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À Travers Champs

Épisode 1 – Mise en jambe depuis Oslo

Épisode 1 – Mise en jambe depuis Oslo

39min |14/02/2025
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À Travers Champs

Épisode 1 – Mise en jambe depuis Oslo

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39min |14/02/2025
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Description


Êtes-vous prêt à pédaler à travers des paysages à couper le souffle et à relever des défis inoubliables ? Dans ce premier épisode captivant de À Travers Champs, Tristan Bance et Yoann Quardel nous emmènent dans leur incroyable aventure à vélo à travers la Norvège, reliant Oslo à Bergen sur une distance de 500 km, avec plus de 8000 mètres de dénivelé positif. Ce périple, qui a eu lieu en août 2024, est bien plus qu'une simple randonnée à vélo ; c'est une véritable odyssée qui met en lumière l'importance de la préparation logistique et des choix d'équipement, des éléments cruciaux pour tout voyageur qui souhaite explorer les merveilles de la nature norvégienne.


Au fil de cet épisode, Tristan et Yoann partagent leurs réflexions sur ce qui les a poussés à entreprendre ce voyage. Ils évoquent les préparatifs minutieux qui ont précédé leur départ, les défis rencontrés sur la route, ainsi que les imprévus liés à la météo norvégienne, qui peuvent changer du tout au tout en un clin d'œil. Les deux cyclistes amateurs nous plongent dans leur quotidien, entre moments de joie, de fatigue, et de découverte, tout en tissant un lien fort avec la culture norvégienne et les habitants, qui semblent vivre en harmonie avec la nature.


En écoutant À Travers Champs, vous aurez l'occasion de découvrir des anecdotes sur leur parcours, des rencontres inattendues et des paysages époustouflants qui font de la Norvège une destination unique. Comment la nature influence-t-elle notre perception du voyage ? Quelles leçons peuvent être tirées de cette expérience immersive ? Tristan et Yoann vous invitent à réfléchir à ces questions tout en partageant leur passion pour le cyclisme et l'aventure.


Rejoignez-les dans cette quête inspirante qui célèbre l'esprit d'aventure et la beauté du monde naturel. Que vous soyez un cycliste chevronné ou simplement un passionné de voyages, cet épisode de À Travers Champs est une invitation à explorer, rêver, et peut-être même à planifier votre propre aventure à vélo. Ne manquez pas cette occasion de vous immerger dans une expérience inoubliable, où chaque coup de pédale vous rapproche un peu plus de la découverte de soi et des merveilles que notre planète a à offrir.


Montage et production réalisés par Thibault Dupierris.


Retrouvez tous les détails du parcours, la trace, la préparation et toutes les infos essentielles sur notre voyage ici : https://www.letopo.letemple.club/ 🚴‍♂️✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Tristan

    on est en train de rouler au bord du lac avec des lacs de partout à droite à gauche par égal

  • Yoann

    Bienvenue dans ce podcast, on va vous conter, Tristan et moi-même, notre expérience de voyage où on a rejoint Oslo avec nos vélos dans l'objectif de rallier la capitale de la Norvège à Bergen sur la côte ouest au travers d'un voyage de 500 km, un peu plus de 8000 mètres de dénivelé positif, c'est ça Tristan ? Eh oui ! Ce voyage, on l'a fait en août 2024 et au travers de ce podcast, on souhaite vous partager notre expérience, nos ressentis.

  • Tristan

    J'espère que vous participerez un petit peu à ce bout de voyage avec nous. Ce podcast vous est raconté par Johan et Tristan. Pour me présenter rapidement, je suis cycliste du dimanche, mis au gravel depuis seulement un an. J'ai voulu expérimenter un récit audio pour cette première grande aventure à vélo.

  • Yoann

    Et moi, enchanté, Johan, je suis aussi un cycliste du dimanche, un dimanche sur trois même. on peut dire ça, même si je fais d'autres sports à côté pour garder de l'activité. Et je suis très content de rejoindre Tristan pour parler de notre périple qu'on a pu réaliser et partager cette expérience au travers d'un podcast.

  • Tristan

    Bonne écoute. et moi je prends le matériel de podcast quoi bah en gros c'est un enregistreur avec le micro oui ça prend un petit peu de place mais bon je pense j'espère pas j'ai acheté un titre pour le protéger un peu de l'eau Ok, bon vas-y, essayons de préparer le vélo pour ce soir chacun de notre côté. On en reparle de toute façon quand on se voit tout à l'heure.

  • Yoann

    Aujourd'hui, on est parti de Oslo.

  • Tristan

    Ouais mais c'est juste le premier objectif.

  • Yoann

    Il faut que tu me le racontes et moi je te le raconte. A mon sens c'est plus sympa ça que de parler à l'auditeur. Ah oui. Mais c'est plus dur.

  • Tristan

    C'est plus dur.

  • Yoann

    Ouais.

  • Tristan

    J'ai peur que ça fasse pas naturel. Qu'on se le raconte et tout parce que vraiment j'ai...

  • Yoann

    Et juste faut essayer de pas faire... De pas faire scolaire. Ouais faut... Faut se mettre dans un tunnel mais allez. Bonjour à tous, on est trop contents de vous retrouver aujourd'hui pour enfin faire le podcast sur la Norvège à vélo qu'on a fait Johan et moi Tristan. Donc trop content de vous raconter un petit peu cette histoire et de revenir un peu sur ce périple qui fut, on va dire, haut en couleur. Est-ce que tu peux peut-être nous dire un petit peu d'où est venue l'idée Johan et bonjour déjà. Ouais,

  • Tristan

    bonjour à l'audience. L'idée, elle nous est venue d'une longue réflexion qui a duré sûrement 10 minutes. On avait fait un échange avec Tristan. au Danemark. Il y a de ça bientôt 10 ans.

  • Yoann

    7 ans, 8 ans,

  • Tristan

    oui. On s'était dit depuis longtemps qu'on aimerait bien y retourner. Ce qu'on n'a pas fait du tout, finalement. Parce qu'on s'est dit que les chemins pour rejoindre Aalborg étaient ennuyés au possible. Bon, je tire un peu le trait, mais le Danemark, c'est des paysages tout plats avec très peu de lieux touristiques ou flamboyants comme on peut avoir en Norvège. Et à la fin de notre échange, on avait fait un petit saut. Pour ton anniversaire d'ailleurs, et pour le Père Noël en plus. À Oslo, pour quelques jours, et on a toujours eu en tête, je pense que la Norvège, c'était un rappel incroyable.

  • Yoann

    Ouais, c'est marrant parce qu'on s'est dit, ok là on est à fond dans le gravel en ce moment, on se fait un trip vélo. On s'est dit, bah ce serait énorme de retourner là où on s'est rencontrés au Danemark. Sauf qu'au final, tous les deux dans notre tête, on avait en tête les paysages de la Norvège. Du coup, on voulait retourner à la source, mais en même temps on voulait les paysages norvégiens. Et on voulait au début ne pas prendre l'avion. Et c'est vrai qu'on a vu les paysages. On s'est dit, attends, on est à fond vélo en ce moment. Est-ce que ce n'est pas le moment de se faire plaisir et d'aller vraiment là où on a le plus envie d'y aller ?

  • Tristan

    Oui, on avait essayé de concilier les deux, histoire de faire Holborg, prendre le pack, comme on avait fait pour rejoindre Oslo quand on y était allé à l'époque. Et ensuite... de poursuivre là-bas mais en fait même pour rejoindre Holborg en train c'est un très long périple bon bah après de longues réflexions bah aussi en regardant un joystick pour rejoindre Oslo directement là aussi ça demandait bien 5 trains je pense ouais ouais sans l'avion ouais sans l'avion l'avion qui était justement très simple ouais et attractif en termes de prix

  • Yoann

    Puis après, on s'est dit quitte à partir en août, autant aller dans un pays où on ne pourrait pas y aller le reste de la saison. Bon, il s'avère que le mois d'août n'est pas réputé pour être la meilleure période pour la Norvège, mais on l'a appris un peu plus tard.

  • Tristan

    On ne s'est fait que hier, comme on dit. On s'est fait que hier, voilà, une belle surprise. Et c'est ce qu'on vient chercher finalement.

  • Yoann

    C'est vrai, c'est vrai, parce que globalement, qu'est-ce qu'on avait préparé ?

  • Tristan

    Pas grand-chose,

  • Yoann

    pas grand-chose. On avait quand même, Johan nous avait concluté une petite trace à la fois gravel, à la fois route. Comment tu t'es un peu organisé d'ailleurs pour préparer cette trace ?

  • Tristan

    Du coup, on s'était juste dit avec Tristan qu'on comptait faire Oslo-Bergen parce qu'on voulait repartir d'Oslo et découvrir les fjords. Et entre deux, c'était champ libre parce que de toute façon, on n'avait pas de connaissances ou d'informations spécifiques sur des endroits auxquels il fallait absolument passer pour... rallier les deux. Je ne sais pas si tu te souviens, mais au début, on avait évalué le fait de faire toute la côte, mais là, c'était extrêmement long.

  • Yoann

    C'est ça, on était un peu gourmands, on voulait tout. On voulait la montagne, les fjords.

  • Tristan

    Et limite les Lofoten.

  • Yoann

    Ouais, c'est vrai.

  • Tristan

    Sauf que ça, c'était trop long et au final, assez redondant en termes de paysage. Je pense que faire que de la côte, c'est bien, mais c'est mieux de pouvoir varier. Et aussi, à la fin, ça demandait, je ne sais pas si tu te souviens, mais beaucoup de transferts en bateau ou tunnel, parce que les fjords, c'est plein d'îles. Donc ça, c'était contraignant, donc on a éliminé ça, et après, il ne restait plus qu'une solution, finalement. C'était de couper, entre guillemets, à travers chance, comme ça que j'avais nommé la trace. Et là-dessus, j'ai juste fait... Si j'ai regardé, en fait, la carte de chaleur...

  • Yoann

    Oui, c'est ça, qui a quand même pas mal déterminé, au final. Moi, je me souviens que t'avais identifié, sur la carte de chaleur Strava, donc là où la heatmap, pour les anglophones... là où on voit où les gens vont le plus régulièrement. Et toi, tu avais vu qu'en gravel, il y avait une partie hyper fréquentée au milieu à peu près.

  • Tristan

    Et en fait, il s'est avéré que cette trace-là, c'était un lieu touristique, une finée, où ils mettaient en location des vélos. Donc je pense que c'est pour ça que c'était... Enfin, c'est un peu connu, mais auprès des Norvégiens plus que...

  • Yoann

    Après, ça fait quand même partie des traces gravel en Europe qui sont connues. Après, je dis... pas que le monde entier le connaît mais si tu te renseignes un peu tu peux assez rapidement trouver quand même. Mais bon,

  • Tristan

    c'était un moyen de la découvrir. Et du coup, ça, c'était un troisième point d'accroche entre Oslo-Bergen et ce tracé-là par lequel on voulait passer. Donc après, il fallait juste relier ces points-là. Donc pour le reste, ça se fait sur Komoot, Google Earth, pour voir un petit peu la réalité du terrain. Et voilà.

  • Yoann

    Ouais, non, ça... Bon, là, j'ai dû faire full confiance à Johan. Vraiment, tous mes amis m'ont dit, ne fais pas confiance à Johan. À chaque fois qu'on le suit en vélo, c'est kata. Mais je me suis dit, de tous les cas, je ne vais pas prendre du temps à préparer la trace de mon côté. Donc, j'ai regardé vaguement. Je me suis dit, c'est ambitieux. Et moi, ce qui m'a toujours inquiété sur cette trace, c'est que Johan m'a dit, il y a une partie, il faudra marcher à côté du vélo. C'est un chemin de rando, mais t'inquiète. Et je me suis dit, bon, on verra.

  • Tristan

    En fait, on a découvert... un peu la topographie de Norvège. Il y a un massif qui traverse la Norvège en long. Ça demandait déjà une grande ascension au début, du moins pour notre humble niveau, surtout en Gironde où c'est tout plat. Et de là, l'arrivée dans les fjords, c'est le seul moyen de traverser, mais ça on l'a appris au cours du voyage. C'est qu'il y a une ligne de chemin de fer. qui permet de traverser la montagne. Sinon, c'est un ancien sentier de randonnée. Et je comptais faire ça. Pour moi, ça passait.

  • Yoann

    Après, ce qu'on n'avait pas pris en compte quand on a préparé toute la trace et tout, c'est le poids du vélo et tout l'équipement qu'on avait sur nous. C'est que le vélo faisait 23-25 kg.

  • Tristan

    Un peu moins, entre 20 et 23.

  • Yoann

    Mon vélo fait à peu près 12 kilos, donc ça va vite quand même. Parce que sachant qu'on avait prévu le matériel de bivouac pour partir, c'est vrai que mine de rien, ça fait beaucoup de choses à mettre sur le vélo. Et en fait, monter une côte avec le vélo chargé ou même le pousser avec le vélo chargé, c'est vite.

  • Tristan

    Sans les chaussures non plus, parce que là aussi, on était un peu limité. On avait pris une paire de chaussures de ville et la paire de chaussures de vélo qui ne sont pas du tout adaptées à la marche.

  • Yoann

    Oui, oui, tout à fait. Ok, ça roule. Et puis, hier, j'ai galéré. J'ai monté ma roue à l'envers. Bah ouais, mais je suis trop con. Mais en fait, c'est super dur quand le vélo est retourné. J'ai bien analysé le truc. Je me dis, c'est bon, ça roule dans ce sens-là. Au final, non. Du coup, je... Le pneu. Le pneu, ouais, pardon. Ah oui, la roue. Et du coup, j'ai dû tout refaire. Une fois qu'en fait, t'as fait ça, elle ne reclaquait plus derrière. Parce que les deux parois étaient collées entre eux et donc du coup ça a été plaqué. Donc la galère. Mais bon, on va y arriver. Il faut que l'on soit dans l'avion, qu'on ait plus à récupérer au presque. Allez, bon courage, ciao.

  • Tristan

    Toi aussi, ciao.

  • Yoann

    et les livres pour le moment le vélo la route la récupération de l'eau on est en fait Bon, c'est bon, on arrive où on vient.

  • Tristan

    Non mais on est arrivé, il y a un rayon de soleil, ça c'est un signe du destin. Ouais,

  • Yoann

    on va pas mentir que la météo n'est pas très accueillante comme on va voir 40 km en devant. La flotte qui se berge bien.

  • Tristan

    Mais bon, demain est un autre jour.

  • Yoann

    Ouais, on va boire une bière. Ouais. qu'est ce que tu nous prépare de beau sur ton vélo

  • Tristan

    Là je suis en train d'accrocher les sacoches de fourche, tu vois, et j'ai une super sécurité avec des serflex, c'est nickel.

  • Yoann

    Mais après ça ne peut plus les enlever du coup les sacoches ?

  • Tristan

    Non ça ne peut plus les enlever effectivement, c'est un choix.

  • Yoann

    Ok.

  • Tristan

    Et en fait je n'ai pas trop le choix finalement, si je veux que ça tienne tout le voyage.

  • Yoann

    Ah ouais, ok, ça a l'air de bien avancer ton histoire.

  • Tristan

    Ouais c'est pas mal.

  • Yoann

    Moi disons que j'ai pas mal avancé, là il faut que je mette toutes les dernières bricoles de type barres, sacs étanche etc. Moi en vrai je suis pas trop mal, juste il commence à être bien lourd. Et ma sacoche de sel qui tire un peu sur le côté. Bon je regarde. T'as pris des lumières aussi ?

  • Tristan

    Des lumières ? Des vélo ? Ouais, ouais, ouais. Des petites. Regonfle le tarot avant.

  • Yoann

    Mais d'ailleurs en terme d'équipement... Comment toi tu t'étais préparé un peu sur l'équipement ?

  • Tristan

    Comment je m'étais préparé ? Après on avait déjà fait quelques sorties Ou du moins voyages au périple Là au travers du Gravelman qu'on avait fait en mars

  • Yoann

    Puis surtout on avait été à Toulouse déjà un petit peu

  • Tristan

    En novembre de l'année passée Et c'était des bonnes expériences Pour nous roder un petit peu sur l'organisation sur le vélo Quoi prendre, ce qui était contraignant ou pas Chacun a ses petites... préférence sur l'organisation. Il n'y a pas une organisation.

  • Yoann

    Ce qu'il faut dire aussi, c'est que mine de rien, la semaine juste avant de partir, c'était quand même très compliqué. On s'est rendu compte de l'ampleur de l'orga et de la logistique que ça représente parce qu'il fallait peaufiner. En fait, l'erreur, je pense, c'est qu'on n'avait pas préparé notre vélo avant de partir. C'est-à-dire qu'on n'avait jamais fait un setup complet pour se dire, ok, là, on est bien.

  • Tristan

    Oui, et je ne sais pas... plus pour quelle raison, mais le week-end d'avant, on s'était dit, on va tester. Ah, mais tu devais recevoir ton vélo.

  • Yoann

    Ah oui, peut-être, oui.

  • Tristan

    Moi, je n'étais pas en tubeless. Mon vélo était crevé, je ne sais plus. Enfin bref, des deux côtés, on avait des galères avec nos vélos, alors qu'on comptait faire une sortie en conditions réelles, entre guillemets. On ne l'a pas fait. On regrette un petit peu,

  • Yoann

    parce que c'est... Oui,

  • Tristan

    parce que c'est vrai que...

  • Yoann

    Je pense que c'était une bonne chose. Moi, déjà, j'avais commandé un nouveau vélo qui est arrivé malheureusement plus tard. Donc, ça avait vachement éloigné mon organisation parce que je m'étais dit, je ne vais pas acheter les sacoches, je ne sais pas quoi ressemble mon vélo, etc. Et une fois que je me suis résigné, il ne restait qu'une semaine. Et en une semaine, arriver à recevoir les commandes, moi, j'avais commandé des sacoches, ça n'est pas forcément la taille. Des commandes sur le bon coin qui ne sont pas arrivées, etc. En fait, il y a beaucoup de choses. Mineur, c'est aussi un budget quand même, le vélo. Toujours, mais là, même le voyage à vélo, en tout cas sur l'équipement, les sacoches coûtent... coûte vite cher. Et moi, je savais qu'il allait pleuvoir. Enfin, on savait tous les deux qu'il allait pleuvoir. Et donc, on ne pouvait pas se permettre d'avoir de l'équipement qui prend la flotte. Parce qu'on comptait bivouaquer. Et donc, tu sais que c'est hyper pénible d'avoir tout émouillé et compliqué de faire sécher. Donc, moi, j'étais assez regardant quand même là-dessus, sur le duvet, etc. pour pas qu'ils prennent l'eau. Et ça, ça a pris pas mal de temps.

  • Tristan

    Ouais. Et s'assurer aussi, au-delà de la sélection des articles, des produits, c'est s'assurer que ça rentre et que ça se combine bien dans chacune des sacoches. Et ça, au final, c'est un exercice, ça prend la tête. Et c'est vrai que, tu l'as abordé tout à l'heure, mais la semaine avant, la charge mentale là-dessus, c'était...

  • Yoann

    Et heureusement qu'on était deux même pour étaler le matériel. Par exemple, toi, tu prenais le matériel de réparation. Moi, j'ai pris le matériel de bivouac. Et ça permettait d'étaler. Les gens qui partent tout seuls, on trouvait ça compliqué parce que, mine de rien, le matériel de réparation, on avait une chaîne, le multitool, les chambres à air, la pompe, etc. On avait quand même beaucoup d'éléments à prendre. Bon, ça n'en est pas servi. On a eu de la chance. On n'a pas eu de problème.

  • Tristan

    On a bien fait de...

  • Yoann

    Mais on est obligés de le prendre. Donc ça, c'était assez challengeant. On a pas mal échangé pendant cette période pour être rodé. Ouais,

  • Tristan

    et après, en fait, s'ajoute à ça aussi un aspect, là, c'est les sacoches. Ça, par contre, on a zéro expérience. C'est que pour le transport en avion, un peu comme en train, en avion, c'est plus contraignant parce qu'ils viennent contrôler le poids. Et il faut aussi des sacoches un peu plus robustes. Et là-dessus, aucune expérience de... À quel point c'est facile aussi de transporter les sacoches. Et ça... Sans suspense, ce n'est pas du tout agréable. Si vous n'avez pas de roulette.

  • Yoann

    Parce que nous, on est pris... Quel modèle ? Tu te souviens de la marque ?

  • Tristan

    Bud.

  • Yoann

    Bud, oui. Le Bud, mais sans les roulettes. Du coup, il faut tout faire à l'épaule. Ce qui se fait dans les faits quand tu n'as que le vélo.

  • Tristan

    Oui, c'est ça.

  • Yoann

    Sauf que quand tu mets le vélo plus les sacoches, tu as une sacoche qui fait une vingtaine de kilos.

  • Tristan

    C'est ça.

  • Yoann

    À l'épaule, ça pique.

  • Tristan

    Les sacoches plus, enfin moi je sais que j'avais mis mon duvet en plus pour amortir un peu des coups.

  • Yoann

    Oui bah, ah oui mais t'avais mis aussi, non t'avais mis des affaires.

  • Tristan

    Non non non, c'était au possible des choses légères entre guillemets ou qui sécurisaient le vélo. Mais ouais au final ça fait bien 15 kilos de poids l'épaule et juste avec une sangle qui est plutôt agréable.

  • Yoann

    Ouais et puis bon vous connaissez un peu Paris, c'est un peu la galère de tout faire pour transporter le vélo qui est quand même assez encombrant. Après, en vrai, ça s'est quand même plutôt bien organisé. Le vélo, on a payé quoi ? 30 balles par voyage, par personne, enfin par vélo. Donc c'était assez correct en termes de prix. La sacoche a plutôt bien protégé les vélos. Moi, si c'était à refaire, c'est juste prendre avec des roulettes. Ouais,

  • Tristan

    c'est ça.

  • Yoann

    Pour pouvoir être plus...

  • Tristan

    Mais sinon, par contre, le service à l'aéroport, nickel. Ça, là-dessus, il y a un rack dédié.

  • Yoann

    Ouais, t'es à l'aise avec le fait qu'on ait des vélos.

  • Tristan

    Pour les récupérer, ouais, en passage hors gabarit, là. Et les vélos étaient niques.

  • Yoann

    En fait, ce n'est vraiment pas l'avion le problème, c'est le avant-avion et le après.

  • Tristan

    Les passages des portiques des métros, c'est horrible, c'est une galère.

  • Yoann

    Non, quand on est arrivé à Oslo, dans le Airbnb, c'était quand même une sacrée différence.

