Bonjour à tous, en ce quinze juin deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme aujourd'hui : une nouvelle appellation fromagère, des ajustements sur les aides de la P A C pour deux mille vingt-cinq, et un débat qui se tend au Sénat autour de la loi d'urgence agricole. Commençons par une bonne nouvelle pour la filière caprine. La Commission européenne a validé le onze juin dernier la création d'une nouvelle A O P laitière française : le Mothais sur feuille. Ce fromage à pâte molle au lait de chèvre cru, originaire du Poitou méridional, devient la cinquante-deuxième A O P laitière française, six ans après la Brousse du Rove. Sa particularité : un affinage sur une feuille de châtaignier qui régule son humidité. La filière regroupe treize producteurs fermiers, quatre artisans et une laiterie, pour un volume de cent quarante-huit tonnes commercialisées en deux mille vingt-cinq. L'aire de production s'étend sur deux cent trente-sept communes, réparties sur cinq départements : les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, la Charente-Maritime et la Vendée. Le Conseil national des appellations d'origine laitières, le Cé-na-ol, se félicite de cette protection officielle du nom. Par ailleurs, neuf arrêtés publiés au Journal officiel du douze juin ajustent les montants de plusieurs aides de la P A C pour la campagne deux mille vingt-cinq. L'écorégime de niveau de base est fixé à quarante-six virgule trente-quatre euros par hectare, contre quarante-huit virgule trente-cinq en deux mille vingt-quatre. Le niveau supérieur passe à soixante-trois virgule trente-neuf euros. Seul le niveau spécifique à l'agriculture biologique progresse, à cent un virgule soixante-sept euros par hectare. Le bonus haies est revalorisé à vingt euros par hectare, contre sept euros l'année précédente. Du côté de l'élevage, l'aide bovine niveau supérieur s'établit à cent quatre virgule quatre-vingt-cinq euros par U G B, en légère baisse. L'aide caprine, elle, progresse à quinze virgule soixante-quatre euros par animal. Enfin, au Sénat, la question du revenu agricole anime les débats autour de la loi d'urgence agricole. Le dix juin, les syndicats étaient auditionnés sur les mécanismes de tunnels de prix. Arnaud Rousseau, président de la F N S E A, soutient leur inscription dans la loi, avec un arbitrage possible de la ministre de l'Agriculture en cas de blocage. Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, y est également favorable, à condition que l'État garde la main et qu'un prix plancher couvre les coûts de production. Bertrand Venteau, de la Coordination rurale, est plus réservé, craignant des distorsions sur le marché unique européen. Quant à Maxime Buizard-Blondeau, vice-président de Jeunes Agriculteurs, il plaide pour une contribution sur les repas en restauration hors domicile afin de financer les outils agricoles. Parallèlement, plusieurs sénateurs ont déposé le onze juin un amendement pour réintroduire l'acétamipride et le flupyradifurone dans la loi d'urgence, malgré l'opposition de la ministre Annie Genevard, qui juge cette réintroduction susceptible de fragiliser l'adoption du texte. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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