire vibrer...
- Speaker #1
Quand tu étais petit, tu te disais je veux monter une boîte, je veux être entrepreneur.
- Speaker #0
J'avais pas le mot entrepreneur, je voulais monter une boîte. C'est ce terme-là, tu vois. Parce que ça me faisait rêver, je rêvais ce truc-là. En fait, je ne connaissais aucun entrepreneur. Donc pour moi, monter une boîte, c'était vraiment... J'imaginais un mec qui partait avec son bateau, qui montait un équipage, et qui partait à l'aventure. Alors l'aventure, l'équipage, et le fait d'être autonome financièrement, et d'aller chercher son trésor, c'était ça pour moi l'entrepreneur. Alors... parce que je le fantasmais, tu vois, parce que je connaissais aucun entrepreneur. Mon père est enseignant, ma mère est mère au foyer, comme je disais. Donc, personne n'est entrepreneur. Mais donc, ça me faisait rêver. Voilà.
- Speaker #1
Incroyable. Et tu avais quoi comme rôle modèle ? Tu avais bien des gars, tu vois. Non. Parce que moi, mon rôle modèle, c'était Roger Federer, mais j'ai vite compris que ça allait être compliqué d'aller à l'ATP. Donc, tu vois, c'est quoi ? Comment tu en as eu envie ?
- Speaker #0
Non, je n'avais pas vraiment de rôle modèle. D'ailleurs, je n'en ai pas trop aujourd'hui de rôle modèle. Non, il y a plein de gens que j'aime bien, tu vois, Xavier Niel, Elon Musk, c'est des gens quand même qui sont incroyables et admirables. Mais non, c'était, je ne voyais personne, mais c'était vraiment l'idée, encore une fois, de fabriquer son équipage, fabriquer sa team. Créer ton monde, le monde où tu te sens, où tu t'éclates. Et puis partir, changer de dimension, chercher un trésor, essayer de sortir de son univers de confortabilité ou un truc comme ça. Et puis partir avec des potes quoi.
- Speaker #1
Et quand t'étais jeune, t'étais plutôt le joyeux luron, le mec qui faisait marrer la classe, t'étais le leader, t'étais comment ? Non,
- Speaker #0
j'étais plutôt le bouc émissaire, c'est pas vraiment ça. En fait, je me rappelle que toute ma primaire, je l'ai passé, il y avait une bande, la bande et moi tout seul. Et j'étais toujours en train de me bastonner contre l'autre chef de la bande, mais j'étais un peu tout seul dans mon coin. Ah oui ? Par contre, évidemment, je suis très joyeux. Mais ouais, j'étais plutôt en... En fait, j'étais plus en opposition. Plutôt qu'en me disant, tiens, je vais être leader d'un truc, quoi. Je ne sais pas comment t'expliquer. Je n'aime pas le conformisme. J'aime bien inventer un monde qui est le mien.
- Speaker #1
Tu étais un peu le gars hyper créatif, un peu original. Et du coup, les autres, quand tu es au collège, de toute façon, ils ne comprennent pas. Ils te trouvent différent. Donc, vous avez envie de te taper le choc.
- Speaker #0
C'est très impertinent, quoi. J'étais vraiment celui qui avait les plus mauvaises notes en discipline.
- Speaker #1
Mais de loin.
- Speaker #0
Il y avait des notes de discipline Moi j'avais des notes de discipline sur 10 J'ai vu ça moi J'avais des notes de discipline 2 sur 10 Et je me rappelle la plus mauvaise C'était une jeune femme Elle avait 4 sur 10 Elle a fait beaucoup de conneries Et moi j'avais moins Mais je ne me rendais pas compte Je me rappelle que cette jeune fille Elle n'est vraiment pas sage Elle est tendre à 2 fois plus que moi
- Speaker #1
Tu te rappelles de quoi par exemple ?
- Speaker #0
Je répondais au professeur ça. En fait, je répondais. Je répondais, je n'écoutais rien. Après, je n'étais pas mauvais en cours, donc c'est ça qui me sauvait. Moi, je n'ai aucune difficulté. Mais je n'écoutais pas, puis je faisais toutes les conneries possibles et inimaginables. Faire péter des pétards dans la cour, des trucs de gamins, mais des conneries, des gentilles conneries. Pas des méchantes.
- Speaker #1
Mais tu penses que tu as eu envie de créer ton monde lié à ça, justement, le fait que tu étais un peu à l'écart de la bande et que tu t'es dit, putain, je veux créer le monde qui me ressemble. où les gars ils sont
- Speaker #0
Moi j'aime bien l'idée de créer un monde Entouré d'amour, de gentillesse, de bienveillance Que les gens changent de dimension Que les gens s'enrichissent Un monde juste Un truc comme ça C'est ça que j'essaie de recréer avec Superprof D'ailleurs c'est pour ça qu'on crée nos bureaux On monte nos bureaux On crée une ambiance Et puis le monde Je veux créer un monde de bisounours C'est ça que j'essaie de créer Mais c'est pareil et quand on... On part en vacances, tout ça. J'essaie toujours de mettre les gens dans des conditions hyper bonnes. Et puis, j'essaie d'être extrêmement généreux. Je dépense sans compter pour mes amis. Vraiment, c'est mon argent. Le seul truc qui est intéressant, c'est d'en avoir pour le dépenser pour les autres. Vraiment, c'est... Pour ma famille, mes amis, mes collaborateurs. Je paye extrêmement bien les gens aussi, pareil. Tu vois, ce que je veux dire, c'est que je veux rendre heureux les gens, enfin, ceux qui m'entourent, mais juste les gens qui m'entourent. Je n'ai aucune veilléité en me disant, tiens, je vais pouvoir gérer une mairie ou un truc politique ou un truc à grande échelle. C'est trop compliqué pour moi, je n'y arriverai pas, ça ne m'intéresse pas du tout. Puis c'est trop politique et compagnie. Moi, ce que je veux, c'est juste, voilà, rendre heureux les 10 personnes de ma famille autour de moi et mes 200 collaborateurs, point.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
créer ton petit monde autour de toi c'est une bulle contre le monde autour de moi mais en tout cas je veux pas du tout être au centre tu crées un monde où tu essaies de rendre le joueur je veux que toutes les personnes qui me côtoient passent du bon temps c'est
- Speaker #1
fou toi t'as des frères et soeurs ? un petit frère et une petite soeur vous êtes paris en personnalité ou pas du tout ?
- Speaker #0
tu serais extrêmement étonné si tu l'encontrais non on est très différents
- Speaker #1
Très très différent.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te fait rire ? Tu veux qu'on parle ? Non mais mon frère et ma soeur sont inaptes au travail déjà. Ils ne travaillent pas. Pour des raisons particulières, ma soeur elle a un trouble qui fait qu'elle a du mal à travailler. D'accord. Et mon frère, je pense qu'il a un côté social, qu'il a du mal à travailler. Donc mon frère et ma soeur ne travaillent pas trop. Enfin, pas du tout,
- Speaker #1
même.
- Speaker #0
Donc, voilà, ça, c'est rigolo. Par rapport à moi, est-ce que...
- Speaker #1
Ah bah, c'est Will.
- Speaker #0
Et, non, ils sont... Ils vivent très modestement. Ils sont cool. Ils sont cool.
- Speaker #1
Donc, toi, t'es le seul entrepreneur de la famille, quoi. T'es le seul gars qui fait tout ça, quoi. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Ouais, ouais. Oui, oui.
- Speaker #1
Mais, en fait, c'est pas mal, parce que j'ai l'impression qu'aussi, tu sais, on a toujours tendance à être bloqué par des modèles, par exemple. Il y a plein de... d'entrepreneurs, j'ai des potes comme ça, ils ont des pères notamment qui sont des grands patrons, des grands entrepreneurs. Et du coup, eux-mêmes, ils sont hyper bloqués par cette image qui est royale, impossible à dépasser. Je sais, je sais. Comme toi, peut-être que tu n'as pas eu ça.
- Speaker #0
Alors moi, j'ai eu énormément de chance.
- Speaker #1
Je te dis, allez, boum, en fait, je n'ai pas de modèle, pas de stress.
- Speaker #0
Alors, moi, j'ai eu beaucoup de chance déjà parce que j'ai des parents très aimants. Et vraiment, j'ai eu beaucoup de chance. Et mes parents sont incroyables. Et effectivement, mon père est enseignant. On n'est pas du tout sur le même... On n'est pas en compétition sur le fait de... Tiens, il a monté des boîtes, moi aussi, on est sur le même truc. C'est ça qui est compliqué. Et également, mes parents sont très modestes. Moi, je viens d'une famille très modeste. Donc très rapidement, effectivement, j'ai réussi à gagner mieux ma vie et donc à sortir un peu de mon univers d'enfance et faire mieux. Donc ça, c'est beaucoup plus simple. Effectivement, je sais qu'aujourd'hui, j'aurais eu un papa, quand t'as un papa qui est extrêmement riche, qui a monté plein de trucs, qui a fait mille choses, ça te fait une pression psychologique hyper dure parce qu'effectivement, t'es toujours vu comme moins bien. Mais tu vois,
- Speaker #1
tu vis pas ça comme une revanche, c'est marrant. Parce que tu vois, je parlais avec Guillaume Moubech de l'Empire qui me disait, t'as moi quand même, j'ai eu envie de tout pester parce que je trouvais ça injuste que mon rep, il y avait des gens qui venaient le chercher en justice pour des trois clopinettes alors que lui, il était artiste, il avait pas trop de moyens et tout. Il lui a dit, ça m'a fait chier toute mon enfance, j'étais à la goutte dehors, j'avais qu'une envie, c'était de prouver au monde que je pouvais gagner de l'argent, que je pouvais devenir important, etc.
