Bonjour à tous, en ce vingt-deux octobre deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme ce matin : le blé comme outil de puissance pour la Chine, l'Inde et la Russie, un éclairage sur les flux du lait français, et un accord provisoire sur le règlement bio européen. Commençons par les céréales. La question n'est plus seulement de savoir combien un pays produit, mais ce qu'il décide de conserver ou d'exporter. Trois grandes puissances illustrent cette logique. La Chine, d'abord. Le vingt et un septembre deux mille vingt-six, Liu Huanxin, à la tête de l'Administration nationale des réserves alimentaires et stratégiques chinoises, a présenté les priorités pour la période deux mille vingt-six à deux mille trente : moderniser les entrepôts, mieux répartir les réserves, et maîtriser les conditions de mise en circulation des grains. Pékin annonce sept cent quinze millions de tonnes de grains produits en deux mille vingt-cinq et vise sept cent vingt-cinq millions d'ici deux mille trente. L'Inde, elle, utilise ses stocks pour protéger les revenus agricoles et alimenter sa distribution publique. Mais quand New Delhi se sert en priorité, les importateurs mondiaux doivent chercher ailleurs, comme l'ont montré les restrictions sur les exportations de riz décidées en deux mille vingt-trois. La Russie, enfin, pilote ses sorties de céréales via taxes, quotas et infrastructures portuaires. Entre le quinze février et le trente juin deux mille vingt-six, Moscou avait fixé un contingent de vingt millions de tonnes pour plusieurs céréales. Ces arbitrages ont des effets directs sur la France : en septembre deux mille vingt-six, FranceAgriMer a ramené à six virgule trois millions de tonnes sa prévision d'exportations de blé tendre vers les pays tiers pour deux mille vingt-six à deux mille vingt-sept, contre sept millions envisagés en juillet. Côté filière laitière, l'Institut de l'Élevage, l'Ide-èle, a présenté au Space deux mille vingt-six une étude sur les flux du lait français. En deux mille vingt-trois, la production a atteint vingt-trois virgule trois milliards de litres. Les fromages captent trente-six pour cent de la matière sèche utile, devant les ingrédients secs à vingt pour cent et le beurre à dix-huit pour cent. Côté débouchés, les circuits de détail absorbent près de quarante-trois pour cent de la collecte, et les exportations trente-neuf virgule six pour cent. L'Ide-èle note aussi que les importations de produits laitiers couvrent désormais trente-quatre pour cent de la consommation intérieure française. Enfin, une avancée réglementaire en agriculture biologique. La présidence irlandaise du Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen sont parvenus le vingt octobre deux mille vingt-six à un accord provisoire sur la révision du règlement bio européen. Cet accord clarifie les règles d'importation depuis les pays tiers reconnus équivalents, dont l'Argentine, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Il simplifie aussi les obligations pour les petits opérateurs vendant en direct : le seuil de chiffre d'affaires annuel pour l'exemption de certification passe de vingt mille euros à quarante mille euros par an. L'accord doit encore être formellement adopté par le Conseil et le Parlement, ce qui devrait intervenir avant la fin de l'année deux mille vingt-six. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.