  • Tristan

    Et en plus de ça, on avait nos sacs avec les affaires sur le dos. Ça ne fait que... Ça, ce n'était pas la partie de plaisir pour commencer le voyage.

  • Yoann

    Avec des courbatures. Parce que par plaisir, après, ça se fait. Je ne pourrais pas dire que je ne recommande pas.

  • Tristan

    Oui, mais tu vois, là, je n'y retournerai pas, là, demain. Je ne l'ai pas encore digéré.

  • Yoann

    Je le ferai différemment. Différemment, c'est vrai. Donc, oui, une fois qu'on est arrivé, tu t'étais entraîné, toi, un peu, avant de... Oui, oui, oui.

  • Tristan

    Non,

  • Yoann

    on n'était pas particulièrement entraîné. Après, on fait du vélo régulièrement depuis plusieurs mois, mais ne... pas non plus.

  • Tristan

    On comptait augmenter l'intensité, en réalité on ne l'a pas augmenté.

  • Yoann

    On n'a pas pris trop le temps parce que c'était fin d'été donc ce n'est pas la période où on a le plus le temps de s'entraîner. Et puis on sous-estimait peut-être un petit peu le dénivelé, la topo norvégienne.

  • Tristan

    Oui et puis après on a toujours eu un peu cette approche des deux côtés de griller un peu les étapes et juste se dire ça va passer. Pas être plus rigoureux pour...

  • Yoann

    On attend toujours un petit peu d'être sur place pour se rendre compte de l'enjeu et on se dit que ça va passer finalement. Et ça passe ! Spoiler, on est arrivé !

  • Tristan

    Ça vous donne raison finalement sur notre non-préparation à chaque fois, comme pour le Gravenman.

  • Yoann

    Et donc bon voilà, on est arrivé finalement sur place avec nos vélos complets, pas abîmés. Et donc là c'est la prépa pour le grand départ. On était un peu impatients à ce moment-là, même si la météo nous accueillait pas particulièrement bien. Ouais. L'arrivée à Oslo, bon, c'était pas exactement ce à quoi on s'attendait.

  • Tristan

    Ouais, on l'avait quitté à l'époque, en 2016.

  • Yoann

    Sous la neige.

  • Tristan

    Sous la neige. C'était féerique, c'était merveilleux. Là, on arrive, c'est déluge de pluie totale. On s'est très peu parlé avec Tristan ce soir-là. On a mangé un repas. pas mais qui tirait un peu la gueule dans la gare si je me souviens bien et après on a rejoint les airbnb mais c'était un déluge phénoménal on pensait naïvement qu'en août mais sur toute la planète il fait beau et c'est pas le cas en norvège enfin en fait à partir de fin août il commence à signaler le fait que c'est une période pluvieuse

  • Yoann

    En fait, pour moi, le truc, c'est que j'avais regardé la météo de la Norvège, de Oslo, etc. Mais je voyais que c'était une nuage soleil, globalement. Et du coup, je me dis, non mais je vois bien la météo. C'est genre, il y a une averse, il fait beau, il y a une averse, il fait beau. Je me dis, vas-y, on s'abritera à ce moment-là. Sauf que quand on est arrivé, c'était loin d'être une averse. C'était vraiment le déluge, la pluie qui mouille bien, en fait. On n'avait pas envie d'être dehors.

  • Tristan

    Juste pour rejoindre l'arrêt de bus en face de la gare, on était trempés. Et du coup, la soirée... bien plus calme qu'est-ce qu'on était surtout ces débuts de vacances qui commencent donc après comme on l'a dit l'épreuve de Paris avec le vélo sur l'épaule et le non-accueil de la Norvège et je t'avoue mais dans ma tête je me voyais faire un tout autre voyage c'est vrai j'étais préparé à louer une voiture le lendemain laisser les vélos au Airbnb et voilà juste découvrir

  • Yoann

    C'est vrai que je me souviens que quand même on attendait les vélos parce qu'on avait vu la météo par le hublot de l'avion, on s'était dit non mais vas-y à tout moment, on prend une voiture, on ne doit rien à personne. Et on rêvait même peut-être de ne pas avoir les vélos je pense à l'arrivée. On s'est dit si on n'a pas les vélos, on a une excuse et on fait un tout autre voyage. Bon, les vélos sont arrivés en pleine forme.

  • Tristan

    C'est un premier indice et du coup on a laissé le bénéfice du doute. La météo, on se dit, on verra.

  • Yoann

    En tout cas, il a fait beau.

  • Tristan

    Oui, c'est ça. On va attendre le lendemain. S'il y a un rayon de soleil, on y va. Sinon, on abandonne définitivement le projet. Du coup, le lendemain, il fait beau. Enfin, il fait beau. C'est pas non plus drapeau vert, mais en fait, comme tous les jours de la semaine par la suite, ils annonçaient une alternance un peu de soleil et de pluie, nuages. Donc voilà, mais bon, en tout cas, quand on est parti, il faisait bon. Et donc là, on a remis les mains sur la préparation du vélo. Ça faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas faite.

  • Yoann

    donc il faut retrouver un peu les habitudes ouais et puis on avait tout mis en vrac dans les sacoches il faut remettre son vélo d'aplomb moi je me souviens que c'était un gros challenge parce que tu sais que la prépa que tu fais là c'est celle qui va te durer pendant tout le voyage et en plus on laissait quelques éléments chez Stéphane notre Airbnb dans lequel on reviendra à l'arrivée, notamment la sacoche il est merveilleux oui oui on vous le recommande vivement, même chaudement et du coup on savait que tout ce qu'on laissait chez Stéphane On ne pourrait pas le revoir dans tout le séjour. L'orgueil, les accroches, moi, je voulais vraiment que tout tienne bien. Parce que je m'étais dit, là, la moindre... Parce que même à Oslo, on savait qu'on pouvait encore acheter quelques éléments. Le reste du trajet, à part des super-héritiers, il n'y avait pas grand-chose. Donc, il ne fallait rien oublier, bien huiler tout, etc. C'était un peu challengeant de retrouver tous nos éléments. On va falloir être prêts, là. Ouais, c'est tout bon. Bon,

  • Tristan

    il n'y a plus qu'à rouler, là. Bon,

  • Yoann

    c'est à toi, Krobo. C'est tout bon. Pourquoi arrêter de se baisser ? Mais au moins, tout est à pied. C'est le Airbnb là. C'est la grande aventure qui commence. Ok, donc on était à deux doigts de partir, on a fait les derniers achats de gaz, on est parti. Sauf que Yoann s'est rendu compte qu'il avait oublié les clés de l'antivol. au Airbnb. Donc là, c'est retour à la cave départ. Et pour couronner le tout, il vient de se rendre compte, en allant chercher les clés, qu'il avait laissé ses lunettes dans la cave du type. Il est retourné chercher ses lunettes. Bon, je crois qu'on va arriver à partir, mais il est déjà 11h30, donc on n'est pas en avance. On voulait partir à 10h. Mais bon, c'est bon, le début de l'aventure peut enfin commencer.

  • Tristan

    Ouais, et surtout, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne s'était pas préparé. On n'avait pas refait l'exercice chez nous avant. Donc là, le matin, on a essayé de se lever, enfin, faire un compromis entre se lever tôt et pas non plus partir en déficit de sommeil. Du coup, on est parti à 10h, je crois.

  • Yoann

    Ouais, ouais, mais on a pris bien deux heures à préparer tous les vélos. Hop, là, on est super contents. On prend enfin le départ. Bon, quelques déboires.

  • Tristan

    Quelques déboires. Il nous manquait un truc qu'on n'a pas pu emporter dans l'avion. C'est la petite bonbonne de gaz pour le réchaud et faire cuire nos lyophilisés qu'on transportait avec nous. Et du coup, on allait localiser un magasin qui était sur la route de la trace.

  • Yoann

    Mais moi, je me souviens du plaisir que j'avais de partir, d'être en vélo dans Oslo, avec mon vélo. Ce n'est pas le vélo que tu t'es alloué, etc. Plus, tu as tout ton paletage, tu sais que tu vas l'avoir pendant tout le séjour. C'était kiffant.

  • Tristan

    C'est vrai que la sensation de partir, tu as tes repères, vu que c'est ton vélo. Et là, on retrouve tout ce qu'on a vécu un peu en allant à... Toulouse ou le Gravelman notamment, ou juste les sorties week-end, sans laisse-pas-coche. Mais ça, c'est ultra confortable. Et là,

  • Yoann

    à l'étranger, d'avoir pris le vélo comme ça par l'avion, je ne sais pas, il y avait quelque chose de... En plus, on était déjà venus de pouvoir redécouvrir ça à vélo. On se rend mieux compte de la géographie, de plein de choses.

  • Tristan

    Oui, c'était un mélange de sentiments là, trop agréable.

  • Yoann

    Après, avec le recul, j'ai beaucoup trop envoyé. J'étais tellement content. J'étais en danseuse, dès qu'il y avait une petite côte, etc. en fait genre c'était erreur bête parce que ah j'ai pas vu ça c'est drôle ah non mais je trouve que là tu es par exemple tu pars pour une sortie du dimanche mais là tu partais pour une semaine donc je crois que j'aurais dû un peu plus tempo je sais pas si c'est ce qui m'a cramé mais en tout cas il vaut mieux calmer un petit peu ses ardeurs ouais ouais ouais voilà sagesse et merde quelque chose ouais bon après Yoann voulait nous rajouter quelques bandes donc on les a en plus mais voilà passé ce petit

  • Tristan

    détour touristique, on va dire. On était lancés et là, c'était trop cool. On a quitté un peu le centre de Oslo pour rejoindre les zones résidentielles. Et ça, ça m'a marqué parce que c'était incroyable. Des grandes résidences, mais ultra paisibles avec vue sur la mer, au final. Vallonnées, mais comme il faut pour que ce soit chatoyant.

  • Yoann

    À ce moment-là, on ne savait pas que c'était un début. Alors moi, je me dis, si j'avais vu ça à la fin, je serais dit, ouais, ok. Mais là, on était tellement contents de partir, de découvrir la Norvège, la campagne, parce qu'on n'avait connu que Oslo jusqu'à maintenant. Et en effet, c'est quand même une campagne un peu huppée, avec des superbes maisons, des vues incroyables, la nature qui est quand même omniprésente partout. Du coup, ça a régalé. On a eu quelques galères, moi j'ai perdu ma tasse, il y avait encore du matériel qui méritait quelques ajustements. Mais dans sa globalité, on était à peu près bon. On n'a pas eu trop de regrets ou d'oublis.

  • Tristan

    Ouais. Tata c'était très joli pour la photo mais pas du tout efficace. Elle était accrochée à l'arrière.

  • Yoann

    Au final c'est ce que j'ai fait mais avec un mousqueton. C'était bien mieux.

  • Tristan

    Sur notre route, le truc qui m'a marqué aussi c'est quand on s'est fait rejoindre par un mec en vélo qui nous a rattrapé. Il s'est mis à notre hauteur. On a dû le rattraper je crois. On le rappelle combien de kilos le vélo ?

  • Yoann

    Au moins 25.

  • Tristan

    Bien trois demi-nousaines.

  • Yoann

    À ce moment-là, j'avais encore toutes les barres de céréales, tout le stol, donc on était bien lourds.

  • Tristan

    Plus l'énergie à bloc, donc ça pèse beaucoup. Et donc, on rattrape le gars. C'est un mec qui fait du gravel aussi. C'était un peu à l'orée de la campagne, la région un peu forestière qu'on allait rejoindre. Et on a eu une discussion avec lui. Au final,

  • Yoann

    on apprend qu'il a la marque de vélo Fara.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Ou du moins, il y travaille.

  • Yoann

    Non, lui, il n'a pas la marque à raison. Je le trappole. Mais ouais, il travaille chez Farah, une marque de vélos gravel et d'expédition.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Qu'on ne connaissait pas du tout. Mais en fait, qui est originaire de Oslo et qui, au final, offre des vélos haut de gamme dans le gravel, qui est très bien positionné. Et les vélos sont très cools. Et du coup, l'échange est trop sympa avec lui, qui a envie de comprendre où on va et ce qu'on fait. Et ce qui était drôle, ce qu'on s'est dit après, c'est que quand on lui a dit...

  • Yoann

    on partait tout juste pour rejoindre Bergen une réaction je sais pas de norvégien j'imagine mais sans excitation juste comme si c'était normal ça fait vraiment quelque chose qui m'a marqué en Norvège c'est que personne n'était émerveillé par notre trip où je disais vous êtes fou en France on dit qu'on traverse la France dans sa largeur avec une météo qui est très incertaine et là je dis vous êtes fou j'aurais jamais fait ça eux ils étaient là oh ça va être un epic trip Et ça va être cool. Et pour eux, c'est normal, en fait.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça.

  • Yoann

    Ils se disent pas, bah oui, on profite de la nature, on est dehors, aux éléments, et pour eux, c'est très cool.

  • Tristan

    Ouais, c'était un peu notre première approche là-dessus.

  • Yoann

    Mais je pense que moi, ça m'a rassuré, personnellement. Parce que...

  • Tristan

    Ouais, ouais.

  • Yoann

    Quand les gens disent toujours, « Waouh, c'est chaud, j'aurais pas fait ça » , t'es fier, parce que tu te dis, « Bah ok, oui, c'est vrai, je vais faire un truc qui sort de la norme. » Et en même temps, tu te dis, « Mais pourquoi ils sont pas sereins ? » Là, eux, ils étaient sereins, donc on se disait...

  • Tristan

    Et en fait, on l'aura appris tout le long du voyage, mais c'est que les Norvégiens, ils sont ultra connectés à la nature. Dès le plus jeune âge, ces valeurs-là, du moins ce mode de vie-là, leur sont inculqués. Et c'est trop bien. Rien ne leur paraît compliqué vis-à-vis de toutes les activités qui peuvent se faire à l'extérieur.

  • Yoann

    Même quand nous, il pleuvait et qu'on roulait, on croisait toujours du monde. Pourtant, ils ne sont pas nombreux, les Norvégiens, mais il y avait toujours quelqu'un qui se baladait, qui... Pas tant le cyclisme, mais des marcheurs, des gens qui sont bien équipés, en profitent quand même, et puis qui n'avaient pas l'air de souffrir. Nous-mêmes, sur le projet du monde en France, je pense qu'ils tireraient la gueule en mode, là, je prends la flotte, j'ai juste envie de rentrer. Non, pour eux, c'était normal.

  • Tristan

    Et même un truc qui m'avait marqué, là, mais plus tard, où on avait demandé où est-ce qu'on pouvait planter la tente, et elle nous avait remis en cause notre question en mode, mais pourquoi vous... Vous vous demandez s'il y a des emplacements pour camper, vous avez juste le temps à nature.

  • Yoann

    Vous marchez, vous avez pas de temps en fait.

  • Tristan

    Et je leur demande, mais c'est payant ? Bah pas du tout en fait. Si tu veux accéder à la douche, on te donne le code et tu payes quelques euros, mais sinon le reste...

  • Yoann

    Ah bah eux c'est vraiment dans leur constitution, tout le monde a le droit de profiter de la nature comme bon lui semble tant qu'il la respecte. Et donc pour eux c'est beaucoup plus simple. Il n'y a pas ce concept de propriété privée partout. Il y a des cabanes un peu à droite à gauche, mais pas forcément d'endroits où on te dit ne pas y aller privé. Et ça, c'est assez agréable. On n'a pas eu l'occasion de plus en profiter que ça, mais quand même. Donc voilà, bon, après, premier jour, on était bien. On a envoyé, on était heureux de partir. On avait déjà fait quand même quelques bornes. Et après, le lendemain, moi, je me retrouve, j'ai déjà mal aux pattes. Bon du coup première journée terminée On a fait combien de bornes aujourd'hui ?

  • Tristan

    70

  • Yoann

    Je tiens juste à préciser C'est 70 bornes sur une demi-journée Puisqu'on a eu quelques péripéties en amont Voilà l'aparté était importante

  • Tristan

    Parce que moi je me désolidarise des propos de Tristan Mais c'était... Mais on a envoyé

  • Yoann

    On a vraiment envoyé

  • Tristan

    70 bornes,

  • Yoann

    attention les dieux Donc journée on va dire plutôt courte Ce qui me fait rire, c'est que quand il était chercher les clés de l'antivol, il est ressorti tout content avec les clés de l'antivol, mais il avait laissé tomber ses lunettes dans la cave du Airbnb. Donc, il a dû ressonner chez le mec pour aller chercher les lunettes.

  • Tristan

    Super Stéphane,

  • Yoann

    il a bien fait chier. Ah ben là, ce n'est pas de sa faute. Au final,

  • Tristan

    on est parti de Oslo avec 15 bornes dans les jambes.

  • Yoann

    Oui oui c'est vrai que... Bon après ça nous a permis de se balader un peu dans Oslo parce que on a pas trop eu le temps, on voulait faire un petit tour mais au final je pense qu'on le fera à notre tour.

  • Tristan

    Bon après c'était très cool.

  • Yoann

    Ouais ouais le tour était sympa, il faisait beau en plus ce matin. Enfin beau. pour la Norvège, ils faisaient nuages-soleil.

  • Tristan

    Et en plus on a eu la bonne idée, parce que du coup là on était toujours dans Oslo sur les coups de midi moins le quart, de s'arrêter prendre un hot dog.

  • Yoann

    Johan avait déjà faim, du coup on s'est arrêté, on a pris un hot dog de renne, c'est quoi mousse en anglais ? C'est... Élan.

  • Tristan

    Ouais ça.

  • Yoann

    Et Johan de chorizo, donc on a mangé. Et après on a bombardé au final, on a fait la sortie comme si on était en sortie d'entraînement. On a fait quasiment d'une traite. Le plan c'était qu'il annonçait de la pluie, pourquoi 16h ? Donc on s'est dit, bon on avait 4h de vélo, je crois qu'on a fait à peu près 4h de vélo. Donc on s'est dit, si on ne s'arrête quasiment pas, on arrivera avant la pluie. On a réservé un logement pour ce soir, une petite maison tranquille au fond d'un jardin. Et du coup on s'est dit bon bah on bombarde pour arriver avant la pluie et pas se faire rincer.

  • Tristan

    Ouais et d'autant qu'on pouvait pas aller plus loin parce qu'il n'y avait pas de réservation plus loin sur la route en fait. Oui, c'est peut-être la même chose. Là, journée de demain, normalement le soir on bivouac. Oui, tu as raison. Donc en effet, on avait cette contrainte. On est un peu au milieu de nulle part. Je crois que non, c'est pas touristique. Dans tout ça, je pense qu'il n'y a pas de logement.

  • Yoann

    Et donc, on a eu accès directement au logement. Et grande coupure d'électricité dans tout le quartier. On a compris ça au fil de l'eau un peu. Au début, on n'avait pas d'électricité dans la baraque. Après, on a voulu aller au supermarché qui est à côté. Et la dame à l'intérieur nous a dit...

  • Tristan

    Elle nous a dit que c'était fermé, et puis là on voit un panneau, on ne comprend pas pourquoi elle a laissé de fermer, et là l'intérieur n'a rien fait. C'est devant la caisse. Et du coup, il y a un panneau devant, écrit en norvégien, et on l'a traduit avec Google Trad, et c'est écrit « coupure d'électricité fermée » . Donc là on commence à comprendre un petit peu que c'est un peu plus généralisé. Donc au final, on est rentrés. une fois que l'électrique était revenue mais bon ça a duré quand même un peu de temps en vrai une heure après c'est revenu ça s'est recoupé et deux heures plus tard c'était bon et du coup on est retourné à la supérette et là ça a ouvert et donc c'était bon on a cuisiné un petit peu ce soir, petite pâte, on s'est fait plaisir en vrai ça va c'était un petit apéro sans alcool et fromage norvégien je sais plus comment ça s'appelle mais qui a un petit goût sucré qui est pas mal avec du pince-fais-doigt, bon,

  • Yoann

    c'est un petit imprévu. Ouais, c'est pas... C'est plus...

  • Tristan

    Et puis des petits bonbons, quoi. Des petits bonbons typiques du Nord, ils ont toujours des stands de bonbons. Oh putain, j'avais pas vu, c'est écrit Godjule, en plus. Joyeux Noël. Jule, Godjule. Ça veut dire Joyeux Noël en norvégien. Donc voilà un petit peu la journée, hein. Ouais. Physiquement, tu t'es comment ?

  • Yoann

    Oh, bah ça va.

  • Tristan

    Ouais.

  • Yoann

    C'était bien de ne pas faire plus pour la première.

  • Tristan

    Oui, il y a eu un peu de dénivelé. Mais en fait, ce qui fait beaucoup la différence là et qu'il faut qu'on s'habitue, c'est les sacoches. Je trouve que la sortie, on a fait un petit 70 bornes. Normalement, ça va. Mais avec les sacoches, les montées sont quand même bien plus dures qu'à l'entraînement. Donc ça, je pense qu'il va falloir qu'on arrive à s'y faire. Mais oui, ça va. Moi, je suis un peu l'esclivé en fin de journée. Mais les jambes, ça va.

  • Yoann

    Après, on a quand même fait... C'est pas non plus énorme mais 600 de...

  • Tristan

    Ouais tu vois c'est pas non plus énorme.

  • Yoann

    C'est pas non plus énorme mais au moins c'est bien pour nous préparer à la suite là parce qu'on va déguster.

  • Tristan

    Ouais et demain du coup il faut qu'on essaie de rattraper un peu le retard, entre guillemets le retard mais par rapport au plan. Et on veut faire quoi, 110 bornes à peu près ?

  • Yoann

    Ouais et en profiter parce que la météo est bonne.

  • Tristan

    Ah oui.

  • Yoann

    Donc tirer loin, partir tôt.

  • Tristan

    Bon j'attends de voir ce qu'il est la météo bonne. Ouais. Il ne va pas pleuvoir normalement.

  • Yoann

    Donc elle est bonne.

  • Tristan

    Ça y est, la vraie popée commente. Ok, j'espère que cette première journée sur la route vous a plu. On a pu voir ensemble un petit peu la préparation et ce qui se cachait derrière tout ce périple et tout ce que ça implique un petit peu.

  • Yoann

    Dans le prochain épisode, on racontera la suite de notre voyage et notamment la partie bivouac. On parlera aussi un petit peu de la Norvège, des ressentis qu'on a pu avoir par rapport au pays et de la culture, et aussi de tout ce qui a agrémenté notre quotidien au long de ce voyage. Donc on se retrouve.

  • Tristan

    On continue la route ensemble.