- Speaker #0
Ah non, pas du tout quoi. Pas du tout, c'est une question. Déjà, pour prouver aux autres que non, déjà pour vivre heureux et en caché, moi je n'étale pas du tout mes revenus. Moi je ne veux pas gagner d'argent, je suis assez riche déjà. Je veux que la boîte gagne de l'argent, rêver, que ce soit un véhicule qui me permette de rêver, mais personnellement je ne veux pas être trop riche. Parce que j'ai pas envie de me déconnecter de mes collaborateurs, j'ai pas envie de me déconnecter de trop de mes amis. Toi genre,
- Speaker #1
voilà. Mais c'est quoi trop riche pour toi ?
- Speaker #0
Parce que quand même,
- Speaker #1
par rapport à la moyenne des gens, je pense que t'es quand même beaucoup plus riche.
- Speaker #0
Non mais gagner un salaire correct par exemple. Voilà, je gagne un salaire correct, qui est pas complètement stratosphérique et déconnecté de mes collaborateurs. Non mais tu vois, pas faire des trucs de fou. Et surtout, avoir de l'argent, il faut le gérer. En fait, je te dis ça parce que moi, j'ai vendu ma première boîte. J'ai eu l'expérience d'avoir un moment des sous.
- Speaker #1
Tu avais vendu combien la première boîte ?
- Speaker #0
6 millions.
- Speaker #1
6 millions ? Ouais.
- Speaker #0
Et donc, j'ai eu ce moment, déjà, où je t'ai dépossédé de ta boîte. Je n'aurais jamais dû la vendre, en fait. Enfin, je n'aurais jamais dû la vendre. C'est pas tout à fait vrai, parce que ça m'a appris énormément de choses. Du coup, j'ai appris ce que c'était que d'avoir de l'argent. Déjà, c'est vrai que j'ai eu mon premier million, j'avais 28 ans, donc ça c'était là pour le coup une vraie revanche. Là, à 28 ans, je me disais, c'est incroyable. Je suis millionnaire à 28 ans, j'étais super fier de moi. Mais ça c'est à 28 ans, maintenant je suis beaucoup plus vieux. Et d'être dépossédé de sa boîte aussi. D'être dépossédé c'est dur en fait.
- Speaker #1
Dépossédé parce que quand tu la vends, tu la plus,
- Speaker #0
elle pue à toi. Avant, moi j'ai monté cette boîte, j'adorais, j'avais monté ça avec une bande de potes et compagnie.
- Speaker #1
C'était quoi la boîte ?
- Speaker #0
Une boîte qui s'appelait KP Media, dans la publicité sur internet, je l'ai vendue à Adverline. D'accord. Donc voilà, c'était un moment particulier. Et pourquoi ça m'a appris plein de choses ? C'est que du coup après j'ai eu aussi envie de monter des boîtes que je garderai toute ma vie. Après j'ai monté une boîte dans l'immobilier que j'ai toujours, parce que l'immobilier c'est mon hobby, donc j'adore. Je trouve qu'il n'y a rien de mieux qu'investir dans la pierre, c'est quand même trop beau. Donc voilà, j'ai monté une boîte dans l'immobilier que j'ai toujours et après boîte de mes rêves super prof. Des boîtes que je garderai toute ma vie.
- Speaker #1
Tu te dis de toute façon...
- Speaker #0
Parce que je n'ai pas ce fantasme de dire... Il y a plein de gens d'ailleurs dans le club bootstrap, c'est marrant. qui ont envie de vendre uniquement pour être riches. Uniquement pour dire, j'ai vendu, j'ai fait la culbute, ça y est, je me suis...
- Speaker #1
Ou pour se dire qu'ils ont réussi. Ouais. Je pense que c'est un peu le symbole. J'ai fait mon exit, j'ai réussi, en tant qu'entrepreneur. Ils sont en déprime parfois.
- Speaker #0
Tous. Tu ne peux pas faire autrement. Et en plus, tu ne peux pas tellement te plaindre parce que tu viens de toucher 10 millions. Donc tu as du mal à te plaindre avec tes potes en disant, putain, je suis malheureux.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Parce que tu es super riche. Et donc ça pour dire que voilà, j'ai eu cette expérience à 28 ans et voilà, après c'est ça qui m'a aussi construit. Et donc non, je ne veux pas être trop riche, suffisamment. J'ai vendu ma première boîte, j'ai fait mon exit, c'est très bien et maintenant voilà, je suis sur une courbe.
- Speaker #1
Toi ce qui te fait kiffer c'est d'avoir un très bel appart, de faire des expériences, de faire kiffer tes potes.
- Speaker #0
Alors ce qui me fait kiffer c'est de passer un maximum de temps avec mon fils, déjà ça c'est ce qui me fait kiffer. Et de jouer avec ma boîte, oui c'est ça, c'est le plus beau des jouets, chaque jour. Chaque année, j'ai de nouveaux boutons supplémentaires, de nouvelles options et de nouvelles manettes. C'est ça. J'adore ma boîte. J'adore mes collaborateurs. J'adore ma vie. Je suis très heureux. Je suis trop content. Non, tout va bien.
- Speaker #1
Je te propose, on va passer à des petites questions un peu piquantes de Tu préfères. Tu connais le jeu du Tu préfères, non ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu préfères Les bras en mousse Oui c'est ça Perdre Non enfin bref J'en ai que qui viennent Qui sont un peu dégueulasses Donc je vais pas les donner A la caméra Il faut enlever un vêtement A chaque fois On préfère quelque chose Tu peux Allez on commence
- Speaker #0
Non c'est joker C'est quand tu dis Ah non je préfère Ah si tu réponds pas Excusez-moi honnêtement C'est ça qu'il faut dire Allez t'as raison Fais ça Oui c'est ça Le bon jeu c'est Tu préfères des trucs incroyables Et comme le mec est mal à l'aise De répondre Il dit Je préfère enlever un vêtement Tchao tchai ! Ça, ça serait un bon truc à faire pour les prochains.
- Speaker #1
Tiens, je commence par un qui est crade. Au pire, on coupera la caméra. Tu préfères coucher avec un mouton et personne ne le sait ou ne pas l'avoir fait mais que tout le monde le croit ?
- Speaker #0
à ne pas l'avoir fait.
- Speaker #1
Quand même, oui. Il y a quelques personnes qui répondent, qui préfèrent que les gens... Le mouton, mais les gens ne le pensent pas. C'est génial. Ok, bon, on va essayer un test pour voir si c'est quelqu'un de normal. Il est sain, il est ok, on le valide, parfait.
- Speaker #0
Je peux quand même manger un vêtement ?
- Speaker #1
Ok, alors ensuite. Est-ce que tu préfères doubler le chiffre d'affaires de Superprof en sacrifiant ton équilibre de vie ? ou maintenir ton équilibre de vie en prenant le risque de stagner ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr, évidemment, mon bonheur personnel passe avant tout.
- Speaker #1
Donc tu pourrais stagner, tu pourrais arrêter ton jouet à la machine ?
- Speaker #0
Bien sûr, mon bonheur personnel, c'est ma top priorité. J'optimise tous les jours. Mon bonheur personnel. En ayant un super fils, une super copine, une super boîte, des super potes, des belles rencontres que je fais. J'optimise constamment. Si je ne fais pas de croissance, une année, je ferai le triple l'année d'après. C'est ce que je dis.
- Speaker #1
Je me demandais ce que tu allais répondre. Tu préfères être perçu comme un leader inspirant, mais que personne n'ose te contredire. Ou alors un leader clivant qui provoque le débat. Notamment, d'ailleurs, je pensais au télétravail que vous avez décidé de supprimer, qui est une décision assez, tu vois, contre-intuitive en ce moment, on va dire. Donc voilà. C'est quoi ta décision ? Alors attends. Le télétravail.
