Bonjour à tous, en ce quatre juin deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au menu ce matin : les chiffres des abattoirs en avril, la tension autour des choucas dans le Morbihan, et les dernières analyses sur l'impact du blocage du détroit d'Ormuz sur les engrais. Commençons par les abattoirs. Selon Agreste, le service de la statistique du ministère de l'Agriculture, l'activité dans les abattoirs de gros bovins a nettement reculé en avril. Elle chute de six virgule cinq pour cent par rapport à l'année dernière, et de dix pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les vaches allaitantes sont les plus touchées, avec une baisse de dix virgule trois pour cent sur un an. Les génisses suivent à moins sept virgule un pour cent, les vaches laitières à moins cinq virgule un pour cent, et les gros bovins mâles à moins quatre virgule trois pour cent. Du côté des veaux de boucherie, la chute atteint neuf virgule cinq pour cent sur un an. Les prix restent néanmoins soutenus : la vache O s'affiche à six virgule soixante-neuf euros le kilo de carcasse, soit plus d'un euro au-dessus de son niveau d'avril deux mille vingt-cinq. À noter aussi que le prix des intrants a progressé de cinq virgule neuf pour cent entre mars deux mille vingt-cinq et mars deux mille vingt-six, porté notamment par la hausse des carburants. Dans le Morbihan, la situation devient explosive autour des choucas. Patrick Cainjo, éleveur laitier à Grand-Champ, a dû ressemer neuf hectares de maïs à Ploëren après une attaque massive de ces oiseaux début mai. Le préjudice s'élève à trois mille huit cents euros, semences, engrais et nouveau semis compris. Le préfet du Morbihan a autorisé le onze mai le tir et le piégeage de mille choucas des tours, mais cet arrêté est contesté par la Ligue de protection des oiseaux, la L P O. Le tribunal administratif de Rennes doit rendre sa décision sous huit jours. Gaétan Le Seyec, président de la chambre d'agriculture du Morbihan, dénonce des recours systématiques, tandis que Franck Pellerin, président de la F D S E A du Morbihan, appelle les associations de défense des choucas à assumer financièrement les dégâts causés aux cultures. Enfin, le rapport Cyclope présenté à Paris le deux juin par Philippe Chalmin, professeur et fondateur de Cyclope, tire la sonnette d'alarme sur le blocage du détroit d'Ormuz. Ce blocage pèse sur les prix des engrais, notamment l'urée dont le prix a doublé. Selon Philippe Chalmin, cela n'affectera pas les récoltes de l'hémisphère Nord cette année, les achats d'engrais ayant été faits six mois à l'avance, mais les récoltes de blé en Argentine et en Australie pourraient en pâtir. François Luguenot, directeur de F L Consultant, estime quant à lui que le véritable risque de choc alimentaire viendra d'abord du climat, et notamment d'El Niño, dont la probabilité est estimée à quatre-vingts pour cent pour la prochaine campagne. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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