Chapters

  • Introduction et présentation du voyage à vélo

    00:00

  • Départ d'Oslo et réflexions sur le voyage

    03:00

  • Préparation de l'itinéraire et organisation logistique

    06:30

  • Découverte de la topographie norvégienne

    09:12

  • Arrivée à Oslo et premières impressions

    21:35

  • Conclusion et aperçu du prochain épisode

    38:46

Description


Êtes-vous prêt à pédaler à travers des paysages à couper le souffle et à relever des défis inoubliables ? Dans ce premier épisode captivant de À Travers Champs, Tristan Bance et Yoann Quardel nous emmènent dans leur incroyable aventure à vélo à travers la Norvège, reliant Oslo à Bergen sur une distance de 500 km, avec plus de 8000 mètres de dénivelé positif. Ce périple, qui a eu lieu en août 2024, est bien plus qu'une simple randonnée à vélo ; c'est une véritable odyssée qui met en lumière l'importance de la préparation logistique et des choix d'équipement, des éléments cruciaux pour tout voyageur qui souhaite explorer les merveilles de la nature norvégienne.


Au fil de cet épisode, Tristan et Yoann partagent leurs réflexions sur ce qui les a poussés à entreprendre ce voyage. Ils évoquent les préparatifs minutieux qui ont précédé leur départ, les défis rencontrés sur la route, ainsi que les imprévus liés à la météo norvégienne, qui peuvent changer du tout au tout en un clin d'œil. Les deux cyclistes amateurs nous plongent dans leur quotidien, entre moments de joie, de fatigue, et de découverte, tout en tissant un lien fort avec la culture norvégienne et les habitants, qui semblent vivre en harmonie avec la nature.


En écoutant À Travers Champs, vous aurez l'occasion de découvrir des anecdotes sur leur parcours, des rencontres inattendues et des paysages époustouflants qui font de la Norvège une destination unique. Comment la nature influence-t-elle notre perception du voyage ? Quelles leçons peuvent être tirées de cette expérience immersive ? Tristan et Yoann vous invitent à réfléchir à ces questions tout en partageant leur passion pour le cyclisme et l'aventure.


Rejoignez-les dans cette quête inspirante qui célèbre l'esprit d'aventure et la beauté du monde naturel. Que vous soyez un cycliste chevronné ou simplement un passionné de voyages, cet épisode de À Travers Champs est une invitation à explorer, rêver, et peut-être même à planifier votre propre aventure à vélo. Ne manquez pas cette occasion de vous immerger dans une expérience inoubliable, où chaque coup de pédale vous rapproche un peu plus de la découverte de soi et des merveilles que notre planète a à offrir.


Montage et production réalisés par Thibault Dupierris.


Retrouvez tous les détails du parcours, la trace, la préparation et toutes les infos essentielles sur notre voyage ici : https://www.letopo.letemple.club/ 🚴‍♂️✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Tristan

    on est en train de rouler au bord du lac avec des lacs de partout à droite à gauche par égal

  • Yoann

    Bienvenue dans ce podcast, on va vous conter, Tristan et moi-même, notre expérience de voyage où on a rejoint Oslo avec nos vélos dans l'objectif de rallier la capitale de la Norvège à Bergen sur la côte ouest au travers d'un voyage de 500 km, un peu plus de 8000 mètres de dénivelé positif, c'est ça Tristan ? Eh oui ! Ce voyage, on l'a fait en août 2024 et au travers de ce podcast, on souhaite vous partager notre expérience, nos ressentis.

  • Tristan

    J'espère que vous participerez un petit peu à ce bout de voyage avec nous. Ce podcast vous est raconté par Johan et Tristan. Pour me présenter rapidement, je suis cycliste du dimanche, mis au gravel depuis seulement un an. J'ai voulu expérimenter un récit audio pour cette première grande aventure à vélo.

  • Yoann

    Et moi, enchanté, Johan, je suis aussi un cycliste du dimanche, un dimanche sur trois même. on peut dire ça, même si je fais d'autres sports à côté pour garder de l'activité. Et je suis très content de rejoindre Tristan pour parler de notre périple qu'on a pu réaliser et partager cette expérience au travers d'un podcast.

  • Tristan

    Bonne écoute. et moi je prends le matériel de podcast quoi bah en gros c'est un enregistreur avec le micro oui ça prend un petit peu de place mais bon je pense j'espère pas j'ai acheté un titre pour le protéger un peu de l'eau Ok, bon vas-y, essayons de préparer le vélo pour ce soir chacun de notre côté. On en reparle de toute façon quand on se voit tout à l'heure.

  • Yoann

    Aujourd'hui, on est parti de Oslo.

  • Tristan

    Ouais mais c'est juste le premier objectif.

  • Yoann

    Il faut que tu me le racontes et moi je te le raconte. A mon sens c'est plus sympa ça que de parler à l'auditeur. Ah oui. Mais c'est plus dur.

  • Tristan

    C'est plus dur.

  • Yoann

    Ouais.

  • Tristan

    J'ai peur que ça fasse pas naturel. Qu'on se le raconte et tout parce que vraiment j'ai...

  • Yoann

    Et juste faut essayer de pas faire... De pas faire scolaire. Ouais faut... Faut se mettre dans un tunnel mais allez. Bonjour à tous, on est trop contents de vous retrouver aujourd'hui pour enfin faire le podcast sur la Norvège à vélo qu'on a fait Johan et moi Tristan. Donc trop content de vous raconter un petit peu cette histoire et de revenir un peu sur ce périple qui fut, on va dire, haut en couleur. Est-ce que tu peux peut-être nous dire un petit peu d'où est venue l'idée Johan et bonjour déjà. Ouais,

  • Tristan

    bonjour à l'audience. L'idée, elle nous est venue d'une longue réflexion qui a duré sûrement 10 minutes. On avait fait un échange avec Tristan. au Danemark. Il y a de ça bientôt 10 ans.

  • Yoann

    7 ans, 8 ans,

  • Tristan

    oui. On s'était dit depuis longtemps qu'on aimerait bien y retourner. Ce qu'on n'a pas fait du tout, finalement. Parce qu'on s'est dit que les chemins pour rejoindre Aalborg étaient ennuyés au possible. Bon, je tire un peu le trait, mais le Danemark, c'est des paysages tout plats avec très peu de lieux touristiques ou flamboyants comme on peut avoir en Norvège. Et à la fin de notre échange, on avait fait un petit saut. Pour ton anniversaire d'ailleurs, et pour le Père Noël en plus. À Oslo, pour quelques jours, et on a toujours eu en tête, je pense que la Norvège, c'était un rappel incroyable.

  • Yoann

    Ouais, c'est marrant parce qu'on s'est dit, ok là on est à fond dans le gravel en ce moment, on se fait un trip vélo. On s'est dit, bah ce serait énorme de retourner là où on s'est rencontrés au Danemark. Sauf qu'au final, tous les deux dans notre tête, on avait en tête les paysages de la Norvège. Du coup, on voulait retourner à la source, mais en même temps on voulait les paysages norvégiens. Et on voulait au début ne pas prendre l'avion. Et c'est vrai qu'on a vu les paysages. On s'est dit, attends, on est à fond vélo en ce moment. Est-ce que ce n'est pas le moment de se faire plaisir et d'aller vraiment là où on a le plus envie d'y aller ?

  • Tristan

    Oui, on avait essayé de concilier les deux, histoire de faire Holborg, prendre le pack, comme on avait fait pour rejoindre Oslo quand on y était allé à l'époque. Et ensuite... de poursuivre là-bas mais en fait même pour rejoindre Holborg en train c'est un très long périple bon bah après de longues réflexions bah aussi en regardant un joystick pour rejoindre Oslo directement là aussi ça demandait bien 5 trains je pense ouais ouais sans l'avion ouais sans l'avion l'avion qui était justement très simple ouais et attractif en termes de prix

  • Yoann

    Puis après, on s'est dit quitte à partir en août, autant aller dans un pays où on ne pourrait pas y aller le reste de la saison. Bon, il s'avère que le mois d'août n'est pas réputé pour être la meilleure période pour la Norvège, mais on l'a appris un peu plus tard.

  • Tristan

    On ne s'est fait que hier, comme on dit. On s'est fait que hier, voilà, une belle surprise. Et c'est ce qu'on vient chercher finalement.

  • Yoann

    C'est vrai, c'est vrai, parce que globalement, qu'est-ce qu'on avait préparé ?

  • Tristan

    Pas grand-chose,

  • Yoann

    pas grand-chose. On avait quand même, Johan nous avait concluté une petite trace à la fois gravel, à la fois route. Comment tu t'es un peu organisé d'ailleurs pour préparer cette trace ?

  • Tristan

    Du coup, on s'était juste dit avec Tristan qu'on comptait faire Oslo-Bergen parce qu'on voulait repartir d'Oslo et découvrir les fjords. Et entre deux, c'était champ libre parce que de toute façon, on n'avait pas de connaissances ou d'informations spécifiques sur des endroits auxquels il fallait absolument passer pour... rallier les deux. Je ne sais pas si tu te souviens, mais au début, on avait évalué le fait de faire toute la côte, mais là, c'était extrêmement long.

  • Yoann

    C'est ça, on était un peu gourmands, on voulait tout. On voulait la montagne, les fjords.

  • Tristan

    Et limite les Lofoten.

  • Yoann

    Ouais, c'est vrai.

  • Tristan

    Sauf que ça, c'était trop long et au final, assez redondant en termes de paysage. Je pense que faire que de la côte, c'est bien, mais c'est mieux de pouvoir varier. Et aussi, à la fin, ça demandait, je ne sais pas si tu te souviens, mais beaucoup de transferts en bateau ou tunnel, parce que les fjords, c'est plein d'îles. Donc ça, c'était contraignant, donc on a éliminé ça, et après, il ne restait plus qu'une solution, finalement. C'était de couper, entre guillemets, à travers chance, comme ça que j'avais nommé la trace. Et là-dessus, j'ai juste fait... Si j'ai regardé, en fait, la carte de chaleur...

  • Yoann

    Oui, c'est ça, qui a quand même pas mal déterminé, au final. Moi, je me souviens que t'avais identifié, sur la carte de chaleur Strava, donc là où la heatmap, pour les anglophones... là où on voit où les gens vont le plus régulièrement. Et toi, tu avais vu qu'en gravel, il y avait une partie hyper fréquentée au milieu à peu près.

  • Tristan

    Et en fait, il s'est avéré que cette trace-là, c'était un lieu touristique, une finée, où ils mettaient en location des vélos. Donc je pense que c'est pour ça que c'était... Enfin, c'est un peu connu, mais auprès des Norvégiens plus que...

  • Yoann

    Après, ça fait quand même partie des traces gravel en Europe qui sont connues. Après, je dis... pas que le monde entier le connaît mais si tu te renseignes un peu tu peux assez rapidement trouver quand même. Mais bon,

  • Tristan

    c'était un moyen de la découvrir. Et du coup, ça, c'était un troisième point d'accroche entre Oslo-Bergen et ce tracé-là par lequel on voulait passer. Donc après, il fallait juste relier ces points-là. Donc pour le reste, ça se fait sur Komoot, Google Earth, pour voir un petit peu la réalité du terrain. Et voilà.

  • Yoann

    Ouais, non, ça... Bon, là, j'ai dû faire full confiance à Johan. Vraiment, tous mes amis m'ont dit, ne fais pas confiance à Johan. À chaque fois qu'on le suit en vélo, c'est kata. Mais je me suis dit, de tous les cas, je ne vais pas prendre du temps à préparer la trace de mon côté. Donc, j'ai regardé vaguement. Je me suis dit, c'est ambitieux. Et moi, ce qui m'a toujours inquiété sur cette trace, c'est que Johan m'a dit, il y a une partie, il faudra marcher à côté du vélo. C'est un chemin de rando, mais t'inquiète. Et je me suis dit, bon, on verra.

  • Tristan

    En fait, on a découvert... un peu la topographie de Norvège. Il y a un massif qui traverse la Norvège en long. Ça demandait déjà une grande ascension au début, du moins pour notre humble niveau, surtout en Gironde où c'est tout plat. Et de là, l'arrivée dans les fjords, c'est le seul moyen de traverser, mais ça on l'a appris au cours du voyage. C'est qu'il y a une ligne de chemin de fer. qui permet de traverser la montagne. Sinon, c'est un ancien sentier de randonnée. Et je comptais faire ça. Pour moi, ça passait.

  • Yoann

    Après, ce qu'on n'avait pas pris en compte quand on a préparé toute la trace et tout, c'est le poids du vélo et tout l'équipement qu'on avait sur nous. C'est que le vélo faisait 23-25 kg.

  • Tristan

    Un peu moins, entre 20 et 23.

  • Yoann

    Mon vélo fait à peu près 12 kilos, donc ça va vite quand même. Parce que sachant qu'on avait prévu le matériel de bivouac pour partir, c'est vrai que mine de rien, ça fait beaucoup de choses à mettre sur le vélo. Et en fait, monter une côte avec le vélo chargé ou même le pousser avec le vélo chargé, c'est vite.

  • Tristan

    Sans les chaussures non plus, parce que là aussi, on était un peu limité. On avait pris une paire de chaussures de ville et la paire de chaussures de vélo qui ne sont pas du tout adaptées à la marche.

  • Yoann

    Oui, oui, tout à fait. Ok, ça roule. Et puis, hier, j'ai galéré. J'ai monté ma roue à l'envers. Bah ouais, mais je suis trop con. Mais en fait, c'est super dur quand le vélo est retourné. J'ai bien analysé le truc. Je me dis, c'est bon, ça roule dans ce sens-là. Au final, non. Du coup, je... Le pneu. Le pneu, ouais, pardon. Ah oui, la roue. Et du coup, j'ai dû tout refaire. Une fois qu'en fait, t'as fait ça, elle ne reclaquait plus derrière. Parce que les deux parois étaient collées entre eux et donc du coup ça a été plaqué. Donc la galère. Mais bon, on va y arriver. Il faut que l'on soit dans l'avion, qu'on ait plus à récupérer au presque. Allez, bon courage, ciao.

  • Tristan

    Toi aussi, ciao.

  • Yoann

    et les livres pour le moment le vélo la route la récupération de l'eau on est en fait Bon, c'est bon, on arrive où on vient.

  • Tristan

    Non mais on est arrivé, il y a un rayon de soleil, ça c'est un signe du destin. Ouais,

  • Yoann

    on va pas mentir que la météo n'est pas très accueillante comme on va voir 40 km en devant. La flotte qui se berge bien.

  • Tristan

    Mais bon, demain est un autre jour.

  • Yoann

    Ouais, on va boire une bière. Ouais. qu'est ce que tu nous prépare de beau sur ton vélo

  • Tristan

    Là je suis en train d'accrocher les sacoches de fourche, tu vois, et j'ai une super sécurité avec des serflex, c'est nickel.

  • Yoann

    Mais après ça ne peut plus les enlever du coup les sacoches ?

  • Tristan

    Non ça ne peut plus les enlever effectivement, c'est un choix.

  • Yoann

    Ok.

  • Tristan

    Et en fait je n'ai pas trop le choix finalement, si je veux que ça tienne tout le voyage.

  • Yoann

    Ah ouais, ok, ça a l'air de bien avancer ton histoire.

  • Tristan

    Ouais c'est pas mal.

  • Yoann

    Moi disons que j'ai pas mal avancé, là il faut que je mette toutes les dernières bricoles de type barres, sacs étanche etc. Moi en vrai je suis pas trop mal, juste il commence à être bien lourd. Et ma sacoche de sel qui tire un peu sur le côté. Bon je regarde. T'as pris des lumières aussi ?

  • Tristan

    Des lumières ? Des vélo ? Ouais, ouais, ouais. Des petites. Regonfle le tarot avant.

  • Yoann

    Mais d'ailleurs en terme d'équipement... Comment toi tu t'étais préparé un peu sur l'équipement ?

  • Tristan

    Comment je m'étais préparé ? Après on avait déjà fait quelques sorties Ou du moins voyages au périple Là au travers du Gravelman qu'on avait fait en mars

  • Yoann

    Puis surtout on avait été à Toulouse déjà un petit peu

  • Tristan

    En novembre de l'année passée Et c'était des bonnes expériences Pour nous roder un petit peu sur l'organisation sur le vélo Quoi prendre, ce qui était contraignant ou pas Chacun a ses petites... préférence sur l'organisation. Il n'y a pas une organisation.

  • Yoann

    Ce qu'il faut dire aussi, c'est que mine de rien, la semaine juste avant de partir, c'était quand même très compliqué. On s'est rendu compte de l'ampleur de l'orga et de la logistique que ça représente parce qu'il fallait peaufiner. En fait, l'erreur, je pense, c'est qu'on n'avait pas préparé notre vélo avant de partir. C'est-à-dire qu'on n'avait jamais fait un setup complet pour se dire, ok, là, on est bien.

  • Tristan

    Oui, et je ne sais pas... plus pour quelle raison, mais le week-end d'avant, on s'était dit, on va tester. Ah, mais tu devais recevoir ton vélo.

  • Yoann

    Ah oui, peut-être, oui.

  • Tristan

    Moi, je n'étais pas en tubeless. Mon vélo était crevé, je ne sais plus. Enfin bref, des deux côtés, on avait des galères avec nos vélos, alors qu'on comptait faire une sortie en conditions réelles, entre guillemets. On ne l'a pas fait. On regrette un petit peu,

  • Yoann

    parce que c'est... Oui,

  • Tristan

    parce que c'est vrai que...

  • Yoann

    Je pense que c'était une bonne chose. Moi, déjà, j'avais commandé un nouveau vélo qui est arrivé malheureusement plus tard. Donc, ça avait vachement éloigné mon organisation parce que je m'étais dit, je ne vais pas acheter les sacoches, je ne sais pas quoi ressemble mon vélo, etc. Et une fois que je me suis résigné, il ne restait qu'une semaine. Et en une semaine, arriver à recevoir les commandes, moi, j'avais commandé des sacoches, ça n'est pas forcément la taille. Des commandes sur le bon coin qui ne sont pas arrivées, etc. En fait, il y a beaucoup de choses. Mineur, c'est aussi un budget quand même, le vélo. Toujours, mais là, même le voyage à vélo, en tout cas sur l'équipement, les sacoches coûtent... coûte vite cher. Et moi, je savais qu'il allait pleuvoir. Enfin, on savait tous les deux qu'il allait pleuvoir. Et donc, on ne pouvait pas se permettre d'avoir de l'équipement qui prend la flotte. Parce qu'on comptait bivouaquer. Et donc, tu sais que c'est hyper pénible d'avoir tout émouillé et compliqué de faire sécher. Donc, moi, j'étais assez regardant quand même là-dessus, sur le duvet, etc. pour pas qu'ils prennent l'eau. Et ça, ça a pris pas mal de temps.

  • Tristan

    Ouais. Et s'assurer aussi, au-delà de la sélection des articles, des produits, c'est s'assurer que ça rentre et que ça se combine bien dans chacune des sacoches. Et ça, au final, c'est un exercice, ça prend la tête. Et c'est vrai que, tu l'as abordé tout à l'heure, mais la semaine avant, la charge mentale là-dessus, c'était...

  • Yoann

    Et heureusement qu'on était deux même pour étaler le matériel. Par exemple, toi, tu prenais le matériel de réparation. Moi, j'ai pris le matériel de bivouac. Et ça permettait d'étaler. Les gens qui partent tout seuls, on trouvait ça compliqué parce que, mine de rien, le matériel de réparation, on avait une chaîne, le multitool, les chambres à air, la pompe, etc. On avait quand même beaucoup d'éléments à prendre. Bon, ça n'en est pas servi. On a eu de la chance. On n'a pas eu de problème.

  • Tristan

    On a bien fait de...

  • Yoann

    Mais on est obligés de le prendre. Donc ça, c'était assez challengeant. On a pas mal échangé pendant cette période pour être rodé. Ouais,

  • Tristan

    et après, en fait, s'ajoute à ça aussi un aspect, là, c'est les sacoches. Ça, par contre, on a zéro expérience. C'est que pour le transport en avion, un peu comme en train, en avion, c'est plus contraignant parce qu'ils viennent contrôler le poids. Et il faut aussi des sacoches un peu plus robustes. Et là-dessus, aucune expérience de... À quel point c'est facile aussi de transporter les sacoches. Et ça... Sans suspense, ce n'est pas du tout agréable. Si vous n'avez pas de roulette.

  • Yoann

    Parce que nous, on est pris... Quel modèle ? Tu te souviens de la marque ?

  • Tristan

    Bud.

  • Yoann

    Bud, oui. Le Bud, mais sans les roulettes. Du coup, il faut tout faire à l'épaule. Ce qui se fait dans les faits quand tu n'as que le vélo.

  • Tristan

    Oui, c'est ça.

  • Yoann

    Sauf que quand tu mets le vélo plus les sacoches, tu as une sacoche qui fait une vingtaine de kilos.

  • Tristan

    C'est ça.

  • Yoann

    À l'épaule, ça pique.

  • Tristan

    Les sacoches plus, enfin moi je sais que j'avais mis mon duvet en plus pour amortir un peu des coups.

  • Yoann

    Oui bah, ah oui mais t'avais mis aussi, non t'avais mis des affaires.

  • Tristan

    Non non non, c'était au possible des choses légères entre guillemets ou qui sécurisaient le vélo. Mais ouais au final ça fait bien 15 kilos de poids l'épaule et juste avec une sangle qui est plutôt agréable.

  • Yoann

    Ouais et puis bon vous connaissez un peu Paris, c'est un peu la galère de tout faire pour transporter le vélo qui est quand même assez encombrant. Après, en vrai, ça s'est quand même plutôt bien organisé. Le vélo, on a payé quoi ? 30 balles par voyage, par personne, enfin par vélo. Donc c'était assez correct en termes de prix. La sacoche a plutôt bien protégé les vélos. Moi, si c'était à refaire, c'est juste prendre avec des roulettes. Ouais,

  • Tristan

    c'est ça.

  • Yoann

    Pour pouvoir être plus...

  • Tristan

    Mais sinon, par contre, le service à l'aéroport, nickel. Ça, là-dessus, il y a un rack dédié.

  • Yoann

    Ouais, t'es à l'aise avec le fait qu'on ait des vélos.

  • Tristan

    Pour les récupérer, ouais, en passage hors gabarit, là. Et les vélos étaient niques.

  • Yoann

    En fait, ce n'est vraiment pas l'avion le problème, c'est le avant-avion et le après.

  • Tristan

    Les passages des portiques des métros, c'est horrible, c'est une galère.

  • Yoann

    Non, quand on est arrivé à Oslo, dans le Airbnb, c'était quand même une sacrée différence.

  • Tristan

    Et en plus de ça, on avait nos sacs avec les affaires sur le dos. Ça ne fait que... Ça, ce n'était pas la partie de plaisir pour commencer le voyage.