- Speaker #0
Attention, il ne faut pas me chauffer avec le... le télétravail. Non, le télétravail, c'est pas contre-intuitif. En fait, c'est dans l'air du temps, tout le monde le fait, mais demande à n'importe quelle personne de plus de 35-40 ans qui a déjà travaillé, de te dire le télétravail, c'est une aberration. En fait, le télétravail a été inventé pendant le Covid, parce qu'on n'avait pas le choix. Moi, ce que j'ai fait, j'ai fait back before Covid, en fait, en arrêtant le télétravail, mais en gardant la flexibilité qu'on avait. Si tu veux, avant le Covid, il y avait du télétravail chez Superprof. Notamment, on a beaucoup d'étrangers qui partaient à l'étranger pendant les vacances. souvent, ils complétaient par une semaine en plus de télétravail. C'était comme ça depuis la nuit des temps. On n'avait même pas le mot télétravail. On disait, tu feras du home office. Covid arrive, on nous dit, il faut faire deux jours de télétravail par semaine. Presque, il faut s'imposer. Avec des gens qui veulent, des gens qui ne veulent pas. Donc, à un moment, on a dit, on va réduire, Et puis, à un moment, on a dit, on a acheté des super bureaux, on est tous ensemble, on arrête le télétravail. Moi, je ne viens pas bosser au 4-5ème. Il se passe tellement de choses, en fait, quand tu vas au bureau, quand tu rencontres les gens, quand tu discutes avec eux. Le boulot. c'est pas d'être seul chez soi devant son tableau Excel. Oui, t'es peut-être plus performant parce que t'es tout seul. Non, le boulot, c'est d'aller communier et de communiquer avec toute l'équipe et de partager tout ce que tu veux. C'est ça le boulot. Donc le boulot, ça se passe au bureau. Voilà. Pour implanter le télétravail. Et ça s'est très bien passé.
- Speaker #1
T'as eu quoi comme réaction quand tu l'as supprimé ? T'as des gens qui sont partis ? Zéro.
- Speaker #0
Mais on ne peut pas partir de Superprof. Superprof, c'est la meilleure botte du monde. C'est génial. Non mais vraiment, c'est... Alors, ce n'est pas tout à fait vrai parce qu'on a eu quand même quelques turnover. On a eu quelques échecs, c'est obligé. On a eu des départs, bien sûr. C'est arrivé notamment après le Covid. Mais ce que je veux dire, c'est que non, il n'y a aucun départ à cause de l'annonce du télétravail. Ça fait deux ans que j'annonce que le télétravail est réduit, réduit, réduit chaque année. Donc c'était pas un... une nouveauté. Puis surtout, j'ai rappelé flexibilité. C'est-à-dire que le télétravail, aujourd'hui, tu peux demander du télétravail à ton manager. Tu as besoin, par exemple, de rester chez toi pour garder ton enfant, parce que tu as une livraison, machin. Tu as un besoin particulier, tu demandes à ton manager, tiens, je peux rester. Ton manager, il te donne ta journée de télétravail. Il n'y a pas de sujet. En fait, c'est juste, j'ai arrêté le télétravail systématique de un jour, deux jours par semaine. C'est tout. Et en fait, tout le monde devrait faire ça. Personne n'a le courage de le faire parce que tout le monde a peur de ses collaborateurs. J'ai discuté avec un... Un mec du Bootstrap qui est absolument génial, je ne vais pas le citer, mais c'est un mec qui a monté une super boîte, qui est très gentil, il a le cœur sur la main et tout. Moi, il m'a dit, le télétravail, ça a failli tuer ma boîte. Parce qu'après Covid, en fait, la plupart de ses collaborateurs, lui tous les matins, il allait bosser, il a retrouvé ses potes, très content. Le télétravail, le Covid arrive, bon, tout le monde dans le télétravail, tout le monde est chef. Après le télétravail, enfin, après le Covid, on peut retourner bosser, il retourne bosser, putain, il n'y a plus personne dans sa boîte. parce qu'ils ont tous déménagé à l'autre bout du monde. Comme c'est des creepy people, il ne peut pas les dégager. Donc, il était tout seul. Tous les matins, il allait au bureau. Il était en pure dépression. Il a failli cracher sa boîte. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Ouais, tu sens que le culturelité de travail pour moi, soit c'est une culture de base, et surtout dans des boîtes très tech, tu vois, où les mecs, dès le départ, c'est le truc comme ça, full remote, machin... Ouais,
- Speaker #0
mais j'y crois pas une seule seconde ! Bah si,
- Speaker #1
non mais il y a des boîtes ! Attends, il y a des exemples de boîtes qui fonctionnent comme ça, hein !
- Speaker #0
Ouais !
- Speaker #1
Il y en a plein ! Mais tu vois, c'est recréé dès le début ! Bah alors,
- Speaker #0
je sais pas si ça marche déjà, il y a des boîtes qui font ça !
- Speaker #1
Oh si, si, si, franchement...
- Speaker #0
Bah, faut m'en trouver !
- Speaker #1
Ouais, non mais là, c'est vrai que j'ai pas d'exemple en tête, on l'a pas, on l'a pas, on l'a pas,
- Speaker #0
Tu préfères avoir des exemples et pas passer pour un con ? Où ?
- Speaker #1
Non, non, mais je pense qu'en tout cas Si tu le fais dès le départ, ça marche C'est comme le couple libre Si tu ne commences pas avec ton... Je ne crois pas du tout au couple libre Moi j'ai des exemples de gens qui... Mais c'est faux, mais tout est faux Alors attends,
- Speaker #0
laisse-moi te dire Tu préfères être en couple libre ou être en télétravail ?
- Speaker #1
Ou les deux Les couples libres Soit, mes exemples de potes avec qui ça marche J'en ai deux à qui je pense C'est qu'ils ont commencé la relation là-dessus Et du coup, il n'y a pas de jalousie Le deal, il est très clair On en parle ou on n'en parle pas, ça chacun décide Mais tu vois c'est dans le truc je te jure et ça fait dix ans ils ont des enfants et tout pas de problème mais parce que c'est dès le départ le problème c'est le quarantenaire ça fait dix piges qu'il est avec sa meuf et il dit bon en fait là j'ai quand même envie d'un peu de tu vois paf paf et en fait il va dire comme il en a marre il va aller voir d'autres trucs ils vont se dire et en fait ça ça pète à tous les coups parce que t'as
- Speaker #0
pas construit le truc là dessus c'est une aberration, c'est un oxymore pour moi le couple livre ça n'existe pas contre le travail en fait t'es de droite
- Speaker #1
C'est ça le facho
- Speaker #0
Facho
- Speaker #1
Facho
- Speaker #0
Mais non Mais non Mais chacun fait bien ce qu'il veut Mais A la rigueur Je peux croire au polyamour Tu comprends C'est un célèbre personnel C'est quoi la différence ? Mais Alors je vais te dire la différence C'est que pour moi justement Dans le couple libre C'est T'es avec une personne Que t'aimes pas Que t'aimes pas Je comprends pas Quand tu es amoureux de quelqu'un Quand tu l'aimes Comment tu peux avoir envie D'être avec une autre personne C'est impossible pour moi Mais c'est pas être C'est avoir du sexe C'est pas pareil Merci. Je sais pas. Ah bah c'est différent quand même.
- Speaker #1
Le sexe et l'amour c'est deux choses différentes.
- Speaker #0
Alors moi je ne conçois pas le sexe sans amour, ça n'existe pas. Tu vois c'est du sexe, c'est vraiment nul. Ça c'est ton monde de bisounours ça mon gars. Non mais c'est vrai. Et donc quand t'aimes une personne, moi je suis désolé t'es avec elle. Et alors quand t'aimes une personne, alors le corollaire c'est en plus, si tu l'aimes vraiment très fort, bah du coup effectivement t'as pas du tout envie non plus qu'elle, elle t'explique qu'elle a envie de passer du temps avec quelqu'un d'autre.
- Speaker #1
Mais moi je suis pas capable de faire ça aussi, mais je comprends que les gens qui ont institué ça au départ, ça marche.
- Speaker #0
Je pense que les gens qui instituent le couple livre, c'est juste qu'ils sont pas très amoureux de leur nana, ils sont bien avec elle.
- Speaker #1
Je te jure, j'ai des exemples, mais vraiment, les deux sont trop mignons ensemble. C'est pas pareil, c'est vraiment, ils vont juste avoir des aventures. C'est le rock'n'roll, c'est le côté rock'n'roll dans la vie. On va s'amuser, on va à la fistinière.
- Speaker #0
Moi je suis très vieille France Mais il faut me donner des exemples de ces gens là C'est pareil Il faut les citer A chaque fois c'est comme des boîtes qui font du télétravail Qui font de la croissance Et là pareil tu peux pas me citer des pires inventions Des pires pures inventions Non mais écoute Tant mieux pour eux C'est peut-être L'exception qui confirme la règle aussi Mais moi je pense Impossible Impossible, surtout que je te dis, encore une fois, c'est dur à vendre. Et puis surtout, j'ai toujours l'impression que c'est le mec qui veut toujours vendre ça. D'un seul coup, il essaye de lui expliquer qu'il est coupé libre. Mais je ne sais pas si on est fait pour ça.
- Speaker #1
Non, mais après, je veux dire, on est des animaux polygames à la base. On n'est pas fait pour la monogamie. La monogamie, c'est une histoire qui est décédée. D'ailleurs, dans la nature, 80% des espèces sont polygames.
