Speaker #0Bonjour, je suis Guylaine. Je vous présente les podcasts d'Abi et Léon. Une belle aventure qui naît en famille, des personnages qui prennent vie, deux amis qui se racontent la vie, qui se racontent des histoires, qui vous racontent des histoires. Aiko, l'aigle éternel. Quand je l'ai vue, j'ai su que j'allais l'adorer. En un claquement de sabots, comme une évidence, nous étions liés, complices. Mon cœur l'a reconnu, mon âme sœur. Je l'ai tant aimé, et je l'aime. J'ai tellement peur de l'oublier. Quand je ferme les yeux, je peux le voir. Il apparaît dans ma tête, les contours vaporeux sans limite. Aïko, qui nous emmenait dans des sommets mystérieux, passait dans des chemins insoupçonnés, sur des crêtes insolites. Dans des grottes méconnues, il était tout pour moi, il me manquait tellement. Une partie de moi a disparu, emportée avec lui. Abby, je suis là. Je ne peux pas détruire ta peine, je ne peux pas t'arracher ta douleur. Je suis juste là. Mais laisse-moi te raconter qu'il reste toujours de lui en toi, en nous. Aïko, l'aigle éternel, il a fait verner en toi l'amour de la nature. Il a fait pousser en moi l'amour du miel. Il nous a transmis l'amour de la vie. De tous ces instants passés avec lui, tout est né, tout s'est transformé en un seul de ses battements vieux opales. Nous savions qu'il était fier de nous, de son regard puissant et bienfaisant. Il nous a aidés à construire cette confiance en nous, cette confiance en la vie. Il nous a éclairés pour nous sentir en harmonie avec nous-mêmes, avec les autres et notre monde. Il m'a offert l'espérance. Je sais la vie, je l'ai vue partir. Si loin, si vite, mon cœur s'est brisé. J'ai eu si mal de te savoir et de te voir en si grand désarroi. Je ne peux être que le témoin, sans armes et sans mots de cette tragédie. Et j'ai compris, en te voyant, qu'il était là, qu'il sera toujours là, tes vieux Donix, tes petites mamies. Ta manière de m'expliquer la préservation de notre planète. Aiko était fort et fragile, sensible et robuste, intelligent et si drôle, passionné et passionnant, comme toi Abby. Il t'a transmis tant de lui qu'il vit là, en toi. J'ai son écho en moi. Je m'entends dire parfois les mêmes phrases que lui, avec les mêmes intonations. Ça, ça, c'est sûr ! Moumou, Léon, ça fait long ! Et à beaucoup plus coller avec Aiko quand même. Pourtant, tu devrais essayer les crottes de nez. Ça colle une petite fin. Oh ça va Abby, pas besoin de taper de tes cornes, je rigole. Oh là là, qu'est-ce que j'aime quand tu fais semblant de te fasser contre moi. Merci Léon de me faire sourire. J'ai parfois l'impression qu'imperceptiblement, je me sens à nouveau vivre, que ma douleur est peut-être plus supportable. Ou peut-être que je me suis habituée, je ne sais pas trop. Je ne sais pas si mon cœur se réparera un jour, mais j'arrive à nouveau. À apprécier des blagues, à retrouver de la légèreté dans mon cœur cabossé. Il me manque toujours autant, mais j'apprends doucement à faire avec ou plutôt sans lui. Quand je fabrique mon miel, c'est un peu de lui dans mes abeilles. Mes russes sont un cadeau précieux. Quand je fais goûter mon miel, Aiko s'éveille. Comme s'il était un peu de partout à la fois. Sur des tartines, sur des cuillères, sur des gâteaux, des museaux ou des pâtes. Quand je regarde le ciel. Les nuages se dessinent, je le vois déployer ses ailes. Il pouvait s'envoler dans les nuages, faire des pirouettes dans la vapeur cotonneuse, pour me faire m'émerveiller. Quand j'en ai besoin, quand je me sens assommée par son absence, je regarde le ciel, je cherche les nuages qui se dessinent. Comme si c'était lui qui voulait me distraire de mon chagrin et je me sens plus apaisée. Oh ! Ah oui, moi, il est tout le temps avec moi. Tu sais comment ? Non, dis-moi. Il est toujours avec moi. Des bonbons au miel. Eh bien, tout s'explique. Ma petite marmotte coquine. Tu comprends quoi ? Ton beau bidou trop chou. Mais non, ça fait ma bouée pour flotter dans le lac. C'est bien, comme je suis une tête en l'air, je l'ai toujours avec moi. Maintenant que l'histoire est terminée, je te propose un petit temps de relaxation. Un exercice pour te détendre, un exercice pour évacuer tes tensions, alors installe-toi dans un endroit au calme, peut-être dans ta chambre, dans ton salon, n'importe où. Installe-toi bien, debout, veille qu'autour de toi, tout soit bien dégagé. pour que tu sois libre dans tes mouvements. L'exercice que je te propose, c'est de marcher sur place. Tu pourras regarder face à toi, fixer un point et tu veilleras à ce que tes mâchoires soient bien détendues. Tu laisseras bien tes épaules retomber. et tes bras complètement détendus, les bras ballants. Et quand je te dirai, tu marcheras sur place en respiration libre, en respirant normalement. Alors, positionne-toi, les pieds bien écartés de la largeur de ton bassin. Déverrouille légèrement tes genoux en les fléchissant. Redresse bien ton dos et mets ta tête dans le prolongement de la colonne vertébrale. Vas-y, détends bien tes mâchoires, laisse ta bouche s'entrouvrir. Laisse tes épaules s'affaisser, tes bras détendus. Marche, vas-y, marche sur place et laisse tes bras... Bougez en rythme avec tes pas. Ressens ce balancement, ces mouvements. Perçois cette souplesse dans chaque partie de ton corps, dans toutes tes articulations. Et maintenant, mets tes deux pieds sur le sol, comme s'ils étaient à nouveau collés. Ressens ta respiration. Perçois les mouvements dans ton ventre, dans ton thorax. Accueille ces sensations qui apparaissent dans ton corps. Laisse toutes les tensions de ton corps. Glisser en dehors de toi, prends conscience de cette capacité que tu as à évacuer tes tensions. À nouveau, marche sur place, respire sans contrainte, ressens ces mouvements. ces balancements dans ton corps, comme si chaque mouvement, chaque pas que tu fais vient casser, jeter toutes ces tensions hors de toi et ressent ton corps encore plus souple, ces mouvements encore plus amples, perçois toutes ces sensations de mobilité en toi. Et à nouveau, repose tes deux pieds bien ancrés sur le sol. Ressens, accueille ta respiration. Perçois toutes ces sensations de détente qui naissent en toi. Peut-être peux-tu te sentir plus lourd ou plus léger, peut-être plus ramolli. Et perçois ces sensations positives de relâchement. Tu prends conscience encore plus de cette capacité que tu as à te libérer et à accueillir en toi du mieux-être. À ton rythme, refais cette marche libératrice. Et puis, remets tes pieds bien sur le sol et viens ressentir toutes ces sensations qui viennent en toi, dans ton corps, dans ton cœur, dans tes émotions, dans ton mental. Prends conscience de ton fabuleux pouvoir à prendre soin de toi, à te faire du bien. L'exercice est à présent terminé. Tu peux utiliser cet exercice quand tu veux, dans ta vie de tous les jours, pour aller évacuer peut-être de la peur, de la colère, de la tension. Utilise-le ! Abby et Léon dédiqua cet épisode à mes amis, à ma famille, à toutes les personnes plus lointaines qui ont perdu un être cher. Je pense à vous, tous ces mots sont pour vous.