  • Yoann

    Avec des courbatures. Parce que par plaisir, après, ça se fait. Je ne pourrais pas dire que je ne recommande pas.

  • Tristan

    Oui, mais tu vois, là, je n'y retournerai pas, là, demain. Je ne l'ai pas encore digéré.

  • Yoann

    Je le ferai différemment. Différemment, c'est vrai. Donc, oui, une fois qu'on est arrivé, tu t'étais entraîné, toi, un peu, avant de... Oui, oui, oui.

  • Tristan

    Non,

  • Yoann

    on n'était pas particulièrement entraîné. Après, on fait du vélo régulièrement depuis plusieurs mois, mais ne... pas non plus.

  • Tristan

    On comptait augmenter l'intensité, en réalité on ne l'a pas augmenté.

  • Yoann

    On n'a pas pris trop le temps parce que c'était fin d'été donc ce n'est pas la période où on a le plus le temps de s'entraîner. Et puis on sous-estimait peut-être un petit peu le dénivelé, la topo norvégienne.

  • Tristan

    Oui et puis après on a toujours eu un peu cette approche des deux côtés de griller un peu les étapes et juste se dire ça va passer. Pas être plus rigoureux pour...

  • Yoann

    On attend toujours un petit peu d'être sur place pour se rendre compte de l'enjeu et on se dit que ça va passer finalement. Et ça passe ! Spoiler, on est arrivé !

  • Tristan

    Ça vous donne raison finalement sur notre non-préparation à chaque fois, comme pour le Gravenman.

  • Yoann

    Et donc bon voilà, on est arrivé finalement sur place avec nos vélos complets, pas abîmés. Et donc là c'est la prépa pour le grand départ. On était un peu impatients à ce moment-là, même si la météo nous accueillait pas particulièrement bien. Ouais. L'arrivée à Oslo, bon, c'était pas exactement ce à quoi on s'attendait.

  • Tristan

    Ouais, on l'avait quitté à l'époque, en 2016.

  • Yoann

    Sous la neige.

  • Tristan

    Sous la neige. C'était féerique, c'était merveilleux. Là, on arrive, c'est déluge de pluie totale. On s'est très peu parlé avec Tristan ce soir-là. On a mangé un repas. pas mais qui tirait un peu la gueule dans la gare si je me souviens bien et après on a rejoint les airbnb mais c'était un déluge phénoménal on pensait naïvement qu'en août mais sur toute la planète il fait beau et c'est pas le cas en norvège enfin en fait à partir de fin août il commence à signaler le fait que c'est une période pluvieuse

  • Yoann

    En fait, pour moi, le truc, c'est que j'avais regardé la météo de la Norvège, de Oslo, etc. Mais je voyais que c'était une nuage soleil, globalement. Et du coup, je me dis, non mais je vois bien la météo. C'est genre, il y a une averse, il fait beau, il y a une averse, il fait beau. Je me dis, vas-y, on s'abritera à ce moment-là. Sauf que quand on est arrivé, c'était loin d'être une averse. C'était vraiment le déluge, la pluie qui mouille bien, en fait. On n'avait pas envie d'être dehors.

  • Tristan

    Juste pour rejoindre l'arrêt de bus en face de la gare, on était trempés. Et du coup, la soirée... bien plus calme qu'est-ce qu'on était surtout ces débuts de vacances qui commencent donc après comme on l'a dit l'épreuve de Paris avec le vélo sur l'épaule et le non-accueil de la Norvège et je t'avoue mais dans ma tête je me voyais faire un tout autre voyage c'est vrai j'étais préparé à louer une voiture le lendemain laisser les vélos au Airbnb et voilà juste découvrir

  • Yoann

    C'est vrai que je me souviens que quand même on attendait les vélos parce qu'on avait vu la météo par le hublot de l'avion, on s'était dit non mais vas-y à tout moment, on prend une voiture, on ne doit rien à personne. Et on rêvait même peut-être de ne pas avoir les vélos je pense à l'arrivée. On s'est dit si on n'a pas les vélos, on a une excuse et on fait un tout autre voyage. Bon, les vélos sont arrivés en pleine forme.

  • Tristan

    C'est un premier indice et du coup on a laissé le bénéfice du doute. La météo, on se dit, on verra.

  • Yoann

    En tout cas, il a fait beau.

  • Tristan

    Oui, c'est ça. On va attendre le lendemain. S'il y a un rayon de soleil, on y va. Sinon, on abandonne définitivement le projet. Du coup, le lendemain, il fait beau. Enfin, il fait beau. C'est pas non plus drapeau vert, mais en fait, comme tous les jours de la semaine par la suite, ils annonçaient une alternance un peu de soleil et de pluie, nuages. Donc voilà, mais bon, en tout cas, quand on est parti, il faisait bon. Et donc là, on a remis les mains sur la préparation du vélo. Ça faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas faite.

  • Yoann

    donc il faut retrouver un peu les habitudes ouais et puis on avait tout mis en vrac dans les sacoches il faut remettre son vélo d'aplomb moi je me souviens que c'était un gros challenge parce que tu sais que la prépa que tu fais là c'est celle qui va te durer pendant tout le voyage et en plus on laissait quelques éléments chez Stéphane notre Airbnb dans lequel on reviendra à l'arrivée, notamment la sacoche il est merveilleux oui oui on vous le recommande vivement, même chaudement et du coup on savait que tout ce qu'on laissait chez Stéphane On ne pourrait pas le revoir dans tout le séjour. L'orgueil, les accroches, moi, je voulais vraiment que tout tienne bien. Parce que je m'étais dit, là, la moindre... Parce que même à Oslo, on savait qu'on pouvait encore acheter quelques éléments. Le reste du trajet, à part des super-héritiers, il n'y avait pas grand-chose. Donc, il ne fallait rien oublier, bien huiler tout, etc. C'était un peu challengeant de retrouver tous nos éléments. On va falloir être prêts, là. Ouais, c'est tout bon. Bon,

  • Tristan

    il n'y a plus qu'à rouler, là. Bon,

  • Yoann

    c'est à toi, Krobo. C'est tout bon. Pourquoi arrêter de se baisser ? Mais au moins, tout est à pied. C'est le Airbnb là. C'est la grande aventure qui commence. Ok, donc on était à deux doigts de partir, on a fait les derniers achats de gaz, on est parti. Sauf que Yoann s'est rendu compte qu'il avait oublié les clés de l'antivol. au Airbnb. Donc là, c'est retour à la cave départ. Et pour couronner le tout, il vient de se rendre compte, en allant chercher les clés, qu'il avait laissé ses lunettes dans la cave du type. Il est retourné chercher ses lunettes. Bon, je crois qu'on va arriver à partir, mais il est déjà 11h30, donc on n'est pas en avance. On voulait partir à 10h. Mais bon, c'est bon, le début de l'aventure peut enfin commencer.

  • Tristan

    Ouais, et surtout, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne s'était pas préparé. On n'avait pas refait l'exercice chez nous avant. Donc là, le matin, on a essayé de se lever, enfin, faire un compromis entre se lever tôt et pas non plus partir en déficit de sommeil. Du coup, on est parti à 10h, je crois.

  • Yoann

    Ouais, ouais, mais on a pris bien deux heures à préparer tous les vélos. Hop, là, on est super contents. On prend enfin le départ. Bon, quelques déboires.

  • Tristan

    Quelques déboires. Il nous manquait un truc qu'on n'a pas pu emporter dans l'avion. C'est la petite bonbonne de gaz pour le réchaud et faire cuire nos lyophilisés qu'on transportait avec nous. Et du coup, on allait localiser un magasin qui était sur la route de la trace.

  • Yoann

    Mais moi, je me souviens du plaisir que j'avais de partir, d'être en vélo dans Oslo, avec mon vélo. Ce n'est pas le vélo que tu t'es alloué, etc. Plus, tu as tout ton paletage, tu sais que tu vas l'avoir pendant tout le séjour. C'était kiffant.

  • Tristan

    C'est vrai que la sensation de partir, tu as tes repères, vu que c'est ton vélo. Et là, on retrouve tout ce qu'on a vécu un peu en allant à... Toulouse ou le Gravelman notamment, ou juste les sorties week-end, sans laisse-pas-coche. Mais ça, c'est ultra confortable. Et là,

  • Yoann

    à l'étranger, d'avoir pris le vélo comme ça par l'avion, je ne sais pas, il y avait quelque chose de... En plus, on était déjà venus de pouvoir redécouvrir ça à vélo. On se rend mieux compte de la géographie, de plein de choses.

  • Tristan

    Oui, c'était un mélange de sentiments là, trop agréable.

  • Yoann

    Après, avec le recul, j'ai beaucoup trop envoyé. J'étais tellement content. J'étais en danseuse, dès qu'il y avait une petite côte, etc. en fait genre c'était erreur bête parce que ah j'ai pas vu ça c'est drôle ah non mais je trouve que là tu es par exemple tu pars pour une sortie du dimanche mais là tu partais pour une semaine donc je crois que j'aurais dû un peu plus tempo je sais pas si c'est ce qui m'a cramé mais en tout cas il vaut mieux calmer un petit peu ses ardeurs ouais ouais ouais voilà sagesse et merde quelque chose ouais bon après Yoann voulait nous rajouter quelques bandes donc on les a en plus mais voilà passé ce petit

  • Tristan

    détour touristique, on va dire. On était lancés et là, c'était trop cool. On a quitté un peu le centre de Oslo pour rejoindre les zones résidentielles. Et ça, ça m'a marqué parce que c'était incroyable. Des grandes résidences, mais ultra paisibles avec vue sur la mer, au final. Vallonnées, mais comme il faut pour que ce soit chatoyant.

  • Yoann

    À ce moment-là, on ne savait pas que c'était un début. Alors moi, je me dis, si j'avais vu ça à la fin, je serais dit, ouais, ok. Mais là, on était tellement contents de partir, de découvrir la Norvège, la campagne, parce qu'on n'avait connu que Oslo jusqu'à maintenant. Et en effet, c'est quand même une campagne un peu huppée, avec des superbes maisons, des vues incroyables, la nature qui est quand même omniprésente partout. Du coup, ça a régalé. On a eu quelques galères, moi j'ai perdu ma tasse, il y avait encore du matériel qui méritait quelques ajustements. Mais dans sa globalité, on était à peu près bon. On n'a pas eu trop de regrets ou d'oublis.

  • Tristan

    Ouais. Tata c'était très joli pour la photo mais pas du tout efficace. Elle était accrochée à l'arrière.

  • Yoann

    Au final c'est ce que j'ai fait mais avec un mousqueton. C'était bien mieux.

  • Tristan

    Sur notre route, le truc qui m'a marqué aussi c'est quand on s'est fait rejoindre par un mec en vélo qui nous a rattrapé. Il s'est mis à notre hauteur. On a dû le rattraper je crois. On le rappelle combien de kilos le vélo ?

  • Yoann

    Au moins 25.

  • Tristan

    Bien trois demi-nousaines.

  • Yoann

    À ce moment-là, j'avais encore toutes les barres de céréales, tout le stol, donc on était bien lourds.

  • Tristan

    Plus l'énergie à bloc, donc ça pèse beaucoup. Et donc, on rattrape le gars. C'est un mec qui fait du gravel aussi. C'était un peu à l'orée de la campagne, la région un peu forestière qu'on allait rejoindre. Et on a eu une discussion avec lui. Au final,

  • Yoann

    on apprend qu'il a la marque de vélo Fara.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Ou du moins, il y travaille.

  • Yoann

    Non, lui, il n'a pas la marque à raison. Je le trappole. Mais ouais, il travaille chez Farah, une marque de vélos gravel et d'expédition.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Qu'on ne connaissait pas du tout. Mais en fait, qui est originaire de Oslo et qui, au final, offre des vélos haut de gamme dans le gravel, qui est très bien positionné. Et les vélos sont très cools. Et du coup, l'échange est trop sympa avec lui, qui a envie de comprendre où on va et ce qu'on fait. Et ce qui était drôle, ce qu'on s'est dit après, c'est que quand on lui a dit...

  • Yoann

    on partait tout juste pour rejoindre Bergen une réaction je sais pas de norvégien j'imagine mais sans excitation juste comme si c'était normal ça fait vraiment quelque chose qui m'a marqué en Norvège c'est que personne n'était émerveillé par notre trip où je disais vous êtes fou en France on dit qu'on traverse la France dans sa largeur avec une météo qui est très incertaine et là je dis vous êtes fou j'aurais jamais fait ça eux ils étaient là oh ça va être un epic trip Et ça va être cool. Et pour eux, c'est normal, en fait.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça.

  • Yoann

    Ils se disent pas, bah oui, on profite de la nature, on est dehors, aux éléments, et pour eux, c'est très cool.

  • Tristan

    Ouais, c'était un peu notre première approche là-dessus.

  • Yoann

    Mais je pense que moi, ça m'a rassuré, personnellement. Parce que...

  • Tristan

    Ouais, ouais.

  • Yoann

    Quand les gens disent toujours, « Waouh, c'est chaud, j'aurais pas fait ça » , t'es fier, parce que tu te dis, « Bah ok, oui, c'est vrai, je vais faire un truc qui sort de la norme. » Et en même temps, tu te dis, « Mais pourquoi ils sont pas sereins ? » Là, eux, ils étaient sereins, donc on se disait...

  • Tristan

    Et en fait, on l'aura appris tout le long du voyage, mais c'est que les Norvégiens, ils sont ultra connectés à la nature. Dès le plus jeune âge, ces valeurs-là, du moins ce mode de vie-là, leur sont inculqués. Et c'est trop bien. Rien ne leur paraît compliqué vis-à-vis de toutes les activités qui peuvent se faire à l'extérieur.

  • Yoann

    Même quand nous, il pleuvait et qu'on roulait, on croisait toujours du monde. Pourtant, ils ne sont pas nombreux, les Norvégiens, mais il y avait toujours quelqu'un qui se baladait, qui... Pas tant le cyclisme, mais des marcheurs, des gens qui sont bien équipés, en profitent quand même, et puis qui n'avaient pas l'air de souffrir. Nous-mêmes, sur le projet du monde en France, je pense qu'ils tireraient la gueule en mode, là, je prends la flotte, j'ai juste envie de rentrer. Non, pour eux, c'était normal.

  • Tristan

    Et même un truc qui m'avait marqué, là, mais plus tard, où on avait demandé où est-ce qu'on pouvait planter la tente, et elle nous avait remis en cause notre question en mode, mais pourquoi vous... Vous vous demandez s'il y a des emplacements pour camper, vous avez juste le temps à nature.

  • Yoann

    Vous marchez, vous avez pas de temps en fait.

  • Tristan

    Et je leur demande, mais c'est payant ? Bah pas du tout en fait. Si tu veux accéder à la douche, on te donne le code et tu payes quelques euros, mais sinon le reste...

  • Yoann

    Ah bah eux c'est vraiment dans leur constitution, tout le monde a le droit de profiter de la nature comme bon lui semble tant qu'il la respecte. Et donc pour eux c'est beaucoup plus simple. Il n'y a pas ce concept de propriété privée partout. Il y a des cabanes un peu à droite à gauche, mais pas forcément d'endroits où on te dit ne pas y aller privé. Et ça, c'est assez agréable. On n'a pas eu l'occasion de plus en profiter que ça, mais quand même. Donc voilà, bon, après, premier jour, on était bien. On a envoyé, on était heureux de partir. On avait déjà fait quand même quelques bornes. Et après, le lendemain, moi, je me retrouve, j'ai déjà mal aux pattes. Bon du coup première journée terminée On a fait combien de bornes aujourd'hui ?

  • Tristan

    70

  • Yoann

    Je tiens juste à préciser C'est 70 bornes sur une demi-journée Puisqu'on a eu quelques péripéties en amont Voilà l'aparté était importante

  • Tristan

    Parce que moi je me désolidarise des propos de Tristan Mais c'était... Mais on a envoyé

  • Yoann

    On a vraiment envoyé

  • Tristan

    70 bornes,

  • Yoann

    attention les dieux Donc journée on va dire plutôt courte Ce qui me fait rire, c'est que quand il était chercher les clés de l'antivol, il est ressorti tout content avec les clés de l'antivol, mais il avait laissé tomber ses lunettes dans la cave du Airbnb. Donc, il a dû ressonner chez le mec pour aller chercher les lunettes.

  • Tristan

    Super Stéphane,

  • Yoann

    il a bien fait chier. Ah ben là, ce n'est pas de sa faute. Au final,

  • Tristan

    on est parti de Oslo avec 15 bornes dans les jambes.

  • Yoann

    Oui oui c'est vrai que... Bon après ça nous a permis de se balader un peu dans Oslo parce que on a pas trop eu le temps, on voulait faire un petit tour mais au final je pense qu'on le fera à notre tour.

  • Tristan

    Bon après c'était très cool.

  • Yoann

    Ouais ouais le tour était sympa, il faisait beau en plus ce matin. Enfin beau. pour la Norvège, ils faisaient nuages-soleil.

  • Tristan

    Et en plus on a eu la bonne idée, parce que du coup là on était toujours dans Oslo sur les coups de midi moins le quart, de s'arrêter prendre un hot dog.

  • Yoann

    Johan avait déjà faim, du coup on s'est arrêté, on a pris un hot dog de renne, c'est quoi mousse en anglais ? C'est... Élan.

  • Tristan

    Ouais ça.

  • Yoann

    Et Johan de chorizo, donc on a mangé. Et après on a bombardé au final, on a fait la sortie comme si on était en sortie d'entraînement. On a fait quasiment d'une traite. Le plan c'était qu'il annonçait de la pluie, pourquoi 16h ? Donc on s'est dit, bon on avait 4h de vélo, je crois qu'on a fait à peu près 4h de vélo. Donc on s'est dit, si on ne s'arrête quasiment pas, on arrivera avant la pluie. On a réservé un logement pour ce soir, une petite maison tranquille au fond d'un jardin. Et du coup on s'est dit bon bah on bombarde pour arriver avant la pluie et pas se faire rincer.

  • Tristan

    Ouais et d'autant qu'on pouvait pas aller plus loin parce qu'il n'y avait pas de réservation plus loin sur la route en fait. Oui, c'est peut-être la même chose. Là, journée de demain, normalement le soir on bivouac. Oui, tu as raison. Donc en effet, on avait cette contrainte. On est un peu au milieu de nulle part. Je crois que non, c'est pas touristique. Dans tout ça, je pense qu'il n'y a pas de logement.

  • Yoann

    Et donc, on a eu accès directement au logement. Et grande coupure d'électricité dans tout le quartier. On a compris ça au fil de l'eau un peu. Au début, on n'avait pas d'électricité dans la baraque. Après, on a voulu aller au supermarché qui est à côté. Et la dame à l'intérieur nous a dit...

  • Tristan

    Elle nous a dit que c'était fermé, et puis là on voit un panneau, on ne comprend pas pourquoi elle a laissé de fermer, et là l'intérieur n'a rien fait. C'est devant la caisse. Et du coup, il y a un panneau devant, écrit en norvégien, et on l'a traduit avec Google Trad, et c'est écrit « coupure d'électricité fermée » . Donc là on commence à comprendre un petit peu que c'est un peu plus généralisé. Donc au final, on est rentrés. une fois que l'électrique était revenue mais bon ça a duré quand même un peu de temps en vrai une heure après c'est revenu ça s'est recoupé et deux heures plus tard c'était bon et du coup on est retourné à la supérette et là ça a ouvert et donc c'était bon on a cuisiné un petit peu ce soir, petite pâte, on s'est fait plaisir en vrai ça va c'était un petit apéro sans alcool et fromage norvégien je sais plus comment ça s'appelle mais qui a un petit goût sucré qui est pas mal avec du pince-fais-doigt, bon,

  • Yoann

    c'est un petit imprévu. Ouais, c'est pas... C'est plus...

  • Tristan

    Et puis des petits bonbons, quoi. Des petits bonbons typiques du Nord, ils ont toujours des stands de bonbons. Oh putain, j'avais pas vu, c'est écrit Godjule, en plus. Joyeux Noël. Jule, Godjule. Ça veut dire Joyeux Noël en norvégien. Donc voilà un petit peu la journée, hein. Ouais. Physiquement, tu t'es comment ?

  • Yoann

    Oh, bah ça va.

  • Tristan

    Ouais.

  • Yoann

    C'était bien de ne pas faire plus pour la première.

  • Tristan

    Oui, il y a eu un peu de dénivelé. Mais en fait, ce qui fait beaucoup la différence là et qu'il faut qu'on s'habitue, c'est les sacoches. Je trouve que la sortie, on a fait un petit 70 bornes. Normalement, ça va. Mais avec les sacoches, les montées sont quand même bien plus dures qu'à l'entraînement. Donc ça, je pense qu'il va falloir qu'on arrive à s'y faire. Mais oui, ça va. Moi, je suis un peu l'esclivé en fin de journée. Mais les jambes, ça va.

  • Yoann

    Après, on a quand même fait... C'est pas non plus énorme mais 600 de...

  • Tristan

    Ouais tu vois c'est pas non plus énorme.

  • Yoann

    C'est pas non plus énorme mais au moins c'est bien pour nous préparer à la suite là parce qu'on va déguster.

  • Tristan

    Ouais et demain du coup il faut qu'on essaie de rattraper un peu le retard, entre guillemets le retard mais par rapport au plan. Et on veut faire quoi, 110 bornes à peu près ?

  • Yoann

    Ouais et en profiter parce que la météo est bonne.

  • Tristan

    Ah oui.

  • Yoann

    Donc tirer loin, partir tôt.

  • Tristan

    Bon j'attends de voir ce qu'il est la météo bonne. Ouais. Il ne va pas pleuvoir normalement.

  • Yoann

    Donc elle est bonne.

  • Tristan

    Ça y est, la vraie popée commente. Ok, j'espère que cette première journée sur la route vous a plu. On a pu voir ensemble un petit peu la préparation et ce qui se cachait derrière tout ce périple et tout ce que ça implique un petit peu.

  • Yoann

    Dans le prochain épisode, on racontera la suite de notre voyage et notamment la partie bivouac. On parlera aussi un petit peu de la Norvège, des ressentis qu'on a pu avoir par rapport au pays et de la culture, et aussi de tout ce qui a agrémenté notre quotidien au long de ce voyage. Donc on se retrouve.

  • Tristan

    On continue la route ensemble.