- Speaker #0
Je ne me trompe pas. Non, mais moi, je suis monogame. 20%. Oui,
- Speaker #1
mais je comprends. Non, mais je peux changer de monogame. Moi aussi.
- Speaker #0
Je peux changer. je peux changer j'ai déjà été avec des femmes et puis j'ai changé de relation mais toujours dans la monogamie toi tu as plutôt été toujours avec des copines mais long terme toujours moi j'ai besoin d'aimer pour faire l'amour avec quelqu'un j'ai besoin d'aimer très fort je ne conçois pas le sexe comme ça Moi je ne suis pas un animal sexuel, je suis un animal d'amour. Non mais vraiment, tu vois, c'est mécanique d'un seul coup, et puis il n'y a aucun sentiment, et puis ça va marcher. C'est tout ce que je déteste.
- Speaker #1
J'adore. En fait, tu es un grand enfant. J'adore. Mais dans le bon sens du terme. Non mais c'est vrai. C'est-à-dire que c'est vraiment... C'est gentil. Garder ses yeux d'enfant, c'est... Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais ouais.
- Speaker #1
C'est pur.
- Speaker #0
En plus, ce qui est fou, c'est que quand tu le vois avec des yeux de bisounours ou de gentillesse, le monde est le même qu'un mec qui le voit avec tous les problèmes. Tu vois ? C'est-à-dire qu'en fait, il faut se créer un univers où tu vois que des choses positives et des choses heureuses. Et à la fin, évidemment, tu hais ce que tu vois, quoi. Et effectivement, j'imagine que les gens qui travaillent à la... la police, la brigade des mineurs, qui ne voient que 10 heures de la journée. Leur monde, il est horrible. C'est affreux. Tu vois ce que je veux dire ? C'est que tu deviens ce que tu vois. Et ce que tu dis aussi.
- Speaker #1
Bon alors du coup, tu préfères être un leader inspirant mais que personne n'ose te contredire ou un leader clivant qui provoque le débat ?
- Speaker #0
Je préfère être un leader inspirant. Parce que l'inspiration, c'est quand même très beau. Après, que personne ne me contredise. C'est vrai que ça va m'arranger, du coup, effectivement. Rapport au fait que comme ça, personne ne va se mettre en opposition avec moi. Mais je préfère être inspirant que clivant. Après, je suis là pour débattre.
- Speaker #1
Ok. Allez, une petite dernière. Est-ce que tu... Allez, celle-là, elle est pas mal. Est-ce que tu préfères passer pour un leader ultra transparent ? Quitte... Là, c'est le moment d'enlever les... On est sur un leader.
- Speaker #0
On est sur un leader, les gars.
- Speaker #1
J'arrive même pas à lire mes fiches, j'ai le sol.
- Speaker #0
Je peux quand même enlever mon...
- Speaker #1
Oui, enlève ton cul. Tu préfères passer pour un leader ultra transparent, quitte à partager tes doutes...
- Speaker #0
Ah non, mais je veux être transparent jusqu'au bout, je vais enlever mon cul.
- Speaker #1
Ou garder une façade inébranlable au risque de te sentir isolé. Il a rien compris. Il a pas écouté.
- Speaker #0
Mais personne n'a rien compris, on est d'accord. Personne n'a... Tu préfères...
- Speaker #1
Je voulais la lire plus... C'est du préférencement incompréhensible. J'étais fait avec Tchad GPT, on n'en comprend rien. Alors, on recommence.
- Speaker #0
Un leader.
- Speaker #1
Tu préfères passer pour un leader.
- Speaker #0
Ultra transparent.
- Speaker #1
Ultra transparent. Qui t'a partagé tes doutes. Ou garder une façade inébranlable au risque de se sentir isolé. En gros t'es le mec...
- Speaker #0
Ah bah il m'explique en plus !
- Speaker #1
Personne n'a compris !
- Speaker #0
Non non, inébranlable.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu ne partages pas tes doutes ?
- Speaker #0
Non, surtout. Alors, ça dépend avec qui, c'est toujours pareil. Mais là, on parle de leader. Donc, j'imagine qu'on parle du milieu professionnel. Milieu professionnel, non. Moi, j'arrive tous les matins, il n'y a aucun doute. On rigole, j'arrive avec la banane, j'envoie plein d'énergie à toute l'équipe. Contrôle fiscal, rien à foutre, les gars. Exactement. D'ailleurs, peu de gens qui sont avec moi, qui le vivent, ils ont du mal à comprendre pourquoi j'ai encore la banane. Parce que c'est effectivement assez flippant. Mais évidemment, tu es obligé d'arriver et de prendre ton rôle. Moi, quand j'arrive dans la boîte, j'ai beau avoir mal dormi, avoir eu des problèmes avec ma famille, je me suis engueulé avec ma nana, il y a eu un truc. Mais j'arrive, je ne suis que de joie, d'amour et de sourire. C'est fou. Je suis obligé. C'est ça que tu dois envoyer à ton équipe. Le patron, il envoie vraiment le thermomètre. Tu vois, quand tu vois un mec qui arrive et qui est glacial, qui fait la tête, tout le monde a peur, tu vois. Donc il faut que je... Moi j'arrive, je sifflote, je... Enfin voilà, non, je suis... En plus, c'est pas très dur, parce qu'en plus, moi j'ai la belle vie en ce moment, mais... Non, c'est comme ça, tu vois, que je... Jamais je vais douter. Et puis, en plus, le leader, il doit donner sa vision, il doit jamais douter. Ne doute pas. C'est-à-dire que le doute, ça fait flipper tout le monde. Si tu commences à dire, je ne sais pas, on doit faire ça, tu crois, oui, peut-être. Tu te rends compte comment c'est flippant ? Non, moi, en plus, j'ai des convictions.
- Speaker #1
Même avec les plus proches, tu vois, tu as ton DG avec qui tu bosses depuis le tout début.
- Speaker #0
Mon DG, mon CTO, mon CIPICO. Même avec eux,
- Speaker #1
tu ne leur montres pas de doute.
- Speaker #0
Déjà, j'ai peu de doute. Ce n'est pas très dur ce qu'on fait. En fait, on... Toute la vision et la stratégie tient sur une demi-feuille à quatre depuis la création. Et juste, on l'applique à grande échelle, le plus intensément possible, avec des volumes qui sont de plus en plus grands. Mais c'est toujours la même, avec l'amélioration continue du process, mais c'est toujours la même chose. Donc là, il n'y a pas de doute sur la stratégie. Et non, non, non, avec eux, je... Non, je ne parle pas de mes doutes, et puis j'en ai pas trop, donc voilà. Mais si j'en avais, par exemple, si j'avais des inquiétudes, je n'en parlerais pas, c'est certain.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est fou ! Mais non, mais ça va les faire flipper ! Il y a deux extrêmes, tu vois, il y a vraiment des... Tu vois, Caroline, par exemple, qui est la patronne d'Ignition Programme, elle va être hyper dans le partage des vulnérabilités, des doutes, des questionnements, etc., qui crée, je pense, beaucoup d'adhésion et beaucoup d'inquiétude aussi. Tu vois, je trouve que ça crée les deux, en effet. Et toi, du coup, t'es...
- Speaker #0
ça crée de l'adhésion et de l'inquiétude alors merci déjà tu t'inquiètes de tes collaborateurs bon déjà sachant que s'ils sont inquiets ils sont inquiets du coup ils sont moins performants ça crée de la confiance de l'adhésion moi je ne crée pas de la confiance je crée de la confiance mais je crée surtout de l'admiration j'essaie d'emporter les gens vers le d'être joyeux d'être heureux d'essayer d'adhérer au projet
- Speaker #1
Oui mais de temps en temps, je sais pas, tu vois, ça te rend humain aussi de dire putain les gars là ça me fait chier, ce contrôle fiscal ça me saoule ou alors on n'a pas réussi à faire ce rachat, ça m'emmerde, j'ai peur qu'on n'y arrive pas, ça doit bien te traverser l'esprit quand même de temps en temps.
- Speaker #0
Bien sûr, ça me traverse, mais je ne dis pas ça. Je dis putain, on va faire ça, tiens, on a raté ce truc-là, on va faire celui-là, on repart sur une dynamique tout le temps positive, c'est toujours comme ça que je fonctionne.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et... Non, et je crois que c'est très important. Tout le monde devrait faire ça. En plus, on a le fondateur, le leader, je sais pas comment dire, il a une vision. Moi, j'ai des idées très claires de ce que je veux. Je le dis, j'ai aucun doute sur le sujet. Et puis, on va y arriver. Et puis, si on n'a pas réussi cette voie-là, on rattaquera par-dessus. Enfin, tu vois, je motive constamment les gens parce que c'est pareil. J'ai mes collaborateurs, des fois, qui ont des échecs, qui n'arrivent pas à faire des choses. Eh bien, je... je ne suis pas non plus là pour les stigmatiser, leur dire qu'ils ont mal fait. Je suis là pour, c'est pas grave, tu as essayé de rentrer par la porte, tu vas rentrer par la fenêtre, tu passeras par-dessus. Constamment, j'essaie, je galvanise les gens. Et donc pour galvaniser, non, il ne faut pas avoir de doute, il ne faut pas raconter ses problèmes, ses malheurs, ses machins. Et puis alors, non, enfin, moi, ce n'est pas mon tempérament. Et puis je n'ai pas de doute. Et puis voilà, la vie est belle.
