Bonjour à tous, en ce huit septembre deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Entre sécheresse persistante, tensions sur les fermages et repli des abattages bovins, le secteur fait face à un début d'automne particulièrement difficile. Commençons par la sécheresse, qui continue de peser lourdement sur les exploitations. D'après le site gouvernemental viji-o, soixante-quatorze départements comptent des zones classées en crise ce sept septembre. Dans ces zones, les prélèvements d'eau pour l'agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, tout comme l'arrosage par aspersion. C'est une nette aggravation par rapport au cinq août, où cinquante-sept départements étaient concernés par ce niveau d'alerte. Dix-huit autres départements sont en alerte renforcée, quatre en alerte simple, et trois en vigilance. Sur le front des fermages, la situation est tout aussi tendue. À l'approche de la date traditionnelle de paiement du vingt-neuf septembre, plusieurs syndicats agricoles, dont Jeunes agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, réclamaient un gel de la hausse de trois virgule vingt-trois pour cent des fermages publiée le treize août par le ministère de l'Agriculture. Mais le cabinet de la ministre Annie Genevard l'a confirmé : il n'y aura pas de gel exceptionnel. Le ministère n'a pas le pouvoir réglementaire de le décider, et seule une loi le permettrait, ce qui n'est pas à l'ordre du jour. Annie Genevard appelle plutôt les bailleurs à faire preuve de modération. Bruno Keller, président de la Fédération nationale de la propriété privée rurale, invite pour sa part les parties à trouver un accord amiable. Arnaud Rousseau, président de la F N S E A, préfère quant à lui plaider pour un dégrèvement total de la taxe foncière sur le non-bâti, une mesure partiellement satisfaite par le gouvernement pour les exploitations les plus touchées par la sécheresse. Côté filière bovine, Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, note dans sa publication du vingt-huit août que les abattages de gros bovins ont encore reculé en juillet, moins sept virgule neuf pour cent sur un an et moins dix virgule trois pour cent par rapport à la moyenne deux mille vingt-et-un, deux mille vingt-cinq. Les baisses les plus marquées concernent les vaches allaitantes, moins douze virgule six pour cent, les génisses, moins neuf virgule un pour cent, et les gros bovins mâles, moins huit virgule quatre pour cent. Le cours de la vache O reste stable à six virgule deux euros par kilogramme de carcasse, soit vingt-huit virgule deux pour cent au-dessus de sa moyenne quinquennale. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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