Chapters

  • Introduction et présentation du voyage à vélo

    00:00

  • Départ d'Oslo et réflexions sur le voyage

    03:00

  • Préparation de l'itinéraire et organisation logistique

    06:30

  • Découverte de la topographie norvégienne

    09:12

  • Arrivée à Oslo et premières impressions

    21:35

  • Conclusion et aperçu du prochain épisode

    38:46

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Description


Êtes-vous prêt à pédaler à travers des paysages à couper le souffle et à relever des défis inoubliables ? Dans ce premier épisode captivant de À Travers Champs, Tristan Bance et Yoann Quardel nous emmènent dans leur incroyable aventure à vélo à travers la Norvège, reliant Oslo à Bergen sur une distance de 500 km, avec plus de 8000 mètres de dénivelé positif. Ce périple, qui a eu lieu en août 2024, est bien plus qu'une simple randonnée à vélo ; c'est une véritable odyssée qui met en lumière l'importance de la préparation logistique et des choix d'équipement, des éléments cruciaux pour tout voyageur qui souhaite explorer les merveilles de la nature norvégienne.


Au fil de cet épisode, Tristan et Yoann partagent leurs réflexions sur ce qui les a poussés à entreprendre ce voyage. Ils évoquent les préparatifs minutieux qui ont précédé leur départ, les défis rencontrés sur la route, ainsi que les imprévus liés à la météo norvégienne, qui peuvent changer du tout au tout en un clin d'œil. Les deux cyclistes amateurs nous plongent dans leur quotidien, entre moments de joie, de fatigue, et de découverte, tout en tissant un lien fort avec la culture norvégienne et les habitants, qui semblent vivre en harmonie avec la nature.


En écoutant À Travers Champs, vous aurez l'occasion de découvrir des anecdotes sur leur parcours, des rencontres inattendues et des paysages époustouflants qui font de la Norvège une destination unique. Comment la nature influence-t-elle notre perception du voyage ? Quelles leçons peuvent être tirées de cette expérience immersive ? Tristan et Yoann vous invitent à réfléchir à ces questions tout en partageant leur passion pour le cyclisme et l'aventure.


Rejoignez-les dans cette quête inspirante qui célèbre l'esprit d'aventure et la beauté du monde naturel. Que vous soyez un cycliste chevronné ou simplement un passionné de voyages, cet épisode de À Travers Champs est une invitation à explorer, rêver, et peut-être même à planifier votre propre aventure à vélo. Ne manquez pas cette occasion de vous immerger dans une expérience inoubliable, où chaque coup de pédale vous rapproche un peu plus de la découverte de soi et des merveilles que notre planète a à offrir.


Montage et production réalisés par Thibault Dupierris.


Retrouvez tous les détails du parcours, la trace, la préparation et toutes les infos essentielles sur notre voyage ici : https://www.letopo.letemple.club/ 🚴‍♂️✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Tristan

    on est en train de rouler au bord du lac avec des lacs de partout à droite à gauche par égal

  • Yoann

    Bienvenue dans ce podcast, on va vous conter, Tristan et moi-même, notre expérience de voyage où on a rejoint Oslo avec nos vélos dans l'objectif de rallier la capitale de la Norvège à Bergen sur la côte ouest au travers d'un voyage de 500 km, un peu plus de 8000 mètres de dénivelé positif, c'est ça Tristan ? Eh oui ! Ce voyage, on l'a fait en août 2024 et au travers de ce podcast, on souhaite vous partager notre expérience, nos ressentis.

  • Tristan

    J'espère que vous participerez un petit peu à ce bout de voyage avec nous. Ce podcast vous est raconté par Johan et Tristan. Pour me présenter rapidement, je suis cycliste du dimanche, mis au gravel depuis seulement un an. J'ai voulu expérimenter un récit audio pour cette première grande aventure à vélo.

  • Yoann

    Et moi, enchanté, Johan, je suis aussi un cycliste du dimanche, un dimanche sur trois même. on peut dire ça, même si je fais d'autres sports à côté pour garder de l'activité. Et je suis très content de rejoindre Tristan pour parler de notre périple qu'on a pu réaliser et partager cette expérience au travers d'un podcast.

  • Tristan

    Bonne écoute. et moi je prends le matériel de podcast quoi bah en gros c'est un enregistreur avec le micro oui ça prend un petit peu de place mais bon je pense j'espère pas j'ai acheté un titre pour le protéger un peu de l'eau Ok, bon vas-y, essayons de préparer le vélo pour ce soir chacun de notre côté. On en reparle de toute façon quand on se voit tout à l'heure.

  • Yoann

    Aujourd'hui, on est parti de Oslo.

  • Tristan

    Ouais mais c'est juste le premier objectif.

  • Yoann

    Il faut que tu me le racontes et moi je te le raconte. A mon sens c'est plus sympa ça que de parler à l'auditeur. Ah oui. Mais c'est plus dur.

  • Tristan

    C'est plus dur.

  • Yoann

    Ouais.

  • Tristan

    J'ai peur que ça fasse pas naturel. Qu'on se le raconte et tout parce que vraiment j'ai...

  • Yoann

    Et juste faut essayer de pas faire... De pas faire scolaire. Ouais faut... Faut se mettre dans un tunnel mais allez. Bonjour à tous, on est trop contents de vous retrouver aujourd'hui pour enfin faire le podcast sur la Norvège à vélo qu'on a fait Johan et moi Tristan. Donc trop content de vous raconter un petit peu cette histoire et de revenir un peu sur ce périple qui fut, on va dire, haut en couleur. Est-ce que tu peux peut-être nous dire un petit peu d'où est venue l'idée Johan et bonjour déjà. Ouais,

  • Tristan

    bonjour à l'audience. L'idée, elle nous est venue d'une longue réflexion qui a duré sûrement 10 minutes. On avait fait un échange avec Tristan. au Danemark. Il y a de ça bientôt 10 ans.

  • Yoann

    7 ans, 8 ans,

  • Tristan

    oui. On s'était dit depuis longtemps qu'on aimerait bien y retourner. Ce qu'on n'a pas fait du tout, finalement. Parce qu'on s'est dit que les chemins pour rejoindre Aalborg étaient ennuyés au possible. Bon, je tire un peu le trait, mais le Danemark, c'est des paysages tout plats avec très peu de lieux touristiques ou flamboyants comme on peut avoir en Norvège. Et à la fin de notre échange, on avait fait un petit saut. Pour ton anniversaire d'ailleurs, et pour le Père Noël en plus. À Oslo, pour quelques jours, et on a toujours eu en tête, je pense que la Norvège, c'était un rappel incroyable.

  • Yoann

    Ouais, c'est marrant parce qu'on s'est dit, ok là on est à fond dans le gravel en ce moment, on se fait un trip vélo. On s'est dit, bah ce serait énorme de retourner là où on s'est rencontrés au Danemark. Sauf qu'au final, tous les deux dans notre tête, on avait en tête les paysages de la Norvège. Du coup, on voulait retourner à la source, mais en même temps on voulait les paysages norvégiens. Et on voulait au début ne pas prendre l'avion. Et c'est vrai qu'on a vu les paysages. On s'est dit, attends, on est à fond vélo en ce moment. Est-ce que ce n'est pas le moment de se faire plaisir et d'aller vraiment là où on a le plus envie d'y aller ?

  • Tristan

    Oui, on avait essayé de concilier les deux, histoire de faire Holborg, prendre le pack, comme on avait fait pour rejoindre Oslo quand on y était allé à l'époque. Et ensuite... de poursuivre là-bas mais en fait même pour rejoindre Holborg en train c'est un très long périple bon bah après de longues réflexions bah aussi en regardant un joystick pour rejoindre Oslo directement là aussi ça demandait bien 5 trains je pense ouais ouais sans l'avion ouais sans l'avion l'avion qui était justement très simple ouais et attractif en termes de prix

  • Yoann

    Puis après, on s'est dit quitte à partir en août, autant aller dans un pays où on ne pourrait pas y aller le reste de la saison. Bon, il s'avère que le mois d'août n'est pas réputé pour être la meilleure période pour la Norvège, mais on l'a appris un peu plus tard.

  • Tristan

    On ne s'est fait que hier, comme on dit. On s'est fait que hier, voilà, une belle surprise. Et c'est ce qu'on vient chercher finalement.

  • Yoann

    C'est vrai, c'est vrai, parce que globalement, qu'est-ce qu'on avait préparé ?

  • Tristan

    Pas grand-chose,

  • Yoann

    pas grand-chose. On avait quand même, Johan nous avait concluté une petite trace à la fois gravel, à la fois route. Comment tu t'es un peu organisé d'ailleurs pour préparer cette trace ?

  • Tristan

    Du coup, on s'était juste dit avec Tristan qu'on comptait faire Oslo-Bergen parce qu'on voulait repartir d'Oslo et découvrir les fjords. Et entre deux, c'était champ libre parce que de toute façon, on n'avait pas de connaissances ou d'informations spécifiques sur des endroits auxquels il fallait absolument passer pour... rallier les deux. Je ne sais pas si tu te souviens, mais au début, on avait évalué le fait de faire toute la côte, mais là, c'était extrêmement long.

  • Yoann

    C'est ça, on était un peu gourmands, on voulait tout. On voulait la montagne, les fjords.

  • Tristan

    Et limite les Lofoten.

  • Yoann

    Ouais, c'est vrai.

  • Tristan

    Sauf que ça, c'était trop long et au final, assez redondant en termes de paysage. Je pense que faire que de la côte, c'est bien, mais c'est mieux de pouvoir varier. Et aussi, à la fin, ça demandait, je ne sais pas si tu te souviens, mais beaucoup de transferts en bateau ou tunnel, parce que les fjords, c'est plein d'îles. Donc ça, c'était contraignant, donc on a éliminé ça, et après, il ne restait plus qu'une solution, finalement. C'était de couper, entre guillemets, à travers chance, comme ça que j'avais nommé la trace. Et là-dessus, j'ai juste fait... Si j'ai regardé, en fait, la carte de chaleur...

  • Yoann

    Oui, c'est ça, qui a quand même pas mal déterminé, au final. Moi, je me souviens que t'avais identifié, sur la carte de chaleur Strava, donc là où la heatmap, pour les anglophones... là où on voit où les gens vont le plus régulièrement. Et toi, tu avais vu qu'en gravel, il y avait une partie hyper fréquentée au milieu à peu près.

  • Tristan

    Et en fait, il s'est avéré que cette trace-là, c'était un lieu touristique, une finée, où ils mettaient en location des vélos. Donc je pense que c'est pour ça que c'était... Enfin, c'est un peu connu, mais auprès des Norvégiens plus que...

  • Yoann

    Après, ça fait quand même partie des traces gravel en Europe qui sont connues. Après, je dis... pas que le monde entier le connaît mais si tu te renseignes un peu tu peux assez rapidement trouver quand même. Mais bon,

  • Tristan

    c'était un moyen de la découvrir. Et du coup, ça, c'était un troisième point d'accroche entre Oslo-Bergen et ce tracé-là par lequel on voulait passer. Donc après, il fallait juste relier ces points-là. Donc pour le reste, ça se fait sur Komoot, Google Earth, pour voir un petit peu la réalité du terrain. Et voilà.

  • Yoann

    Ouais, non, ça... Bon, là, j'ai dû faire full confiance à Johan. Vraiment, tous mes amis m'ont dit, ne fais pas confiance à Johan. À chaque fois qu'on le suit en vélo, c'est kata. Mais je me suis dit, de tous les cas, je ne vais pas prendre du temps à préparer la trace de mon côté. Donc, j'ai regardé vaguement. Je me suis dit, c'est ambitieux. Et moi, ce qui m'a toujours inquiété sur cette trace, c'est que Johan m'a dit, il y a une partie, il faudra marcher à côté du vélo. C'est un chemin de rando, mais t'inquiète. Et je me suis dit, bon, on verra.

  • Tristan

    En fait, on a découvert... un peu la topographie de Norvège. Il y a un massif qui traverse la Norvège en long. Ça demandait déjà une grande ascension au début, du moins pour notre humble niveau, surtout en Gironde où c'est tout plat. Et de là, l'arrivée dans les fjords, c'est le seul moyen de traverser, mais ça on l'a appris au cours du voyage. C'est qu'il y a une ligne de chemin de fer. qui permet de traverser la montagne. Sinon, c'est un ancien sentier de randonnée. Et je comptais faire ça. Pour moi, ça passait.

  • Yoann

    Après, ce qu'on n'avait pas pris en compte quand on a préparé toute la trace et tout, c'est le poids du vélo et tout l'équipement qu'on avait sur nous. C'est que le vélo faisait 23-25 kg.

  • Tristan

    Un peu moins, entre 20 et 23.

  • Yoann

    Mon vélo fait à peu près 12 kilos, donc ça va vite quand même. Parce que sachant qu'on avait prévu le matériel de bivouac pour partir, c'est vrai que mine de rien, ça fait beaucoup de choses à mettre sur le vélo. Et en fait, monter une côte avec le vélo chargé ou même le pousser avec le vélo chargé, c'est vite.

  • Tristan

    Sans les chaussures non plus, parce que là aussi, on était un peu limité. On avait pris une paire de chaussures de ville et la paire de chaussures de vélo qui ne sont pas du tout adaptées à la marche.

  • Yoann

    Oui, oui, tout à fait. Ok, ça roule. Et puis, hier, j'ai galéré. J'ai monté ma roue à l'envers. Bah ouais, mais je suis trop con. Mais en fait, c'est super dur quand le vélo est retourné. J'ai bien analysé le truc. Je me dis, c'est bon, ça roule dans ce sens-là. Au final, non. Du coup, je... Le pneu. Le pneu, ouais, pardon. Ah oui, la roue. Et du coup, j'ai dû tout refaire. Une fois qu'en fait, t'as fait ça, elle ne reclaquait plus derrière. Parce que les deux parois étaient collées entre eux et donc du coup ça a été plaqué. Donc la galère. Mais bon, on va y arriver. Il faut que l'on soit dans l'avion, qu'on ait plus à récupérer au presque. Allez, bon courage, ciao.

  • Tristan

    Toi aussi, ciao.

  • Yoann

    et les livres pour le moment le vélo la route la récupération de l'eau on est en fait Bon, c'est bon, on arrive où on vient.

  • Tristan

    Non mais on est arrivé, il y a un rayon de soleil, ça c'est un signe du destin. Ouais,

  • Yoann

    on va pas mentir que la météo n'est pas très accueillante comme on va voir 40 km en devant. La flotte qui se berge bien.

  • Tristan

    Mais bon, demain est un autre jour.

  • Yoann

    Ouais, on va boire une bière. Ouais. qu'est ce que tu nous prépare de beau sur ton vélo

  • Tristan

    Là je suis en train d'accrocher les sacoches de fourche, tu vois, et j'ai une super sécurité avec des serflex, c'est nickel.

  • Yoann

    Mais après ça ne peut plus les enlever du coup les sacoches ?

  • Tristan

    Non ça ne peut plus les enlever effectivement, c'est un choix.

  • Yoann

    Ok.

  • Tristan

    Et en fait je n'ai pas trop le choix finalement, si je veux que ça tienne tout le voyage.

  • Yoann

    Ah ouais, ok, ça a l'air de bien avancer ton histoire.

  • Tristan

    Ouais c'est pas mal.

  • Yoann

    Moi disons que j'ai pas mal avancé, là il faut que je mette toutes les dernières bricoles de type barres, sacs étanche etc. Moi en vrai je suis pas trop mal, juste il commence à être bien lourd. Et ma sacoche de sel qui tire un peu sur le côté. Bon je regarde. T'as pris des lumières aussi ?

  • Tristan

    Des lumières ? Des vélo ? Ouais, ouais, ouais. Des petites. Regonfle le tarot avant.

  • Yoann

    Mais d'ailleurs en terme d'équipement... Comment toi tu t'étais préparé un peu sur l'équipement ?

  • Tristan

    Comment je m'étais préparé ? Après on avait déjà fait quelques sorties Ou du moins voyages au périple Là au travers du Gravelman qu'on avait fait en mars

  • Yoann

    Puis surtout on avait été à Toulouse déjà un petit peu

  • Tristan

    En novembre de l'année passée Et c'était des bonnes expériences Pour nous roder un petit peu sur l'organisation sur le vélo Quoi prendre, ce qui était contraignant ou pas Chacun a ses petites... préférence sur l'organisation. Il n'y a pas une organisation.

  • Yoann

    Ce qu'il faut dire aussi, c'est que mine de rien, la semaine juste avant de partir, c'était quand même très compliqué. On s'est rendu compte de l'ampleur de l'orga et de la logistique que ça représente parce qu'il fallait peaufiner. En fait, l'erreur, je pense, c'est qu'on n'avait pas préparé notre vélo avant de partir. C'est-à-dire qu'on n'avait jamais fait un setup complet pour se dire, ok, là, on est bien.

  • Tristan

    Oui, et je ne sais pas... plus pour quelle raison, mais le week-end d'avant, on s'était dit, on va tester. Ah, mais tu devais recevoir ton vélo.

  • Yoann

    Ah oui, peut-être, oui.

  • Tristan

    Moi, je n'étais pas en tubeless. Mon vélo était crevé, je ne sais plus. Enfin bref, des deux côtés, on avait des galères avec nos vélos, alors qu'on comptait faire une sortie en conditions réelles, entre guillemets. On ne l'a pas fait. On regrette un petit peu,

  • Yoann

    parce que c'est... Oui,

  • Tristan

    parce que c'est vrai que...

  • Yoann

    Je pense que c'était une bonne chose. Moi, déjà, j'avais commandé un nouveau vélo qui est arrivé malheureusement plus tard. Donc, ça avait vachement éloigné mon organisation parce que je m'étais dit, je ne vais pas acheter les sacoches, je ne sais pas quoi ressemble mon vélo, etc. Et une fois que je me suis résigné, il ne restait qu'une semaine. Et en une semaine, arriver à recevoir les commandes, moi, j'avais commandé des sacoches, ça n'est pas forcément la taille. Des commandes sur le bon coin qui ne sont pas arrivées, etc. En fait, il y a beaucoup de choses. Mineur, c'est aussi un budget quand même, le vélo. Toujours, mais là, même le voyage à vélo, en tout cas sur l'équipement, les sacoches coûtent... coûte vite cher. Et moi, je savais qu'il allait pleuvoir. Enfin, on savait tous les deux qu'il allait pleuvoir. Et donc, on ne pouvait pas se permettre d'avoir de l'équipement qui prend la flotte. Parce qu'on comptait bivouaquer. Et donc, tu sais que c'est hyper pénible d'avoir tout émouillé et compliqué de faire sécher. Donc, moi, j'étais assez regardant quand même là-dessus, sur le duvet, etc. pour pas qu'ils prennent l'eau. Et ça, ça a pris pas mal de temps.

  • Tristan

    Ouais. Et s'assurer aussi, au-delà de la sélection des articles, des produits, c'est s'assurer que ça rentre et que ça se combine bien dans chacune des sacoches. Et ça, au final, c'est un exercice, ça prend la tête. Et c'est vrai que, tu l'as abordé tout à l'heure, mais la semaine avant, la charge mentale là-dessus, c'était...

  • Yoann

    Et heureusement qu'on était deux même pour étaler le matériel. Par exemple, toi, tu prenais le matériel de réparation. Moi, j'ai pris le matériel de bivouac. Et ça permettait d'étaler. Les gens qui partent tout seuls, on trouvait ça compliqué parce que, mine de rien, le matériel de réparation, on avait une chaîne, le multitool, les chambres à air, la pompe, etc. On avait quand même beaucoup d'éléments à prendre. Bon, ça n'en est pas servi. On a eu de la chance. On n'a pas eu de problème.

  • Tristan

    On a bien fait de...

  • Yoann

    Mais on est obligés de le prendre. Donc ça, c'était assez challengeant. On a pas mal échangé pendant cette période pour être rodé. Ouais,

  • Tristan

    et après, en fait, s'ajoute à ça aussi un aspect, là, c'est les sacoches. Ça, par contre, on a zéro expérience. C'est que pour le transport en avion, un peu comme en train, en avion, c'est plus contraignant parce qu'ils viennent contrôler le poids. Et il faut aussi des sacoches un peu plus robustes. Et là-dessus, aucune expérience de... À quel point c'est facile aussi de transporter les sacoches. Et ça... Sans suspense, ce n'est pas du tout agréable. Si vous n'avez pas de roulette.

  • Yoann

    Parce que nous, on est pris... Quel modèle ? Tu te souviens de la marque ?

  • Tristan

    Bud.

  • Yoann

    Bud, oui. Le Bud, mais sans les roulettes. Du coup, il faut tout faire à l'épaule. Ce qui se fait dans les faits quand tu n'as que le vélo.

  • Tristan

    Oui, c'est ça.

  • Yoann

    Sauf que quand tu mets le vélo plus les sacoches, tu as une sacoche qui fait une vingtaine de kilos.

  • Tristan

    C'est ça.

  • Yoann

    À l'épaule, ça pique.

  • Tristan

    Les sacoches plus, enfin moi je sais que j'avais mis mon duvet en plus pour amortir un peu des coups.

  • Yoann

    Oui bah, ah oui mais t'avais mis aussi, non t'avais mis des affaires.

  • Tristan

    Non non non, c'était au possible des choses légères entre guillemets ou qui sécurisaient le vélo. Mais ouais au final ça fait bien 15 kilos de poids l'épaule et juste avec une sangle qui est plutôt agréable.

  • Yoann

    Ouais et puis bon vous connaissez un peu Paris, c'est un peu la galère de tout faire pour transporter le vélo qui est quand même assez encombrant. Après, en vrai, ça s'est quand même plutôt bien organisé. Le vélo, on a payé quoi ? 30 balles par voyage, par personne, enfin par vélo. Donc c'était assez correct en termes de prix. La sacoche a plutôt bien protégé les vélos. Moi, si c'était à refaire, c'est juste prendre avec des roulettes. Ouais,

  • Tristan

    c'est ça.

  • Yoann

    Pour pouvoir être plus...

  • Tristan

    Mais sinon, par contre, le service à l'aéroport, nickel. Ça, là-dessus, il y a un rack dédié.

  • Yoann

    Ouais, t'es à l'aise avec le fait qu'on ait des vélos.

  • Tristan

    Pour les récupérer, ouais, en passage hors gabarit, là. Et les vélos étaient niques.

  • Yoann

    En fait, ce n'est vraiment pas l'avion le problème, c'est le avant-avion et le après.

  • Tristan

    Les passages des portiques des métros, c'est horrible, c'est une galère.

  • Yoann

    Non, quand on est arrivé à Oslo, dans le Airbnb, c'était quand même une sacrée différence.

  • Tristan

    Et en plus de ça, on avait nos sacs avec les affaires sur le dos. Ça ne fait que... Ça, ce n'était pas la partie de plaisir pour commencer le voyage.