- Speaker #1
Ok, ok. C'est le tempérament conquérant encore une fois. Ouais, c'est marrant.
- Speaker #0
Ouais, conquérant, heureux Et puis le doute Moi je trouve que ça n'a pas sa place dans le monde professionnel Et quand tu parles des pilotes Si en plus le leader il doute Qui va tenir le bateau Et puis disons, t'as pas envie, je sais pas, t'es dans un avion par exemple T'as un mec qui est pilote Il vient te voir et il commence à dire Je doute là Le manche c'est en haut ou en bas, et puis à droite, à gauche Non t'es flip quoi Donc moi c'est ça, je tiens le bastringue Et donc, je ne doute pas. Non, mais tu vois ?
- Speaker #1
Mais tu vois, ça, pour moi, c'était quoi la question de merde de tout à l'heure ? Leader clivant qui provoque le débat. Parce que ça, c'est clivant. Je pense qu'on est tellement dans une époque où, pour le coup, les leaders sont encouragés à partager leur vulnérabilité, leur stress et tout.
- Speaker #0
J'ai répondu à cette question sur inspirant.
- Speaker #1
C'est ça,
- Speaker #0
c'est plus de l'inspiration. Je ne suis pas clivant.
- Speaker #1
Ah, mais clivant par rapport aux autres. Non, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais par rapport aux autres...
- Speaker #1
Mais c'est bien, c'est bien. Oui,
- Speaker #0
mais j'ai compris depuis quelques temps qu'on était un ovni. On ressemble à personne. Je te confirme. La boîte, elle est taillée différemment par rapport à tout ce qui se fait sur le marché. Je ne connais personne qui est fait comme nous. Personne n'aime autant mon équipe que moi. Personne ne fait autant de croissance. Personne ne se dit leader international. Personne n'a 100% de sa boîte. On fait plein de choses originales.
- Speaker #1
C'est des choix qui ne sont pas communs. Donc tu parlais par contre de tes collaborateurs qui doublent pour le coup, parce que pour le coup, j'imagine quand même que dans les 200, même s'ils ont un esprit proche du tien, ils ont des coups de mou, des trucs. Alors comment tu gères ça ? Et tu vois, c'est quoi la politique de la seconde chance chez Superprof ? Est-ce que t'es en mode, bon bah tu fais pas tes objets, au bout de 2-3 mois tu dégages ? Comment tu fais ce truc-là ?
- Speaker #0
Non, alors déjà, il n'y a pas vraiment d'objectif chez Superprof, on se fixe des caps, on se fixe, tu vois, mais... Et puis surtout, on est tous dans le même bateau. Je ne donne pas la responsabilité à une personne en disant « si tu dois faire ça, tu n'y arriveras pas » ou « si tu y arrives, tu auras ça, machin » . On est tous en mode vraiment projet. C'est-à-dire que moi, en fait, je fais beaucoup de one-to-one avec mes équipes, avec tous mes directeurs. En fait, j'ai neuf directeurs, je fais des one-to-one une fois par semaine avec eux. Et comment je fais pour t'aider ? Comment je fais ? On est ensemble. Tu vois, c'est cette dynamique-là qu'on a chez Superprof. Ce n'est pas « tiens, tu as un objectif » . Par exemple, le patron de la grosse, en ce moment, il a des objectifs de croissance, de nouvelle mise en relation, de recrutement et compagnie. Mais c'est des objectifs qu'on s'est fixés ensemble et puis on essaie de les atteindre ensemble. Je vis toujours avec eux dans les objectifs.
- Speaker #1
Et quand tu dis qu'il n'y a pas d'objectif, ça veut dire quoi ? Comment ça, il n'y a pas d'objectif ? Il n'y a pas d'objectif individuel ?
- Speaker #0
Non. Ah oui ? Non. Non, aucun objectif individuel. Ben non mais sur quoi ? On est du marketing nous, c'est difficile, ça serait du... Enfin tu vois, ça serait de... Y'a pas vraiment de rationnel, y'a pas de chiffre vraiment tu vois.
- Speaker #1
Mais quand tu...
- Speaker #0
On se fixe de... Alors je veux dire,
- Speaker #1
les objectifs qu'on décape tu vois là... Non c'est la qualité ! Vous faites 60 millions de CA, y'a pas cette année on fait 70 ? Non,
- Speaker #0
si, 100 même cette année. Mais en fait c'est plus. Qu'est-ce qu'on peut faire tous pour faire plus ? Plus, plus, plus. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
C'est intéressant.
- Speaker #0
On est dans une dynamique de, on va faire plus. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Tu te concentres sur les moyens, la culture,
- Speaker #1
mais pas sur les objectifs.
- Speaker #0
Il y a 30 points d'amélioration dans la boîte, par exemple, je vais dire n'importe quoi. Et bien, comment on va faire plus dans les 30 points ? Mais sans se dire, tiens, on va faire 10% de plus, 20%. Non, on va faire beaucoup plus. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Et moi, mon rôle chez Superprof, c'est d'accélérer la cadence. C'est-à-dire que la plupart des collaborateurs, ils font plus. Ils font 20% de plus, 30% de plus. Comme on fait 200% de plus. Je pousse. Est-ce qu'il faut recruter ? Est-ce qu'on peut prendre plus ? Est-ce qu'on peut plus dépenser ? Moi, je pousse tous mes collaborateurs à dépenser plus, recruter plus, recruter des meilleurs talents, prendre plus de risques, tout le temps. C'est ça mon rôle. Chaque semaine, quand je les vois, qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Comment on peut faire ? Pourquoi on ne fait pas plus ? Pourquoi ce n'est pas plus rapide ? D'accélérer.
- Speaker #1
En fait, tu te dis que de manière générale, si tu te concentres sur pousser la machine et pousser chacun, de toute façon les résultats vont monter les chiffres vont monter, la qualité va monter la conquête va monter et donc ça sert à rien de dire,
- Speaker #0
tiens, toi tu dois faire 50% et puis te regarder en train de te débattre comme un baudia pour le faire, ça sert à rien je préfère dire, on va faire à fond ensemble
- Speaker #1
C'est intéressant. Je pense que c'est pareil, c'est assez contre-intuitif parce que toutes les boîtes sont centrées dessus. Et parce que toutes les boîtes ont des sales, on n'a pas de sales. On n'a pas de sales. Le SDR, le BDR, il faut faire 100 calls par jour, tu vois, X milliers d'euros de CA. Oui, mais ça,
- Speaker #0
on n'a pas de sales. C'est du marketing.
- Speaker #1
C'est que du marketing, tu as zéro.
- Speaker #0
C'est du produit, du marketing et puis de la technique. Beaucoup d'ingénieurs chez moi. En ce moment, on est en train de refaire nos javascripts pour qu'ils soient plus rapides, au chargement par Google, des trucs. vraiment d'ingénieurs. Plus de machines, plus de serveurs, plus de redondance. On s'est fait attaquer, il y a plein de gens qui nous attaquent en permanence. Nous, on est attaqués constamment, donc on fait des protections, des scripts.
- Speaker #1
C'est quoi ta population entre des développeurs, des marketeux, des CSM ?
- Speaker #0
Alors on doit avoir à peu près 30% de la boîte, c'est des ingénieurs développeurs.
- Speaker #1
30% ?
- Speaker #0
Ouais, à peu près. 30% SEO, et après 30% marketing et support. Et après 10% de support DRH, DG, tes fonctions transverses, on va dire, qui vont animer la boîte, qui vont gérer les équipes, la comptabilité.
- Speaker #1
Ok, je ne me rendais pas compte à quel point vous étiez quand même beaucoup une boîte tech aussi.
- Speaker #0
Tu sais, bah si.
- Speaker #1
Parce que déjà le SEO c'est quand même très technique aussi, donc c'est quasiment aussi de la tech. Ouais,
- Speaker #0
c'est pour ça que c'est difficile de savoir, des fois il y a des gens ils ont un peu le trône. Et c'est pareil, les data analystes, est-ce qu'ils sont à technique, est-ce qu'ils sont dans le growth, est-ce qu'ils sont dans le marketing, c'est difficile. Bon, moi, sachant que je suis ingénieur informatique de formation, moi si tu veux la tech c'est mon dada, c'est tout ce que j'aime. J'aime des... je sais... bien codé, je comprends les développeurs. Mon premier call le matin à 9h, c'est avec mon CTO. C'est la première personne que j'appelle. Ça fait 11 ans qu'on bosse ensemble. 11 ans que tous les matins, on s'appelle une demi-heure.
- Speaker #1
Ah oui d'accord, donc c'est vraiment central en effet.
- Speaker #0
Ouais, moi je suis chef, alors j'ai un chef de produit qui est un mec talonteux qui s'appelle Mike et tout, mais je suis co-chef de produit, je passe beaucoup de temps sur le produit.
- Speaker #1
Et toi, donc c'est pareil, j'imagine... Mais produit tech, tu vois. J'imagine ta réponse là-dessus, mais tu sais la fameuse théorie du founder mode qui est sortie aux US ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois laquelle c'est, non ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Où on dit, il faut arrêter le manager mode qui a quasiment tué des boîtes comme Airbnb, parce que c'est Brian Chesky, le CEO de Airbnb, qui en parle. qui dit en fait quand on est passé sur mode manager où les décisions ne passaient que plus que par la chaîne de commandement et en fait le CEO du coup il était juste là pour faire un peu de RP, un peu de management de C-level et puis d'acquisition. En fait il dit non il faut que le CEO il soit capable de rentrer dans tous les trous de l'organisation.
- Speaker #0
Oui de toute façon super intensément.
- Speaker #1
Et il n'y a pas de précaré qui appartient au CPO, c'est que lui qui prend des décisions etc. toi en fait tu peux rentrer dans tous les endroits de ta boîte Tu t'en fous quoi, enfin c'est ok, c'est clair.
- Speaker #0
Non seulement je rentre dans tout le grand entre de la boîte, mais je vais super profondément, je vais dans tous les détails, je regarde tout, j'essaie de ne pas faire du micromanagement.
- Speaker #1
Super profondément,
- Speaker #0
pas mal. Pardon ?
- Speaker #1
Super profondément,
- Speaker #0
pas mal. Allez, j'enlève quelque chose, ça fait trop chaud. Allez. Et au fur et à mesure.
- Speaker #1
Il a jeté par terre, pour nos amis qui sont auditeurs simplement, il a jeté son pull par terre.
- Speaker #0
Et Nain, tout ça pour te dire que... Moi, je ne sais travailler que comme ça. J'ai besoin d'avoir les mains dans le cambouis, j'ai besoin de tout comprendre dans la boîte. La boîte, je l'ai montée, j'étais tout seul au début. Donc, j'ai besoin de vivre intensément chaque truc et surtout, chaque secteur m'intéresse. J'adore le marketing, j'adore la techno, le dev, j'adore. Le produit, j'adore. Le SEO, le SEA, la comptabilité, enfin, tout ce que je vais me passionner.
- Speaker #1
Et est-ce qu'il y a des trucs ? que tu n'aimes pas faire.
- Speaker #0
Et un dernier truc, j'ai des super collaborateurs. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on les appelle les Avengers dans la boîte, mais j'ai des killers avec qui en plus ils sont adorables et qui sont fidèles et avec qui j'ai une totale confiance. C'est agréable d'être avec eux. Et je descends dans tous les sujets. Vraiment.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est bien. C'est bien d'avoir une culture. Moi, je crois complètement à ça. C'est-à-dire que les prix carrés, c'est la merde. C'est chiant. Ça crée des guerres de territoire, la politique interne.
- Speaker #0
Le manager mode, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'un jour, t'as un mec qui va arriver parce que sous prétexte qu'il a géré une boîte de 5000 personnes, il va pouvoir gérer ta boîte. Je sais pas, c'est plus la même ADN. Ça devient une vraie boîte classique. Peut-être que ça marche, mais...
- Speaker #1
Ça te fait chier. Moi,
- Speaker #0
je trouve que pour la... De toute façon, toujours la même chose. Pour avoir de la performance. de l'ultra-performance. Il faut aimer ce qu'on fait. Tu vois ce que je veux dire ? Il faut de l'amour. Vraiment, c'est hyper important d'avoir de l'amour dans quelque chose. Si tu aimes quelque chose, tu vas être dix fois meilleur que si tu n'aimes pas. Si je te fais faire quelque chose que tu aimes, Mathieu, tu sais, tu vas être bien meilleur que si je te dis, tiens, fais ça et que je t'aide dessus pour que je le fasse. Tout l'humain fonctionne comme ça. Donc, moi, j'ai essayé de créer une dynamique vachement... d'amour, de famille, où on se fait confiance, on est ensemble. Parce que comme tu le sais, on n'a pas levé d'argent, on est bootstrap. Donc dès le début, j'ai dû créer de l'engagement, de l'engouement et de la surperformance par effectivement de la joie de vivre. Et donc on a continué comme ça.
- Speaker #1
Incroyable. Est-ce qu'il y a des trucs que tu détestes faire quand même au quotidien ? Est-ce qu'il y a des choses que tu fais que tu n'aimes pas ? Rien. Rien. Tu as réussi à te délester de tout ce qui t'a emmerdé. Ou alors ta façon de regarder les choses fait que de toute façon tu arrives à t'amuser.
- Speaker #0
Alors, les deux. Les deux... Non mais y'a rien aujourd'hui qui me... qui m'embête vraiment. Non, non, j'ai enlevé tout ça. Je ne fais que des choses qui me plaisent. Aujourd'hui, j'ai une journée de dingue. Mais tu vois, c'est cool, je commence par un podcast, après j'ai des rendez-vous avec les architectes, voilà, mes avocats cet après-midi, mais c'est une bonne journée, tu vois, c'est cool. Et c'est comme ça tout le temps.
- Speaker #1
Et tes journées, elles se ressemblent ou elles sont vraiment complètement différentes à chaque fois ? C'est quoi ta semaine type ?
- Speaker #0
Oui, elles se ressemblent. Tous les matins, je vais au bureau. Tous les matins, je commence par mon CTO. Mais tous les matins, j'arrive avec des nouveaux projets. Et puis il y en a d'autres qui arrivent. Et puis il y a des trucs à gérer. Et puis, tu sais, nous, on opère dans 54 pays. Donc il y a toujours un pays où il se passe un truc. Voilà. Et puis, non, je déjeune toujours avec les mêmes personnes. J'essaie de déjeuner avec différents membres de l'équipe. Mais évidemment, toujours avec mes plus proches copains. Non, je passe mon temps à me marrer, je fais quelques podcasts pour avoir une hygiène spirituelle un peu meilleure. Bon, sauf avec toi, là c'est pas... Je vais m'en sortir grandi ou... Mais non, non, semaine classique. Et puis après j'essaie de passer un maximum de temps avec mon fils, avec mes amis, ma famille. J'appelle ma maman tous les jours.
- Speaker #1
Elle habite toujours à côté de Paris ?
- Speaker #0
Non à Périgord. Ils sont descendus dans le Périgord à la retraite. Et puis comme elle n'est pas super en forme en ce moment, je prends soin d'elle parce que c'est très important sa maman. Et je ne sais pas comment la remercier de tout ce qu'elle a fait pour moi. Ma maman m'a apporté beaucoup d'amour. Elle est solaire, elle est incroyable ma mère. Donc elle est très très drôle. Elle s'appelle comment ? Jocelyne.
- Speaker #1
Jocelyne. Je pensais à elle alors.
- Speaker #0
Ouais. carrément, et puis, donc voilà, pour les journées type, mais non, il y a toujours un rachat de boîte qui est en train de se faire, il y a toujours, ouais, et puis encore une fois, je suis là pour accélérer le mouvement, pour accélérer, il faut rencontrer les gens, et puis il y a une nouvelle problématique qui t'en amène, enfin non, je passe des semaines incroyables, et puis voilà, puis non.
- Speaker #1
En fait, ce que je retiens, c'est que c'est quand même, t'as des impondérables, t'as des essentiels, on va dire. Deux, tu vas au bureau, t'appelles ton CTO, tu rentres dans les équipes, il y a toujours un truc par chaque pays, etc. Et après, tu as le quotidien, mille choses. Ça change, des podcasts, de la com, de la RPC, pas mal.
- Speaker #0
Mais c'est que des bonnes nouvelles. En plus, c'est toujours pareil. Là, je te dis ça aujourd'hui. Aujourd'hui, ça fait dix ans qu'on a créé la boîte, on a une taille suffisante et tout. Et donc là, aujourd'hui, on vit notre meilleur moment, je pense. C'est-à-dire que toi, en plus, on a un peu de célébrité, on gagne des prix, c'est ce que je racontais à Pierre tout à l'heure. on commence à gagner des prix, on a mis 8 ans avant de gagner le premier prix, personne ne voulait nous filer des prix, on était rejeté, à chaque fois on allait en finale, on se faisait jeter, il y a quand même, moi j'ai fait un concours de France Digital il y a 6-7 ans, à Vivatech, où on m'a expliqué que ma boîte allait mourir, je faisais 1 million de chiffre d'affaires à l'époque, ou 1,5 million, aujourd'hui ce n'est pas comme ça qu'il faut faire, les gens sont plus sur les applis, on m'a expliqué que ma boîte allait mourir, donc on était constamment en train de perdre. Mais là, depuis, voilà. C'est vrai que c'est incroyable.
- Speaker #1
C'est ce que je te disais la dernière fois. C'est que je pense entre la première fois où on s'est parlé il y a bientôt 4 ans. Ouais. Et honnêtement, je crois que je t'ai découvert sur un blog. Tu vois, je t'ai découvert. C'est un article de blog. Je ne sais plus ce que c'était.