  • Yoann

    Avec des courbatures. Parce que par plaisir, après, ça se fait. Je ne pourrais pas dire que je ne recommande pas.

  • Tristan

    Oui, mais tu vois, là, je n'y retournerai pas, là, demain. Je ne l'ai pas encore digéré.

  • Yoann

    Je le ferai différemment. Différemment, c'est vrai. Donc, oui, une fois qu'on est arrivé, tu t'étais entraîné, toi, un peu, avant de... Oui, oui, oui.

  • Tristan

    Non,

  • Yoann

    on n'était pas particulièrement entraîné. Après, on fait du vélo régulièrement depuis plusieurs mois, mais ne... pas non plus.

  • Tristan

    On comptait augmenter l'intensité, en réalité on ne l'a pas augmenté.

  • Yoann

    On n'a pas pris trop le temps parce que c'était fin d'été donc ce n'est pas la période où on a le plus le temps de s'entraîner. Et puis on sous-estimait peut-être un petit peu le dénivelé, la topo norvégienne.

  • Tristan

    Oui et puis après on a toujours eu un peu cette approche des deux côtés de griller un peu les étapes et juste se dire ça va passer. Pas être plus rigoureux pour...

  • Yoann

    On attend toujours un petit peu d'être sur place pour se rendre compte de l'enjeu et on se dit que ça va passer finalement. Et ça passe ! Spoiler, on est arrivé !

  • Tristan

    Ça vous donne raison finalement sur notre non-préparation à chaque fois, comme pour le Gravenman.

  • Yoann

    Et donc bon voilà, on est arrivé finalement sur place avec nos vélos complets, pas abîmés. Et donc là c'est la prépa pour le grand départ. On était un peu impatients à ce moment-là, même si la météo nous accueillait pas particulièrement bien. Ouais. L'arrivée à Oslo, bon, c'était pas exactement ce à quoi on s'attendait.

  • Tristan

    Ouais, on l'avait quitté à l'époque, en 2016.

  • Yoann

    Sous la neige.

  • Tristan

    Sous la neige. C'était féerique, c'était merveilleux. Là, on arrive, c'est déluge de pluie totale. On s'est très peu parlé avec Tristan ce soir-là. On a mangé un repas. pas mais qui tirait un peu la gueule dans la gare si je me souviens bien et après on a rejoint les airbnb mais c'était un déluge phénoménal on pensait naïvement qu'en août mais sur toute la planète il fait beau et c'est pas le cas en norvège enfin en fait à partir de fin août il commence à signaler le fait que c'est une période pluvieuse

  • Yoann

    En fait, pour moi, le truc, c'est que j'avais regardé la météo de la Norvège, de Oslo, etc. Mais je voyais que c'était une nuage soleil, globalement. Et du coup, je me dis, non mais je vois bien la météo. C'est genre, il y a une averse, il fait beau, il y a une averse, il fait beau. Je me dis, vas-y, on s'abritera à ce moment-là. Sauf que quand on est arrivé, c'était loin d'être une averse. C'était vraiment le déluge, la pluie qui mouille bien, en fait. On n'avait pas envie d'être dehors.

  • Tristan

    Juste pour rejoindre l'arrêt de bus en face de la gare, on était trempés. Et du coup, la soirée... bien plus calme qu'est-ce qu'on était surtout ces débuts de vacances qui commencent donc après comme on l'a dit l'épreuve de Paris avec le vélo sur l'épaule et le non-accueil de la Norvège et je t'avoue mais dans ma tête je me voyais faire un tout autre voyage c'est vrai j'étais préparé à louer une voiture le lendemain laisser les vélos au Airbnb et voilà juste découvrir

  • Yoann

    C'est vrai que je me souviens que quand même on attendait les vélos parce qu'on avait vu la météo par le hublot de l'avion, on s'était dit non mais vas-y à tout moment, on prend une voiture, on ne doit rien à personne. Et on rêvait même peut-être de ne pas avoir les vélos je pense à l'arrivée. On s'est dit si on n'a pas les vélos, on a une excuse et on fait un tout autre voyage. Bon, les vélos sont arrivés en pleine forme.

  • Tristan

    C'est un premier indice et du coup on a laissé le bénéfice du doute. La météo, on se dit, on verra.

  • Yoann

    En tout cas, il a fait beau.

  • Tristan

    Oui, c'est ça. On va attendre le lendemain. S'il y a un rayon de soleil, on y va. Sinon, on abandonne définitivement le projet. Du coup, le lendemain, il fait beau. Enfin, il fait beau. C'est pas non plus drapeau vert, mais en fait, comme tous les jours de la semaine par la suite, ils annonçaient une alternance un peu de soleil et de pluie, nuages. Donc voilà, mais bon, en tout cas, quand on est parti, il faisait bon. Et donc là, on a remis les mains sur la préparation du vélo. Ça faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas faite.

  • Yoann

    donc il faut retrouver un peu les habitudes ouais et puis on avait tout mis en vrac dans les sacoches il faut remettre son vélo d'aplomb moi je me souviens que c'était un gros challenge parce que tu sais que la prépa que tu fais là c'est celle qui va te durer pendant tout le voyage et en plus on laissait quelques éléments chez Stéphane notre Airbnb dans lequel on reviendra à l'arrivée, notamment la sacoche il est merveilleux oui oui on vous le recommande vivement, même chaudement et du coup on savait que tout ce qu'on laissait chez Stéphane On ne pourrait pas le revoir dans tout le séjour. L'orgueil, les accroches, moi, je voulais vraiment que tout tienne bien. Parce que je m'étais dit, là, la moindre... Parce que même à Oslo, on savait qu'on pouvait encore acheter quelques éléments. Le reste du trajet, à part des super-héritiers, il n'y avait pas grand-chose. Donc, il ne fallait rien oublier, bien huiler tout, etc. C'était un peu challengeant de retrouver tous nos éléments. On va falloir être prêts, là. Ouais, c'est tout bon. Bon,

  • Tristan

    il n'y a plus qu'à rouler, là. Bon,

  • Yoann

    c'est à toi, Krobo. C'est tout bon. Pourquoi arrêter de se baisser ? Mais au moins, tout est à pied. C'est le Airbnb là. C'est la grande aventure qui commence. Ok, donc on était à deux doigts de partir, on a fait les derniers achats de gaz, on est parti. Sauf que Yoann s'est rendu compte qu'il avait oublié les clés de l'antivol. au Airbnb. Donc là, c'est retour à la cave départ. Et pour couronner le tout, il vient de se rendre compte, en allant chercher les clés, qu'il avait laissé ses lunettes dans la cave du type. Il est retourné chercher ses lunettes. Bon, je crois qu'on va arriver à partir, mais il est déjà 11h30, donc on n'est pas en avance. On voulait partir à 10h. Mais bon, c'est bon, le début de l'aventure peut enfin commencer.

  • Tristan

    Ouais, et surtout, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne s'était pas préparé. On n'avait pas refait l'exercice chez nous avant. Donc là, le matin, on a essayé de se lever, enfin, faire un compromis entre se lever tôt et pas non plus partir en déficit de sommeil. Du coup, on est parti à 10h, je crois.

  • Yoann

    Ouais, ouais, mais on a pris bien deux heures à préparer tous les vélos. Hop, là, on est super contents. On prend enfin le départ. Bon, quelques déboires.

  • Tristan

    Quelques déboires. Il nous manquait un truc qu'on n'a pas pu emporter dans l'avion. C'est la petite bonbonne de gaz pour le réchaud et faire cuire nos lyophilisés qu'on transportait avec nous. Et du coup, on allait localiser un magasin qui était sur la route de la trace.

  • Yoann

    Mais moi, je me souviens du plaisir que j'avais de partir, d'être en vélo dans Oslo, avec mon vélo. Ce n'est pas le vélo que tu t'es alloué, etc. Plus, tu as tout ton paletage, tu sais que tu vas l'avoir pendant tout le séjour. C'était kiffant.

  • Tristan

    C'est vrai que la sensation de partir, tu as tes repères, vu que c'est ton vélo. Et là, on retrouve tout ce qu'on a vécu un peu en allant à... Toulouse ou le Gravelman notamment, ou juste les sorties week-end, sans laisse-pas-coche. Mais ça, c'est ultra confortable. Et là,

  • Yoann

    à l'étranger, d'avoir pris le vélo comme ça par l'avion, je ne sais pas, il y avait quelque chose de... En plus, on était déjà venus de pouvoir redécouvrir ça à vélo. On se rend mieux compte de la géographie, de plein de choses.

  • Tristan

    Oui, c'était un mélange de sentiments là, trop agréable.

  • Yoann

    Après, avec le recul, j'ai beaucoup trop envoyé. J'étais tellement content. J'étais en danseuse, dès qu'il y avait une petite côte, etc. en fait genre c'était erreur bête parce que ah j'ai pas vu ça c'est drôle ah non mais je trouve que là tu es par exemple tu pars pour une sortie du dimanche mais là tu partais pour une semaine donc je crois que j'aurais dû un peu plus tempo je sais pas si c'est ce qui m'a cramé mais en tout cas il vaut mieux calmer un petit peu ses ardeurs ouais ouais ouais voilà sagesse et merde quelque chose ouais bon après Yoann voulait nous rajouter quelques bandes donc on les a en plus mais voilà passé ce petit

  • Tristan

    détour touristique, on va dire. On était lancés et là, c'était trop cool. On a quitté un peu le centre de Oslo pour rejoindre les zones résidentielles. Et ça, ça m'a marqué parce que c'était incroyable. Des grandes résidences, mais ultra paisibles avec vue sur la mer, au final. Vallonnées, mais comme il faut pour que ce soit chatoyant.

  • Yoann

    À ce moment-là, on ne savait pas que c'était un début. Alors moi, je me dis, si j'avais vu ça à la fin, je serais dit, ouais, ok. Mais là, on était tellement contents de partir, de découvrir la Norvège, la campagne, parce qu'on n'avait connu que Oslo jusqu'à maintenant. Et en effet, c'est quand même une campagne un peu huppée, avec des superbes maisons, des vues incroyables, la nature qui est quand même omniprésente partout. Du coup, ça a régalé. On a eu quelques galères, moi j'ai perdu ma tasse, il y avait encore du matériel qui méritait quelques ajustements. Mais dans sa globalité, on était à peu près bon. On n'a pas eu trop de regrets ou d'oublis.

  • Tristan

    Ouais. Tata c'était très joli pour la photo mais pas du tout efficace. Elle était accrochée à l'arrière.

  • Yoann

    Au final c'est ce que j'ai fait mais avec un mousqueton. C'était bien mieux.

  • Tristan

    Sur notre route, le truc qui m'a marqué aussi c'est quand on s'est fait rejoindre par un mec en vélo qui nous a rattrapé. Il s'est mis à notre hauteur. On a dû le rattraper je crois. On le rappelle combien de kilos le vélo ?

  • Yoann

    Au moins 25.

  • Tristan

    Bien trois demi-nousaines.

  • Yoann

    À ce moment-là, j'avais encore toutes les barres de céréales, tout le stol, donc on était bien lourds.

  • Tristan

    Plus l'énergie à bloc, donc ça pèse beaucoup. Et donc, on rattrape le gars. C'est un mec qui fait du gravel aussi. C'était un peu à l'orée de la campagne, la région un peu forestière qu'on allait rejoindre. Et on a eu une discussion avec lui. Au final,

  • Yoann

    on apprend qu'il a la marque de vélo Fara.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Ou du moins, il y travaille.

  • Yoann

    Non, lui, il n'a pas la marque à raison. Je le trappole. Mais ouais, il travaille chez Farah, une marque de vélos gravel et d'expédition.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Qu'on ne connaissait pas du tout. Mais en fait, qui est originaire de Oslo et qui, au final, offre des vélos haut de gamme dans le gravel, qui est très bien positionné. Et les vélos sont très cools. Et du coup, l'échange est trop sympa avec lui, qui a envie de comprendre où on va et ce qu'on fait. Et ce qui était drôle, ce qu'on s'est dit après, c'est que quand on lui a dit...

  • Yoann

    on partait tout juste pour rejoindre Bergen une réaction je sais pas de norvégien j'imagine mais sans excitation juste comme si c'était normal ça fait vraiment quelque chose qui m'a marqué en Norvège c'est que personne n'était émerveillé par notre trip où je disais vous êtes fou en France on dit qu'on traverse la France dans sa largeur avec une météo qui est très incertaine et là je dis vous êtes fou j'aurais jamais fait ça eux ils étaient là oh ça va être un epic trip Et ça va être cool. Et pour eux, c'est normal, en fait.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça.

  • Yoann

    Ils se disent pas, bah oui, on profite de la nature, on est dehors, aux éléments, et pour eux, c'est très cool.

  • Tristan

    Ouais, c'était un peu notre première approche là-dessus.

  • Yoann

    Mais je pense que moi, ça m'a rassuré, personnellement. Parce que...

  • Tristan

    Ouais, ouais.

  • Yoann

    Quand les gens disent toujours, « Waouh, c'est chaud, j'aurais pas fait ça » , t'es fier, parce que tu te dis, « Bah ok, oui, c'est vrai, je vais faire un truc qui sort de la norme. » Et en même temps, tu te dis, « Mais pourquoi ils sont pas sereins ? » Là, eux, ils étaient sereins, donc on se disait...

  • Tristan

    Et en fait, on l'aura appris tout le long du voyage, mais c'est que les Norvégiens, ils sont ultra connectés à la nature. Dès le plus jeune âge, ces valeurs-là, du moins ce mode de vie-là, leur sont inculqués. Et c'est trop bien. Rien ne leur paraît compliqué vis-à-vis de toutes les activités qui peuvent se faire à l'extérieur.

  • Yoann

    Même quand nous, il pleuvait et qu'on roulait, on croisait toujours du monde. Pourtant, ils ne sont pas nombreux, les Norvégiens, mais il y avait toujours quelqu'un qui se baladait, qui... Pas tant le cyclisme, mais des marcheurs, des gens qui sont bien équipés, en profitent quand même, et puis qui n'avaient pas l'air de souffrir. Nous-mêmes, sur le projet du monde en France, je pense qu'ils tireraient la gueule en mode, là, je prends la flotte, j'ai juste envie de rentrer. Non, pour eux, c'était normal.

  • Tristan

    Et même un truc qui m'avait marqué, là, mais plus tard, où on avait demandé où est-ce qu'on pouvait planter la tente, et elle nous avait remis en cause notre question en mode, mais pourquoi vous... Vous vous demandez s'il y a des emplacements pour camper, vous avez juste le temps à nature.

  • Yoann

    Vous marchez, vous avez pas de temps en fait.

  • Tristan

    Et je leur demande, mais c'est payant ? Bah pas du tout en fait. Si tu veux accéder à la douche, on te donne le code et tu payes quelques euros, mais sinon le reste...

  • Yoann

    Ah bah eux c'est vraiment dans leur constitution, tout le monde a le droit de profiter de la nature comme bon lui semble tant qu'il la respecte. Et donc pour eux c'est beaucoup plus simple. Il n'y a pas ce concept de propriété privée partout. Il y a des cabanes un peu à droite à gauche, mais pas forcément d'endroits où on te dit ne pas y aller privé. Et ça, c'est assez agréable. On n'a pas eu l'occasion de plus en profiter que ça, mais quand même. Donc voilà, bon, après, premier jour, on était bien. On a envoyé, on était heureux de partir. On avait déjà fait quand même quelques bornes. Et après, le lendemain, moi, je me retrouve, j'ai déjà mal aux pattes. Bon du coup première journée terminée On a fait combien de bornes aujourd'hui ?

  • Tristan

    70

  • Yoann

    Je tiens juste à préciser C'est 70 bornes sur une demi-journée Puisqu'on a eu quelques péripéties en amont Voilà l'aparté était importante

  • Tristan

    Parce que moi je me désolidarise des propos de Tristan Mais c'était... Mais on a envoyé

  • Yoann

    On a vraiment envoyé

  • Tristan

    70 bornes,

  • Yoann

    attention les dieux Donc journée on va dire plutôt courte Ce qui me fait rire, c'est que quand il était chercher les clés de l'antivol, il est ressorti tout content avec les clés de l'antivol, mais il avait laissé tomber ses lunettes dans la cave du Airbnb. Donc, il a dû ressonner chez le mec pour aller chercher les lunettes.

  • Tristan

    Super Stéphane,

  • Yoann

    il a bien fait chier. Ah ben là, ce n'est pas de sa faute. Au final,

  • Tristan

    on est parti de Oslo avec 15 bornes dans les jambes.

  • Yoann

    Oui oui c'est vrai que... Bon après ça nous a permis de se balader un peu dans Oslo parce que on a pas trop eu le temps, on voulait faire un petit tour mais au final je pense qu'on le fera à notre tour.

  • Tristan

    Bon après c'était très cool.

  • Yoann

    Ouais ouais le tour était sympa, il faisait beau en plus ce matin. Enfin beau. pour la Norvège, ils faisaient nuages-soleil.

  • Tristan

    Et en plus on a eu la bonne idée, parce que du coup là on était toujours dans Oslo sur les coups de midi moins le quart, de s'arrêter prendre un hot dog.

  • Yoann

    Johan avait déjà faim, du coup on s'est arrêté, on a pris un hot dog de renne, c'est quoi mousse en anglais ? C'est... Élan.

  • Tristan

    Ouais ça.

  • Yoann

    Et Johan de chorizo, donc on a mangé. Et après on a bombardé au final, on a fait la sortie comme si on était en sortie d'entraînement. On a fait quasiment d'une traite. Le plan c'était qu'il annonçait de la pluie, pourquoi 16h ? Donc on s'est dit, bon on avait 4h de vélo, je crois qu'on a fait à peu près 4h de vélo. Donc on s'est dit, si on ne s'arrête quasiment pas, on arrivera avant la pluie. On a réservé un logement pour ce soir, une petite maison tranquille au fond d'un jardin. Et du coup on s'est dit bon bah on bombarde pour arriver avant la pluie et pas se faire rincer.

  • Tristan

    Ouais et d'autant qu'on pouvait pas aller plus loin parce qu'il n'y avait pas de réservation plus loin sur la route en fait. Oui, c'est peut-être la même chose. Là, journée de demain, normalement le soir on bivouac. Oui, tu as raison. Donc en effet, on avait cette contrainte. On est un peu au milieu de nulle part. Je crois que non, c'est pas touristique. Dans tout ça, je pense qu'il n'y a pas de logement.

  • Yoann

    Et donc, on a eu accès directement au logement. Et grande coupure d'électricité dans tout le quartier. On a compris ça au fil de l'eau un peu. Au début, on n'avait pas d'électricité dans la baraque. Après, on a voulu aller au supermarché qui est à côté. Et la dame à l'intérieur nous a dit...

  • Tristan

    Elle nous a dit que c'était fermé, et puis là on voit un panneau, on ne comprend pas pourquoi elle a laissé de fermer, et là l'intérieur n'a rien fait. C'est devant la caisse. Et du coup, il y a un panneau devant, écrit en norvégien, et on l'a traduit avec Google Trad, et c'est écrit « coupure d'électricité fermée » . Donc là on commence à comprendre un petit peu que c'est un peu plus généralisé. Donc au final, on est rentrés. une fois que l'électrique était revenue mais bon ça a duré quand même un peu de temps en vrai une heure après c'est revenu ça s'est recoupé et deux heures plus tard c'était bon et du coup on est retourné à la supérette et là ça a ouvert et donc c'était bon on a cuisiné un petit peu ce soir, petite pâte, on s'est fait plaisir en vrai ça va c'était un petit apéro sans alcool et fromage norvégien je sais plus comment ça s'appelle mais qui a un petit goût sucré qui est pas mal avec du pince-fais-doigt, bon,

  • Yoann

    c'est un petit imprévu. Ouais, c'est pas... C'est plus...

  • Tristan

    Et puis des petits bonbons, quoi. Des petits bonbons typiques du Nord, ils ont toujours des stands de bonbons. Oh putain, j'avais pas vu, c'est écrit Godjule, en plus. Joyeux Noël. Jule, Godjule. Ça veut dire Joyeux Noël en norvégien. Donc voilà un petit peu la journée, hein. Ouais. Physiquement, tu t'es comment ?

  • Yoann

    Oh, bah ça va.

  • Tristan

    Ouais.

  • Yoann

    C'était bien de ne pas faire plus pour la première.

  • Tristan

    Oui, il y a eu un peu de dénivelé. Mais en fait, ce qui fait beaucoup la différence là et qu'il faut qu'on s'habitue, c'est les sacoches. Je trouve que la sortie, on a fait un petit 70 bornes. Normalement, ça va. Mais avec les sacoches, les montées sont quand même bien plus dures qu'à l'entraînement. Donc ça, je pense qu'il va falloir qu'on arrive à s'y faire. Mais oui, ça va. Moi, je suis un peu l'esclivé en fin de journée. Mais les jambes, ça va.

  • Yoann

    Après, on a quand même fait... C'est pas non plus énorme mais 600 de...

  • Tristan

    Ouais tu vois c'est pas non plus énorme.

  • Yoann

    C'est pas non plus énorme mais au moins c'est bien pour nous préparer à la suite là parce qu'on va déguster.

  • Tristan

    Ouais et demain du coup il faut qu'on essaie de rattraper un peu le retard, entre guillemets le retard mais par rapport au plan. Et on veut faire quoi, 110 bornes à peu près ?

  • Yoann

    Ouais et en profiter parce que la météo est bonne.

  • Tristan

    Ah oui.

  • Yoann

    Donc tirer loin, partir tôt.

  • Tristan

    Bon j'attends de voir ce qu'il est la météo bonne. Ouais. Il ne va pas pleuvoir normalement.

  • Yoann

    Donc elle est bonne.

  • Tristan

    Ça y est, la vraie popée commente. Ok, j'espère que cette première journée sur la route vous a plu. On a pu voir ensemble un petit peu la préparation et ce qui se cachait derrière tout ce périple et tout ce que ça implique un petit peu.

  • Yoann

    Dans le prochain épisode, on racontera la suite de notre voyage et notamment la partie bivouac. On parlera aussi un petit peu de la Norvège, des ressentis qu'on a pu avoir par rapport au pays et de la culture, et aussi de tout ce qui a agrémenté notre quotidien au long de ce voyage. Donc on se retrouve.

  • Tristan

    On continue la route ensemble.