- Speaker #0
Le blog d'Inition.
- Speaker #1
Le blog d'Inition Programme. Le blog d'Inition Programme.
- Speaker #0
Ah, il a été loin. Ah, le mec, il m'a cherché très loin. Le propre blog de son entreprise.
- Speaker #1
Mais oui, la plume. La plume d'or. La plume. Camille qu'on embrasse. Camille, qui est incroyable.
- Speaker #0
Pendant le Covid, je ne sais pas pourquoi,
- Speaker #1
Mais tu étais à l'époque discret comme possible. C'est-à-dire que moi, j'ai découvert un mec... Mais non,
- Speaker #0
je n'étais pas discret. Tu étais discret. Mais personne ne voulait m'écouter. C'est ça la différence. J'essayais de me faire entendre. Mais personne ne voulait... Non, c'est ça le sujet.
- Speaker #1
Mais il y a eu une explosion en trois ans qui est incroyable.
- Speaker #0
Incroyable. Oui, c'est vrai qu'il y a eu une explosion. Alors déjà, c'est pareil. Nous, avant le Covid, on était quand même assez petits, assez modestes. Après Covid, on était beaucoup plus gros. On a fait beaucoup d'acquisitions. On a eu quelques retombées presse.
- Speaker #1
Et puis les prix du club bootstrap chaque année.
- Speaker #0
Le bootstrap.
- Speaker #1
Meilleur bootstrapper. Oui,
- Speaker #0
la conquête de l'Ouest. La conquête de l'Ouest. Merci beaucoup d'ailleurs.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai, c'est gentil. Tu gagneras même si tu n'es pas nommé.
- Speaker #0
C'est gentil. Non mais il y a beaucoup d'amour en ce truc-là. C'est chouette. Puis moi j'adore monter sur scène, j'adore remercier. Mais le club m'a apporté beaucoup. Franchement, même en termes de visibilité, en termes de rencontres. Je me suis fait vraiment des copains au club. J'ai rencontré... Voilà donc...
- Speaker #1
Club Bootstrap pour ceux qui nous écoutent. Club Bootstrap, meilleur club du monde. Club d'entrepreneurs qui n'ont pas levé de fonds, indépendants.
- Speaker #0
Mais alors bon, ça c'est vrai que c'est toujours...
- Speaker #1
Bon il y en a certains qui... On peut ouvrir un peu la tangente.
- Speaker #0
Ouvert, un club ouvert en tout cas. Il est polyamoureux ce club.
- Speaker #1
Bon ok, alors un autre truc dont je voulais parler avec toi aussi, qui est un particulier de Choppreport, c'est que tu n'as jamais ouvert ton capital. Là où toutes les start-up comme ça qui sont de l'hyper croissance, qui vont hyper loin etc. Souvent, c'est le fameux plan de BSPCE où tu ouvres des parts à tes salariés en leur disant que vous allez être riche dans 10-15 ans, etc. Toi, tu ne l'as jamais fait. Donc comment est-ce que tu collabores avec les BAC ? Déjà parce que je n'aime pas arnaquer les gens.
- Speaker #0
Les BSPCE. On est d'accord ?
- Speaker #1
Fais-nous, voilà, mets-nous une claque.
- Speaker #0
Non mais c'est un peu une blague. Moi j'ai vu beaucoup de collaborateurs même des fois vouloir venir chez Superprof qui avaient des BSPCE de plein de boîtes mais qui valaient rien. Et donc on leur a fait croire avec des salaires plus faibles en disant on va te filer des BSPCE puis en fait zéro. Donc non, alors premier point, on est donc comme tu disais, on n'a pas levé d'argent, on est bootstrappé donc il n'y a pas d'équité. Donc si tu veux, ça ne sert à rien de faire rentrer quelqu'un au capital puisque la boîte ça ne te fera jamais vendre, jamais racheter. Donc, point. Deux, les BSPCE, effectivement, c'est une tarte à la crème. Donc, moi, j'ai opté pour quelque chose d'autre. Par contre, c'est très important pour moi que les gens gagnent beaucoup d'argent et que j'arrive à transformer leur vie financière en bossant chez Superprof. Camille, ça fait 10 ans qu'il bosse chez Superprof. C'est mon DG. Il est arrivé, c'était le numéro 1, enfin le premier collaborateur. Eh bien, Camille, il a des bonus chaque année qui sont… Substantiels. Oui, parce que c'est important que Superprof change sa vie. Et ce n'est pas fini.
- Speaker #1
Mais donc, tu vois ça par le reverser le revenu, puisque vous avez une boîte hyper rentable qui crée de l'argent, qui crée de la valeur. Exactement.
- Speaker #0
On a créé le super bonus.
- Speaker #1
Vu que tu ne le vendras pas.
- Speaker #0
Il n'y a pas de liquidité, donc ça ne sert à rien de donner des parts. Alors, ça n'a pas été tout à fait vrai, parce qu'à un moment, j'ai quand même donné des parts. Parce que je n'ai pas toujours été seul chez Superprof. J'avais à un moment un associé. Eh bien, je pense que donner des parts à quelqu'un, c'est presque coproductif. Ça. Fais partir les gens.
- Speaker #1
Raconte un peu,
- Speaker #0
explique-nous pourquoi tu dis ça. J'ai racheté une boîte en donnant 30% du capital de Superprof à la boîte que j'ai rachetée. Ça a été mon associé.
- Speaker #1
T'as donné 30% de Superprof au gars que t'avais racheté ? Ouais. En échange d'actions. Tout au début, pour que je raconte la petite histoire,
- Speaker #0
je crée Superprof, c'est super, c'est un bel algorithme, mais il y a un leader en France qui s'appelle ChercheCours, je vais le voir, je veux le racheter, je veux l'acheter en cash et puis il me dit, moi je veux m'associer avec toi. Je lui dis « Ben non, mais moi je te connais pas, le gars, je vais pas m'associer avec un mec que je connais pas, surtout c'est la boîte de mérite, je veux garder toute ma... Ouais mais c'est génial, c'est génial, Superprof, Superprof. » Bon, et puis on se boit une bière, deux bières, et puis on dîne ensemble, et puis en fait je m'entends super bien avec lui, c'est un mec génial, et il me fait comprendre de toute façon que si je donne pas des parts de Superprof, il me vendra jamais. Et moi je voulais être le leader en France tout de suite, donc je dis « Banco » , donc je file 30% des parts, il me donne sa boîte, son site, que je fusionne chez Superprof, je prends toutes ses annonces, et puis après, la boîte a explosé. Petite anecdote, quand il me fait ça, il me dit par contre à la fin du mois je pars un an autour du monde donc je te verrai pas, tu me verras pas. Et je lui dis de toute façon pas de problème, moi je voulais de toute façon te racheter donc j'ai pas besoin de toi donc je m'occupe pas de la migration. Donc c'est comme ça. Donc il a 30% des parts. Bon bah qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il a fini par partir. 6 ans plus tard, il se rend compte que ses parts valent potentiellement tant de millions, donc il m'a dit bah moi j'aimerais bien les encaisser quoi. Et donc il est parti. Donc j'ai perdu mon associé parce qu'à un moment ses parts... Il voulait s'acheter une résidence principale, il voulait faire des immobiliers, il voulait peut-être monter un autre projet. Il s'est dit, mes parts valent tant, tu vois. Et donc, si j'avais un collaborateur...
- Speaker #1
Tu lui as racheté, et toi, tu lui as racheté ? Ouais, je lui ai racheté,
- Speaker #0
du coup.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Enfin, c'est Superprof qui lui a racheté, mais... Enfin, peu importe, c'est le même mécanisme. Du coup, je l'ai payé pour qu'il redonne les 30%.
- Speaker #1
En fait, il s'est quasiment barré dès le départ, et du coup, ça n'a rien apporté, en fait, de lui filer ses parts.
- Speaker #0
Alors, ça n'a rien apporté. Il m'a apporté son site, quand même. Je suis le leader en France grâce à lui Et puis après on a bossé On a vécu parfaitement pendant 6-7 ans Ah donc quand même 6-7 ans Je pense qu'il est parti Je rentre au club bullstrap
- Speaker #1
C'était à peu près à la même époque Donc à peu près il y a 4 ans
- Speaker #0
Juste après le Covid
- Speaker #1
Et ça s'est bien passé la fin ?
- Speaker #0
Ouais ça s'est bien passé Parce qu'on est tous les deux ingénieurs On est tous les deux rationnels Voilà. Donc on a trouvé un deal, de toute façon j'ai fait une offre, il a accepté, il n'y a pas eu de débat et puis voilà, ça s'est bien passé.
- Speaker #1
Et du coup depuis tu te dis...
- Speaker #0
Mais si j'avais donné des parts à des gens, aujourd'hui, j'avais donné 5% par exemple à des collaborateurs au début, 1%, les gens viendraient me voir et me diraient bon bah, mais 1% ils valent, mais 5% ils valent, je ne sais pas, 1 million, 2 millions. J'aimerais bien les vendre. Oui mais il n'y a pas d'acheteur. Qui crée la liquidité ? Moi. Donc ça veut dire que... Il y a un mec, pour le faire rester, pour qu'il s'engage dans la durée, je lui ai donné les parts, qu'il vient me voir trois ans plus tard, du coup, qu'il veut partir, ça incite à partir. Et en plus, je dois lui racheter ses propres parts à des montants sansosphériques, parce que comme il n'y a pas de valo, comme il n'y a pas de règles, tu vois. Et deuxième point, ça c'est le premier point, tu vois. Donc je préfère les payer cher, je préfère qu'ils aient un bonus en fin d'année, un truc vraiment circonstanciel, un truc qui représente plusieurs mois de salaire, voire plusieurs années de salaire, tu vois. à un gros truc à la fin de l'année, plutôt que de me dire « Putain, ils ont un pactole qu'ils vont peut-être potentiellement pouvoir toucher, mais je serai le seul acheteur. » Et donc ça va les inciter à partir. Premier point. Deuxième point, à qui t'en donnes ? Il y a des gens pour qui ça a un vrai sens de donner des parts, qui comprennent ce que ça veut dire d'avoir des parts. C'est des gens qui ont un petit peu un mode entrepreneur. Ils comprennent. Donc tu leur donnes qu'à eux. Mais un jour, il va y avoir un gars qui va te dire « Pourquoi tu en as donné à... »
- Speaker #1
Parce que le jour où ça vaut de l'argent, ils vont se dire « Attends, je me fais baiser. » Au bout d'un moment,
- Speaker #0
tu dois en donner à tout le monde. Il y a des gens qui s'en foutent. Donc je me suis épargné cette équation de négociation supplémentaire. Déjà, négociation des augmentations de salaire, c'est un sujet. En fin d'année, les bonus, c'est un sujet. Enfin, tu vois, le super bonus, c'est pas trop un sujet parce qu'on est quand même assez généreux et puis c'est nous qui le décidons. Mais bon, il y a eu quand même des débats au début quand je l'ai mis en place. Au début, c'était à l'année d'ancienneté, par exemple. Tu vois, c'est pas ancienneté, notamment, principalement le bonus. Et donc, on faisait par année l'ancienneté. Et puis, il y a des gens qui me disent, moi, je suis arrivé un an et un mois. Et lui, il est arrivé 11 mois. Et lui, il touchait un an de plus. Et donc, maintenant, on fait ça au mois.
- Speaker #1
Ah oui, d'accord.
- Speaker #0
Et puis, il faut prendre en compte si le mec, il a fait un stage avant, si le mec, il a fait un CDD avant, mais qu'il est en CDI, s'il a fait de la freelance. Bref, on est très souples. Voilà, je me suis épargné ce truc-là. Donc, voilà pour ces raisons. Je n'arnaque pas les gens. avec des BSPCE qui valent rien à une finée, je préfère bien payer les gens et qu'ils se prennent des bonus. Je n'ai pas envie de faire partir les gens, parce que du coup, ils auraient un pactole potentiellement et que je serais le seul racheteur. Et enfin, je me suis évité de savoir à qui en donner, et donc je n'en donne à personne. Et pour finir, Superprof, c'est la boîte de mes rêves, je ne la vendrai jamais, je ne la vendrai jamais. Et si... Je changerais d'avis un jour pour X raisons, parce que je suis vieux, je suis démodé, parce que j'ai plus envie, parce que je sais pas quoi et tout, je ferais en sorte que tout le monde profite.
- Speaker #1
Donc tu serais capable de redistribuer de la valeur même s'il n'y a pas de part, etc. Tu vas pas regarder le feu d'artifice tout seul quoi.
- Speaker #0
Certainement pas, mais sur le papier, j'ai 100%.
- Speaker #1
Ok, moi c'est pareil, encore une fois, en fait ce que j'aime bien dans ta philosophie du management en général est de la... Le leadership, c'est que tu prends des choix forts, quoi. Tu prends des choix tranchés, même si ça ne correspond pas du tout à l'art du moment. Ouais, et surtout, je fais des choix... Je ne couvre pas mon capital. Non,
- Speaker #0
je fais des...
- Speaker #1
Je ne suis pas transparent, mais je suis un leader au moins... Inspirant. Inspirant.
- Speaker #0
Je suis assez transparent. Clément. Non, mais je suis assez transparent parce que je dis tout. Non, mais tu vois, c'est-à-dire qu'il n'y a pas vraiment de... Non,
- Speaker #1
c'est vrai, c'est vrai.
- Speaker #0
Non, non. Non, j'essaie de faire des choix qui me correspondent à moi et de ne pas copier des trucs en disant « Ah ben, c'est comme ça, c'est ça les règles de l'art. » Je vais utiliser les règles de l'art, je refabrique tout le mode de management, de décision, de leader, comme ça m'arrange moins.
- Speaker #1
Et du coup, pour terminer, ce serait quoi ta définition d'un bon leader, avec tout ce qu'on s'est dit depuis tout à l'heure ?
- Speaker #0
Alors, la définition d'un bon leader, le bon leader et le mauvais leader.
- Speaker #1
Comme les chasseurs.
- Speaker #0
Non, moi je trouve qu'un bon leader, c'est quelqu'un qui rend heureux les gens avec qui il travaille. principalement, et pour rendre heureux les gens avec qui tu travailles, eh bien évidemment, il faut être généreux, il faut être joyeux, il faut avoir du respect pour tes équipes, et puis il faut les faire rêver. C'est comme avec ta copine, c'est pareil, il faut rendre heureux la personne avec qui tu es. Et ça fait de toi un bon mec, ou un bon leader. Ok,
- Speaker #1
c'est marrant, tu vois ça sous l'angle du bonheur. Il y a plein de gens qui pourraient te rétorquer. Alors que le patron n'est pas là pour rendre les salariés heureux.
- Speaker #0
Mais si. Je ne comprends pas ça.
- Speaker #1
D'un autre côté, le bonheur, je considère que c'est quelque chose qui est tellement pour soi.
- Speaker #0
Je ne suis pas responsable du bonheur des autres. Ce n'est pas ce que je dis. Je ne suis pas responsable. Mais je fais en sorte de les rendre, de les mettre dans la meilleure disposition possible. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a des gens, tu peux leur donner plein de choses, être gentil avec eux, les mettre dans des conditions, ils sont malheureux. Bon ben ça c'est leur problème, je ne vais pas m'en... Mais tu vois ce que je veux dire ? Je les mets dans un mood, en tout cas, où je leur donne beaucoup d'autonomie, je leur donne beaucoup de respect, je les paye bien, je les fais rêver, on fait plein de choses. Enfin tu vois ce que je veux dire ? Je les mets dans ces dispositions-là. C'est ça mon rôle. d'un bon leader.
- Speaker #1
Tu leur offres le cadre parfait pour s'épanouir. Oui, exactement. Après,
- Speaker #0
s'ils ne le prennent pas, s'ils n'y arrivent pas, c'est compliqué. Après, ils ont des trucs personnels et compliqués. Mais voilà, c'est ça pour moi.
- Speaker #1
C'est vrai que toi, l'intérêt, c'est que les règles du jeu sont simples. Elles sont engagées, claires, simples. Du coup, si ça te correspond, c'est parfait pour toi.
- Speaker #0
Oui, et c'est bien, je me suis entouré de gens un peu comme moi. C'est-à-dire qu'on est tous très joués chez Superboi. Tu vois ? Et d'ailleurs... La culture,
- Speaker #1
tu dirais que c'est quoi ? Si tu devais résumer en trois mots, trois trucs clés, ce serait quoi la culture super prof ?
- Speaker #0
Oh bah écoute, c'est une culture très familiale, vraiment. Alors je dirais vraiment familiale. Tu vois, on est une bande de copains, vraiment. On est une bande de potes, vraiment. Qui ont tous envie que super prof soit dans tous les pays du monde. C'est-à-dire que vraiment, on a envie que les gens puissent apprendre de la meilleure façon tout partout sur Terre. Voilà. Et puis enfin...
- Speaker #1
je dirais quand même une bonne culture de la fête aussi quoi il faut célébrer ça c'est important donc il y a deux trucs ce sont la fête et les potes c'est parfait bon merci beaucoup mon Wilfrid je vais te laisser te rhabiller du coup je peux pas enlever la chemise ? tu peux enlever la chemise en toute fin pour ceux qui regardent jusqu'au bout vous verrez Wilfrid mais mettez moi une chanson ou un truc un petit you can leave your hat on merci salut merci Wilfrid Merci d'avoir écouté cet épisode de À poil et sans filet. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à nous mettre 5 sur 5 sur la plateforme de votre choix parce que ça nous aide énormément à faire grandir le format. Il est retrouvable sur Deezer, sur Apple, sur Spotify, sur YouTube en vidéo si vous avez envie aussi. Donc n'hésitez pas à partager, à nous mettre 5 sur 5, ça nous aide. Et surtout, à très bientôt pour le prochain épisode.