Chapters

  • Introduction et présentation du voyage à vélo

    00:00

  • Départ d'Oslo et réflexions sur le voyage

    03:00

  • Préparation de l'itinéraire et organisation logistique

    06:30

  • Découverte de la topographie norvégienne

    09:12

  • Arrivée à Oslo et premières impressions

    21:35

  • Conclusion et aperçu du prochain épisode

    38:46

Description


Êtes-vous prêt à pédaler à travers des paysages à couper le souffle et à relever des défis inoubliables ? Dans ce premier épisode captivant de À Travers Champs, Tristan Bance et Yoann Quardel nous emmènent dans leur incroyable aventure à vélo à travers la Norvège, reliant Oslo à Bergen sur une distance de 500 km, avec plus de 8000 mètres de dénivelé positif. Ce périple, qui a eu lieu en août 2024, est bien plus qu'une simple randonnée à vélo ; c'est une véritable odyssée qui met en lumière l'importance de la préparation logistique et des choix d'équipement, des éléments cruciaux pour tout voyageur qui souhaite explorer les merveilles de la nature norvégienne.


Au fil de cet épisode, Tristan et Yoann partagent leurs réflexions sur ce qui les a poussés à entreprendre ce voyage. Ils évoquent les préparatifs minutieux qui ont précédé leur départ, les défis rencontrés sur la route, ainsi que les imprévus liés à la météo norvégienne, qui peuvent changer du tout au tout en un clin d'œil. Les deux cyclistes amateurs nous plongent dans leur quotidien, entre moments de joie, de fatigue, et de découverte, tout en tissant un lien fort avec la culture norvégienne et les habitants, qui semblent vivre en harmonie avec la nature.


En écoutant À Travers Champs, vous aurez l'occasion de découvrir des anecdotes sur leur parcours, des rencontres inattendues et des paysages époustouflants qui font de la Norvège une destination unique. Comment la nature influence-t-elle notre perception du voyage ? Quelles leçons peuvent être tirées de cette expérience immersive ? Tristan et Yoann vous invitent à réfléchir à ces questions tout en partageant leur passion pour le cyclisme et l'aventure.


Rejoignez-les dans cette quête inspirante qui célèbre l'esprit d'aventure et la beauté du monde naturel. Que vous soyez un cycliste chevronné ou simplement un passionné de voyages, cet épisode de À Travers Champs est une invitation à explorer, rêver, et peut-être même à planifier votre propre aventure à vélo. Ne manquez pas cette occasion de vous immerger dans une expérience inoubliable, où chaque coup de pédale vous rapproche un peu plus de la découverte de soi et des merveilles que notre planète a à offrir.


Montage et production réalisés par Thibault Dupierris.


Retrouvez tous les détails du parcours, la trace, la préparation et toutes les infos essentielles sur notre voyage ici : https://www.letopo.letemple.club/ 🚴‍♂️✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Tristan

    on est en train de rouler au bord du lac avec des lacs de partout à droite à gauche par égal

  • Yoann

    Bienvenue dans ce podcast, on va vous conter, Tristan et moi-même, notre expérience de voyage où on a rejoint Oslo avec nos vélos dans l'objectif de rallier la capitale de la Norvège à Bergen sur la côte ouest au travers d'un voyage de 500 km, un peu plus de 8000 mètres de dénivelé positif, c'est ça Tristan ? Eh oui ! Ce voyage, on l'a fait en août 2024 et au travers de ce podcast, on souhaite vous partager notre expérience, nos ressentis.

  • Tristan

    J'espère que vous participerez un petit peu à ce bout de voyage avec nous. Ce podcast vous est raconté par Johan et Tristan. Pour me présenter rapidement, je suis cycliste du dimanche, mis au gravel depuis seulement un an. J'ai voulu expérimenter un récit audio pour cette première grande aventure à vélo.

  • Yoann

    Et moi, enchanté, Johan, je suis aussi un cycliste du dimanche, un dimanche sur trois même. on peut dire ça, même si je fais d'autres sports à côté pour garder de l'activité. Et je suis très content de rejoindre Tristan pour parler de notre périple qu'on a pu réaliser et partager cette expérience au travers d'un podcast.

  • Tristan

    Bonne écoute. et moi je prends le matériel de podcast quoi bah en gros c'est un enregistreur avec le micro oui ça prend un petit peu de place mais bon je pense j'espère pas j'ai acheté un titre pour le protéger un peu de l'eau Ok, bon vas-y, essayons de préparer le vélo pour ce soir chacun de notre côté. On en reparle de toute façon quand on se voit tout à l'heure.

  • Yoann

    Aujourd'hui, on est parti de Oslo.

  • Tristan

    Ouais mais c'est juste le premier objectif.

  • Yoann

    Il faut que tu me le racontes et moi je te le raconte. A mon sens c'est plus sympa ça que de parler à l'auditeur. Ah oui. Mais c'est plus dur.

  • Tristan

    C'est plus dur.

  • Yoann

    Ouais.

  • Tristan

    J'ai peur que ça fasse pas naturel. Qu'on se le raconte et tout parce que vraiment j'ai...

  • Yoann

    Et juste faut essayer de pas faire... De pas faire scolaire. Ouais faut... Faut se mettre dans un tunnel mais allez. Bonjour à tous, on est trop contents de vous retrouver aujourd'hui pour enfin faire le podcast sur la Norvège à vélo qu'on a fait Johan et moi Tristan. Donc trop content de vous raconter un petit peu cette histoire et de revenir un peu sur ce périple qui fut, on va dire, haut en couleur. Est-ce que tu peux peut-être nous dire un petit peu d'où est venue l'idée Johan et bonjour déjà. Ouais,

  • Tristan

    bonjour à l'audience. L'idée, elle nous est venue d'une longue réflexion qui a duré sûrement 10 minutes. On avait fait un échange avec Tristan. au Danemark. Il y a de ça bientôt 10 ans.

  • Yoann

    7 ans, 8 ans,

  • Tristan

    oui. On s'était dit depuis longtemps qu'on aimerait bien y retourner. Ce qu'on n'a pas fait du tout, finalement. Parce qu'on s'est dit que les chemins pour rejoindre Aalborg étaient ennuyés au possible. Bon, je tire un peu le trait, mais le Danemark, c'est des paysages tout plats avec très peu de lieux touristiques ou flamboyants comme on peut avoir en Norvège. Et à la fin de notre échange, on avait fait un petit saut. Pour ton anniversaire d'ailleurs, et pour le Père Noël en plus. À Oslo, pour quelques jours, et on a toujours eu en tête, je pense que la Norvège, c'était un rappel incroyable.

  • Yoann

    Ouais, c'est marrant parce qu'on s'est dit, ok là on est à fond dans le gravel en ce moment, on se fait un trip vélo. On s'est dit, bah ce serait énorme de retourner là où on s'est rencontrés au Danemark. Sauf qu'au final, tous les deux dans notre tête, on avait en tête les paysages de la Norvège. Du coup, on voulait retourner à la source, mais en même temps on voulait les paysages norvégiens. Et on voulait au début ne pas prendre l'avion. Et c'est vrai qu'on a vu les paysages. On s'est dit, attends, on est à fond vélo en ce moment. Est-ce que ce n'est pas le moment de se faire plaisir et d'aller vraiment là où on a le plus envie d'y aller ?

  • Tristan

    Oui, on avait essayé de concilier les deux, histoire de faire Holborg, prendre le pack, comme on avait fait pour rejoindre Oslo quand on y était allé à l'époque. Et ensuite... de poursuivre là-bas mais en fait même pour rejoindre Holborg en train c'est un très long périple bon bah après de longues réflexions bah aussi en regardant un joystick pour rejoindre Oslo directement là aussi ça demandait bien 5 trains je pense ouais ouais sans l'avion ouais sans l'avion l'avion qui était justement très simple ouais et attractif en termes de prix

  • Yoann

    Puis après, on s'est dit quitte à partir en août, autant aller dans un pays où on ne pourrait pas y aller le reste de la saison. Bon, il s'avère que le mois d'août n'est pas réputé pour être la meilleure période pour la Norvège, mais on l'a appris un peu plus tard.

  • Tristan

    On ne s'est fait que hier, comme on dit. On s'est fait que hier, voilà, une belle surprise. Et c'est ce qu'on vient chercher finalement.

  • Yoann

    C'est vrai, c'est vrai, parce que globalement, qu'est-ce qu'on avait préparé ?

  • Tristan

    Pas grand-chose,

  • Yoann

    pas grand-chose. On avait quand même, Johan nous avait concluté une petite trace à la fois gravel, à la fois route. Comment tu t'es un peu organisé d'ailleurs pour préparer cette trace ?

  • Tristan

    Du coup, on s'était juste dit avec Tristan qu'on comptait faire Oslo-Bergen parce qu'on voulait repartir d'Oslo et découvrir les fjords. Et entre deux, c'était champ libre parce que de toute façon, on n'avait pas de connaissances ou d'informations spécifiques sur des endroits auxquels il fallait absolument passer pour... rallier les deux. Je ne sais pas si tu te souviens, mais au début, on avait évalué le fait de faire toute la côte, mais là, c'était extrêmement long.

  • Yoann

    C'est ça, on était un peu gourmands, on voulait tout. On voulait la montagne, les fjords.

  • Tristan

    Et limite les Lofoten.

  • Yoann

    Ouais, c'est vrai.

  • Tristan

    Sauf que ça, c'était trop long et au final, assez redondant en termes de paysage. Je pense que faire que de la côte, c'est bien, mais c'est mieux de pouvoir varier. Et aussi, à la fin, ça demandait, je ne sais pas si tu te souviens, mais beaucoup de transferts en bateau ou tunnel, parce que les fjords, c'est plein d'îles. Donc ça, c'était contraignant, donc on a éliminé ça, et après, il ne restait plus qu'une solution, finalement. C'était de couper, entre guillemets, à travers chance, comme ça que j'avais nommé la trace. Et là-dessus, j'ai juste fait... Si j'ai regardé, en fait, la carte de chaleur...

  • Yoann

    Oui, c'est ça, qui a quand même pas mal déterminé, au final. Moi, je me souviens que t'avais identifié, sur la carte de chaleur Strava, donc là où la heatmap, pour les anglophones... là où on voit où les gens vont le plus régulièrement. Et toi, tu avais vu qu'en gravel, il y avait une partie hyper fréquentée au milieu à peu près.

  • Tristan

    Et en fait, il s'est avéré que cette trace-là, c'était un lieu touristique, une finée, où ils mettaient en location des vélos. Donc je pense que c'est pour ça que c'était... Enfin, c'est un peu connu, mais auprès des Norvégiens plus que...

  • Yoann

    Après, ça fait quand même partie des traces gravel en Europe qui sont connues. Après, je dis... pas que le monde entier le connaît mais si tu te renseignes un peu tu peux assez rapidement trouver quand même. Mais bon,

  • Tristan

    c'était un moyen de la découvrir. Et du coup, ça, c'était un troisième point d'accroche entre Oslo-Bergen et ce tracé-là par lequel on voulait passer. Donc après, il fallait juste relier ces points-là. Donc pour le reste, ça se fait sur Komoot, Google Earth, pour voir un petit peu la réalité du terrain. Et voilà.

  • Yoann

    Ouais, non, ça... Bon, là, j'ai dû faire full confiance à Johan. Vraiment, tous mes amis m'ont dit, ne fais pas confiance à Johan. À chaque fois qu'on le suit en vélo, c'est kata. Mais je me suis dit, de tous les cas, je ne vais pas prendre du temps à préparer la trace de mon côté. Donc, j'ai regardé vaguement. Je me suis dit, c'est ambitieux. Et moi, ce qui m'a toujours inquiété sur cette trace, c'est que Johan m'a dit, il y a une partie, il faudra marcher à côté du vélo. C'est un chemin de rando, mais t'inquiète. Et je me suis dit, bon, on verra.

  • Tristan

    En fait, on a découvert... un peu la topographie de Norvège. Il y a un massif qui traverse la Norvège en long. Ça demandait déjà une grande ascension au début, du moins pour notre humble niveau, surtout en Gironde où c'est tout plat. Et de là, l'arrivée dans les fjords, c'est le seul moyen de traverser, mais ça on l'a appris au cours du voyage. C'est qu'il y a une ligne de chemin de fer. qui permet de traverser la montagne. Sinon, c'est un ancien sentier de randonnée. Et je comptais faire ça. Pour moi, ça passait.

  • Yoann

    Après, ce qu'on n'avait pas pris en compte quand on a préparé toute la trace et tout, c'est le poids du vélo et tout l'équipement qu'on avait sur nous. C'est que le vélo faisait 23-25 kg.

  • Tristan

    Un peu moins, entre 20 et 23.

  • Yoann

    Mon vélo fait à peu près 12 kilos, donc ça va vite quand même. Parce que sachant qu'on avait prévu le matériel de bivouac pour partir, c'est vrai que mine de rien, ça fait beaucoup de choses à mettre sur le vélo. Et en fait, monter une côte avec le vélo chargé ou même le pousser avec le vélo chargé, c'est vite.

  • Tristan

    Sans les chaussures non plus, parce que là aussi, on était un peu limité. On avait pris une paire de chaussures de ville et la paire de chaussures de vélo qui ne sont pas du tout adaptées à la marche.

  • Yoann

    Oui, oui, tout à fait. Ok, ça roule. Et puis, hier, j'ai galéré. J'ai monté ma roue à l'envers. Bah ouais, mais je suis trop con. Mais en fait, c'est super dur quand le vélo est retourné. J'ai bien analysé le truc. Je me dis, c'est bon, ça roule dans ce sens-là. Au final, non. Du coup, je... Le pneu. Le pneu, ouais, pardon. Ah oui, la roue. Et du coup, j'ai dû tout refaire. Une fois qu'en fait, t'as fait ça, elle ne reclaquait plus derrière. Parce que les deux parois étaient collées entre eux et donc du coup ça a été plaqué. Donc la galère. Mais bon, on va y arriver. Il faut que l'on soit dans l'avion, qu'on ait plus à récupérer au presque. Allez, bon courage, ciao.

  • Tristan

    Toi aussi, ciao.

  • Yoann

    et les livres pour le moment le vélo la route la récupération de l'eau on est en fait Bon, c'est bon, on arrive où on vient.

  • Tristan

    Non mais on est arrivé, il y a un rayon de soleil, ça c'est un signe du destin. Ouais,

  • Yoann

    on va pas mentir que la météo n'est pas très accueillante comme on va voir 40 km en devant. La flotte qui se berge bien.

  • Tristan

    Mais bon, demain est un autre jour.

  • Yoann

    Ouais, on va boire une bière. Ouais. qu'est ce que tu nous prépare de beau sur ton vélo

  • Tristan

    Là je suis en train d'accrocher les sacoches de fourche, tu vois, et j'ai une super sécurité avec des serflex, c'est nickel.

  • Yoann

    Mais après ça ne peut plus les enlever du coup les sacoches ?

  • Tristan

    Non ça ne peut plus les enlever effectivement, c'est un choix.

  • Yoann

    Ok.

  • Tristan

    Et en fait je n'ai pas trop le choix finalement, si je veux que ça tienne tout le voyage.

  • Yoann

    Ah ouais, ok, ça a l'air de bien avancer ton histoire.

  • Tristan

    Ouais c'est pas mal.

  • Yoann

    Moi disons que j'ai pas mal avancé, là il faut que je mette toutes les dernières bricoles de type barres, sacs étanche etc. Moi en vrai je suis pas trop mal, juste il commence à être bien lourd. Et ma sacoche de sel qui tire un peu sur le côté. Bon je regarde. T'as pris des lumières aussi ?

  • Tristan

    Des lumières ? Des vélo ? Ouais, ouais, ouais. Des petites. Regonfle le tarot avant.

  • Yoann

    Mais d'ailleurs en terme d'équipement... Comment toi tu t'étais préparé un peu sur l'équipement ?

  • Tristan

    Comment je m'étais préparé ? Après on avait déjà fait quelques sorties Ou du moins voyages au périple Là au travers du Gravelman qu'on avait fait en mars

  • Yoann

    Puis surtout on avait été à Toulouse déjà un petit peu

  • Tristan

    En novembre de l'année passée Et c'était des bonnes expériences Pour nous roder un petit peu sur l'organisation sur le vélo Quoi prendre, ce qui était contraignant ou pas Chacun a ses petites... préférence sur l'organisation. Il n'y a pas une organisation.

  • Yoann

    Ce qu'il faut dire aussi, c'est que mine de rien, la semaine juste avant de partir, c'était quand même très compliqué. On s'est rendu compte de l'ampleur de l'orga et de la logistique que ça représente parce qu'il fallait peaufiner. En fait, l'erreur, je pense, c'est qu'on n'avait pas préparé notre vélo avant de partir. C'est-à-dire qu'on n'avait jamais fait un setup complet pour se dire, ok, là, on est bien.

  • Tristan

    Oui, et je ne sais pas... plus pour quelle raison, mais le week-end d'avant, on s'était dit, on va tester. Ah, mais tu devais recevoir ton vélo.

  • Yoann

    Ah oui, peut-être, oui.

  • Tristan

    Moi, je n'étais pas en tubeless. Mon vélo était crevé, je ne sais plus. Enfin bref, des deux côtés, on avait des galères avec nos vélos, alors qu'on comptait faire une sortie en conditions réelles, entre guillemets. On ne l'a pas fait. On regrette un petit peu,

  • Yoann

    parce que c'est... Oui,

  • Tristan

    parce que c'est vrai que...

  • Yoann

    Je pense que c'était une bonne chose. Moi, déjà, j'avais commandé un nouveau vélo qui est arrivé malheureusement plus tard. Donc, ça avait vachement éloigné mon organisation parce que je m'étais dit, je ne vais pas acheter les sacoches, je ne sais pas quoi ressemble mon vélo, etc. Et une fois que je me suis résigné, il ne restait qu'une semaine. Et en une semaine, arriver à recevoir les commandes, moi, j'avais commandé des sacoches, ça n'est pas forcément la taille. Des commandes sur le bon coin qui ne sont pas arrivées, etc. En fait, il y a beaucoup de choses. Mineur, c'est aussi un budget quand même, le vélo. Toujours, mais là, même le voyage à vélo, en tout cas sur l'équipement, les sacoches coûtent... coûte vite cher. Et moi, je savais qu'il allait pleuvoir. Enfin, on savait tous les deux qu'il allait pleuvoir. Et donc, on ne pouvait pas se permettre d'avoir de l'équipement qui prend la flotte. Parce qu'on comptait bivouaquer. Et donc, tu sais que c'est hyper pénible d'avoir tout émouillé et compliqué de faire sécher. Donc, moi, j'étais assez regardant quand même là-dessus, sur le duvet, etc. pour pas qu'ils prennent l'eau. Et ça, ça a pris pas mal de temps.

  • Tristan

    Ouais. Et s'assurer aussi, au-delà de la sélection des articles, des produits, c'est s'assurer que ça rentre et que ça se combine bien dans chacune des sacoches. Et ça, au final, c'est un exercice, ça prend la tête. Et c'est vrai que, tu l'as abordé tout à l'heure, mais la semaine avant, la charge mentale là-dessus, c'était...

  • Yoann

    Et heureusement qu'on était deux même pour étaler le matériel. Par exemple, toi, tu prenais le matériel de réparation. Moi, j'ai pris le matériel de bivouac. Et ça permettait d'étaler. Les gens qui partent tout seuls, on trouvait ça compliqué parce que, mine de rien, le matériel de réparation, on avait une chaîne, le multitool, les chambres à air, la pompe, etc. On avait quand même beaucoup d'éléments à prendre. Bon, ça n'en est pas servi. On a eu de la chance. On n'a pas eu de problème.

  • Tristan

    On a bien fait de...

  • Yoann

    Mais on est obligés de le prendre. Donc ça, c'était assez challengeant. On a pas mal échangé pendant cette période pour être rodé. Ouais,

  • Tristan

    et après, en fait, s'ajoute à ça aussi un aspect, là, c'est les sacoches. Ça, par contre, on a zéro expérience. C'est que pour le transport en avion, un peu comme en train, en avion, c'est plus contraignant parce qu'ils viennent contrôler le poids. Et il faut aussi des sacoches un peu plus robustes. Et là-dessus, aucune expérience de... À quel point c'est facile aussi de transporter les sacoches. Et ça... Sans suspense, ce n'est pas du tout agréable. Si vous n'avez pas de roulette.

  • Yoann

    Parce que nous, on est pris... Quel modèle ? Tu te souviens de la marque ?

  • Tristan

    Bud.

  • Yoann

    Bud, oui. Le Bud, mais sans les roulettes. Du coup, il faut tout faire à l'épaule. Ce qui se fait dans les faits quand tu n'as que le vélo.

  • Tristan

    Oui, c'est ça.

  • Yoann

    Sauf que quand tu mets le vélo plus les sacoches, tu as une sacoche qui fait une vingtaine de kilos.

  • Tristan

    C'est ça.

  • Yoann

    À l'épaule, ça pique.

  • Tristan

    Les sacoches plus, enfin moi je sais que j'avais mis mon duvet en plus pour amortir un peu des coups.

  • Yoann

    Oui bah, ah oui mais t'avais mis aussi, non t'avais mis des affaires.

  • Tristan

    Non non non, c'était au possible des choses légères entre guillemets ou qui sécurisaient le vélo. Mais ouais au final ça fait bien 15 kilos de poids l'épaule et juste avec une sangle qui est plutôt agréable.

  • Yoann

    Ouais et puis bon vous connaissez un peu Paris, c'est un peu la galère de tout faire pour transporter le vélo qui est quand même assez encombrant. Après, en vrai, ça s'est quand même plutôt bien organisé. Le vélo, on a payé quoi ? 30 balles par voyage, par personne, enfin par vélo. Donc c'était assez correct en termes de prix. La sacoche a plutôt bien protégé les vélos. Moi, si c'était à refaire, c'est juste prendre avec des roulettes. Ouais,

  • Tristan

    c'est ça.

  • Yoann

    Pour pouvoir être plus...

  • Tristan

    Mais sinon, par contre, le service à l'aéroport, nickel. Ça, là-dessus, il y a un rack dédié.

  • Yoann

    Ouais, t'es à l'aise avec le fait qu'on ait des vélos.

  • Tristan

    Pour les récupérer, ouais, en passage hors gabarit, là. Et les vélos étaient niques.

  • Yoann

    En fait, ce n'est vraiment pas l'avion le problème, c'est le avant-avion et le après.

  • Tristan

    Les passages des portiques des métros, c'est horrible, c'est une galère.

  • Yoann

    Non, quand on est arrivé à Oslo, dans le Airbnb, c'était quand même une sacrée différence.

  • Tristan

    Et en plus de ça, on avait nos sacs avec les affaires sur le dos. Ça ne fait que... Ça, ce n'était pas la partie de plaisir pour commencer le voyage.

  • Yoann

    Avec des courbatures. Parce que par plaisir, après, ça se fait. Je ne pourrais pas dire que je ne recommande pas.

  • Tristan

    Oui, mais tu vois, là, je n'y retournerai pas, là, demain. Je ne l'ai pas encore digéré.

  • Yoann

    Je le ferai différemment. Différemment, c'est vrai. Donc, oui, une fois qu'on est arrivé, tu t'étais entraîné, toi, un peu, avant de... Oui, oui, oui.

  • Tristan

    Non,

  • Yoann

    on n'était pas particulièrement entraîné. Après, on fait du vélo régulièrement depuis plusieurs mois, mais ne... pas non plus.

  • Tristan

    On comptait augmenter l'intensité, en réalité on ne l'a pas augmenté.

  • Yoann

    On n'a pas pris trop le temps parce que c'était fin d'été donc ce n'est pas la période où on a le plus le temps de s'entraîner. Et puis on sous-estimait peut-être un petit peu le dénivelé, la topo norvégienne.

  • Tristan

    Oui et puis après on a toujours eu un peu cette approche des deux côtés de griller un peu les étapes et juste se dire ça va passer. Pas être plus rigoureux pour...

  • Yoann

    On attend toujours un petit peu d'être sur place pour se rendre compte de l'enjeu et on se dit que ça va passer finalement. Et ça passe ! Spoiler, on est arrivé !

  • Tristan

    Ça vous donne raison finalement sur notre non-préparation à chaque fois, comme pour le Gravenman.

  • Yoann

    Et donc bon voilà, on est arrivé finalement sur place avec nos vélos complets, pas abîmés. Et donc là c'est la prépa pour le grand départ. On était un peu impatients à ce moment-là, même si la météo nous accueillait pas particulièrement bien. Ouais. L'arrivée à Oslo, bon, c'était pas exactement ce à quoi on s'attendait.

  • Tristan

    Ouais, on l'avait quitté à l'époque, en 2016.

  • Yoann

    Sous la neige.

  • Tristan

    Sous la neige. C'était féerique, c'était merveilleux. Là, on arrive, c'est déluge de pluie totale. On s'est très peu parlé avec Tristan ce soir-là. On a mangé un repas. pas mais qui tirait un peu la gueule dans la gare si je me souviens bien et après on a rejoint les airbnb mais c'était un déluge phénoménal on pensait naïvement qu'en août mais sur toute la planète il fait beau et c'est pas le cas en norvège enfin en fait à partir de fin août il commence à signaler le fait que c'est une période pluvieuse

  • Yoann

    En fait, pour moi, le truc, c'est que j'avais regardé la météo de la Norvège, de Oslo, etc. Mais je voyais que c'était une nuage soleil, globalement. Et du coup, je me dis, non mais je vois bien la météo. C'est genre, il y a une averse, il fait beau, il y a une averse, il fait beau. Je me dis, vas-y, on s'abritera à ce moment-là. Sauf que quand on est arrivé, c'était loin d'être une averse. C'était vraiment le déluge, la pluie qui mouille bien, en fait. On n'avait pas envie d'être dehors.

  • Tristan

    Juste pour rejoindre l'arrêt de bus en face de la gare, on était trempés. Et du coup, la soirée... bien plus calme qu'est-ce qu'on était surtout ces débuts de vacances qui commencent donc après comme on l'a dit l'épreuve de Paris avec le vélo sur l'épaule et le non-accueil de la Norvège et je t'avoue mais dans ma tête je me voyais faire un tout autre voyage c'est vrai j'étais préparé à louer une voiture le lendemain laisser les vélos au Airbnb et voilà juste découvrir

  • Yoann

    C'est vrai que je me souviens que quand même on attendait les vélos parce qu'on avait vu la météo par le hublot de l'avion, on s'était dit non mais vas-y à tout moment, on prend une voiture, on ne doit rien à personne. Et on rêvait même peut-être de ne pas avoir les vélos je pense à l'arrivée. On s'est dit si on n'a pas les vélos, on a une excuse et on fait un tout autre voyage. Bon, les vélos sont arrivés en pleine forme.

  • Tristan

    C'est un premier indice et du coup on a laissé le bénéfice du doute. La météo, on se dit, on verra.

  • Yoann

    En tout cas, il a fait beau.

  • Tristan

    Oui, c'est ça. On va attendre le lendemain. S'il y a un rayon de soleil, on y va. Sinon, on abandonne définitivement le projet. Du coup, le lendemain, il fait beau. Enfin, il fait beau. C'est pas non plus drapeau vert, mais en fait, comme tous les jours de la semaine par la suite, ils annonçaient une alternance un peu de soleil et de pluie, nuages. Donc voilà, mais bon, en tout cas, quand on est parti, il faisait bon. Et donc là, on a remis les mains sur la préparation du vélo. Ça faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas faite.

  • Yoann

    donc il faut retrouver un peu les habitudes ouais et puis on avait tout mis en vrac dans les sacoches il faut remettre son vélo d'aplomb moi je me souviens que c'était un gros challenge parce que tu sais que la prépa que tu fais là c'est celle qui va te durer pendant tout le voyage et en plus on laissait quelques éléments chez Stéphane notre Airbnb dans lequel on reviendra à l'arrivée, notamment la sacoche il est merveilleux oui oui on vous le recommande vivement, même chaudement et du coup on savait que tout ce qu'on laissait chez Stéphane On ne pourrait pas le revoir dans tout le séjour. L'orgueil, les accroches, moi, je voulais vraiment que tout tienne bien. Parce que je m'étais dit, là, la moindre... Parce que même à Oslo, on savait qu'on pouvait encore acheter quelques éléments. Le reste du trajet, à part des super-héritiers, il n'y avait pas grand-chose. Donc, il ne fallait rien oublier, bien huiler tout, etc. C'était un peu challengeant de retrouver tous nos éléments. On va falloir être prêts, là. Ouais, c'est tout bon. Bon,

  • Tristan

    il n'y a plus qu'à rouler, là. Bon,

  • Yoann

    c'est à toi, Krobo. C'est tout bon. Pourquoi arrêter de se baisser ? Mais au moins, tout est à pied. C'est le Airbnb là. C'est la grande aventure qui commence. Ok, donc on était à deux doigts de partir, on a fait les derniers achats de gaz, on est parti. Sauf que Yoann s'est rendu compte qu'il avait oublié les clés de l'antivol. au Airbnb. Donc là, c'est retour à la cave départ. Et pour couronner le tout, il vient de se rendre compte, en allant chercher les clés, qu'il avait laissé ses lunettes dans la cave du type. Il est retourné chercher ses lunettes. Bon, je crois qu'on va arriver à partir, mais il est déjà 11h30, donc on n'est pas en avance. On voulait partir à 10h. Mais bon, c'est bon, le début de l'aventure peut enfin commencer.

  • Tristan

    Ouais, et surtout, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne s'était pas préparé. On n'avait pas refait l'exercice chez nous avant. Donc là, le matin, on a essayé de se lever, enfin, faire un compromis entre se lever tôt et pas non plus partir en déficit de sommeil. Du coup, on est parti à 10h, je crois.

  • Yoann

    Ouais, ouais, mais on a pris bien deux heures à préparer tous les vélos. Hop, là, on est super contents. On prend enfin le départ. Bon, quelques déboires.

  • Tristan

    Quelques déboires. Il nous manquait un truc qu'on n'a pas pu emporter dans l'avion. C'est la petite bonbonne de gaz pour le réchaud et faire cuire nos lyophilisés qu'on transportait avec nous. Et du coup, on allait localiser un magasin qui était sur la route de la trace.

  • Yoann

    Mais moi, je me souviens du plaisir que j'avais de partir, d'être en vélo dans Oslo, avec mon vélo. Ce n'est pas le vélo que tu t'es alloué, etc. Plus, tu as tout ton paletage, tu sais que tu vas l'avoir pendant tout le séjour. C'était kiffant.

  • Tristan

    C'est vrai que la sensation de partir, tu as tes repères, vu que c'est ton vélo. Et là, on retrouve tout ce qu'on a vécu un peu en allant à... Toulouse ou le Gravelman notamment, ou juste les sorties week-end, sans laisse-pas-coche. Mais ça, c'est ultra confortable. Et là,

  • Yoann

    à l'étranger, d'avoir pris le vélo comme ça par l'avion, je ne sais pas, il y avait quelque chose de... En plus, on était déjà venus de pouvoir redécouvrir ça à vélo. On se rend mieux compte de la géographie, de plein de choses.

  • Tristan

    Oui, c'était un mélange de sentiments là, trop agréable.

  • Yoann

    Après, avec le recul, j'ai beaucoup trop envoyé. J'étais tellement content. J'étais en danseuse, dès qu'il y avait une petite côte, etc. en fait genre c'était erreur bête parce que ah j'ai pas vu ça c'est drôle ah non mais je trouve que là tu es par exemple tu pars pour une sortie du dimanche mais là tu partais pour une semaine donc je crois que j'aurais dû un peu plus tempo je sais pas si c'est ce qui m'a cramé mais en tout cas il vaut mieux calmer un petit peu ses ardeurs ouais ouais ouais voilà sagesse et merde quelque chose ouais bon après Yoann voulait nous rajouter quelques bandes donc on les a en plus mais voilà passé ce petit

  • Tristan

    détour touristique, on va dire. On était lancés et là, c'était trop cool. On a quitté un peu le centre de Oslo pour rejoindre les zones résidentielles. Et ça, ça m'a marqué parce que c'était incroyable. Des grandes résidences, mais ultra paisibles avec vue sur la mer, au final. Vallonnées, mais comme il faut pour que ce soit chatoyant.

  • Yoann

    À ce moment-là, on ne savait pas que c'était un début. Alors moi, je me dis, si j'avais vu ça à la fin, je serais dit, ouais, ok. Mais là, on était tellement contents de partir, de découvrir la Norvège, la campagne, parce qu'on n'avait connu que Oslo jusqu'à maintenant. Et en effet, c'est quand même une campagne un peu huppée, avec des superbes maisons, des vues incroyables, la nature qui est quand même omniprésente partout. Du coup, ça a régalé. On a eu quelques galères, moi j'ai perdu ma tasse, il y avait encore du matériel qui méritait quelques ajustements. Mais dans sa globalité, on était à peu près bon. On n'a pas eu trop de regrets ou d'oublis.

  • Tristan

    Ouais. Tata c'était très joli pour la photo mais pas du tout efficace. Elle était accrochée à l'arrière.

  • Yoann

    Au final c'est ce que j'ai fait mais avec un mousqueton. C'était bien mieux.

  • Tristan

    Sur notre route, le truc qui m'a marqué aussi c'est quand on s'est fait rejoindre par un mec en vélo qui nous a rattrapé. Il s'est mis à notre hauteur. On a dû le rattraper je crois. On le rappelle combien de kilos le vélo ?

  • Yoann

    Au moins 25.

  • Tristan

    Bien trois demi-nousaines.

  • Yoann

    À ce moment-là, j'avais encore toutes les barres de céréales, tout le stol, donc on était bien lourds.

  • Tristan

    Plus l'énergie à bloc, donc ça pèse beaucoup. Et donc, on rattrape le gars. C'est un mec qui fait du gravel aussi. C'était un peu à l'orée de la campagne, la région un peu forestière qu'on allait rejoindre. Et on a eu une discussion avec lui. Au final,

  • Yoann

    on apprend qu'il a la marque de vélo Fara.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Ou du moins, il y travaille.

  • Yoann

    Non, lui, il n'a pas la marque à raison. Je le trappole. Mais ouais, il travaille chez Farah, une marque de vélos gravel et d'expédition.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça. Qu'on ne connaissait pas du tout. Mais en fait, qui est originaire de Oslo et qui, au final, offre des vélos haut de gamme dans le gravel, qui est très bien positionné. Et les vélos sont très cools. Et du coup, l'échange est trop sympa avec lui, qui a envie de comprendre où on va et ce qu'on fait. Et ce qui était drôle, ce qu'on s'est dit après, c'est que quand on lui a dit...

  • Yoann

    on partait tout juste pour rejoindre Bergen une réaction je sais pas de norvégien j'imagine mais sans excitation juste comme si c'était normal ça fait vraiment quelque chose qui m'a marqué en Norvège c'est que personne n'était émerveillé par notre trip où je disais vous êtes fou en France on dit qu'on traverse la France dans sa largeur avec une météo qui est très incertaine et là je dis vous êtes fou j'aurais jamais fait ça eux ils étaient là oh ça va être un epic trip Et ça va être cool. Et pour eux, c'est normal, en fait.

  • Tristan

    Ouais, c'est ça.

  • Yoann

    Ils se disent pas, bah oui, on profite de la nature, on est dehors, aux éléments, et pour eux, c'est très cool.

  • Tristan

    Ouais, c'était un peu notre première approche là-dessus.

  • Yoann

    Mais je pense que moi, ça m'a rassuré, personnellement. Parce que...

  • Tristan

    Ouais, ouais.

  • Yoann

    Quand les gens disent toujours, « Waouh, c'est chaud, j'aurais pas fait ça » , t'es fier, parce que tu te dis, « Bah ok, oui, c'est vrai, je vais faire un truc qui sort de la norme. » Et en même temps, tu te dis, « Mais pourquoi ils sont pas sereins ? » Là, eux, ils étaient sereins, donc on se disait...

  • Tristan

    Et en fait, on l'aura appris tout le long du voyage, mais c'est que les Norvégiens, ils sont ultra connectés à la nature. Dès le plus jeune âge, ces valeurs-là, du moins ce mode de vie-là, leur sont inculqués. Et c'est trop bien. Rien ne leur paraît compliqué vis-à-vis de toutes les activités qui peuvent se faire à l'extérieur.

  • Yoann

    Même quand nous, il pleuvait et qu'on roulait, on croisait toujours du monde. Pourtant, ils ne sont pas nombreux, les Norvégiens, mais il y avait toujours quelqu'un qui se baladait, qui... Pas tant le cyclisme, mais des marcheurs, des gens qui sont bien équipés, en profitent quand même, et puis qui n'avaient pas l'air de souffrir. Nous-mêmes, sur le projet du monde en France, je pense qu'ils tireraient la gueule en mode, là, je prends la flotte, j'ai juste envie de rentrer. Non, pour eux, c'était normal.

  • Tristan

    Et même un truc qui m'avait marqué, là, mais plus tard, où on avait demandé où est-ce qu'on pouvait planter la tente, et elle nous avait remis en cause notre question en mode, mais pourquoi vous... Vous vous demandez s'il y a des emplacements pour camper, vous avez juste le temps à nature.

  • Yoann

    Vous marchez, vous avez pas de temps en fait.

  • Tristan

    Et je leur demande, mais c'est payant ? Bah pas du tout en fait. Si tu veux accéder à la douche, on te donne le code et tu payes quelques euros, mais sinon le reste...

  • Yoann

    Ah bah eux c'est vraiment dans leur constitution, tout le monde a le droit de profiter de la nature comme bon lui semble tant qu'il la respecte. Et donc pour eux c'est beaucoup plus simple. Il n'y a pas ce concept de propriété privée partout. Il y a des cabanes un peu à droite à gauche, mais pas forcément d'endroits où on te dit ne pas y aller privé. Et ça, c'est assez agréable. On n'a pas eu l'occasion de plus en profiter que ça, mais quand même. Donc voilà, bon, après, premier jour, on était bien. On a envoyé, on était heureux de partir. On avait déjà fait quand même quelques bornes. Et après, le lendemain, moi, je me retrouve, j'ai déjà mal aux pattes. Bon du coup première journée terminée On a fait combien de bornes aujourd'hui ?

  • Tristan

    70

  • Yoann

    Je tiens juste à préciser C'est 70 bornes sur une demi-journée Puisqu'on a eu quelques péripéties en amont Voilà l'aparté était importante

  • Tristan

    Parce que moi je me désolidarise des propos de Tristan Mais c'était... Mais on a envoyé

  • Yoann

    On a vraiment envoyé

  • Tristan

    70 bornes,

  • Yoann

    attention les dieux Donc journée on va dire plutôt courte Ce qui me fait rire, c'est que quand il était chercher les clés de l'antivol, il est ressorti tout content avec les clés de l'antivol, mais il avait laissé tomber ses lunettes dans la cave du Airbnb. Donc, il a dû ressonner chez le mec pour aller chercher les lunettes.

  • Tristan

    Super Stéphane,

  • Yoann

    il a bien fait chier. Ah ben là, ce n'est pas de sa faute. Au final,

  • Tristan

    on est parti de Oslo avec 15 bornes dans les jambes.

  • Yoann

    Oui oui c'est vrai que... Bon après ça nous a permis de se balader un peu dans Oslo parce que on a pas trop eu le temps, on voulait faire un petit tour mais au final je pense qu'on le fera à notre tour.

  • Tristan

    Bon après c'était très cool.

  • Yoann

    Ouais ouais le tour était sympa, il faisait beau en plus ce matin. Enfin beau. pour la Norvège, ils faisaient nuages-soleil.

  • Tristan

    Et en plus on a eu la bonne idée, parce que du coup là on était toujours dans Oslo sur les coups de midi moins le quart, de s'arrêter prendre un hot dog.

  • Yoann

    Johan avait déjà faim, du coup on s'est arrêté, on a pris un hot dog de renne, c'est quoi mousse en anglais ? C'est... Élan.

  • Tristan

    Ouais ça.

  • Yoann

    Et Johan de chorizo, donc on a mangé. Et après on a bombardé au final, on a fait la sortie comme si on était en sortie d'entraînement. On a fait quasiment d'une traite. Le plan c'était qu'il annonçait de la pluie, pourquoi 16h ? Donc on s'est dit, bon on avait 4h de vélo, je crois qu'on a fait à peu près 4h de vélo. Donc on s'est dit, si on ne s'arrête quasiment pas, on arrivera avant la pluie. On a réservé un logement pour ce soir, une petite maison tranquille au fond d'un jardin. Et du coup on s'est dit bon bah on bombarde pour arriver avant la pluie et pas se faire rincer.

  • Tristan

    Ouais et d'autant qu'on pouvait pas aller plus loin parce qu'il n'y avait pas de réservation plus loin sur la route en fait. Oui, c'est peut-être la même chose. Là, journée de demain, normalement le soir on bivouac. Oui, tu as raison. Donc en effet, on avait cette contrainte. On est un peu au milieu de nulle part. Je crois que non, c'est pas touristique. Dans tout ça, je pense qu'il n'y a pas de logement.

  • Yoann

    Et donc, on a eu accès directement au logement. Et grande coupure d'électricité dans tout le quartier. On a compris ça au fil de l'eau un peu. Au début, on n'avait pas d'électricité dans la baraque. Après, on a voulu aller au supermarché qui est à côté. Et la dame à l'intérieur nous a dit...

  • Tristan

    Elle nous a dit que c'était fermé, et puis là on voit un panneau, on ne comprend pas pourquoi elle a laissé de fermer, et là l'intérieur n'a rien fait. C'est devant la caisse. Et du coup, il y a un panneau devant, écrit en norvégien, et on l'a traduit avec Google Trad, et c'est écrit « coupure d'électricité fermée » . Donc là on commence à comprendre un petit peu que c'est un peu plus généralisé. Donc au final, on est rentrés. une fois que l'électrique était revenue mais bon ça a duré quand même un peu de temps en vrai une heure après c'est revenu ça s'est recoupé et deux heures plus tard c'était bon et du coup on est retourné à la supérette et là ça a ouvert et donc c'était bon on a cuisiné un petit peu ce soir, petite pâte, on s'est fait plaisir en vrai ça va c'était un petit apéro sans alcool et fromage norvégien je sais plus comment ça s'appelle mais qui a un petit goût sucré qui est pas mal avec du pince-fais-doigt, bon,

  • Yoann

    c'est un petit imprévu. Ouais, c'est pas... C'est plus...

  • Tristan

    Et puis des petits bonbons, quoi. Des petits bonbons typiques du Nord, ils ont toujours des stands de bonbons. Oh putain, j'avais pas vu, c'est écrit Godjule, en plus. Joyeux Noël. Jule, Godjule. Ça veut dire Joyeux Noël en norvégien. Donc voilà un petit peu la journée, hein. Ouais. Physiquement, tu t'es comment ?

  • Yoann

    Oh, bah ça va.

  • Tristan

    Ouais.

  • Yoann

    C'était bien de ne pas faire plus pour la première.

  • Tristan

    Oui, il y a eu un peu de dénivelé. Mais en fait, ce qui fait beaucoup la différence là et qu'il faut qu'on s'habitue, c'est les sacoches. Je trouve que la sortie, on a fait un petit 70 bornes. Normalement, ça va. Mais avec les sacoches, les montées sont quand même bien plus dures qu'à l'entraînement. Donc ça, je pense qu'il va falloir qu'on arrive à s'y faire. Mais oui, ça va. Moi, je suis un peu l'esclivé en fin de journée. Mais les jambes, ça va.

  • Yoann

    Après, on a quand même fait... C'est pas non plus énorme mais 600 de...

  • Tristan

    Ouais tu vois c'est pas non plus énorme.

  • Yoann

    C'est pas non plus énorme mais au moins c'est bien pour nous préparer à la suite là parce qu'on va déguster.

  • Tristan

    Ouais et demain du coup il faut qu'on essaie de rattraper un peu le retard, entre guillemets le retard mais par rapport au plan. Et on veut faire quoi, 110 bornes à peu près ?

  • Yoann

    Ouais et en profiter parce que la météo est bonne.

  • Tristan

    Ah oui.

  • Yoann

    Donc tirer loin, partir tôt.

  • Tristan

    Bon j'attends de voir ce qu'il est la météo bonne. Ouais. Il ne va pas pleuvoir normalement.

  • Yoann

    Donc elle est bonne.

  • Tristan

    Ça y est, la vraie popée commente. Ok, j'espère que cette première journée sur la route vous a plu. On a pu voir ensemble un petit peu la préparation et ce qui se cachait derrière tout ce périple et tout ce que ça implique un petit peu.

  • Yoann

    Dans le prochain épisode, on racontera la suite de notre voyage et notamment la partie bivouac. On parlera aussi un petit peu de la Norvège, des ressentis qu'on a pu avoir par rapport au pays et de la culture, et aussi de tout ce qui a agrémenté notre quotidien au long de ce voyage. Donc on se retrouve.

  • Tristan

    On continue la route ensemble.

Chapters

  • Introduction et présentation du voyage à vélo

    00:00

  • Départ d'Oslo et réflexions sur le voyage

    03:00

  • Préparation de l'itinéraire et organisation logistique

    06:30

  • Découverte de la topographie norvégienne

    09:12

  • Arrivée à Oslo et premières impressions

    21:35

  • Conclusion et aperçu du prochain épisode

    38:46

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